Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewCHAM Convention on Health Analysis and Management· 30 mars 2024 40 min

CHAM 2023 - Aurélien ROUSSEAU, Ministre de la Santé et de la Prévention

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

monsieur le ministre ch Aurélien merci d'être avec nous ce soir merci de m'avoir invité voilà mais c'était important que l'on puisse vous avoir pour un certain nombre de sujets vous avez déjà occupé des postes stratégiques régionaux et nationaux et j'aurais une question en tant que ministre de la Santé de la prévention comment voyez-vous l'état du système et je prendrai presque une une une échelle de douleur voyez de j'ai très très mal 0 jusqu'à 10 je n'ai plus de douleur vous mettez le curseur où en fait je pense que votre votre échelle de douleur elle marche moyennement c'està-dire que j'ai l'impression que simultanément le système et je reprends une expression que j'ai employé l'autre jour devant la FHF c'est un ami qui est hospitalisé à Pompidou pour une grave tumeur et qui me dit en sortant de Pompidou je chaque fois que je sors de l'hôpital je me dis que c'est à la fois formidable et tellement agile et et et j'ai j'ai envie de reprendre ces ces deux adjectifs euh et donc ce matin j'étais euh avec des équipes au SAMU 94 au SAMU du valdeemarne avec le sas avec de la régulation psychiatrique c'est c'est à la fois euh c'est formidable voilà c'est formidable ce qui se joue et puis euh quelques mètres plus loin vous avez des services où euh on narrive pas encore à ouvrir des lits voilà et c'est pour moi et ça c'est vraiment une conviction ça ça il y a beaucoup de points commun avec ce qui se passe dans la médecine de ville et il faut pas les opposer quand on dit pénibilité quand on dit perte de sens quand on dit mobilité professionnelle quand on dit tiens les jeunes ils veulent plus travailler comme avant en fait on entend ça dans les sur ces deux jambes du de la santé c'est ça et je crois que c'est enfin le moule enfin soit on peut pleurer parce que le moule est cassé soit on se dit que il faut il faut changer voilà et c'est donc voilà première réponse échelle de douleur ça dépend des heures et à la fin formidable et fragile oui c'est bien c'est c'est c'est probablement le diagnostic qu'on fait tous ici alors sur la stratégie nationale de santé 2023 2033 bon l'ambition est augmenter la vie en bonne santé des français ce qui est bien par parce que nous sommes en retard de 7 ans si j'ai souvenir par rapport au Suédois qui sont en bonne santé jusqu'à 72 ans pour 65 nous donc ça va ça va dire que ça veut dire qu'il faut bien sûr soigner mais aussi prévenir qu'est-ce que vous allez mettre sur la prévention à la fois en homme et femme et et en pognon hein pour parler clair ah ouais on est on est à chamonique voil VO voilà donc donc moi d'abord petit un je je tiens beaucoup et je je je à la place où j'étais j'ai insisté pour que ce ministère s'appelle le ministère de la santé et de la prévention et c'est pas pour faire pour faire un supplément d'âme ou pour dire que c'est ça fait plus chic et je pense que la prévention c'est pas simplement c'est pas simplement quelque chose qui serait du de la médecine molle ou d'une science molle c'est c'est dans le dur aujourd'hui les principaux champs d'innovation je qui sont dans la prévention que ce soit dans la prédictibilité sur certaines pathologies mais aussi sur ben là on le vit en ce moment même le bfortus j'ai pas le droit de citer le normalement le nom mais je le cite quand même le bfortus on va être un des quatre pays au monde qui aura fait une campagne de vaccination de d'immunisation inouie les sociétés savantes nous disaient on aura entre 5 et 10 % d'adhésion on est entre 60 et 80 % d'adhésion des des parents pour pour l'immunisation et ça veut dire je l'espère qu'on va qu'on va mettre un coup d'épaule dans la courbe de de de l'incidence de la bronchiolite et c'est là que c'est très lié c'est-à-dire que l'an dernier on a tous vécu comme un coup au plexus ces trois épidémies le sentiment qu'on arrivait pas à faire face qu'il y avait des des petits qui étaient envoyés à 500 km de Paris que leurs parents les suivaient en galère la prévention elle est au cœur donc du coup je pense et je crois que on a à réinvestir ce champ à tous les sens du mot réinvestir euh et notamment moi j'ai j'ai j'ai j'ai proposé au Président de la République à la première ministre de réallouer une partie vous savez des crédits de France 2030 qui sont les crédits sur l'innovation qui peuvent être sur l'industrie décarbonée ou l'hydrogène ou ou le cantique d'en faire une enveloppe de de plusieurs centaines de millions d'euros pour développer euh pour développer ce ce cette cette connaissance là mais c'est ça vaut aussi pour la recherche tout à fait je pense qu'on est très largement en retard dans notre recherche sur la prévention en France j'étais la semaine dernière ça fait très chic de le dire à l'ONU parce qu'il y avait beaucoup de sujets santé je veux dire on est on est on a on fait tous cocorico d'habitude on est loin derrière certains pays et pas que derrière le Canada le qu'on cite toujours on est loin derrière certains pays et moi je suis convaincu qu'avec befortus qu'avec la campagne sur HPV mais aussi dans le même temps avec la banalisation des des des gestes barrières ça paraît tout con mais voilà on peut convaincre de toute dire autrement notre système de santé ne tiendra pas si on prend pas ce virage il ne tiendra pas parce que même si numérus apertus même si coopération même si partage des tâches la réalité elle est elle est que la tension démographique d'un côté sur le vieillissement de la population sur les maladies chronique et de l'autre côté le fait que les les professionnels de santé comme dans la société tout entière ils travaillent pas comme travaillit leur prédécesseurs on doit mettre un truc dans le système qui change et ce et à mon avis cet élément c'est la prévention mais encore une fois pas comme un supplément d'âme c'est pas la prévention quand on aura tout fini c'est la prévention je prends un exemple excusez-moi je c'est mon non non mais j'étais mais vous avez eu la le le le gentillesse de m'inviter après j'étais DG de la RS Île-de-France pendant le covid quand vous vous promeniez dans des dans des réas enfin promenz le mot le mot est peut-être pas le bon mais moi je je me souviens très bien des des des jours et des nuits du 28 du 29 du 30 mars 2020 dans les réanimations les gens c'étaient des gens obèses c'était des décub décbitisentral qui étaient hyper dur à faire parce que obésité c'était des gens issus souvent de minorité ethnique parce que pauvreté les gens ils sont morts d'être d'être pauvre et d'avoir un rapport au système de santé qu'on n pas su anticiper ils sont pas morts parce qu'il y avait pas assez de lidrea onut il faut faudrait peut-être plus de liadire en sen ça n'est pas ça n'est pas le sujet ils ont été hospitalisés à Paris et moi ce truc ça reste pour moi là aussi garot en me disant on peut on ne peut pas faire comme si on l'avait pas vu on a eu 400 % de surmortalité dans le département le plus jeune de France voilà et ces gens sont morts des inégalités sociales ça veut dire que la prévention dans toutes ces dimensions elle doit retrouver elle doit retrouver C pour ça que quand on on constate le recul du dépistage du cancer euh du cancer du sein en particulier avec encore quand même 61000 femmes qui ont un cancer du du sein chacané et ben il faut qu'on déploie des opérations d'allé vert qui vont être piloté qui vont être piloté avec un pilotage modifié entre la CNAM et les ARS qu'on recentre les crcdc sur leur job et compris épidémiologique et de suivi mais il faut qu'on qu'on bouge parce qu'en fait le le le le la réalité de notre société elle est que le rapport au soins il est différent et donc c'est c'est notre job de bouger parce que sinon le le système va va tomber voilà alors bien sûr non mais je vous écoute avec avec grande attention on a vu que le Président de la République avait lancé la vaccination contre le papinoma virus pour les gamin et gamin de 11 à 14 ans ce qui est remarquable ça veut dire qu'à terme on aura une quasi disparition des cancers d'utérus et des cancers oropar ing qui sont liés à ce à ce papinoma d'ici 20 ou 30 ans c'est du long terme comment on fait la transition entre tout ce qui se passe en matière de vaccination antiancer qui accélère à toute vitess dans les laboratoires que je visite c'est effarant enfin pas effarant c'est remarquable et comment on fait pour continuer effectivement à bien soigner les cancers dans des centres qui sont équipés pour ça tout en poussant sur le fait de demain ne plus en avoir besoin comment on assure la transition il y a plus de sanatorium ça a disparu par la tuberculose comment fait-on cette transition politiquement je pense qu'elle est difficile et je pense que cette transition elle crée de l'insertitude on le voit d'ailleurs on le voit d'ailleurs même dans le choix de des des internes dans les dans le dans le CN elle crée de l'incertitude on se demande tous si des spécialités entières vont être modifiées par l'intelligence artificielle ou par des des choses comme ça je pense que ce qu'on ferait comme erreur collective c'est d'avoir de refaire une erreur qu'on a faite aussi collectivement il y a 30 ans c'est de se dire en fait on aura on aura besoin de beaucoup moins de médecins dans dans 20 ou 30 ans donc on va on va revenir à un numérus clusus non mais parce que c'est comme ça c'est c'est c'est dans les têtes de certains de de et dans certaines spécialités en particulier moi je crois que que que que par ailleurs je je je n'oppose pas les deux alors c'est peut-être parce que je n'oppose pas les deux je pense que la la phase de transition elle va être elle va être longue il va y avoir des des des des ruptures dans certaines prises en charge mais la le vieillissement de la population par exemple le travail qu'on va conduire sur les déterminants de santé sur certains cancers le travail de recherche sur les 20 % de cancers pédiatriqu qui ont un mauvais pronostic et qu'on narrive pas à craquer on a devant nous de toute façon des espaces de conquête et de progrès qui sont encore extrêmement importants voilà donc je mais mais il est vrai que on en est tous là on se dit quelquefois une partie de nos fonctions quand si on a réussi c'est le jour où on ne sera plus utile mais je pense qu'il il y a il y a encore pour un moment où je sais pas pour moi mais en tout cas pour les les médecins il y a professionnel de santé en général il y a de l'utilité et alors la prévention la prévention on en a pas mal discuté cette journée c'est c'est une une affaire locale c'est aventu une affaire de terrain en région avec les CPTs les MSP aut les infirmiers les infirmiers sont celles et ceux qui voient les patients trois quatre fois par jour ce que ne fait pas le médecin et dans leur environnement est-ce que vous allez mettre un paquet là-dessus aussi parce que c'est à partir de là que l'on peut prévenir c'est pas à partir de de je dirais de de là-haut hein il faut que ou alors sauf si ça ruisselle comme disait le président mais mais comment vous allez faire en pratique pour que chacun et chacune puisse avoir les outils de la prévention que vous souhaitez moi je crois que et on le voit dans les CPTs donc déjà 75 % aujourd'hui de la population française est couverte par une CPTs ouis moi j'aurais pas dit qu'on serait à ce chiffre là d'une certaine manière le covid moi j'étais dgdrs pardon je vais être un peu trivial mais une partie de ma par varariable était sur le nombre de CPTs qu'on sortait je me suis dit bon ça va pas être terrible le covid a accéléré euh justement cette coopération et je crois que le le le le triptique le bon professionnel au bon moment pour la bonne personne ça vaut d'abord et avant tout pour la prévention et oui en effet vous avez plutôt intérêt à avoir un pédicure podologue pour soigner le pied du diabétique et prévenir des complications qu'un médecin voilà et et c'est des je prends volontairement cet exemple parce que parce que euh parce que c'est vrai pour toutes les professions paramédicales et je pense que si cette culture qui progresse à à grandes enjambées de du partage des tâches elle est elle est indispensable je je je je je pardon on est entre nous ici donc on peut se dire les choses il y a 1 an disons il y a 1 an on aurait euh peut-être que certains syndicats de médecins vont quand même m'attendre à la sortie mais il y a 1 an on aurait annoncé que sur la cystite ou sur l'engine on pouvait passer par par des trodes et le pharmacien on aurait eu là pour le coup je serais même pas sorti de la salle euh l'engine c'est 6 millions de consultations chez le médecin par an laassistite c'est 3 millions de consultations chez le médecin par an évidemment dans le lot il y a des il y a des cystites qui peuvent être les piéoné frites et donc il a des voilà il y a des angine et cetera on a tout ça en tête mais ce rôle de du partage des tâches dans le cadre d'un protocole qui est supervisé par le médecin c'est là qu'on dégagera aussi de l'espace pour faire de la prévention je pense que en matière de de de surpoids ben on aura toujours le dialogue avec le diététicien va toujours être plus performant que le dialogue avec un médecin aussi brillant futile et ça demande de la proximité ça et ça demande de la proximité et je trouve que dans les CPTs on le voit les infirmières de pratique avancé sur ces sujets là souvent parce qu'elles sont salariées plus que dans le un modèle libéral euh ou même des des j'étais l'autre jour dans une maison de santé à manianveexin où les les assistants médicaux sont des infirmières le boulot qui est fait est absolument remarquable parce qu'elles font quand le dossier arrive chez le médecin il y a déjà des éléments de clinique qui sont qui sont remarquables donc je pense que c'est une dynamique qui est à l'œuvre c'est pour ça que dans la négociation conventionnelle que je souhaite qu'on puisse rouvrir le plus vite possible je crois qu'il faut pas comment dirais-je mettre la pression ou dire euh si vous faites pas comme ça c'est une rémunération différen et ca cette dynamique elle est à l'œuvre parce que les professionnels de santé ils sont responsabl comme dans tous les secteurs comme dans la politique comme dans tous les trucs il y a des il y a des gens qui sont qui ont pas les même valeur mais l'immense majorité elle veut offrir du soin à no à nos compatriotes et moi je suis je suis frappé de la vitesse à laquelle ça progresse est-ce que c'est une course contre la montre et les les années qui viennent elles seront difficiles et c'est difficile pour un médecin libéral qure ou CIN fois par jour de dire qu'il peut pas prendre parce que sa patientelle parce que sa patientelle est complète c'est difficile donc il faut a reconna de la médecine lente oui et et et d'une certaine manière on le voit quand on est ministre je regarde je regarde donc il est caché Luc je lui ai demandé de m'organiser quelque chose c'est lundi non que je viens quand on est ministre on visite que des MSP ou des CPTs qui sont des séries américaines c'est vraiment c'est vraiment magnifique c'est du top de top c'est du top de top et il y a des trucs je pense notamment à une partie de celles qui sont qui ont fait des articles 51 qui vont être généralisés dans le cadre de du PLFSS où on a avec 15 médecins des tas de des professionnels différents un algorithme qui va au truc là la capitation c'est une bonne solution ça marche très bien dans le même temps il faut que le ministère les autorité publique elle soit capable de répondre au médecin qui que le ministre visite moins souvent qui est dans son cabinet ou à ou à de tris dans un cabinet et qui et qui est aujourd'hui la première ligne de la réponse en déjà en volume à la demande de soins dans ce pays et il y a pas deux catégories il y a pas les modernes et les ringards de l'autre et ce message moi je veux le dire aussi très clairement c'est sûr je l'espère qu'à terme euh l'exercice partagé coordonné et cetera progressera parce qu'on fait je pense qu'on prend mieux en charge et notamment la vision oneel qui est indispensable mais en attendant je il y a pas de culpabilisation à faire sur des professionnels qui pratiquent la médecine différemment et qui si je suis très terre à terre euh font un nombre d'acte qui nous permet d'absorber une un volume de demande qu'on ne saurait pas absorber sinon donc il faut qu'on se dise des choses clairement là-dessus moi c'est sur ces bases là que je veux reprendre la la ngo conventionnelleord d'accord dans dans nos réflexions aujourd'hui on a on a évoqué al sur la pertinence et et la qualité des actes on a évoqué la la nécessaire graduation de la prise en charge hospitalière à partir des petits hôpitaux dont il ne faudra plus faire de chirurgie sous anesthésie ni de maternité mais en les transformant ce qu'on appelle en cité santé de prévention de soins locaux de petites urgences et de réhabilitation qu'est-ce que vous en pensez est-ce que vous êtes partant de cette graduation de niveau 1 partout on garde les immeubles on garde les personnels niveau 2 on a de la chirurgie et des maternités et niveau 3 on a l'expertise la plus complexe et l'enseignement est-ce que c'est quelque chose est-ce que c'est un un projet qui vous tient ou est-ce que vous ça vous apparaît farfelu non ça m'a paraît d'autant moins farfelu que même ça ça s'appelle pas cité santé même si on on peut discuter du nom mais le principe de l'hôpital de proximité c'était c'est c'est bien celui-là euh et par ailleurs on peut pas garder exactement tout le même personnel tout le même volume parce que dans beaucoup d'hôpitaux de proximité c'est en cédant une partie des emprises au commune qu'on finance la la reconstruction voilà je je pense j'ai le sentiment qu'on est politiquement dans le pays dans un moment d'entre deux je le dis je le dis je l'évoquais tout à l'heure pour qu'est-ce qui se serait passé il y a un an si on avait parlé des cystites et des angines moi je suis frappé dans le dialogue avec les élus à quel point il y a une maturité collective par exemple sur ce qu'on a vécu qui n'est pas une solution miraculeuse he mais cet été sur les urgences sur la régulation par le 15 sur quelquefois les fermetures en nuit profondes sur sur ce mode dégradé par rapport à un service mais où on n'est pas assez tout blanc c'est-à-dire vous avez vos lignes de garde vous restez ouvert et cetera ou c'est tout noir il vous manque un type et vous et vous fermez les urgences et je trouve que les élus de ce point de vue-là ils ont accompagné largement cette dynamique parce qu'il y a eu aussi je suis contra de le dire parce que j'ai beaucoup d'actions dans ce dans ce business parce que les ARS ont fait un boulot remarquable je dis notamment au moment de l'application de la loiriste sur sur l'intérim et je je crois que une partie du discours qu'on avait du mal à tenir qui était très difficile à imposer qui est de dire mais je sais que c'est un de sujet qui vous qui vous tient à cœur en fait une trop petite structure ça n'est pas vrai on ne rend pas la même qualité de soins et et par ailleurs de toute façon la démographie et l'attractivité fait que la la la la messdite qu'on le veuille ou non et même si on mettait des centaines de millions d'euros je pense que ce ce cette prise de conscience progresse dès lors qu'on est capable de démontrer qu'il y a pas de perte de chance qu'il a un réseau et un maillage territorial et que notamment il y a ce sujet c'est pour ça que le sas c'est ce qu'avait forte conviction du président de la République que François Bron avait aussi beaucoup porté que le que le SAS est indispensable dans le sens où vous avez la la sécurité d'une certaine manière d'un rendez-vous qu'on peut vous vous proposer de de chez un chez un médecin spécialiste ou généraliste donc oui je crois qu'il faut revenir à cette gradation y compris en se disant bien que Ben par exemple partie des des CHU ils sont aujourd'hui à la fois des hôpitaux de proximité et des hôpitaux de pointe mais mais il faut leur redonner l'espace le temps la mobilisation et les moyen d'être la pointe il faut aussi qu'on travaille à l'universitarisation au-delà uniquement du chut il y a des exemples remarquables l'autre jour à rouan le travail qui est fait entre la fac de rouan et le CHU de rouan et le l'hôpital du Havre avec l'universitarisation de services qui avaent la taille critique pour l'être et qui ont sauvé l'hôpital du Havre parce qu'en terme d'attractivité ben ça change absolument absolument tout donc je pense qu'on doit travailler à cette gradation euh je crois que on progresse dans la prise de conscience collective mais je pense qu'on aurait il faut il faut il ne faut pas donner le sentiment que quelque part dans un coffre caché de la DGOS ou du bureau du ministre on aurait la carte rationalisée de tous les services qu'on voudrait fermer et cetera non parce qu'en fait il y a des il y a des endroits à Sarla c'est la galère pour tenir euh les lignes d'urgence et cetera mais vu l'enclavement et ben on devra se bagarrer euh corps et âmes pour maintenir cet hôpital euh queles que soient les difficultés donc je je gradation oui je pense maturité beaucoup plus grande je crois des collectives du du pays sur ça euh voilà donc je je je suis plutôt raisonnablement optimiste même si euh euh c'est un défaut très très dangereux pour les ministres de la de dire qu'ils sont optimistes donc je retire ce que j'ai dit on vous le garde on vous le garde au secret sur les urgences il y a on sait que en fait l'urgence je vaisre je vais me faire incendier par mes collègues urgentistes mais elle n'existe quasiment plus on sait que par l'expérience certains services le font le 4 janvier 2024 à 10h du matin s'il fait - 5 sur le trottoir du boulevard Saint-Michel vous aurez deux fractures de protocole tris trois fémures et un traoma crranien parce qu'on le sait c'est plus de l'urgence les urgences c'est quand vous avez des attentats quand vous vous avez des des épidémies qui déboulent ou des événements industriels de pollution industrielle majeure mais sinon on est dans quasiment une médecine réglée et dans ce cadrelà le service de de de d'urologie ma spécialité de l'hôpital de grâce a dit à tous les médecins de l'arrondissement n'envoyez plus les rétentions aigu d'urine les douleurs lombaires les douleurs testiculaires et les cisites aux urgences directement dans le service d'urologie et ça marche parce que le service d'urologie peut hospitaliser directement on chinte les urgences est-ce que vous pensez que chaque service de spécialité ne pourrait pas prendre en charge les urgences qui le concernent au lieu de tout balancer dans un espèce de fouttoir insupportable que vous connaissez qui est terrible non mais c'est affreux c'est affreux les services d'urgence et ils y peuvent rien c'est c'est c'est c'est le cloac est-ce qu'on pourrait avoir les serv de spécialités qui savent on sait qu'il faut de lits dans 15 jours parce qu'il fera telle température enfin est-ce qu'on peut utiliser les éléments numériques et les moyens que dont disposent les spécialités pour désengorger l'urgence toutvenant alors là en 2 minutes F minut 30 peut se fâcher avec beaucoup de monde mais non je petite enfin d'abord évidemment et pendant le covid on l'a vécu dans certains endroits avec des protocoles villehôpital on a beaucoup progressé et y compris parce que les urgences sont quelquefois considérés presque comme le guichet d'entrée de l'osto et c'est vrai je je pense notamment à Pontoise où on avait travaillé un protocole on a je me rappelle avoir ouvert un webinaire où il y avait les les les les épidémio les les de et les pneumos de Pontoise avec les avec 1000 médecins libéraux du valdoise et on a structuré un truc où l'adressage le repérage des signes cliniques et cetera il y avait ensuite cet indicateur qui est toujours très bon c'est que il y avait très peu de mouvements entre étage comme on dit donc ça veut dire que il ne s'était pas planté sur donc je pense que ce sujet existe je pense qu'il se heurte c'est pas un professeur d'université pratiant hospitalier que je vais l quelquefois aussi un petit côté patrimonial du du service et des lits qu'il faut qu'il faut aussi sans doute faire faire bouger et ensuite je je crois que évidemment quand on compare les chiffres sur 20 ans en terme de passage aux urgences on est sur quelque chose qui est plus un symptôme euh que si on arrive notamment avec le sas à offrir des plages sécurisé parce que ce qu'on vient chercher aux urgences je crois c'est un sentiment de sécurité on a un pied on a un pied dans l'hôpital si on arrive à avoir ce rendez-vous sûr demain après-demain avec un professionnel qui est le bon professionnel ça change tout et après moi mon mon mon combat pardon ce terme un peu guerrier du moment c'est que on arrive aussi à à à ce que on rouvre des lits on rouvre des lits d'aval pour remettre un peu de de d'oxygène dans le système quand la Première ministre a annoncé les mesures sur le travail de nuit c'est pas des mesures catégorielles c'est des mesures parce que aujourd'hui dans la société travailler la nuit dans n'importe quel job les l'industrie elle a la même difficulté à recruter des gens qui travaillent en 3 h travailler la nuit c'est une suggestion particulière il faut y répondre et moi je vois les premiers chiffres de recrutement de reprise de l'activité de réouverture timide timide mais de réouverture de certains lits qui peuvent redonner un peu y compris de de de sens de de de fierté aussi parce que quand on est soignant ou même ou directeur d'hôpital avoir des gens sur les brancards c'est c'est aussi quelquefois une blessure donc le la bataille elle est celle de rouvrir des lits de rouvrir des lits pas pour le plaisir de de voilà mais parce que ça sera un symptôme du fait qu'on arrive à fidéliser à recruter on a de belles campagnes de recrutement euh voilà et par ailleurs je le dis aussi parce que parce que sinon sinon je vais passer la je je je pense à tous les risques que je prends parlant donc là il faut que je je faut que je couvre le flan la mine garbie qui est est beaucoup plus grand que moi euh et par ailleurs euh ce sujet je disais tout à l'heure que les sujets il se pose de la même manière entre la ville et l'hôpital il se pose globalement de la même manière entre l'hospitalisation publique et l'hospitalisation privé euh voilà donc donc sur les urgences moi je pense qu'on on doit être capable de faire baisser la pression et par le sas et par l'aval et effectivement on a beaucoup à progressé en terme d'accès direct dans les services on a encore des endroits ou sur des suivis de de cancer on vous fait repasser par les urgences pour voilà c'est c'est c'est c'est c'est délirant et c'est là aussi où l'innovation l'intelligence artificielle la gestion des flux elle peut changer la donne de ce point de vue là et donc et donc c'est pour ça que l'in pour moi l'innovation c'est pas juste la prédictibilité de l'infarctus du myocard et cetera c'est aussi l'efficience du système de santé alors justement vous m'avez tendu la perche parce que pourquoi ne pas lancer un vrai service national de santé qui permettrait aux acteur qui soit privé ou public à où ils ont signé le contrat de le respecter et de travailler ensemble au-delà de la fonction publique hospitalière pourquoi ne pas lancer ça moi je vous mets les 500 qui comptent dans un hôtel hors des lieux de gouvernement au bord de la plage entre 3 jours on a la fumée blanche qui sort tout le monde se mettra d'accord je vous le promets est-ce qu'on peut pas lancer à partir de ce que vous dites une vraie fusion on garde les outils on garde les des traditions mais travailler ensemble véritablement dans un cadre de contrat commun en fait je je je je cette question elle est intéressante mais votre histoire d'hôtel de plage très important vois que vous commencez àir du votre hôtel la plage et ce moi je l'ai vécu et je l'ai vécu notamment avec la mine garbim et avec les patrons d'elsan de Vivalto de ramseé pendant le covid on s'est retrouvé combien de fois c'était pas un contrat c'était pas un service mais oui l'hospitalisation privée elle participe au service public de de du soin et donc pour tout de suite le dire on a ce sujet majeur de l'équité euh qu'on doit arriver à tenir euh avec des des difficultés qui sont quand même différentes entre l'hospitalisation publique et l'hospitalisation privée sur une partie euh des sujets notamment sur ben euh qui prend enfin le sujet pdses je veux pas faire euh je veux pas je veux pas le feu à la salle ou euh ou euh évidemment le soin non programmé mais je pense que le principe d'équité on doit on doit s'y tenir de de façon acharné même si c'est difficile et même si moi-même mais je le dis ici euh je vais essayer de de je vais essayer de de rattraper une erreur que j'ai faite et je l'assume enfin j'assume du fait que ce soit une erreur c'est que le signal envoyé à l'hospitalisation privée par exemple sur les suggestions de nuit en disant qu'on le prenait en charge pour le public et pour et pour le non lucratif était un mauvais signal même si le raisonnement était de se dire l'essentiel de de des hospitalisations de nuit et cetera c'est 85 % dans le public donc voilà c'était un mauvais signal je je je je et je et je jeaurais j'aurais dû faire un autre choix euh même si on était à la fin dans des arbitrages financiers où on est allé chercher ces arbitrages avec avec un couteau hein donc donc voilà mais mais équité et je pense du coup qu'il y a pas forcément besoin du big bang pour se dire que euh on on travaille ensemble moi je crois que je enfin cette conviction je l'ai chevillé au corps et je l'ai chevillé au corps depuis le covid euh j'ai fait le choix euh de solliciter le privé pour hospitaliser des malades en réanimation pendant le covid il y a 20 % des malades en Île-de-France qui ont été hospitalisés dans l'hospitalisation privée il y a Pascal rocher chez ramsé qui a fait remonter ses soignants de Bordeaux pour aller armer des des cliniques partout on s'est fait confiance et ça a marché c'est ça qui qu'on doit travailler mon but c'est qu'on se remette autour de la table en 24 pour essayer de refaire parce que ce qui est demandé aussi c'est de la vision pluriannuel voilà euh voilà mais ne nous cachons pas qu'on a devant nous des années difficiles parce que la dépense de santé elle progresse vite elle progresse sur certains aspects trop vite hein quand on est à 7 7 % sur le le le le Médoc et pour des raisons qu'on peut détailler ou qu'on est à 7 % sur les zigis on doit je je je j'avoue quand j'entends dire qu'on va faire des économies sur la santé c'est toujours voilà des économies par rapport à un tendantiel on va quand même l'AM va quand même progresser de 8 milliards l'an prochain mais oui on va avoir ça va être tendu ça va être dur mais je crois qu'à la fin la responsabilité collective elle s'imposera parce que je crois que aujourd'hui on est tous convaincus enfin toutes les parties prenantes sont convaincus que ce qui nous sauvera ce que je voulais redire c'est cette le bon professionnel au bon moment pour la bonne personne ça s'appelle la pertinence et c'est ça qui nous permettra de tenir euh pour pour pour ralentir une progression qui sinon ne serait pas par ailleurs totalement soutenable demain nous aura une une interview de Roland ncur et donc sur le plan industriel que retenez-vous des propositions de la la mission de régulation qui a été lancée par la première ministre et qui vous a été remise à vous-même à Thomas CASNAV et à Roland lescur vous en tes tout sur ce planl je pense qu'on a on a reçu avec Roland lescur moi je pense qu'on doit sortir de la de la ce côté un peu boule de flippeur où il y a les gentils pour l'industrie qui sont à bercis les méchants qui sont à la santé ça n'a pas grand sens c'est une inoui d'avoir l'indust l'industrie qu'on a sur notre pays président de la République qui s'est engagé sur la relocalisation aussi la souveraineté et c'est pas en période de pénurie sur certains Médoc qu'on qu'on qu'on peut lâcher ce ce combat et je pense que on a dans le PLFSS cette année pris des mesures pour encadrer pour donner de la visibilité un peu plus fortement aux industriels sur les trajectoires mais dans le même temps il y a un truc qui me rend un peu qui me fait un peu réagir c'est que il faut qu'on mette les les vrais arguments sur la table oui nous on a un sujet de progression de la dépense qui a un effet boîte et un effet traitement innovant on a une progression et il faut qu'on se mobilise collectivement il y aura des mesures au PLFSS dans le PLFSS pour encourager les biosimilaires par exemple ou les trodes pour faire baisser la consommation d'antibiotiques mais mais nous mettre la pression en disant que la France serait un pays quasiment du tiers monde dans l'accès au médicaments innovants honnêtement je trouve que c'est ça n'est pas totalement à la hauteur du boulot que fait la Haute Autorité de Santé en lien avec la CNAM pour l'accès au médicaments innovants et notamment quand on compare des des des paniers de produits dont une partie il y a pas de dossier qui a été déposé en France donc évidemment ça avance moins vite je je j'en conviens bien donc voilà je pense qu'on reste un pays où on a accès au médicaments innovants sinon on nurait pas la une telle progression de la dépense de médicaments c'est encore une fois je pense qu'il faut être extrêmement transparent et moi c'est pour ça que je l'ai été dès le mois de juillet sur les questions de franchise de où est-ce qu'on fait les économies de où est-ce qu'on trouve parce que à la fin c'est le budget de notre bien commun ça s'appelle la sécurité sociale et les financements il vaut mieux qu'il repose sur les cotisations des salariés enfin ou des travailleurs et des employeurs que compter sur des compensations de l'État mais est-ce qu'il faut continuer avec un P l' FSS est-ce qu'on peut pas aller à un plan pluriannuel tous les ans savoir si on va avoir 02 plus de pour ou pas c'est quand même lassant et ça ne donne pas de dynamique est-ce qu'on peut quitter ce P l'fss pour aller à 5 ans et se dire là voilà on sait où on veut aller et on met le paquet que ce soit les matériels ou les médicaments je je enfin on va commencer son en examen dans quelques jours donc on va pas arrêter tout de suite les équipes ont beaucoup travaillé non pas grave ça non il est évident que on doit avoir de la visibilité pluriannuelle euh je pense qu'on a encore retard culturel pour que les que les uns et les autres comprenent comprennent mieux ce que sont les finances sociales voilà ce qui est ce qui est l'ONDAM ce qui est la dynamique de l'ONDAM qu'on comprenne mieux certains évol tion sociétale par exemple sur les indemnités journalières c'est c'est c'est c'est pas on peut avoir des discussions de café du commerce mais il faut qu'on il faut qu'on creuse donc il y a une loi de programmation des finances publiques qui donne des éléments sur le PLFSS cette to de programmation des finances publiques peut-être avez-vous vu que la première ministre hier a engagé la responsabilité du gouvernement dessus pour avoir de la visibilité jusqu'à 2027 mais je crois et c'est c'est ce que je disais tout à l'heure que un travail sur une vision pluriannuelle autant qu'on peut le faire parce qu'on est soumis à l'annualité budgétaire et quelque chose et quelque chose d'indispensable pour tous les acteurs la prévisibilité il y a pas que les acteurs privés qui en ont besoin c'est vrai aussi pour pour les acteurs publics ou les ou le ou tout le monde de de la médecine ville donc on va travailler là-dessus et je voudrais qu'on arrive à quelque chose qui soit pas forcément une cathédrale même si c'est une petite chapelle voilà mais qu'on ait quelque chose pour pour avoir les grandes lignes de de des orientations qu'on aura mais mais et on en finit mais juste pour revenir sur le service national de santé l'idée ça serait aussi que public ou privé quand on signe le contrat on ait les même mode de rémunération qui a pas de différence entre clinique et hôpitaux oui mais ok très bien mais du coup ça veut dire aussi que on prend les mêmes les mêmes contraintes sur la prise en charge voilà le soin non s ex ce sur qui on peut moins faire de moins gagner en productivité c'est voilà donc c'est le c'est le contrat c'est le principe et et et ça se fait implicitement il y a des acteurs privés peut-être dans la salle qui garde ouvertes des cliniques qui sont sous la ligne de flottaison de la rentabilité mais parce que il y a une espèce de de contrat global donc le le donc voilà mais peut-être qu'on peut on peut avancer làdessus euh et moi je tiens beaucoup à ce que à garder embarqué dans cette dans ce service public qui qui est public et privé de la santé l'hospitalisation privée aussi au côté de l'hospitalisation privé parfait mais écoutez monsieur le ministre merci infiniment pour votre parole

CHAM 2023 - Aurélien ROUSSEAU, Ministre de la Santé et de la Prévention — Aurélien Rousseau · Pourquijevote