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interviewSénat (sur YouTube)· 20 novembre 2025 89 min

Outre-mer : audition de Rémy Rioux

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Mais mes chers collègues Nous accueillons ce matin monsieur Réy Riou, directeur général de l'Agence française de développement pour échanger sur divers sujets concernant nos territoires ultramarins. Cela fait plusieurs semaines que nous cherchions à caler ce rendez-vous. Tant la FD et ses actions reviennent régulièrement dans nos réflexions.

Nous sommes donc très heureux de votre présence, monsieur le directeur général. compte tenu de votre agenda chargé, vous êtes accompagné de monsieur Philippe Baumel, responsable relations institutionnelles et instance de de la FD, de monsieur Mathieu discours, directeur du département 3 océans et de madame Marie Lorage dans le cadre du OD. Soyez les bienvenus.

Je reviendrai enfin de réunion pour préciser à nos collègues ce que la délégation a prévu pour le duod qui au Sénat est organisé. Le mardi 25 novembre, nous allons aborder ensemble la stratégie 3 océans de l'AFD qui a marqué la volonté de renforcer la cohérence et l'impact de vos interventions dans les outres mères et leur voisinage. Elle s'inscrivait dans une logique d'intégration régionale, de partage d'expertise et de mobilisation de financement innovants.

Pourtant, comme l'a souligné la Cour des comptes dans son rapport de 2023, des défis persistent : optimisation des crédit, lisibilité des priorités, concertation avec les collectivités locales. Vous pourrez nous dire quelle leçon vous en avez tiré. Cette audition est l'occasion de faire un bilan de cette stratégie avec ses réussites et peut-être aussi ses limites et d'explorer les pistes pour renforcer encore l'efficacité de l'AFD dans les outresem.

Au cours de nos travaux, tout récemment lors de notre rapport sur la coopération régionale dans le bassin atlantique ou encore lors de l'audition d'eurosom sur le prochain cadre financier pluréannuel qui nous inquiète beaucoup. Avec la perspective d'une baisse de 20 % des fonds alloués au RUB par exemple, des interrogations fortes et nombreuses ont été soulevé. Elles porte en particulier sur l'évolution des engagements financiers de l'agence, la coordination avec les acteurs locaux et européens, la possibilité pour la FD de s'impliquer davantage dans la gestion des financements européens.

Vous l'aurez compris, votre expertise, monsieur le directeur général, est attendu pour éclairer les différents enjeux qui ont qui ont été rappelés dans la trame qui vous a été transmise pour préparer cette audition. Nous comptons sur vous pour partager votre vision, vos analyses et vos propositions afin de rendre nos outre mères encore plus dynamique, intégré et résilient. Dans quelques jours le 4 décembre à l'initiative de notre collègue Tevarofrit se tiendra une matinée d'échange au Sénatin sur la croissance des économies ultramarines où l'expertise de l'AFD est aussi attendue.

Je vous laisse donc sans plus tarder la parole avant de la donner ensuite à mes collègues qui ne manqueront pas de vous interroger. Vous avez la parole. Ben je vous remercie, je vous remercie beaucoup la présidente.

C'est bon, vous m'entendez ? Oui, ça marche. Euh, merci beaucoup de de votre invitation, madame la présidente et je salue les membres de la délégation.

On s'était vu au mois de juillet, je crois. Euh et on avait évoqué ce moment qui est toujours pour moi et mes collègues un moment important pour vous rendre des comptes bien sûr et puis pour vous écouter aussi et en tirer les conséquences dans la le pilotage de du groupe du groupe Agence française de développement. vous exprimez bien sûr de façon liminaire notre attachement à tous les outresemes, à toutes les collectivités d'outre évidemment que nous que nous finançons.

La FD a depuis très longtemps la l'honneur et la chance de d'être dans tous ces territoires et de les accompagner au quotidien. C'est le congrès des maires euh évidemment à leur écoute et à la vôtre euh pour des dossiers particuliers que nous pourrions accompagner. ce que je vais pas être très long pour laisser le temps aux questions.

Je remercie Mathieu discours, le directeur général, directeur général, c'est moi le directeur [rires] des trois océans, d'être à mes côtés avec Philippe Omel et Marie Lormac qui bien sûr sera sans doute plus précis que moi sur les enjeux de certains territoires ou certains financements sur lequel vous auriez des des interrogations. Peut-être à votre invitation, madame la présidente, je je rappelle le peut-être le parcours qu'on a fait. Donc moi, je je terminé le 1er octobre mon 3e mandat consécutif à à la tête de l'Agence française de développement et donc vous vous dire un peu comment l'activité outreem construite depuis une décennie.

Euh quand quand je suis arrivé en 2016, pour être tout à fait clair avec vous, la l'activité ultramarine était un peu résiduelle en voie peut-être de devenir marginal au sein de au sein de l'AFD qui avait connu une très grande expansion de ces activités dans les pays voisins, dans à l'étranger. Et moi, je suis arrivé à la tête de de l'agence avec la volonté de la de l'ancrer le plus fort possible dans nos territoires et et c'est l'Agence française de développement. Donc elle elle exprime évidemment l'identité, les forces, les faiblesses aussi, la volonté de dialoguer de de notre de notre pays.

J'étais arrivé, vous savez, avec l'idée, on en avait beaucoup parlé au Sénat de fusionner ou de rapprocher très fortement de façon structurelle la FD et la Caisse des dépôts et consignation. On est on est on a fait une alliance, on n'est pas allé vers un rapprochement structurel. Je persiste à penser 10 ans après que c'était une une bonne idée, mais dans ce rapprochement avec la Caisse des dépôts, ça évidemment posé beaucoup de questions sur l'outre en fait et les outremères qui était qui était très intéressant.

On s'était posé d'ailleurs à l'époque la question avec l'État de bah est-ce que finalement pourquoi la pourquoi la FD dans des pays étrangers et en France outreem ? Pourquoi ne pas transférer toutes ces activités à la Caisse des dépôts ? Et de fait dans ce rapprochement plusieurs et c'était le travail de mon premier mandat les trois premières années en fait on a on a déployé outremè l'ensemble des instruments publics et on les a un petit peu retaillé je dirais en fonction de de leurs avantages comparatifs.

Donc vous souvenez sans doute l'odome qui qui était historiquement procédait de la caisse central et passé dans la loi Sapin 2 comme une filiale de la Banque de France dans sa fonction de politique de politique monétaire. Euh on a cédé nos participations dans les sociétés immobilières, dans les SIDOM qui sont partis chez CDC Habitat. Et puis à la demande des élus d'ailleurs, on a on est on a revu, on a rendu à Oo devenu BPI France son un mandat outreemè que nous exercions à l'époque par délégation.

Euh et donc évidemment dans ce dans ce et puis la banque des territoires est venue pour la Caisse des dépôts prendre plus de place aussi outreem. J'y ajouterai la Banque Postale aussi alors dans une autre logique de de banque commerciale mais qui est devenue aussi une participation euh majoritaire du groupe du groupe Cae des dépôts. Donc dans ce paysage finalement beaucoup plus complet d'un d'instrument financier public intervenant outreem évidemment ça ça a posé une question un peu à quoi sert l'AFD dans ce contexte là où il y a je dirais profusion d'outils d'outils financiers publics et donc après une effectivement une longue réflexion stratégique on en a conclu que non c'était utile d'avoir finalement un instrument qui était peut-être plus l'instrument qui faisait tout comme c'était le cas historiquement, mais un instrument en plus, un instrument complémentaire pour appuyer, valoriser, renforcer la finalement le le la richesse, la spécificité de nos territoires ultramarins autour de et et finalement le la vision stratégique c'était de devenir la FD en fait, de devenir pleinement la FD comme nous l'étions dans tous les pays et territoires et de le faire avec les les les la même mission, la même exigence, les mêmes instruments dans nos territoires ultramarins que nous le faisions, je reviens de Bem au Brésil que nous le faisions à Madagascar dans les pays voisins de de nos territoires et avait autour de trois idées.

La première, c'est le développement durable. Donc évidemment, c'était dans la foulée de l'accord de Paris en 2015, de l'accord de Kming Montréal sur la biodiversité, c'est grand engagements internationaux auxquels la France a souscrit et et donc avec un encore une fois un trésor, une spécificité à prendre en compte outreem. Le deuxième sujet c'était l'intégration régionale.

Je sais que c'est un sujet dont cette délégation parle souvent. Bon, la FD a la chance d'être ben en Guyane et au Brésil, en Nouvelle-Calédonie, monsieur le sénateur, et maintenant en Papoisie Nouvelle-Guinée au Vanouatou à Fidji. Je citais Madagascar et et la Réunion, je pourrais citer monsieur le ministre Mayotte et le reste de l'archipel.

Euh donc ça c'est quelque chose évidemment qu'on on est un acteur unique pour faire ça et on l'avait sans doute pas fait suffisamment et donc on a pousser les feux fortement en ce sens. Et puis le le la troisème dimension, je me souviens d'un déplacement du président de la République à Mayotte d'ailleurs, c'est renforcer les maîtrises d'ouvrage. Et ça, je dirais c'est le métier d'une agence de développement.

C'est pas un gros mot le développement hein, c'est juste il faut consommer les fonds européens et donc il faut avoir des maîtrises d'ouvrage suffisamment efficaces et si elles ne le sont pas encore leur apporter des appuis pour mettre en œuvre des projets de de croissance économique, des projets d'inclusion sociale, des projets de de développement durable de façon rapide et et efficace. Donc c'est autour de ces trois idées que on a pensé que l'AFD était toujours légitime et utile et apportait finalement quelque chose de supplémentaire par rapport aux autres acteurs. Et puis on en a tiré une conséquence.

Donc je vous ai dit Mathieu est le directeur trois océans. Avant ça s'appelait le département Outreemire. En 2019, on a rebaptisé trois océans avec et on a mis dans l'organisation nos territoires et leurs voisins autour de trois directions régionales pour l'océan Atlantique, pour l'océan Indien et pour l'océan Pacifique.

Donc c'est ça la c'est ça la vision stratégique que effectivement nous déployons depuis maintenant 6 ans. Euh elle a porté des fruits. Peut-être vous avez raison madame la présidente, il y a encore des des choses à approfondir.

Les fruits apporté sont d'abord évidemment une ambition. On a retrouvé des volumes financiers significatifs au sein de la FD. Donc on était passé sous les 10 % de l'activité de la FD.

Donc ça devenait un peu dangereux. On est repassé maintenant à 15 20 %. Donc c'est significatif.

On a investi 14 à peu près à la fin de cette année, on aura sans doute investi 14 milliards d'euros depuis 10 ans dans ce département trois océans. On a à peu près les mêmes proportions que dans toute l'agence, c'est-à-dire 80 % de public et puis 20 % de projet avec des acteurs privés. le public étant, je vous l'ai dit, essentiellement toutes les collectivités qu'on qu'on connaît évidemment très bien, on a poussé, c'était pas du tout le cas en 2016, on a poussé le sujet climatique et et biodiversité qui dans notre action vont vont ensemble autour de ce qu'on appelle les solutions fondées sur la nature.

C'est le les meilleures technologies sont les technologies naturelles évidemment pour la transition. Et donc là, on en 2016, on mesurait pas du tout ce qu'on appelle nous les cobénéfices climat, c'est-à-dire le l'intérêt en réduction des émissions, l'intérêt en adaptation au changement climatique. Et donc, on s'est mis dans ces années-là à les mesurer.

Et donc le on est on a atteint maintenant 40 % de notre activité dans le département de trois océans dont on peut certifier que les projets ont un impact positif dans la lutte contre le changement climatique. On n'est pas encore tout à fait l'AFD dans son ensemble c'est plutôt 60 % donc voyez on a encore un petit un petit pas à faire. Mais surtout ce qui est ce qui est ce qui a été fantastique et contrairement à ce qu'on me disait en 2016 c'est que les élus les maires avaient cette attente en fait simplement il trouvaiit pas vraiment d'interlocuteur et j'y viendrai.

On a pu mobiliser un peu de subvention évidemment en complément des prêts pour avoir ce dialogue, faire les études et puis je crois faire des investissements de meilleure qualité. maintenant euh dans nos dans nos territoires précisément euh devenir la FD pleinement outreem, ça veut dire avoir toute la panoplie des instruments. Donc public privé, je l'ai dit et puis je remercie le ministère de l'outre surtout on a créé dans ces années-là en 2020 le fond Outrem dont vous voyez évidemment la la trace dans les budgets année après année qui est cette cette relativement modeste mais qui est très précieuse pour nous enveloppe de subvention. qu'on avait pas avant.

Avant, on faisait que des prêts euh euh très simple finalement aux collectivités. Voyez, on on a beaucoup insisté sur la qualité maintenant des investissements. Et donc, on a maintenant d'ailleurs ça a été je dirais entre entre les les prêts que nous les dons pardon qui nous viennent du ministère et puisqu'on arrive à mobiliser à droite à gauche, on a une enveloppe de subvention d'à peu près 20 millions dans ton département qui aide beaucoup l'ensemble de de l'activité.

Bien sûr, l'AFD a aussi un rôle, on est une banque publique, a aussi un rôle contrecyclique. Donc on s'est mis aussi hélas, je dirais depuis 2020 à jouer un rôle contrecyclique dans les territoires qui étaient le plus le plus durement touché. Je pense en particulier aux conséquences du Covid avec les PGE notamment dans le Pacifique.

Je pense aussi bien sûr aux conséquences de de Shida à Mayotte. de la FD n'a été qu'un acteur. La Caisse des dépôts aussi a été très active, l'État, tout ça est en cours évidemment, mais on a cherché là aussi à jouer notre rôle dans la très grande difficulté que traversait ces territoires.

Euh et puis euh j'y reviens d'un mot, l'intégration régionale, on l'a prise très au sérieux. Maintenant, c'est à peu près 50 millions d'euros par an les projets d'intégration régionale. Une dizaine une dizaine de projets.

On s'est mis à appuyer beaucoup, je pense, à la commission de l'océan Indien euh où nous étions avec monsieur le ministre Tani Mohamed Shai et le président de la République il y a quelques mois, mais c'est le cas aussi dans les autres bassins océaniques pour faire une place plus grande à nos territoires dans ces dynamiques dans ces dynamiques régionales. le projet Kiwa, le projet Hydromède, tout ce qu'on a fait avec la Croix-Rouge sur la prévention des des des catastrophes sanitaire en particulier, je pense a été a été utile. Voilà où on en est.

On a d'ailleurs sur ce volet intégration régionale, vous savez l'AFD c'est l'institution après le Parlement qui met dans le débat public le plus d'évaluation de projet de politique. On en a une en cours sur 5 6 ans, voyez, de travail sur l'intégration régionale. Évidemment, quand elle sera disponible, on est à votre disposition pour venir la présenter et en tirer les conséquences.

Euh je termine par les pistes d'avenir, il y en a évidemment plusieurs. Bon, je sais qu'il y a une attention toujours des élus à à faire des projets parfois plus précis, plus petits. C'est vrai que notre mode de fonctionnement habituel, c'est plutôt de financer les sections d'investissement des collectivités locales.

Donc c'est plutôt du financement, je dirais, nature budgétaire que du financement de projet, sauf ce qu'on fait avec le secteur privé. On on serait évidemment intéressé, je pense notamment on a eu des discussions sur comment mieux financer la société civile ultraarine. C'est une mission qu'on qu'on remplit pour le compte de l'État dans les États étrangers.

On je j'ai l'impression moi de mon expérience qui manque un instrument d'appui à la société civile dans ce qu'elle est capable de faire évidemment auprès des auprès des populations. On a cette expérience qu'on a un tout petit peu commencé mais qu'on a pas vraiment déployé outreem. On le fait uniquement sur la partie euh parce que ça c'est un mandat qu'on a aussi dans l'hexagone sur la partie je dirais éducation au développement durable, contribution au débat autour de ces thématiques euh dont je dont je vous parlais.

Euh les fonds européens, vous l'avez dit, c'est un énorme sujet. Évidemment, on a on a déjà commencé par, vous savez, on fait des préfinancements des subventions européennes pour les collectivités. C'était 140 millions d'euros l'année dernière en 2024.

Donc là, on est évidemment à l'écoute des des collectivités qui le souhaitent, mais il faudrait évidemment aller euh beaucoup plus loin. Je pense bien sûr à le mandat qu' maintenant notre filiale Expertise France depuis le Sium de 2023 qu'on a plutôt déployé d'abord dans les contrats quum donc dans des collectivités en difficulté et je crois que ça a plutôt bien marché d'apporter auprès des des services de ces collectivités des appuis des appuis techniques. On pourrait aussi le de façon peut-être un peu plus positive amener des appuis techniques pour s'assurer que on effectivement on évite le dégagement et on emploie de façon plus active les fonds disponibles.

On a une discussion d'ailleurs avec le secrétaire secrétaire général aux affaires européennes et au SGAE qui a lancé un exercice alors qui ne porte pas spécialement sur l'outreem mais sur nos dispositifs d'animation de consommation des crédits européens pour l'ensemble du du pays et qui est très intéressé par encore une fois ce ce métier qu'on a sécrété à la FD qui est bien sûr de l'appui à maîtrise d'ouvrage partout où nous travaillons. Euh voilà. Donc évidemment, sans remettre en cause les autorités de gestion, il y a pas de règle absolue, ce serait plutôt une proposition de service que nous pourrions faire pour les collectivités qui en exprimeraient le souhait.

Certaines, je pense j'étais récemment à la Réunion, je sais que la performance de la Réunion, je crois, en matière de mobilisation des des fonds européens est très bonne. Donc probablement à la Réunion, il y a pas besoin de la FD euh ou pas, je ne sais pas. En fait, je veux juste dire que c'est à la main, c'est à la main évidemment des collectivités si elles souhaitent ses dispositifs.

Je pense que le ministère de de l'outre y est également en est également très très soucieux. Et puis le dernier peut-être la dernière piste d'avenir, on a aussi beaucoup travaillé avec le ministère là-dessus. On avait aussi beaucoup pressé la Commission européenne de de simplifier ces dispositifs.

Nous, on adorerait avoir des instruments où on peut mixer des fonds français et des fonds internationaux en fait, des fonds européens, voyez. Et ça, ça n'existe pas. Donc nous, on gère à la fois de vous le voyez dans le budget du programme 123 pour les territoires français et puis les programmes de la mission aide publique au développement donc le 209 et le 110 parfois à quelques à quelques centaines de mètres de l'autre côté de la frontière.

Et ça c'est très compliqué parce que c'est des c'est des c'est des procédures complètement différentes, c'est des redevabilités complètement différentes et donc on a une limite comme ça un peu technique à notre capacité à faire des projets intégrés. euh qui serait je crois dans l'intérêt de de tous hein. Donc le on va reprendre avec la nouvelle ministre.

On avait bien avancé avec le ministre d'État et ses services avant son départ sur voilà faire tomber ses ressources dans un seul pot et et je dirais cette problématique qui est vraie à Paris pour nos propres budgets est encore plus importante entre le Nich l'instrument de Global Europe de la Commission de internationale et puis l'interregègle Euh et et d'ailleurs les deux seraient liés. C'est si on était capable de le faire avec nos propres ressources, on pourrait aller expliquer à Bruxelles que c'est l'intérêt de tous d'avoir des modalités de gestion plus souple dans ce domaine et puis d'effacer un petit peu des frontières un peu historiques en vérité. D'ailleurs, d'autres acteurs le font euh déjà et regardent ces territoires comme un seul ensemble et sont prêts à s'y engager.

Voilà, je je m'arrête là peut-être madame la présidente pour ce propos liminaire. Évidemment à votre disposition sur pour chaque territoire ou sur les projets ou pour discuter de cette stratégie plus largement. Merci.

Je vous remercie. Je vais laisser la parole à monsieur discours s'il veut rajouter quelques éléments complémentaires. Et sans plus attendre les collègue.

Alors, je commence par le ministre Annie Mohamed Swali. Merci beaucoup madame madame la présidente, chers collègues, monsieur le directeur général, cheries, mes madame madame messieurs, euh j'ai eu l'occasion de d'énormément travailler dans mes précédentes fonctions avec la FD. Nous avons eu l'occasion de travailler ensemble empiriquement.

Euh j'ai pu observer le travail euh considérable et indispensable de l'agence dans 115 pays euh et également à notre maire. Et d'ailleurs avant ce ministère, j'ai j'ai assisté en direct, si je puis dire, à Mayotte, à la montée en puissance de l'impact et des projets soutenus par la FD dans dans les territoires d'autres mer. Je tenais à le rappeler en préambule car la FD euh est la cible depuis plusieurs mois d'une campagne de désinformation euh où la peur et le ressentiment servent de levier pour affaiblir un instrument essentiel de notre diplomatie dans le monde.

Instrument, je le rappelle, qui a été inventé par le général de Gaul. En général, quand le général invente quelque chose, c'est queil y a une vision derrière et que il y a une efficacité. et et jusqu'à ce jour, cette efficacité je pense est est prouvée s'agissant de de l'AFD et ça n'exclut évidemment pas les mécanismes de contrôle, les échanges, le le les discussions.

Donc, ceci étant dit, je suis heureux vraiment de vous retrouver ce matin au Sénat. Euh euh je vous sais toujours prte l'activité de l'agence devant le parlement et aujourd'hui devant notre délégation. Et et là aussi dans mes précédentes fonctions, comme c'était des matières nouvelles pour moi, je multipliais les moments d'échange parce qu'il y a des choses que je ne comprenais pas et à chaque fois Réi et la FD étaient là pour euh répondre aux questions.

Vous le savez, pour les territoires ultramarins, riches de leur diversité mais confrontés à des défis structurels importants. de la vie, vulnérabilité climatique, dépendances économiques, l'action publique est particulièrement importante. À ce titre, la FD joue un rôle déterminant.

Nous connaissons l'engagement historique, je l'ai je l'ai rappelé de de l'agence. J'ai trois questions euh à à vous poser, monsieur le directeur général euh ou madame messieurs. Tout d'abord sur le mixage, le mécanisme de mixage euh 209 123, vous en avez parlé un petit peu à l'instant.

L'intégration régionale de leur collectivité dans leur environnement géographique est une des priorités de l'action de l'État pour les outro maire. Euh j'ai moi-même donné beaucoup de de place et de temps. l'AFD, le ministère des autres mères, le ministère de l'Europe et des affaires étrangères ont longuement échangé ces derniers mois sur la possibilité de créer une facilité dédié qui permettrait de mixer les ressources des programmes 209 et 123 afin d'associer directement les outres maires et les États étrangers dès les premières étapes de l'instruction des projets régionaux et ainsi de coconstruire ces projets avec tous les acteurs concernés ultramarins et étrangers.

Je rappelle que nous avons la France a avec les autres pays du monde euh 35 frontières euh donc 35 possibilité au moins de coopérer directement avec ces pays. Donc pourriez-vous nous dire où en sont les réflexions quant à cette facilité de subvention ? Quel sera son montant et quand celle-ci sera-t-elle mise en place ? 2è question, le partenariat avec la Gakancane euh un partenariat ambitieux de 100 millions d'euros entre le groupe AFD et la fondation Agaakan que nous avons signé en juillet dernier vise à la fois à soutenir les populations et écosystème côtier de l'océan Indien et à accompagner la reconstruction et le développement de Mayotte après le passage du cyclone Chido.

Il apparaît primordial que les projets développés avec les pays de l'océan Indien le soi en lien avec les priorités régionales portées par les collectivité de Mayotte et de la Réunion et qu'il y soi entièrement associé. Là aussi, où en êtes-vous dans le déploiement du partenariat et quelle sera la place de nos autres maires dans les projets développés dans la région ? Un outre 50 % de l'enveloppe est destinée au rétablissement et à la préservation des écosystèmes Maoré.

Pourriez-vous nous indiquer quels sont les projets qui seront financés par cette facilité à Mayotte et quel en sera le le calendrier ? Et enfin, dernière question, euh l'action de la FD au Comor, euh sujet euh qui déchaîne des pati euh euh à Mayotte euh à l'occasion euh de l'examen crédit de la mission aide publique au développement par la commission des affaires étrangères de l'Assemblée nationale mardi 5 novembre dernier, le financement d'un projet portuaire au Comor et plus globalement l'action de l'AFD au Comor ont été euh critiquer assez vertement. Pourriez-vous apporter des précisions concernant ce projet afin de faire terre toutes les polémiques stériles qui qui ne font que durcir le climat diplomatique entre la France et les Comor alors que la stabilité régionale exigerait apaisement et et coopération.

Nous connaissons les relations de Mayotte avec les Comor de la France avec les Comor Mayot. Ce sont des relations qui ont toujours été compliquées. Euh, il s'agit de trouver des solutions euh pour notamment par rapport à à l'immigration clandestine massive euh qui vient à Mayotte en provenance euh et via et via l'échor.

Donc, par rapport à ce projet euh est-ce que vous pouvez euh nous donner les éléments euh afin que tout le monde soit éclairé sur ces tenants et aboutissants ? Voilà, j'ai été un peu un peu long. Mais mais là encore, c'est une une transition belle et et précieuse pour moi par rapport à ce que je faisais jusqu'ici et j'ai eu à cœur de voilà de de développer ces sujets qui me tiennent à cœur et que j'espère développer avec vous, madame la présidente, chers collègues, ici à la délégation.

Merci monsieur le ministre. Y a-t-il d'autres demandes d'intervention ? Moui, moi ce que je voudrais on connaît, je vais pas reprendre tout ce qu'on sait sur le développement, les enjeux et pour nous aussi d'ailleurs parce qu'on fait mais moi je voudrais savoir ce que ce que ça représente pour la la la baisse drastique qu'on est en train de de de faire sur le budget de la de la et quel quelles sont vos projections sur les conséquences que ça pourrait avoir justement sur le budget de Tromber parce que tout le monde est impacté et voilà et Et puis euh euh le le budget prévoit des des crédits pour les plans d'accès à l'eau à Mayotte et en Guadeloupe, mais aussi des crédits pour la recrution de la Nouvelle-Caédonie, Kanaki de la Réunion et et de Mayotte.

Quel rôle compte jouer l'AFD dans la reconstruction de ces territoires dans la suite de leur action ? Comment appréhendent-il la baisse des crédits justement pour la mission Outreem aussi ? Donc dans ce cas-là, puisque ça va impacter, je j'aurais aussi quelques petites questions.

Éveline Eveline Corbier à la maison. Merci madame la présidente. Merci monsieur directeur général.

Euh j'avais une question qui rejoint un petit peu ce que enfin vous avez déjà avancé quelques éléments dans votre présentation euh mais j'aurais voulu euh euh vraiment des des précisions à savoir sur la stratégie 3 océans euh puisque c'est régulièrement évoqué dans nos travaux au sein de la délégation mais également en séance publique lors de la discussion de proposition de loi de projet de loi. nos territoires sont tous différents euh pluriels et quand bien même on parle des outresemes de façon générale et vous avez apporté déjà un élément structurant la stratégie trois océans, c'est bien dire que il y a des différences entre ces territoires déjà de par le fait qu'ils sont répartis sur trois trois océans. Ainsi donc quelle concertation avec les collectivités ultramarines est mise en place pour l'élaboration des stratégies et des priorités sur des territoires aussi pluriels ?

J'entends par là, j'aimerais avoir des précisions sur les priorités économiques qui sont avancées pour développer la coopération et l'intégration régionale dans chacun des océans. Et pour parler de l'océan Indien, puisque je suis sénatrice de la Réunion, vous avez entendu juste avant l'intervention de notre collègue Tani Mohamed Swelli, pour Mayotte, les enjeux sont différents. Pour la Réunion, ils sont différents et pourtant nous sommes dans le même océan.

Ainsi comment vous voyez les choses ? Est-ce que vous pourriez peut-être affiner votre réponse euh et nous donner quelques précision sur les priorités en matière de développement économique et d'intégration régionale ? Je vous remercie.

Alors, je vais poursuivre euh sur l'inspitel dans la logique d'adaptation et de simplification puisque on a évoqué euh les difficultés dans le montage, le portage des dossiers. Nous connaissons aussi les retards d'ingénierie dans les outres. N'y a-t-il pas une démarche d'adaptation à cette réalité à mettre en œuvre pour euh sans pour autant sacrifier la sécurité financière ?

Cela va s'en dire. Euh vous avez évoqué tout à l'heure euh le général, bon il a inventé LENAT et on nous pouvons euh discuter de son efficacité aujourd'hui. Donc je pense que de temps en temps, il y a des réformes avec l'évolution du monde.

Il y a des réformes peut-être à mener pour euh être beaucoup plus efficace. Alors, nous avons été frappés dans le cadre de nos travaux sur la coopération régionale par la construction d'un hôpital qui a été entièrement financ enfin financé à hauteur de 15 millions à Albina à la limite au Surinam à la limite de la de la Guyane. Et cet hôpital très bien et je ne reproche rien à l'AFD mais ce cet hôpital ne fonctionne absolument pas. les suramèb préfèrent revenir venir en Guyane se faire se faire soigner.

Qu'est-ce qu'on pourrait mettre en place pour justement que ces que ces financements si vous voulez soient efficaces et efficients ? Parce qu'on a eu le sentiment que quelque part il y avait il y a une perte de financement. Ce n'est pas le ce n'est pas de la faute enfin de l'AFD.

Vous avez des partenariats mais il faudrait aussi sécuriser le fait que ces financements soient efficients par les les territoires qui qui les sollicitent. Je je commence peut-être euh et je passerai la parole à à Mathieu pour compléter. Je je commence peut-être par votre sujet sur la simplification et l'adaptation.

Madame la présidente, la la je dirais la la spécificité de l'AFD euh c'est qu'on on voit nos territoires ultramarins de je dirais du côté des autres. Nous en fait on les on les voit depuis les voisins et pas depuis l'hexagone en fait. Donc donc je je je prétends pas qu'on ait la vision exacte, mais on en a une certaine vision et notamment euh et je pense qu'on a la responsabilité de d'ailleurs quand on les voit depuis les pays voisins, on se rassure aussi hein.

Je pense qu'on envoie on voit les forces de nos de nos territoires, de nos nos entreprises, de nos des acteurs de et puis on on devrait peut-être on pourrait le faire mieux aussi amener dans le débat public français ce qu'on a appris des pays voisins aussi, voyez et notamment ce sujet de de normes par exemple ou de on sait que c'est un sujet récurrent de de normes qui sont sans doute parfaitement justifiées à la pointe occidentale de l'Europe mais qu'ils sont peut-être un peu moins à la Réunion ou en Guyane ou en Nouvelle-Calédonie. Et nous nous il se trouve qu'on travaille encore une fois de l'autre côté de la frontière avec d'autres normes qui sont les normes que ces pays voisins ont décidé eux-mêmes. Donc je elles sont peut-être pas bonnes d'ailleurs mais en tout cas on les connaît, on les pratique comme des des des professionnels et donc peut-être qu'on pourrait moi je je pousse mon agence depuis longtemps en ce sens ramener plutôt que de l'AFD ça marche dans les deux sens c'est-à-dire c'est pas seulement projeter l'expertise française ça c'est très bien mais c'est aussi ramener ce qui marche bien les innovation notre compréhension des contextes fines euh dans notre propre délibération jusqu'ici au Sénat national.

Donc je pense qu'on on pourrait le faire mieux pour être franc. Peut-être parce qu'on est encore dans ce monde de l'aide au développement qui ne marche que dans un sens. Mais si vous nous y encouragez, si vous invitez nos directrices, nos directeurs, nos collègues dans des débats un peu spécifiques sur je sais pas moi le je me souviens de ma récente visite en Guyane, tout ce qu'on m'a dit sur les normes de de bâtiment en Guyane, enfin qui pour certaines qui visiblement n'ont pas grand sens quand même dans un environnement tropical et qui viennent d'ailleurs contredire des des sagesses, des façons de construire très anciennes qui marchaient très Bien, donc je je j'enfonce des portes ouvertes en disant ça, mais on on peut le faire de façon technique, c'est ça que je peux vous dire, et même amener des études peut-être sur des sujets de ce type et faciliter ces ces sujets d'adaptation et de simplification et les faire comprendre surtout par cette proximité géographique.

Pour répondre à monsieur le ministre, d'abord, je veux le remercier parce que on a passé une une belle année aussi et moi j'aime j'avais eu une expérience comparable d'ailleurs avec madame Girardin qui était qui avait été aussi ministre de l'outre mer et ministre du développement. Donc j'aime beaucoup ce regard que ce que vous avez appris avec beaucoup de curiosité. Je vous en remercie sur ce que nous faisons et puis évidemment ce que vous savez de votre expérience d'élu local et national représentant représentant de Mayotte.

Euh donc ça c'est très précieux pour nous. Il y a peu de gens en fait qui ont qui ont cette expérience. Je me souviens quand je voyage avec le président de la République, en fait, c'est très frappant parce que le donc par exemple, on va à la Réunion et puis ensuite on va à Madagascar et puis en fait le président il change, son équipe entière change en fait.

Donc il y a que il y a que lui, moi, vous qui vision tout le voyage en fait. Donc qui sommes à même finalement de de voir ce ce qu'il y a de commun, ce qu'il y a de différent. Donc on a encore une une organisation qui est très en silo quand même pour de bonnes raisons d'ailleurs hein, mais qu'il faut je pense assouplir et ça si ça vient de du niveau politique c'est particulièrement important et ce qui évidemment doit aller jusqu'aux instruments. que Mathieu complètera, mais j'ai en tête notamment le l'initiative KIWA dans le Pacifique où on a réussi alors c'est un peu du parallèle, c'est un peu du au cas par cas, on a réussi à mettre en œuvre des donc des projets, des initiatives pour la biodiversité et le changement climatique dans le Pacifique, à la fois dans les territoires en Nouvelle-Calidonie, en Polynésie et dans les pays voisins et donc à mixer d'une certaine façon ou en tout cas à mobiliser ensemble des ressources de nature et de budget différents. ce qu'on a discuté avec effectivement son altesse la Gacane en juillet et ses équipes, bah c'est aussi pour casser ses silos en fait puisque le AKDN, donc le la branche philanthropique des Ismaéliens, elle elle finalement ça l'intéresse peu de savoir si le territoire est sous souveraineté tanzanienne ou sous souveraineté française ou sous souveraineté kenane Nous l'intérêt c'est c'est d'atteindre les gens qu'ils souhaitent atteindre en leur apportant des services de santé ou en l'occurrence pour cette belle initiative là aussi de protection des mangroves de de de protection de la de la nature Mathieu là aussi pourra pourra sans doute compléter et sur Comor Mayotte merci de de m'offrir l'occasion de de rappeler quelques quelques chiffres et puis quelques réalités Donc mon premier point c'est de dire on est très je l'ai dit dans mon propos linaire, on est très attentif et ambitieux pour Mayotte.

Donc si on reprend la chronologie, je pense on a augmenté nos financements à Mayotte. On est maintenant euh sur plus de plus de 100 millions d'euros par an euh de façon régulière tous les ans. Euh et on a bien sûr à Préchido euh travaillé en particulier les la question de la d'urgence en fait qui étaient les difficultés de trésorerie des collectivités qui ne pouvaient pas faire face à toutes les dépenses et en particulier à leurs échéances.

Donc on a on a reprofilé toutes ces choses et on travaille en particulier sur les la gestion des déchets, des transports, la question de l'eau et de la santé qui sont évidemment des très grandes priorités qui l'étaient déjà avant Shido et qui le sont avec plus d'urgence encore depuis. Donc 100 millions d'euros. Et pour parler des comores, le chiffre que je voulais vous dire, c'est moi quand je suis arrivé à la FD en 2016, je crois qu'on faisait moins de 5 millions d'euros de financement au Comor.

Donc vous voyez, on était sur 105 et donc évidemment on ne faisait que renforcer un écart de développement gigantesque en fait entre ces territoires. Et cet écart de développement avait pour conséquence là toujours d'ailleurs ben des gens qui prennent le qua quassa et qui et qui rejoignent l'Union européenne en fait. Et il faut absolument évidemment réduire cette tension euh et la gérer.

Donc ça passe évidemment partout. L'AFD n'est qu'un instrument parmi d'autres affaire, mais on on nous a confié en 2019 le soin de mettre en œuvre le plan de développement France Comor qui était d'investir non pas 5 millions mais 150 sur 5 ans au Comor. Et on le fait alors c'est pas facile au Comor hein parce que les maîtrises d'ouvrage sont très très faibles.

C'est un des pays les plus pauvres du monde. Mais enfin, d'ailleurs le un député, monsieur Bigot à l'assemblée, il était allé l'année dernière, il avait vu alors été critique mais il a vu que des écoles avaient été construites, des centres de santé du matériel médical étaient en place. Après ce qu'il avait constaté, ça rejoint votre point sur Albina sur lequel Mathieu interviendra sans doute, c'est le développement, c'est pas facile en fait.

C'est-à-dire, on travaille dans des pays euh où les gens ne n'ont plus confiance dans l'État, en fait. n n'ont plus confiance dans les autorités publiques et donc il suffit pas simplement de construire une école pour que spontanément les familles il mettent leurs enfants en fait où il suffit pas de construire un hôpital pour que tout d'un coup la situation de santé et les indicateurs de santé il il y a tout un travail qui qui n'est pas de l'infrastructure qui est de reconstruire du du lien social de la confiance évidemment c'est les élus d'abord enfin les responsables politiques de ces pays qui doivent peuvent le faire mais on a un rôle, on peut essayer d'accompagner et et en l'occurrence, il y a eu une mission de la Cour des comptes récemment au Comor qui a constaté que un an après la visite du député Bigot dans ses écoles et ses hôpitaux, on commençait à voir la fréquentation augmenter. Donc voyez, il faut il faut se donner quelques années pour que ces ces infrastructures jouent pleinement jouent pleinement leur rôle.

C'est ça le ce qu'on appelle le développement. C'est c'est c'est du c'est au fond de la confiance, c'est du temps long, c'est de structurel en espérant que et c'est pas quelque chose, c'est pas de l'humanitaire au sens, c'est pas de l'instantané et c'est une forme de oui de confiance à un moment ou de de faire que les acteurs de ces pays peuvent mieux exercer leur mandat et leur et leur engagement. Et puis après ce qu'on nous a demandé pour les comor et je crois que c'est l'intérêt de Mayotte aussi, c'est d'amener d'autres partenaires internationaux euh pour investir au com parce que si les comors vont mieux, probablement tout le monde ira mieux, hein.

C'est aussi simple que ça. Et encore une fois, on n'oublie pas Mayotte. Et donc ce qu'on a fait et c'est le projet qui a été qui avait qui a été critiqué récemment, c'est que alors moi je me souviens de discussion avec les gens de la Banque mondiale il y a 10 ans et quand on faisait quasiment rien au Comor, il me disait "Bah excusez-nous mais ce ce problème vous l'avez un petit peu créé vous les Français.

Donc commencez par investir vous au Comor et puis après nous on viendra." Euh et c'est ce projet de de de port là de de corridor maritime. Bah c'est ce qui est en train de se passer.

Donc effectivement ça peut paraître un très gros montant. Il y a un un programme de 248 millions de dollars sur ces sujets maritimes qui sont très importants pour l'économie des comors. Bon la vérité c'est que la FD dans ces 248 millions, c'est 5 millions.

Vous voyez ? Tout le reste, c'est 137 millions, c'est la banque africaine de développement, 25 millions, c'est la Banque mondiale, 74 millions, c'est la Banque européenne d'investissement. Donc c'est c'est moi je trouve que c'est plutôt bien quand même de faire ça.

Et si les comor s'enrichissent et peuvent fixer leur population et que les mamans au Comor peuvent accoucher à l'hôpital de Moroni ou de Samou, enfin c'est mieux en fait. Voilà. Donc c'est c'est ça qu'on essaie de faire et on essaie de ne pas opposer évidemment ces deux choses.

Alors après c'est peut-être pas très vous dire tout ça, c'est peut-être pas très bon pour l'influence française parce que il est pas exclu que le gouvernement des comor ait cru qu'on investissait 250 millions d'argent français et qu'ils en étaient très contents. Bon là ils vont se rendre compte que en fait c'était que 5 millions. Mais quand même on a eu et ça la députée Youssoufa l'a bien l'a bien noté et l'a dit d'ailleurs.

On a eu un effet d'entraînement, c'est-à-dire on est allé chercher de l'argent qui n'allait pas aujourd'hui au Comor et qui maintenant commence à à y arriver et je pense c'est une bonne nouvelle pour tout pour tous. Alors après bah on retombe après sur le sujet argent du développement. Je vais répondre à monsieur le sénateur qui ne peut pas aller dans un territoire français puisque la France est un pays développé et du coup le le ce sujet de mixage sur lequel on revient sans cesse parce qu'ils attendent toujours les promesses depuis Oui mais ça je dirais monsieur le sénateur c'est pas mon c'est pas ma responsabilité en l'occurrence moi j'ai fait à Mayotte je vous l'ai dit je vous ai dit les chiffres après la loi a été votée maintenant il faut déployer le général Facon est là il y Voilà, on est à son on est à son service.

Euh et par ailleurs, ces financements annoncés pour les comors, ça va prendre aussi un petit peu de temps parce que construire un port, ça se fait au com ça se fait pas non plus. C'est pas facile de trouver des prestataires, des entreprises qui peuvent le faire. Euh mais enfin tout ça c'est quand même plus d'énergie et d'investissement dans cette dans cette région qui nous est qui nous est cher.

Pour euh le sénateur Moui euh sur l'APD. Donc évidemment, je vous l'ai dit, c'est deux sujets distincts. Donc le la baisse de la mission être publique au développement n'a pas d'impact sur notre activité ultramarine puisque ça c'est le programme 123.

Et le programme 123 dans la proposition du gouvernement initial de projet de loi de finance pour 2026 est en légère augmentation. Ça avait pas mal baissé l'année dernière, mais à la fois les bonifications des prêts et le fond Outre mer sont à des niveaux en tout cas qui nous permettent de travailler comme on l'a fait cette année l'année précédente. Donc je moi j'ai pas d'alerte sur ce point à vous passer.

Je pense que le budget est dans un moment où il faut ajuster nos finances publiques. Bien sûr, ce budget est positif pour le groupe AFD. On va pouvoir travailler utilement.

Euh je je mets à part évidemment le le le sujet caléonien euh le PGE de cette année, le la la SOGFOM qui travaille très activement pour appuyer les entreprises aussi éviter éviter les faillites. Ça aussi Mathieu pourra peut-être préciser ce qui a été rechargé cette année. Il y aura peut-être des besoins aussi dans les années qui viennent selon l'évolution de la situation qu'on suit qu'on suit très attentivement.

Après le mais ça je l'ai déjà dit à plusieurs reprises, c'est vrai que la baisse du budget public au développement est massive en fait. Donc si on regarde de de 2024 2025 2026, la FD aura perdu si le texte est voté en l'état je dirais plus de 2 ti3 de ces ressources budgétaires. Donc je crois pas qu'il y ait beaucoup d'établissements publics ou de politiques publiques qui soient aussi impacté dans l'effort encore une fois nécessaire d'ajustement de nos finances publiques.

Donc donc moi je dans ma responsabilité, je ne peux que vous dire que ça va changer la façon dont la FD travaille. C'est-à-dire, on aura évidemment moins de ressources et c'est la ressource en subvention hein qui qui baisse le plus, mais aussi la bonification des prêts euh et donc ça va déformer le modèle de l'AFD et nous pousser plus vers des pays plus riches et d'être moins actif dans les pays les plus vulnérables euh et notamment et on voit bien d'ailleurs dès cette année, l'année est pas tout à fait terminée, j'ai mon conseil d'administration cet après-midi et j'en ai encore un autre. On voit la part de l'Afrique qui commence à se réduire dans l'activité de la FD et la part de l'Amérique l'Amérique latine par exemple qui est en train d'augmenter et l'Outrem d'ailleurs qui est en train d'augmenter aussi. alors un peu avec l'effet exceptionnel du PGE Nouvelle-Calédonie qui qui sera voilà euh donc il y a une déformation et puis ça nous pousse vers je dirais les énergies renouvelables des sujets un plus proches du de logique économique et ça nous détourne de l'éducation et de la santé où le contenu budgétaire de nos interventions est plus élevé.

Donc je dirais c'est un choix politique à un moment hein de de mais mais il guide la ressource budgétaire guide les secteurs et les géographies dans lequel la FD LA FD intervient. Euh voilà, peut-être Mathieu tu complètes. Euh notre collègue Robert Roui souhaitait s'exprimer.

Merci madame la président. Je profiter de l'occasion parce que parler du pays euh c'est vrai que l'ensemble euh des autres Mères euh ont vu leur économie chuter depuis la période Covid hein. Donc ça c'est une réalité.

Euh particulièrement Nouvelle-Calédonie, ça s'est accentué depuis les événements de 2024 et le gouvernement euh le 15 le 19 novembre vous a adressé une lettre euh demandant euh une suspension temporaire des des prê Covid et des prêts liés au simplement les raisons c'est simplement pour euh c'était C'est soit c'est une mesure qui est indispensable pour essayer de garantir la la continuité des services publics essentiels et surtout préserver la stabilité financière des institutions et et permettent une mise en œuvre fluide des chantiers de reconstruction. Donc je pense que cet allègement s'il est indispensable. Je souis avoir la réponse votre réponse à à cette sollicitation.

Je pense que c'est une pour pouvoir euh consacrer les 8 milliards dédiés à à des priorités urgentes qui sont qui sont la note aujourd'hui par rapport à la situation qu'on vit. qui est je pense que c'est une c'est une demande qui est qui est assez pressente mais qui nous permet aussi de de relancer notre économie de relancer l'ensemble des choses depuis les le Covid notamment et bien surtout la crise du 24 du 13 mai 2024 que j'aimerais savoir si vous avez répondu à la demande du gouvernement Non, je cherchais dans mon dossier parce que monsieur le sénateur, je crois que j'ai reçu la lettre hier. Donc voilà, elle est ici. [rires] Elle est ici.

Donc malheureusement, je n'ai pas eu encore le l'occasion d'y répondre, mais voilà, j'en ai pris j'en ai pris connaissance. Euh courrier du président Ponga, j'en ai pris connaissance hier. Elle est aussi d'ailleurs adressée au Premier ministre, à la directrice de la mission interministérielle pour la Nouvelle-Calédonie, au commissaire bien sûr et au directeur de la FD localement.

Euh bon le la enfin vous le savez hein, depuis depuis 2020 et depuis le Covid, l'AFD a été au côté de la Nouvelle-Calédonie sans faille avec les instruments dont elle dispose qui sont effectivement des instruments de prêt mais pas uniquement. Mais l'essentiel de la dette de la Nouvelle-Calédonie est sur le bilan de l'AFD. Donc on on est très exposé et très concerné évidemment par l'évolution économique du territoire.

Très inquiet aussi évidemment comme vous et euh on a toujours fait le nécessaire pour éviter que notamment le système de social, le système de santé euh ne s'effondre. Et je parlais de la sogf, on a aussi beaucoup plaidé et l'État nous a suivi et le parlement d'ailleurs pour qu'on se préoccupe aussi beaucoup de de l'activité privée. On a fait beaucoup d'études aussi en Nouvelle-Calédonie sur je pense en particulier une étude très intéressante sur l'économie sociale et solidaire, c'està-dire comment là aussi créer de l'emploi qui soit peut-être de l'emploi dans un secteur don moins lucratif peut-être mais qui peut être très utile aussi pour de dans pour les services sociaux et pour et aussi sur les filières à soutenabilité forte notamment il y a un grand potentiel dans le solaire dans le voilà pour changer aussi le mix énergétique et du territoire.

Donc on est là et bien sûr en lien évidemment avec l'État puisque vous savez que ces prêts sont PGE, ces prêts sont garanties par l'État. Donc on va regarder comment prendre en compte et traiter la demande de la demande du président Ponga. Et évidemment, personne ne souhaite que la Nouvelle-Caladédonie euh ne puisse pas reprendre un chemin positif et soit mise dans une situation financière euh intenable.

Et puis après, je rappelle sur la Nouvelle-Calédonie, j'avais été invité par le ministre d'État dans les discussions autour de Bougival il y a quelques mois euh et j'étais venu dire que bien sûr la FD était là dans l'urgence et je crois pas qu'on est manqué au territoire mais qu'on est là aussi pour aider le territoire à à alors à la fois à progresser structurellement dans la gestion de ces finances publiques. J'ai regardé ça attentivement. il manque un certain nombre d'instruments de consolidation notamment de de de toutes les dépenses.

Donc ça on peut c'est un domaine par exemple où on peut faire un appui technique et donner au gouvernement de la Nouvelle-Calédonie un outil de pilotage de ces finances publiques plus performants. Et puis ce que j'avais proposé aussi, c'est qu'on aide le territoire à se projeter à long terme parce que je pense dans les moments de stress comme ça intense, de crise, pour repartir de l'avant, c'est très important de pouvoir dire voilà dans 30 ans ce qu'on pense être le modèle économique, le le la trajectoire de développement de la Nouvelle-Calédonie, son insertion effectivement dans son bassin océanique, la part de des fossiles, la part de des énergies renouvelables. Voyez ?

Ça nous il se trouve que la FD a cette expérience dans beaucoup de pays dans le monde, parfois des pays voisins, de de travailler comme ça c'est c'est ces projections de long terme de la jusqu'à de la modélisation hein des des outils de don dont le territoire est aussi privé jusqu'à présent. Et donc ça, on avait très envie de de travailler. Il y a eu des d'ailleurs des discussions déjà préalables là-dessus avec les élus.

Euh donc encore une fois, on sera là à court terme, mais tout ça n'a de sens que si euh euh on arrive à euh vous arrivez à à bâtir une trajectoire de long terme pour le pour le territoire. Mathieu, tu veux sur des différents points ? Merci beaucoup.

Peut-être pour préciser sur le mécanisme mixage et monsieur le ministre, c'est grâce à vous qu'il a été remis en haut de la pile. C'est c'est un sujet qui qui tourne depuis un moment. Euh alors, on a repris des discussions puisqu'il y a eu des des changements de ministre.

La la principale difficulté, il y a il y a un accord de principe sur l'intérêt, les mécanismes de gouvernance et et donc la principale difficulté plutôt autour du budget pour essayer de sécuriser une enveloppe. Nous aimerions qu'il soit lancé dès le 1er janvier euh et l'estimation c'est de pouvoir disposer d'au moins 5 millions alimentés par les deux ministères pouvoir de manière à pouvoir financer idéalement un projet par bassin. Donc on est voilà pour l'instant évidemment les discussions sont pas fermées d'autant qu'on n'a pas nous n'avons pas de vision définitive de nos budgets.

Derrière le budget il y a toujours cette difficulté à avoir des reportings spécifiques puisque évidemment titre budgétaire 123 titre bud. Donc le mixage idéal serait d'avoir presque une ligne qui est votée par le Parlement et qui permet d'avoir un voilà une certaine simplification. Mais si on peut démarrer déjà avec un accord et mobilisation budgétaire 209 123, ça peut ça peut démarrer.

Euh sur la question de la fondation Agacan, il y a une mission conjointe qui a eu lieu il y a il y a un mois pour voilà définir les des priorités de manière très très précise et et donc des nouvelles discussions ont lieu très régulièrement. Donc ça ça avance très bien. L'idée étant de signer un premier MOU avec un projet précis, un chiffrage budgétaire puisque vous vous le savez, c'était une enveloppe globale de 100 millions d'euros mais avec l'idée d'ensuite d'affiner les besoins.

Donc de ce point de vue-là, on pourra vous donner des éléments plus précis mais c'est la dynamique est est très positive. sur la question des des priorités économiques régionales, euh on a sur la question de dans l'océan Indien, on on évidemment on est en lien avec les élus et c'est c'est eux qui qui finalement et services de l'État qui font remonter les priorités qu'on peut accompagner. Euh il y a évidemment des enjeux autour de la connectivité qui reste un un sujet et avec des demandes et l'AFD peut-être un évidemment un partenaire de financement que ce soit des projets publics, des projets privés.

Euh la question de l'économie circulaire aussi est un sujet sur et plus globalement des enjeux de développement durable où il y a derrière des enjeux économiques et où les territoires comme la Réunion ont une capacité à se projeter compte tenu de évidemment de de tout ce qu' a de tout ce qui a déjà été réalisé. Et puis des enjeux aussi d'adaptation au changement climatique. Alors qui sont des enjeux communs à la région euh sur lesquels la le on va dire la la dimension économique insertation économique reste à à bien documenter parce que c'est voilà mais il y a aussi sur le le territoire de sur la Réunion notamment des des choses qui qui peuvent avoir une dimension de projection économique.

Voilà pour vous répondre rapidement sur la question de l'adaptation et de la simplification. Nous, on est très disponible et le fond Outreem qui bien sûr travaille à la demande, vous savez le fond Outre mer, il a beaucoup de vertus. Il a une vertu d'être complètement décloisonné.

C'est pas il est interministériel par nature puisque il traite avant tout les territoires et et il est vraiment actionné à la demande de nos partenaires et nous voyons arriver des demandes et donc ça peut être un voilà un message à passer des demandes sur ces enjeux de simplification ou d'adaptation des normes. Je donne un exemple récent que j'ai trouvé assez intéressant sur la question de l'assainissement non individuel en Guyane avec des techniques ancestrales qui existent et qui notamment sur tous les fleuves sous toutes les les communes du fleuve pourraient être pertinent à à pousser plutôt qu'appliquer des normes inadaptées. Donc nous avons reçu une demande que nous avons instruite positivement pour voilà faire des études sur ces dispositifs traditionnel pour ensuite pouvoir alimenter des décisions réglementaires et et permettre que ces cet assaignissement non individuel soit soit reconnu et puisse être soutenu.

Donc il y a un autre enjeu de simplification. Alors là, c'est une une autre manière de répondre à cet enjeu de simplification vers le fond Outreem, c'est nous de mettre en place des j'allais dire des accords cadre pour faciliter la la mobilisation d'expertise par les communes. Je donne un exemple, on l' fait beaucoup à Mayotte, sur la question de la rénovation, de la reconstruction des équipements scolaires ou la reconstruction des équipements sportif, des accords cadres et en fonction des besoins, les communes ont des demandes et avec des accompagnements adaptés à la fois sur les études, sur les les assistances à maîtrise d'ouvrage.

Donc ça, ce sont des dispositifs aussi qu'on peut développer. Évidemment, le fondreem, c'est à la fois beaucoup, c'est 12 millions et demi, mais euh pour traiter tout le monde, c'est c'est aussi peu. Donc on est on est quand même un peu dans une logique de de priorisation. sur la question d'Albina, euh c'est alors c'est un projet qui a eu un certain nombre de de défauts de de conception et de défauts de réalisation surtout de réalisation parce que en réalité il a été octroyé il y a très longtemps.

C'était en je crois plus ou 2015 et ensuite le le Surinam est rentré dans une situation d'un payé et donc le projet s'est arrêté puisque nous pouvions plus décaisser. Donc ça a été un premier une première difficulté. La deuxième difficulté c'est qu'effectivement le fonctionnement n'est pas prévu, n'était pas financé sur le prêt et que les autorités surames n'ont pas pris la mesure.

Nous avons mis en place un deuxième prêt. Alors tout ça est financé sur prêt. Donc le coût pour le contribuent français et sont même des prêts non modifiés.

Le coût pour le contribu français est nul mais n'empêche que on peut quand même avoir l'impact qu'on en attend. Euh donc à 2e prêt pour soutenir le fonctionnement euh travailler sur euh le recrutement, la formation, le la communication aussi. Euh le directeur général a bien dit les populations ne viennent pas dans dans ces infrastructures s'ils n'ont pas confiance.

Et dernier élément sans doute celui aussi sur lequel vous êtes très très attaché, la mise en place de protocoles avec le centre hospitalier de Saint-Laurent du Maroni pour faciliter euh la prise en charge, pour faciliter aussi le retour sur certaines filières qui fonctionnent. Par exemple, il il y a un centre de dialyse qui démarre. Voilà, il démarre.

Donc s'assurer que le centre hospitalier peut ramener correctement et et reuter les les personnes. Alors il y a une il y a une première naissance donc voilà, il y a aussi cet enjeu de la maternité. Il y avait pour l'instant eu aucune naissance sur l'hôpital d'Abinard.

Ça démarre. Donc sur tous ces sujets de protocolisation euh c'est important parce que évidemment et et aussi l'enjeu de la protection sociale au Surinam qui doit pouvoir fonctionner. Donc là aussi il y a un appui spécifique sur cet enjeu-là.

Donc on pourra vous tenir informé des avancées et des limites. La parole à Jacqueline Stage Brigot et puis après à Clim Loui. Je vais revenir 2 secondes sur ce sujet du Surinam parce que nous avons fait un déplacement et cet hôpital ça a été pour moi l'une des pires choses que j'ai vu dans ma vie en terme de en terme de de gâ franchement. et et quand on voit les besoins à travers le monde en matière de santé dans des pays où effectivement c'est compliqué de pour un certain nombre de de de de gens d'accéder aux soins et quand on voit sincèrement il y a de quoi il y a de quoi pleurer parce que c'est un gâché vraiment vraiment un hôpital construit depuis plus 10 ans qui a quasiment jamais fonctionné avec des salles comme vous l'avez rappelé de dialyse quand même c'est c'est pas rien d' des salles entières de dialyse qui ont pas fonctionné qui vont peut-être pu fonctionner parce que je sais pas si elles vont fonctionner.

Le problème de fond, il est pas là. Enfin, il me semble, c'est que quand on construit un hôpital comme celui-là, il faut avant s'assurer qu'il va y avoir du personnel dedans. Parce que le Surinam, on sait bien que c'est un pays compliqué.

Je pas voilà, je vais pas dire ce que je pense de Suramici parce que ça n'engage que moi. Mais en fait quand on a et à la faveur des auditions que nous avons eu et des échanges que vous avez eu quand il y a un état quel qu'il soit ou un homme politique qui dit nous on construit mais il faut que la France nous donne des moyens humains parce que c'est ça la réponse aujourd'hui. Nous on peut pas assurer parce que on n pas les moyens humains.

Mais on sait pourquoi il y a pas de moyens humains parce que tout le monde s'en va et personne ne revient vont se former ailleurs, ils reviennent pas. Donc il y a un vrai sujet au départ d'engagement des pays qui bénéficient de ces aides pour lequel on n pas de souci. Enfin je dire la solidarité à travers le monde elle est nécessaire mais pas à ce prix-là.

Pas à ce prix-là sincèrement. Et le problème de fond c'est que quand on a quand un pays s'engage pas à mettre des moyens humains, il se donne pas les moyens parce que par facilité ils disent bah il faut nous donner voilà l'hôpital mais les gens qui sont dedans, ils ont la même le même discours pour les écoles. Ils ont le même discours pour les écoles au Surinam.

Donc ça pose question sur l'utilité d'investir comme ça parce que voilà, moi personnellement c'est c'est le genre de projet qui me qui me heurte parce que c'est beaucoup d'argent pour rien, même pas pour les gens du Surinam quoi et s a plein comme ça à travers le monde ça pose question sur comment on construit un projet pour que des pays s'engagent aussi à mettre des moyens humains dedans parce que 10 ans plus de 10 ans après c'est quand même un grand gâch un grand exemple de gâchi hein gâchi pour alors je moi c'était avant que j'arrive ce projet a été lancé je serais curieux non mais je n'accuse personne non mais vous pos Non mais vous posez un message vrai constat et et c'est ça pose un problème vraiment mais j'aimerais bien effectivement qu'on fasse un retour d'expérience sur comment le projet a été conçu initialement je pense. Est-ce que c'était un projet très politique et effectivement où nous on a on aurait pas fait le travail préalable de vérifier que comme on le fait, je vous dis pas que ce qu'on fait marche toujours formidable toujours mais normalement on vérifie quand même que il y a une demande et que le pays ensuite va s'engager à faire fonctionner quand nous sommes allés c'était deux médecins cubains et puis une infirmière je pas rien aucun sur voilà et après encore une fois ce que disait Mathieu discours c'est que c'est c'est pas de la subvention c'estàdire dire, c'est pas de la subvention au sens où c'est un prêt c'est un prêt à ta non concessionnel souscrit par les autorités du Surinam. Donc ils sont vous avez raison qu'ils sont doublement pénalisés.

Je dirais à la fois parce qu'ils ont pas le service mais parce qu'ils doivent rembourser le prêt aussi. Voyez donc c'est pas c'est pas un don de de du contribuable français qui a financé cet hôpital. Gandme bah c'est pour le Surinam c'est un gros souci.

Oui. Je suis d'accord avec vous. S'ils ont un équipement qui ne marche pas et qui rembourse un prêt, c'est c'est pas c'est pas un bon investissement, ça c'est sûr.

Enfin bon, peut-être qu'après on peut rattraper les choses. Enfin, on va vous on vous passera peut-être une petite fiche à jour de Et je comprends votre émotion. Cela entre aussi pour dans le cadre des des relations.

Non, mais je n'ai pas été généralement critique sur la FD. Non, non, ce n'est pas contre l'FD. Vous nêtes vous êtes un un exécutant, vous financez, vous êtes un financeur.

Mais je Non, il faut qu'on regarde si on avait bien regardé le préparer le projet. Ça je pense cela relève je pense encore plus de de la diplomatie entre les entre les états, des discussions et du poids aussi et du poids de la France. Alors àim Loui vous voulez intervenir ?

Oui, pour repréciser euh quelques éléments parce que la réponse effectivement est si on regarde que budgétaire après c'est sur les impacts et moi je je merci madame la présidente et je me félicite qu' cet échange. Je pense qu'il faut peut-être mettre un peu plus de fluidité parce qu'on associe les élus locaux mais les parlementaires aussi ce serait bien de les associer peut-être organiser une méthode de travail aussi à l'avenir qui nous permette de discuter d'apporter les éléments parce que si on veut évaluer et améliorer c'est le meilleur moyen, je pense hein. Et d'ailleurs sur ce que quand j'ai dit tout à l'heure, est-ce que vous êtes impacté ?

Il faut quand même savoir aujourd'hui, mais tout le monde le sait que un 1 € qu'on investit dans public publique, c'est vous faites l'effet levier, c'est 12 € quoi derrière. Et 1 € qu'on retire, c'est 12 € en moins qu'on a dans notre action aussi. Et quand je parlais de effectivement d'impact, j'avais pas voulu reprendre ce qu'avait dit mon collègue Tani puisque sur les comors.

Si si si les territoires sont déstabilisés, infin, vous êtes impacté sur la déstabilisation. Ensuite, j'ai vu que effectivement vous avez un travail pour renforcer la préparation catastrophe naturelle aux crises sanitaire. Aujourd'hui, il y a bien un élément qu'on qu'on sait, c'est que contrôler le climat et la et les crises sanitaires, il y a ni barrières, ni frontières, ni visa.

Et donc aujourd'hui, si on est impacté, si on fait rien sur Madagascar, sur la corne de l'Afrique, et bien c'est dans ce bassin, c'est la Réunion, c'est Mayotte, c'est la tout ça seront impacté. On a la même chose sur les Caraïbes. Par exemple, pour être plus explicite parce que on est toujours plus explicite avec des exemples concrets, le problème des Caraïbes où vous intervenez sur un certain nombre de pays, il y a un sujet majeur qui est ce de pollution notamment sur le avec le région, c'est qui est les sargass ?

D'ailleurs, la République dominicaine a eu une panne de courant parce que lucroidissement, les sargass sont sont rentrés dedans, ils ont tout bloqué et nous pour l'instant c'est nos c'est nos communes qui je dis nos communes étromètes qui aujourd'hui subissent l'impact de ça avec le fait que c'est stocké sur des plages et les côtés toxiques mais en plus le risque sur un certain nombre de nos équipements de dégradation. Donc là, il y a peut-être un travail régional à faire, une réflexion à mener dans le cadre de de tous les acteurs avec qui vous travaillez pour un effet levier, pour qu'on prenne en compte ses réalités et ses problèmes et ça ça devient de la pertinence et je le dis donc c'est pour ça que moi je voulais savoir sur l'impact budire parce que si on aide plus les pays à se développer en fait on se protège nous-même quand on travaille sur la santé par exemple sur le VIH au Kelia qui vous paraît loin en réalité il y a pas de frontière si le VH repart à la à la hausse nous serons tous impactés donc c'est comment on peut travailler pour réfléchir à travailler collectivement pour justement améliorer nos conditions de vie général parce que quand on fait pour les autres en réalité on fait pour nous euh monsieur le ministre parce que le le le débat est riche enf la discussion est riche et est vivante et j'aimerais apporter une une petite précision dans la continuité de ce que vient vient de dire et et sur ce que Remy Riou a dit a dit tout à l'heure sur l'impact de l'aide publique au développement, la baisse de l'aide publique au développement, l'impact est est considérable et encore une fois les les efforts budgétaires que nous devons faire dans notre pays ne sont pas à remettre en question. Mais parmi ces impacts, il y a les impacts sanitaires.

Nous avons vécu le le Covid. Euh moi, j'aimerais insister sur l'impact migratoire. Euh aujourd'hui, les les les chiffres, les les spécialiste disent que 87 % de la migration euh se fait sud sud.

Euh il y a des des des coins de la planète où le le chiffre est plus important. Au lieu que ça soit 13, c'est 20 % par exemple vers l'Amérique du Nord. Mais globalement 87 % de la migration se fait sud- sud.

Ça veut dire quoi ? veut dire que les populations vont d'abord chercher des solutions dans dans leur environnement géographique et c'est seulement si elle ne trouve pas de solution que avec des exceptions évidemment à la règle que des des pratiques migratoires vers des des destinations plus lointaines se se font. Donc je voulais quand même préciser ce chiffre qui est sourcé, qui est voilà qui est établi.

Merci. Et pour revenir sur vos propos sur l'importation d'innovation, moi j'y suis entièrement favorable et prête à à ce qu'on engage une réflexion concrète avec l'AFD parce que elle participe aussi une volonté d'installation des outresemes dans leur environnement régional. Et pour revenir sur ce que disait Méloui concernant les sargas, il y il existe dans des îles de la Caraïbe et notamment à Barbade des start-ups qui travaillent sur l'utilisation des sargafes, la fabrication.

Donc dans le cadre de le de coopération scientifique, quelle pourrait être la place et la de la FD et pourquoi concrètement ne pas envisager un un mécanisme de subrogation des subventions européennes en toute ou partie. euh l'FD porterait euh accompagnerait porterait des des projets. Vous avez évoqué le projet de traitement des eau usé euh selon des techniques ancestrales.

On pourrait accompagner aussi les collectivités parce qu'il y a un gros sujet au niveau du préfinancement des collectivités et que chaque collectivité choisisse un sujet mais vraiment un sujet sujet qu'elle considère majeur et prioritaire pour son territoire et avancer au fur et à mesure donc l'aduction d'eau dans certains territoires et l'assainissement qui vont de pair puisque vous avez évoqué les problèmes de de biodiversité en Guyan. Il y a la bioéconomie qui est en train de se développer, le réchauffement climatique et la sécheresse. Vous avez maintenant sur la la production d'eau, la captation d'eau dans certaines communes de Guyen qui ne sont plus effectives compte tenu de du de la diminution des des nappes et qu'il faut envisager d'autres processus de production d'oplotable.

Donc la délégation a engagé une étude sur les filières précieuses et les filières d'excellence dans nos territoires ultramaris et je pense que la FD peut-être partenaire privilégié pour accompagner les territoires dans la valorisation de ces filières. Je vais laisser Mathieu répondre sur ce qu'on ce qu'on a sur les sargas programme euh dont on avait parlé d'ailleurs madame la présidente parce que vous êtes impacté vous-même chez vous. Je réagis juste sur ce qu'on dit les deux sénateurs sur le débat en France et et l'importance de rappeler qu'effectivement le le nos territoires sont liés en fait. sont impactés par leurs voisins très fortement.

Vous savez, l'AFD met dans le débat public chaque année un sondage. Donc, on demande aux Français chaque année ce qu'ils pensent de du reste du monde en fait. Et les résultats sont chaque année les mêmes en fait.

C'estd les 80 % des Français disent "Ce qui se passe à l'extérieur des de nos frontières a un impact direct sur ma vie quotidienne en fait." Donc les gens sont massivement conscients de de ces questions de d'interrelation de et deuxièmement ils disent toujours faites quelque chose. Donc la quels que soient les mots la la politique de développement est soutenue par deux français sur trois.

En fait il y a pas beaucoup de politiques publiques qui ont un tel niveau de soutien. Euh et pourtant euh alors les budgets ont beaucoup augmenté hein. Bien sûr, il y a eu un très fort soutien.

Je vous en remercie. Euh et c'est à nous maintenant, on est dans ce moment un peu de de d'interrogation, de doute sur lesquelles il et merci de m'en fournir l'occasion. Il faut absolument que nous on vienne dire non, il y a de l'impact, c'est important, il y a des résultats et c'est dans l'intérêt des Français.

Je pense qu'il faut évidemment assumer un on a des intérêts liés en fait l'intérêt de ces pays est lié aux nôtres et il faut le dire explicitement et bâtir de de l'intérêt mutuel. Je on parlait de l'océan Indien. Je pense que ce qui vient de se passer à Madagascar doit quand même être un un signal d'alarme quand même parce que on voit la difficulté qu'on a à gérer le sujet entre Mayotte et les Comors.

On en parlait. Madagascar c'est autre chose hein. Il y aura 50 millions d'habitants à Madagascar dans 25 ans.

Il y en a déjà 30. Donc c'est vraiment le poids lourd de l'océan Indien. Et le niveau de vie par habitant à Madagascar aujourd'hui est plus bas qu'à moment de l'indépendance, hein.

Donc je je laisse flotter ce que ça peut vouloir dire pour vos territoires voisins. Le jour où ces gens se mettent en mouvement en fait et veulent venir dans l'Union européenne, ce qui est pas le cas aujourd'hui. Donc il faut il faut investir à Madagascar pour créer des emplois à Madagascar pour que les gens de Madagascar aient un avenir pour eux et pour leur famille dans leur pays là où ils veulent rester en fait.

Donc je suis d'accord avec le ministre Tani moi je suis moi je dis depuis longtemps que le sujet migratoire est un gigantesque sujet de développement. Il y a le climat qui va rester majeur pour nous. Je pense que ce sujet migratoire, moi je demande un mandat et des moyens pour travailler ce sujet très sérieusement et beaucoup plus que je ne le fais aujourd'hui.

Et c'est pas pour et pour faire du développement en fait hein, c'estàdire pour amener la composante, donner un choix à ces gens qui prennent les routes de des des migrations avec les dangers terribles qui qui s'y attachent. Et puis vous savez les vous avez dit les il y a le chiffre qui a dit monsieur le ministre, moi il y a un autre chiffre que je vous rappelle c'est la l'Union européenne va perdre 20 % de sa population active d'ici à 2050 il y aura un actif sur 5 en moins. Donc peut-être des robots vont nous remplacer tous hein et de l'intelligence artificielle.

Très bien. Je je j'ai j'ai la faiblesse de penser que ça va pas se passer tout à fait comme ça. Et puis dans le même temps, dans le même temps, vous savez ce qui est en train de se passer.

D'ailleurs, Madagascar est un bon exemple, mais vous savez, c'est le c'est le 8e pays d'Afrique francophone qui renverse son gouvernement quand même depuis 2021. Donc ce qui est en train de se passer, c'est une vague démographique gigantesque. Il y a 600 jeunes 600 millions de jeunes africains qui cherchent du travail entre maintenant et 2050.

C'est ça les chiffres. C'est ce qui n'a jamais existé dans l'histoire du monde, je crois. Donc est-ce qu'on quel est le choix politique ?

Est-ce qu'on essaie de gérer ça ? Je Oui. Stabilité politique intérieure.

C'est ça ce qui est en train de se passer sur ces enjeux. Nous on a un grand modèle, un bon exemple pour la politique politique ou enfin bon non mais je vous rejoins et on peut pas tout à fait comparer la stabilité Madascar et française même si je partage vos inquiétudes vous envoie chers collègues qu'on a des institutions quand même quelques règles de fonctionnement qui font qu'on évite le pire peut-être un c'est le serpent qui se voit la queue parce il a c'est certains qui sontabilisation pas de développement bien sûr c'est en ça que c'est compliqué et la démographie et pour revenir à ce que vous parliez de Madagascar le penchant enfin le pendant dans le l'océan l'océan Atlantique c'est Haïti Haïti qui a de formidables opportunités de développement et 13 millions population 13 millions d'ab habitant et il est aussi urgent de de voilà de de se pencher dans le cadre de la de la diplomatie par le et et de du développement de de ce territoire qui euh nous a montré aussi malgré les difficultés que ce territoire traverse le développement de filières au niveau agricole qui sont juste exceptionnels. Je pense au café, je pense au chocolat, le dernier salon du cacao où nous avons vraiment des exposants haïtiens qui ont été primés d'ailleurs.

Donc il y a vraiment à valoriser ces filières. Il y a pas que du négatif, il y a du positif et c'est par ce biais que nous devons tirer tous les territoires vers le haut. Je je l' si vous me permettez madame président peut-être Mathieu discours dit un mot sur les sargasses puisque c'est plusieurs sont intervenus sur ce point et peut-être sur si tu veux mais oui sur les sargass peut-être vous signaler que effectivement on on a un programme qui qui démarre qui a démarré il y a quelques mois un programme régional couvrant la zoneo donc de de 8 millions d'euros mis en œuf par expertise France donc j'allais dire que sur cette dimension coopération régionale il y a des choses qui ont démarré euh avec un une difficulté qui est de bien intégrer les territoires français dans ces programmes régionaux.

On revient sur la question du mixage près près d'ombre du mixage 123 209 puisque c'est un programme financé sur 209. 8 millions d'euros c'est c'est beaucoup d'argent et donc voilà c'est typiquement le type de sujet sur lequel un outil de mixage 123 209 nous permettrait dès le début d'avoir un programme sargas qui intègre pleinement. Alors, on le fait mais on est un petit peu plus dans je pas dire du bricolage mais voilà des sujets.

Et deuxièmement, le paradoxe, c'est que nous avons moins de choses sur les territoires français. Donc, nous travaillons à parce que il y a clairement un rôle à jouer pour l'AFD. C'est un sujet sur lequel l'ingénierie financière, administrative, technique est cruciale pour pouvoir faire avancer.

Donc il y a déjà des initiatives et nous on est en train de regarder cette offre de service. On on a déjà des sollicitations pour vous lire sur des préfinancements de subvention européenne puisque le GP Sargas bénéficie. Donc voilà un exemple où un outil peut utiliser et on peut probablement aussi avoir des expertises mise en œuvre par l'Expertise France par exemple et aussi des outils de financement long terme puisqu'il y a un modèle économique quand même.

Si on investit, on peut économiser comme vous l'avez dit, les collectivités doivent changer, doivent investir beaucoup plus vite parce qu'il y a des dégradations de biens matériels, il y a des voilà, il y a il y a le secteur privé aussi. Donc il y a il y a sûrement un modèle économique qui peut euh permettre de mobiliser des financements long terme de l'AFD. Donc on est sur cette réflexion, voilà, et essayer de surmonter ce paradoxe et avoir un vrai programme aussi sur les territoires français avec nos nos outils et nos contraintes.

Merci. Merci. Vous n'avez pas répondu à la question sur la subrogation des subventions européennes en toute ou parti.

Quel est votre avis sur le sujet ? Écoutez, c'est je je dois vous dire que c'est un c'est une suggestion euh très très innovante et qui sur lequel on est très motivé pour travailler. Je pense que voilà, ça fait partie des des Nous on est une de nos priorités comme l'a dit le directeur général, c'est le groupe AFD facilitateur d'Europe pour les outresemes.

On voit qu'il y a des choses à faire et on et ça fait partie de suggestions qui permettrai de passer tout de suite un un palier de et d'installer cette facilitation. Donc on est prêt à regarder ça. Madame la présidente.

Merci. avant de clore cette réunion donc l'f c'est un partenaire privilégié des territoires ultramarin et aussi de leur insation dans l'environnement dans leur environnement régional proche et j'ai bien noté la la prise de conscience sur la nécessité de l'adaptation normative donc nous serons partenair nous avons nous allons pouvoir travailler ensemble sur ces réflexions qui sont vraiment en mère aussi de coup de la vie d'amélioration du bâti et et de résilience face aux éléments climatique. Nous avons aussi du soleil qui est une formidable source d'énergie et qui pourrait aussi qui a lieu d'être valorisé dans les territoires ultramarins et notamment au niveau par exemple de l'éclairage public qui est un vrai une vraie source et un vrai potentiel d'économie pour nos collectivités qui sont déjà très sollicitées financièrement.

Voilà, merci à vous et puis nous restons à votre à votre disposition pour d'autres réunions de travail. Merci beaucoup. Merci beaucoup madame présidente.

Je précise, j'avais j'étais venu avec un un document et des réponses écrites à vos questions. Donc on va vous les diffuser qui présentaient plus complètement la FD mais c'était pas l'objet de de la Réunion. Merci beaucoup à vous.

Merci, merci monsieur.