Face à Face : Arnaud Rousseau - 12/09
Audio original de l'émission.
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 86 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:24OuverteRéponse directe
Vous nous direz ce que vous demandez éventuellement ou sur quoi vous alertez le Premier ministre
- 0:41OuverteRéponse directe
Est-ce que vous pouvez nous dire dans quel état d'esprit sont les agriculteurs ?
- 1:43RelanceRéponse directe
Quand vous dites cocktail explosif, ce qu'il faut comprendre, c'est que même cause, même effet ?
- 2:33FerméeRéponse partielle
Ça s'est quand même amélioré ?
- 3:33FerméeRéponse directe
Est-ce que malgré tout les promesses ont été suivies de faits ?
- 4:53ComplaisanteRéponse directe
Vous dites, on l'entend, que finalement la colère est la même, mais qu'elle est doublée d'un sentiment d'avoir été pris pour des jambons
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:51Invité politiqueFait
« Le changement de logiciel qu'on avait demandé n'est pas au rendez-vous »
- 1:11Invité politiqueChiffre
« Plus faible récolte de blé depuis 40 ans »
- 1:17Invité politiqueChiffre
« Les vendanges qui ont lieu en ce moment sont mauvaises, près de 20% en diminution »
- 2:24Invité politiqueFait
« On nous avait dit à l'été : vous n'aurez plus qu'un contrôle administratif unique »
- 4:03Invité politiquePromesse
« Le Premier ministre s'était engagé à ce que le 15 mars, tout soit payé »
- 4:09Invité politiqueChiffre
« Il y a encore 150 dossiers qui ne sont pas payés »
- 9:25Invité politiqueFait
« Quand vous avez perdu vos animaux, comment vous construisez le nouveau cycle d'exploitation ? »
- 10:33Invité politiqueFait
« Le prix de l'agneau ne va pas augmenter »
- 15:42Invité politiqueFait
« La volonté d'L214 c'est plus d'élevage en France »
- 17:15Invité politiqueFait
« Un certain nombre de mesures avaient été prises à Bruxelles avec la possibilité d'activer des freins d'urgence, ils ne le sont pas »
- 18:13Invité politiqueFait
« C'est d'avoir du commerce qui est loyal »
Temps de parole
- Arnaud Rousseau70 %
- Présentateur30 %
≈ 1,5 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Vous écoutez RMC Face à Face Apolline de Malherbe Il est 8h32 et vous êtes bien sur RMC et BFM TV Bonjour Arnaud Rousseau
Bonjour Apolline de Malherbe
Merci d'être dans ce studio pour répondre à mes questions Vous êtes le président de la FNSEA Le premier syndicat agricole Dans ce moment de gouvernement introuvable Vous nous direz ce que vous demandez éventuellement Ou en tout cas sur quoi vous alertez le Premier ministre Mais il y a un an, quasiment jour pour jour C'était les prémices de la crise agricole Une colère qui a fini par paralyser tout le pays Et ce matin, Arnaud Rousseau Est-ce que vous pouvez nous dire dans quel état d'esprit sont les agriculteurs ?
Écoutez, ils sont avec le constat que depuis un an Et vous savez, les panneaux retournés dans nos villages On marche sur la tête Le changement de logiciel qu'on avait demandé N'est pas au rendez-vous D'abord parce qu'un certain nombre de promesses Qui ont été faites depuis le mois de janvier Les manifestations La volonté de porter cette souveraineté alimentaire On n'a pas eu les réponses attendues Par ailleurs, l'été a été extrêmement difficile Sur le plan des productions Plus faible récolte de blé depuis 40 ans Les vendanges qui ont lieu en ce moment sont mauvaises Près de 20% en diminution Le secteur de l'élevage fait face à des crises sanitaires sans précédent Que ce soit la fièvre cataralovine Que ce soit la maladie hémorragique épisodique Le retour de la grippe aviaire Et vous ajoutez à cela Une forme d'inconnu quant à la situation politique confuse Qu'on connaît maintenant depuis quelques mois en France Ce cocktail, il est explosif, Apolline de Malher Parce que les agriculteurs ont l'impression Qu'on n'a pas entendu ce qu'ils avaient à dire Et que leur colère n'a pas eu de réponse
Quand vous dites cocktail explosif Ce qu'il faut comprendre C'est que même cause, même effet Cette colère pourrait à nouveau se traduire Par un mouvement d'agriculteurs Qui paralysent le pays Qui traversent la France sur leur tracteur Et viennent bloquer Paris
Oui, vous savez, les mêmes causes produisent les mêmes effets Avec un effet des multiplicateurs C'est le sentiment d'avoir été floué Nous l'avions dit, ce qu'on voulait C'était des réponses concrètes Et que la parole donnée se transforme en acte concret Le sentiment, c'est qu'on nous a fait beaucoup de promesses Et que depuis le 9 juin Et la dissolution de l'Assemblée nationale Finalement, une grande partie de ces promesses Ne sont pas tenues Je vous donne quelques exemples Allez-y On nous avait dit à l'été Vous n'aurez plus qu'un contrôle administratif unique Vous savez, en agriculture C'est 35 à 40 contrôles administratifs différents
On se souvient des fiches De tous ces formulaires Que vous êtes obligés de remplir Des 32 justifications pour tailler une haie Ça s'est quand même amélioré ?
Bon, il y a quelques mesures Qui ont été mises en place Notamment une concernant le gasoil non routier Avec la possibilité d'obtenir directement Quand vous achetez un litre La remise Et puis d'éviter d'avoir des papiers Donc il y a quelques sujets qui ont avancé Notamment aussi quelques décrets Mais vous savez, le fondement, la loi Cette loi d'orientation agricole Dont on nous parle depuis maintenant près de deux ans Qui a été suspendue Après une première lecture à l'Assemblée nationale Nous l'attendons toujours Nous avions dit qu'elle n'était pas complète Notamment sur les mesures fiscales On attend que le projet de loi de finances Dont on voit bien qu'il prend du retard Et ça nous inquiète aussi Il va être un gros sujet Pour nous, ce qu'il faut C'est des réponses concrètes Et quand vous n'avez pas de réponse Sur le plan structurel Ou pas suffisamment de réponse Quand vous n'avez pas Sur le plan conjoncturel De vision Et je vous ai expliqué Ce qu'était la situation de l'été Et qu'en plus, vous n'avez pas de ministre Depuis près de deux mois Ou un ministre démissionnaire Qui expédise les affaires courantes Évidemment, c'est source de grandes inquiétudes
Sur cette question en particulier Qui est une de celles qui rendait Le quotidien des agriculteurs impossible La part d'administratifs La part de justifications La part de normes Est-ce que malgré tout Les promesses ont été suivies de faits ? Est-ce qu'il y a des transformations concrètes ?
Non, Apolline de Malherbe Les transformations ne sont pas concrètes Les agriculteurs n'ont pas le sentiment Mais vous les interrogez tous les jours Avec vos reportages N'ont pas le sentiment que les choses ont changé Là aussi, quelques exemples Sur le paiement des aides dues aux agriculteurs Le Premier ministre s'était engagé A ce que le 15 mars, tout soit payé Eh bien, vous voyez J'ai fait le point hier Dans le département de Vendée Au moment où je vous parle Il y a encore 150 dossiers Qui ne sont pas payés Ça veut dire 150 agriculteurs Qui n'ont pas eu tout ou partie Des promesses qui doivent avoir été faites 15 mars On est le 15 septembre Vous voyez, là encore une fois On n'a pas le sentiment que ça avance La machine administrative N'a pas été rénovée Et le rendez-vous Qui avait été pris N'est pas là Et donc les agriculteurs Continuent à avoir le sentiment Que finalement Ce qu'ils avaient fait Dans la dignité Je voudrais le rappeler quand même Avec une forme de maîtrise La mise au travail Et les engagements pris Se traduisent par des non-réponsés Vous savez Quand vous êtes quelqu'un de responsable Que vous posez les problèmes Et qu'on vous fait des engagements Et qu'à la fin Vous avez le sentiment d'être floué Ça crée beaucoup de frustration Et de la colère
Vous dites, on l'entend Que finalement la colère est la même Mais qu'elle est doublée D'un sentiment D'avoir été pris pour des jambons
Oui c'est exactement ça Il y a le sentiment Clairement D'avoir été floué Pris pour des jambons Si vous voulez Même certains sont plus imagés Voilà Ça finit pareil On a bien compris Ça finit avec beaucoup de frustration Et le sentiment que finalement Dans ce pays Si on n'utilise pas La violence Et une forme de démagogie On n'est pas entendu Nous on a toujours été Un syndicat responsable On l'est tellement Que voyant Cette espèce de chienlit Dans laquelle nous sommes Enfoncés On a produit A la rentrée Un texte de loi En disant finalement Ça ne rentre pas Il est prêt Il est prêt Il est prêt Il est à la disposition Des parlementaires Écoutez Les parlementaires font leur travail C'est eux qui votent la loi Donc c'est jamais clé en main Mais c'est pour montrer Que le corps intermédiaire Que nous sommes Est responsable Et que dans ce moment De grands troubles Et de fortes colères Comme je vous l'ai indiqué Nous on est une force de proposition Et on a dit tout ce qu'on voulait A la fois sur ce qui avait été fait Et à la fois sur ce qu'on voulait
Alors Arnaud Rousseau Il y a effectivement Un gouvernement introuvable En quelque sorte Mais à la tête De ce futur gouvernement Il y a Michel Barnier Qui lui-même a été Ministre de l'agriculture Est-ce que pour vous Ce n'est pas au minimum Un bon signal ?
Alors Michel Barnier A deux qualités C'est qu'il a été Ministre de l'agriculture Entre 2007 et 2009 Et qu'il connaît bien Les arcanes européennes Qui sont un sujet central Pour l'agriculture Et donc de ce point de vue-là Son CV plaide pour lui Mais comme je l'ai indiqué déjà Ce qui compte Ce n'est pas ce que Michel Barnier A fait dans le passé Ce qui compte C'est ce que Michel Barnier Premier ministre de la France Va faire dans le mois qui vient
Est-ce qu'il vous a appelé ?
J'ai eu un rapide échange Par message avec lui Pour lui dire Un, que je souhaitais le voir Urgement Ce à quoi il m'a répondu Qu'il mettait son gouvernement En place Et qu'évidemment Il nous recevrait Mais je le redis Le sujet C'est que dans le mois qui vient Face à quelque chose Qui est connu Et que Michel Barnier Connaît Nous ayons encore une fois Les réponses Ce qui compte C'est le caractère concret
Il y a quoi dans le projet De loi que vous proposez ? On rappelle effectivement Que la dissolution Avait mis fin A la loi agricole Que vous espériez Qui a donc été Évidemment remisée Dans ce que vous vous demandez Quelles sont les mesures concrètes Que vous demandez Immédiatement au gouvernement ?
Il y a des mesures Autour du sens du métier Et de la lignée Les retraites agricoles Dont on parle depuis des lustres Et qu'on voit toujours pas aboutir L'agriculture Reconnue comme un intérêt général majeur Il y a des mesures Autour du revenu Et de la compétitivité Qu'est-ce qui fait par exemple Qu'on peut Les années difficiles Comme on est cette année Pouvoir réintégrer Une partie de l'argent Qu'on aurait mis de côté Pour pouvoir Lisser les à-coups de production Parce que nous Nos fermes Ce sont des entreprises À ciel ouvert Qui dépendent de la météo Et on sait ce qu'il en est en ce moment On veut aussi des mesures Sur la simplification administrative Quand vous déposez Une autorisation Pour agrandir par exemple Votre élevage de volailles Aujourd'hui c'est minimum deux ans C'est moins d'un an en Allemagne C'est encore plus court en Belgique Est-ce qu'à un moment On peut faciliter La vie des entrepreneurs Vous savez nous ce qu'on veut Et je crois qu'on est fier de ça C'est continuer à nourrir les français Avec une alimentation de qualité Or pour le faire Aujourd'hui on a besoin De faciliter nous ce qu'on porte C'est le goût d'entreprendre en agriculture
Vous avez mentionné Cette pire récolte Depuis 40 ans Pour ce qui est du blé Des vendanges Qui sont aussi Extrêmement décevantes Pour les vignerons Est-ce que là-dessus Les agriculteurs Vont être accompagnés ?
Écoutez C'est trop tôt pour le dire On avait demandé au ministre Notamment qu'il puisse y avoir Un certain nombre de choses Faites à Bruxelles Sur des fonds de crise Je n'oublie pas la fièvre Qu'à Taralovine Vous savez Aujourd'hui pour un éleveur Chaque matin Rentrer dans sa bergerie Et voir des animaux étalés C'est une catastrophe Et ce n'est pas maîtrisé Soit parce qu'on n'a pas Suffisamment de vaccins Vous savez Quand vous avez Une épisodique de cette nature Il nous faut des vaccins Il nous faut des vaccins Pour traiter le troupeau Que ce soit La fièvre Taralovine De céréotype 3 Au nord de la France De céréotype 8 Avec un variant La maladie épisodique Hémorragique Qui touche les bovins Le retour de la grippe aviaire Pour ces sujets-là Il nous faut rapidement Des vaccins Vous savez On a déjà perdu Au moment où je vous parle Apolline de Malherbe 10% Du troupeau Au vin C'est-à-dire Des brebis Français C'est énorme Et quand vous n'avez pas Les brebis Vous n'avez pas les agneaux
Mais qu'est-ce qui bloque ?
Ce qui bloque aujourd'hui C'est l'anticipation C'est la capacité Rapidement A collecter des vaccins Je me réjouis Que le ministre Démissionnaire Monsieur Fénaud Aie dit que l'État Allait commander Massivement des vaccins Il faut aller plus vite Et puis surtout Il faudra indemniser rapidement Parce qu'encore une fois Quand vous avez perdu Vos animaux Comment vous construisez Le nouveau cycle d'exploitation Quand vous avez fait Une récolte de blé De moins 40% Ou que vos vendanges Font moins 20% Il faut construire Le cycle d'exploitation Donc là on a besoin De réponses rapides Ça c'est le côté Très conjoncturel Mais sur le structurel Je le redis On a aussi besoin D'une vision En notre souveraineté alimentaire française Comment on continue A produire en France Et comment on évite De continuer A importer une alimentation Qui ne reconnaît pas Est-ce qu'il y aura
Des conséquences Sur les prix Pour les consommateurs On parle évidemment Là des ovins Et on parle du blé Et on parle du vin Est-ce que tout cela Aura des conséquences Sur aussi les prix ?
Non Pas à ce stade Et tant mieux Pour le pouvoir d'achat Des français En blé Même si on est récolte De moins de 40% Vous savez On en exporte Près de la moitié Donc que vos auditeurs Ne s'inquiètent pas Si leur boulanger Augmente le prix De la baguette Ce ne sera pas A cause du prix du blé Qui par ailleurs Lui baisse Idem
Sur les marchés mondiaux Parce qu'effectivement On se souvient D'en avoir beaucoup parlé Avec vous Au moment précisément Du moment aigu De la crise agricole Le prix du blé Le cours du prix du blé Il est décidé Au niveau mondial
Absolument Ce sera pareil Aujourd'hui Le prix de l'agneau Ne va pas augmenter Il est à un prix Rémunérateur Pour peu Vous ayez des animaux A vendre Voilà Donc le sujet Du pouvoir d'achat Puisqu'on en parle Pour nous C'est de continuer A construire ce fameux Prix en marche avant Respecter la matière Première agricole C'est tout le sens Des négociations Que nous avons Avec les industriels Et avec la distribution Pour faire en sorte Que On veut
C'est quoi le prix En marche avant C'est-à-dire Qu'on avait Il y avait l'expression Prix plancher Qui finalement N'a pas vraiment été retenu Vous aviez peur Que ça devienne Un prix plafond On en est où ?
Alors nous Ce qu'on veut C'est ni des prix plancher Ni des prix administrés Parce que comme vous l'indiquez Le prix plancher Devient le prix plafond Mais on ne peut pas non plus Avoir une économie dérégulée On a besoin De construire en marche avant A partir des indicateurs De coût de production Interprofessionnel Notamment dans les productions D'élevage Celles qui ont bénéficié Des lois EGALIM Vous vous souvenez Que le coût De la matière première Agricole Soit respecté Parce qu'un agriculteur Qui vend Son kilo de viande De bœuf Ou son litre de lait En dessous de son coût de revient Il y a un moment Les industriels Fassent leur négociation Avec la grande distribution De sorte qu'on puisse Continuer à fournir Une alimentation abordable Pour les français Sans finalement Appuyer sur la tête Du maillon De la production
Et vous parlez à l'instant De cette question Des trois maillons Quand on va faire ses courses Pour acheter De quoi manger Il y a eu en réalité Trois intermédiaires En quelque sorte Ou disons Un producteur Deux intermédiaires Il y a le producteur C'est à dire Vous les agriculteurs Il y a le transformateur Celui qu'on appelle L'industriel Et il y a le distributeur La plupart du temps La grande surface Les fameuses négociations Commerciales On se souvient En réalité Elles ne sont qu'entre Les deux derniers C'est à dire L'industriel Et la distribution Vous demandez aussi A pouvoir vous asseoir A la table des négociations Au moins pour certaines D'entre elles Est-ce que là-dessus Vous êtes entendu ?
Eh bien écoutez C'est effectivement Ce qu'on veut Alors je précise bien Pour les productions Qui sont aujourd'hui Sous le cadre De la loi Egalim Parce qu'il y a Un certain nombre de produits Vous parlions du blé Par exemple Ou du colza Qui sont des marchés mondiaux Qui sont des marchés différents Mais en tous les cas Protéger la matière Première école Dans la construction C'est important Et oui Je vous le confirme Apolline Demaner On veut être A la table des négociations Nous avons des organisations
Mais est-ce qu'on vous entend là-dessus ? J'ai l'impression Que ça fait un an Que vous en parlez
Écoutez Là on s'est mis Autour de la table Souvenez-vous Il y a un an On voulait avancer Les négociations Entre industrielles Et nous On ne l'avait pas demandé C'était industrielles Distributeurs D'avancer de 15 jours Bon le sujet
C'est pas ça Qui a bouleversé le monde Absolument
Le sujet pour nous C'est que la date Qui est une date De clôture des négociations Entre industrielles Et distributeurs Fin février S'ouvre Et elle continuera à le faire Il puisse y avoir Entre les organisations De producteurs Dans les productions Sous égale Essentiellement Dans l'élevage Une négociation Entre l'organisation De producteurs Et l'industriel Et puis j'ajoute Que ça c'est la grande distribution Mais on a besoin De le faire aussi Pour les marques De distributeurs Et on a besoin de le faire Pour tout ce qui est En dehors de la grande distribution Qui représente à peu près 45% des volumes alimentaires Tout ce qui est Chez les grossistes Qu'est-ce qu'on veut derrière ça ?
On veut garantir Qu'on pourra continuer A produire en France Et on pense Qu'on est capable De le faire De manière intelligente Avec tous les maillons De sorte que Les consommateurs Parce que c'est eux Qui restent les décideurs Puissent avoir accès A une alimentation française De qualité A des prix Qui sont supportables Pour leur portefeuille
Vous parlez à l'instant De la question de la question Des producteurs Et aussi des marques Des distributeurs Ce matin L'association L'association L'association L214 Et on l'a révélé Sur RMC A révéler ce qui a ensuite Entraîné l'ouverture D'une enquête Par le parquet De Saint-Brieuc Pour maltraitance animale Visant un élevage Porcin dans les côtes D'Armor L214 explique d'ailleurs Que cet abattage Fournit le jambon Leclerc Leclerc qui a immédiatement Mis fin à sa collaboration Hier donc Avec cet abattoir Est-ce que ça veut dire Que quand on commence A mettre vraiment Le nez dedans Comme le fait L214 Il y a encore Un certain nombre D'élevages Là en l'occurrence C'est un élevage Porcin Qui ne respecte pas Les règles Contre la maltraitance animale
Bon d'abord On connait bien Cette association Qui emploie Les moyens Qui sont évidemment Illégaux Par ailleurs Je ne connais pas Cette affaire précise Puisque vous l'avez rêvée Il y a quelques minutes Donc on va regarder Il est arrivé Qu'il puisse y avoir Des images Qui puissent être choquantes Pour ceux qui les regardent Mais qui ne correspondent Ni plus ni moins Qu'à ce qu'est la réalité D'un élevage Qui parfois Je vous ai regardé Les images ce matin Je ne les ai pas vues Je ne veux pas nous faire ce procès-là Ce que je veux dire C'est qu'on ne cautionne pas
Ce sont des mers Des truies Qui sont enchaînées Et encagées Plus précisément Et dont les petits Finalement N'arrivent même pas A se dégager de leur poids Et meurent sous elle
On ne cautionne pas La maltraitance animale La quasi-totalité Des éleveurs Ce sont des gens Qui sont extrêmement Respectueux De leurs animaux Il peut y avoir Quelques exceptions Encore une fois Je ne commande pas Ce cas que je ne connais pas Et s'il peut y avoir Des abus Nous les dénonçons Donc c'est très clair Il n'y a pas de malentendu Sur le sujet Mais je voudrais rappeler ici Que la volonté D'L214 C'est plus d'élevage En France Et nous On continue à affirmer Que d'avoir un élevage Encore une fois Parmi les plus respectueux De ce qui se fait Sur l'ensemble de planète Ça a du sens Pour le consommateur français Voilà
Le consommateur français lui-même Le demande au fond
Bien entendu Mais je l'invite Le consommateur A regarder comment Les animaux Sont produits Dans des feedlots Au Brésil Ou en Argentine Et il verra Que le bien-être animal Qui est un sujet central Est respecté en France Et je le redis L'immense Pour ne pas dire La quasi-totalité Des éleveurs Sont extrêmement précautionneux De leurs animaux Et sont les premiers malheureux Quand il y a des sujets De cette nature Maintenant S'il y a quelques cas De dérives Il faut les traiter Mais je ne connais pas ce cas Donc je ne porte pas De jugement pérennoir
On avait beaucoup parlé Arnaud Rousseau Au moment de la crise agricole De la question D'une forme de concurrence Jugée déloyale Avec le poulet ukrainien Pour effectivement Soutenir la population ukrainienne Les droits de douane Avaient été considérablement baissés Pour pouvoir permettre A l'agriculture ukrainienne D'avoir des débouchés Notamment en Europe Jusqu'à finalement constater Que quasiment la moitié De la consommation de poulet Notamment le poulet transformé Consommé en France Provenait d'Ukraine Et vous le dites De fermes Qui ne respectent pas Les mêmes normes Justement en termes Notamment de gigantisme Des élevages On en est où ?
On en est au même point Pauline de Maner D'abord les ukrainiens Malheureusement Sont toujours un pays en guerre Et de ce point de vue là Notre soutien Ne se dément pas Pour autant Les conditions de production Et le fait qu'on fasse finalement Payer cette guerre en Ukraine Aux agriculteurs européens N'est toujours pas tenable Un certain nombre de mesures Avaient été prises à Bruxelles Avec la possibilité D'activer des freins d'urgence Ils ne le sont pas Par exemple en blé Et ce qui se passe En ce moment en blé Avec les chutes de prix Vertigineuses Est un vrai problème Donc ce problème Doit continuer à être regardé Il a été un peu oublié Parce qu'à Bruxelles On a aussi un changement De commission Donc les commissaires européens Et notamment le commissaire européen En fait on a l'impression
Qu'à chaque changement politique Alors évidemment Sur la scène française C'est particulièrement prégnant Mais enfin c'est effectivement Le cas aussi Au niveau européen Tout ce qui était Dans les tiroirs C'est comme si on repartait à zéro
Oui oui C'est d'ailleurs Notre grand drame C'est qu'on a besoin Je le disais à l'instant D'un commissaire européen L'agriculture qui s'empare De ce sujet Encore une fois Non pas Ils seront nommés
La semaine prochaine Donc on a l'impression Qu'effectivement Les deux calendriers Sont concomitants En France comme là
Oui avec Vous l'avez dit Une période de latence Qui n'est pas favorable A l'expression concrète De la vision européenne De la souveraineté Le sujet pour nous Encore une fois N'est pas d'écarter Les ukrainiens Qui ont de véritables problèmes C'est d'avoir du commerce Qui est loyal Et surtout de faire en sorte Que s'il y a des aides Apportées aux ukrainiens Elles soient faites Dans un cadre communautaire Et que ça ne soit pas simplement Les paysans européens Qui soit la variable d'ajustement
Arnaud Rousseau Vous nous avez dit Effectivement Que la colère La frustration Et le sentiment aussi De cette fait avoir En quelque sorte Nourrissait Une colère qui gronde Est-ce que C'est une prévision Est-ce que vous alertez Ou est-ce qu'il y a Un peu de la menace
Non vous savez C'est pas notre mode opératoire Et je crois que vous l'avez vu Au mois de janvier On nous a longtemps dit Vous êtes en train De vous faire déborder Vous ne maîtrisez rien Je crois qu'on a montré Qu'on était des gens Responsables Je rappelle que Pas une seule personne Des forces de l'ordre N'a été blessée Qu'il n'y a pas eu D'atteinte aux biens Et aux personnes Qu'on s'est mis au travail Qu'on a discuté Et qu'on a fait en sorte Que les choses Puissent se passer Mais je le dis très clairement Il n'y a pas de menace Il y a un constat Vous savez nous On est des gens Qui observons ce qui se passe Et ce qu'on observe C'est que quand vous faites Une promesse à quelqu'un Qui s'est bien tenu Et que finalement Il a le sentiment Que vous vous êtes moqué de lui Pris pour des jambons Pour reprendre l'expression Que vous avez prise Et qu'à la fin Vous n'avez pas les résultats Et qu'en plus La situation dans laquelle Vous vivez est difficile Sans vision politique
Les autres syndicats agricoles Tiennent-ils la même ligne Que vous ?
Écoutez Vous leur poserez la question Moi les agriculteurs Que je vois Je ne leur demande pas S'ils sont de la FNSEA Ou d'ailleurs Je les écoute tous Et je vois que ce sentiment Est très largement partagé
Merci Arnaud Rousseau D'être venu alerter Donc au minimum Ce matin sur RMC Et BFM TV Je rappelle que vous êtes Le président de la FNSEA Il est 8h52 sur RMC BFM TV