Bourdin Direct du 22 mai - 6h/7h
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Questions et réponses
Taux de réponse directe : 91 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 3:01OuverteRéponse directe
Edouard Philippe va dévoiler la date du second tour des élections municipales.
- 3:44OuverteRéponse partielle
Impossible d'adopter la loi sur la PMA pour toutes avant l'été, en raison de la crise sanitaire, c'est ce qu'a déclaré le président du groupe des députés La République En marche, Gilles Le Gendre.
- 3:56OuverteRéponse directe
Bruno Le Maire joue sa survie, prévient-il ce matin dans le Figaro. Renault qui présentera la semaine prochaine son nouveau plan stratégique.
- 5:12OuverteRéponse directe
Le masque au travail, le masque entre copines sur la pelouse des Invalides, le masque toute la journée qui tient déjà chaud.
- 6:55OuverteRéponse directe
Vous aussi, vous avez peut-être décidé de changer de vie après ces deux mois inédits, confinés.
- 8:28OuverteRéponse directe
Sur ces plages, les plages qui sont d'habitude en plage statique.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:30PrésentateurFait
« Edouard Philippe va dévoiler la date du second tour des élections municipales. »
- 3:13InvitéFait
« Cette date faisait consensus depuis plusieurs jours, parce qu'elle est en vérité la plus raisonnable. »
- 5:22InvitéFait
« Il mérite au niveau du nez et là avec les chaleurs qui arrivent, c'est vrai que c'est assez dérangeant mais bon, on n'a pas le choix donc on le porte. »
- 5:48InvitéFait
« Lorsque le masque est humide, ça devient un nid à bactéries donc il est recommandé pour chaque porteur de changer de masque si celui-ci devient humide ou si ça rend la respiration difficile. »
- 7:08InvitéFait
« Un test dans une jardinière avant un champ entier. »
- 7:38InvitéFait
« Le projet me trotte dans la tête depuis plus de deux ans. Mais le déclic s'est fait là sur ces deux derniers mois, oui. »
- 9:17PrésentateurChiffre
« Fanny est venue avec son compagnon. Ils font partie des 250 chanceux qui ont pu s'allonger sur le sable. »
- 10:13InvitéFait
« On n'a pas vraiment droit à l'erreur. »
- 25:51PrésentateurFait
« Le 28 juin devrait être la date retenue, selon BFM TV. »
- 26:51InvitéFait
« Maintenant, je pense que la raison pour laquelle on nous demande d'aller voter en juin, c'est uniquement parce que la fenêtre de tir politique est plus adéquate. »
Temps de parole
- Présentateur78 %
- Présentateur 215 %
≈ 1 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Vous écoutez RMC. Il est précisément 6h. Il est précisément 6h. Je ne savais pas si votre petit au revoir de la météo était terminé ou pas. Mais il est bien 6h. Vous nous avez entendu. Il est 6h, ça y est, je le redis. 6h et 25 secondes, le journal de Céline Kahneman. Bonjour Céline. Bonjour Apolline, bonjour à tous. Le nombre de foyers de contamination a quasiment doublé en 5 jours. 46 identifiés selon le dernier bulletin de Santé publique France, publié hier soir. Fin du suspense aujourd'hui. Edouard Philippe va dévoiler la date du second tour des élections municipales. Selon BFM TV, ce sera bien le 28 juin, sauf avis contraire du conseil scientifique.
Et puis le coup de pression de Bruno Le Maire sur Renault. Dans le Figaro, le ministre de l'économie précise qu'il n'a pas encore signé le prêt de 5 milliards demandé par le groupe alors que des fermetures de sites sont envisagées. Bienvenue à tous sur RMC. Depuis 7 semaines maintenant, les indicateurs épidémiologiques de circulation du Covid-19 sont en baisse en France à l'exception de Mayotte. 83 personnes ont succombé à la maladie ces dernières 24 heures. Le nombre de patients en réanimation continue de fléchir. Quant au foyer de contamination, leur chiffre a presque doublé en 5 jours. Plus de tests sont menés, ce qui permet d'en identifier davantage. Benjamin Smadja.
Dans son bulletin publié hier soir, Santé publique France confirme l'existence de 46 foyers de contamination sur le territoire. Sur le podium, 28% de ces foyers concernent des établissements sociaux d'hébergement et d'insertion. 19% concernent les entreprises comme les abattoirs. 17% concernent les établissements de santé. Les tests et l'isolement des cas positifs permettent pour l'instant de maîtriser ces foyers, dit l'autorité de santé. Pour Benjamin Davido, infectiologue à l'hôpital de Garche, les leçons de la première vague ont été tirées.
Pour créer un cluster, il faut souvent plusieurs individus qui ont peu ou pas de symptômes et qui du coup sont ce qu'on appelle des super contaminateurs. Et la différence aujourd'hui, c'est qu'on est en mesure de faire les diagnostics, notamment les fameuses PCR, qui permettent d'authentifier et de documenter un cas et donc d'isoler les gens. Et donc en fin de compte, c'est la partie cachée de l'iceberg qu'on rend visible, ce qu'on n'avait pas été capable de faire au début. Santé publique France précise que ces 46 foyers ont été recensés sans tenir compte des EHPAD et des milieux familiaux restreints.
Les 56 salariés d'un abattoir de Florie, les Aubray dans le Loiré, ont contracté le Covid-19, ainsi que 13 cas contacts supplémentaires. Ils ont été placés à l'isolement. Les cas positifs concernent essentiellement les salariés qui travaillent dans l'unité de découpe. Un plan de reprise d'activité va être proposé aujourd'hui aux représentants du personnel en vue d'une reprise du travail lundi. Le gouvernement va annoncer aujourd'hui la date du second tour des élections municipales. Second tour reporté à cause de la crise sanitaire. Le Premier ministre Edouard Philippe s'exprimera depuis Matignon.
Selon nos confrères de BFMTV, c'est bien la date du 28 juin qui a été retenue, et non celle de janvier 2021, où il aurait fallu revoter les deux tours. Alors évidemment, le conseil scientifique devra rendre un nouvel avis la deuxième semaine de juin. Agnès Lebrun est vice-présidente de l'Association des maires de France, maire de Morlaix. Elle plaidait pour la tenue du scrutin fin juin.
C'est vrai que cette date faisait consensus depuis plusieurs jours, parce qu'elle est en vérité la plus raisonnable. L'argument sanitaire, on a bien vu que c'était sous réserve et conditionné par une évaluation sanitaire, et l'argument sanitaire demeure, mais surtout il demeurera. C'est-à-dire qu'une autre date aurait pu être choisie, par exemple le septembre-octobre, et pour autant, la situation sanitaire, nous n'avions aucune garantie sur ce qu'elle pouvait représenter à l'automne, pas plus qu'en janvier. C'est important la démocratie, c'est absolument essentiel.
Impossible d'adopter la loi sur la PMA pour toutes avant l'été, en raison de la crise sanitaire, c'est ce qu'a déclaré le président du groupe des députés La République. En marche, Gilles Le Gendre. Le groupe automobile Renault joue sa survie, prévient Bruno Le Maire ce matin dans les colonnes du Figaro. Renault qui présentera la semaine prochaine son nouveau plan stratégique. Jean-Baptiste Bourgeon, trois usines sont mais assez de fermeture. Le ministre de l'Économie souligne ce matin qu'il n'a pas encore donné son feu vert à un prêt de 5 milliards d'euros. Oui, un coup de pression du ministre de l'Économie sur le constructeur.
Ce prêt, je ne l'ai pas encore signé, explique Bruno Le Maire à nos confrères du Figaro. Renault, dans une mauvaise passe, envisage la fermeture de trois usines en France. De son côté, le gouvernement, premier actionnaire, martèle qu'il sera intransigeant sur la préservation de ses sites. C'est d'ailleurs l'une des principales conditions pour que l'État vole au secours du constructeur, en contrepartie de ses 5 milliards d'aides. Bruno Le Maire demande également à Renault de miser sur le véhicule électrique et de préserver en France ses activités technologiques les plus avancées. Merci Jean-Baptiste. Il va encore faire très chaud aujourd'hui partout en France.
Très beau dans les transports, le masque est obligatoire. Vous le savez, c'est le cas aussi dans certaines zones de plusieurs grandes villes comme Strasbourg, Bordeaux ou encore Saint-Malo. Masque en tissu, masque jetable, difficile à supporter avec les températures qui grimpent. Nicolas Trenot. Le masque au travail, le masque entre copines sur la pelouse des Invalides, le masque toute la journée qui tient déjà chaud. Il est encore plus difficile à porter quand le soleil tape pour Anaïs et Amandine.
Il mérite au niveau du nez et là avec les chaleurs qui arrivent, c'est vrai que c'est assez dérangeant mais bon, on n'a pas le choix donc on le porte. Je prends mon mal en patience et j'ai hâte de l'enlever. Quand même, ce n'est pas très agréable. Là, on est en plein soleil donc effectivement, ça me brûle un peu la peau mais même quand je fais du vélo, je transpire beaucoup plus.
La transpiration justement rend le masque moins efficace, explique Olivier Gibert, le porte-parole de l'organisme AFNOR qui certifie les masques grand public.
Lorsque le masque est humide, ça devient un nid à bactéries donc il est recommandé pour chaque porteur de changer de masque si celui-ci devient humide ou si ça rend la respiration difficile. Évidemment, si on est dans une période chaude, on va privilégier des masques qui ont à minima une couche intérieure ou extérieure en coton donc discutez-en avec votre pharmacien qui lui-même aura forcément des notices avec la composition du masque qu'il propose.
Et surtout, il est déconseillé de tirer sur le masque pour aérer la peau et de le remettre ensuite car chaque manipulation présente un risque de contamination. Et en Israël, le ministre de la Santé a levé l'obligation de porter un masque dans les écoles ou les espaces publics jusqu'à la fin de la semaine en raison d'une forte vague de chaleur qui affecte le pays. Donald Trump lui a assuré qu'il portait parfois un masque quand les conditions l'exigeaient. Mais il a affirmé qu'il ne voulait pas le faire devant les journalistes.
Le chef de la Maison Blanche qui a annoncé la mise en berne à partir d'aujourd'hui et pendant trois jours des drapeaux flottant sur les édifices fédéraux américains gestent pour honorer la mémoire des morts du coronavirus. Près de 95 000 décès, 1250 supplémentaires sur les dernières 24 heures. Vous aussi, vous avez peut-être décidé de changer de vie après ces deux mois inédits, confinés. Caroline Philippe et Romain Cluzel ont rencontré Christine, agente de services hospitaliers dans un EHPAD. Elle veut désormais se tourner vers l'agriculture et l'exploitation de baies de gaugis. Reportage à l'Escaren sur les hauteurs de Nice.
Ce sont des plantes de baies de gaugis que j'ai plantées il y a à peu près 10 jours. Un test dans une jardinière avant un champ entier. Christine veut se lancer dans la culture de la baie de gaugis. C'est un fruit que je consomme, que j'adore. Ça a des vertus médicinales incroyables. Puis j'avais pas envie de faire comme tout le monde. Tout le monde plante des tomates, de la vigne. Moi, c'est la vie de gaugis. Jusqu'à présent, elle travaillait dans un EHPAD. Mais depuis le début du confinement, elle est arrêtée pour des problèmes de santé, une période charnière.
Le projet me trotte dans la tête depuis plus de deux ans. Mais le déclic s'est fait là sur ces deux derniers mois, oui. Je me dis que je ne suis plus très utile par rapport à ce métier. Là, j'ai passé deux mois enfermé ici pendant que mes collègues travaillaient et se donnaient à fond.
J'ai pris conscience que j'étais peut-être plus trop faite pour ce site de boulot. Changer de vie pour trouver aussi plus de sens dans un métier qui l'attire depuis longtemps. Le fait de voir la chose pousser, grandir, les odeurs, toucher la terre.
On a une satisfaction à la fin. Quand on cueille son fruit, ses légumes et qu'on les cuisine, qu'on les mange, c'est jouissif.
Pour se lancer, Christine a besoin d'une année et d'un budget de 30 à 40 000 euros. Elle a publié une cagnotte sur Internet avec l'aide de ses fils pour financer une partie du projet. Et on restera à Nice tout à l'heure à 8h30, puisque mon invité, ce sera le maire de Nice, Christian Estrosi. Tout de suite, un reportage de la rédaction, je vous le promettais, sur ces plages, les plages qui sont d'habitude en plage statique. Vous le savez, il y en a quelques-unes qui ont rouvert. On y reviendra d'ailleurs avec Quentin Vinet dans un instant. Les règles précises. Là, c'est pour la première fois une plage où on va pouvoir s'asseoir et poser sa serviette. Ça a commencé hier.
Il faut réserver sa place. Ça se passe à la Grande Motte, dans les Raux, qui a donc ouvert cette plage statique. Ça veut dire la première où on peut se reposer. Les autres, elles sont dynamiques, pardon, où on peut d'habitude marcher, courir, nager. Non, là, vous allez voir, c'est particulièrement statique, parce que franchement, il faut rester très réglo dans ces 4 mètres carrés. Mais bon, le Farniente et la bronzette sont autorisés. La distanciation sociale reste la priorité sur cette plage. Reportage de Jean-Wilfrid Forkess. Pour bronzer pendant 3h30, c'est gratuit, mais il faut réserver sur Internet. Bonjour Madame, quel est votre nom ?
Vous avez réservé pour combien de personnes, s'il vous plaît ? Fanny est venue avec son compagnon. Ils font partie des 250 chanceux qui ont pu s'allonger sur le sable, dans un espace délimité par des cordes et des rondins de bois.
On est content de retrouver la plage et de pouvoir venir retrouver la mer, pouvoir se baigner, profiter du soleil. On se sent très bien, même s'il y a quand même des espaces qui sont séparés, mais au moins, on se sent en sécurité, la distanciation sociale est respectée, on n'a pas de masque, comme si on était à la plage normalement, hormis qu'il y a des cordes autour de nous.
Faut-il parler de parkage ? Non, se défend Jérôme Arnault, directeur de l'Office du Tourisme.
On a tous rêvé que notre voisin de serviette, il soit à 4 mètres et pas à 40 centimètres, on a tous rêvé qu'il coupe son téléphone, et on a tous rêvé qu'il n'ait pas amené avec son transistor. Et cette plage, c'est ça qu'elle permet.
Cette plage statique pourrait donner des idées à certains élus du littoral. Stéphane Rossignol est le maire de cette commune.
On n'a pas vraiment droit à l'erreur. On pourra peut-être, après cette expérimentation, voir si ça a fonctionné ou pas. En tout cas, on ne pourra pas nous reprocher d'avoir essayé un type nouveau d'aménagement dans ce contexte terrible que nous connaissons de pandémie. L'expérience se poursuit ici, au moins jusqu'au 2 juin.
Et vous avez sûrement vu les images côté RFC Découverte. Ça ne fait pas franchement rêver encore. Il faut le voir, c'est une adaptation. Parce que, certes, on peut y bronzer, mais on ne peut pas beaucoup bouger. Et le principe de toutes les autres plages en France, c'est la plage dynamique. C'est-à-dire que là-bas, on ne peut pas poser sa serviette, mais il y a quand même des règles qu'il faut respecter quand on vient. Oui, mais ce n'est pas respecté partout. On a des témoignages de baigneurs ce matin.
Par exemple, à Antibes, ils racontent que c'est trop tentant de venir s'asseoir sur le sable entre amis, même si, effectivement, ce n'est pas autorisé, même si, normalement, ils devraient bouger. Pareil à Marseille, où les plages sont toujours fermées. Les habitants reconnaissent qu'ils jouent à cache-cache avec les forces de l'ordre pour ne pas se faire repérer, en train de bronzer sur une petite plage de galets. Même chose à la Seine, dans le Var. Certains ne se cachent même pas sur les grandes plages de l'Atlantique, en dépliant les parasols, par exemple, à La Baule. Sur une photo du journal Sud-Ouest, j'ai compté une quarantaine de personnes allongées sur des serviettes près de Lacanau.
Alors, il y a des distances, mais ce n'est pas autorisé. Et puis, sur d'autres photos, on voit une façon de contourner les règles. Certains viennent profiter du soleil, mais en s'allongeant sur les pelouses. Sur les pelouses, c'est autorisé, plutôt que sur le sable, où c'est interdit. Donc, il y a des règles, il faut les respecter. On est avec Nicolas, ce matin, sur RMC. Bonjour, Nicolas.
Oui, bonjour tout le monde.
Bonjour, bienvenue sur RMC et RMC Découverte. Nicolas, vous êtes dans la Somme, à Abbeville. Vous êtes livreur de journaux le matin. D'abord, la plage, pourtant, elle n'est pas bien loin aussi, chez vous. Vous y allez ? Vous y avez été ? Je livre exactement Saint-Valéry, donc je l'y fais un peu tous les jours. Oui ? Et qu'est-ce que vous constatez-vous ? Et moi, je pense que même s'il interdit de la bronzer, je trouve que ce n'est pas terrible quand même, parce qu'on connaît tous les villes des plages. C'est toutes des petites ruelles, des commerces à droite à gauche, et tout le monde reste collé à la lotte.
Ça attire les gens autour des plages, ce n'est pas seulement la question de la plage. La plupart des villes de plages sont comme ça. Et vous avez vu du monde ? Oui, oui, mais j'ai la preuve devant la première page. Première page, la finance touristique était marquante hier sur la côte Picarde. Ah ben voilà. Oui, donc vous les livrez, les journaux, mais vous les regardez aussi, évidemment. Et vous sentez aussi qu'il y a d'autres que ceux qui vivent là toute l'année ? C'est-à-dire que c'est aussi le retour des touristes, voire même des Parisiens, qui même s'ils sont plus loin que les 100 kilomètres, ont tenté de braver ? Je pense que ça n'a pas été respecté, oui. Vous auriez ?
Pour moi, comme disait le collègue de ce matin de Montpellier, qui n'était pas trop branché de plages, qui était mis en vélo, pour moi le déconfinement était bien trop vite. Ça a commencé à aller mieux, et voilà, c'est les Français, on essaye, on essaye, et ça ne marche pas. Vous auriez préféré qu'on continue, même avec la chaleur, quand vous voyez le temps qu'il fait ce week-end, à fermer les plages ? Vaut mieux, comment dire, avoir une perte de chiffre d'affaires ou mourir ? Ça, c'est sûr que quand c'est dit comme ça, oui. C'est quelque chose qui nous tue, quoi.
Vous le redoutez, vous êtes inquiet, vous, Nicolas ?
Je suis un peu comme tout le monde, je n'ai pas trop le choix, je travaille, et on verra bien ce qui se passe, mais je suis le gouvernement, on va dire. Vous avez retrouvé une vie un peu normale, ou est-ce que vous trouvez quand même que c'est étrange, ce moment ? Moi, je n'étais pas confiné, j'ai travaillé tout le temps. Donc, je ne sais pas, applaudir les manières, les soignants, tout ça, pour ne pas respecter à nouveau, je trouve que ce n'est pas top, top, quoi. Oui, on est parfois un petit peu schizophrène, quoi. Oui, voilà. Donc, bon. Après, je respecte, chacun fait ce qu'il veut, j'ai un bien, mais bon.
Chacun respecte, mais vous le dites, franchement, le respect, il n'est pas tout à fait au rendez-vous. Et d'ailleurs, Nicolas, dans un instant, on sera avec le maire de Saint-Malo. Il était pourtant l'un des premiers à avoir demandé la réouverture des plages. Et aujourd'hui, il s'en mord peut-être presque un peu les doigts, parce qu'il veut resserrer les boulons. Il dit qu'il a énormément de mal à faire respecter les règles. Et puis, il a pris un arrêté pour qu'à partir d'aujourd'hui, le masque soit obligatoire intramurose dans les rues de Saint-Malo. On en parle dans un instant. Merci, Nicolas, d'être venu sur RMC. Bon courage pour tout. Merci, bonne journée. Au revoir.
Réagir au sujet des plages. Dorian nous dit qu'il faut arrêter avec ce virus, on doit avancer. Point barre. Les plages nous attendent. C'est notre joie de vivre qui va faire redémarrer ce pays, ajoute Franck. Au contraire, Philippe est inquiet. Le virus est toujours actif, circule toujours. Le mélange de population va mécaniquement augmenter le risque, nous dit Philippe. Antonio, justement, était à la Grande Motte cette nuit parce qu'il a fait une session de pêche en mer la nuit de 20h à 16h. Et quand il est arrivé sur la plage de la Grande Motte à 20h, il y avait encore du monde sur les serviettes. Jusqu'à 21h, ça ne respecte rien. Après, ce seront les premiers à se plaindre.
Ouria nous dit que c'est vrai que c'est une hypocrisie totale. Réglementation débile, plage dynamique, pelouse statique. Sylvain ajoute qu'il n'y a pas que dans les plages. Bordel aussi dans la forêt de Fontainebleau à côté de Maud, nous dit Sylvain. J'y vais souvent me balader, mais là, c'était blindé avec des gens qui crachent, qui ne respectent pas la forêt. Stéphanie très inquiète aussi quand elle voit ce qui se passe ce week-end. Le comportement des gens depuis le déconfinement. On a eu les quêtes scènes, les autres regroupements. Les gens vont gruger, essayer de passer outre les recommandations car ils ont été privés de liberté.
Il y a ces abrutis qui se regroupent, qui boivent, qui salissent. Et ce seront les mêmes qui viendront pleurer lorsqu'on sera de nouveau confinés, écrit Catherine. Et vous, qu'en pensez-vous ce matin ? 3216RMC.fr, qu'avez-vous constaté sur les plages et ailleurs ? Venez nous rejoindre et participez, nourrir le débat ce matin sur RMC. RMC au 3216, 45 centimes la minute. RMC 6h-9h, vaut un direct. Et comme tous les matins, trois histoires, trois images insolites. Charles Magnin, on commence avec les résultats du dernier test Covid de Donald Trump. Oui, le président américain, vous le savez, prend de l'hydroxychloroquine à titre préventif. Mais il est également régulièrement testé.
Et cette nuit, pour nous donner les résultats de son dernier test, il s'est lancé devant les journalistes dans une tirade dont il a le secret. J'ai été testé positivement, enfin, dans un autre sens ce matin. Oui, j'ai été testé positivement vers le négatif, donc j'ai été testé parfaitement ce matin.
Ça veut dire que le test était négatif.
Voilà, positivement négatif, le tout avec un sourire, parce que c'est vrai que c'est un bon sujet de blague, ce test Covid pour Donald Trump. L'idée du jour en Thaïlande, Charles, un ascenseur à pédales. Oui, c'est un centre commercial qui a mis en place ce système ingénieux. Appeler l'ascenseur et choisir son étage avec son pied, parce que c'est l'un des casse-têtes du moment. Comment ne pas toucher le bouton de l'ascenseur avec les doigts ? Certains, on l'a vu dans l'immeuble, notamment Quentin, ont développé une certaine souplesse avec le coude. Mais il y a donc plus ingénieux avec ce système thaïlandais. Pour appeler l'ascenseur, vous appuyez sur la pédale qui est située devant la porte.
Et puis une fois à l'intérieur, vous avez une pédale pour chaque étage. Vous choisissez avec votre pied. Bref, plus besoin d'utiliser ses mains pour s'envoyer en l'air. N'est-ce pas, Charles ? L'histoire du jour en Chine, elle déverse. Petit ami, c'est radical. C'est radical, la vengeance est un plat qui se mange avec des oignons. Pour cette chinoise qui a visiblement très mal digéré le fait que son petit ami la quitte quelques jours avant la Saint-Valentin locale le 20 mai dernier. Alors pour se venger, elle a fait livrer devant la porte de son appartement une tonne d'oignons. Le livreur avait pour consigne de faire ça le plus discrètement possible.
Une tonne d'oignons discrètement, moi j'aime beaucoup le conseil. Il a réussi visiblement le livreur. Il a d'ailleurs déposé le petit mot écrit par l'ex-petit ami dessus. J'ai pleuré pendant trois jours maintenant. C'est à ton tour, a-t-elle écrit ? C'est à ton tour, pardon, a-t-elle écrit ? On ne sait pas si ça a marché, si son ex a versé quelques larmes devant le tas d'oignons. Mais selon les médias locaux, ce sont surtout les voisins qui ont pesté, évidemment, au sujet de l'odeur dans l'immeuble. En tout cas, si elle envisageait peut-être qu'il revienne, je pense que là c'est... Je crois que c'est assez définitif. C'est définitif.
Après, le coup de l'oignon, ça marque la fin d'une relation. Définit. Mais pour déposer une tonne d'oignons discrètement, je pense qu'il faut le faire un oignon à la fois, quoi. Peut-être. Peut-être un oignon à la fois. Je ne sais pas. 6h21 sur RMC et RMC Découverte. On est avec Chantal. Bonjour Chantal. Bonjour Apolline. Bonjour Chantal. Bienvenue sur RMC. Chantal, vous êtes dans les bouches du Rhône. Vous avez vu ces images ou peut-être même cette réalité sur quelques plages où maintenant on va être à distance les uns des autres. Qu'est-ce que vous en pensez ? Ça vous a fait rêver ? Bon, moi, je viens de voir le reportage. Alors, je suis femme de RMC et je tiens à vous le préciser.
Je vous regarde tous les matins. Ça, c'est sympa. Je viens avec vous. Donc, il n'y a pas de problème. J'adore l'émission. J'adore le concept. Mais voilà, moi, ce que je viens de voir à la Grande Motte, pour moi, c'est scandaleux. Parce qu'on n'a plus le libre choix de choisir à quelle heure on doit aller sur la place. Il faut prendre rendez-vous pour aller au bord de la place. 4 mètres carrés, vous vous rendez compte ? Moi, je suis une mamie. J'ai 5 petits-enfants. J'ai mes enfants et tout.
Vous vous rendez compte comment on fait ? On doit être séparés. Alors, par exemple, 2 ou 3 personnes sur 4 mètres carrés. Franchement, pour moi, c'est ahurissant. Je ne comprends pas. On est parqués comme des animaux pour moi. Du coup, ça vous coupe l'envie d'aller à la plage, quoi ? Sincèrement, j'ai un petit jardin agricole. Eh bien, je vais rester dans mon petit jardin et je vais essayer de mettre une petite piscine. Vous serez mieux, quoi. Et puis voilà. Franchement, non, je ne peux pas parce que... Bon, je conçois. Attention. Je conçois très bien qu'il faut s'écarter les uns des autres. Je le fais moi-même.
Quand je suis dans une grande surface ou quand je vais à n'importe où, je mets mon masque. J'essaie d'écarter les personnes qui me frôlent trop de près. Franchement, parce qu'il y a beaucoup d'incivilité, ça, c'est sûr. Oui, on est obligé d'être vigilant.
Ah oui, je suis très vigilante parce que moi-même, j'ai des problèmes de santé. Donc, je fais très attention. Mais c'est vrai que là, franchement, ça m'a écœurée.
Ça m'a écœurée. Bon, je sais que le maire, il se défend de tout ça, de ce parcage et tout. Mais moi, je ne peux pas. Là, je ne peux pas l'accepter. Ça, ce n'est pas possible. Oui, il fait ce qu'il peut, effectivement, avec les contraintes. Oui, oui, je comprends très bien qu'il faut gérer toute la population. Je suis d'accord avec lui. Mais là, non. Non, mais ça devient presque comme des plages privées. Alors, c'est gratuit. C'est ça, exactement. Mais si vous voulez, en Italie, par exemple, il y a beaucoup de plages où vous ne pouvez pas aller comme ça spontanément avec votre serviette. Vous êtes obligé de réserver un transat, un parasol. On en arrive pratiquement à ça, quoi. Mais c'est ça.
C'est parce que, déjà, pas tout le monde peut se permettre d'aller dans les plages privées. Parce que, bon, c'est vrai qu'après, ce n'est plus les plages privées. Je suis d'accord avec vous. Mais là, non. Là, je ne peux pas. Non, franchement. Oui, c'est l'honneur de la France, justement, de jamais avoir privatisé son littoral. Normalement, tout le monde peut aller sur la plage. Vous savez, c'est même une loi, ce chemin du littoral où tout le monde peut aller sur la plage, contrairement à beaucoup d'autres pays. Forcément, avec le coronavirus, on est quand même un peu obligé d'avoir les règles. Oui, bien sûr qu'il faut des règles. Mais pas comme ça. Pas comme ça.
Bon, on verra si ça peut s'assouplir. Il faut que les personnes soient responsables. C'est ça, le problème. Voilà. Mais c'est vrai qu'il y a beaucoup d'irresponsabilités envers la population. Et ça, c'est vrai. Je conçois ce qu'il fait. Mais je n'arrive pas à l'accepter. Ce n'est pas possible. Et puis, on va voir aussi comment on s'habitue aux choses. Souvenons-nous, au tout début du confinement, on avait du mal à respecter les règles. Et puis, finalement, on s'y est fait. Merci beaucoup, Chantal, de votre témoignage. Et merci du soutien. Bonne chance à vous. Et écoutez-moi bien sincèrement, une bonne équipe. Ils sont tous autour, là. Je peux vous dire qu'ils vous entendent et ils sourisent.
Ils sourisent à 6h25. Non, non, non. Je vais te voir tous les matins. J'ai des jeunes avec eux. On vous accompagne toute la journée. Merci, Chantal. Très belle journée à vous. Au revoir. On est avec Eric qui nous appelle de la Manche. Bonjour, Eric. Bonjour, Pauline. Bonjour, Eric. Bienvenue sur RMC. Eric, vous en pensez quoi, du coup, dans le Cotentin ? Les plages, elles sont ouvertes. Est-ce que vous en profitez ? Est-ce que vous trouvez ça satisfaisant ? Alors, pour l'instant, je n'en ai pas encore profité. Mais par contre, j'aimerais bien en profiter. Puisque dans mon contrat de travail, je nettoie les plages. Ah oui. Donc, c'est autorisé aux touristes, etc.
Pour normal, je trouve ça tout à fait normal. Pour les gens du cru, qu'ils puissent enfin aller faire un tour en bord de mer. Ce qui est beaucoup mieux que de prendre le métro. Et moi, nous avons un problème. Nous ne pouvons pas retourner sur les plages actuellement. Parce qu'il faut un protocole d'accord entre les différents lus du Cotentin. Donc, c'est un peu bizarre, quoi. Ça veut dire, attendez, que j'essaye de comprendre quand même, Eric, ce paradoxe. C'est-à-dire que les plages, elles sont effectivement ouvertes pour tous ceux qui habitent dans le coin et qui veulent pouvoir en profiter.
Mais par contre, vous, pour aller y travailler, c'est-à-dire aller nettoyer les plages, vous n'avez pas l'autorisation d'aller travailler sur les plages ? Pas encore, non. Et est-ce qu'il y a une sortie de blocage possible ? Eh bien, nous l'espérons. Parce que c'est un travail qui est absolument nécessaire, qui est tout à fait sympa aussi. Parce que, bon, ça nous permet de croiser des gens qui ramassent aussi avec des petits sacs, etc. Il faut savoir qu'en une après-midi, par exemple, nous ramassons à peu près 500 kilos de déchets. Ah oui, donc en plus, si vous ne travaillez pas, non seulement il y a quand même une contradiction, mais en plus, ça a des conséquences immédiates.
J'imagine que ces plages, elles doivent commencer à se couvrir de détritus ? Ah oui, oui, oui, tout à fait. Les plages de Normandie, là... Je vous entends plus. Les plages de Normandie, là, actuellement, sont dans un état lamentable. Parce que, bon, ça fait un peu plus de deux mois qu'on n'y est pas retourné. On y est allé très peu à la mauvaise saison. On a essayé d'aller faire un tour. Et, bon, avec les marées, les tempêtes, etc., etc., on a ramassé pas mal de choses, mais on ne peut pas tout ramasser, malheureusement.
Et je ne comprends pas qu'il n'y ait pas un collectif quelconque qui se soit monté, que ce soit de la part des mairies, de la part des écoles de surf, etc., en disant, bon, ben, voilà, les plages sont immondes. Il faudrait que les élus de la CAQ, de Beaumont, se mettent d'accord pour que les gens viennent enfin... Votre appel est entendu. Votre appel est entendu, Éric. Je suis le père. Ils vous ont sans doute entendu ce matin. Vous dites qu'il y a quand même une contradiction. Pouvoir aller se promener sur la plage, mais pas pouvoir aller y travailler pour les nettoyer. Merci beaucoup, Éric, de votre témoignage. Éric, dans la Manche, merci à vous.
Dans un instant, la météo et le journal de 6h30. Mais avant, cela, comme tous les matins, on vous offre une machine à café. Pour tenter de la gagner, c'est le 32-16, touche 5, ou par SMS, vous nous envoyez matin au 7-32-16. Il est 6h30, très bon réveil à vous tous. L'heure du journal d'Anne-Sophie Belbi. Bonjour Anne-Sophie. Bonjour Apolline, bonjour à tous. Organisé ou non, le second tour des municipales le mois prochain. Le gouvernement rendra sa décision aujourd'hui. Le 28 juin devrait être la date retenue, selon BFM TV. Sauf avis contraire du conseil scientifique. Loïc Rivière le disait, il fait beau, il fait chaud. Week-end post-confinement idéal.
Les Français en profitent, les propriétaires de gîtes aussi. Et puis au Maroc ou en Algérie, combien êtes-vous toujours coincés à l'étranger ? Plusieurs centaines, selon le Quai d'Orsay. Sans doute quelques milliers en réalité. RMC 6h31. Le gouvernement va annoncer aujourd'hui la date du second tour des municipales. Et selon BFM TV, la date du 28 juin aurait été retenue. Le conseil scientifique devra tout de même rendre un avis le mois prochain en fonction de l'évolution de l'épidémie. L'hypothèse d'une élection à deux tours en janvier 2021 au plus tard s'éloigne. Kevin Morand. L'exécutif n'avait pas caché aux représentants des maires et aux chefs de parti sa préférence pour le 28 juin.
Un report en janvier 2021 aurait conduit les 5000 communes concernées à re-voter pour le premier tour. Mais ce calendrier interroge ces électeurs parisiens. Ici, effectivement, on est sûr qu'il n'y a pas de danger particulier géré. Maintenant, je pense que la raison pour laquelle on nous demande d'aller voter en juin, c'est uniquement parce que la fenêtre de tir politique est plus adéquate.
Je ne sais pas comment ils vont réussir à mettre en place déjà cette barrière.
C'est un acte très politique et je ne vois pas tellement l'intérêt. Le conseil scientifique a déjà recommandé une série de mesures comme des horaires de vote réservés aux personnes à risque. Richard Hanchou, président du conseil de médecins généralistes MG France, est confiant. L'action d'aller voter, de porter un masque, de se désinfecter les mains, de venir avec son stylo et de garder sa carte d'identité en main doit absolument faire qu'aucune transmission et aucune contamination n'auront lieu dans ce lieu-là. La campagne électorale suscite davantage de craintes. Les réunions publiques seront ainsi interdites.
Pour éviter tout risque, le conseil scientifique préconise de réévaluer la situation de l'épidémie 15 jours avant le scrutin. Renaud joue sa survie, les mots de Bruno Le Maire dans le Figaro. Le ministre de l'économie estime que le constructeur doit prendre des engagements, notamment sur le maintien en France de ses activités technologiquement les plus avancées. Il affirme aussi ne pas avoir encore donné son feu vert auprès de 5 milliards d'euros. Autre dossier sur la table du ministre de l'économie, les soldes d'été normalement prévus à partir du 24 juin, elles vont sans doute être décalées. Mais à quelle date ?
Les grandes chaînes et les boutiques indépendantes ne sont pas sur la même ligne. Johan Petiot, de l'Alliance du Commerce, qui regroupe les grandes enseignes, plaide pour un démarrage début juillet. C'est un besoin de trésorerie très fort, parce que vous avez eu deux mois sans activité. Et on le voit bien, aujourd'hui, il y a de nombreuses offres promotionnelles dès maintenant, parce qu'il faut en effet écouler les stocks d'entrée de saison et de mi-saison qui étaient en magasin durant les deux mois de confinement et qui ne sont pas partis. Ça fera de la trésorerie pour les commerçants et ça leur permettra de financer leurs prochains commandes pour la collection prochaine.
Eric Mertz, l'un des représentants des distributeurs indépendants, préférerait, lui, des soldes à la fin du mois d'août.
Pour nous, il est hors de question de brader cette collection. On a des articles de grande qualité, c'est notre spécificité et il est hors de question, effectivement, de céder, je dirais, au chantage des grandes enseignes. Nous, nous avons besoin de marges pour simplement développer nos entreprises. On n'est pas tout au tout dans le même modèle économique.
Et ça, il faut bien que les consommateurs le comprennent. C'est un choix que les consommateurs doivent faire. Concernant le secteur du tourisme, le gouvernement promet 18 milliards d'euros. Certains professionnels commencent à retrouver le sourire. Avec le week-end de l'ascension, le beau temps, le déconfinement, les Français se déplacent et profitent. De nombreux propriétaires de gîtes font à nouveau le plein de réservations. En Ardèche, pour RMC, Maxime Bronstater, Florent Bonnard. Florian trinque avec ses amis motards pour la première fois depuis le confinement. Bon, bon messieurs, à ce week-end. On prend ce petit week-end à la campagne.
L'occasion de ressortir leur moto, pas pour faire beaucoup de routes, moins de 100 kilomètres, pas grave, ils ont eu le temps de trouver les bons itinéraires. En fait, pendant le confinement, on a eu le temps de mûrir l'idée, on ne va pas se mentir, on y a pensé, on en a parlé un bon moment. On a regardé autour de Lyon à 100 kilomètres, on pouvait aller faire de la moto vers Annecy ou plus en Ardèche. On a choisi l'Ardèche parce que le gîte qu'on a trouvé était plutôt sympa. Donc dès qu'on a pu le faire, c'était clairement le moment d'en profiter et de partir. Des arrivées attendues par Evelyne Payat, la propriétaire du gîte.
Pendant le confinement, la plupart de ses réservations ont été annulées, mais tout a changé au déconfinement. C'est simple, à partir du 11 mai, on a commencé à avoir quelques locations et à partir du 18, alors là, mon cahier, il est plein. Le mois de mai a toujours été plein parce que c'est un mois où il y a des fêtes, mais c'est surtout sur les week-ends. Là, on n'a pas que les week-ends, donc ça va nous compenser un petit peu financièrement. Les gîtes de France de la Drôme et de l'Ardèche ont enregistré deux fois plus de réservations cette semaine que l'année dernière sur la même période. Les plages continuent de rouvrir, notamment en Méditerranée.
Le plus souvent, pas question de s'asseoir ou de bronzer. À la grande motte, il est possible de s'allonger à condition d'avoir réservé à l'avance son emplacement. Réouverture aussi en Martinique, dans 12 communes du littoral. Plusieurs centaines de Français, je vous le disais, sont toujours coincés à l'étranger. Selon le quai d'Orsay, Michel et sa femme en font partie. Ce couple de retraités est bloqué dans un camping au Maroc depuis le début du confinement. Romain Poiseau. Deux mois que Michel et sa femme sont confinés dans leur camping-car au sud d'Agadir. On ne peut pas sortir du Maroc. Là, on est confinés jusqu'au 10 juin. S'ils ne repoussent pas.
Après, il faut qu'ils rouvrent les frontières, par contre. On aimerait bien rentrer, mais bon, c'est comme si on était en vacances. Mais on ne peut pas s'éloigner énormément. Ce qui nous manque, c'est de savoir la date où on va partir. On ne sait pas, on attend au jour le loup. C'est stressant. Dans le camping, une trentaine de Français. Dans le même cas, certains cherchent en vain une solution pour rentrer. Il y a un camping-cariste, le gars, il est quasiment toute la journée sur l'ordinateur. Il a essayé de trouver un moyen pour pouvoir partir. Quelques compagnies maritimes organisent de rares retours vers la France. Seulement, le prix est inabordable pour le couple.
Les prix sont exorbitants. Nous, à les retours, on paye 220 euros. Là, maintenant, ils font le minimum 1 200 euros. Depuis le début de la crise, 30 000 Français ont pu être rapatriés du Maroc, principalement par avion. Seulement deux ferries transportant des camping-cars ont débarqué sur les côtes françaises le 31 mars et le 4 avril dernier. Selon un dernier bilan, le coronavirus a fait au moins 28 215 morts en France. 83 nouveaux décès enregistrés en 24 heures. Le nombre de patients en réanimation continue de baisser. Au Brésil, le nombre de victimes a doublé en seulement 11 jours. Le seuil des 20 000 morts est franchi. Et puis, les drapeaux mis en berne aux Etats-Unis jusqu'à dimanche.
Hommage aux morts du coronavirus. Le bilan approche les 100 000 décès. Les courses aujourd'hui, Mathieu, c'est à Rouen-Mocanchi. Avec le pronostic de la Dream Team, des courses RMC favoris numéro 7 d'Orgos de Guèze, Outsider numéro 10, Express Jet, le 7 et le 10. L'étrange cas des abattoirs. Vous le savez, depuis quelques jours, tous les tests se poursuivent dans un certain nombre d'abattoirs qui sont en train de devenir des véritables foyers d'infection. L'abattoir de Kermené dans les côtes d'Armor, 115 cas confirmés. L'abattoir de Fleury-les-Aubrées dans le Loiret, c'est 69 personnes testées positives. Alors, aucun cas grave.
Mais enfin, quand on regarde dans le reste du monde, c'est 4900 cas qui ont été confirmés dans les abattoirs aux Etats-Unis et plus de 800 puissants en Allemagne et une centaine en Australie. On est avec le docteur Gilles Salva. Bonjour. Merci d'être avec nous sur RMC ce matin. Vous êtes vétérinaire, vous êtes directeur général délégué à la recherche de l'Agence Nationale de Sécurité Sanitaire de l'Alimentation. Première question, est-ce qu'il y a un risque à manger de la viande qui serait passé par ces abattoirs ? Non. Cette maladie ne se transmet pas par voie alimentaire. C'est une maladie respiratoire qui se transmet par voie respiratoire.
Donc non, il n'y a pas de risque à manger de la viande, bien entendu, quel que soit l'abattoir dont elle sorte vis-à-vis de ce virus. Alors moi, je ne comprends pas complètement parce qu'on nous dit que c'est une maladie respiratoire, mais on nous dit aussi qu'elle passe par les doigts. C'est-à-dire que si on touche une surface qui a été touchée par quelqu'un de malade et qu'ensuite on porte nos doigts à notre visage, on peut être infecté. La viande, forcément, c'est la même chose, non ? Alors non, parce qu'en fait, déjà, vous ne portez pas la viande crue sous votre nez, en général.
Le problème des mains, en fait, c'est que vous allez contaminer vos mains, vous allez les porter sous votre nez, et vous allez respirer le virus qui se trouve sur vos mains. Et c'est comme ça que le virus va rentrer par les voies respiratoires, pas par la voie digestive. Ce n'est pas par la salive, c'est plutôt par la respiration. Ce n'est pas par la salive, c'est vraiment par la respiration. Et donc, quand vous manipulez une viande, généralement, vous vous lavez les mains après. Donc, il n'y a vraiment pas de risque à consommer de la viande. On poursuit avec vous, Dr Gilles Salvat, dans un instant, sur aussi la spécificité de ces abattoirs.
Comment on peut expliquer qu'il y a autant de cas positifs ? Et on poursuit sur cette question. Y a-t-il un risque avec les abattoirs ? Un risque plus particulier, on est avec le Dr Gilles Salvat. Ce nombre de cas dans les abattoirs interpelle forcément. Est-ce qu'il y a quand même une spécificité du travail dans l'abattoir qui rend plus sensible la contamination ? Bien sûr, la première spécificité, c'est que les ouvriers des abattoirs, les employés des abattoirs, n'ont pas arrêté de travailler pendant le confinement. Et donc, ont pu ramener, pour certains d'entre eux, la contamination à l'abattoir.
Après, à l'abattoir, on a un milieu qui est plutôt favorable à la propagation de ce type de virus respiratoire. Alors, à l'abattoir et atelier de découpe, là où on découpe la viande ou on désosse la viande, par exemple, on a souvent des basses températures avec des locaux humides parce que les ouvriers expirent de l'air à 37 degrés et qu'on a de la condensation. Et cette humidité rend les masques moins efficaces lorsqu'ils ont des masques.
On a aussi une promiscuité de travail importante qui fait qu'il est parfois difficile de respecter la distanciation physique, notamment dans une atmosphère bruyante où lorsqu'on a besoin de parler à son voisin de travail, on est obligé d'enlever son masque ou de parler plus fort, donc de projeter éventuellement des gouttelettes plus loin. Il y a aussi, il faudra qu'on se pose la question des systèmes de ventilation. Sont-ils efficaces ou, au contraire, vont-ils contribuer à propager le virus ? On a enfin des revêtements en métal, en inox, par exemple, qui sont plus favorables à la survie du virus.
Mais d'une manière générale, on pense que les principales hypothèses, c'est l'humidité, la température qui favorisent la conservation du virus et la moindre efficacité des masques et ce problème de promiscuité, de proximité étroite entre les personnes. Mais ça vous interpelle quand même ? C'est-à-dire qu'on se dit, il y a eu quand même le cas des États-Unis, de l'Australie, de l'Allemagne, partout, ce sont des foyers assez spécifiques parce que la promiscuité au travail, c'est le cas dans un grand nombre d'entreprises et il y a un certain nombre de travails qui ont repris même très tôt dans le confinement, des travails à la chaîne avec aussi une promiscuité. C'est quand même étrange, non ?
C'est pour ça qu'on est en train, il y a un certain nombre d'enquêtes qui sont menées pour essayer de comprendre qu'elles sont dans les conditions de travail, ce qui favorise la survie du virus. Et je vous le dis, vraisemblablement, il y a peu de métiers où on travaille à des températures de 4 à 8 degrés avec des degrés d'humidité saturés parce que quand vous expirez de l'air, vous expirez de la vapeur d'eau qui condense et dans lesquelles les masques sont moins efficaces. En tout cas, un masque n'est pas efficace 4 heures en abattoir parce que très vite, il va être humide et un masque humide filtre mal ces particules virales.
Donc il y a des conditions particulières qu'il faudra étudier pour essayer de comprendre ça et pour assurer la sécurité des personnes qui travaillent en abattoir. Docteur, quand je lis les recommandations de l'OMS, l'Organisation Mondiale de la Santé, qui se met finalement à conseiller d'utiliser, je la cite, différents couteaux et planches à découper et de se laver les mains lorsqu'on manipule de la viande crue et des aliments, et même des aliments cuits, à la maison. Forcément, ça insinue qu'il y a quand même un doute, malgré ce que vous nous dites, j'entends bien, que ça ne passe pas par l'alimentation.
Alors, ce sont des consignes qu'on a rappelées, notamment pendant le confinement, parce que pendant que ce virus circule, il y a toujours des bactéries pathogènes qui circulent. Et alors, le fait de nettoyer sa planche, de nettoyer son couteau, une fois qu'on a manipulé de la viande et qu'on va manipuler, par exemple, les tomates derrière, c'est prendre le risque, si vous ne lavez pas les ustensiles, c'est prendre le risque de faire passer des bactéries qui se trouvent sur la viande et qui vont être cuites. Je rappelle que ce virus est sensible à 63 degrés, mais la plupart des bactéries pathogènes qu'on peut trouver dans notre alimentation sont sensibles à peu près à 70 degrés.
Et si on ne nettoie pas les ustensiles, on risque de faire passer ces bactéries pathogènes de la planche à découper vers les tomates, par exemple. Quand on fait une salade de tomates, c'est la saison. Et donc, de récupérer ces bactéries et d'être intoxiqué, alors que sur la viande, ces bactéries vont être cuites. Et évidemment, on ne présente aucun risque quand la viande est cuite. Bon, et puis de toute façon, laver son couteau entre le fait de couper la viande et de couper les légumes, ça ne peut pas faire de mal. Donc franchement, c'est toujours ça de pris. Et se laver les mains. Et se laver les mains, toujours. Encore un dernier mot avec vous, docteur.
Il y a ce cas quand même qui interroge de passage du coronavirus d'un vison à l'homme. Ça s'est passé en Hollande. Est-ce que ça veut dire que malgré tout, le virus peut se transmettre d'un animal vers l'homme ? Alors, pour le moment, on a eu quelques cas sur des animaux de compagnie, sur les chiens. Alors, les chiens multiplient très mal le virus. Sur les chats, les chats peuvent être malades. Par contre, visiblement, ne transmettent pas le virus à l'homme. Par contre, on était effectivement inquiets à la fois sur les furets et les visons. C'est des animaux qui sont très proches. Ce sont des mustélidés. Et ces animaux, on sait qu'ils multiplient bien les virus respiratoires humains.
En particulier, ce coronavirus. Le furet va servir probablement de modèle animal pour évaluer des traitements thérapeutiques contre la maladie. Éventuellement, peut-être demain, des vaccins. Le vison étant très proche du furet, on n'est pas étonné que le vison soit très sensible. Il y a eu deux élevages contaminés en Hollande. Et donc, oui, effectivement, nos collègues hollandais viennent de montrer que le virus pouvait passer du vison à l'homme. Donc, ce qu'on peut dire pour des gens qui auraient des furets domestiques, encore une fois, c'est une espèce très proche. Il y a 60 à 150 000 personnes en France qui ont des furets de compagnie.
Ce qu'on peut leur dire, c'est que quand ils ont un furet à la maison, et qu'ils sont malades, de prendre les mesures de distanciation, de ne pas s'occuper de l'animal sans avoir de masque, de se laver les mains avant et après l'avoir caressé, de façon à éviter la transmission d'abord à l'animal. Et si l'animal est malade, de toujours prendre ces précautions-là pour soi-même ne pas être contaminé. Encore une fois, ces animaux ont d'abord été contaminés par l'homme. Et ensuite, la contamination peut revenir sur l'homme. Mais la contamination initiale est une contamination humaine. C'est une contamination qui circule.
Donc merci beaucoup docteur, docteur Gilles Salva, vétérinaire, directeur général délégué à la recherche à l'Agence Nationale de Sécurité Sanitaire de l'Alimentation, l'ANSES. Merci beaucoup. Et puis donc on a appris qu'il y avait à peu près 60 000 personnes en France qui ont donc un furet de compagnie. Mais bien sûr, les nouveaux animaux de compagnie. Voilà, le furet de compagnie. On part tout de suite à Saint-Malo, retrouver le maire Claude Renoux. Vous faisiez partie, monsieur le maire, bonjour, de ceux qui avaient demandé le plus tôt la réouverture des plages. En dynamique, c'est-à-dire pour pouvoir y circuler.
Mais le constat que vous faites, c'est que les gens ne respectent pas les règles que vous aviez voulu imposer. Vous êtes obligé de serrer davantage les boulons ? Non, je pense que c'est une expression un peu excessive. On a constaté plutôt que le respect des règles. Globalement, ça s'est bien passé. Le week-end dernier, puisqu'on avait commencé le samedi et dimanche dernier, il y a eu quelques débordements, quelques non-respects. Donc, j'avais dit qu'effectivement, je ne voulais pas voir s'installer cette déviance. Donc, on a été très vigilants la journée d'hier. On a constaté que la règle était globalement bien respectée.
Vous dites d'ailleurs qu'il faut passer de la pédagogie à la verbalisation pour effectivement que désormais les règles soient vraiment appliquées. Voilà, il faut passer de la pédagogie à la verbalisation. C'est ce qu'on a fait. On s'était donné justement un samedi et un dimanche normaux, une semaine avant, pour tester le dispositif. Là, on a surtout été amené à verbaliser d'ailleurs des fréquentations de chiens le matin. Les chiens sont interdits sur les plages de toute façon à Saint-Malo à partir du 30 avril de tous les ans. Mais sur la plage elle-même, en fait, peut-être que mon petit coup de semenche a été entendu. On a eu assez peu de problèmes. Les gens font attention désormais.
Vous avez aussi pris un arrêté pour obliger le port du masque dans le centre-ville. C'était nécessaire d'aller jusque-là ? Oui, dans le centre-ville, disons dans ce qu'on appelle l'intra-muros. À l'intérieur des remparts ? À l'intérieur des remparts. Et dans une petite partie, ce sont les quatre rues qui sont les rues très fréquentées, c'est-à-dire l'ossature des rues de la vieille ville depuis l'entrée principale à Porte Saint-Vincent. Là, on a effectivement eu une fréquentation assez forte aussi le dimanche du week-end précédent qui nous a servi là aussi de test. Donc, on a pris la décision. J'ai pris la décision d'obliger à porter le masque pour cette journée d'hier.
Mais celle aussi d'aujourd'hui, demain et le dimanche. Ainsi que pour le week-end prolongé de la Pentecôte. Donc, ça y est, vous êtes prêts. Merci beaucoup, M. le maire. Claude Renou, maire de Saint-Malo. Vigilance renforcée donc sur les plages et masques obligatoires à l'intérieur de la cité Corsaire. La suite, Mathieu. Eh bien, justement, ces masques lavables, réutilisables, comment savoir s'ils sont encore bons à utiliser ? Frédéric Simotel va tout nous dire. C'est déjà demain dans un instant sur RMC. RMC, Vaudin Direct. Et tout de suite, vous, travailleurs, à l'honneur en ce vendredi de l'Ascension. Vous êtes très nombreux à nous écouter au boulot. Par choix, parfois.
Thierry nous dit, technicien dans une usine CVSO2, on n'a pas arrêté la production de tout le confinement. En plus, on ne déplore aucun cas de coronavirus. Les mesures d'hygiène et de sécurité étaient déjà bien acquises chez nous. Elles ont été renforcées. Alexandre nous écoute de l'Auvergne. Il vient d'arroser son jardin, Alexandre, avant d'aller au boulot. Au moment de détente, avant d'aller à l'usine, avec un masque. Lui aussi, avec cette chaleur, ça s'annonce pénible. N'oubliez pas les chauffeurs de taxi qui ont payé un lourd tribut en accompagnant le personnel médical au travail. Nous écrit Beb. Ben oui, on ne les oublie pas. Guy Hugues, d'ailleurs, est artisan taxi.
Pas de week-end pour nous. On accompagne les gens sur leur lieu de traitement médical. Et puis Serge est chauffeur de bus. Lui aussi travaille chaque jour pour la continuité du service public. Je lirai d'autres messages tout à l'heure sur RMC.
RMC au 7.32.
75 centimes par envoi, plus prix du SMS. RMC. RMC, c'est déjà demain. C'est déjà demain. On commence à avoir un peu de recul sur l'utilisation des masques. Aujourd'hui, Frédéric Simotel, bonjour. On s'occupe du suivi et du traçage des masques avec un capteur inventé par une start-up française qui va jouer le rôle de carte d'identité du masque. Concrètement, ça va marcher comment cette innovation ? Ça va servir à quoi ? Ça va surtout servir pour les masques en tissu, les masques dits alternatifs. Parce qu'on le sait, aujourd'hui, on a un gros souci autour des masques d'approvisionnement, même écologique, les masques en papier, les masques FFP2.
On commence tous à en voir un peu partout, par terre, dès qu'on se promène un peu. Alors, c'est vrai que le masque en tissu, ça peut être plus cher à l'achat, mais à l'usage revient moins cher. On peut le nettoyer, tout ça. Le problème, c'est qu'aujourd'hui, avec un peu de recul, on se rend compte que ces masques en tissu, soit on ne les lave pas assez souvent, soit on les lave trop. Et donc, du coup, dans les deux cas, ça perd un peu d'efficacité. Et ça, c'est la UbiSolution. C'est une entreprise française qui a installé des petits capteurs sur des petites étiquettes RFID, des petites puces RFID, je trouve le terme, sur des masques pour justement avoir ce suivi.
Et avec son smartphone, on va pouvoir savoir combien de fois on l'a lavé. Ils vont installer aussi des bornes dans les entreprises. Par exemple, si une entreprise fournit ses masques à ses salariés, le salarié, chaque matin, avec son masque, qu'il aura lavé 2, 3, 5, 10 fois, il va le passer devant la borne et il verra exactement s'il a 20 lavages, c'est le dernier jour pour son masque et puis il peut le jeter dans la borne. Donc, c'est un moyen assez économique, assez utile. Et cette société, elle connaît bien puisqu'elle pratique déjà cette technologie avec les draps des hôpitaux. Et ça a permis de réduire la dépense de 50% des hôpitaux en faisant un vrai suivi de ces draps.
Et donc, il a appliqué cette Ubi. La bonne idée, c'était d'appliquer cette innovation. Le fait d'avoir des draps intelligents et donc maintenant des masques intelligents. Des masques intelligents. En effet, je ne sais pas comment font les gens qui nous écoutent, vous pouvez d'ailleurs témoigner au 32-16, mais quand on vous vend un masque en vous disant celui-là, il est réutilisable 20 fois si vous le lavez 20 fois, comment on se souvient qu'on l'a lavé 12 fois ou 17 fois ou 20 fois ? Donc voilà, Ubi Solution a donc la solution.
On reste sur le sujet, Frédéric, du suivi et du traçage avec un nouveau service pour l'application RATP qui permet aux voyageurs de renseigner sur l'affluence en temps réel des bus, des RER et des métros. Oui, et ça, ça va être très utile dans les jours à venir. Alors effectivement, beaucoup de Parisiens utilisent cette application pour savoir quel est le meilleur trajet pour aller d'un point à un autre et donc la RATP a eu l'idée de rajouter une ligne à son service et quand on est dans la ligne, on va dire je suis entre telle station, telle station, il est à l'heure et alors il y a différents niveaux, affluence élevée, peu élevée, personne.
Et comme ça, en temps réel, plus les gens, on appelle ça une application collaborative, plus les gens utiliseront cette application, mieux elle sera renseignée. La RATP va recouper cette information aussi avec les badges en station ou avec, il y a certaines rames qui comptent déjà le nombre de voyageurs donc elle va recouper toutes ces informations et à partir du 1er juin, on aura, puisque le 1er juin, les métros erreurs vont fonctionner à 100%, on aura en temps réel, on saura avant de partir, on prend telle ligne, telle ligne de tramway, telle ligne de métro, on saura exactement s'il y a beaucoup de monde et il vaut mieux attendre un peu, retarder un peu.
C'est une sorte de Waze des couloirs de métro. Exactement, c'est le Waze du métro. Et puis on termine avec une autre application, Frédéric, qui pourrait s'avérer très utile dans la période que nous vivons. Oui, c'est une application pour repérer les dépressions. Alors c'est vrai que c'est compliqué parfois d'aller chez un psychologue puis de parler de tout ça. Et donc c'est une application qui va être mise en place où on va discuter avec un psychologue virtuel.
C'est-à-dire qu'il est derrière l'écran, nous on est face à lui, alors il va nous poser des questions et ensuite il va y avoir une analyse, alors non seulement des mots que l'on va employer, nous en tant que patients, du ton sur lequel on va répondre, mais aussi elle va regarder avec de la reconnaissance faciale nos mimiques. Est-ce qu'on fronce les sourcils ? Est-ce qu'on a des mous un peu bizarres ? Et tout ça, c'est très référencé dans un manuel de psychologie et à partir de là, on va pouvoir, alors ça ne va pas remplacer le médecin, mais ça va pouvoir alerter, repérer des signes de dépression et dire tiens, ce serait bien que vous alliez voir quelqu'un pour en parler.
Ça fait presque un peu peur. Ça fait un petit peu peur, mais bon. Franchement, s'il n'y a personne de l'autre côté du smartphone, mais qu'on vous dit quand même, mais vous êtes dépris. On n'a plus le droit de se toucher le visage, on n'a plus le droit de froncer les sourcils. Il y a un moment, ça va. On n'a plus le droit de se promener sur la plage ou de se mettre où on veut sur la plage. Mais bon, c'est quand même du progrès. Merci Frédéric Simotel d'avoir décliné toutes ces innovations. On est avec Luc ce matin sur AMC. Bonjour Luc. Bonjour. Bonjour Luc. Félicitations. Oui, merci beaucoup. Vous avez gagné ce matin la machine à café et les capsules qui vont avec.
Luc, vous êtes dans la Manche. À cette heure-ci, un jour de pont, vous ne dormez pas, vous travaillez. Je vous écoute tous les matins. C'est bien, c'est une très bonne raison de se réveiller. Mais il y a peut-être d'autres raisons en plus. Et puis je travaille aussi également. Je suis en télétravail depuis le 17 mars. Vous vous y habituez au télétravail ? Ce n'est pas trop dur ? Écoutez, moi j'interviens dans les entreprises pour faire du conseil en prévention habituellement. Donc là, pour l'instant, on est en télétravail et je reprends les visites physiques la semaine prochaine. Bon, alors progressivement, vous allez revoir des humains.
Mais d'ici là, vous allez pouvoir boire du bon café avec des capsules. On est heureux de vous l'avoir offerte. Très belle journée à vous, du coup, à l'écoute d'RMC. Bonne journée Luc. Continuez comme ça. Merci.