Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewEurope 1 (sur YouTube)· 23 avril 2026 19 min

"Israël ne veut négocier qu’avec Trump et on sait très bien pourquoi !" (Thierry Breton)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Et notre invité ce matin dans la grande interview sur C News et sur européen, c'est Thierry Breton. Bonjour à vous. Bonjour.

Ancien ministre de l'économie, ancien commissaire européen, auteur des 10 renoncements qui ont fait la France chez Plomb. On va évoquer la situation internationale, économique aussi bien sûr, mais d'abord la mort d'un deuxè militaire français de la Finule après une embuscade dans le sud du Liban. Est-ce que à votre avis, elle peut faire changer de nature ce conflit dans la région notamment pour l'engagement de la France qui pour l'instant dit "Ce conflit n'est pas le nôtre.

Ça fait deux soldats voire trois si on compte celui qui est mort en Irak euh que nous comptons dans nos rangs. Non, on est là dans le plutôt le conflit dans le conflit et malheureusement cette tragédie hein, on perd un deuxième soldat euh qui paye de de de sa vie effectivement l'engagement de la France dans le cadre de la finule, hein, il faut le il faut le rappeler. Donc c'est un c'est un engagement donc sous évidemment le contrôle des Nations- Unies.

Euh la France joue un rôle important depuis très longtemps, depuis très longtemps pour euh pour aider le Liban euh euh intervenir et puis évidemment pour être une force d'interposition et notamment euh pour désarmer euh cette force terroriste qui est représentée par le Bola et lebola qui est une force terroriste, merci de le rappeler, qui n'est pas désarmée. Oui, bien sûr, bien sûr. On a un gouvernement aujourd'hui au Liban qui est sans doute le le plus à même précisément de faire en sorte que ce ce ceci change.

Alors maintenant évidemment la France comme du reste aucun pays européen n'est partie à ces discussions à ces négociations parce que Israël on le sait ne veut négocier qu'avec la bénédiction et le soutien de qui les relation sont ex non mais non mais on connaît encore une fois Israël ne veut négocier qu'avec les Américains et on sait parfaitement pourquoi. Mais on sait que les relations entre Israël et la France sont très tendues. Emmanuel Macron estime encore avoir une interrogation légitime sur la possibilité de suspendre l'accord d'association entre l'Union européenne et Israël.

C'est pas fait pour arranger les choses. Oui, mais encore une fois, encore une fois, je je le redis, c'est une surprise pour personne dans d'abord c'est bien qu' c négociation hein, il faut il faut vraiment s'en féliciter aujourd'hui, c'est quand même c'est quand même un élément important. Elles reprennent aujourd'hui, vous avez raison.

Elles font durer sans doute encore un certain temps puisqu'on a vu que le temps un parti est encore allongé. Euh c'est une bonne chose mais il faut vraiment le dire ces négociations évidemment de la part d'Israël. Effort très important qu'elle reprenne et ça a été un effort très important notamment de Benjamin Netanou.

Euh bah la contrepartie c'est évidemment sous la seule je dirais bénédiction euh des États-Unis et on sait pourquoi. Bien sûr. Est-ce que la France est sortie de l'histoire dans cette région ?

Non pas du tout. Non pas du tout. La France n'est absolument pas sortie de l'histoire.

La France du reste la France est là. La France est là. pas uniquement du reste euh je dirais en tant que euh je dirais euh pays qui est très proche, on est très proche du Liban.

Moi, je me souviens évidemment quand je travaillais avec Jacques Chirac, les relations datent pas d'hier et elles sont très importantes et on est très associé à à à ce qui se passe pour ce peuple libanais qui est qui est vraiment la victime, je dirais de tout cela bien entendu. Le peuple israélien aussi he qui reçoit des requêtes dubola à tous les jours. Oui, bien entendu.

Mais mais là pour l'instant, on a maintenant le je dirais le fait que on a un million de personnes qui sont qui sont déplacées. Donc oui, il faut vraiment que tout ça retrouve une normalité. C'est une chance de désarmer le Bola.

Ben, j'espère que cette chance sera saisie par les partis. L'autre partie des négociations, c'est évidemment entre l'Iran et les États-Unis. Pour l'instant, Donald Trump a prolongé le cesser le feu pour une durée indéterminée jusqu'à ce que l'Iran euh présente une proposition, un accord conclu.

Est-ce qu'il y a une chance que cet accord intervienne rapidement ou est-ce qu'on va être sur du temps long ? Là aussi, Thierry Breton. Et bien voyez-vous, personne ne peut le dire parce que on est dans une guerre asymétrique là en ce Ferrari. asymétrique à double sens.

D'une part asymétrique parce qu'on le voit bien euh il y a d'un côté une Armada qui est la plus importante depuis euh depuis 2003, l'armada évidemment américaine avec évidemment des moyens technologiques, des armes parmi les plus sophistiquées qui coûtent du reste assez cher hein, je rappelle entre 1 et 2 millions de de dollars pour un missile patriote. Un missile patriote qui est utilisé pourquoi ? bien souvent pour détruire des drones des drones iraniens qui eux coûtent 30000 dollars.

Donc c'est asymétrique d'un côté parce qu'on a pas les mêmes instruments. Asymétrique aussi d'un point de vue du volume. Les Iraniens, malgré ce qui s'est passé, malgré les bombardements, les milliers de bombardements, continuent à fabriquer des drones, continuent à fabriquer des missiles balistiques avec le soutien bien entendu de la Chine, avec le soutien de des pays qui les entourent.

Et on peut penser aussi à la Corée du Nord, notamment pour toute la matrice balistique qui euh, on le sait est maintenant assez efficace au niveau au niveau iranien. Et puis l'autre côté donc, vous avez bah les États-Unis qui ont des stocks qui se réduisent. Donc on voit qu'on est asymétrique et qu'on est une guerre de flux contre une guerre de stock.

Les les les stocks sont en train de se se réduire. Je rappelle que depuis le début des hostilités, c'est deux années de production de missiles patriotes qui ont été consommés. Vous vous rendez compte ?

Deux années. D'un côté, il faut on fabrique à peu près 40 missiles patriotes par mois. D'autre côté, les Iraniens refabriquent une centaine de missiles balistiques et des centaines voire des milliers de drones.

Donc elle est asymétrique dans ce sens. ça être aussi asymétrique parce qu'évidemment ça a des répercussions, ça a des répercussions je dirais sur nous euh sur nous sur de morce sur les populations sur les populations du golfe évidemment sur nous en Europe et on va en reparler très certainement évidemment sur l'impact sur le carburant, sur l'inflation sur l'augmentation des taux d'intérêt mais aussi un impact peut-être encore plus important sur les les États-Unis et sur la population américaine. Je rappelle quand même que le baril euh le pardon le baril bien sûr il est passé de 70 maintenant à 100.

On est un peu plus de 100 ce matin le baril de pétrole mais le galon d'essence et on sait que le galon d'essence est un indicateur très important pour les élections américaines. Il était à 2,ARars80 avant le début des oxilités, il est à 420 aujourd'hui. Donc ça si vous voulez ça met sous pression sous pression vraiment très fortement bah la population américaine et donc Donald Trump.

Alors là-dedans, on a maintenant une nouvelle dynamique qui est le fait qu'on a le blocus dans le blocus, ce qui est peut-être un mouvement, je je pense techniquement intelligent, de l'armée américaine. Je dis l'armée américaine parce que on peut peut-être distinguer l'armée américaine de Donald Trump. On a l'impression qu'ils ont repris un peu le le le pouvoir, le lead, si vous permettez cette expression.

Pourquoi c'est intelligent ? parce que évidemment ça commence évidemment à bloquer les bateaux, les navires qui quittent l'Iran et donc qui lui permettrait d'exporter le pétrole dont elle a besoin pour ses son budget. Mais surtout, et c'est là où je voulais en venir, ceux qui vont rentrer, il faut pas oublier que l'Iran est un pays qui dépend beaucoup des importations.

Par exemple, près de 6 millions de tonnes de maïs par an. par exemple le riz, par exemple l'huile, par exemple le sucre, mais aussi euh les intrants agricoles, mais aussi les intrants technologiques pour fabriquer ces ces drones et ses missiles. Tout ça est bloqué et qui paye évidemment la population euh iranienne.

Alors, on sait que le le régime actuel euh s'inquiète peu de l'état de sa population, il n'en demeure pas moins. qu'on commence à voir vraiment des queu dans le bazar. Les les échops ne sont plus à chalandandéie alimentaire.

Donc donc on est en train de resynchroniser je dirais cette asymétrie sur l'impact des populations avec le regard évidemment qui n'est pas le même je le redis de la part des autorités du gouvernement et des des molas iraniens. Évidemment pour nous en Occident. Tir Breton, on est sur ses et sur europin.

En attendant en France, rattrapé par la colère sociale, le gouvernement a reconduit des aides pour certaines catégorie vraiment comme les pêcheurs, les agriculteurs, les transporteurs, le BTP, les VTC, euh 3 millions de travailleurs grands rouleurs seront aidés. Est-ce que c'est du bricolage ? Est-ce que c'est du coudrage ?

Non non, je crois je crois d'abord que il faut il faut il faut voir que tout le monde n'est pas évidemment concerné de la même façon. Là évidemment un un un prix de de de l'essence ou du gaz voile qui a qui a qui a qui a fortement augmenté. Je le redis quand même pour nos pour nos auditeurs nos téléspectateurs, on n'est pas encore dans dans dans une crise pétrolière majeure.

Il y ressemble pourtant on y est pas encore 2,50 € le gasoil. Alors oui, enfin 2,50 € 2,40 € bon mais ça c'est certain et c'est la raison pour laquelle parce qu'on connaît pas évidemment la la durée parce que finalement tout ça a une origine. Cette origine elle a un nom.

Ce nom c'est Donald Trump. C'est Donald Trump évidemment qui lorsqu'il va décider d'écouter Benjamin Etanyaahou va créer croyant à l'époque refaire ce qu'il avait fait avec monsieur Madourau. On se souvient Venezuela.

Bon bah ça n'a pas marché et désormais on est dans cette guerre euh dont visiblement il veut se sortir tout le monde veut se sortir mais qui dure. Je le redis. Elle est quand même artificielle dans le sens où on a encore la production on a tout ça.

Il faut vraiment maintenant pouvoir donc elle peut se résoudre rapidement. Elle peut se résoudre alors disons avec une détente sur les prix du carburant. avec une détente progressive.

Mais c'est clair que si si on réussit à avoir ce que nous espérons tous avant quand ? Avant le voyage de Donald Trump en Chine qui est qui est attendu, on le sait le 14 mai en Chine, pour lui c'est certainement une date butoire. Donc je pense que c'est la nouvelle date butoire qu'on a devant nous.

Là, il y a vraiment la volonté de trouver un accord. Bien sûr, qui sont concernés ? Bah les grands rouleurs.

Donc, il faut les aider. Bien sûr, les agriculteurs, il faut les aider. Bien sûr, les marins pêcheurs, il faut les aider.

Il faut aussi aider l'ensemble de ceux qui qui ont besoin de leur voiture et notamment, on le sait, bah tous ceux qui vont aider le leurs concitoyens, je pense en particulier aux infirmières, aux autres soignants, il faut évidemment les aider. Donc c'est une bonne chose. On peut pas taxe.

Alors l'échotaxe, David Lissard le propose, michelouard Lecler aussi et ça serait immédiatement entre 15 et 17 centimes d'euros en moins sur le litre. Oui. Suspender, on le suspend temporairement.

Ça évidemment c'est c'est des choses j'ai on a tellement travaillé là-dessus pardon de le dire de façon simple y faucon malheureusement on peut plus se le permettre donc ce qui est très important c'est que l'État ne gagne pas un sous de ça. Alors la TVA donc tout ce qu'on gagne disons repart dans les aides. Voilà ça repart dans les aides et je crois que c'est normal.

Je crois même que l'État fait un peu plus parce qu'en fait, moi j'ai fait les calculs, en gros, l'État peut engranger euh euh entre 50 60 millions d'euros par mois euh aujourd'hui. Donc euh on est loin des 170 millions d'euros alors annoncer. Oui, enfin alors on est alors si vous voulez euh je pour être très précis euh par tranche d'augmentation de 10 dollars du baril, l'État engrange entre 30 et 60 millions par mois.

Donc là, on est passé de de 70 à 100. Ça fait bon, voyez, si jamais on est si jamais on estime qu'on fait une côte mal taillée, 150 millions, ça fait 50 millions. 3 x 3 150 millions, on n'est pas loin.

Donc l'État effectivement restitue l'ensemble de du plus gagné qu'il va pouvoir engranger et ça me semble être le maximum que l'on puisse faire. Les Français ont néanmoins le le sentiment d'être raqueté, d'être renseigné sur ce prix de l'essence, 55 % de taxe sur le litre d'essence. Est-ce qu'encore une fois, il ne faut pas alléger ses axes pour pouvoir donner une petite bouffée d'air pour l'achat français ?

Sais je sais par exemple que c'est le c'est la proposition du Rassemblement national de dire de baisser par exemple la TVA donc à à 55. La France insoumise propose de bloquer. Oui.

Alors ça ça veut dire ça ça veut dire entre 13 et 17 milliards de de trouble pourah. Et où est-ce qu'on va les trouver ? Donc très bien.

Encore une fois dans la mesure où ça fait un trou de 13 milliards dans le budget, enfin 13 à 17 milliards, donc on va prendre à peu près 15 milliards. Très bien. Donc il faut évidemment voir où on va les trouver mais aujourd'hui on a pas la réponse. 6 milliards d'euros de hausse de dépenses de l'État avec cette guerre en Iran.

Bery promet de compenser ça par des économies et sur l'État et le budget de l'État est sur celui de la sécurité sociale mais concrètement on ne sait pas où. Oui. Alors, il faut s'arrêter une seconde sur ce chiffre qui est qui est un peu surprenant parce qu'évidemment 6 milliards, on est au début de cette crise.

On espère qu'elle va bientôt se terminer. Moi, je pense personnellement que on est maintenant dans une phase où bien sûr les Iraniens essayent de de faire jouer un petit peu comme on dirait pardon cette expression un peu lours, hein. Et l'ours c'est plutôt Donald Trump.

Mais à la fin euh les Iraniens vont être aussi poussés dans l'ours. On va faire Oui, ils vont faire danser l'ours. À la fin, les Iraniens vont être évidemment euh poussé par leur population mais aussi par ceux avec lesquels ils travaillent et ceux qui les soutiennent.

Je pense en particulier au Pakistan, je pense également à la Chine. Donc je pense qu'on est maintenant à J'espère qu'on va on va finir par trouver un accord mal taillé. Chacun va dire qu'il a gagné.

Ça c'est pour dans les espérons les jours ou les semaines qui viennent. Donc euh euh ceci devrait être derrière nous. Il n'en demeure pas moins que en ce qui concerne ces 6 milliards.

On voit qu'il y en a à peu près 4 milliards 3 milliard 8 exactement euh dont Bery nous dit qu'ils proviennent de l'augmentation des intérêts de la dette. Vous voyez sur 6 milliards, il y en a à peu près 4 milliards, c'est-à-dire les 2 ti3 qui viennent du fait qu'on est hyper endetté et que je le rappelle rien à voir avec la guerre. Ça n'a ça n'a rien à voir avec la guerre.

Sauf qu'évidemment les taux d'intérêt augmentent un petit peu. Alors ils augmentent un petit peu maintenant mais ils vont peut-être pas augmenter toute l'année. Donc peut-être que là on a tiré un tout petit peu le trait.

Mais qu'est-ce que ça nous dit Laurence Ferrari ? Ça nous dit aujourd'hui que si on a une crise exogène comme celle que nous vivons, bah qu'est-ce qui nous coûte le plus cher ? C'est le poids du passé.

C'est donc notre surendettement. C'est-à-dire qu'on est tellement endetté, on va devoir émettre pour plus de 300 milliards de dettes en renouvellement cette année. 300 milliards, vous vous rendez compte, c'est le plus le montant le plus important du monde en euros, il va falloir aller chercher sur les marchés.

Bah comme la dette est un peu plus chère, on va payer un petit peu plus cher. On peut espérer que cette augmentation des taux d'intérêt va pas durer toute l'année et donc peut-être que les 3,8 milliards à 4 milliards ne seront pas celaarrivé. Il n'en demeure pas moins que c'est sans doute de bonnes politiques de prendre des précautions.

C'est pas moi qui ve vous dire l'inverse. Pierry Breton, on est sur C News et sur europein. Vous vous souhaitez et vous réclamez cette règle d'or, limiter le déficit public à 1 % du PIB à l'horizon 2032, l'inscrire dans la constitution et il y a une multitude de candidats pour 2027, c'est l'inflation pour le coup de candidat.

Est-ce que l'un d'entre eux va prendre à bras lecor cette proposition-là et la proposer aux français ? Ben écoutez, en tout cas, je je vois maintenant parce que je pense sincèrement d'abord peut-être pour nos nos auditeurs et nos téléspectateurs, on on voit bien qu'on on est tellement dans une logique d'incurie euh et la fragmentation aussi de de je dirais de notre vie politique fait que euh les assemblées l'assemblée que nous avons est peut-être la celle qu'on aura après les élections présidentielles, les Français, on sait qu'il votent contre et quand ils mettent il désignent un président de la République, au deuxème tour, c'est plutôt voter contre celui qu'ils ne veulent pas voir et dès le lendemain aux législatives législative, ben généralement on veut on veut limiter le pouvoir qu'on donne au président. Donc il est pas du tout impossible hélas qu'on ait encore une assemblée fragmentée parce que la fragmentation c'est pas qu'en France, c'est partout maintenant désormais en Europe.

Donc on voit ce que ça donne. On est aujourd'hui dans une logique où précisément la France est le pays qui est qui est le plus endetté en volume d'Europe et que on narrive pas à se sortir de ces 5 % de déficit. Euh les Allemands, vous savez, en 2010 euh que ce soit les partis de gauche et les partis de droite, ont réussi à se mettre d'accord pour dire bah on va se mettre dans la Constitution parce que on n'arrête pas de se de se chamailler cette obligation euh de ne plus avoir de déficit.

Moi, je propose non pas déficit 0 mais déficit 1 % en 2032. Donc c'est pas non plus très agressif, c'est une trajectoire. Ça veut dire quoi ?

Ça veut dire remettre de la discipline bah pour que à nouveau notre pays réapprenne à compter. Parce que voyez-vous, la France qui compte c'est quelque chose d'important. On a oublié.

On compte pas d'un point de vue budgétaire mais on compte plus non plus sur la scène européenne ou sur la scène internationale. C'est me semble-t-il très important pour pouvoir remettre de la discipline. Il faut le faire sans doute avant les élections.

Donc oui, je vois un certain nombre de chefs de parti. un d'entre eux je sais pas Gabri Gabrial qui m'a dit Gabriel Natal qui m'a dit il Gabriel Atal je l'ai vu la semaine dernière il m'a autorisé à le dire donc je le dis et et il m'a dit qu'il était favorable donc à cette cette proposition il y en a beaucoup d'autres je les vois et il faudrait que ce soit la matrice de ce bloc central et bien et bien peut-être pas que le bloc central tous ceux qui veulent me voir je les vois encore une fois national bien entenduise mais bien entendu alors pour l'instant je n'ai pas eu de demande de la France insoumise. J'en ai, je vous promets que je viendrai vous le dire.

Euh pour les autres, j'ai eu des demandes pratiquement tout le monde. Oui. Donc je les vois.

Vous êtes opposé au primaires. Vous dites que c'est les machines à perdre, qu'elles sont absolument plus adaptées à notre temps pour désigner un un candidat unique. Ça marcherait pas ça ?

Ben ça n'a jamais ça n'a jamais marché en France. Systématiquement, on sait que les primaires, elles sont né de quoi ? Elles sont né d'une idée de Terranova qui était un un sing tank de gauche hein, qui voulait proposer de départager. on appelait, vous souvenez les éléphants, hein, les éléphants socialistes, ils étaient tellement en train de se bagarrer.

Donc, on a inventé les primaires pour précisément départager euh les candidats socialistes entre eux. Et puis et puis certains ont pris cette idée, ça n'a jamais marché. Tous les candidats qui ont été désignés au primaire ont toujours perd les présidentiels, sauf François Hollande mais on sait qu'à l'époque c'était une primaire très élargie lequel François Hollande lorsqu'il a été élu président de la publicque a dit non les primaires finalement c'est une très mauvaise idée il faut les retirer.

Donc au fond tout le monde a dit que c'était une mauvaise idée et aujourd'hui on veut revenir sur quelque chose qui est complètement contre l'esprit de la 5e République qui n'a je le redis jamais marché en France donc il faut en tirer les conclusions mais l'union sacrée que vous espérez peut-être n'arrivera-t-elle pas ? Et bien, on verra bien. Vous avez raison, c'est extrêmement difficile.

Mais voyez-vous, la situation dans laquelle se trouve la France aujourd'hui est extrêmement difficile et je pense qu'on est vraiment au pied du mur dans l'histoire de France. Alors, qu' par raison n'est pas raison, mais dans des moments qui sont pratiquement existentiels pour la France, oui, j'estime que aujourd'hui la dérive de nos finances publiques, on vient d'en parler à l'instant, il y a il y a il y a une crise dans le golf et on est complètement impacté non pas sur l'impact direct mais sur le poids du passé. La la situation dans laquelle se trouve le pays aujourd'hui est tellement, je dirais, catastrophique que si jamais on se met pas de la discipline en amont, on y arrivera pas.

Donc oui, vous avez raison, c'est sans doute le chat d'une aiguille, mais j'estime que c'est ce dont la France a besoin pour retrouver la capacité à maîtriser son destin et retrouver Tierry Breton le sens du travail. On sait aujourd' pression fiscale sur les salaires n'a jamais été aussi forte dans notre pays. Les Français sont taxés à 47,2 % en moyenne.

C'est-à-dire quand un patron donne 100 € le salarié touche 52,80 €. Pourquoi travailler ? Se demande-t Laurence Ferrari, si jamais on on met pas en place cette règle d'or, c'est cette discipline sur 5 ans, et bien moi je vous parie que ça va continuer à augmenter et la France va continuer à s'enfoncer et je ne veux pas ça pour mon pays.

Je pense que beaucoup de ceux qui nous écoutent non plus. Et les Français travaillent assez pour vous Tierry Breton. Mais les Français euh vivent plus longtemps, donc il faut aussi qu'on en tire la la conclusion pour ceux qui le peuvent et leur permettre de travailler plus longtemps.

Oui, je crois que aujourd'hui c'est la dynamique que l'on voit partout démographique en Europe et euh ailleurs dans le monde. Le pire des 10 renoncements que vous décrivez dans votre livre, c'est lequel ? C'est le renoncement sur tenir de déficit public.

C'est le renoncement depuis 1974 où la France ne tient plus son budget depuis 1974 et que la France finalement dérive et dérive et dérive et que on dit à chaque fois encore un moment monsieur le bourreau et bien le bourreau est là aujourd'hui. Le bourreau est là et vous prenez votre bâton de pèlerin pour aller voir tous les candidats. Merci.

Merci à vous Thierry Breton, les 10 renoncements qui ont fait la France aux éditions Plomb. Bonne journée à vous. Yeah.