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Podcast / conversationLe Figaro (sur YouTube)· 20 juin 2025 121 minComplaisantDivertissementCulture, médias & sportInstitutions & électionsSolidarités & famille

«Y a-t-il encore des gens capables de mourir pour la France ?»: Une nuit avec Roselyne Bachelot

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 66 %Attaque 10 %Défensif 24 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 10:00Roselyne BachelotChiffre
    « J'ai apporté 120 millions d'euros pour sauver l'opéra de Paris et j'ai fait ça pour toutes les institutions culturelles. »
  • 20:00Roselyne BachelotFait
    « J'ai vécu une expérience. Oui, mais vous savez quand on a une attente peut-être depuis je sais pas à 10 ans vous aviez quitté. »
  • 21:40Roselyne BachelotFait
    « J'ai défendu la culture bec et ongle et j'ai vraiment ça a été reconnu par la suite, même s'il y a eu des souffrances pendant. »
  • 5:00Fait
    « Le monde de la culture est aussi un monde de violence. C'est quelque chose qu'il faut intégrer dans sa réflexion sur l'art parce que l'art est un acte intime qui relève souvent d'un viol d'un viol sentimental parfois d'un viol physique mais il y a des phénomènes d'emprise. »
  • 6:00Fait
    « beaucoup me répondent "Non, je n'aurais pas pu faire cette œuvre sans violence. Moi, je suis fondamentalement persuadé que c'est faux." »
  • 7:00Fait
    « derrière chaque grand homme, il y a une femme. C'est plus que vrai. »
  • 15:00Fait
    « C'est un hôpital dans lequel on soigne encore des blessés, des militaires qui ont perdu des bras, des jambes, des faces au service de la France. »
  • 17:00Fait
    « Je me suis fait porter à la fin de chaque mois la note de toutes les consommations que je faisais de déjeuner, de dîner et je faisais un chèque à la fin de chaque mois. »
  • 18:00Fait
    « J'ai jamais gardé un objet personnel. J'organisais des tombols gratuites avec les cadeaux qu'on me faisait pour le personnel des ministères. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Est-ce qu'entrer ici c'est toujours une promesse ? Oui, au départ on avait pensé que ce serait l'entrée de Bastie et Marche et puis finalement ça n'a jamais fonctionné et on est devant Est-ce qu'on peut dire le chef-dœuvre de monsieur H ? Ah ben je sais pas, c'est vous qui savez, c'est un chef-dœuvre.

Vous connaissez pas l'histoire du concours ? Racontez-moi. Mais si je connais l'histoire du concours, mais chez-dœuvre c'est à vous de juger.

Non, certains pensent que c'est une architecture de Vespasienne. Oui, vous commencez déjà. C'est on s'est habitué et puis c'est un lieu magique parce que il s'y passe tellement de belles choses que finalement on a oublié ce concours d'architecte où François Mitteran tire la mauvaise enveloppe.

Tout était encadré pour qu'on tire une autre enveloppe, celle qui était choisie à l'avance, la bonne. Et on tire celle de Carlos H. Et d'ailleurs, il y a quelques mois, Carlos H était là parce qu'on a déposé une plaque à son nom à l'intérieur de de Bastille et je tombe sur l'architecte.

C'est un peu compliqué de faire des compliments qu'on ne ressent pas vraiment. Ah oui, comment on fait ? Parce que quand vous arrivez ça non mais j'ai 40 ans d'expérience petit garçon là, il y a pas de problème.

Vous allez me montrer ce soir comment. Bonsoir Rosine Macho. Bonsoir Tibo.

Merci de passer la soirée avec nous. Alors, on va rentrer par l'entrée non officielle qu'il est devenu rentrer. Voilà.

Est-ce que quand on a quand on est allé voir autant d'opéra ou de balai, on a toujours la même excitation ou ? Ah mais c'est incroyable. Toujours, toujours.

Et voyez, c'est curieux, je ne peux jamais arriver au dernier moment. J'arrive toujours au moins avec une demi-heure d'avance. Et alors, vous entrez immédiatement dans la salle.

Voilà. Voilà. Ah non, non, non, non.

Oui. Enfin, parfois, je bois un pot dans le salon. Berliose mais je rentre tôt et là je m'imprègne de la de l'ambiance des lieux.

Bonsoir vous allez bien ? Ça va bien. Allez-y, on passe.

Bon, on traverse, on va faire gling glinger les chonsir. Bonsoir. Ça va bien.

C'est bien. Merci de nous accueillir. Ah, ça c'est je considère que c'est ma maison.

Ah, carrément. Je suis je suis chez moi. Alors, ben alors je vous suis.

On va monter dans les on va monter. Il faut dire que il y a un on joue on joue on joue en ce moment c'est l'avant-dernière de Manon de Massnet et on a eu deux très grands dégrilleux. On a eu d'abord Benjamin Bern que je suis venu écouter.

Dégriilleux formidable avec Amina Edrisce dans le rôle de Manon. Et puis là il y a Roberto Alania qui a pris la suite et que j'avais déjà entendu en 2022. Il a joué de nombreuses fois des grilleux chefdœuvres de l'opéra français de Massnet avec toujours cette diction, cette clarté, les airs qui ne roulent absolument pas.

Ah, faut pas que les air roulent. Non, c'est ça la caractéristique de d'un chanteur d'opéra qui est Il faut que le R soit long mais qu'il ne roule pas soit long mais qu' ne roule pas. Vous savez les vieux chanteurs.

Non, ça ça passe pas. Ça marche pas. Vous êtes objet à la fin de faire un faux compliment.

Alors là, il y a une petite boutique. Oui. Euh dans lequel on peut acheter des CD, des livres sur l'opéra, des anciens programmes et les amateurs aiment bien regarder un petit peu aussi des petits goodies de l'opéra de Paris, des car postal, des photos et cetera.

Et alors, vous me dites quand vous entrez que vous vous installez, est-ce que vous êtes capable au moment vous installez de sentir On va passer par là. Je crois que l'ascenseur est ici. Oui, c'est ça.

Oui. Ah bah là, ici c'est un lieu quand même un peu magique parce que vous avez l'entrée directement sur le parterre et là à droite, il y a le salon Verlius. Alors, ça c'est un petit salon pour les initiés.

D'accord. Ce sont c'est le salon des messes, c'est le salon des membres de la ROP. l'association pour le rayonnement de l'Opéra de Paris.

D'accord. Donc ceux qui comme moi soutiennent l'Opéra de Paris. Alors il y a des très grands messes.

Je suis pas très grand mécen mais pour moi c'est important d'apporter ma contribution personnelle à l'Opéra de Paris et ça vous donne accès à ce salon qui est c'est un endroit un peu politique non ? Voilà. Alors petit détail sordide.

Oui. Non les toilettes des hommes sont là. Oui.

Et les toilettes des femmes sont au-dessus. C'est un vrai cauchemar. Allez, on faudra faire l'inverse.

Je ne sais pas quel est l'architecte qui a conçu ça. Ça me rappelle toujours, je le sais, euh un des travaux qui avaient été faits au Vatican. Oui.

Et travaux de rénovation. Et les toilettes n'avaient pas vraiment été prévues de façon suffisante et le pape avait mis dans la marge non soun angelie ne sont pas des anges. Je pense que la phrase de du pape pourrait être appliqué ici.

Pourrait être appliqué ici. Alors quand vous entrez dans la salle là, vous êtes capable avant de saisir l'atmosphère pour savoir si ça va bien se passer ou pas ou faut pas exagérer. Oh non, je je peux pas sentir mais c'est moi qui me met dans la situation de recevoir d'apprécier l'œuvre de rentrer à moi-même.

Et je faisais d'ailleurs exactement la même chose quand je me préparais aux questions gouvernement l'Assemblée nationale. Là vous alliez sur scène quoi que vous êtes presque chose Oui. Allez-y je vous en prie.

Oui. C'est vrai que vous êtes en bas h à l'orchestre finalement. Voilà.

Enfin, la situation des spectateurs n'est pas la même. Mais c'est vrai que cette salle est évidemment magnifique. 2745 places, il y a certains qui disent en fait c'est moi, c'est enfin avec 2745 le chiffre est juste et ça se situe évidemment dans les grandes salles dans les grandes salles des opérus.

Ah, il habitait pas ass je dire vous savez ce qui est très surprenant c'est que finalement ces bâtiments modernes résiste beaucoup moins que euh à château fort du Moyen-Âge. Et regardez ce qui est en train de se passer. On est en train de euh de réparer le le centre Pompidou pour 500 millions d'euros.

On est on a réparé le grand palais pour 460 millions d'euros et là la ministre de la culture actuelle, madame Datil, dans une dernière communication a annoncé que il faudrait au moins 400 millions d'euros pour un bâtiment qui de toute façon dès le départ a rencontré un certain nombre de malfaçons. Ça fait déjà la 3è critique en 10 minutes d'interview sur ce bâtiment, hein. Mais oui, parce que le bâtiment le bâtiment n'a pas d'importance.

Le bâtiment euh il va être un écrain, comment dirais-je, assez sparciate de spectacles absolument géniaux. Et puis alors, regardez quand même. Oui.

Là, on a la colonne de juillet. Oui. On a le génie qui est là.

Là, on a Paris, Paris, Paris quoi. C'est Paris, c'est magnifique. On domine tout.

Alors là, dans cette galerie, des soirs de première ou des soirs de enfin de gala, on peut mettre des tables et faire des dîners qui permettent de collecter des fonds pour l'opéra de Paris. Mais alors, l'opéra a tant de mal que ça à vivre sans ses mess, c'est impossible. Absolument impossible.

Vous savez euh on a un budget d'un peu plus de de 400 millions d'euros. Ouais, on va aller voir juste en dessous parce que il y a des petites retransmissions pour ceux qui sont en retard, on m'a dit de 400 millions d'euros et la subvention de l'État est à peu près pas loin de 200 millions d'euros. Ouais.

Et donc chaque spectateur quand il s'assit dans un fauteuil de l'opéra Bastille, ça coûte 123 € contriblob. Ah oui mais vous savez l'opéra vous avez mais alors ça c'est un problème sachant que très grande partie de la population n'y vient pas ici. Oui mais les travaux enfin les politiques de démocratisation sont très actives.

Faire venir des jeunes, avoir des places très peu chèes. Mais on est sûr que c'est c'est comme dans tous les milieux. Est-ce que le milieu de l'opéra qui un milieu assez élitiste a envie de s'ouvrir ?

Est-ce que c'est vrai ce qu'on en est sûr ? Enfin, moi j'ai envie qu'il s'ouvre parce que c'est une question de survie et on a mené des politiques de démocratisation. [Musique] C'est plus une question de culture enfin de d'éducation qu'une question de prix parce que des les mêmes personnes qui n'hésitent pas donner l'opéra.

Oui, c'est moins cher qu'un spectacle de rock. C'est vrai. Là, vous avez pas tort là.

Vous avez raison. C'est oui, c'est vrai. Oui, mais c'est c'est plus cher qu'une place de théâtre dans vous avez oui, mais vous avez une place de ici très bonne place, on entend bien pour 80 €.

Allez donc assister un spectacle de Beyonc ou de Teller Swift et cetera. Alors, on est tout le temps en train de faire ce procès à l'opéra, c'est quand même incroyable. Il faut voir un peu.

Vous avez une mise en scène, vous avez des cœurs, vous avez un orchestre de plusieurs dizaines de musiciens qui sont évidemment des super musiciens. C'est pas des gratteurs de guitarein. Pardon.

Pardon pour les gratteurs de guitar. Oui. Donc on salue.

On salue et qu'on embrasse. Qu'on embrasse absolument. Je n'y manque pas.

Et je je suis allé voir le concert d'Éric Capton, vous savez. Oui. Ah oui.

Alors là pour Grant de guitare, c'est grat. Ouais. Oui, c'est vrai.

Quand on est ministre de la culture, est-ce qu'on arrive ? Est-ce qu'on doit est-ce qu'on peut faire abstraction de ses goûts personnels ? Oh oui, très certainement.

Oui. Oui, j'ai vu des choses dans certaines expositions qui ne m'ont pas séduite évidemment. Et puis alors vous savez l'appétit vient mange il y a des choses pour lesquelles je n'étais pas euh fondamentalement je étais pas fondamentalement attiré puis je les ai découvertes.

Il faut avoir l'esprit ouvert. Descend descend. Là aussi on a une sacrée vue.

Je crois qu'on la voit encore mieux ici. Romain la la colonne on la voit bien la colonne de juillet là. Et tiens, d'ailleurs, est-ce que la culture, on dit souvent aujourd'hui qu'il faut une histoire commune, grande histoire commune pour fédérer le pays, est-ce qu'il y a besoin d'avoir une culture commune ou au contraire non plein de courants culturels différents, courant artistique différent ?

Ce qu'on appelle la culture en France ou la culture de France, c'est un melting pot incroyable de culture, d'influence. Euh il y a des artistes dont on pense presque qui sont français. On pense en particulier à tous les grands musiciens italiens d'opéra.

Euh Rossini, Denizzetti. Denizetti était formidable quand il faisait un opéra en italien qu'il le faisait ensuite sur un livret français. Il réécrivait sa partition pour s'adapter à à au rythme, à la mélodie de la de du parler français. [Musique] La France est un grand pays de culture avec des mouvements qui sont des mouvements entrant et des mouvements sortant de la culture.

Oui, mais c'est difficile parce que pas qu'il y a une culture officielle, mais j'imagine qu'il y a certaines cultures qu'on a envie de mettre en avant plus que d'autres. Enfin, peut-être qu'on a envie de que les jeunes à l'école apprennent plutôt euh l'opéra que le rap, vous voyez. Non, je me trompe il a du rap qui est très bien.

Bien sûr. Non mais attendez, évidemment, je ne dis absolument pas le contraire. Moi je suis fan du cloud rap.

Alors du cloud rap. Qu'est-ce que c'est que le cloud rap ? C'est un une forme de rap nuageux, plus subtile.

Vous connaissez pas le cloud rap ? Non, je connais pas le cloud rap. Mais alors en rentrant, je là vraiment faut que je fasse sa culture.

Non mais je fais ça Basti. Non mais on rêve. Vous m'avez pas répondu à ma question. cette forme de culture officielle.

Oh non, il faut ou il faut pas qui une base commune quand même culturelle pour tous les petits français par exemple à l'école et en même temps on va pas l'imposer une culture officielle ça fait un peu dictature voyez. Oui bien sûr. Regardez c'est là.

Alors là il y a un salon. Ah oui on peut se mettre en bas. On peut se mettre dans le salon pour les retards à terre.

On va voir où on en est dans Manom. Vous l'avez vu à de nombreuses reprises. Vous en avez vu de nombreuses représentations ?

Cette mise en scène de Hug, je l'ai vu au moins quatre fois. Ah oui ! [Musique] Alors là, il y a un balai. [Musique] Et alors ça c'est la représentation qui se passe en ce moment même derrière nous.

Voilà exactement dans cette magnifique salle dans cette dans cette scène inouie. La scène de Bastille qui n'est pas en pente ici. Pardon ?

Elle n'est pas en pente celle-ci. Non. Cette scène de Bastille elle fait 40 m de haut 30 m de large et 25 m de fond. est énorme.

Elle est beaucoup plus grande qu'à Garni. Alors, est-ce qu'on va entendre peut-être le plus fameux a où on demande où Manon va dire de va nous demander de profiter de notre jeunesse ? On s'en approche ou pas ?

Vous êtes plutôt opéra ou plutôt balet ? J'aime les deux. Ouais, j'aime les deux.

Alors, c'est pas ici la maison du balai. Non, c'est l'opéra Garnier dans lequel il y a les balais. Sauf qu'en général, le grand balai de fin d'année qui est alors où on fait un grand classique, la Belle au Bois Dormand, casse noisette, se fait en général ici parce qu'il y a plus de place qu'un garder. [Musique] D'où vous vient votre passion vous pour l'opéra ?

Comment est né votre passion pour l'opéra ? Elle est née tardivement. Oui, j'ai vu ça. chez une famille modeste où on n'allait pas à l'opéra et on allait à Noël voir une opérette rêve de Vals euh les villes de Zapérial, le chanteur de Mexico et puis c'est un ami et ben voilà, c'est un ami qui est mort. d'ailleurs et sur lequel j'ai pour lequel j'ai écrit un livre qui est bord du sida il y a longtemps qui m'a emmené à Veron.

Ouais. Et bon, les arènes de Veron, un grand spectacle populaire, des gens qui font la cuisine sur un camping gaz en même temps qu'ils assistent à l'opéra. Les Italiens sont incroyables.

Je crois que c'est un bon endroit pour découvrir l'opéra. Alors évidemment oui on n'est pas dans le cadre feutré de l'opéra garni avec les connaisseurs ou oui c'est ça ou euh on a cette même ambiance au coride d'orange par exemple et donc là j'ai le choc amoureux et je vais avoir trois décennies qui vont se succéder de l'opéra je vais avoir une décennie verdienne. Je crois que c'est un bon une bonne façon de commencer l'opéra que de commencer par verd puis mosarienne puis finalement wagnerenne et je vais tous les ans au festival de Baut au cours du mois d'août.

Wagner est au programme de la saison 2020. ou on a déjà eu l'ord du rein dans la mise en scène deadeto qui a soulevé quelques polémique. Oui, j'ai vu les critiques et on va ouvrir avec la Valkyrie.

Vous dites on Oui, on ou bien sûr. Vous êtes sur scène ? Non.

Oui, bien sûr. Oui, chant. Oui, je je sens que je vais pouvoir faire le le HO.

Et vous auriez aimé tiens ? Est-ce que vous rêvez la nuit d'avoir arrêté ? Vous savez, on a chacun des fantasmes de Bien sûr, mais mon fantasme de jeune fille, c'était pas de chanter, c'était de jouer euh de jouer de la musique, de jouer du piano, hein.

J'ai chanté jeune fille, j'ai chanté dans des dans un cœur important. J'ai chanté toutes les grandes passions de bacle à Miss Solemnis, tous les grands oratoriaux Israël en Égypte. J'ai chanté sous la direction de Nadia Boulanger les œuvres de Lili Boulanger et ça c'était une grande émotion que de chanter avec cette ce j'allais dire ce monstre cette figure du de la musique française.

Euh voilà c'est quelque chose qui est première femme à avoir obtenu le prix de Rome. Lisie Boulanger morte à 21 ou 22 ans. une artiste, une compositrice absolument merveilleuse.

Et moi, j'aurais voulu être une pianiste, mais pour mes parents c'était pas c'était pas envisageable. Ils ont eu raison de me dire de m'orienter vers des choses solides. De toute façon, pour ma mère, ensuite, je lui avais dit que je voulais faire Science Po elle m'avait dit ça ce sont des métiers de Saltin Banque déjà.

Science P. Alors, on imagine, elle me dit a trois professions ou mine, dentaire, pharmacie. Le reste c'est mais elle avait pas tort parce qu'il connaissent pas la crise voilà c'est quelque chose qui vous donne votre liberté.

Oui. A toujours besoin de médecin vous savez je vois que certaines personnes dans la politique qui sont là en se disant "Mais si on est battu qu'est-ce qu'on devient ? Qu'est-ce que je comment je gagne ma vie ?" Moi je sais que j'ai un métier.

Je suis docteur en pharmacie. Alors on a du chagrin quand on est battu. La question ça dure une semaine hein.

Oui, un peu plus. Ça dépend du niveau de l'élection peut-être. Oui, ça dépend.

Enfin, on est aussi saisi d'un immense soulagement parfois et donc la saison prochaine va être merveilleuse. On a des choses très bien qui nous attendent. Et on va commencer par mon mon cher Wagner, c'est-à-dire la première journée de la thétralogie puisque l'ordin qu'un prologue.

Ensuite, on aura Sicri et bien sûr le crépuscule des dieux. On y va, on y va. On descend.

Alors, il y a une pause là. Donc dans le il y a une pause, c'est pas un entra que les gens restent assis et là c'est la fameuse scène dans sapis où Manon va comment dirais-je ? Ah oui, c'est la tentatrice et le le curé où avec Roberto Alania qu'on va voir en soutane et bien il va céder à à la tentation.

Il va céder à la tentation. C'est affreux. Est-ce que vous pleurez ou vous riez plus souvent ?

Ah, je pleure. Ah, vous pleurez ? Ah oui, à chaque fois.

Non, ils ont pas pas dans tous quand même. Je suis extrêmement lacrimal. Ah oui mais d'ailleurs c'était très drôle parce qu'un jour et vous y allez tiens vous y allez accompagné ou ou seul ?

Oh j'y vais en général accompagné. Ouais d'accord. Donc il faut se tenir prêt à avoir des mouchoirs lorsqu'on vient avec vous.

Les personnes qui m'accompagnent sont équipées. Et donc un jour, je me souviens d'être allé un jour, bah tiens, c'était Wagner parce que justement à la fin de la Valkyrie, il y a les adieux du dieu Votan à sa fille Lebu, Levune, Servich Skin. Et euh j'étais à côté de Jérôme Mono comme moi, un Shira qui un poil dur.

Je pleurais tellement que Jérôme se penche vers moi et me dit "Roseline, arrêtez de pleurer, on va croire que c'est moi qui à l'origine de ces larves." Mais on rit aussi. On peut rire moins oui, il y a des opéras des opéras comics qui ne suivent parce que faut bien expliquer ce que c'est qu'un opéra drôle et un opéra comique.

Un opéra comique c'est un opéra dans lequel il y a des parties parlerin. Ça veut pas dire que c'est forcément un un opéra qui est drôle mais il y a des opéras très drôles. Tiens, on a en même temps que Manon, il y avait dans la programmation, il y avait le tritico de Puccini.

Alors, il y a des choses très très tristes. Amine Grégorien dans Swor Angelica puis c'est trois opéras tritique comme son nom l'indique c'est un intrque. On a pleuré tout le monde pleurait dans Sir Angelica mais il y a le un des opéras un des mini opéras qui s'appelle Janis Kik d'une drôlerie incroyable.

Mais des opéras, il y a pas le staff. Oui. De verd opér drôle.

Ouais. Non, c'est pas la c'est pas la loi du genre. Nick Safal.

Et oui, c'est Nick Safal. Bien sûr. Est-ce que c'est pour ça, pour votre passion pour l'opéra que vous êtes devenu ministre de la culture ?

Oui, en Ah non, mais d'abord on choisit pas, on est appelé euh Oui, mais est-ce qu'on vous a appelé pour ça ? Bonjour monsieur dames, bonsoir. Ça va bien hein ?

On est appelé ? Le fait que je sois une femme de culture a certainement joué mais c'est surtout et parce que j'ai été le choix de Jean Castex, je crois que surtout dans cette période de grande difficulté qui était la période de du Covid ici la période du Covid ce qui importait c'était d'avoir quelqu'un qui connaisse les rouages de la du fonction fonctionnement de la République et qui est de l'autorité. C'est ça qu'on attendait de moi, d'avoir quelqu'un de Bonjour.

Qu'est-ce que vous prenez ? Ah, je prends un verre d'eau si c'est Ou alors ou alors tiens, vous avez cet excellent jus de poire. Ah oui, il est très bon.

Oh, il est absolument. On va en prendre deux alors de jus de po ou alors comment vous vous en êtes vous êtes appelé ? Ah, c'est tout.

Je dire la vie est drôlement faite. Ouais, merci. Évidemment, quand arrive le Covid, on réalise que euh la façon dont j'avais géré la grippa H1N1, c'était exactement la façon dont il fallait la gérer.

Et euh je faisais l'avant-journal de TF1 sur l'état de la pandémie. Et donc jour de nomination de Jean Castex. Oui, il arrive pour faire ce qui doit être fait.

C'est la tradition. Journal de test à 20h. Bonjour, je me présente au français surtout lui qui était pas très connu.

Exactement. Et moi, j'étais sorti de ma séquence avec Gill Boulot et je rencontre Jean Castex dans la petite salle d'attente juste à côté du studio. On tombe dans les bras l'un de l'autre. on se connaît.

Il a été secrétaire général adjoint de l'Élysée, conseiller social quand vous vous étiez quand j'étais voilà quand j'étais à la santé et là je vois son œil qui free ah vous le sentez ? Vous le voyez ? Je vais dîner avec des copains.

La soirée s'éternise, il faisait beau quelques verré. Les copains me disent ou on va t'appeler amis de la santé et cetera. Je dis déconne pas, je je vais dire non et cetera.

Et j'arrive à 23h30 chez moi et je vois le nom de Castex qui est sur moi. Oui. Alors vous fait pas c'est pas mon petit Tibo.

Si le jour de nomination d'un premier ministre sur votre portable vous voyez son nom, soyez prêt soit à dire non, soit dire oui. Et moi je me pré Il autre chose à faire que prendre des nouvelles quoi. Oui.

Tiens, qu'est-ce que tu fais pendant tes vacances ? Et là, je me prépare donc à dire non. Et Jean Castec parce que là, vous imaginez que c'est pour la santé.

Absolument. Oui. Et je dis à Jean dit, "Est-ce que tu pars avec moi au gouvernement ?" Et je lui dis "Non, Gen, je ne pars pas puisque je suis déjà parti." Et là, cette immense salop me fait "Et si c'est pour être ministre de la culture ? le poste dont j'avais toujours rêvé.

Ouais. Et alors là, j'ai un petit bellement et je fais "Oui, mais dans l'instant, c'était c'était incroyable." Oui, c'est un poste dont vous aviez toujours rêvé.

Est-ce que vous avez été déçu ou non très enthousiasmé ? À la fin de ces 682 jours, vous en avez écrit un livre ? C'est formidable.

J'ai vécu une expérience. Oui, mais vous savez quand on a une attente peut-être depuis je sais pas à 10 ans vous aviez quitté. J'ai eu une petite chance justement parce que j'avais de l'autorité, que j'étais une vieille bête en politique et puis aussi que j'avais pas un plan de carrière.

Moi ma carrière, elle était derrière moi. C'est vrai. Oui.

Donc j'ai défendu la culture bec et ongle et j'ai vraiment ça a été reconnu par la suite, même s'il y a eu des souffrances pendant et tout le monde me dit maintenant "Mais vous avez défendu la culture comme personne. On a défendu la culture en France grâce à moi comme on l'a défendu nulle part." Et si cet opéra vit encore, c'est parce que je l'ai défendu.

J'ai apporté 120 millions d'euros pour sauver l'opéra de Paris et j'ai fait ça pour toutes les institutions culturelles. Vous pensez Est-ce que vous croyez qu'à Ber si on n pas de l'autorité on obtient ça ? Moi quand il y a eu le plan de relance, j'apprends que dans ce plan de relance, j'avais 500 millions d'euros.

J'ai écrit à Jean Cassc, je lui ai dit "Si j'ai pas 2 milliards, je me tire comme ça." On fait comment ? On fait un SMS, on fait on écrit j'ai écrit une lettre manuscrit pour pas qu'on pense que c'est un vague.

Je l'ai fait porter par porteur spécial. Oui, je pense que quand il reçoit ça sur le bureau, il se dit la met en bas là, ça va pas aller. Oui.

Alors, vous dites dans le dans le livre que vous avez écrit à la fin de ces 682 jours que vous avez été un peu pardon emmerdé par des bienpensants et un esprit corporatiste. Je leur ai beaucoup pardonné, je les ai beaucoup compris. 3 ans après là on Non mais même tout de suite.

C'est pour ça que j'ai dit souvent un artiste sa vie avec son public ça vit dans la communication. Moi je pouvais leur donner de l'argent, je pouvais leur donner des aides, je pouvais les soutenir mais je pouvais pas leur donner des applaudissements. On était confiné.

Oui. Et c'est pour ça que j'ai compris certaines réactions de souffrance. Je les ai accepté.

C'est comme ça. Il faut Ouais. Vous dites que certains privilégiés parce qu'il y a beaucoup de gens qui travaillent dans le monde de la culture, il y a peu de privilégiés.

Eux vous ont plus emmerdé que les autres. C'est vrai ça. Pourquoi il vous savez moi ce que j'ai observé et c'est toujours la même chose, c'est de voir des gens qui ont vécu vraiment des périodes très difficiles.

J'ai un ami Mariton qui s'est mis à transporter des pizzas, hein. Ouais. Ouais, hein.

C'est c'est quand même ça la vérité. Il y avait des musiciens qui sont des gens qui sont rémunérés au chapeau sur des terrasses de restaurant. tout ça disparaît ou qui font on leur glisse un billet lors de cérémonie de mariage pour qu'est-ce tas de gens dans la culture puis a les grandes vedettes et ce qui m'a souvent pas écœuré mais un peu indigné c'est de voir que c'était les plus dentis Ouais qui étaient les plus récriminants.

C'est souvent comme ça. On y va. Ouais.

C'est vrai qu'il est pas mal ce jus de poire. Vous dites partout que vous buvez des je tonique, du rosé et compagnie mais avec moi vous buvez du jus de poire. Vous prenez alcoolique certainement pas.

J'ai pas le gonique en perfusion. Je vous dois. Euh non c'est bon c'est très bonne merci beaucoup merci.

On passe par ici. Au revoir. Et comme ça parce qu'après deuxième étape très content.

On dit pas encore où on va mais j'aime bien le deuxième serait bien. Allez, s'il devait rester un seul opère. Ah, ce serait terrible.

Mais vous prenez lequel ? Alors, oui, non mais je Ouais, vous avez préféré quoi. Je pense que c'est Parcifal de Wagner.

D'accord. parce que c'est une œuvre entière, c'est une œuvre philosophique, c'est un poème sur le rapport au sacré et ça c'est extraordinaire. C'est toujours difficile de choisir et j'ai d'ailleurs changé parce que j'ai pendant ma décennie verdienne penser qu'il y avait rien au-dessus de Don Carlos parce que l'explication ça c'est génial de changer.

On sait pas pourquoi. Est-ce que c'est le temps qui passe ? Est-ce que c'est les habitudes ?

Est-ce que c'est l'expérience ? On change dans Carlos, c'est le rapport à la politique, au pouvoir, la façon dont le pouvoir altère les rapports amoureux et les rapports familiaux. Et puis dans ma décennie mozarcienne, ça a été don Giovanni.

Je me disais si je devais être dans une fusée à n'ener qu'une qu'une seule œuvre sur Giovanni, là c'est autre chose. C'est la séduction, c'est l'emprise, c'est à quel moment l'amour devient un viol. Et ça c'est extrêmement intéressant.

Et puis ensuite dans la décennie vainérienne parfale, c'est l'œuvre totale, c'est le rapport de l'homme au sacré. C'est le rapport, c'est comment la religion aussi est quelque chose de de perturbant dans cette communauté d'hommes qui est la matrice de Parcival. Mais voyez mes goûts, ils se sont pas remplacés, ils se sont surajoutés comme un feuille délicieux.

Et les bal s'il ne devait rester qu'un comment un seul balet. Alors là aussi, j'ai beaucoup changé. Moi, pour moi, petite fille, évidemment le balai c'était le lac des signe.

Mais je suis maintenant une adepte de pinche. Ah oui ! Ah !

Ah oui ! Ah ! vraiment c'est de de plus en plus j'aime le balai moderne, le balais contemporain, l'expression du balai contemporain tout cigarettes in the dark ou des balais de comme ce celui-là et d'autres de pinche qu'on a vu ici à l'Opéra de Paris qui sont rentrés au répertoire sont des balets absolument magnifiques, des balets de mats EC ou d'autres encore.

Vous la centrrez dans notre véhicule. Oh mais alors ! Ah ouais, regardez, vous êtes vous allez pouvoir boire un peu d'eau.

On s'installe et on a un peu de route. Allez-y, je vous laisse monter et je vous présente Guillaume, notre chauffeur. Bonjour Guillaume.

Je me mets là. Oui. Installez-vous, vous avez un peu d'eau.

On a Est-ce que vous avez toujours été, comme on dit, dans le milieu une bonne cliente ? Ça, je me suis jamais défini de cette façon. Euh, est-ce que j'ai été une bonne cliante ?

Vous l'avez appris. C'est en vous l'avez appris parce qu'on dit maintenant que les politiques font du média training qu'ils apprennent à C'est D'abord euh J'ai eu la chance de vivre dans un milieu extrêmement politisé. Ouais. avec deux parents résistants.

Les personnes, les jeunes, les jeunes, les petits enfants, ils ont des héros qui sont dans des livres d'imag. Moi, ils étaient autour de la table de la salle à manger et c'était l'époque des personnalités. Moi autour de la table de la salle à manger, il y avait Jacques Chabandel Mins, il y avait André Malou, il y avait Oui, vous avez vous aviez des déjeunés un peu sympas.

C'est le terme de un peu sympa n'est pas peut-être mais hors du commun. Ouais. Voilà.

Tout le monde n'a pas la chance de dîner avec mal. C'est ça à 10 ans quoi. Et c'est vrai que ce que je ce que j'ai vécu c'est quelque chose d'extraordinaire.

Vous savez, j'avais 11 ans. Mon père avait pas vu le général de Gaul depuis très longtemps, 3 4 ans. Il avait été envoyé par Jacques Chabandel Mass pour structurer le mouvement gauliste en Mené Loire.

Et le général de Gaul devait devait faire sa conférence de presse de rentrée politique à la Gare d'Orset. Ouais. Il demande un coupfile à Olivier Guichard.

J'ai 11 ans et il m'emmène dans la salle des grandes colonnes en haut de la gare d'Orset. Il m'installe derrière une colonne, j'ai 11 ans. Et le général de Gaulle arrive et le journaliste, un journaliste du monde lui demande "Garantirez-vous les les libertés publiques ?" Et de cette extraordinaire voix de fausset du général, il répond "Les libertés publiques qui ai jamais attenté ?

Je n'ai fait que les défendre. Pensez-vous qu'à 67 ans, je vais commencer une carrière de dictateur ?" Ouais.

Chaque fois que je suis passé devant la gare d'Orset, c'est là qui dit ça. C'est là qui dit ça et vous l'avez vu, entendu. Je pense que je suis la seule personne vivante à avoir écouté cette phrase historique parce que j'ai 11 ans, on est en 58.

Tous les gens qui étaient là sont morts. Ouais. Mais vous savez, c'était des choses extraordinaires.

Un ami de mon père s'appelait Alexandre Sanguinetti, héros de la la campagne d'Italie. C'est lui qui remonte avec ses abords marocain tout au long de l'Italie qui va monter avec l'armée du du de celui qui n'est pas encore le maréchalin et qui va percer d'ailleurs la ligne Gustave à mon au Montcassin à Montecassino et il dit à mon père je vais emmener Roseline chez Lip 12 ans. Oui.

On va parler politique. Ouais. Je rentre dans la brasserie d'IP.

Le père Cas nous accueille exactement comme si j'étais la reine d'Angleterre. Ouais. On s'affiait et je me souviens toujours parce que Alexandre me demande il vous voyait qu'est-ce que vous voulez boire Rosel ?

Je vais jamais bu d'apéritif ni rien. Poire. et il me dit euh "On va prendre un Scheps." Et j'ai bu un Scheps pour la première fois de ma vie.

Oui. Et pour moi, ce Scheps, il est absolument resté mythique. C'est pour ça que je suis une abonnée au gintonic.

Voilà, tout s'explique la filiation. Je l'ai adulté. Ouais, exactement.

Et après me faites pas dire que je vous prends pour une adète duintic hein. C'est vous qui le dites. Je Ah oui mais justement toutes ces personnalités là je comprends ça vient de là cit des personnalités autant en couleur qui avait de la répartie qui avit aujourd'hui le politique il veut rentrer dans une case avir un mot plus haut que l'autre et vous êtes dans un moule vous êtes d'un moule différent tous ces gens.

On nous a on nous a tué parce que maintenant vous êtes à la télé, vous êtes sur les réseaux sociaux où vous faire une capsule. Il faut faire une réplique sur X de 140 mots. Euh et quand vous arrivez sur la fameuse matinale du matin, on vous on vous coupe, on vous dit faites pas des tunnels, ça s'appelle des tunnels en Oui.

Oui, c'est odieux. Oui. Mais et alors vous pouvez avoir de la répartie, vous vous savez faire en très peu de temps d'avoir une punchline, vous êtes la reine de ça.

Pourquoi les autres n'arrivent pas ? Je sais pas, je peux pas dire que dès qu'on leur pose une question mais les gens sont terrorisés parce que il y a aussi pour les défendre une telle méchanceté, une telle agressivité qui sont en dans une attitude de de rétractation. Euh je je lis par exemple les commentaires dans un dans un journal que vous connaissez le Figaro.

Oui. Qu'on salue et qu'on salue et qu'on embrasse également. Voilà.

Bon, je suis sidéré par la méchanceté des commentaires des lecteurs. C'est mais c'est abominable. Oui, mais les gens ont toujours pensé devant leur télé.

C'est bon maintenant il peuent. Non non c'est pas vrai. Les gens ont pas toujours pensé.

Ah non vous pensez maintenant ils peuvent l'écrire. Alors ils le disent mais peut-être qu'avant de voir leur télé ou leur disait non c'est vraiment c'est non là il y a c'est-à-dire que il y avait des phénomènes de régulation dans la société. Ça veut dire quoi ?

On admettait l'autorité d'un professeur, les prêtres, les syndicalistes, euh les partis politiques dans lequel il y avait du monde. Donc on apprenait à se socialiser, à se supporter. Il y avait vraiment des régulations et ces régulations, elles ont disparu.

Alors, c'est aussi quelque chose de bien parce que l'autonomisation des individus, c'est c'est quelque chose de positif. Hm. Mais cette autonomisation, elle secrète de l'agressivité.

Ouais. Et donc les personnalités politique ont peur. Elles ont peur.

Ouais. C'est dommage. C'est très dommage.

Alors, est-ce que c'est quelque chose de réversible ? Il y en a. Il doit bien en avoir quand même encore.

C'est des gens qui sont capables de voilà d'assumer ce qu'ils disent, d'assumer ce qu'ils pensent, de le faire avec classe, avec élégance, avec réparti, avec intelligence, avec humour, avec culture. Bienen à voir. Oui.

Là vous avez l'air espéronsle. Oui. Je me demande si demain s'il surgissait des problèmes et d'une certaine façon ils ont surgi.

Est-ce que il y a encore beaucoup de gens dans notre pays qui sont capables de mourir pour la France ? Je pose la question, il y a un homme remarquable, monsieur Geno, qui m'a interviewé, qui est sur présence protestante et qui a qui écrit des livres où il collecte des lettres. Ouais.

Et il a il a fait un livre sur les lettres des soldats dans les tranchées pendant la guerre de 14. Il faut lire ce livre parce que dans la façon dont s'expriment ces jeunes gens, ils ont 18, ils ont 20 ans et qui professent un amour pour leur pays et ils écrivent pas pour la gloire, ils écrivent pas sur une ils parlent pas sur une estrade, ils écrivent à leur papa, à leur maman et ils disent qu'ils sont prêts à mourir pour la patrie. Moi, je veux bien aller à la porte d'un lycée demander est-ce que vous êtes prêt à mourir pour la France ?

Ouais, je j'ai l'impression que ça va pas être la même chose. J'ai peut-être une un espoir pour vous. Regardez, lorsque l'Ukraine a été attaquée, d'un seul coup, les gens ils sont allés sans avoir peut-être imaginé le faire.

Oui, c'est c'est vrai. Peut-être que les circonstances amèneront je amèneront ce sursaut de dignité et de courage. En tout cas, acceptons-en l'augure.

Mais c'est intéressant ça. Vous dites que dans une société plutôt en France, en France pacifiée, le fait de ne pas être capable de s'engager pleinement pour son pays est un problème pour notre cohésion, pour faire avancer la France, notre pays. Voilà.

Bien sûr. Ouais. C'est il n'y a il y a une disparition de ce qu'on appelle le moi social.

Ouais. C'està-dire ce sentiment de faire partie d'une communauté. Et vous êtes sûr ?

Je je peut-être qu'il y a de plus en plus de communautés. Il y a Oui, mais il y a des mini communautés et Tocville disait que le pire ennemi de la démocratie c'était les petites sociétés. Ouais.

Ouais. président de la République a parlé de séparatisme. C'est ça.

Oui, c un terme ciblé. Voilà, c'est un terme ciblé. Mais les petites sociétés, c'est-à-dire qu'on se reconnaît dans des petites communautés mais voilà et en plus quand vous n'êtes vous ne faites pas partie de la communauté, vous développez des phénomènes d'agressivité vis-à-vis des communautés qui sont autres.

Carl Popper disait une phrase, il fallait ouvrir des débats amicalement hostile. Est-ce qu'on est capable aujourd'hui d'avoir des débats amicalement hostiles ? Et cette société, je la regarde avec angoisse, stupeur parce que j'ai du mal à m'y reconnaître.

Oui. Par exemple, quand vous vous retrouvez sur un plateau de télé et que vous êtes ministre et que vous vous retrouvez face à un jeune député, je sais pas, du rassemblement national ou de la France insoumise qui ont souvent des jeunes députés. Est-ce que vous vous étonnez de cette agressivité qui n'est pas hostilité qui n'est pas du tout amicale ?

Est-ce que ça vous a surpris ? C'est en général d'abord la nullité hein. Franchement je c'est on est on est tout à fait à ri d'une acculturation d'un ça veut pas dire qu'il y a pas des gens qui sont qui ont un bagage tout à fait bien mais on a quand même Ouais on a l'impression de planter sol quand même.

On a toujours dit ça les politiques non ? Non, si vous voulez Ouais, si vous voulez vos parents il ressemblaient à quoi ? C'était quel genre de personne personnalité ?

Et d'ailleurs, votre humour vous le tenait de qui ? De votre père votre mère ? Mon père de mon père et le travail ?

Mon père était un puncheur absolument extraordinaire. Il avait le goût de la formule et je je me sers encore d'ailleurs beaucoup de ces formules. Ah oui, beaucoup.

Il avait un esprit, c'était un caricaturiste incroyable. Il dessinait admirablement bien, il croquait les gens. Pire, c'était quelqu'un qui avait une oreille musicale absolue.

C'est il entendait un air et il le jouait au piano immédiatement sans partition. Euh, il était il était formidable mon père. C'était Qu'est-ce que vous allez nous montrer ?

Sa photo. Il a été résistant sa photo ? Oui.

Ouais. Je vais vous montrer sa photo. Sa photo à 23 ans.

Il a un regard. On est en quelle année ? On est en 1945.

Ouais. Il est pas beau mon père ? Juste avant que vous naiez.

Ouais. Ouais. Il a un physique d'acteur de cinéma complètement.

La mâchoire. La mâchoire. Les yeux les yeux bleus glaciers. ce front et puis les cheveux en arrière à l'époque.

Ah ouais ou c'est la bouche ourée et sensuelle c'est quelque chose euh il y a eu c'est absolument incroyable je j'ai il y a eu 317464 personnes qui l'ont regardé cette photo. Ça vous fait plaisir ? Ouais ouais.

Et votre mère alors ? Ah, ma mère c'était une militante féministe, quelqu'un de sévère. Ouais.

Euh sa phrase c'était il faut quitter les choses avant qu'elle ne vous quitte. D'accord. C'est-à-dire qu'à partir du moment où on s'amusait, c'était h c'était déjà le début de la fin.

Ouais. Suspect. Suspect.

Mais en même temps, une personne extrêmement cultivée qui m'a donné les bases de certains combats que j'ai mené par la suite. C'est quelqu'un qui m'a fait lire Betty Fridane, Simone de Beauvoir, Margarette Mid euh très jeune avec lesquels on a discuté de façon féro. Et je croyais avoir lu que c'était votre père qui était plutôt à gauche et votre mère plutôt à droite.

Ah oui mais enfin et alors c'est marrant ça veut dire qu'on pouvait être juste de droite. Mais alors vous commettez une erreur classique. Oui.

De penser que le combat féministe au départ était de gauche. Et d'ailleurs, le Parti communiste et certains socialistes réfutaient le combat féministe qu'il considérait comme un combat bourgeois qui détournait les classes laborieuses du seul combat qui vaille, la lutte des classes. Donc ça c'est vous commettez une erreur idéologique majeure. plus alors oui que des gens ignorants commettent souvent.

Voilà c'est ça. Moi j'ai bien compris. Oui.

C'est comme ça que vous faites des compléments. D'accord. C'est ça.

Faut se méfier. Oui. Et donc ma ma mère, c'était quelqu'un avec lequel on a eu des discussions.

Je me souviens [Musique] chez moi, il y avait pas de discussion aussi terme. Toutes les discussions étaient intellectuelles, tourné autour de la France, de la culture. Un jour, je trouve dans la cave un livre.

Je revois comme si c'était hier le livre gris à couverture rouge et je me plonge dans ce livre. Et j'ai un choc, un choc esthétique absolument incroyable, un choc tel que je lisais tout haut les phrases écrites par cet écrivain. Et je vais trouver ma mère, j'avais 12 ans, peut-être 13 et je lui dis "Maman, j'ai découvert un grand écrivain que personne ne connaît.

C'était Louis Ferdinandine et c'était mort un crédit. Personne ne connait. Alors pour ma mère résistante Ah oui et dans ma ma famille on avait caché des juifs dans le grenier et si ce livre était caché dans la cave c'était pour une bonne raison.

Ouais. Et là on a eu une discussion ma mère mais le livre était quand même dans la maison. Et le livre était dans la maison. l'avait lu mais peut-être qu'elle me l'ut donné plus tard avec plus d'explications.

Mais justement, je regrette pas parce que le choc esthétique, le choc que j'ai ressenti, lire tout seul, toute seule un livre et découvrir un joyau de la littérature, puis une langue est tellement différente de toutes les autres. Ah, c'était inoui et franchement je suis je suis infiniment reconnaissante à mes parents de m'avoir donné cette culture multiforme et toujours une culture finalement reliée à la politique, au sens de la vie. Je me souviens que euh j'ai eu mon premier 33 tours au moment des événements de Budapest quand les Russes ont envahi Budapest en 1956 et c'était les rapsodision crois de Gurgid Zifra.

Donc c'était toujours ça la culture à la maison. Comment vous entrez en politique ? Parce qu'au début vous êtes pharmacienne, vous m'avez expliqué tout à l'heure que euh votre mère attendie de vous.

Vous vous demandez de ne pas faire un métier de saltet en banque et pourtant votre père lui il est député au même moment. Ah, c'est-à-dire que oui, ma mère ma mère voulait qu'on ait des études, un métier. Pour elle, c'était très important.

Elle disait "On est on est des gens d'origine modeste. Ma grand-mère savait ni lire ni écrire. Elle a été placée domestique à 7 ans.

Mais euh pour ma mère, vous n'aurez pas de dot mais vous aurez un diplôme. C'était sa phrase. Et quand j'ai voulu faire de la politique après avoir eu mon diplôme, mon père m'a dit euh "Bon, d'accord, mais il faut que tu te présentes dans un endroit où tu n'as aucune chance pour que jamais on puisse dire que tu as été élu parce que tu étais ma fille." Hm hm.

Donc je me présente dans un canton en 1982 où Mitteran en 81 avait fait pratiquement 60 % des voix où il y avait un conseiller. C'est pas la circonscription de votre père dans la circonscription de mon père mais c un canton un grand canton de plus de 30000 habitants. D'accord.

OK. OK. Euh, on avait fait donc presque 60 % des voix et il y avait dans ce canton un conseiller général socialiste, un type formidable, déporté, enfin très très bien, très sympathique en plus.

Ouais. Ouais. Oh, vous savez imperdable pour lui.

On m'a pas on n' pas bargué ma ma ma candidature, hein. Allez-y, Roseline, on s'est dit on va en débarrasser de la gamine en fait. Elle va faire un tour de piste, elle va porter le drapeau et puis on va au revoir, au revoir et merci.

Et puis non seulement évidemment je gagne la primaire à droite mais largement mais c'est moi qui fait les 60 %. Vous savez expliquer pourquoi aujourd'hui là avec Durk pourquoi ce jour-là ça a marché ? parce que d'abord j'avais une pharmacie au milieu de ce canton et que la façon don parce que là on est de l'h de la politique euh la façon dont j'exerce mon métier est une façon sociale à l'écoute des gens.

Vous savez, un pharmacien, c'est quelqu'un qui est très proche des gens. C'est un scientifique mais on pousse sa porte sans Ouais. sans rendez-vous.

Combien de fois j'ai dit aux gens mais faut en parler à votre médecin madame X euh ah bah j'ose pas vous savez, je vous en parle à vous et cetera. Et puis on prend on prend 50 balles dans le tiroir pour finir le mois parce que on voit bien que ça on voit bien que ça va pas. Et puis on apporte les médicaments chez les gens, on apprend à faire un biberon, on regarde le bébé, ça va pas.

Bah oui, vous devriez faire c faire ça. C'est voilà, c'est c'est comme ça qu'on fait de c'est comme c'est comme ça que je fais mon métier parce que mon seul métier c'est d'être pharmacien. Donc voilà et je pense que c'est ça qui m'a permis de monter les escaliers de ce canton de ce canton de 33000 habitants et pendant 6 mois faisant du porte à porte en expliquant qui j'étais et finalement de gagner.

Et quand je suis arrivé à la préfecture, bien sûr, le soir de ma victoire, le patron de l'UDF a dit "Si on avait su que c'était possible, on a renvoyé un homme." Vous l'avez entendu dire ça ? Ouais.

Et on se permettait de lire devant vous. Oui. Et là à cette époque là, vous prenez déjà si vous voulez que je vous je vous fasse rentrer dans le musée des horreurs.

Euh il y a quand même quand je suis monté pour la première fois à la tribune de l'Assemblée nationale, il y a un député RPR qui a dit tiens voilà le concert des vagins classe classe. Ouais. Et vous réagissez comment ?

Bah, d'abord vous êtes à la tribune de l'Assemblée nationale et vous gardez votre carne. La première fois où vous y montez, vous avez quand même un peu les chocotes. Dites donc qu'est-ce qui se passe là ?

Ouais, en plus nous faut qu'on descende ici parce que vous nous avez parlé du musée des horaurs, on va parler d'un autre musée. Guillaume, on peut descendre ici. Ce serait parfait.

Voilà. Voilà. Je laisse toujours mon Oui, laissez votre sac.

Qu'est-ce qui se passe ce soir ? Vous êtes pas au courant normalement vous ? Bah écoutez, il y a des voitures.

Venez, venez, on entre par ici. Ah, voilà. Magnifique.

Ah, c'est magnifique. Pourquoi vouloir venir ici ? Bah peut-être à cause de ce que je vous ai raconté sur ce presque ce début de ma carrière politique dans la gare d'Orset et puis le musée d'Orset c'est effectivement vraiment la la cathédrale de l'impressionnisme du post impressionnisme.

C'est 400 presque 500 tableaux des plus grands impressionnistes. Bonsoir monsieur. Bonjour.

C'est ici qu'on entre ? Bonjour. Bonsoir.

Comment allez-vous ? Ça va bien. Merci de vous accueillir.

Merci de m'accueillir dans des horaires impossibles. C'est un privilège ça. Oui.

Bonsoir monsieur. Bonsoir. Bon alors vous êtes l'administratrice générale.

Tout à fait. Oui génus d'Or de l' et vous vous connaissez parce que parce que vous étiez conseillère de Jean Castecan sous l'office de madame le ministre. Voilà voilà ça fait un peu reconstitution de Ligue Sou.

Bonjour mesdames. Ça va bien ? Bonsoir.

Bonsoir. Contente de vous voir. Merci.

On passe par où ? Par ici. Ah parfait.

Allez, je vous je vous accompagne. Vous allez bien ? Bien et vous-même ?

Oui, très bien. Est-ce que vous êtes déjà venu de nuit à Oriser ? Alors oui, je suis venu pour des dîners.

Ah et oui, effectivement les dîners des donateurs. Oui. Oui.

Bah oui, bien sûr. Plusieurs fois. J'espère que la magie sera toujours là.

La magie s'éteint jamais. Ah, cette galerie. Bah je suis pas vu depuis Kbot.

D'accord. Donc ça fait quand même un petit moment. Ça fait 2 mois ou 3 mois hein.

Voir exposition. Oui. Oh ben je vais venir là dans la rue Ah très bien.

Norwégien lien avec l'ambassade du Norvège. Alors ah je je prends les la je prends la la rampe. La rampe.

On a accès donc à la nef ici en bas. Tout à fait. On vous retrouve après devant devant Courbé.

Exactement. Terinez et profiter. Super.

Merci beaucoup. À tout à l'heure. Alors, c'est quand même quelque chose.

Vous qui avez connu tous ces lieux, est-ce que vous êtes toujours épaté ? Toujours. Ah, moi j'ai gardé mon âme d'enfant.

Ouais. Je n'en reviens pas. Je n'en reviens pas de la chance que j'ai eu.

Écoutez, on est là, on est tout seul dans ce musée. Regardez, parfois les gens s'inquiètent que l'arme n n'est plus sa place face aux écrans. Vous vous inquiétez de ça ou pas ?

Vous vous dites que non, c'est tellement beau que ça résistera toujours. Oui, mais c'est fragile, c'est vrai. Il y a des problèmes d'infiltration dans la verrière.

Tout ça, c'est beaucoup d'argent. Ça pose la le problème de de l'argent qu'on met dans le patrimoine. Il faudra faire des choix.

Quelquefois, j'ai fait des déclarations sur le fait justement qu'il faudrait faire des choix, qu'on pourrait peut-être pas tout sauver. Et ça m'a été reproché comme si j'étais placé quelque part entre Atila et Giscan. Mais ah oui, à ce point vous savez, il faut bien comprendre, vous avez une petite église qui n'a pas un grand intérêt patrimonial mais dans cette église on s'est marié, on a baptisé ses enfants, on a enterré ses parents et c'est une souffrance mais tout ça vaut beaucoup d'argent.

On en parlait tout à l'heure des grands machins qu'il faut restaurer, qu'il faut assurer à avec des des centaines de millions d'euros et puis il y a le surtourisme et puis il y a le réchauffement climatique qui abîme le patrimoine de façon considérable. Ah, on va voir un petit courbelet là. Oui, je vous avoue que ça m'amusait beaucoup de de vous voir commenter ce tableau.

Oh bah, il est magnifique. Il est absolument magnifique. Et il était chez Lac.

Oui, bien sûr. Cachait. Oui, il une histoire incroyable ce tableau par une petite, je sais pas une chose de gliss à glissière.

Je trouve ça assez incroyable que la campan ait eu ce tableau et que il le cachait et il le montrait de façon de façon très privée. Je magnifique parce que c'est admirable de beauté un sexe de femmes. Et c'est très curieux parce que les sexes d'hommes sont abondamment montrés dans la peinture et dans la sculpture, mais les sexes de femmes sont cachés.

Ça dit quelque chose du rapport à la sexualité féminine et masculine. Et c'est ça que dit ce ce tableau de Courbet et le fait qu'ils aient été cachés et qu'il soit maintenant montré Ouais. et vu et bien ça montre que les choses que les choses évoluent.

Vous pensez que les gens sont toujours gênés devant ce tableau ? Peut-être. Oui.

Oui, peut-être qu'ils sont gênés. Je je moi je ne le suis absolument pas mais je ne l'ai jamais été. Mais aussi peut-être quand on est dans une profession médicale, la nudité la c'est quelque chose évidemment on vit avec hein.

Donc quand on fait des études comme les nôtres, on n'est pas on n'est pas à ce niveau-là. Est-ce que quelqu'un d'autre qui n'aurait pas été français aurait pu faire ça ? Ça c'est très français de faire un truc pareil.

Alors dans dans la l'art du 19e siècle, c'est vrai que la France apparaît comme un un pays de de liberté, de laïcité, de remise en cause de euh des élites, remise en cause de l'église et que sans Sans doute dans cette époque où il fallait il y avait sans doute qu'en France qu'on pouvait faire cela. Ouais. Oh là là, qu'est-ce que c'est bien.

Ouais, on est on est en 1866. Ouais, je je j'allais dire qu'on est au milieu du Est-ce que vous vous aimez faire des blagues sur ce genre de choses ? Ah non non non non.

Sur aussi des blagues un peu holé holé sur le sur le tableau. Non pas sur le tableau. Sur la sexualité en général sur Il y a une forme de provocation.

Il y a une forme de grivoiserie dans tout ça. Ah oui. Non mais alors la grivoiserie qui fait partie de la culture étudiante, la culture carabine comme on dit.

Euh oui bien sûr. Je Oui, tout à fait. Je vous envoi pas ce soir si vous attendez de moi quelques-unes des blagues de mon répertoire.

Alors là, mon petit garçon, vous vous êtes pourvoyer. Mais vous adorez les faire. J'espère que vous en avez sous le coup de vous me les ferez tout à l'heure.

Non mais je crois aujourd'hui que on peut moins se permettre de faire ce genre de C'est sûr. C'est sûr. Mais et pourquoi est-ce que vous vous y allez mais et vous les dites et vous vous en rigolez mais je suis pas sûr qu'en entreprise par exemple les gens fassent encore des blagues.

Bah c'est-à-dire là il s'est finalement établi une société puritaine. Enfin il y a de tout il faut toujours faire attention. C'est la fameuse phrase.

On peut rire de tout mais pas avec n'importe qui. Il faut savoir dans quel milieu on est. Il faut pas froisser les gens.

Enfin, faut essayer d'avoir un petit peu de doiter de de rest. Oui, mais on est obligé de se concentrer sur le fait qu'on peut froisser des gens, voyez. Alors que ça devrait pas être ça, l'humour et la grivoiserie.

Ça devrait venir tout seul. Oui, peut-être. Mais ce que je vois c'est que quand je suis en vacances en général on a des tablés plus larges, on a du temps, des tablés aussi plus mélangés avec les générations et en général on dit Roseline, tu nous racontes des histoires ?

Et oui. Et ce qui est très drôle, j'en ai certaines qui sont inscrites à mon répertoire depuis 20 ans. Ah oui, vous les resservez. et des amis me disent Roseline tu nous racontes le train Glasgol 20 fois qu'il l' entendu le tra Ah vous mais vous me l'a faites avant la fin de l'émission non on finira avec ça restez avec nous Roseline Vachel nous fera le train glace Golond sera un cas vous dites tout le temps ça et puis vous fin vous finissez par la Ah, on a l'enterrement.

Non, je présente la restauration en public. Restauration qu'on fait en présence en public tous les jeudis matins qui permet de passer. Ah, c'est génial.

Voilà, et de prendre gratuit sur réservation et de pouvoir entrer vraiment dans le lieu de de travail des restaurateurs euh et d'échanger directement avec les équipes de restauration sur le travail en cours. Euh donc c'est vraiment voilà un projet dont on est très fier. Euh restons l'entrément par le ministre, je peux juste vous dire quelques mots.

Donc évidemment chez d'œuvre du musée d'Orsé et symbole pour pour courber de de la nouvelle esthétique du réalisme qui qui l'incarne. Euh c'est une œuvre que l'artiste a toujours détenu et en fait que lui euh détenait en étant enroulé et déroulé puisque donc une toile de 7 m par 3 m, il l'a conservé pas telle qu'elle dans dans l'atelier. Donc il l'a conservé roulé.

Et donc même dès son vivant, il estimait que elle était déjà abîmée. L'œuvre est cédée, léguée à l'État en 1881 par sa sœur, présenté au Louvre puis euh àé depuis 1986 et elle a vraiment besoin d'une restauration fondamentale aujourd'hui. Donc on travaille sur la consolidation de la toile.

En fait, c'est des laits, ces quatre lait qui sont cousus ensemble. Donc les les coutures sont un peu abîmées, ont besoin d'être consolidé. Vous voyez les les les l les strits, le châssis, elles sont pas parfaitement droite.

D'ailleurs, on dirait qu'elles sont un peu tout à fait. Ouais, le châssis en bois a aussi besoin d'être renforcé. Donc on va on va travailler sur ces aspects et puis vous voyez qu'au fil des années, en fait des couches de vernis se sont accumulées sur la toile et en fait lui donnent maintenant un aspect un peu jauni, un peu épaissi qui peut aussi un peu fragiliser la couche picturale.

Donc on travaille à alléger les vernis. Et alors là, vous voyez des exemples de dans le ciel de parties qui ont déjà fait l'objet d'allègement de vernis. Vous voyez les les parties en fait, on rend tout le lumine de la toile.

Par contre, on voit les ciels encore jaunes. Alors là, les chaussettes elles étaient vernis, pardon, pour préserver. Tout à fait pour une bande de restauration sans en être une.

Oui, c'est des ajouts de protection et en fait au fur et à mesure les les vernis jaunissent tableau, j'avais toujours l'impression qu'il se déroulait à la nuit. Et en fait non, vous avez raison. Non non non non.

En fait on rend les couleurs. On rend les couleurs. C'est c'est c'est les accumulations de vernis qui l'ont qui l'ont jauni.

Donc là on allège les vernis et en allégeant les vernis on le rend vraiment lumineux. Dites-vous que les chaussettes que vous voyez étaient vertes. Ah oui en fait maintenant qu'elles sont restaurées, elles sont bleues.

Le chien était jaune, maintenant il est blanc. En les éclats des guettres, c'est voilà, on rend vraiment la lumière du tableau. Vous étiez juste avant devant l'atelier du peintre.

L'actualité des peintres a été restaurée il y a 10 ans. Donc en fait les couleurs sont éclatantes. Euh et on va arriver à ce même résultat grâce à cette restauration sur le On arrive à savoir qu'on se rapproche de ce café courbé.

Ça c'est c'est le métier magnifique des restaurateurs. Tout à fait. J'ai été voir les restaurations des de la croix.

Les restaurateurs au Louvre. Euh ça redonne à pâle. C'est Ouais.

Ah c'est somptueux. C'est somptueux. Alors ça fait quand même dans comité scientifique donc de gens qui sont tous spécialistes de courbé et donc les techniques radiographiques lumière rasante et cetera combien de couches ont été est-ce que est-ce queil y a une un je sais pas un calendrier où on a tout telle année telle telle protection a été ajoutée et cetera et cetera on arrive à remonter dans les années pour savoir ce qui a été fait pour l'enlever ?

Oui. Et en fait, on a fait une campagne, un travail avec le Centre de recherche et de restauration des musées de France, le C2RMF dans notre jargon euh qui a travaillé en fait depuis 2018 à l'étude du tableau et a une campagne d'imagerie pour justement euh travailler depuis 2018 25. Vous voyez, il y a toute une étape en fait de préparation scientifique avant d'en arriver au moment où les restaurateurs prennent leur petits coton et commencent à aller.

Ouais, tout à fait. et sous l'égentifique qui à chaque fois valide chaque étape pour savoir jusqu'où on va. Combien de temps ? 1 an à peu près de restauration. 14 mois.

Et vous dites que vous le faites là en public mais il y a la nuit certains viennent le faire. J'imagine qu'on peut le faire que 1 heure par semaine. Il faut le faire.

Euh alors les restaurateurs travaillent toute la toute la journée. Ouais. Tout à fait.

Et c'est pour ça qu'on a mis ces vitres ce qui permet aux visiteurs d'en profiter quand ils viennent visiter le musée du lundi au vendredi. Enfin du mardi puisque le lundi on est fermé. du mardi au vendredi.

En revanche, tous les jeudis matin, toute la matinée, on propose des créneaux de visite guidée ou le visiteur avec un nombre de visites limitées. Évidemment, tout à fait. C'est des petits groupes d'une vingtaine de personnes, mais néanmoins, ils franchissent le le cap de la passer de la palissade.

Ils discutent avec les restaurateurs qui sont en train de travailler qui leur montrent les techniques, ce qu'ils font et cetera. Et ça c'est vraiment un principe qui tenait à cœur Sylvain Amic, président du musée d'Orsé, de permettre que cette restauration d'un chef du musée d'Orsé soit accessible. à nos visiteurs.

Voilà, donc rendez-vous dans un peu plus d'un an pour le voir magnifié. Ah, le chat noir, il l'arrêt dans la rue. Là, on peut pas rentrer, hein.

C'est l'exposition. Non, ça c'est l'exposition, il faut revenir. Ouais.

Merci beaucoup Jul Bon. Merci beaucoup de nous avoir on a on peut continuer nous notre profiter le musée. Génial. musée j'aime le musée d'Arsc l'animé au musée.

Bon ici hein peut-être rentrer dans ces b on peut venir voir des tableaux bien sûr c'est marrant parce que on se rend compte qu'il y a un nombre de sujets dossiers quand on est ministre de la culture. C'est dos Ah oui bien sûr. Bon comme tous les ministres j'imagine.

Mais un nombre de discipline en plus de il faut être au point sur tout. Alors je je visite jamais les musées comme on va le visiter ce soir. Je ne comprends pas les foules déambules devant les l'étoile.

Ah bon ? Vous faites comment vous ? Je vois 15 œuvres au maximum.

C'est-à-dire vous êtes bien de venir dire voilà je je je je sais ce que je vais voir et je reste un grand moment devant devant une œuvre. que je détaille, dont je regarde tous les tous les aspects. Parce que quand on regarde un tableau en fait quand vous passez vous voyez pas tout mais regardez ce qu'il y a à voir.

On voit bon un monsieur une dame. Et puis vous regardez, il y a un chien. Regardez comme il est joli ce chien avec sa petite langue rose.

Et puis la toilette, il faut la voir les plissés. Et puis vous voyez que regardez, il y a une petite poupée là. Il y a une petite poupée, un petit jouet.

Et regardez comme le petit secrétaire a été et joli, un petit secrétaire et le costume qui est sans doute un petit garçon parce que les petits garçons étaient habillés comme ça avec les jolies chaussures avec une boucle. Ce monsieur comme il est élégant. Et vous vous demandez mais la poire ou avec un couteau, le lac tu quand je regarde voilà exactement et vous dites vous regardez ces êtres et vous pensez mais est-ce qu'il s'aimaient ?

Qu'est-ce que c'était les relations entre eux ? Ouais. Et vous essayez de rentrer dans cette intimité parce que je ne sais pas si vous avez le même sentiment, ils ont l'air si tristes.

Je suis assez d'accord. Il baisse les yeux. Il baisse les yeux, il a un air effondré.

Elle ça cette diaphame et Sablo, si vous passez, vous passez puis vous vous avez pas vu l'essentiel de l'œuvre. Mais là, c'est une histoire que vous vous racontez. C'est mais c'est une histoire que je raconte et que je me raconte.

Mais c'est ça le contact de de celui qui regarde l'œuvre et de celui qui pas. C'est un contact intime comme quand on est un assis à une terrasse de café qu'on regarde passer les gens qu'on leur invente une vie qu'on leur invente une vie. Mais alors je vois les gens qui sont là.

Ouis oui oui ou c'est pas ça visiter amuser. Faut prendre le temps. Faut prendre le temps être capable d'être déçu à la fin de la peut-être ou enchanter.

Moi, j'étais dans des musées où je me suis assis sur un banc, j'ai été une heure devant une œuvre. Ouais. Vous pouvez pleurer aussi devant une œuvre ou non ?

Il y a pas le même effet. Non non, c'est pour ça que c'est parfois moins accessible. J'ai eu un grand grand moment d'émotion devant Gernika.

Ah oui oui mais est-ce que c'est l'histoire la légende autour du tableau et même l'histoire réelle et concrète. C'est ça. Alors euh Ah évidemment, évidemment clone mon regardez cette lumière.

Et alors là par exemple, on regarde quoi ? Alors d'abord ce qui est le le choc de monnaie, c'est cette lumière. Comment il rend alors que ces femmes sont sous les ombrages, ces deux robes blanches, la lumière vient de là.

Oui. Oui. Avec les fleurs.

Et puis dans ces feuillages, il y a deux personnages secondaires. La personnage principale est là. Elle regarde les fleurs avec ses broderies et puis il y a visiblement une domestique qui est là.

Elle est un peu en retrait. Et une autre, est-ce que c'est la nourrice ? Elle a une robe plus simple.

Il y a que de femmes dont le rôle social est certainement très différent et c'est pas pour rien que Monnaie les a mises en retrait. Et puis la construction du tableau. Attendez, attendez.

La construction, vous m'avez pas parlé de la dernière fois ? Oui, si je je j'ai j'ai dit les deux. Euh la construction du tableau entièrement structuré par cet arbre qui étend ses branches.

Waouh ! C'est un génie. C'est un génie.

Là, on peut rester là, vous savez, on reste là puis on regarde. Écoutez, regardez ces fleurs blanches comme elle ressort. C'est ce que j'étais en train de regarder.

Vraiment, c'est ça j'étais en train de regarder. Il sortent du tableau. Comme des boules de neige presque.

Ouais. Vous ne pouviez pas refuser la culture à Jean Castex he quand je vois votre passion. Ah oui, je crois que par ici il y a il y a une maquette que je voulais voir avec vous.

Ah bah c'est Carpau ça. Il y a une maquette de l'opéra garnier. Ah bah je crois qu'elle est ici.

Bonjour. Quand on est mise de la culture, est-ce qu'on peut se permettre de dire "Vous m'ouvrez le musée pour moi la soir Ah oui oui oui. Ah oui oui ça.

Oui bien sûr. Ah oui regardez. Ah pardon.

Ah oui vous avez raison. Ah c'est génial. Bon c'est pas celui dans lequel on était au début de cette émission.

Ah non c'est l'opéra de monsieur Garnier. Elle est petite la salle finalement quand on le voit comme ça. Quand même plus de minut.

Oui, mais regardez ici par rapport à la taille du bâtiment. Oui, c'est vrai. L'escalier monumental.

Oui, c'est ça. Tout à l'heure, on disait que à à Bastie, elle est elle était droite là. C là, elle est inclinée.

Oui, en général dans les opéras, elle est inclinée. Elle peut même être parfois très très inclinée. Toi, par exemple, au théâtre de l'opéra à Rome, il est vraiment très incliné.

Ouais. Ah bah voilà encore. Opéra.

Mal voilà le pauvre Charles Garnier. On l'a même pas invité pour l'inauguration de de l'opéra. Ah tu es pas là ?

Oui, on avait oublié de l'inviter parce que c'était après on l'a inauguré en 75 ou en 76 et on l'avait pas invité parce que c'était une décision de l'empereur Napoléon 3. Il a payé son entrée, il s'est installé, il est quand même venu. Il est venu.

Ouais. Il a payé son entrée. Les gens l'ont reconnu, l'ont applaudi.

Ah, on on le reconnaissait. Ouais, parce que c'était pas une époque d'image. Non, mais peut-être certains l'ont reconnu et le bruit a circulé dans Je crois qu'on peut monter ici.

Oh, vous croyez ? Oui, oui, oui. J'ai demandé, j'ai demandé.

Venez, venez, on va voir Rodin. Ça vous dit ? Ah, vous résistez pas.

Ma mère était une fan de Rodin. Il y avait des reproductions de Rodin partout dans la maison. On est à une époque où on veut faire tomber les statues.

Vous devez pas aimer trop ça vous si déboulonner les statut. Ah non non. Ouais la barbarie n'est pas mon moyen de fonctionner.

Est-ce que vous séparez toujours l'homme de l'artiste ? Une question qui se pose quand on était mise de la culture. Non, c'est parf pas l'homme de l'artiste et c'est une souffrance.

Une souffrance ? Pourquoi ? Parce que votre mère avait séparé ses lignes de Morac.

Il y a des combats que j'ai du mal à des combats auxquels je peux pas renoncer. En tout cas, je souhaite que on comme on dit, on contextualise, qu'on explique, qu'on n'impose pas un modèle esthétique comme un modèle moral. Bien sûr, la question de vous être posé souvent parce que j'imagine que c'est ça agite le monde de la culture les violences sexistes et sexuelles a été un des combats de ma vie publique et j'ai d'ailleurs été auditionné par la commission présidée par madame Sandrine Rousseau à l'Assemblée nationale avec R Abdou Malag.

D'ailleurs, nous étions auditionnés toutes les deux. parce que nous étions absolument en phase sur ce sujet et d'ailleurs votre successeur Abdalac a poursuivi mon œuvre dans ce domaine et c'est quelque chose auquel je suis extrêmement attaché. Le monde de la culture est aussi un monde de violence.

C'est quelque chose qu'il faut intégrer dans sa réflexion sur l'art parce que l'art est un acte intime qui relève souvent d'un viol d'un viol sentimental parfois d'un viol physique mais il y a des phénomènes d'emprise. aussi la puissance de l'artiste qui s'exprime et cette violence elle me pose question parce que je demande en général à un artiste, est-ce que pour toi cette violence elle est consubstantielle ? Est-ce que tu penses que tu n'aurais pas pu être ce que tu es sans violence ?

Et ce qui me terrifie, c'est que beaucoup me répondent "Non, je n'aurais pas pu faire cette œuvre sans violence. Moi, je suis fondamentalement persuadé que c'est faux. Ça veut dire que pour ces artistes, la création ne peut venir que d'une douleur et d'un traumatisme." C'est ça.

Mais voilà le bon vieux bordel. Un ami. Un ami.

Bah oui, le musée Bourd est formidable. Il est dans le 15e arrondissement de Paris et c'est un musée gratuit. L'homme qui marche.

Magnifique. Rodin. Est-ce que c'était pas un homme violent ?

Ah si. Camille Claudel. Et puis alors il y a aussi alors là c'est encore pire c'est-à-dire le pillage des œuvres, le fait que les femmes ont été euh non seulement violentées mais pillées.

C'est vrai. Ah ben on a du pompon là. Pompon.

Euh elle est formidable cette œuvre. Formidable. Une douceur.

Non. Vous savez, dans la musique, c'est particulièrement vrai. On sait maintenant qu'un certain nombre des œuvres de bac ont été composées par son épouse.

Je parle pas d'Almama bien sûr. Ou encore Fanny Mandelson dont le frère a honteusement pillé les œuvres de sa sœur. Ah c'est pas vrai ?

Ah mais bien sûr, il y a des lettres du père qui dit à sa fille "La composition n'est pas faite pour toi. Euh tu dois te consacrer à l'œuvre de ton frère." Ouais, c'était ça Clara Chuman.

Enfin, l'histoire de la musique est peuplée de femmes dont les œuvres ont été pillées par le compagnon ou le mari. Donc derrière chaque grand homme, il y a une femme. C'est plus que vrai.

Ah oui oui. Et ça c'est absolument insupportable. Maintenant, on retrouve par exemple avec des études graphologiques et cetera, on a pu euh reconstituer par exemple dans les variations Goldberg, œuvre majeure de Jean-Sébastien Bac, l'apport de son épouse.

Moi, je ressens comme une injustice. Oui, parce que c'est c'est vrai que c'est intéressant parce qu'on dit souvent oui, mais sur qui sur quelle figure s'appuyait ? Les femmes n'ont pas pu créer, n'ont pas pu diriger avant.

Elles ont été minorées, elles ont été rejetées, elles ont été exploitées et puis c'était des maternité à répétition. C'est le cas de Constance Mozart qui était une musicienne de très grande qualité mais qui a enchaîné des grossesses à répétition. Comment voulez-vous que ça et avec des problèmes à l'époque, on soignait pas les femmes comme on les soigne maintenant avec des des maladie de de la partur extrêmement importante.

Comment voulez-vous qu'elle compose cette pauvre Constance Mozart qui était une grande musicienne ? Donc c'est tout ça. On n pas si éloigné de ça à moindre échelle mais encore aujourd'hui ou oui il y a plus vraiment eu pourquoi d'ailleurs ?

Il y a eu des des cas, des affaires mais de vrais grands mitour politiques. Pourquoi ? Pourtant ça semble pas être un milieu épargné, semble là aussi être un milieu de violence.

Alors, il y a eu du mitou en politique, mais je dois dire que les violences n'étaient pas exercées contre d'autres femmes politiques. Nous étions peu nombreuses. Moi, je suis rentré dans un parlement où il y avait 5,7 % de femmes.

Quand je suis arrivé, on était un petit nombre et puis on avait cette celle qui avait réussi à à intervenir dans ce milieu était quand même aéolé d'une certaine force et c'était à la fois la cause et les faits. C'est-à-dire que c'est parce qu'on était des femmes fortes, qu'on était arrivé capable de se faire respecter, qu'on avait pas très envie de nous chicailler. La violence contre les femmes s'exerçait surtout sur les postes subalternes, les assistants, des petites journalistes, des personnel de service.

Vous l'avez vu ? Oh oui ! Ouais.

Est-ce que vous regrettez de pas l'avoir dit avant ou est-ce que c'était possible ? J'ai pas Je vous savez, j'ai j'ai toute ma vie, je l'ai dit. Ouais.

Toute ma vie, j'ai dit toute ma vie, j'ai combattu pour la parité. Oui, mais combattre pour laité. Ah bah oui, mais c'est c'est d'abord par là que ça commence parce que la grande dénonciation d'une certaine manière d' quelques années en arrière de Mitou n'a pas pu être fait il y a 25 ans 30 ans.

Ah non. Oui, c'est vrai. C'est vrai.

On n pas pu le déclarer. C'était bien caché aussi. Ouais.

On apercevait des choses, on lui devinait. Oh mon dieu ! Ah oui, à ce point.

Oh mon dieu ! Ma père ma mère appelait le palais bourbon le palais bordel. Ouais.

Pourquoi votre père lui racontait ? Il a pas besoin de lui raconter. On va regarder les statues.

Oui. Allez, on va regarder les stats. Bon, on redescend par Oui, on va redescendre par ici.

Merci de nous avoir emmené ici, nous avoir permis d'ouvrir les portes du musée d'Orset. Allez oui, je vous ai demandé tout à l'heure s'il ne rester qu'un balai et qu'un opéra, s'il ne devait rester qu'une seule œuvre, qu'une seule, celle que vous emmenez dans votre fusée. Vous savez, on peut avoir un choc une fois, mais ça va vous paraître ridicule.

Non mais pas du tout. Je suis au musée du Cremelin. Oui.

Et il y avait une exposition des œufs de Faberger. Ouais. Et il y a un œuf de Faberg.

Vous savez que dans les œufs de Faberger, il y a euh ce qu'on appelle un secret. Oui. C'est-à-dire quelque chose qui permet l'ouverture de l'œuf.

Et là, il y a un ravissant arbre. Je pense que c'est un oranger avec du des petits diamants. Les fruits sont en coraille et puis c'est dans une sorte de cassette, vous savez ces cassettes où il y a une pomme de pain sur chaque sur chaque coin.

H et il faut trouver le secret, c'est de tourner la petite pomme de pain. L'arbre s'ouvre et il y a un petit rossignol qui sort du feuillage et j'étais devant cette œuvre de Faberger et il m'est arrivé à ce moment-là un sentiment que je n'ai ressenti que là j'ai eu envie de voler cette œuvre de Faberger et je me suis dit s'il était à moi, je je le cacherais et puis j'irai toute seule le regarder tellement ce secret, cette miniaturisation, ce rosignol qui sortait me paraît me paraissait être le paron de toute poésie de toute poésie cachée. Vous l'avez revu ou jamais ?

Non, jamais parce que c'était euh c'était une collection temporaire qui avait été constitué avec la collection de Forbs. Ouais. Qui avait une extraordinaire collection d'accord de et la collection de la reine d'Angleterre.

Ah oui. Et donc et vous savez où il est aujourd'hui ? Alors, je ne me rappelle plus mais je crois qu'il faisait partie de la collection de la reine d'Angleterre.

Mais on devrait pouvoir retrouver sur internet. Euh, dites-moi tiens, par exemple, je vais essayer de le trouver. Qu'est-ce que je pourrais taper ?

Œuf à berger. Œuf à berger, c'est un oranger avec un petit rossignol et pommes de pain, vous m'avez dit. Oui, vous savez, c'est c'est ces cassettes, ces caisses.

Hm. C'est pas l'air d'être ça, hein. Non, c'est pas ça.

C'est un petit Ah, attendez, c'est peut-être ça. Je C'est ça. C'est ça.

Il est là. Il est là pour être au tuilerie. Et alors, il fallait tourner il fallait tourner une des petites pommes de pain.

Ouais. Et là, il y a un petit rossignol qui sortait. Bon ça ça doit pouvoir se voler.

Oui, c'est pas trop quand même. C'est bon après il faut pas avoir peur de de faire un petit tour dans les prisons russes. Mais ça bon ça c'est pas de c'est pas une inquiétude.

Bon allez on va vers notre dernière étape. Allez c'est parti. Je suis fasciné moi par l'endroit je vous le dis.

Vous avez raison d'être fasciné. On sort par ici. On sort par là.

Au revoir. Au revoir. Merci.

Je crois que l'esplanade devant c'est l'esplanade Giscard destin. Oui, bien sûr. D'ailleurs, le musée s'appelle C'est moi qui ai ajouté le nom de Valérie Giscardestin au Oui, c'est moi en 2021.

Et ah oui, parce que tous les présidents ont C'est ça. Ouais. Il y a la bibliothèque François Mitteran, le musée branl Jaqu le centre Pidou de Ga de Ga pas.

Merci beaucoup mesdames et messieurs. Je salute les dames. Merci.

Merci beaucoup. Bonsoir. Bonsoir.

Bonsoir à vous. Merci. Bonsoir à vous.

Merci. Merci. Merci beaucoup.

Merci. Au revoir. En fait, vous êtes, je comprends comment on fait de la politique.

Il faut toujours serrer la main de tout le monde. Bah oui, c'est de la politesse ça. Oui, mais tout le monde ne fait pas ça.

Si je vais serrer la main de ces gens, ils vont se dire "Mais c'est qui celui-là ?" Ben oui, mais justement Giscard, vous l'avez connu ? Ah oui, parce que vous l'z vous avez pas été ministre ou Giscar ?

Non, mais il a été président du conseil régional d'Auverne. Au revoir monsieur. Au revoir.

Merci. Au revoir. Il a été j'ai été lui rendre visite en Auvergne quand j'étais ministre de l'écologie.

Ouais. J'ai été dans le Forest. Vous avez été ministre ou trois présidents présidents.

Alors ne me posez pas la question. Lequel préférez-vous ? C'est pas la question que j'allais vous poser.

Alors allez-y. Quelle est leur principale différence par là ? Je les ai définis par trois qualificatifs.

Je dis Chiracette. Ouais. Sarkozi le bretteur et Macron le charmeur.

Ah oui, je vous ai entendu dire l'homme de la France, l'homme de l'Europe, l'homme de la planète aussi. Oui, vous changez. Non, ils sont pas antinomiqu.

Ah non, c'est vrai, ils sont faites hein. Vrai. Ouais.

Est-ce que vous essayez de me mettre dans des difficultés là ? Je mettre en difficulté. Et alors le point commun, une culture.

Ah oui, absolument incroyable. Et ce sont tous des hypernésiques, sauf Chirak à la fin de sa vie qui avait perdu ses capacités intellectuelles. Mais l'hypernésie de SarkoZie et de Macron, c'est spectaculaire.

Vous dites quelque chose avec un chiffre 3 ans après, il vous disent "Ah non, non, mais c'est pas c'est pas 17 millions, c'est 175." Vous dites ça le président de la République actuel quand vous me dites Jean Castex m'appelle et me propose est-ce que lui il entre dans l'histoire des négociations ou pas du tout ? Vous avez négocié pas du tout pas du tout.

Non non mais Jean Cast était une personnalité qui avait choisi vraiment son équipe, ce qui veut pas dire que le président n'a pas mis en suite un certain nombre de choses. Donc on s'est découvert avec Macron le dimanche qui suit et c'est là que je me dis c'est pas possible que de voir ce jeune homme président de la République ça vous a épaté parce que vous le connaissiez pas vraiment. Oui, mais c'est pas la même chose de le voir de de le voir sur son canapé avec sa chemise ouverte et cetera et ses yeux bleus glaciers.

C'était quand même étonnant. Ouais. Ouais.

Et de qui c'est quelqu'un qui est plus jeune que mon fils hein. Ouais. Et de qui est-ce que vous avez Je vous demande pas lequel vous avez préféré, mais de qui vous avez été le plus proche.

Oh ben, c'est Jacques Chirac. Oui, Jacques Chirac c'est un compagnon de combat. Enfin oui mais il il est plus âgé que vous.

Il est pas Nicolas Sarkozi ? Non. Oui, j'étais très proche de tous mais euh c'est Macron, je ne l'ai pas connu euh dans en dehors de ce poste.

Moi aux élections, la première élection de 2017, je vote pour François Fillon au premier tour. Ouais. Et donc je vote pour Emmanuel Macron très naturellement au 2e mais j'étais pas dans l'équipe des supporters d'Emmanuel Macron en 2017.

Donc je crois que notre véhicule est juste là. C'est c'est Ah oui, donc chez et Nicolas Sarkozy la relation Nicolas Sarkozi la relation était très bonne. C'est quelqu'un je vais le voir en On est en on est en 2004.

La question se pose. Je vais le Il était Oui. 2004. qui était ministre des finances et je vais le trouver dans son bureau de Bery.

C'est très marrant parce que c'était un 1er mai ou un 8 mai, enfin un jour férier et je trouve le ministre des finances en train de surveiller tout en travaillant les devoirs de ses deux fils. C'était c'est pas une image qu'on a l'habitude de voir d'un président de la République. Et je lui dis voilà, j'ai décidéis que c'est toi que je soutiendrai ma future campagne présidentielle.

Oui. Parce qu'à l'époque la droite n'avait pas encore choisi son champion. Exactement.

Mais moi je l'avais choisi parce que moi j'en pose rien du tout. Vous avez quand même toujours misé sur le bon cheval. Oui, j'ai un don.

Parce que vous avez choisi Chiraak face à baladure. Non, mais j'ai un don, vous savez. Ah oui, je décide.

Ah, c'est vous qui décidez ? Euh je décide d'aller faire, je sais pas, il y a 40 ans, la campagne des 1000 Constantinescou. Ouais.

En Roumanie, c'était peu après la disparition des chaosesco. Personne ne croyait à Constantinesco. Je vais faire sa campagne en Oltenie.

Faut voir. Faut faire faut faire la campagne en Oltie. Euh dis donc il gagne.

Et alors il y a eu quelque chose d'assez comique parce que il y a pas très longtemps, il y a 5 6 ans, j'ai un coup de téléphone de l'ambassade de Roumanie qui me dit un type conseiller de l'ambassade qui me dit "Voilà, on a retrouvé êtes l'équivalent de grande croix de la Légion d'honneur de Rouman." C'est pas vrai que m'avait décerné. Non, jeétais pas au courant.

Alors, on va vous l'apporter. On a bien sûr on arranger les placards. Normalement, on l' payé la médaille à ce qui paraît quand on est décoré.

Non, pas quand elle est remise par un. Oui, quand il faut bien sûr, il faut payer la médaille quand on est décoré. Mais quand on est décoré par un président, c'est le président qui vous l'offre.

Je suis commandeur de la Légion d'honneur. Quand le président me l'a remise. J'ai pas payé ma ma j'ai pas payé ma cravate de commandeur évidemment.

Non mais c'était très drôle. La même chose m'est arrivée avec Antal qui était en Hongrie et je vois un type qui déclare que vraiment il se situait dans la lignée du général de Gaulle. Je me dis tiens, je vais lui envoyer des sous à ce type là.

J'envoie un virement à Ental. le mon titre à la stupéfaction générale gagne les élections. Alors, j'ai reçu d'ailleurs une sorte de médaille.

Ah là aussi. Oui. Oui.

Oui. J'ai un don. Ah oui.

Ah oui. Donc c'estàd que de choisir des candidats auxquels personne ne croit. Ouais.

Ce que j'ai fait pour Chirac. Ouais. Bon, vous êtes pas vous avez pas une grande réussite avec Macron.

Alors, c'est la seule. Vous avez fini par y aller mais vous aviez pas misé sur lui. Comment ça ?

Ah non, je non. Hélas Oui. Non mais oui et là j'avais enfin j'avais voté pour François Fillon.

J'avais voté pour François à quoi ressemble la vie privée d'une femme politique ? Est-ce que c'est possible d'en avoir une ? Ça je n'en parle jamais.

Ouais. J'ai une vie privée très belle très riche. Est-ce qu'on a du temps pour soi ?

Oui, il faut en trouver. Faut trouver bien sûr. Mais vous savez, j'ai traversé ces pratiquement 50 ans d' politique sans jamais m'exposer.

Ouais, c'est une caractéristique, hein. Ouais. Photo de moi dans un ma cuisine, dans mon salon.

Vous avez jamais fait Paris match ? Non, j'ai fait Paris match mais dans des pas fed. Je Et pourquoi ? parce que vous avez jamais l'ambition d'aller plus loin ?

Est-ce qu'il faut faire ça pour aller plus loin ? Ha ben je sais pas, je je sais pas, je vraiment j'ai je répugnance farouche. Ouais. vis-à-vis de l'exposition intime.

Je pense que cette exposition est destructrice. Euh je pense que justement pour garder son sa vitalité, il faut des retraites, il faut du repos, il faut des endroits où personne ne peut vous atteindre. Vous avez parlé quand même quelque fois de votre fils.

Ah oui oui. En expliquant que pour lui ça avait été difficile. Est-ce qu'il y a s'il y a un regret sur s'il y a un regret sur votre carrière politique ?

Parce que j'imagine que vous vous êtes du genre à ne rien regretter mais votre fils quand même est-ce qu'il a il en a souffert ? Vous le dites, [Musique] c'est à lui qu'il faut me demander. Vous savez quand on aime quelqu'un, pour parler de façon générale, on a des bons et des mauvais moments.

On a des moments difficiles et d'autant plus difficile qu'on aime profondément quelqu'un. Je pense que si on fait la colonne des bicolon crédit l'emporte. Mais je l'espère en tout cas.

Je l'espère. En tout cas, j'ai beaucoup de chance. J'ai un environnement familial et amical de très très grande qualité.

Je peux vous garantir que c'est des amis qui viennent du monde de la politique. Il y en a ? Est-ce qu'il y en a ?

Ah oui, bien sûr. Des amis quoi, vraiment des qui par exemple. Ah vous parlez pas de votre vie privée, c'est vrai.

Bah non, c'est pas drôle. C'est pas drôle. Voilà.

Mais c'était bien tenté. Ouais, je vais essayer. Sûr.

Je j'allais vous demander mais comment on fait pour trouver l'amour ? Enfin des trucs, j'allais j'allais tomber dans closer. Alors, ça c'est une question Ouais. qui m'a été qu'est-ce que j'ai ?

On pos Non, mais je suis un conseil européen à Rome. Oui, c'est un de mes premiers conseils européens et là il y avait la ministre, c'était un conseil écologique. Quelle période ?

On doit être en 2003 ou Ah non, attendez parce que l'Estonie euh pas encore. Non, c'était en 2007 2008, c'est un conseil santé. Et euh il y a une ministre estonienne, à moins que ce soit Lituanienne, enfin d'un pays ça.

Ne nous fâchez pas avec eux, on les embrasse et on les salue. On vous embrasse. Ouais. qui me Vous avez une belle carrière politique.

Est-ce que je peux vous poser une question ? Je évidemment elle dit quand on ministre on fait comment pour garder un homme ? Ah je me suis dit là je celle-là je l'attendais pas vraiment.

Ouais mais c'est une question qui doit se poser. Voyez ça rejoint un peu ma première question. Est-ce qu'il est possible d'avoir une vie privée ?

Oui, bien sûr de Est-ce que vous avez eu l'ambition ? Est-ce que vous dans votre tête un jour vous êtes dit je pourrais prés de la République premier ministre, est-ce que ça vous a effleuré ? Alors franchement non.

C'est possible ça quand on est politique de haut niveau parce que vous êtes une femme politique de très haut niveau, plusieurs fois ministre dans plusieurs secteurs des secteur important. Euh non et ça me ça m'aurait terrorisé et puis finalement tout ce qui m'est arrivé dans ma vie ça a été un cadeau. Oui.

C'est une forme de méthode couée et positivisme. Oui. Ouais.

Quand je suis rentré pour la première fois dans la salle du conseil des ministres en 2002, ministre d'écologie, j'ai pensé à ma grand-mère dont j'ai écrit l'histoire Corentine, classée domestique à 7 ans, femme admirable qui ne savait ni lire ni écrire, qui a appris le français. Plus tard, elle ne parlait que le breton. et mais admirable résistante des juifs dans le grenier des aviateurs canadiens dans la cave le premier étage réquisitionné par la commandanture et personne ne s'est jamais rencontré et je dis "Tu vois comment c'est possible ça ?

Je dis "Tu vois comment je suis là ? Tu te rends compte ? Moi ta petite fille je suis là.

Vous êtes au conseil des ministres et vous dites pas tiens et si j'étais là ? Non, jamais. Non, mais c'est vrai que vous avez jamais déclaré quoi que ce soit.

Pour ça que je vous pose la question. Tout le monde a fini par et puis j'ai un goût immodéré pour la liberté. Vous pensez que ce sont des postes qui enferment et je savais aussi que ça allait être on a obligé de de former des groupes, des amis, de faire des concessions de tra Je pense que j'ai réussi à passer dans ce ces années politiques sans jamais trahir mes fondamentaux.

J'ai été souvent très seul et finalement finalement ça va. Comme disait le général Doug là, la solitude était ma compagne, elle est devenue mon ami. On a un dernier lieu magnifique.

Un dernier lieu magnifique. Attention hein, vous descendez du côté de la route. Ouais.

Alors là, alors alors voilà. Hop. Ah oui, quand même.

Et ici, est-ce que vous êtes déjà venu de nuit aussi ? Alors, est-ce que je suis venu de nuit ? Non, je ne crois pas. les invalides.

Bonsoir messieurs. Bonsoir madame. Bonsoir.

Bonsoir madame. On visite de nuit hein. C'est ça.

Bien. Merci beaucoup. Merci.

Si j'ai choisi les invalides, c'est parce que c'est un lieu multiple. C'est d'abord un hôpital et on l'oublie aussi. C'est un hôpital dans lequel on soigne encore des blessés, des militaires qui ont perdu des bras, des jambes, des faces au service de la France.

C'est un musée admirable musée des armées. C'est un musée qui est aussi piloté par le ministère de la culture même si lui aussi c'est le musée des plans reliefs. Oui.

Dans le grenier. Ah ok. D'ailleurs, le musée des armées voudrait nous prendre ça.

On l Vous êtes plus aux manettes. Arrêtez de dire nous et on a toujours. Bah c'est oui parce que c'est des choses que j'ai défendu.

Je me souviens d'avoir obtenu l'arbitrage de Macron contre la le ministère de la défense disons je veux garder les plans li évidemment c'est la nécropole de Napoléon admirable la nécropole aussi de grands soldats au service de la France Foche Liot Maréchal Leclerc, le maréchal Jemin. C'est aussi là qu' est enterré l'auteur de la Marseillaise Rouget de Lille. Rouget de lit, il est enterré, on le sait pas, il est enterré aux invalides.

Sa sépulture est aux invalides. C'est cette double cette double église bien sûr. Et puis c'est dans ma vie de ministre ces cérémonies d'hommage.

Ah ouais, je voulais que vous m'en parliez. C'est ça qui m'amène ici. C'est des souvenirs évidemment d'amis très proches à qui on rend hommage.

Je pense à l'hommage à Philippe Séin, je pense à l'hommage à Simon Veille, à ces deux personnes à qui me liaent des liens de de profonde tendresse et de totale admiration. quand vous étiez là également Michel Rocard auquel j'étais extraordinairement attaché des gens finalement très différents. Oui.

Et puis le général Georgelin avec qui nous avons eu des relations tempétueuses. Oui. Pendant la rénovation de Notre dame.

Pendant la rénovation de Notre Dame. Ah c'est vrai. C'était parfois haut en couleur.

Oh, c'était en couleur parce que Jean-Louis, il estimait que c'était lui qui devait commander. Oui. Et vous, vous estimez que c'était vous ?

Bah oui. Bah oui. En je croyais que c'est lui qui avait qui avait la main.

Non, non, c'était pas lui. Ah bah oui, mais enfin sûr, il avait la main pour conduire le chantier. Mais comment vous disiez tout à l'heure, une hostilité amicalement hostile ?

C'était ça ? Non, non, c'était avec des une amitié avec des aspérités. Ouais.

Euh tuid dit l'homme de pouvoir occupe tout l'espace de pouvoir qui lui est apparti. Et donc finalement quand il m'a vu arriver, il s'est dit "Bon, moi je suis l'envoyé du président de la République, cette petite bonne femme là. Moi je suis un militaire.

Oui, voilà. Ouais. Ouais.

Ça va pas se passer comme ça. Je me souviens un jour, je décide de suspendre momentanément les travaux. Bonjour. de suspendre momentanément les travaux pour qu'on puisse admirer cette cour.

Mais ouais, là c'est pour qu'on puisse creuser le sol, faire des fouilles archéologiques dans le sol. Il avait grognégé. J'avais dit moi je suis militante des fouilles archéologiques.

Je regrette pas d'avoir donné cette autorisation. Et puis je décide d'aller visiter le chantier de fouille. Alors, je téléphone à Jean-Louis pour lui dire que je vais visiter le chantier.

Ah, il me dit "Écoutez madame la ministre, ça va pas être possible, je ne suis pas là." Oh, mais je lui dis "Mais je m'en fous Jean-Louis là franchement moi je vous demande pas d'être làin, il y a absolument aucun problème." Et là, il s'est dit "Waou !" Et euh je suis allé visiter le chantier.

Ouais. Et il était là. Il était là.

Mais c'est c'était un ami un ami formidable et ça la sa mort m'a m'a causé un profond chagrin. Quand vous êtes là avec ces cérémonies, ça donne une ampleur au moment. Ah oui.

Puis vous savez, il y a des moments il y a des moments d'émotion quand on a fait l'hommage à Daniel Cordier, le grand résistant, le compagnon de de Jean Mou culture lui aussi. Extraordinaire Daniel Cord, je le connaissais pas personnellement. Et à la fin de la cérémonie, il y a un monsieur qui s'approche de moi et qui était un des soignants de Daniel Cordier.

Et ce monsieur me dit sur son lit de mort, Daniel Cordier m'a dit, vous irez dire à Roseline Bachelou, je l'aimais. Ça prend. Vous vous êtes une gauliste.

Vous le dites, vous l'avez répété beaucoup. Oui. Aujourd'hui, tout le monde est gauliste.

Ouf ! Tu égoistes à la mis, ça veut dire quoi ça ? C'est l'expression de votre père.

Oui, c'est ça. Tout le monde se l'approprie. Est-ce qu'il y a encore en réglé ?

Oui. Puis bien sûr. Euh, les temps ont changé.

Que que serait que serait le général de Gaulle ? Quelle politique mènerait-il aujourd'hui ? Vous savez, on fait pas parler les morts, on les fait pas agir.

Je trouve ça d'ailleurs stupide. On peut se référer à certaines valeurs qui traversent le temps, l'amour de la patrie, l'honnêteté. C'est c'est parce que le général de Goule se faisait porter la note de ces de ces consommations que j'ai toujours fait ça dans les ministères que j'ai exercé.

Je me suis fait porter à la fin de chaque mois la note de toutes les consommations que je faisais de déjeuner, de dîner et je faisais un chèque à la fin de chaque mois. C'est une façon de faire de la politique. J'ai jamais gardé un objet personnel.

J'organisais des tombols gratuites avec les cadeaux qu'on me faisait pour le personnel des ministères. Il était ravis. les les billets de tombola étaient gratuits.

Alors, il y avait des trucs qui étaient horribles parce qu'on vous offre des trucs horribles. Et puis il y avait des trucs qui étaient très Je dois dire qu'un jour on m'avait offert un sac channel. La maison Chanel m'avait offert un sac.

Je dois dire que j'ai tourné autour du sac. Est-ce que je le mets à la pendant au moins trois tours. Puis j'ai dit non, faut que tu sois classe Roseline, si tu donnes des trucs moches, faut aussi que tu donnes des trucs beaux.

Donc le sac Chanel est parti à la tombola. Est-ce qu'il y a Je demandais histoire d'olisme mais est-ce qu'on peut encore aujourd'hui avoir un clivage gauche droite où tout ça est largement dépassé ? Bah, tout dépend le sens qu'on donne à la gauche et à la droite, mais euh il y a il y a visiblement un clivage entre les libéraux, les ultralibéraux tels qui sont représentés par monsieur Elon Musk. euh les je dirais les les libéraux étatistes qui pensent que il faut faire marcher l'économie de marché mais que il doit y avoir des phénomènes de régulation et puis les révolutionnaires.

De toute façon, il y a une phrase de Gramchi dans les cahiers de prison qui dit "L'ancien monde est mort, le nouveau tarde à apparaître et dans ce clair obscur surgissent les monstres." Et c'est exactement ce qui est en train de se passer. Vous êtes positive ou vous êtes inquiète ?

Profondément profondément angoissé. Ouais. Salut Napoléon.

Va pas chanter la Jacques CN. Non mais est-ce que vous allez pas Réveille-toi ville sacrée entend l'orgueil et ton amour ? La sainte femme est rentrée.

Les exilés sont de retour. Les exilés sont de retour. Allez voilà.

Victoire. Victoire. Qu'il soit ven l'enfant prodigue de la gloire Napoléon.

Napoléon. J'allais vous demander de finir par l'histoire du train Glacegol. Non, ça ça va pas être possible.

Ça va pas être possible. Pas dans la cour des invités. Non.

Ah ouais, c'est pas possible. Quoi qu'ici, je suis sûr que c'est un moment très politique ou c'est un grand moment de concierge et on se raconte histoire non ? Je me souviens dans dans le temps dans le temps vous savez on a perdu ça mais on allait aux sépultures des hommes politique les maires les conseillers généraux et puis on allait en procession derrière le corbillard ou enterrer le corps vers la sépulture et là c'était là qu'il y avait des grandes discussions politiques.

C'est vrait je vous salue Marie elle est notre père en répond c'estàd la moitié disait le début du jeu vous salue Marie puis on répondait alors pendant la première partie évidemment on discutait peu plus voilà merci Rosine Bachelot merci merci d'avoir passé la soirée et puis offert un parcours magnifique. Oui, c'est bien. Ah ben non, mais moi je suis pas difficile, je prends que le meilleur. [Rires]