L'histoire des jeux vidéo en France | Franceinfo INA
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« Pour 300 francs environ, les prix ont beaucoup baissé. »
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« 240 000 consoles vendues l'année dernière en France. »
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C'est vrai que c'est toute une époque, ces années 70, c'est l'arrivée des consoles qu'on appelait Pong, qui sont des consoles multijeux, mais tous les jeux se ressemblaient. En gros, il y avait deux barres, c'est le tennis, le foot, le hockey. Pour 300 francs environ, les prix ont beaucoup baissé. Le petit écran se transforme en terrain de football ou en cours de tennis, les adversaires se renvoyant la balle grâce à une commande manuelle. Le journaliste est plutôt bienveillant. C'est vrai qu'on a beaucoup souffert du traitement par les médias du jeu vidéo. Mais là, il n'y a pas encore le mal du jeu vidéo qu'on a subi dans les années 80-90.
La mâchoire est crispée, le regard fixe, les gestes saccadés. Les symptômes sont clairs, le diagnostic sans appel. Ces enfants sont atteints d'un mal très contemporain, la passion des jeux vidéo. Il est assez édifiant ce reportage, je ne l'avais jamais vu, mais le champ lexical du journalisme, le mal, les symptômes, les plans sur les yeux, le crispé, etc. Enfin, je veux dire, on voit déjà dans ce reportage tout l'écart entre les médias et finalement le jeu vidéo. 240 000 consoles vendues l'année dernière en France. Après les Etats-Unis, l'Angleterre et l'Allemagne, nous sommes donc atteints, nous aussi, par cette épidémie.
Mais d'autres personnes, au contraire, y voient un côté bénéfique pour les jeunes.
Avec le jeu vidéo, ils participent et ils participent avec passion. Il y a une espèce de compétition avec soi-même, ils veulent se vaincre eux-mêmes, ils veulent gagner. Ils veulent réussir. Et à partir du moment où un enfant veut réussir, évidemment, il y a un dynamisme absolument extraordinaire qui existe en lui.
Même la psychologue, qui est quand même déjà d'un certain âge à cette époque et qui découvre le jeu vidéo, a un regard très bienveillant et elle comprend que finalement, ça aide les enfants à se dépasser, à se fixer des objectifs, etc. Et pourtant, les médias, eux, ne le voient pas. 40 ans plus tard, l'image des jeux vidéo à la télé a bien changé, selon Bertrand Amart. Aujourd'hui, le traitement qui est fait du jeu vidéo par les médias, je le trouve très juste. On voit bien aujourd'hui, quand il y a une compétition qui est organisée, les médias viennent, saluent la ferveur populaire, le talent des joueurs, etc. Donc on a un traitement qui est bienveillant, mais surtout juste.
Les journalistes n'ont plus les idées préconçues qu'ils avaient à l'époque.