Franck Riester - Le Barbier du matin du 15/05/24
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 70 %Attaque 20 %Défensif 10 %
Questions et réponses
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- 0:12FerméeRéponse directe
Est-ce qu'il faut, comme le réclame Sonia Bacchès, déclarer l'état d'urgence ?
- 0:55OuverteRéponse directe
Le corps électoral avait été gelé en 2007 en prévision des trois référendums. Ils se sont tenus. On réélargit le corps électoral à de nouveaux électeurs.
- 2:20OuverteRéponse partielle
Qu'est-ce que ça signifie sur notre société ?
- 3:24RelanceRéponse directe
Ils veulent fermer les prisons. Ils veulent faire la grève. On les comprend. Ils veulent plus d'armement. Est-ce que c'est la réponse des armes de guerre face à des armes de guerre ?
- 4:06FerméeRéponse directe
Choose France, le sommet de l'attractivité française s'est tenu. 56 projets, 15 milliards ? Combien d'emplois ?
- 6:30OuverteRéponse partielle
Une partie de l'opposition à gauche réclame de remettre à plat tout le système d'aide. Cette opposition considère que les aides sont trop généreuses et que pour de l'argent donné à des entreprises qui créent vraiment des emplois, il y a beaucoup d'effets d'aubaine.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:31Invité politiqueFait
« Ce qui est certain, c'est qu'il y a un couvre-feu le soir. »
- 0:34Invité politiqueFait
« Et que, en ce qui concerne la mobilisation des forces de l'ordre, de police dans le jarmerie, elle est totale. »
- 0:47Invité politiqueFait
« Le président de la République, d'ailleurs, cette nuit s'est exprimée. »
- 0:50Invité politiqueFait
« Suite au vote à l'Assemblée nationale, vous le savez, le projet de loi constitutionnelle d'élargissement du corps électoral. »
- 1:15Invité politiqueFait
« Pas avant la fin juin, a-t-il dit. »
- 3:02Invité politiqueFait
« Il y a une mobilisation totale de l'État pour retrouver et sanctionner celui qui s'est évadé et ses complices. »
- 3:44Invité politiqueFait
« Il y aura une minute de silence à 11h dans tous les établissements pénitentiaires. »
- 4:10PrésentateurChiffre
« Choose France, le sommet de l'attractivité française s'est tenu. 56 projets, 15 milliards ? »
- 4:13PrésentateurChiffre
« 10 000. »
- 5:04Invité politiqueFait
« Et c'est une nouvelle fois la France, c'est ce baromètre Erstein-Jung, EY, qui dit qu'elle est à nouveau la France championne d'Europe en matière d'attractivité pour les investissements étrangers. »
- 5:16Invité politiqueChiffre
« Pour la cinquième année consécutive, la France a accueilli plus d'investissements étrangers que la Grande-Bretagne, que l'Allemagne. »
- 5:21Invité politiqueChiffre
« Les investisseurs étrangers en 2023 ont investi six fois plus en France dans des usines qu'en Allemagne, trois fois plus qu'en Grande-Bretagne. »
- 8:00Invité politiqueFait
« On l'a fait, on a fait la réforme sur les heures supplémentaires, sur l'assurance chômage, sur les retraites. »
- 10:01Invité politiqueFait
« C'est la fin de l'Europe naïve en matière commerciale. »
- 10:55Invité politiqueFait
« Vous savez qu'il y a une enquête actuellement en cours au niveau de la Commission européenne pour voir si les subventions chinoises sont bien réelles. »
Temps de parole
- Franck Riester86 %
- Présentateur14 %
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Franck Fillesser, bonjour. Bonjour. Et bienvenue, l'actualité est tragique. Elle a cette nuit un mort en Nouvelle-Calédonie. Est-ce qu'il faut, comme le réclame Sonia Bacchès, la présidente de la région Sud, déclarer l'état d'urgence ?
Écoutez, Gérald Darmanin, qui est ministre de l'Intérieur et des Outre-mer, est en charge évidemment du retour au calme et à l'ordre. Et je lui fais toute confiance pour prendre les dispositions qui s'imposent en fonction de la situation. Ce qui est certain, c'est qu'il y a un couvre-feu le soir. Et que, en ce qui concerne la mobilisation des forces de l'ordre, de police dans le jarmerie, elle est totale. Et la mobilisation, donc, de l'État est totale. On ne peut pas accepter cette situation qui est intolérable. Le président de la République, d'ailleurs, cette nuit s'est exprimée.
Suite au vote à l'Assemblée nationale, vous le savez, le projet de loi constitutionnelle d'élargissement du corps électoral.
Le corps électoral avait été gelé en 2007 en prévision des trois référendums. Ils se sont tenus. Leur attachement à la France a été proclamé trois fois. On réélargit le corps électoral à de nouveaux électeurs.
Voilà, dans le cadre, évidemment, du respect de la démocratie. Le président de la République a dit qu'il ne réunirait pas le Congrès. Vous savez qu'il y a eu un vote au Sénat, un vote à l'Assemblée. Donc, on pourrait réunir le Congrès pour enteriner cette réforme constitutionnelle. Pas avant la fin juin, a-t-il dit. Pour laisser le temps, encore une fois, au dialogue, au débat, aux négociations entre loyistes et indépendantistes, pour peut-être avoir un projet plus large, plus ambitieux, d'une certaine façon, sur les réformes institutionnelles pour la Nouvelle-Calédonie.
Je crois que c'est un signal à la fois de volonté de rétablir l'ordre en Nouvelle-Calédonie et en même temps de main ouverte au dialogue et à la discussion pour permettre de sortir par le haut de cette situation. Il faudrait quasiment de nouveaux accords de Matignon ? Non, je ne sais pas. Ce qui est certain, c'est que suite à ce troisième référendum d'autodétermination, la place a été faite au dialogue et à la négociation pour pouvoir permettre d'aller plus loin dans la réforme institutionnelle, avoir finalement eu des institutions nouvelles pour la Nouvelle-Calédonie. Il n'y a pas eu suffisamment pour l'instant d'accords.
Là, il y a une belle opportunité à se saisir de ce vote du Parlement français pour aller plus loin et trouver les voies qui permettront à la Nouvelle-Calédonie, dans la République, de s'inscrire dans l'avenir.
L'autre actualité tragique, c'est l'évasion de Mohamed Hamra avec deux morts, deux gardiens, deux membres de l'administration pénitentiaire tués. Tout le monde a vu les images d'une violence inouïe. Qu'est-ce que ça signifie sur notre société ?
Je ne sais pas. Sur la société, c'est le monde entier où du fait du trafic de drogue, il y a une violence exacerbée avec des pratiques qui sont évidemment terribles, horribles, qui nous ont tous marqués. On a tous été frappés. Au moins, il se trouve que j'étais en visite à Val-de-Reuil pour visiter une entreprise américaine qui investit dans des nouvelles chaînes de production. J'étais tout prêt. J'étais tout prêt. Je peux vous dire que tout le monde a été sidéré. Les Français entiers, dans leur intégralité, ont été sidérés par ce qui s'est passé. Il y a une mobilisation totale de l'État pour retrouver et sanctionner celui qui s'est évadé et ses complices.
Évidemment, nous sommes aussi tous avec les victimes, avec leurs familles et avec tous les agents pénitentiaires qui font un travail remarquable, difficile et avec qui nous sommes en totale solidarité aujourd'hui.
Ils sont en colère aujourd'hui, ces personnels. Ils veulent fermer les prisons. Ils veulent faire la grève. On les comprend. Ils veulent plus d'armement. Est-ce que c'est la réponse des armes de guerre face à des armes de guerre ?
Ce qu'il faut, c'est qu'ils soient protégés. Ils le sont. S'il y a besoin d'aller plus loin, évidemment, le gouvernement est à l'écoute. Le garde des sous recevra d'ailleurs les représentants des organisations syndicales tout à l'heure. Il y aura une minute de silence à 11h dans tous les établissements pénitentiaires. Nous sommes mobilisés, solidaires avec eux. Et s'il y a besoin, ici ou là, d'aller plus loin dans la sécurité des personnels, bien évidemment, il faut le faire.
Le reste de votre semaine, heureusement, était beaucoup plus positive. On aurait dû commencer par cela d'ailleurs ce matin s'il n'y avait pas eu ces tragédies. Choose France, le sommet de l'attractivité française s'est tenu. 56 projets, 15 milliards, je ne me trompe pas ? C'est ça. Combien d'emplois ? 10 000.
Garantie sûre et durable. Après, on suit évidemment les engagements. Et ça porte du milieu d'emploi. Si les engagements sont tenus. Mais en tout cas, ce sont les prévisions faites par les entreprises de création directe d'emplois. Quand vous créez une usine, vous recrutez 50 personnes. Mais il y a aussi les emplois qui sont créés par les entreprises qui construisent l'usine, qui construisent les machines qui vont dans l'usine quand ce sont des machines françaises. Parfois, c'est des machines qui viennent de l'étranger, on le sait. Mais en tout cas, ça peut être des machines françaises.
Et puis aussi, toutes les entreprises qui ensuite vont travailler à la maintenance, à l'entretien, à fournir tel ou tel matériel à l'entreprise et à l'usine pour qu'elle tourne. Donc, c'est 10 000 emplois directs, mais c'est une dynamique économique et territoriale importante derrière. Et ça fait suite à l'annonce, il y a quelques jours, précédant Choose France, des résultats 2023 de l'attractivité du pays. Et c'est une nouvelle fois la France, c'est ce baromètre Erstein-Jung, EY, qui dit qu'elle est à nouveau la France championne d'Europe en matière d'attractivité pour les investissements étrangers.
C'est-à-dire que pour la cinquième année consécutive, la France a accueilli plus d'investissements étrangers que la Grande-Bretagne, que l'Allemagne. Et je vais vous donner un chiffre particulièrement saisissant. Les investisseurs étrangers en 2023 ont investi six fois plus en France dans des usines qu'en Allemagne, trois fois plus qu'en Grande-Bretagne.
Ce qui montre que la réindustrialisation du pays, que le président de la République a appelé de ses voeux, que le gouvernement met en œuvre par une politique de l'offre, vous savez, cette politique qui vise à améliorer l'environnement des affaires, à baisser la fiscalité des entreprises, à réformer le marché du travail, à miser sur la recherche et l'innovation, à faire en sorte qu'il y ait davantage de formations dédiées aux besoins des entreprises en matière de qualification. Cette politique-là, elle fonctionne. Elle a des résultats. Parce que ces résultats de la France championne du monde des investissements étrangers, ce n'est pas le fruit du hasard. C'est le fruit d'une politique.
Alors, c'est le fruit aussi de choix qui avaient été faits auparavant pour les infrastructures de transport. C'est aussi l'accès à une énergie décarbonée à bas coût. C'est ce que nous disent tous les investisseurs. Et cette politique, il faut la poursuivre. Continuer d'investir dans les infrastructures de transport, continuer d'investir dans une énergie électrique décarbonée et pas chère, le nucléaire et les énergies renouvelables.
Une partie de l'opposition à gauche réclame de remettre à plat tout le système d'aide. Cette opposition considère que les aides sont trop généreuses et que pour de l'argent donné à des entreprises qui créent vraiment des emplois, il y a beaucoup d'effets d'aubaine.
Oui, mais vous savez, si on commence à être dans la comptabilisation de l'emploi à l'emploi, on bloque le système et finalement, on casse la dynamique de la croissance. Comme je vous le disais, la création d'emplois, elle n'est pas figée. C'est les emplois directs, mais c'est aussi les emplois indirects. Ce que ne comprennent pas souvent les élus de gauche, c'est que l'économie, ce n'est pas quelque chose de statique, ce n'est pas quelque chose d'arithmétique, c'est quelque chose de dynamique. C'est pour ça que les 35 heures étaient une énorme erreur. L'idée de penser qu'on pouvait partager le travail. Non, l'économie, c'est quelque chose de dynamique.
C'est un cercle vertueux ou un cercle vicieux. Et un cercle vertueux, pour qu'un cercle soit vertueux, il faut que les entreprises aient confiance, qu'on leur fasse confiance et qu'on leur dise, oui, on sait que la question du coût de travail est importante dans la compétitivité du pays. Et pour que le coût de travail soit le plus bas possible, il faut aussi des aides pour permettre de continuer à financer notre protection sociale, mais en même temps, vous donner les moyens de vous battre à armes égales avec la compétition du monde entier.
Ce cercle vertueux de la croissance, il peut suffire, comme le croit le président de la République, à régler nos problèmes de compte public, de déficit, de dette, ou est-ce qu'il ne faudra pas, à un moment donné, serrer la vis sur le social et les dépenses, et puis peut-être augmenter la fiscalité des personnes ?
Qu'il y ait des réformes pour que, par exemple, on ait un volume de travail plus important ? On l'a fait, on a fait la réforme sur les heures supplémentaires, sur l'assurance chômage, sur les retraites. C'est pour qu'il y ait un volume de travail plus important. Et ça, oui, c'est important, il faut le faire, il faut continuer. Ici, il faut aller plus loin, et nous pensons qu'il faut aller plus loin avec, vous savez, une réforme du marché du travail, je dirais, numéro 2, après ce qu'on avait fait en 2017, qui est en préparation. Il y a l'aller plus loin sur la réforme de l'assurance chômage.
Il faut continuer de faire en sorte que, dans notre pays, il y ait un volume de production, de travail plus important. Et puis, il faut continuer à avoir l'environnement des affaires le plus favorable en simplifiant. Et là, c'est le gros chantier qui est devant nous. On n'a pas fait suffisamment, on le reconnaît bien volontiers. Il faut qu'on aille plus loin. Il y a un projet de loi qui est en préparation.
Il y a des propositions de loi, c'est-à-dire d'origine parlementaire, qui sont d'ores et déjà en discussion, notamment la proposition de loi Holroyd pour simplifier la partie des services financiers pour que l'attractivité de la France, et notamment de Paris, soit encore plus importante en matière financière. Il faut continuer de faciliter la vie des entreprises. À mon niveau, en tant que ministre du Commerce extérieur, je travaille à un plan de simplification export, que ce soit plus facile d'exporter, et notamment avec la dématérialisation, la digitalisation des démarches.
Donc tout ça, c'est notre priorité, mais il ne faut surtout pas remettre en cause les fondamentaux qui sont reconnus par les entreprises aujourd'hui et les investisseurs étrangers pour choisir la France, de l'électricité à bas coût décarbonée, un coût du travail maîtrisé, un soutien à la recherche et à l'innovation, et des talents qui sont soutenus et valorisés.
Alors le déficit du commerce extérieur reste quand même impressionnant dans notre pays. Il y a le poste énergétique, et puis on a appris que la moitié quasiment de ce déficit, c'est nos échanges avec la Chine. Est-ce qu'il faut faire comme M. Biden avec les véhicules électriques, taxer beaucoup plus les produits chinois ?
Il faut qu'effectivement, on continue et accélère ce qu'a voulu le Président de la République dans son discours de la Sorbonne 1, et qu'on a commencé à mettre en œuvre en Europe, c'est la fin de l'Europe naïve en matière commerciale. C'est de bâtir un vrai bouclier commercial. Au niveau européen ? Au niveau européen. C'est un peu le protectionniste, il faut dire le mot. C'est de la protection, parce que le protectionniste, ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'on gèle tout échange. Non, on ne veut pas geler tout échange, on veut continuer à échanger. On a besoin d'exporter. 30% par exemple des exportations sont liées aux investissements étrangers dans notre pays.
Si demain on ferme les portes de nos frontières, les investisseurs étrangers ne viendront plus en France ou ne viendront plus en Europe. Donc il faut être malin, souple. Il faut être malin, il faut continuer d'aller chercher l'ouverture des marchés, parfois en ayant des accords commerciaux pertinents, utiles pour le pays. C'est par exemple l'accord avec le Canada. Et puis des fois, il faut se protéger davantage. Et c'est pour ça que nous avons soutenu et mis en œuvre un certain nombre d'instruments au niveau européen, notamment sous présidence française, pour mieux se protéger.
Pour par exemple davantage de réciprocité dans l'ouverture des marchés publics, pour davantage de concurrence loyale, notamment pour les véhicules électriques. Vous savez qu'il y a une enquête actuellement en cours au niveau de la Commission européenne pour voir si les subventions chinoises sont bien réelles. On pense que oui. Et dans quel cas, quelle réaction ? La réaction évidemment qui tombe sous le sens, c'est d'augmenter les tarifs douaniers pour rééquilibrer la concurrence avec la production européenne. Vous citiez l'accord CETA avec le Canada.
Il ne devait pas venir au vote avant les européennes, mais les communistes vont profiter de leur niche parlementaire. Est-ce que ça sera rejeté comme ça a été au Sénat par la droite ?
Non, alors ils profitent de leur niche parlementaire pour débattre d'une proposition de résolution. Donc avec aucun impact sur le processus de ratification de l'accord. L'occasion pour moi de réitérer que bien sûr, le texte de ratification reviendra à l'Assemblée nationale. Il est déjà venu à l'Assemblée nationale en 2019. Il avait été voté d'ailleurs à l'Assemblée nationale. Il est allé au Sénat où il a été battu par une alliance contre nature électoraliste entre les communistes et les socialistes et les LR qui pourtant avaient négocié et conclu cet accord. On comprend que le Parti socialiste et les LR ont perdu complètement leur boussole de politique économique.
Et ça reviendra à l'Assemblée nationale le moment venu. Le moment venu séquence et pas dans une période électorale pour pas que ça soit instrumentalisé à des fins électoralistes. Et quand on aura un bilan provisoire fait par la commission qui sera rendu d'ici à la fin 2024 et quand la mission parlementaire voulue par le Premier ministre sur les mesures miroir, vous savez, c'est ces mesures qui permettent la réciprocité dans les normes de production d'être rendu là aussi d'ici fin 2024, début 2025.
En un mot, est-ce qu'on parlera français aux Jeux Olympiques de Paris ?
Vous êtes le garant de la francophonie ? Oui, et c'est un engagement très fort. Et notamment, il y aura une traduction pour tous les résultats de toutes les disciplines pendant les JO. C'est une première fois où on va garantir la langue française partout pendant les JO, y compris pour les résultats. Y compris pour les résultats. Franck Rister, merci et bonne journée. Bonne journée. Merci beaucoup Christophe. On vous retrouvera demain à 7h45. Votre invité sera le député Renaissance des Yvelines Charles-Rodwell.
Franck Riester