Aller au contenu
Tous les transcripts
ChroniqueSébastien Gobert· 2 avril 2025 6 minAutoproduitActualité / polémiqueDéfenseEurope & internationalÉconomie & entreprises

Pas de cessez-le-feu avant 2026?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 80 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:45Sébastien GobertFait
    « Les dernières séries de négociation en Arabie Saoudite n'ont rien donné de très concret. »
  • 1:15Sébastien GobertFait
    « Donald Trump lui-même s'est dit très en colère et énervé vis-à-vis de Vladimir Poutine. »
  • 4:15Sébastien GobertFait
    « Donald Trump reste une personnalité qui a été cultivée par la Russie depuis les années 1980. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Est-on en train d'assister à un virage de l'administration Trump ? Un de plus dans sa manière de négocier une paix en Ukraine ? En tout cas, on est en train de constater que Donald Trump croit de moins en moins à la perspective d'un cess feu rapide.

En fait, c'est comme si l'administration de Trump, après moins de 100 jours au pouvoir, ce qui est très court, était en train de déchanter sur ce point. Et la meilleure preuve, c'est que même la Russie, jusque-là, bien traitée par Donald Trump, commence publiquement à désapprouver son approche. Bonjour à tous, c'est Sébastien et bienvenue dans cette vidéo où l'on regroupe un peu quelques déclarations et quelques faits de ces derniers jours qui laisse à penser que l'administration Trump ne va pas obtenir en Ukraine les résultats escomtés et va peut-être même changer son fusil d'épaule.

Quand je dis que l'administration Trump déchante, ce n'est évidemment pas que sur l'Ukraine. On le voit sur le Groenland, on le voit sur le Canada, on le voit sur l'état des cours de la bourse qui chute face aux incertitudes liées à des guerres commerciales. On le voit dans les réactions à travers le monde, mais aussi aux États-Unis par rapport à ce jour de la libération et cette imposition de droite douan réciproque.

Et aujourd'hui, le 2 avril, on apprend même que Elon Musk pourrait quitter son poste à l'administration de Trump d'ici la fin mai. Et donc, ça va très vite. Et en fait, le seul succès de l'administration de Trump sur la scène internationale jusqu'à présent, c'est la reprise de contrôle des ports d'entrée et de sortie du canal de Panama, même pas la reprise de contrôle du canal lui-même.

Alors, je veux absolument pas dire que après moins de 100 jours, l'administration de Trump va s'effondrer ou qu'elle va repartir sur des lignes de fonctionnement plus conventionnelles. Après tout, la stratégie, c'est l'idéologue d'extrême droite, Steve Banon, qui l'avait dit, c'est inonder la zone. Et donc si l'administration fait passer 100 projets par jour, qu'il y en a 98 qui sont scandaleux mais qu'on a le temps de se concentrer sur seulement deux ou trois de ces projet et bien ça fait quand même beaucoup de choses qui passent sans problème.

Mais là sur la question des négociations autour de l'Ukraine, ça ne va clairement pas dans le sens espéré. On a bien vu que les dernières séries de négociation en Arabie Saoudite n'ont rien donné de très concret. Les cessés le feu partiel qui ont été annoncés ne marchent pas et Donald Trump lui-même s'est dit très en colère et énervé vis-à-vis de Vladimir Poutine.

Et en off, des membres de l'administration Trump ont déclaré à l'agence Reuters qu'il pensait que obtenir un cesser le feu ne serait-ce que partiel d'ici pâ d'ici la mi-avril, c'était impossible. Et d'ailleurs, il n'y a aucune session de négociation en Arabie Saoudite qui soit prévue à l'heure actuelle. Là, tout ce qu'on a, c'est un négociateur russe qui va se rendre cette semaine à Washington pour rencontrer un négociateur américain.

Ce qui fait qu'on est très loin des négociations de haut niveau qui s'étaient tenu en Arabie Saoudite et on est encore plus loin d'une rencontre au sommet entre Donald Trump et Vladimir Poutine. Et ce qui est très révélateur aussi, c'est que les Russes en parlent de leur côté. Jusqu'à présent, il n'avaient que des commentaires positifs vis-à-vis de l'approche de l'administration de Trump.

Ils attendaient de voir ce que les Américains pouvaient bien leur donner sans rien céder de leur propre côté. Mais maintenant, on a un diplomatus qui dit qu'il ne faut pas attendre de cesser le feu avant la fin de l'année au plus tôt. Et le ministre adjoint aux affaires étrangères Sergov qui dit que les propositions américaines sont intéressantes mais qu'elles ne s'attaquent pas aux racines du conflit et qu'elles ne sont pas de nature à mettre fin à la guerre.

Et d'ailleurs, il soulève qu'il y a une différence de conception puisque les Américains visent d'abord incesser le feu mais pas forcément la paix qui est beaucoup plus compliqué à obtenir. La paix pour les Russes ça serait la capitulation de l'Ukraine et leur domination sur tout le pays. Et visiblement les Américains n'en ont pas parlé en ces termes.

Ce qui est évidemment une bonne nouvelle pour l'Ukraine et ce qui confirme aussi ce que j'ai dit dans mes vidéos précédentes, c'est que l'administration Trump se fiche éperdument du sort de l'Ukraine et elle veut juste incesser le feu rapide pour se sortir de ce guépied et repartir sur de bonnes bases dans sa relation avec la Russie pour parler de l'Iran, de la Chine et des grands sujets de notre monde. Et puis si Donald Trump peut se payer sur la bête ukrainienne au passage, et bien c'est tant mieux. Et tout ça, ça reste d'actualité.

Et si l'administration Trump déchante avec les Russes, elle n'en soutient pas beaucoup plus l'Ukraine. Elle n'a décidé d'aucun paquet d'aide militaire. Elle cherche aussi à imposer un deal sur l'exploitation des ressources minérales qui est un dictate colonial.

Et donc même si Donald Trump déchante vis-à-vis de Vladimir Poutine, il sera toujours beaucoup plus dur vis-à-vis de Volodimir Zelenski. Après, il y a des contestations qu'on voit monter en interne à Washington, par exemple au niveau des militaires ou au niveau d'un groupe de 50 sénateurs qui a appelé publiquement à renforcer les sanctions primaires et secondaires contre la Russie. Mais pour l'instant, ça reste à la marge parce que c'est bel et bien Donald Trump qui est à la manœuvre et lui-même menace de nouvelles sanctions contre la Russie, notamment dans le secteur pétrolier.

Aujourd'hui même donc le 2 avril, il y a trois entreprises russes de plus qui ont été ajoutées à une liste américaine d'entités sous sanctions financièr. Et donc il y a effectivement une petite musique qui monte. Sachant que même si l'attitude de l'administration de Trump se durcit vis-à-vis de la Russie, ça ne va pas forcément aider l'Ukraine, en tout cas pas de manière directe et il y a de grandes chances que Donald Trump soit toujours très dur avec Vladimir Zelenski, tout simplement parce que il le peut.

Après, j'ai aussi du mal à croire que les fondamentaux de cette séquence échangaient en un coup. Donald Trump reste une personnalité qui a été cultivée par la Russie depuis les années 1980. Il a une admiration pour la Russie et il continue d'assurer que Vladimir Poutine veut la paix.

Vladimir Poutine, lui-ue à penser qu'il serait intéressé par une trêve s'il arrivait à en faire en sorte que les États-Unis lui donnent suffisamment de garanties qui soient de nature à affaiblir l'Ukraine et que les États-Unis parviennent à les imposer aux Ukrainiens. Mais visiblement, il faut encore un bon coup de collier. Ça va pas être aussi simple que ce que Donald Trump pensait.

Lui, il pensait reproduire le coût de l'Afghanistan, c'est-à-dire abandonner le pays au Taliban. Mais en Ukraine, il y a beaucoup plus d'intérêt en jeu et beaucoup plus d'acteurs à commencer par les Ukrainiens qui disposent d'une armée puissante et aguérie. Et puis aussi les Européens, les Turcs et évidemment les Russes qui sont plus cori à négocier que les Talibans.

Ce qui fait que moi, j'étais persuadé que Donald Trump allait réussir à obtenir un cesser le feu partiel, bancal et temporaire relativement rapidement. Mais il faut bien reconnaître que l'amateurisme de son équipe ne cesse de nous surprendre. Et donc ça veut dire qu'il faut attendre et il faut commencer à penser d'autres scénarios.

Et c'est ce qu'on continuera à faire ensemble sur cette chaîne. N'hésitez pas à me dire dans les commentaires ce que vous en pensez. Merci d'avoir regardé cette vidéo jusqu'au bout. fil et je vous retrouverai