"Sébastien Lecornu est dos au mur" : Le Premier ministre va-t-il céder face aux lycéens ?
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 20 %Défensif 70 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 89 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Dans quel état d'esprit vous êtes à quelques minutes de ce rendez-vous ?
- 0:36OuverteRéponse directe
Sébastien Lecornu doit répondre à la grogne lycéenne. Pourquoi est-ce tard selon vous ?
- 1:16OuverteRéponse directe
Sébastien Lecornu est-il désormais dos au mur ?
- 1:56RelanceRéponse partielle
La plateforme Agora est-elle une réponse suffisante aux revendications ?
- 3:15RelanceRéponse directe
La première réponse était cette plateforme de doléance. Était-ce déjà une manière de vous faire entendre ?
- 3:51OuverteRéponse directe
Vous avez l'impression que le gouvernement a pris la mesure des choses ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:36Chiffre
« milliards d'euros demandés pour 10 mesures »
- 1:16Fait
« il a fallu qu'Emmanuel Macron fasse la démarche de vous recevoir pour que Sébastien Lecornu accepte »
- 1:56Fait
« il n'a plus le choix »
- 4:26Fait
« Sébastien Lecornu réagissait sur les réseaux sociaux en s'en prenant à la France insoumise »
- 8:33Fait
« on a tous passé cinq canicules avec une forte disparité en fonction des territoires »
- 9:05Fait
« les préfabriqués sont pas du tout adaptés et puis c'est des conditions en attendant des travaux qui sont quand même assez inquiétantes »
- 9:41Fait
« le symbole s'appelle Parcours sup »
- 10:22Fait
« Parcours sup, c'est un nom, c'est quelque chose qui a été érigé vraiment comme un symbole par le mouvement lycéen »
- 12:10Fait
« une convergence des luttes ou en tout cas une convergence plutôt des revendications »
- 12:45Chiffre
« les dépenses publiques n'ont jamais été aussi importantes dans notre pays puisqu'on est à 57 % de dépenses publiques par rapport au PIB »
- 13:21Chiffre
« on est à 57 % de dépenses publiques par rapport au PIB. Ça représente quand même 1600 milliards d'euros chaque année »
Temps de parole
- ?100 %
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milliards d'euros demandés pour 10 mesures. C'est le mot d'ordre des lycéens et il y en a un avec nous sur France Info. Bonjour Bilal Nargis et merci de nous avoir rejoint. Vous êtes élève au lycée Paul et Louard de Saint-Denis, membre du renouveau lycéen. C'est l'une des organisations qui va être reçue par le premier ministre Sébastien Lecnu. Dans quel état d'esprit vous êtes à quelques minutes maintenant de de ce rendez-vous ? Est-ce que vous avez une note d'espoir ou est-ce que vous vous dites là c'est la dernière fois qu'on leur laisse une chance de vraiment répondre à nos revendications ? Écoutez, je pense qu'il faut avoir l'espoir, c'est important. On a été reçu par le président de la République. Donc ça montre que le gouvernement est dans une démarche de nous écouter et
d'avancer avec la jeunesse aujourd'hui par le premier ministre. Donc à voir ce que ça va donner. Mais il faut avoir l'espoir, il faut il faut partir avec voilà des revendications. Il faut pouvoir dialoguer avec ce gouvernement-là et pouvoir trouver une issue favorable à à tout ça. Sébastien Lecnu, Martin, on le disait tout à l'heure, il doit répondre à la grogne lycéenne. C'est la première fois qu'il rencontre les organisations lycéennes et ça en dit long sur le retard à l'allumage que certains dénoncent, c'est qu'Emmanuel Macron semble presque confirmer tout à l'heure. Il a dit qu'effectivement les mobilisations couraient déjà depuis plusieurs semaines quand elles ont fait tâche d'huile et que le mouvement s'est élargi à d'autres corps de métier et c'est maintenant que le gouvernement
doit répondre. Et c'est tard effectivement, il a fallu qu'Emmanuel Macron fasse la démarche de vous recevoir pour que Sébastien Lecornu accepte et également de recevoir ses lycéens. Ça fait un mois quand même que ce mouvement est lancé et ça fait un mois, un peu moins d'un mois qu'il demande à être reçu par Sébastien Lecornu et il ne le fera que maintenant Sébastien Lecnu et désormais il n'a plus le choix Sébastien Lecnu, il n'a plus le choix finalement de donner finalement de céder certaines choses. Il est on pourrait dire au mur. Vous savez quand il a fait ça son allocution seul à Matignon, on attendait des réponses pour les lycéens. On a surtout eu des réponses pour les prix des carburants. Il a quand même donné un horizon à ce moment-là. il vous donnait l'horizon la
fin du mois d'octobre. On y est à la fin de ce mois d'octobre. Donc là, il n'a plus le choix. Par ailleurs, il avait lancé euh je crois que c'était au moment de cette allocution également cette plateforme Agora sur laquelle peut-être vous nous direz ce que vous en pensez mais sur laquelle en tout cas les lycéens pouvaient dire voilà nous c'est ça qui nous embête. Voilà peut être par voilà mais il y avait un vrai problème sur les cah de doléance c'est que on attend encore la couleur finalement d'un résultat sorti de ces cahiettes d'oléance. Donc là, il y a vraiment euh la nécessité vraiment impérieuse pour le gouvernement à la demande notamment du chef de l'État et c'est peut-être aussi pour cela qu'il n'a plus le choix, Sébastien Lecornu, euh d'avoir des résultats euh de euh recueillir ces
100000 finalement une centaine de milliers de de propositions euh sur cette plateforme Agora, mais surtout des réunions avec le ministre de l'éducation nationale, avec le ministre de l'enseignement supérieur. Et aujourd'hui, il faut des réponses parce que le pari qui est fait par le gouvernement, c'est de se dire que euh c'est maintenant ou jamais si on veut que le mouvement s'arrête, c'est maintenant qu'il faut lâcher, donner certaines choses, enfin lâcher, je sais pas si c'est le bon terme, mais en tout cas euh euh accorder certaines choses euh au au lycéens qui réclament voilà enfin sur ces revendications pour que ce mouvement s'arrête sinon quoi ? s'ils ne sont pas satisfaits, vous nous le confirmerez également, et bien le mouvement reprendrait à la reprise des cours.
La première réponse, c'est vrai, c'était cette plateforme de doléance donc et puis ces temps d'échanges démocratiques qui ont été mis en place assez rapidement. Est-ce que pour vous c'était déjà une manière de vous faire entendre ? Oui et non parce que certes ça montre que le gouvernement essaie d'entendre enfin d'écouter la jeunesse mais nous faire entendre je sais pas enfin 2 heures de temps de démocratie dans les établissances scolaires, c'est pas assez pour parler de tout ça c'est vraiment pas assez. Euh et concernant aussi le le cahier de doléan, c'est aussi enfin c'est n'importe quoi, on sait pas où ça va enfin ça va vous dire voilà qui va qui va le lire euh qu'est-ce que qu'est-ce qui va en ressortir. Donc voilà, le plus important c'est d'être reçu par les autorités, que ce soit le
président, le premier ministre ou peu importe le ministre et de dialoguer ensemble avec des jeunes et de de ce mouvement-là en fait parce que c'est bien beau d'écrire sur un site mais on a besoin en fait de parler de vivois avec les autorités d'autant que vos revendications, elles sont claires pour vous et elles n'ont pas changé depuis le début. Non, c'est c'est toujours les mêmes hein et puis c'est des jeunes qui se batent depuis depuis le début et bah c'est c'est important pour nous de savoir que bah on est reçu par enfin par le président, par le premier ministre, par les ministres et oui non non c'est important. Vous avez l'impression peut-être parce que au moment il y a un mois quand le mouvement a débuté, Sébastien Lecornu réagissait sur les réseaux sociaux en
s'en prenant à la France insoumise. Il ne cherchait pas à traiter finalement la cause du mouvement et à répondre à vos revendications. Vous avez l'impression que ça y est, le gouvernement a pris la mesure en tout cas des choses et et se dit que c'est maintenant qu'il faut répondre à vos revendications. La France insoumise Ah oui accusé d'instrumentaliser quelque part votre mouvement. Bah là ça montre enfin qu'il nous prennent au sérieux. Enfin, au début quand on voit, j'ai notamment vu un reportage là le de sur l'intérieur vu de l'intérieur où on voyait le ministère de l'intérieur qui réagissait au mouvement, enfin on prenait pas du tout au sérieux et quand on voit que enfin on nous prend au sérieux et qu'on est enfin qu'on a qu'on arrête de dire que c'est telle
partie ou peu importe, bah ça montre enfin qu'en fait on n'est plus infantilisé et que bon on a on a de on a des des revendications totalement légitimes. On a entendu Emmanuel Macron Matok ensemble sur France info dire qu'il fallait rester humble et concentré sur ce mouvement. Ça veut dire que peut-être, c'est vrai, l'enjeu pour le gouvernement, c'est d'apporter une réponse claire. Maintenant que les lycéens ont été entendus par le président, il qu'ils vont l'être par le premier ministre, ils vont plus pouvoir avoir d'échappatoire parce que là, les mots sont dit et il va falloir y répondre. Oui, en effet, il y avait une il y a une double difficulté pour le le gouvernement au départ et puis pour le président de la République le au début de la de la mobilisation lycéenne, c'est
qu'il y avait une difficulté à identifier quels étaient les mots d'ordre et les revendications principales des des lycéens. Est-ce que ça concernait surtout les rythmes scolaires, le bâtis scolaire, la qualité de l'éducation, le remplacement des professeurs, l'orientation et cetera ? Donc, il y avait une difficulté. Donc là-dessus, le gouvernement a essayé de faire une première proposition qui était une proposition sur la méthode avec la plateforme Agora mais c'est vrai que vous l'avez rappelé, ça ressemble beaucoup à ce qu'a fait le président de la République depuis 2017, c'est-à-dire des lancer des grandes consultations citoyennes, des grands débats. On a eu ça sur beaucoup de sujets he sur vous l'avez rappelé après les gilets jaunes, les pompiers les pompiers on l' eu
l'écologie, les polic de faire des statistiques finalement. Exactement. Donc ça a permis quand même malgré tout ça été en fait ça ne permet pas de pouvoir répondre sur le fond en terme de politique publique mais ça permet d'identifier des un faissaceau d'indice et des priorités voilà des des des lycéens ensuite après maintenant on arrive du coup maintenant que ces prioritésl vous l'avez vous avez pu les exprimer auprès du président de la République de vive voie bah sont sur le la la table du du président de la République et du gouvernement et surtout en réalité du gouvernement maintenant c'est comment le le gouvernement va pouvoir y répondre et c'est vrai que sur la question par exemple des moyens que ce soit sur le bâti ou sur les ou sur les professeurs, c'est compliqué avec le
déficit public qui est aujourd'hui au niveau enfin le déficit public de de l'État français, mais également le fait que la France dépense déjà beaucoup sur l'éducation par rapport aux autres pays de l'OCD. Donc d'en rajouter encore plus, il va y avoir une difficulté pour le gouvernement à annoncer peut-être des choses qui pourront vous satisfaire. Je sais enfin je sais pas si c'est vous, mais en tout cas, il y a des syndicals qui disent qu'il faut 1 milliard ou 1 milliard 5 sur le bâtis scolaire. Est-ce que la France a les moyens aujourd'hui de le faire ? Ça va être une des questions que va devoir trancher Sébastien Lecnu et puis ensuite après il y a sur la question de l'orientation parcours sup et là pour le coup pour le gouvernement c'est aussi se renier ou en
tout cas renier le premier le le le premier le premier quinquena et donc qui a été quand même parcours sup a été un des grands un des grands emblèmes du quinquena de d'Emmanuel Macron sur les questions à éducation donc il faudra aussi se renier politiquement pour pouvoir apporter des réponses qui vous seront satisfaisantes parcours supénovation du bâti l'abrogation de parcours supe une adaptation Abrogation, ce serait beaucoup trop compliqué aujourd'hui en fait. Ça mettrait le le système et la suite de l'orientation en péril. Mais une refonte, ça peut être intéressant et puis c'est ce qui est proposé par le gouvernement et ce qui est abordable, une refonte voilà totale et puis surtout avec les lycéens et les lycéennes aujourd'hui, c'est pas ils le font pas
tout seul en fait, ils le font avec nous. Donc c'est ce qu'on porte aujourd'hui. Et pour demander quoi ? De comprendre comment ça fonctionne davantage de transparence sur la sélection. Transparence, voilà. et aussi de de savoir bah en fait comment comment on choisit euh euh un profil tel et cetera. Voilà, c'est la transparence. Mais nous ce qu'on veut aussi c'est un travail mais qui va aller sur la durée avec nous. C'est pas par exemple oui, je vous donne ça aujourd'hui puis ensuite un mois plus tard ben en fait on entend plus parler de rien. On veut travailler avec le gouvernement. Euh il un dialogue qui s'instort sur la long sur la durée et c'est important aujourd'hui et sur la rénovation du bâti. Qu'est-ce que vous allez demander ? On sait que cet été, on a tous passé cinq canicules
avec une forte disparité en fonction des territoires, des lycées qui étaient beaucoup moins enfin des établissements même en général qui était beaucoup moins avancés que d'autres dans cette rénovation énergétique. Qu'est-ce que vous allez leur demander ? C'est de l'argent là concrètement, c'est une enveloppe ? Bah, je pense que c'est de l'argent qu'on doit donner en fait au aux collectivités territoriales et que après ensuite eux doivent redistribuer aux établissements. Moi je prends l'exemple de mon établissement à Saint-Ni euh donc il y a un plan de la région de 45 millions d'euros pour rénover le bâti mais en attendant on est dans des conditions qui sont déplorables. Les les préfabriqués sont pas du tout adaptés et puis c'est des conditions en attendant des travaux qui
sont quand même assez inquiétantes. Euh et puis c'est des conditions aussi qui datent depuis 2023 ou bien avant. Vous pouvez voir le lycée ça dure 3 ans donc si ça peut ne pas être fait pendant toute votre scolarité en fait. C'est ça. Moi, je suis en terminal donc moi je me bas, j'ai pas envie de me dire je me bats pour moi. Je me bas en fait pour les personnes qui vont soit en seconde ou qui vont rentrer après en seconde. Donc oui, c'est important aujourd'hui de continuer cette mobilisation et d'être enfin entendu, je l'espère. Et le gouvernement Martin avait annoncé une enveloppe pour la rénovation du bâti avant les vacances scolaires. Qu'en est-il aujourd'hui ? En fait, politiquement dans ce type de de mouvement social, il faut un moment un symbole. Il faut savoir au minimum
avancer un symbole. Aujourd'hui, le symbole sera même s'il y aura peut-être des annonces sur le bâtisolaire, mais aujourd'hui le symbole s'appelle Parcours sup. Euh parce que c'est plus simple, ça coûte ça coûte rien. Ça coûte rien. Changer le nom de parcours sub, demander de la transparence euh à aux université, ça ne coûte absolument rien. Aujourd'hui, le gouvernement dit et redit qu'il n'y a pas le moindre euro à sortir des caisses. Euh s'il y en a, il faudra faire des choix ailleurs. Alors, ça tombe bien, c'est en ce moment que le budget se se fait à l'Assemblée nationale, mais parcours sup, c'est un nom, c'est quelque chose qui a été érigé vraiment comme un symbole par le mouvement lycéen. peut-être pas votre organisation mais mais par d'autres comme le symbole en tout cas. Et euh
Emmanuel Macron l'a bien compris en disant que le système devrait être revu en profondeur. Sébastien Lecornu parle davantage de bouger sur parcours sup. Alors on sait pas très bien ce que ça veut dire quand quand Sébastien Lecnu dit cela, mais clairement le gouvernement devra lâcher un symbole aujourd'hui et il y a fort à parier que ce symbole s'appelle parcours sup. Alors évidemment parcours sup c'est c'est l'une de vos batailles, mais est-ce que vous seriez satisfait au point de ne plus descendre dans la rue si vous n'aviez une réponse que sur ce point-là ? Non, aujourd'hui il faut qu'on ait des réponses sur tous sur tous les aspects de nos revendication. C'est pas parce qu'on on parle de parcours sup, même si c'est la revendication principale que demain on va pas s'arrêter de de sortir
dans dans les rues. C'est vraiment bah voir un peu tous les axes. Peut-être que parcours va passer en premier plan, mais ensuite faudrait voir aussi le bâtis scolaire et et toutes nos revendications. En fait, c'est pas parce qu'on dit oui OK, parcours sup règle ça que le reste voilà c'est il y a vraiment un problème au niveau de l'éducation en France et il faut il faut s'y pencher. Il faut s'y pencher. L'éducation rejointe donc dans les cortèges he ce weekend et le weekend dernier par les services publics, par les hôpitaux aussi. C'est les mêmes problématiques qui se retrouvent un peu partout. On a l'impression qu'on a un point de bascule Mathieu où il va falloir prendre des décisions, des décisions qui seront parfois impopulaires parce que donner de l'argent à certains, ça veut dire en
retirer à d'autres et qu'on a eu l'habitude d'un gouvernement qui nous disait que tout était un peu prioritaire et cette fois-ci et bien on a du mal à savoir comment ils vont pouvoir gérer cette situation comme vous l'avez répété dans un budget dans un contexte de budget extrêmement contraint. Ben tout à fait. Vous l'avez rappelé tout à l'heure, on assiste à une à une à une convergence des luttes ou en tout cas une convergence plutôt des revendications qui d'ailleurs n'est pas n'est pas nouvelle hein, elle date, elle est elle est assez historique hein, que les professions dans le domaine de la santé, les professions dans le domaine de l'éducation et cetera et cetera se mobilise ou même dans la dans le frais de ferroviaire et cetera se mobilise. C'est quelque chose qu'on voit depuis
assez qui est assez régulier déjà depuis plusieurs années. Mais effectivement, l'enjeu pour le gouvernement, ça va être de pouvoir adresser tous ces sujets là en même temps avec un budget qui est qui est très contraint et surtout avec une toile de fond quand même qu'il faut rappeler, c'est que le gouvernement n'a pas trop de marge de manœuvre sur les impôts puisqueen réalité aujourd'hui beaucoup de Français ne veulent pas on ne veulent pas non plus qu'on augmente les impôts. Il y avait un sondage qui disait que 71 % des Français ne veulent pas qu'on augmente les impôts. Donc ça veut dire qu'il faut réallouer la défense la la dépense. Et puis on arrive aussi finalement à une forme de de pas de bout de souffle mais en tout cas de de système où l'État français n'a jamais
autant dépensé. Les dépenses publiques n'ont jamais été aussi importantes dans notre pays puisqu'on est à 57 % de dépenses publiques par rapport au PIB. Ça représente quand même 1600 milliards d'euros chaque année. Et pourtant on manque de tout. Ouais. On voit pas où est-ce que exactement en tout cas les Français les français se posent la question mais où va l'argent puisqu'il ne va pas sur l'école, il ne va pas sur les le bâtis scolaire et les enseignants qu'on dépense plus que les autres pays européens sur ex ce que je disais tout à l'heure et pourtant il y a des revendications pareil sur la santé on dépense beaucoup et pourtant les hôpitaux manquent les hôpitaux pour certains d'ailleurs avaient fait des exercices de de pédagogie pour montrer ce que ça coûtait réellement et ce que
nous on payait pour en l'occurrence la sécurité sociale pour savoir un peu où allait l'argent et et les cotisations. qu'on peut avoir. Est-ce qu'il faudrait peut-être faire cet exercice de de transparence sur l'éducation nationale aussi avec un budget, c'est vrai, de 64 milliards d'euros avec une hausse de 1 milliard 200 millions d'euros annoncés cette année. Donc on se demande où ça va, qui en bénéficie et effectivement les professeurs n'ont pas l'air en tout cas dans d'en d'en voir la couleur vous lycéen non plus. D'où cette grogne qu'on continue de débriefer, de décrypter sur France info. Bilan Nargiss ce matin, c'était des influenceuses aussi qui étaient reçues par Sébastien Lecornu avant de vous entendre. euh vous organisation syndicale euh pour écouter les attentes des lycéens. Elles
représentent réellement les lycéens ces influenceuses qu'on peut voir tous un peu sur les réseaux sociaux s'emparer de vos problématiques ? Je pourrais pas vous dire sincèrement, je sais pas, mais je pense que c'est aussi important d'avoir voilà des des personnes qui vont toucher un maximum de de jeunes. C'est ça. Voilà. Surtout que c'est des communautés qui sont vraiment basées sur le domaine scolaire. Donc euh c'est des influenceuses qui justement donnent des cours euh concernant le bac de français et cetera et cetera. Donc je pense que c'est important aussi de voilà de de les écouter parce que elles ont une une grande une grande comment dira c'est ça. Voilà, c'est ça. Donc c'est c'est important aussi de de de les écouter pas d'écouter uniquement que les syndicats. Syndicat
aujourd'hui, c'est important aussi, mais aussi écouter cette cette jeunesse qui n'ose pas peut-être forcément parler et bah émane des propositions à travers ses influenceuses et qui s'empare du coup de de ces sujets et de ces problématiques. Évidemment, c'est intéressant de parler de ça, Martin Baomer parce qu'on a entendu Emmanuel Macron ensemble qui disait que les réseaux sociaux dans le cadre des mobilisations abîmaaient, je cite, la démocratie et finalement le même gouvernement qui écoute évidemment les influenceuses dont les réseaux sociaux sont la maison. Oui. Après, là on parle peut-être de porte-voie de de ces lycéens, c'est-à-dire que la revendication principale, c'est c'est eux, c'est vous, c'est c'est les lycéens qui ont occupé les lycées. C'est pas ses
influenceurs ou ses influenceuses, mais c'est c'est des porte-vois qui ont des des parfois des millions de vues sur ces ces sujets-là. Après euh ce dont parlait Emmanuel Macron, c'est un peu autre chose. C'est euh les lives qui vont pouvoir montrer la casse en direct pendant les manifestations. C'est ceux qui ensuite vont se vanter d'aller vendre sur les plateformes de revente les objets qui ont été volés. Enfin voilà, c'est plus euh ces réseaux sociaux là et cette phase des réseaux sociaux que dénonçait Emmanuel Macron. Et puis aussi le problème de la jeunesse face aux réseaux sociaux et là je parle pas des lycéens mais peut-être plus des collégiens voir avant puisque avant 15 ans Emmanuel Macron est persuadé qu'il faudrait interdire les réseaux sociaux.
Certes, euh l'Europe a retoqué euh la mesure qu'Emmanuel Macron souhaitait sur l'interdiction euh sans possibilité de dérogation parentale aux réseaux sociaux pour les les moins de 15 ans, mais il veut toujours avant la fin de son quinquena euh essayer d'interdire ses réseaux sociaux aux plus jeunes. On verra évidemment ce qu' ce qui a été dit aux influenceuses parce que ça pourrait nous donner une idée aussi de ce que peut annoncer Sébastien Lecornu devant vous, organisation syndicale dans quelques minutes maintenant. On entendrait éidvement les lycéens s'exprimer. En tout cas, ce qu'on note Mathieu c'est que ce mouvement en pleine vacances scolaire de la Toussin ne faiblit pas. Oui, en effet et puis on plus globalement il il faiblit pas parce que les revendications sont structurelles
mais il faiblit pas aussi parce que les méthodes d'action des mouvements des nouveaux mouvements sociaux ont aussi beaucoup changé notamment par la la la question des réseaux sociaux. C'était Alain Touren qui le sociologue qui disait que on était passé au 21e siècle à des nouveaux mouvements enfin à partir de de mai 68 à des nouveaux mouvements sociaux puisque les mouvements sociaux type synd syndicalistes du monde ouvrier et cetera étaient un petit peu en en en déclin et qu'on était passé sur des des mouvements sociaux qui étaient qui reposaient non pas forcément sur une logique de classe mais plutôt sur une logique d'identité c'estàd le mouvement écologiste, le mouvement féministe, le mouvement antiraciste et cetera et cetera. Euh là aussi, on voit maintenant
une 3e ère des des mouvements sociaux où finalement les deux essayent de de se réconcilier puisque euh non seulement il y a ces mouvements lycéens euh spontanés avec donc des collectifs puis des qui s'est immobilisé après c'est structuré en syndicat, mais il y a aussi euh les syndicats euh réels pour le coup hein qui CGT, CFDT et cetera qui ont annoncé cette journée du 5 novembre de de grève et qui vont aussi essayer et bien de faire de faire avancer leur leurs revendications. donc avec sur des revendications qui sont beaucoup plus classiques d'un mouvement social classique à savoir le manque d'enseignant le le la lutte contre la vie chère le pouvoir d'achat le SMIC et cetera et cetera et Bilal Nargici le fait que ce weekend et le weekend dernier vous ayez rejoint
justement par les organisations syndicales plus habituelles et que vous ayez entendu aussi d'autres revendications comme donc le reste de l'éducation nationale pour certains professeurs, les hôpitaux aussi l'hôpital public. Qu'est-ce que vous vous êtes dit ? vous a dit le combat doit le mener tous ensemble. Oui, c'est un mouvement qui part tout d'abord de des lycées, mais c'est un mouvement qui est voilà la convergence des luttes en fait. Les services publiques et l'ensemble des personnes qui souffrent aujourd'hui euh dans dans leur domaine de de métier doit doivent nous rejoindre. Et du coup, c'est un combat qui doit être mis tout d'abord par la jeunesse parce qu'on a des revendications légitimes mais qui doit être aussi rejoint notamment par les services publiques euh et par tout type
de métier qui aujourd'hui euh voilà vit mal. Donc moi, c'est important aujourd'hui qu'on soit qu'on soit tous ensemble unis pour pour tout ça. Vous n'avez pas peur que ça dilue entre guillemets votre message à vous ? Non non parce que j'ai envie de dire voilà le mouvement provient de nous euh mais après voilà les public ils ont aussi euh euh des revendications qui sont pas vraiment comme les nôtres. Enfin, c'est des rouvications qui sont euh propr propres à à soi-même.
Sébastien Lecornu