Les Partis Pris : "L'Iran a besoin des Kurdes", "Iran, la France plus engagée qu'on ne le pense" ...
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Place au parti prix. Nous accueillons Abnous Shelmanie pour l'international, Routel Crièv pour la politique et Pascal PRI pour [musique] l'économie. Bonsoir à vous trois.
Et ce soir c'est une Abnous Shelmanie qui souhaite parler d'une certaine manière avec ses souvenirs. Ouais. et aussi avec son cœur parce que vous voulez aborder un sujet alors là qui vous tient à cœur justement les Kurdes.
L'Iran a besoin des Kurdes mais vous allez nous dire pourquoi attention il y a un risque. Oui. Non mais ça viendra après [rires] que je commence d'abord il faut quand même répondre à cette question parce que plusieurs personnes posent régulièrement cette question parce que je parle souvent des curdes et notre lâche abandon après qui nous a aidé à à détruire l'état islamique.
C'est pourquoi à chaque fois qu'il y a un conflit au Moyen-ri apparaître un curde avec une arbre. C'est vrai. C'est c'est et c'est vrai que quand on sait pas on sait pas.
Et ben tout a commencé c'était le 10 août 1920. Ça a commencé à la manufacture de porcelaine de Sèvre lors de la signature du traité de Sèvre qui porte bien son nom. entre les alliés et l'Empire ottoman vaincu et qui prévoyait explicitement la création d'un état curde autonome dans les zones à majorité curde situé, je cite, à l'est de Lefrat au sud de la frontière arménienne.
Seulement 3 ans plus tard, le 24 juillet 1923, Mustapha Kemal, le Turc qui venait gner de gagner sa guer d'indépendance, on est à Lausanne, c'est le traité de Lausanne. Il revient, il dit "Mais pas du tout, je veux plus jamais entendre parler de Kurdistan ou d'autonomie Kurde." Et donc on se retrouve avec les Kurdes, un peuple de 30 à 4 millions d'individus qui se retrouvent démembrés entre quatre pays.
La Turquie, l'Irak, la Syrie et l'Iran, ce qui fait l'un des plus grands peuples au monde sans état. Et donc vous voyez souvent, j'entends parler de la violence kurde. C'est quand même un truc aberrant mais comme si c'était des insurgés de naissance.
Mais ça n'a aucun sens. Si on ne connaît pas cette histoire, effectivement dès qu'il y a un conflit, on va apparaître un combattant curde. On se dit, c'est quand même bizarre.
C'est pour ça qu'il faut toujours se rappeler l'origine. Ça fait quand même plus d'un siècle de lutte pour essayer d'avoir ne serait-ce qu'un peu d'autonomie et de d'exister dans ces territoires où ils existent depuis très très longtemps. Et pourquoi moi je tiens particulièrement aux Kurdes iraniens, c'est que les on dit l'Iran, on pense tout de suite Perse.
Mais figurez-vous que avant qu' les Perses, il y avait les MEDES. Les MES, ce sont ceux qui habitaient sur le plateau iranien et qui ont fondé le premier empire iranien. C'est au 7e siècle avant Jésus-Christ.
Quand sont arrivés les cure sont les descendants directs des MED ? Quand est arrivé Cyrus le grand ? Il a créé l'empire à Keménide qui est un empire qui a été basé sur les mes sur les Perses.
Alors l'histoire retenue manière comme ça arrive mais c'est sans les MES pas d'empire aceménite sans les Perses pas d'empire académite. C'est vraiment un partenariat. D'ailleurs, le célèbre chanteur kurde, Nasser Razazi qui est un ancien combattant du Comala, qui est aujourd'hui un parti social-démocrate Kurte, il le dit en citant Mustapha Barzani qui a été quelqu'un qui a fondé le premier parti indépendantiste Kurde au 20e siècle.
Partout où il y a du Kurde, il y a de l'Iran. Je trouve ça très beau comme expression. Les Kurdiran sont pourtant majoritairement sunnites alors que les Azér et les Perses sont cheites mais il n'empêche les vraiment d'un point de vue civilisationnel les Kurdes sont avant tout des Iraniens.
Et c'est là où ce que la molarchie a réussi. C'est euh une espèce de propagande transformer une demande d'autonomie, mais même pas d'autonomie, c'est qu'il se sentent profondément iranien en accusation de séparatisme et retourner le patriotisme iranien contre le patriotisme kurde. Alors qu'il participe du même patriotisme.
La mal mon malarchie a passé 47 ans à traiter les Kurdes ennemis intérieur. Reménien a déclaré le djihad. Ça, on l'a complètement oublié contre les Kurdes dès le 19 août 1979, les qualifiants d'infidèles. 10000 Kurd iraniens ont été tués pendant la guerre du Kurdistan entre 79 et 83.
Il y a un juge qu'on appelait le juge Pandur Calkali qui a condamné des milieux kurdes à mort dans des presses sommaires. Plus de 271 villages kurdes ont été détruits entre 1980 et 1992 et près de la moitié des prisonniers politiques aujourd'hui sont d'origine kurde. Et d'un point de vue tout à fait personnel, on y vient.
Je crois que vous avez on m'a dit que vous avez un document à nous montrer. J'ai plusieurs documents et ben figurez-vous quand j'étais petite en Iran et ben il était impossible d'essayer de m'habiller autrement qu'en tenue traditionnelle kurde. J'ai adoré c'est la tenue traditionnelle kurde et je voulais aller à l'école avec ça.
Donc ma mère luttait tous les matins pour dire "Tu ne peux pas aller à l'école de la République islamique habillée comme ça et moi je passer mon temps à m'habiller. Dès que je rentrai à la maison, j'enfilis les tenues traditionnelles." Et voyez la danse curde.
Moi c'est quel âge avez quel âge avez-vous là ? Là j'ai 5 ans. 5 ans.
Et l'autre c'est l'anniversaire de mes 6 ans. Ça j'ai 6 ans. C'est l'anniversaire de mes 6 ans.
Et et donc ce qui était complètement dingue parce que je savais comme toutes les femmes et tous les hommes de la famille dans la danse traditionnelle curde avec les mouchoirs que cette musique pour moi est pour une musique iranienne. Moi je je ne faisais vous savez j'avais deux meilleures amies, une qui était juive iranienne, une qui était curde-iran. J'ai jamais fait la différence entre les balouches, les Azeries.
On parlait tous le même person. C'est peut-être pour ça que je me suis tellement bien intégré en France. Bon, moi tout le monde était naturellement français comme dans mon enfance tout le monde était naturellement iranien mais moi c'est tenu il y a des miroirs ça fait du bruit c'est joyeux et dès que je les enfilais pour moi c'était le signe vraiment de la danse et pour moi c'est profondément iranien la vérité c'est ça ça c'est la tenue traditionnelle Kurde.
Ouais ouais c'est voilà faut que ça brille et vous voyez j'ai j'ai gardé des restes. [rires] J'ai gardé des restes et j'aimerais quand même le dire que et le répéter aucun des principaux partis kurdes iraniens ne demande l'indépendance. Aucun aucun tous demandent l'autonomie dans le cadre d'un Iran fédéral et démocratique.
La charte de la toute nouvelle coalition des forces politiques du Kurdistan iranien, ça date du 22 février 2026, confirme : "Elle s'engage à la coopération et l'alliance avec les autres nations et peuples opprimés d'Iran sur le respect du mutuel et d'objectifs démocratiques partagés et promot une gouvernance démocratique pour l'Iran dans son ensemble. Les Kurdes iraniens ne sont pas séparatistes. C'est une propagande des Molas.
Et c'est tous ceux qui disent que Raapalavi ne veut pas signer avec les Kurdes qui l'a vu à Paris, qui l'a vu à Los Angeles avec il en contact. Tout le monde est d'accord pour dire que les Kurdes n'ont jamais eu de véléité séparatiste. Ils sont sur cette terre d'Iran depuis 27 siècles.
Ils veulent juste qu'on les reconnaisse comme des Ianiens à part entière. Ils sont une dizaine de millions, hein. C'est ça.
Donc oui, c'est ça. C'est ça. Et ils sont et ils se sentent vraiment profondément iraniens.
Et je rappelle pour les distraits, vous savez comme ils sont nombreux surtout en ce moment que c'est l'assassinat d'une jeune femme d'origine kurde, Maa Amini, le 16 septembre 2022 qui a déclenché la, ce que je continue à appeler depuis le début la révolution contre la monarchie. C'est un slogan turde, on a tendance à l'oublier, Jean John Azadi, femme vie liberté qui est devenu le cri de ralliment de tout un peuple. Et contrairement à ce que la monarchie affirme, la lutte des Kurdes est fédératrice.
Un slogan Kurde qui devient le slogan national, ça veut dire quelque chose. Et aujourd'hui, ce sont les Kurdes qui sont le segment de l'opposition à avoir réussi à s'organiser en coalition, d'avoir un commandement unifié, une charge constitutionnelle et des forces armées opérationnelles. Et j'aime bien ce que dit Maziar Ebrahémi, le premier secrétaire du patri patriotique curdiranien, je cite, "En tant qu'iren cour de dont les racine plonge profondément dans le sol de cette terre ancienne, je me tiens fièrement, les curdes patriotes ont toujours été une partie inséparable de l'histoire et de l'identité de l'Iran.
De la révolution constitutionnelle à la guerre de 8 ans, les Kurdes ont versé leur sang pour l'intégrité de l'Iran. Les Kurdes ne veulent pas démembrer l'Iran, ils veulent le libérer avec tous les autres iraniens. Nous sommes tous iraniens et moi bah je les trouve plus que légitime. 27 siècles de présence zut, c'est quand même pas rien.
Donc ils ne sont pas bienvenus, ils sont chez eux. C'est dit. Oui, c'est dit et c'est clairement dit.
Oui, parce que c'est très intéressant de savoir que que Donald Trump est en train de leur dire "Allez-y, commencez à rentrer, organisez-vous" et que il y a euh en Irak quelqu'un qui vient de réagir en disant "Ça suffit, on utilise à chaque fois les curdes et après on les lâche." Donc c'est une vraie question mais ça peut être est-ce que c'est un game changing dans dans dans la dans la situation ? Sans doute pas assez.
Mais en tout cas, c'est effectivement très important. On en parlait au début de l'émission. Voilà, il s'agit de Kurdes iraniens mais qui ont quitté l'Iran pour aller en Irak.
Faut dire en Irak une région autonome kurde et que là-bas ils ont été formés aux armes sur la base du volontariat et qu'aujourd'hui il y a plusieurs milliers de curdes alors avec des factions différentes souvent rivales. Il y a deux grosses factions qui sont entraînées et que Trump voudrait voir entrer à nouveau en Iran moyennant un soutien aérien du renseignement et peut-être d'autres choses. Mais là ils vont se retrouver face au curdes iraniens qui savent et don ils sont cousins. les cur d'Iraniens qui sont là et ils savent très bien plus que beaucoup même peut-être d'autres iraniens quelle est leur histoire et à quel point ils sont légitimes sur cette terre.
Donc c'est impossible de voyez quand même pour ils ne réclament rien, ils sont juste chez eux et ça je pense que c'est quelque chose Rap et tous ceux qui imaginent le contraire c'est vraiment la propagande de la monarchie route votre parti prix politique et la France et bien vous nous dites ce soir que la France est plus engagée qu'on ne le pense dans cette guerre. Pourquoi ? Ben parce que il y a d'une d'un côté la la position officielle euh et à côté de façon une certaine réalité plus subtil qui montre qu'à pas de loup, la France est engagée à son corps défendant peut-être mais de plus en plus aspiré et je reviens sur ce titre de l'opinion par le conflit.
Euh la doctrine aujourd'hui, elle est répétée depuis le président à l'Élysée au ministère de la défense en passant par le Kéoré. La France souhaite l'arrêt des combats et la négociation, mais dans les faits, elle se retrouve engagée et surtout sur le qui vive. Pourquoi ?
Mais parce que c'est la deuxième force extérieure présente dans la région. Après les États-Unis, hein, euh nous avons sur place 5000 hommes, euh trois emprises, comme on dit Abu Dhabi, une base aérienne, une base navale et un régiment de cuir acier dont deux ont déjà été frappées depuis le début du conflit et une de celles qui a été frappée à Abu Dhabi abrite du matériel clé pour les navires déployés dans le secteur. Nous avons envoyé des renforts, des avions rafales, des systèmes défenses aériennes, la frégate Langdoc et bien sûr le Charles de Gaulle avec tout l'accompagnement aéronaval.
Et surtout, nous avons des accords de défense avec le Qatar depuis les années 90, les Émirats arabes unis depuis 2009, le K depuis 1992. Alors, j'entendais Bruno Tertré tout à l'heure dire quee effectivement ce sont des accords sur lesquels chacun est assez libre mais néanmoins, ils sont il précise que les soldats français peuvent être là pour dissuader ou repousser toute agression contre ces États avec lesquels on a des accords. Et d'ailleurs très depuis samedi, on sait qu'il y a des drones qui ont été abattus en ripost par les Français qui qui attaquaient le les Émirats Arabes Unis.
La France est également présentée en Irak avec 6000 hommes en Jordanie dans l'opération Chamale au sein de la coalition antidaes et aussi au Liban au sein de la finule avec 700 hommes. Euh mais quelle est la position française officielle quand même étant donné toutes ces ces ces cette force déployée ? Écoutez Catherine Votrein, la ministre de la défense.
La France est mobilisée sur la protection de nos ressortissants, sur la protection de nos emprises et sur l'accompagnement que nous apportons au pays qui avec lesquels nous avons des accords de défense. Ce qui veut dire que la position de la France est une position strictement défensive. Nous n'attaquons pas.
C'est ça la différence. Quand vous faites la guerre, vous êtes offensif, vous attaquez. Voilà, la France n'est pas en guerre, protection, pas d'attaque.
Mais néanmoins là, quand il y a une ripos, on est donc très engagé. Et puis surtout ce qui s'est passé aujourd'hui est assez intéressant parce que il y a eu une information révélée par LCI puis confirmée dans un premier temps par l'Étatmajor qui a fait penser queon était encore plus engagé. Dans le cadre de nos relations avec les États-Unis, la présence de leurs aéronefs a été autorisée de manière temporaire sur nos bases dans la région.
Voilà ce qu'on a entendu. Ces aéronefs contribuent à la à la protection de nos partenaires dans le golf. Surprise, est-ce que on est dans la bataille ?
Non. Euh à rectifier immédiatement l'étatmajor, ce qui montre que c'est particulièrement sensible. Euh il ne s'agit que d'avion militaire de soutien autorisé sur la base d'Istra dans les bouches du Rô à se refiouler comme on dit hein.
Tus entendu, pas d'avion de chasse, pas d'avion de combat. et on a obtenu la complète garantie que ces appareils ne participent en aucune mesure aux opérations menées par les États-Unis en Iran. D'accord ?
Des avions de soutien, pas de combat, qui n'agissent que pour la défense. Alors, on me dit erreur de communication. Euh bon, je je note quand même que c'est ça met la puce à l'oreille, même si effectivement il y a eu un rectificatif qui a été et je je l'énonce clairement ce soir hein et la distinction entre appareil de combat et appareil de soutien au combat peut-être aussi considéré comme un peu flou.
Mais euh alors on dit que c'est dans le cadre de l'OTAN et que c'est relativement routinique. Néanmoins, dans la circonstance, on a pu le remarquer mais il y a eu ce rectificatif. Alors, il faut noter que d'autres pays he que nous, l'Italie et l'Espagne, le Pedro Sanchez qui a dit qu'elle était contre la guerre mais qui a quand même envoyé des forces à Chypre à Chypre pour défendre l'Europe et qui peut se retrouver à ripost aussi et qui n'a pas souhaité que les avions américains qu'ils sont fassent escale sur ses bases.
France, la France aussi dans le dans le fond. Alors, c'est une position délicate que la France essaie de de faire, c'est-à-dire protéger nos alliés qui sont encore attaqués. Ce soir, un avion d'Air France a été obligé de rebrousser chemin depuis Abou Dhabi.
Alors, je voilà, je voulais donner une ou deux informations puisque vous voyez depuis tout à l'heure le le le titre, en tout cas l'information s'affichait sur votre écran. Voilà, Air France à la demande du gouvernement avait affrêté un avion pour aller chercher des Français coincés à Abu Dhabi, coincé aux Émirats Arabes Unis. L'avion a redécollé avec ses Français à bord. il a dû faire demi-tour et venir rejoindre à nouveau l'aéroport d'Abou Dhabi parce que euh parce que il y avait des tirs dans la zone, indique le ministère des transports.
Exactement. Donc on est dans une situation dans laquelle on a des alliés attaqués et et donc on est engagé par ces accords même si pour le moment ça n'est que une position théorique mais tout de même donc protéger nos alliés, ne pas être dup du régime iranien parce que dans le fond le président l'a dit assez clairement hein dans dans son allocution mais se positionner en même temps comme un médiateur possible qui garde le contact avec toutes les parties. Puisque le ministre d'affaires étrangères Jean- Noël Barreot a eu son homologue iranien au téléphone hier.
Il a condamné les frappes de Teran mais il a essayé d'appeler à la désescalade. L'objectif de la France, c'est aussi d'essayer de circonscrire le conflit parce qu'on voit bien qu'il s'étend et que c'est la stratégie iranienne. Alors par ailleurs, le président Trump parler avec Emmanuel Macron et pour tout vous dire, apparemment, il y a pas de différence entre la conversation privée et la conversation publique.
Le président Trump avec Emmanuel Macron hier, il lui a dit "Je vais tous les écraser. De toute façon, c'est moi qui déciderai qui prendra la tête du pays." Et et là, le président Macron a dit "Bah, nous, on défendra nos alliés." Enfin, voyez, la conversation a été casche et assez directe.
On sait d'ailleurs que les échanges sont réguliers entre les États-majors. Apparemment, cette stratégie française, elle est approuvée par les Français puisqu'il y a deux sondages qui sont apparus ce soir qui ont été réalisés au lendemain de la locution. Élables les échos, un bon de 6 points pour Emmanuel Macron et Louis Haris également. 48 % français convaincus par l'allocution de Emmanuel Macron, 50 non convaincus et 2 % qui ne se sont pas euh déclarés.
Alors ce soir, les différentes oppositions demandent quand même à être reçu par le président pour essayer de voir où on en est. Euh euh mais il n'en est pas question pour le moment. Ça veut pas dire que ça va pas se passer mais il est possible qu'il y ait une réunion.
Vous savez le fameux format Saint-Denis où les chefs de parti sont réunis pour information. Mais à cette heure-ci, il n'en est pas question. C'est la position française.
Pascal, votre parti prix économique, on entend tout et son contraire depuis 4 ou 5 jours et en particulier depuis que le D3 d'Ormous est fermé. Euh, on a entendu tout à l'heure que la France et l'Europe n'étaient pas spécialement concerné. En tout cas, ce soir, vous mettez les points sur les I.
Dans les conséquences de ce conflit, il y a des gagnants et des perdants. Qui sont-ils ? Alors pour le moment à ce jour, je reprends toujours la formule de Napoléon la défaite est une situation strictement temporaire.
La victoire aussi. Donc il faut être extrêmement modeste. On part des indicateurs que je vous donnais hier.
Le VIX, vous savez le l'indicateur de la de la peur qui était à 21,99 cet après-midi quand je l'ai relevé. Je viens de vérifier, il est à 2460. Le pic, ça a été 158 au moment de la crise d'octobre 1987.
Donc vous voyez qu'on en est encore très loin. Le Brent était à 8393 quand je l'ai relevé cet après-midi. Pardon hein, ça bouge toujours.
On est à 85 aujourd'hui. Aux États-Unis, je vois que les bourses se tiennent plus tôt. Alors le le le dos a un peu baissé mais Nasdaq qui est qui est le dos Jones mais le le Nasdaq qui est l'indicateur des valeurs technologiques est plutôt en hausse.
Donc à ce jour qui sont les gagnants ? Bah d'abord d'abord les États-Unis. Alors euh les États-Unis parce que la crise des hydrocarbures relance l'industrie du schist notamment aux États-Unis avec un baril qui est un peu supérieur à 80 euh dollars euh et un doublement du prix du gaz.
On a aujourd'hui du pétrole et du gaz de chisse qui redeviennent pertinents sur le sur le marché. Et il faut rappeler, pardon, nous interrompre que les États-Unis sont le premier producteur de pétrole et de gaz au monde. Alors, d'abord, ils sont autosuffisants, ils sont exportateurs net et vous avez raison de le dire, c'est le premier produit, c'est souvent d'ailleurs assez contreintuitif, on ne le perçoit pas comme ça, mais les États-Unis, c'est le principal acteur dans ce dans ce domaine.
Les techniques de forage dans le domaine du CH se sont améliorées. Et si l'on devait faire une moyenne sur les coûts d'exploitation, c'est-à-dire les coûts d'extraction, en réalité, on a on est aujourd'hui entre 30 et 35 dollars le baril. C'est un coût marginal de production.
C'est-à-dire que à 50 60 70 dollars, vous regardez le cours du WTI, et bien euh les producteurs aujourd'hui sont très largement gagnant. Alors il y a quand même deux trois euh secteurs à surveiller. Euh il y a deux commodités qui augmentent aujourd'hui qui vont gêner tous les grands acteurs et là je sors des États-Unis dans le secteur de l'automobile et dans le secteur de l'agriculture.
Là aussi un peu contreintuitif, il y a une rupture d'approvisionnement sur l'alumine pour l'aluminium. Alors, on l'utilise beaucoup euh dans le secteur de l'aviation, dans le secteur de l'automobile, dans le secteur euh de l'agroalimentaire. Quand vous achetez des canettes de boisson aujourd'hui, c'est de l'aluminium.
Donc les prix vont augmenter parce qu'il faut préciser qu'il y a presque 10 % de l'aluminium mondial qui transite par le D3 d'Ormous et et qu'il y a aujourd'hui un vrai blocage dans ce domaine. Puis un deuxième élément alors qui lui est encore plus significatif, c'est le le secteur des engrais. Vous savez, il faut du gaz pour fabriquer euh notamment de de l'uré.
C'est c'est un un produit qu'on utilise dans le secteur et de l'ammoniaque qu'on utilise dans le secteur de l'agriculture. Il y a quasiment une situation duopole. Et je vais revenir au deuxième acteur qui est gagnant, c'est la Russie.
Le premier producteur, c'est la Russie. Le deuxième, c'était le Qatar. Il y a aujourd'hui une pénurie et une augmentation du prix de l'ordre de 15 à 20 %.
Deuxième gagnant pour moi, la Russie parce que ces ressources géologiques la replacent dans le jeu. La Russie écoulait jusqu'à présent son pétrole et son gaz sous le manteau. Elle va retrouver prochainement la route de l'Inde qui est un puissant consommateur et aussi un intermédiaire.
Don je vous parlais euh il y a quelques mois de passagers clandestin. L'Inde raffine le pétrole qui arrive de Russie, le revend dans la périphérie notamment euh à la Chine. Et euh en terme de quantité comme en terme de prix, la situation actuelle est très avantageuse pour la Russie.
D'abord ces réserves débordent, les réserves russes débordent sur terre comme sur mer. Donc la Russie va pouvoir écouler une partie de son pétrole et les prix également puisque'à 80 dollars, elle pourrait le vendre au moins à 70, c'est-à-dire retrouver les moyens de financement notamment de sa guerre en Ukraine, ce qui fait de l'Ukraine d'ailleurs un véritable perdant de la situation aujourd'hui. Autre gagnant, le fond souverain saoudien pour des raisons sur lesquelles je ne vais pas m'appesantir.
Tout le monde comprend que l'Arabie Saoudite est aussi un producteur important de la région et que la situation replace l'Arabie Saoudite au centre du jeu de l'OPEP notamment. Et puis il y a des perdants. Alors, ce sont les pays naturellement qui sont dépendants du gaz et du pétrole importé.
Nous le sommes. Et au passage, je dis que c'est une occasion de transformer nos usages en matière d'énergie. C'est une occasion d'électrifier nos usages.
Nous avons l'atoutire aujourd'hui, nous avons les renouvelables. Il faut sortir du pétrole. On est en crise avec le pétrole depuis les années 70 pratiquement.
Il faut vraiment comprendre que les crises du pétrole sont des crises qui nous handicap. C'est ça. Nous, on importe peu de pétrole et de gaz de cette région.
En revanche, nous sommes sanctionnés par l'élévation du prix du pétrole et du gaz. Et puis le risque porte aussi pour certaines de nos industries des ruptures d'approvisionnement pour toutes ces industries notamment qui ont éclater les chaînes de production. Vous savez, il manque une pièce qui devait venir de Chine, elle est bloquée, elle a du retard, on arrête la chaîne, ça fait augmenter les coûts de de production.
Enfin, bonne ou mauvaise nouvelle, le dollar remonte légèrement. Le pétrole libélé en dollar est donc un peu plus cher pour nous. En revanche, les productions industrielles européennes sont meilleur marché et s'exporte plus facilement.
Et puis le grand perdant, c'est évidemment l'Iran, une économie qui est exangue aujourd'hui avec un risque d'asphyxie économique. Enfin, à ce stade, j'ajouterai que la situation est neutre pour la Chine qui a trouvé des substituts à la fourniture de gaz et de pétrole iranien, mais dans une crise économique qui durerait. Si la situation militaire s'enlise, si la crise économique dure, évidemment la Chine sera pénalisée puisque elle fait reposer son économie essentiellement sur les exportations et une crise économique, c'est moins de consommation et donc moins de consommation de produits chinois à l'évidence, y compris en Europe.
Merci à vous trois pour ces parties prix. Merci à vous de nous avoir suivi.
Charles de Gaulle