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Interviewfranceinfo (sur YouTube)· 23 octobre 2025 24 minComplaisantActualité / polémiqueInstitutions & électionsOutre-merRetraitesÉconomie & entreprises

Gouvernement : “Personne n’est irremplaçable" mais Manuel Valls pense "payer d'autres choses"

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRéponse directe

    Vous avez dit votre malaise face au spectacle politique. Pensez-vous que le mal est profond ou que l'on est tiré d'affaire ?

  • 0:45OuverteRéponse directe

    Pourquoi avez-vous été remercié du gouvernement après seulement une semaine dans le gouvernement Le Cornu 2 ?

  • 1:45OuverteRéponse directe

    Qui vous a annoncé votre départ et quelle justification vous a été donnée ?

  • 2:45OuverteRéponse directe

    Vous parlez de cynisme et de mesquinerie. Pouvez-vous préciser ?

  • 3:45OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'Emmanuel Macron vous a fait payer quelque chose ?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Sébastien Lecornu a-t-il eu raison de suspendre la réforme des retraites ?

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[Musique] Bonjour Emmanuel V. Bonjour. Vous avez dit, vous l'ancien premier ministre, votre malaise voir votre dégoût face au spectacle politique offert aux Français ces dernières semaines.

On va y revenir. Vous allez nous dire si vous pensez que l'on est tiré d'affaires ou si le mal est plus profond. Mais d'abord, depuis un peu moins d'un an, vous étiez ministre des outremères nommé sous François Bairou, reconduit dans l'éphémère gouvernement le Cornu 1.

Mais une semaine plus tard, vous avez été remercié. votre nom rayé de la liste du gouvernement le cornu 2. Vous dites dans le point que vous n'avez pas compris cette décision.

Pourquoi ? Bon, d'abord, il faut dire que personne n'est remplaçable et que le ministère des outresemères ne m'appartenait pas. Donc ces décisions sont prises par le président de la République et le et le premier ministre.

C'est ainsi. J'ai été chef de gouvernement, j'ai avec le président Hollande composé, remagé des gouvernements et on peut ressentir un sentiment d'injustice. Mais c'est vrai que depuis 10 mois, grâce à François Bairou qui a placé très haut les outremères comme une priorité du gouvernement, j'étais ministre d'État, il a confié un ex premier ministre, j'avais le sentiment qu'il y avait encore beaucoup à faire, même si je n'ignant rien de l'instabilité politique que nous connaissons.

J'ai passé évidemment beaucoup de temps avec les acteurs de la Nouvelle-Calédonie et il faut passer du temps, il faut comprendre, il faut créer le la confiance indispensable et il y a encore beaucoup à faire. Nous y reviendrons peut-être pour sortir la Nouvelle Calédonie de la situation économique et sociale dramatique qu'elle connaît et pour restaurer évidemment la paix civil. Il y a des chantiers très importants comme celui de la vie chère et j'avais avec des mots en attaquant notamment les grands groupes qui étouffent l'économie de ces territoires, lancer un texte de loi sur la vie chère.

Le président de la République m'avait confié il y a à peine quelques jours euh la responsabilité de mener les réformes institutionnelles concernant euh la Guyane, la Martinique, la vou dire que vous n'avez pas démérité. Qu'est-ce qui s'est passé en question mérite ? C'estàd qu'il faut de là, je suis euh j'étais le 8e ministre des outremères, on vient de nommer la 9e ministre des outresemères.

Et ces territoires, c'est presque 3 millions euh de compatriotes qui vivent dans ces pays des océans, dans cette France des océans, avait le sentiment d'une reconnaissance avec mon départ, avec le déclassement euh du ministère, avec ces changements à répétition euh à la tête de ce ministère important, ils ont à juste titre le sentiment qu'on ne les considère pas. Qui vous a dit que vous quittiez le gouvernement, le président ou le premier ministre ? Et quelle justification on vous a donné à ce moment-là ?

Bon, c'est le Premier ministre qui le dimanche après-midi euh m'a dit euh avec euh la voix tremblante et marquant beaucoup de regrets qui ne me reprendrait pas euh parce que il souhaitait composer un gouvernement totalement renouvelé avec des personnalités de la société civile. Euh, j'ai constaté qu'il y a peu de personnes de la société civile et qu'il n'est guère renouvelée. Vous trouvez que c'est pas le cas ce renouvellement ?

Vous parlez aussi d'un mélange de cynisme et de mesquinerie. Quel a été le cynisme ? Quelle a été la mesquinerie ? c'est qu'après on m'a rendu hommage en conseil des ministres ou à l'Assemblée nationale.

Je trouvais ça un peu fort de café. Je je suis triste de ne pas poursuivre ma mission parce que pendant 10 mois, je connaissais bien ces territoires mais je me suis totalement engagé. Je suis attaché à ces territoires qui vivent d'ailleurs un rapport difficile, complexe, dégradé, je ne sais pas quel est le bon mot avec l'hexagone, avec l'État, avec Paris.

Il faut faire d'ailleurs très attention parce qu'il y a une forme de détachement qui est en train de se euh constituer euh et il faut pour cela il mettre beaucoup d'énergie, beaucoup de constance euh et être évidemment présent sur ces territoires et je considérais et je considérais qu'il y avait encore du travail à à faire et d'ailleurs vous avez été salué pour la signature des accords. Oui, mais personne n' d'ailleurs peu d'acteurs locaux, peu d'élus locaux, je dirais pas tous, mais y compris parmi les parlementaires de de la majorité de l'opposition, bref, qui suivaient ces dossiers n'ont pas compris ce choix. Donc et donc moi, j'ai le sentiment queon m'a fait payer d'autres choses.

Justement, est-ce que Emmanuel Macron vous a fait payer quelque chose ? raconter dans le point qui qui vous a dit que c'était de la faute des socialistes si vous n'étiez pas c'estàd que les arguments qui présent je sais pas si ça beaucoup d'intérêt beaucoup d'importance mais les arguments qu'on m'a présenté ce que je viens d'évoquer ne tiennent pas la route sur la nature du gouvernement et les arguments qu'on m'a présenté c'est vrai de la part du président de la République que les socialistes auraient pas souhaité ma présence sont des arguments grotesques et qui ne tiennent pas la route. Bon donc voilà donc ça veut dire que on ne souhaitait pas soit de fortes personnalités au sein du gouvernement avec le départ de Bruno Retaillot ça c'est de responsabilité ou celui d'Élisabeth B.

Ça c'est un choix. C'estàdire on souhaite que il n'y ait pas de personnalité qui puissent à travers leur expérience peser dans les débats du gouvernement. Soit parce qu'on était pas d'accord avec ce que je faisais en Nouvelle-Calédonie.

Mais alors il fallait me le dire avant et c'est vrai qu'avant que je sois ministre des outresemes, j'avais dit clairement que les choix qui avaient été faits par le président de la République ou ses ministres et qui ont mené Sébastien Lecornure, rappelons-le, a été ministre des outresem de 2020 à 2022. Donc les choix qui avaient mené, c'est-à-dire le maintien du 3e référendum, je rentre là dans les détails du maintien du 3e référendum en pleine période du que les indépendantistes ont boycotté et fait qu'ils ne reconnaissent pas le résultat de ce référendum sur l'indépendance. Voilà la nomination d'une personnalité caléonienne Sonia Black au gouvernement pour qui j'ai de l'estime par ailleurs ou le choix de dégeler le corps électoral en 2024 à travers une réforme constitutionnelle sans que cela se passe dans un accord global. euh sans excuser évidemment les violences de mai 2024, on menait un basculement en Nouvelle-Calédonie.

Et je m'étais exprimé quelques mois après en disant que ça avait été euh une faute lourde de la part de l'exécutif. Et malgré cela, on m'a nommé parce qu'on a considéré que mon expérience peut-être ma filiation politique avec Michel Rocard, Lionel Jospin qui ont beaucoup fait pour la Nouvelle-Calédonie m'amenait à changer de cap et c'est vrai que dans les premiers mois, j'ai réussi à mettre tout le monde autour de la table à dialoguer à négocier cordest pour le président. Peut-être que vous n'avez pas suivi la la feuille de route du chef de l'État.

Mais en j'ai travaillé avec le chef de l'État parce que quand il s'agit notamment de mener des réformes constitutionnelles ou de défendre nos intérêts stratégiques dans ces territoires, il est tout à fait normal que le président de la République ait plus que son mot à dire "Mais nous avons pu avoir des discussions, des sensibilités différentes, des nuances, mais on ne me l'a pas dit." Donc c'est pour ça que il y a une forme d'incompréhension, croyez-moi, il y a pas il y a pas d'amertume, je suis pas en train de pleurer. Naimachu qui m'a succédé est une responsable politique a beaucoup de de qualité.

Mais sur ces sujets-là, encore une fois, il faut de la continuité, il faut creuser un sillon, il faut nouer des relations politiques fortes alors que nous connaissons déjà une situation particulièrement instable. Voilà, c'est c'est tout. C'est ainsi les choses maintenant sont derrière moi.

Manuel Vals, est-ce que malgré votre éviction, vous trouvez que Sébastien Lecornu s'y prend bien, notamment en ayant noué un accord de non censure à court terme avec les socialistes ? Mais il n'avait pas d'autres choix. Et d'ailleurs, il faut saluer aussi le choix de la de la responsabilité des socialistes où vous avez milité pendant 37 ans.

Oui, bien sûr et encore tous ces derniers mois, je considérais qu'il était important. mon ancienne formation euh euh politique renoue avec la culture de la responsabilité euh ou de gouvernement pour éviter la crise, pour que la France ait un budget et pour qu'on ne se lance pas dans des élections législatives anticipées. Mais je reconnais euh humblement que la situation est extrêmement difficile et je ne sais pas ce qui sortira des débats budgétaires ou sur la sécurité sociale.

Justement, les députés ont commencé à examiner le budget cette semaine. un budget qui devra donc être adopté par 493 non 143 1493 exactement et ça s'annonce compliqué après le rejet de la partie recette en commission cette nuit. Est-ce que vous croyez que c'est possible ?

Mais ça sera forcément très difficile. Vous me permettrez de prendre un tout petit peu de recul. Nous vivons une situation politique impossible.

C'est le résultat mais c'est une crise démocratique profonde dans l'ensemble des démocraties occidentales ou des grands pays industrialisés évidemment. et la France n'échappe pas à cette crise. Une forme de ressentiment vis-à-vis de la démocratie.

Marcel Gaucher ou Cynthia Fleuri ont écrit des pages tout à fait passionnante sur ce sujet-là. Mais cette crise est accentuée dans notre pays, a été accentuée par la dissolution de 2024 et par euh ses effets. Donc nous vivons et je l'ai vécu comme membre du gouvernement même si j'étais un peu à part et que euh je sortais d'une certaine manière du débat politique national pour me consacrer beaucoup euh aux outres maires et avec des parlementaires de droite et de gauche plutôt de gauche d'ailleurs, ils y sont majoritaires pour travailler sur leur dossier.

Mais enfin, j'ai vécu cette c la conséquence de la décision du président. Oui, c'est une décision, je l'ai dit évidemment et chacun peut parfaitement le comprendre, une décision incompréhensible et qui a plonger notre pays dans une crise politique institutionnelle, je le crois aussi démocratique et qui peut conduire à une crise de régime. Cette responsabilité du président de la République, bah elle a forcément des effets.

Donc que cela soit pour Michel Barnier, François Baou aujourd'hui Sébastien Lecornu, c'est extrêmement difficile. En renonçant 493, vous l'avez que vous avez utilisé et vous avez été critiqué pour cela. Oui.

Oui, parce que c'est une arme constitutionnelle. Il y a un très bon papier ce matin, je crois, dans l'opinion de mon ami Bernard Casneu qui évoque les institutions de la 5e République. Le 493, c'est un des éléments du parlementarisme rationalisé qui permet un gouvernement d'accentuer.

Et Sébastien Lecorn a cherché une voix avec les socialistes pour que ceci ne censure pas le son gouvernement, mais dans l'état de l'Assemblée nationale pour sortir un budget à l'Assemblée nationale et au Sénat qui correspondent au choix important de la France. Pardon, on a beaucoup critiqué François Baou mais il a mis sur la table il y a quelques mois un sujet qui semble avoir totalement disparu qui est le niveau de la dette le niveau de déficit public qu'il faut évidemment combattre. Donc de toute façon cette réalité et c'est vrai aussi pour les retraites avec les changements démographiques que nous connaissons ou les ou les défis financiers que le régime des retraites pose.

De toute façon, ceci n'a pas disparu. Donc il faudra forcément trouver des réponses. Des réponses.

Sachant que les socialistes n'ont pas voté cette nuit à l'Assemblée la première partie du budget. Écoutez le député socialiste Philippe Brun. Pour nous bien sûr, le compte n'y est pas ce soir d'ici la séance publique.

Donc nous aurons un devoir. Ce devoir implique un changement de cap sans quoi les socialistes ne sauraient en aucun cas soutenir ce budget. Est-ce qu'il va falloir céder à toutes les demandes du PS pour avoir un budget ? dans la situation que connaît l'Assemblée nationale, il n'y a pas d'autre choix que de nouer un dialogue entre les différents groupes et et de trouver sur les recettes et demain sur les dépenses des solutions.

Je je vais vous dire mon sentiment profond et d'ailleurs je fais référence à à Lionel Jospin d' mois dans un dans un dans une interview qu'il avait publié. Il avait rappelé aux socialistes que ils étaient dans l'opposition, qu'il ne devaiit pas voter le budget, qu'il pouvait trouver des compromis mais qu'en revanche, il ne devaiit pas voter la censure. C'est pour permettre la stabilité du pays.

C'est là l'utilité du 493. C'estàd on critique le 493, on dit que c'est uniquement pour faire face à une majorité récal citrante. Non, ça ça c'est aussi pour permettre à la France d'avoir une stabilité notamment sur le plan budgétaire.

Ce choix n'a pas été fait. Bon, c'est ainsi. Donc du coup la voix à trouver c'est celle du compromis et forcément les positions sont très éloignées et ça sera euh difficile.

Mais chacun euh vient de le rappeler dans ces mots que vous avez euh diffusés euh ne ni pas la volonté euh d'assumer sa part de de responsabilité. Dans un instant, fallait-il suspendre la réforme des retraites avec vous vals, ancien premier ministre. Mais tout de suite, il est 8h46 et c'est l'info en une minute avec Julien Raymond.

Le cours du pétrole bondit de 3 % ce matin. Conséquence des sanctions américaines contre des groupes russes. Décision de Donald Trump agacé par l'attitude de Vladimir Poutine.

Le président américain veut faire pression au maximum sur Moscou pour mettre fin à la guerre en Ukraine. La Russie ou le cycliste français Sopiane Seili vient d'être libéré, incarcéré depuis presque 2 mois. Sofian Seili est finalement condamné à une amende d'un peu plus de 500 € pour franchissement illégal de frontière.

Il doit rentrer en France dans les prochains jours. De fortes bourasqu de vent attendus sur 19 départements du nord de la France en passant par la Manche, la côte atlantique. La tempête Benjamin souffle aujourd'hui dans le pays.

Elle réclame un commissariat de police au sein même du musée du Louvre. Laurence Descart. La directrice réagit après le cambriolage spectaculaire de dimanche dernier.

Elle reconnaît aussi des failles dans le système de sécurité du musée parisien. Et puis les fans de cyclisme auront les yeux rivés ce midi vers le palais des Congrès de Paris. C'est là que sera dévoilé le tracé du Tour de France 2026.

La course partira de Barcelone le 4 juillet prochain. France info le 830 France info. Aurélie Herbemont Agath Lambret avec Manuel Vals, ancien premier ministre, ancien ministre de l'intérieur et des autres MA.

On parle des retraites. Auréli, Sébastien Lecornu a-t-il eu raison de suspendre cette réforme des retraites ou vous déplorez le fait que le l'exécutif renonce à la seule réforme structurelle du second quinquenaat d'Emmanuel Macron ? S'il n'avait pas renoncé au Cor 93, nous venons de l'évoquer et s'il n'avait pas suspendu la réforme des retraites, il ne serait plus premier ministre aujourd'hui.

Nous serions peut-être en campagne pour des élections législatives puisque les socialistes auraient voté la censure. Donc il y avait pas il y avait pas d'autre choix. Cependant, il faut dire la vérité au français.

Il faudra il faut une réforme des retraites. Que la réforme de 2022 2023 a été brutale, c'est incontestable. Elle s'est faite non seulement contre le parlement, mais elle s'est fait elle s'est faite contre les syndicats, contre les partenaires sociaux et notamment contre la CFDT qui a toujours fait monde d'une très grande responsabilité sur ce sujet.

Elle s'est même faite d'une certaine manière contre les Français. Mais nous savons qu'il faudra une réforme de rete. Pourquoi ? parce qu'il faut assurer son financement, sauver le système par répartition et puis parce qu'il y a des évolutions démographiques heureuses. nous vivons plus longtemps et d'une manière générale, je pense moi qu'il faut travailler davantage pour produire plus et il faut sans doute réfléchir à un système de retraite nouveau, intelligent et celui défendu notamment par la CFDT que je défende depuis très longtemps, le système par point qui est moins lié à une mesure d'âge mais qui tient davantage compte de la durée de cotisation des carrières, de la pénibilité de la situation des femmes et cetera.

Ce système- là me paraît être le plus intelligent. Il a d'ailleurs failli être adopté euh en 2020 et euh le Covid et pas seulement euh a euh mis fin à cette possibilité. Donc je crois que c'est là-dessus qu'il faut évidemment travailler.

Une idée qu'Emmanuel Macron avait envisagé au départ. Emmanuel Macron dont une petite phrase a bien failli tout faire capoter. C'était en Slovénie cette semaine.

Il a dit ce n'est ni une abrogation ni une suspension mais un décalage d'une d'une échéance. Est-ce que le chef de l'État est dans le déni ? Mais je pense que le chef de l'État doit euh laisser euh son premier ministre et le gouvernement euh agir.

Il y a une progression, il est capable Emmanuel Macron de lâcher prise sur l'ex nationale con je sais pas si je suffisamment bien. Oui, je l'ai beaucoup côtoyé euh jusqu'en 2016 et puis évidemment mais dans le respect des institutions et du rôle du chef de l'État, c'est ces derniers mois. Mais là aussi, je voudrais prendre une seconde de recul euh parce que moi je ne suis pas député évidemment.

Je m'inviter, c'est normal, à commenter la vie la vie politique. Mais la France a des défis considérables. Il y a évidemment la guerre en Ukraine qui nous oblige à augmenter nos dépenses.

Et ça c'est un débat fondamental euh qui en matière de de défense, de sécurité. Il y a sans doute le grand débat à venir qui est celui de la souveraineté numérique parce qu'on voit bien que l'alliance aux États-Unis entre Donald Trump, les G femme euh Wall Street, les courants religieux ultra conservateurs mais en cause d'une certaine manière la démocratie et comment l'Europe et donc la France se protège face à à cela. Et puis a évidemment l'état de nos finances euh publiques euh et de la sécurité sociale.

Donc autour de ces de ces débats que je crois fondamentaux, euh il faut que nous soyons capables d'avoir un débat et désaccord évidemment avec les partenaires sociaux mais surtout entre les formations politiques et les groupes qui sont représentés au parlement. Et on n'échappera pas à cela. Là, c'est difficile, on le voit bien parce qu'on est à la fin d'una, nous vivons une crise politique.

L'exécutif est profondément rejeté. Mais comme je ne crois pas au retour du débat traditionnel droite gauche, vu la force du RN mais aussi de LFI, n'auront pas d'autre choix demain que d'aller vers des coalitions mais qui ne visent pas uniquement à empêcher je sais pas la victoire du RN par exemple au hasard, mais à proposer un projet aux français. Donc, j'espère que de cette situationlà euh ce qu'on appelle le bloc central euh euh mais aussi les socialistes apprendront progressivement à travailler ensemble pour demain bâtir ces coalitions et les présenter au projet.

Mais à condition qu'ell soit accompagnée d'un discours de vérité et de réforme. Vous défendez le macronisme alors ? Non, non, parce que enfin je défends, j'ai appelé à voter Emmanuel Macron en 2017 et en 2022.

Il y avait pas d'autres d'autres choix à ce moment-là. Mais le macronisme, ça a été la négation précisément euh de la politique. Ça a été pourquoi c'est la négation de la politique ?

Mais parce que euh il s'agissait d'absorber le Parti socialiste ou les Républicains par euh le débauchage. Ça n'a pas été une coalition. Il aurait pu faire une coalition et c'est sans doute une grande partie des problèmes viennent de là en 2022 euh puisqu'il n'avait pas de majorité à l'Assemblée nationale et c'est le message que lui avait fait passer le français et c'est là qu'il fallait une coalition évidemment avec euh les euh aujourd'hui les sociétés sont trop complexes la démocratie est trop en crise pour qu'on ne se dise pas il faut des coalitions.

C'est vrai sur le plan politique, c'est vrai avec les partenaires sociaux, c'est vrai avec les élus locaux. On a nié les c les cors intermédiaires. Le parquet de Bobin annoncé l'ouverture d'une enquête après la diffusion d'une vidéo sur les réseaux sociaux.

On y voit des étudiants réunis dans l'un des amphithéâtres de l'université Paris 8. Étudiant qui semblent glorifier l'attaque terroriste du Hamas. Quand on entend cela par exemple, écoutez, c'est une intervenante. 7 octobre.

Voilà. Voilà cette intervenance qui qui interroge le public. Condamnez-vous le 7 octobre. non ?", lui répond-t-elle.

Euh, qu'est-ce que vous dites quand vous entendez cela dans une université française ? J'ai j'ai évoqué les grandes priorités il y a un instant et évidemment je dois rajouter parce qu'en plus c'est l'un de mes combats sinon l'un de l'un des combats même de ma vie la lutte contre l'antisémitisme la haine des juifs la lutte contre l'islamisme la lutte contre la glorification de la violence et du jihadisme dans une alliance d'ailleurs parfois avec une partie de la gauche et les filles mais aussi qu'on retrouve malheureusement c'est pas un phénomène que français dans les universités Donc j'ai un cœur en entendant évidemment cela. Bon, je pense qu'il y a des enquêtes, vous l'avez dit, qui seront mené qui le garde des saut demande la plus grande fermeté.

Est-ce que c'est suffisant de de clamer qu'il y aura une très grande fermeté ? La la réponse, elle est évidemment judiciaire, mais ça ne suffit pas. C'est c'est d'ailleurs le même problème que nous avons dans la lutte contre la haine des Juifs et et d'Israël.

Il faut une il faut une réponse de toute la société. Il faut que tout le monde soit au clair. La lutte contre l'islamisme, c'est un combat qui va durer des années.

Le l'islamisme, les frères musulmans, les salafistes ont fait de l'Europe, des communautés musulmanes, de notre démocratie, une cible. On s'attaque à la France pas parce qu'elle prend position sur ce qui se passe au proche Orion, pas du tout, mais parce que nous sommes la France. Nous sommes le pays des valeurs universelles, de l'égalité entre les femmes et les hommes, de la laïcité.

C'est pour ça qu'on a tué des enseignants dans quelques jours. Malheureusement, nous nous rappellerons euh ça sera le 10e anniversaire des attentat euh du 13 euh novembre. Donc on a attaqué la France parce que c'est aussi un mode de vie, une culture, une jeunesse.

Et si on ne comprend pas ça et on comprend pas d'ailleurs les idiots utiles, les alliés qu'on le retrouve autour de l'islamisme, on passe à côté de l'essentiel. C'est un combat politique majeur et c'est pour ça que je continuerai à m'engager parce que je considère que c'est un combat vital. civilisationnel pour la France et pour l'Europe.

D'un mot, Manuel Vals, il y a 4 jours, le Louvre a été cambriolé. La présidente directrice du musée hier a suggéré l'installation d'un commissariat dans le Louvre. Est-ce que c'est une bonne idée ?

Oui, je pense que ça fait partie des idées, des réponses. Quand j'étais ministre de l'intérieur, j'avais mis en place une brigade anticriminalité sur place pour lutter contre les phénomènes de de pic pocket. J'ai j'ai été frappé quand même hein par le euh par l'effet dans notre pays mais partout dans le monde de ce euh cambriolage.

Alors que nous avons le l'un des plus beaux musées du monde, le plus grand euh en tout état de cause, que d'ailleurs la France est le pays peut-être qui investit le plus pour euh son patrimoine et le plus pour la culture malgré les difficultés mais qui se révèle fragile et qui ouvre tout à coup un débat sur notre déclassement sur au fond les passions parfois tristes et mortelles de ce pays. Nous sommes dans un moment de basculement où tout est utilisé, un fait comme celui-ci et qui est grave, il faut apporter évidemment des réponses pour parler du déclassement, du déclin de la France. Et moi, je veux lutter, il faut lutter aussi contre ce sentiment.

La France reste un grand pays avec des atouts. Faisons attention parce qu'on est dans un de ces moments. Faisons attention parce qu'on est dans un ce moment où tout bascule. l'élément central qui est mise en cause au niveau global, au niveau européen et au niveau français, c'est un risque majeur pour notre démocratie.

Euh moi j'ai j'aime l'histoire, j'aime la culture et quand je relis ce qui s'est passé au moment de l'affaire Drefus ou à la fin des années 30, on voit bien qu'on est les comparaisons à leur limite dans un de ces moments majeurs pour l'avenir de notre pays. On vous entend comme tous les jours, c'est le moment de la question qui a retrouvé sur les réseaux sociaux de France info. Aujourd'hui, la question qui fait la paix avec vous Manuel Vals.

Vous avez été ministre de l'intérieur, premier ministre mais après votre départ de Matignon et votre défaite à la primaire du PS, vous avez connu une difficile traversée du désert. Vous avez été critiqué, incompris. Est-ce qu'aujourd'hui vous êtes en paix avec cette histoire où vous vous refaites le film ?

Vous vous dites que vous auriez dû faire les choses autrement ? On peut toujours se dire "Mais il faut pas vivre avec des regrets et encore moins avec des rumeurs." J'ai j'ai eu la chance grâce à François Baou d'ailleurs pendant 10 mois d'assumer ses belles responsabilités.

C'est une chance incroyable, vous savez, quand on est né à Barcelone, quand on est naturalisé à 20 ans d'avoir été maire, député, premier ministre, ministre et d'avoir encore des responsabilités. J'ai la passion de mon pays. J'aime ce que j'ai fait.

Je veux défendre euh les idées et défendre l'indépendance de la justice qu'on n'a pas évoqué, défendre le service public de la télévision qui est mise euh en cause. Bon, donc sur tous ces sujets-là, il y a de beaux combats à à mener. J'ai toujours cette énergie.

Vous vous considérez comme un grand brûl de la politique, Manuel Vals ? Non, je me considère comme un politique qui a réussi de grandes choses, qui a fait aussi des erreurs, qui a connu des échecs, mais je me considère avant tout comme un français, un républicain de gauche et un patriote qui a envie toujours de faire entendre sa voix et ses idées. Merci beaucoup Manuel Vals d'avoir répondu aux questions de France info.

Gouvernement : “Personne n’est irremplaçable" mais Manuel Valls pense "payer d'autres choses" — Sébastien Lecornu · Pourquijevote