L'intégrale du jeudi 19 février 2026
Audio original de l'émission.
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 24 %Attaque 48 %Défensif 28 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 91 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 7:19OuverteRéponse directe
Est-ce que l'État a réagi assez vite face aux crues historiques ?
- 10:14OuverteRéponse directe
Quelles mesures l'État doit-il prendre pour les agriculteurs touchés ?
- 13:56OuverteRéponse directe
Comment expliquer que 13 000 millionnaires ne paient aucun impôt sur le revenu ?
- 16:15OuverteRéponse partielle
Le député LFI Raphaël Arnaud peut-il rester en poste après les mises en cause ?
- 31:28RelanceRéponse directe
Croyez-vous aux négociations Russie-Ukraine après l'échec de Genève ?
- 34:31OuverteRéponse directe
Comment il faut parler à Donald Trump selon vous ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:49Locuteur 7Chiffre
« Avec 36 jours de pluie consécutifs depuis mi-janvier, la France bat son record de précipitation de 2023. »
- 1:53Locuteur 7Fait
« C'est du jamais vu depuis 1959. »
- 2:13Locuteur 7Fait
« Un second assistant parlementaire du député LFI, Raphaël Arnaud, a été arrêté. Gaspard Bunel. »
- 10:33PrésentateurChiffre
« Vous faites partie de la commission des affaires économiques. J'ai entendu hier que les dégâts pouvaient se monter à plus d'un milliard. »
- 31:28Locuteur 5Promesse
« J'espère qu'il y aura un cessez-le-feu, j'espère qu'il y aura un accord de paix le plus rapidement possible. »
- 32:03Locuteur 5Fait
« C'est une gifle au visage des 450 millions d'Européens. »
- 34:00Locuteur 5Fait
« Emmanuel Macron, d'autres moi-même, nous avons beaucoup poussé pour construire cette souveraineté européenne, cette autonomie stratégique. »
- 34:05Locuteur 5Fait
« On a lancé cette ambition-là in temporane en suspecto avant la guerre déclenchée par la Russie contre l'Ukraine. »
- 35:26Locuteur 5Fait
« Dès lors que nous sommes malmenés par les américains, nous devons mettre sur la table un certain nombre de contre-mesures et considérer envisager la fermeture de cet accès. »
- 35:47Locuteur 5Fait
« On devrait immédiatement prendre une contre-mesure et viser de la même manière en réciprocité sanctionner des responsables américains. »
- 39:23Locuteur 5Fait
« J'ai un désaccord profond avec cette déclaration de la part de Marc Routte. »
- 39:49Locuteur 5Fait
« L'Union européenne doit se faire davantage confiance, nous sommes une puissance économique. »
- 40:22Locuteur 5Fait
« Je sais bien que sa position est difficile parce qu'il est confronté à un système aux États-Unis qui met beaucoup de pression. »
- 41:06Locuteur 5Fait
« Nous avons des fleurons technologiques, nous avons des capacités, nous avons de l'intelligence, nous avons des moyens. »
- 41:50Locuteur 5Fait
« La souveraineté du Danemark n'est pas négociable et que les Danois, les Groenlandais doivent fixer quelle est leur manière de collaborer avec le reste du monde. »
- 42:14Locuteur 5Fait
« On voit bien qu'on fait face à une maison blanche qui multiplie des signaux qui ne sont pas des signaux sympathiques vis-à-vis de l'Union européenne. »
- 42:34Locuteur 5Fait
« L'Union européenne est un projet qui est né sur les cendres tragiques de la Deuxième Guerre mondiale avec cette idée qu'en coopérant ensemble en se respectant mutuellement on peut faire des partenariats gagnants-gagnants. »
- 48:32Locuteur 5Fait
« Bien sûr la philosophie je la soutiens bien entendu. »
- 1:00:35Locuteur 7Chiffre
« Benoît Payan est au coude à coude avec le candidat à Rassemblement National Franck Alizio »
- 1:00:41Locuteur 7Chiffre
« le maire sortant est à 31% dans les intentions de vote quand son rival est à 29% »
- 1:01:25Locuteur 7Chiffre
« Rémi Gaillard crée la surprise avec 10% des voix »
- 1:07:19Locuteur 3Fait
« LFI est née dans la violence avec cette formule désormais célèbre prononcée en 2012 »
- 1:07:25Locuteur 3Fait
« tout conflictualisé et LFI mourra de la violence au fur et à mesure que la lumière sera faite sur l'incroyable proportion de délinquants au sein de ses députés »
- 1:07:44Locuteur 4Promesse
« je souhaite que dans le débat parlementaire que nous ayons ensemble nous puissions réfléchir également à ce que toute personne encourageant et étant condamnée par la justice pour ça bien évidemment à la violence puisse également avoir une peine d'inégibilité »
- 1:08:04Locuteur 9Fait
« j'appelle donc à constituer un véritable cordon sanitaire pour isoler la France insoumise et la tenir à l'écart des institutions »
- 1:09:33Locuteur 7Fait
« un député de la France Insoumise est le cofondateur de la Jeune Garde le mouvement qui serait impliqué dans l'affaire »
- 1:14:17Locuteur 9Fait
« la veille du lynchage de Quentin la France Insoumise affirmait dans un communiqué officiel soutenant le recours du groupuscule devant le Conseil d'État contre sa dissolution »
- 1:22:50PrésentateurFait
« depuis le 1er janvier il est tombé sur le sud-ouest de la France l'équivalent d'un hiver entier »
- 1:23:19PrésentateurFait
« l'annonce de l'état de catastrophe naturelle je rappelle qu'on est inondé quand même depuis 7 jours donc c'est un minimum »
Temps de parole
- Présentateur58 %
- Locuteur 521 %
- Locuteur 714 %
- Locuteur 94 %
≈ 0,3 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Vous écoutez Bonjour Chez Vous, un podcast de Public Sénat. Public Sénat, en partenariat avec la presse régionale, vous propose Bonjour Chez Vous. Bonjour à tous, on est ensemble pendant une heure et demie. On va essayer, essayer de vous faire oublier ce temps pourri. Soyez les bienvenus dans votre matinale. Voici le programme de ce jeudi. Quelqu'un a-t-il des nouvelles de Sébastien Lecornu ? Depuis une semaine, l'ouest de la France vit au rythme des évacuations et opérations de prévention. Le Premier ministre, le gouvernement sont-ils à la hauteur ? Certains élus regrettent en tout cas la faible réactivité de l'État face à une situation historique. On en débat dans une heure.
Trump est-il notre ami ? Pourquoi les négociations à chope entre la Russie et l'Ukraine, l'Union Européenne, est-elle en état de mort cérébrale sur ce dossier comme sur d'autres ? Autant de questions qu'on posera à Charles Michel, président émérite du Conseil européen. Il est mon invité exceptionnel dans une demi-heure. Les suites de l'affaire Quentin de Ranck, alors que l'enquête progresse, faut-il des peines d'inéligibilité pour les personnes condamnées pour violences physiques ? C'est ce que demande le garde des Sceaux. Gérald de Dermannin posera la question au sénateur Olivier Rittmann dans un instant. Voilà pour le programme. Installez-vous confortablement. Bonjour chez vous.
Et comme tous les jours, on commence avec un point sur l'info. C'est avec vous, Guy Mettelard. Bonjour. Bonjour Steve. Les crues, les pluies, ça n'en finit plus.
Mais oui, la tempête Pedro est arrivée dans la nuit. Quatre départements sont en alerte rouge cru. La Charente-Maritime, la Gironde, le Lot-et-Garonne et le Ménéloir. Par ailleurs, avec 36 jours de pluie consécutifs depuis mi-janvier, la France bat son record de précipitation de 2023. C'est du jamais vu depuis 1959.
Et on en parlera très largement dans cette émission. Une semaine après le passage à tabac du militant identitaire Quentin de Ranck qui a succombé à ses blessures, l'enquête avance.
Oui, l'enquête avance et place la France insoumise dans la tourmente en cause. Ces liens revendiqués avec le groupuscule antifasciste La Jeune Garde dissous en juin dernier. Un second assistant parlementaire du député LFI, Raphaël Arnaud, a été arrêté. Gaspard Bunel.
Manifestations organisées par l'extrême droite à Lille, où minutes de silence hier au Sénat, cinq jours après sa mort, les hommages pour Quentin de Ranck se multiplient. Mais après le recueillement, les passes d'armes politiques ont repris au centre de toutes les attaques la France insoumise.
LFI est née dans la violence, avec cette formule désormais célèbre prononcée en 2012, tout conflictualisé. Et LFI mourra de la violence au fur et à mesure que la lumière sera faite sur l'incroyable proportion de délinquants au sein de ses députés.
Deux assistants parlementaires du député insoumis, Raphaël Arnaud, sont mis en cause dans l'affaire. Le gouvernement accentue donc sa pression sur l'élu, condamné pour violence volontaire en réunion en 2022.
Je souhaite que dans le débat parlementaire que nous ayons ensemble, nous puissions réfléchir également à ce que toute personne encourageant et étant condamnée par la justice pour ça, bien évidemment, puisse également avoir une peine d'inégibilité.
De son côté, Jordan Bardella va même plus loin et demande de faire un front républicain contre la France insoumise.
J'appelle donc à constituer un véritable cordon sanitaire pour isoler la France insoumise et la tenir à l'écart des institutions, que ce soit à l'Assemblée nationale où ses députés siègent dans de nombreuses instances ou en vue des prochaines élections municipales.
Les responsables LFI se défendent d'être associés au meurtre de Quentin de Ranque. La France insoumise, j'ai déjà eu l'occasion de le dire à plusieurs reprises, n'a aucune responsabilité dans les actes dramatiques qui ont été commis jeudi à Lyon. Et donc je demande que maintenant ça s'arrête, ces accusations, parce que comme on l'a vu ce matin et comme on le voit depuis plusieurs jours, ces accusations, elles ont ensuite des conséquences. En plus des dégradations commises contre des permanences LFI, le siège du parti a été visé par une alerte à la bombière. Les occupants ont dû être évacués.
10 mètres jours de grand débat à Lille, c'est un rendez-vous exceptionnel qu'on vous propose sur Public Sénat aujourd'hui.
Oui, des municipales qui s'annoncent comme la guerre des gauches dans le fief socialiste. Le maire sortant Arnaud Deslandes, qui avait pris la succession de Martine Aubry, après sa démission, doit se faire mieux connaître des Lillois. Et face à lui, les écologistes Renaissance et la France insoumise aimeraient lui ravir la succession de Martine Aubry. Gaspard Bunel.
C'est un scrutin un peu particulier pour les 240 000 Lillois. Pour la première fois en 25 ans, Martine Aubry, figurant emblématique de la ville, n'est pas la tête de liste du Parti socialiste. Elle a démissionné de son quatrième mandat en mars dernier. Dix mois après lui avoir succédé, Arnaud Deslandes joue gros. Si vous vous mobilisez, a priori ça va bien se passer. Il doit continuer de se faire connaître et composer sans aucune alliance des gauches. Face à lui, son meilleur ennemi, l'écologiste Stéphane Bali. Il souhaite prendre sa revanche. En 2020, il était arrivé deuxième, à 200 voix près.
Les oppositions comptent bien profiter de cette guerre fratricide et reprendre la capitale des Hauts-de-France à la gauche. Bonjour madame. A commencer par Violette Spilbout, candidat de Renaissance, députée et ancienne directrice de cabinet de Martine Aubry. Alors qu'elle espérait une union derrière sa candidature, Louis de Lemaire, jeune candidat à l'ère républicain, préfère faire cavalier seul. Mais à sa droite, le candidat du Rassemblement national et député européen Mathieu Vallée a le vent en poupe. Pour le Rassemblement national, Mathieu Vallée, ancien policier.
Très présent sur les plateaux de télévision, ce Lillois d'origine grimpe dans les sondages et espère bien créer la surprise au premier tour.
Un grand débat à suivre à partir de 16h45 sur l'antenne de Public Sénat.
Guimet, un mot des JO d'hiver. Et franchement, il faut le dire, elles sont immenses.
Vous parlez de l'équipe de France Féminine, de Biathlon, bien sûr, Steve, qui aura retourné le cœur du public avec une remontée époustouflante avant d'écraser leurs adversaires et d'aller décrocher l'or. Et grâce à elle, la France bat son record de médaille d'or et décroche sa sixième médaille d'or pour ses JO.
Merci beaucoup, Guimet. On vous retrouve tout à l'heure pour votre chronique. Bonjour, Olivier Rittmann. Bonjour. Sénateur LR de Haute-Saône, sénateur de l'année aussi, il faut le dire, pour ceux qui nous regardent et qui nous écoutent. Vous avez remporté le prix du trombonioscope pour votre travail en tant que président de la commission d'enquête sur les aides publiques. On va en reparler, bien évidemment, tout à l'heure. Mais d'abord, comme tous les matins, on va faire un tour de la presse régionale. À la une ce matin, le Dauphiné, qui célèbre nos athlètes aux Jeux Olympiques d'hiver, Guimet en parlait il y a quelques instants.
Courrier Picard, qui nous dit que l'assurance habitation va encore grimper. Ou encore Ouest France, qui revient sur l'angoisse de beaucoup, beaucoup de Français face aux pics de crues annoncés pour aujourd'hui. Quelle une vous inspire ? De quelle une avez-vous envie de nous parler ce matin ? Alors, bien évidemment, on pourrait parler de la victoire magnifique de nos filles aux Jeux Olympiques. Mais il y a quand même des sujets plus sérieux et l'angoisse monte face aux pics de crues annoncés ce jeudi dans Ouest France avec vraiment de gros soucis à se faire pour ce qui est annoncé. Est-ce que vivent déjà les sinistrés de ces crues ? C'est ça, c'est depuis le 1er janvier.
Il est tombé sur le sud-ouest de la France l'équivalent d'un hiver entier. 36 jours de pluie consécutive. C'est un record historique. Il y a des villages entiers qui ont les pieds dans l'eau. Est-ce que l'État, je posais la question tout à l'heure dans mon sommaire ? Est-ce que l'État, est-ce que le gouvernement ont réagi assez vite selon vous ? Alors déjà, je voudrais manifester mon soutien et ma solidarité auprès des sinistrés par ces crues qui sont un record, qui sont historiques, vous le disiez tout à l'heure, depuis 1959. Et j'imagine à quel point, moi qui suis d'un territoire de la vallée de la Saône, qui subit également régulièrement des crues, pas de ce niveau-là.
On en a eu là ces derniers temps, mais pas de ce niveau-là. Vous n'êtes pas tellement impacté par ces crues ? Il y a eu une crue assez forte la semaine dernière, mais des crues auxquelles on s'est habitué, qui n'a pas dépassé des records, même si ça engendre tout de même des dégâts. Mais par rapport à ce que vivent nos concitoyens de l'Ouest, du Sud-Ouest, ça n'a rien à voir. Alors donc, toute ma solidarité auprès de ces sinistrés, parce que c'est totalement traumatisant. Et les conséquences seront à la fois humaines, mais sont également économiques.
Savoir si l'État est intervenu assez tôt, déjà, moi je voulais également apporter mon soutien aux élus locaux, qui font tout ce qu'ils peuvent pour encadrer, entourer, prendre les bonnes décisions, et puis aux secouristes, la sécurité civile, nos pompiers, qui sont aux côtés des sinistrés, et qui font en sorte que cette situation gravissime se passe le moins mal possible. Vous avez mentionné tout le monde, sauf Sébastien Lecornu et le gouvernement. Est-ce que vous avez des nouvelles ? Bon, Sébastien Lecornu n'était pas aux questions d'actualité hier, il était malade, il est excusé, mais dans cet épisode historique, dramatique, dont on parle, est-ce que le gouvernement est à la hauteur ?
Est-ce qu'il faut faire plus ? Ce n'est pas le gouvernement qui va arrêter la pluie. Non, on est à peu près d'accord là-dessus.
Maintenant, c'est vrai qu'un message, parce que c'est vrai qu'on n'a pas entendu jusqu'à maintenant le gouvernement ni le Premier ministre sur le sujet, même si on peut comprendre qu'avec l'actualité, il y a tellement de sujets sur lesquels on attend le Premier ministre, mais toujours est-il que, oui, je pense qu'il serait bienvenu d'un message de solidarité du Premier ministre et du gouvernement sur le sujet, même si on sait très bien que les ministres concernés, la ministre de l'Agriculture, le ministre de l'Économie, le ministre de la Transition écologique, sont aujourd'hui affairés à ces sujets.
Précisément, on va écouter le ministre de la Transition écologique qui a réagi hier aux questions d'actualité au gouvernement au Sénat. Écoutez.
C'est un événement d'une ampleur exceptionnelle de par sa durée, de par l'ampleur géographique et le nombre de personnes qui sont sinistrées. Et je vous le dis, comme je l'ai dit à madame la ministre de l'Ate, les élus locaux sont en première ligne et la nation sait ce qu'elle leur doit dans la gestion des crises et singulièrement les maires. Et donc, je tiens à les en remercier.
Monsieur le sénateur, il y a une inquiétude aujourd'hui très forte du côté des agriculteurs. Certains sont complètement désespérés face à la situation. Vous êtes agriculteur, alors pas de formation, mais de passion, on peut dire ça comme ça. En tout cas, vous connaissez très bien ces sujets. Qu'est-ce qu'on peut faire ? Qu'est-ce que l'État doit faire pour eux aujourd'hui ? Effectivement, je connais le domaine. Après dix ans passés dans le milieu de la finance, par passion, j'ai acheté de l'exploitation agricole et je me suis voué à ce métier que m'avait transmis, cette passion qui m'avait été transmise par mon grand-père.
C'est un véritable drame que vivent les agriculteurs, mais le monde économique en général. N'oublions pas que les entreprises aujourd'hui subissent ces calamités climatiques. Je ne veux pas dire qu'on aurait presque pu le prévoir parce qu'on ne peut pas prévoir un tel dérèglement climatique. Mais ces dernières années, on a tellement eu des idéologies écologiques, même si, il faut le reconnaître, il y a un dérèglement climatique et on doit y travailler pour lutter contre ce dérèglement et protéger les populations. Mais on a mis en avant uniquement ces idéologies écologiques au détriment de la protection des populations et des entreprises et des exploitations agricoles.
Il est temps de retrouver la raison. Je vois dans mon territoire où on avait creusé par les anciens de nombreux fossés qui permettaient des évacuations d'eau et ces dernières années, on n'avait plus le droit d'aller curer, entretenir ces fossés qui avaient été mis là par l'intelligence humaine à une époque où ils avaient déjà rencontré de fortes pluies et des inondations. Vous dites que les catastrophes, les dégâts, c'est peu la faute des écolos. Vous disiez tout à l'heure, bon, ce n'est pas la faute du gouvernement s'il pleut, mais là, vous dites que c'est la faute des écolos. Non, les catastrophes, ce n'est pas la faute des écolos, c'est le dérèglement climatique.
Mais on a été trop loin et il est temps qu'on retrouve raison sur le sujet et qu'on arrive à allier à la fois entretien de nos fossés, protection de nos biens, de nos populations et en même temps le faire dans un cadre raisonnable d'un point de vue écologique. Combien tout ça va nous coûter ? En termes de récolte, de sinistre, etc. Est-ce qu'on a une petite évaluation ? Vous faites partie de la commission des affaires économiques. J'ai entendu hier que les dégâts pouvaient se monter à plus d'un milliard. Un milliard. Et comme je le disais tout à l'heure, qui n'impactent pas que l'agriculture, même si c'est eux qui vont payer le prix le plus cher.
Mais il y a aussi nos concitoyens particuliers au niveau de leur maison, au niveau de leurs biens et puis tout un pan économique dont fait partie bien évidemment l'agriculture, mais nos industries, nos entreprises, nos PME, nos TPE qui sont très impactées également par ces catastrophes. Et qui va payer ? Parce que les agriculteurs demandent l'aide de l'État, évidemment, et aussi des banques. Parce qu'il va falloir passer à la caisse, en quelque sorte, pour régler ces dégâts, pour réparer ces dommages. Oui, mais je pense que comme dans tout ce genre de catastrophes, il faut que tout le monde, entre guillemets, passez-moi l'expression, mais que tout le monde s'y mette.
Il va y avoir un besoin d'une réaction très importante des assurances, des banques, de l'État, des collectivités. C'est une question d'intérêt général de haut niveau. On en reparlera dans cette émission, bien évidemment, mais cette autre actualité, ce chiffre assez incroyable que je voulais vous soumettre, plus de 13 000 millionnaires ne paient aucun impôt sur le revenu. Le chiffre vient d'un document obtenu par le Sénat auprès du gouvernement. Écoutez le sénateur Jean-François Hisson et je vous fais réagir juste après.
Ce qui surprend et choque, c'est le fait de se dire mais ces gens-là, par, non pas des artifices, mais par les sujets et les dispositions qui permettent de faire ce qu'on appelle l'optimisation fiscale, d'amoindrir le niveau de leurs revenus jusqu'à finir par ne pas acquitter d'impôts sur leurs revenus. Et là, évidemment, ces mêmes Français, ça les déstabilise, ça les choque, ça les heurte, ça les met en colère.
Comment c'est possible, monsieur le sénateur, 13 000 millionnaires qui ne paient aucun impôt sur le revenu ? Comment vous expliquez ça ? Alors, je pense qu'il faut scinder en deux catégories. Vous pouvez être un millionnaire et ne pas avoir de revenus. C'est une question de patrimoine. Mais ça, ce n'est pas forcément... Et ces gens-là, on ne peut pas les mettre en accusation. Quand vous avez hérité ou vous avez un revenu comme une maison, je me rappelle des maisons de l'île de Ré, qui à un moment ont pris une valeur exceptionnelle, et vous vous retrouviez avec des citoyens qui avaient un patrimoine, mais qui n'avaient pas forcément des revenus. Immobilier.
Immobilier, mais qui n'avaient pas forcément les revenus qui correspondaient et qui faisaient qu'ils ne payaient pas forcément d'impôts ou très peu. Après, je rejoins totalement le rapporteur général Jean-François Husson. On a aujourd'hui, et chez Boët, de la droite libérale humaniste, il y a un moment, il faut mettre les choses à leur juste valeur. Il est complètement inadmissible. On a des gens qui ont des très forts revenus, qui fassent partie des millionnaires, là non plus en patrimoine, mais en revenus, et qui ne payent pas leur juste part. – C'est une bizarrerie ou c'est un scandale ? Si on pouvait résumer les choses comme ça. – Vous savez, moi je ne tombe jamais dans l'excès.
Donc je dirais plutôt une bizarrerie, mais qui n'est pas le fruit du hasard. Des systèmes ont été mis en place et qui permettent une optimisation, voire une suroptimisation fiscale, et de faire en sorte que ces personnes, dans un cadre totalement injuste, et il a raison Jean-François Husson, c'est totalement incompréhensible par l'ensemble de nos concitoyens et contribuables. Il n'est pas normal qu'il y ait des gens aujourd'hui qui aient des revenus très conséquents et qui ne payent pas ou très peu d'impôts sur le revenu.
Ce qui ne veut pas dire qu'on ne peut pas non plus faire un peu d'optimisation fiscale, parce que c'est bon aussi pour les entreprises, parce que vous avez la possibilité aujourd'hui d'investir dans des entreprises, notamment d'innovation, qui vous permettent de faire de la défiscalisation. Mais comme en toute chose, l'excès n'est pas bon. Et la suroptimisation, qui provoque quand même des situations très injustes, n'est pas acceptable. Et nous, législateurs, nous devons lutter contre cela et ramener de la justice dans la fiscalité.
Olivier Rittmann, notre actualité, c'est cette affaire, évidemment l'affaire Quentin Doran, que ce militant nationaliste battu à mort la semaine dernière en marge d'une conférence organisée à Sciences Po Lyon. L'enquête progresse. Les gardes à vue des neuf personnes interpellées ont été prolongées. Parmi ces suspects, on le disait tout à l'heure, deux collaborateurs du député insoumis Raphaël Arnaud. Est-ce qu'il peut vraiment rester à son poste actuellement, ce député insoumis Raphaël Arnaud ? Est-ce qu'il peut rester député, tout simplement ? Alors, sur le sujet, moi je vais vous dire, j'ai une position un petit peu différente de ce qu'on entend aujourd'hui.
Et je pense qu'il faut faire preuve de pudeur et de respect. C'est tout récent, ce drame qui s'est passé, ce jeune qui est mort, lynché sur un trottoir. D'ailleurs, on peut se poser la question comment est-ce qu'on peut en arriver là, dans un pays comme le nôtre. Et moi, je veux adresser un message de solidarité, de soutien envers ces parents qui vivent aujourd'hui un drame terrible. On leur a annoncé le décès de leur fils suite à un lynchage. Et je crois que le temps n'est pas venu à la polémique politique ou à la politique politicienne.
Il y a eu une enquête, on voit qu'elle avance, il y a eu des interpellations, ça veut dire quand même qu'il y a des résultats et ces enquêteurs, le procureur, la justice a besoin de sérénité. Vous dites que là, il y a un emballement politique médiatique. Mais oui, enfin, moi je me rappelle d'un temps pas si lointain quand il se passait un drame, l'ensemble de la classe politique faisait preuve de retenue et de pudeur et laissait le temps justement du deuil et ne faisait pas de la récupération politique. Alors, le gouvernement a largement réagi. Gérald Darmanin demande des peines d'inéligibilité pour toute personne condamnée pour violence physique.
qu'on va l'écouter et je vous fais réagir juste après.
Je souhaite que dans le débat parlementaire que nous ayons ensemble, nous puissions réfléchir également à ce que toute personne encourageant et étant condamnée par la justice pour ça, bien évidemment, à la violence, à la violence physique, en raison des idées, en raison du déteni, en raison d'une religion, et je pense notamment aux attaques contre nos compatriotes juifs, puissent également avoir une peine d'inéligibilité.
Et la politique politicienne, Gérald Darmanin ? Non mais, quand je dis qu'on ne doit pas faire de politique politicienne, je pense qu'au sein des assemblées, Assemblée nationale, Sénat, il est tout à fait normal qu'on échange sur le sujet, que des questions soient posées et je partage la position du ministre. Peine d'inéligibilité pour les personnes condamnées pour violence physique. Vous dites oui. Mais moi, je pense à la peine d'inéligibilité pour l'ensemble des personnes condamnées pour des faits graves, que ce soit d'atteinte physique, que ce soit d'extrémisme raciste, antisémitisme et je suis désolé.
Oui, les politiques sont des êtres humains comme les autres, mais on est à valeur d'exemple et il n'est pas normal que vous puissiez avec un casier judiciaire, avec des condamnations graves, pouvoir vous présenter à une élection quelle qu'elle soit. Donc, vous voterez éventuellement ce texte s'il est présenté au Sénat. Il y a eu des alertes à la bombe, vous avez vu au siège de LFI hier matin, le personnel a dû être évacué. Vous appelez au calme très clairement aujourd'hui sur Public Sénat ?
J'appelle au calme, à la retenue, à la pudeur, laissons travailler la justice et les enquêteurs et puis stoppons net toute cette récupération politique dont je vois qu'elle vient, moi je renvoie dos à dos à la fois l'extrême gauche et l'extrême droite sur le sujet et je pense qu'il est temps de remettre sur la table ces paroles de Jacques Chirac qui disait ne composer jamais avec l'extrémisme, le racisme, l'antisémitisme, le rejet de l'autre. Et le rassemblement national.
La gauche le prend comme une claque aujourd'hui mais ça pourrait être une partie, une toute petite partie mais une partie quand même de la droite qui pourrait se laisser aller par des opportunités politiques et électoralistes à avoir des accointances quelconques avec les extrêmes qu'elles soient de l'extrême droite ou de l'extrême gauche et là je les renvoie tous les deux dos à dos qui n'ont pas lieu d'être et ne font pas partie de l'arc républicain. Et on a compris votre message à l'approche notamment des élections municipales. On va continuer de parler de l'affaire Quentin Deran qu'on va filer à Lyon. On retrouve Jean-Baptiste Cocagne rédacteur en chef de RCF Lyon. Bonjour Jean-Baptiste.
Cette mort c'est évidemment une tragédie qui a choqué Lyon qui a choqué toute la ville mais finalement vous dites que c'était un peu prévisible c'est ça ? Bah oui Steve en fait les violences qui ont eu lieu il y a une semaine en marge de la conférence de Rima Hassan à Sciences Po Lyon c'est malheureusement pas un événement isolé dans la ville. Il s'agit d'un énième affrontement dramatique cette fois-ci avec la mort d'un jeune mais ce genre de rixe en fait il est assez régulier à Lyon.
Depuis une dizaine d'années il y a une forme de radicalisation entre d'un côté l'extrême droite avec comme base arrière le quartier historique du Vieux Lyon au pied de Fourvière et puis de l'autre les groupes d'ultra-gauche antifascistes qui se retrouvent eux sur l'autre colline de Lyon autour des pentes de la Croix-Rousse.
Alors pour vous montrer que ça fait des années que ça dure par exemple la librairie autogérée la plume noire qui est liée à l'union communiste libertaire elle avait été attaquée en mars 2021 avec des pavés jetés dans sa vitrine et avant-hier la façade de cette même librairie a été recouverte de multiples tags où l'on pouvait lire assassin en référence donc à la mort de Quentin de Ranck comme en quelque sorte de première représailles. Et puis il faut dire aussi que le thème du Proche-Orient sert souvent de détonateur pour passer à l'action car il était extrêmement sensible comme on l'a vu avec Rima Assad.
En novembre 2023 par exemple une conférence sur Gaza qui avait été organisée par le collectif Palestine 69 et bien elle avait été l'objet d'une attaque par une cinquantaine de personnes cagoulées à coups de barres de fer de tirs de mortier en intérieur. Cette personne avait été blessée et sept mis en examen. Cette réalité lyonnaise elle est donc malheureusement bien connue de la police du renseignement des pouvoirs publics mais elle est bien difficile à combattre cette menace. Une commission d'enquête parlementaire à l'Assemblée nationale avait même été créée avec un rapport remis en 2019 sur la lutte contre les grosses puscules d'extrême droite.
Alors ces organisations identitaires elles représenteraient environ 400 personnes à Lyon contre à peu près le double 800 pour l'extrême gauche. Le problème c'est que même après les dissolutions prononcées par le gouvernement et bien ces groupes ils renaissent. la loi met fin à l'organisation à la structure mais en fait les individus ils restent dans la ville ils restent dans la nature ils recréent des associations qu'ils présentent soit comme des bars soit comme des salles de sport c'est donc vraiment masqué et comme on l'a vu et bien ils sont toujours bel et bien là comme en témoigne le tragique affrontement de jeudi dernier.
Et Jean-Baptiste on est en pleine campagne des municipales on imagine que l'ambiance est un peu lourde c'est ça ?
Et bien oui ça vient percuter très clairement cette campagne des municipales plusieurs candidats avaient annoncé suspendre leur campagne le week-end dernier sans que l'on sache véritablement à quoi fait référence cette expression d'ailleurs et pour combien de temps en tout cas derniers escarmouches en date la candidate de la France insoumise à la mairie de Lyon la députée Anaïs Belois-Sacherifi après avoir condamné explicitement les violences de jeudi dernier et bien elle se dit aujourd'hui la cible de menaces de morts et de viols constantes d'insultes racistes et sexistes elle rejette la faute sur les partisans d'extrême droite jusqu'au Premier ministre qui instaure selon elle un climat dangereux et puis de l'autre côté de l'échiquier le candidat de l'union des droites à la mairie de Lyon soutenu par le RN Alexandre Dupalais lui il veut que le maire écologiste sortant Grégory Doucet clarifie son lien avec la France insoumise puisque la France insoumise fait partie de la majorité municipale ici à Lyon depuis 2020 il se demande ce que Grégory Doucet a fait en six ans de mandat pour avoir je cite des assassinats politiques en pleine rue à Lyon à moins d'un mois du scrutin et bien cette mort de Quentin Deran qu'elle va clairement peser dans la dernière ligne droite de la campagne des municipales ici à Lyon peut-être encore plus qu'ailleurs Merci beaucoup Jean-Baptiste merci pour toutes ces précisions en direct depuis Lyon Monsieur le sénateur l'actualité c'est évidemment ici également au Sénat vous défendez une proposition pour lutter contre les retards de paiement des entreprises on va voir tout ça avec Guimet c'est un problème qui augmente il y a de plus en plus de défaillances d'entreprises
exactement selon la Banque de France regardez ce chiffre cela accroît le risque de 25% et cela affecte tout particulièrement les plus petites de ces entreprises regardez plus d'une entreprise sur 10 de moins de 50 employés 12% précisément a déjà envisagé de fermer à cause de ces retards de paiement selon un récent sondage Opinion Way car en fait c'est une pratique très répandue en France moins de la moitié des entreprises règlent leurs fournisseurs à l'heure et non seulement la France fait partie des plus mauvais élèves de l'Union Européenne nous sommes sous la moyenne générale mais en plus depuis 3 ans les retards ont tendance à s'allonger d'année en année Olivier Rittmann vous faites le même constat comment vous expliquez qu'en France cette mauvaise pratique soit si répandue qu'est-ce qu'on a de différent avec les pays qui sont plutôt dans le haut du classement
alors moi je confirme ce que vous venez de dire tout ça d'un travail très important et de fond qu'on a réalisé au niveau de la délégation aux entreprises du Sénat dont je suis président et qui n'a pas son pendant l'Assemblée nationale c'est la seule délégation totalement dédiée au monde de l'entreprise et qui fait des propositions et on a travaillé très fort sur le sujet l'année dernière des défaillances d'entreprises et on voit une augmentation flagrante des défaillances d'entreprises sur les années qui se suivent chaque année est un record
et notamment
un des critères qui accélère les défaillances d'entreprises c'est le retard de paiement
mais pourquoi en France on a tant de retards de paiement
alors on a deux retards de paiement importants celui des très grandes entreprises vis-à-vis des petites qui a deux raisons les plus importantes la première c'est pas volontaire c'est parce qu'on a des chaînes de paiement très compliquées on a un système administratif très compliqué et la facture passe de main en main pour des validations et finalement on finit par dépasser les délais de paiement et à payer très en retard quand on paye Quelles sont les mesures les propositions qui sont contenues dans ce texte Guimet ?
Alors justement notamment augmenter le montant des amendes administratives celles-ci peuvent déjà atteindre les 2 millions d'euros mais elles sont jugées peu dissuasives pourquoi ?
Parce qu'elles concernent majoritairement vous l'avez dit les grandes entreprises dont les retards de paiement peuvent atteindre des sommes colossales donc si elles sont votées ces amendes pourront atteindre 1% du chiffre d'affaires mondiales du ou de la coupable et le texte justifie cette sévérité par le déséquilibre dans les relations commerciales car en effet si ces grandes entreprises ont les retards les plus longs et bien pourtant elles-mêmes sont majoritairement payées dans les temps et pourraient donc tout à fait régler leurs factures en temps et en heure alors dans le rapport législatif il est précisé que les entreprises recourent parfois de manière délibérée aux retenues de trésorerie vous l'évaluez à quelle proportion est-ce que c'est un phénomène important ?
Oui c'est un phénomène important donc ce que je vous disais tout à l'heure il y a les raisons involontaires puis il y a les raisons volontaires pour soigner son fonds de roulement pour soigner son besoin en fonds de roulement on retarde le paiement et c'est plutôt un phénomène qui s'exerce dans les très grandes entreprises le dernier rapport de l'observatoire des retards de paiement montre que ces retards atteignent cette dernière année un record de 17 milliards répartis avec 12 milliards entre entreprises du privé notamment les grandes entreprises vis-à-vis des petites alors que les petites et moyennes entreprises sont plutôt vertueuses puisque 84% des très petites et 71% des moyennes entreprises payent dans les délais et puis 5 milliards dû au retard de paiement de donneurs d'ordre public l'État les très grandes collectivités notamment les établissements publics hospitaliers qui sont vraiment je ne veux pas dire à montrer du doigt parce que ce n'est pas de leur faite c'est quand l'État ne leur met pas l'argent sur le compte ils peuvent difficilement payer les entreprises le texte vise aussi à rééquilibrer les relations en interdisant de renoncer au versement des pénalités de retard
oui c'est ce que vous étiez en train de dire donc c'est une possibilité prévue par le règlement des marchés publics or le secteur public fait partie des plus mauvais élèves en particulier les collectivités territoriales qui ont un retard moyen de 20 jours et donc vous faites ce terrible constat que les petites sociétés préfèrent parfois renoncer à leur dû que par peur de compromettre leurs futures relations commerciales avec leurs clients l'article 4 interdit donc le renoncement au versement des pénalités de retard car vous estimez que cela conforte les mauvais payeurs dans leur pratique d'autant plus que l'étude toujours la même l'étude réalisée par Opian Way estime que plus de la moitié des entreprises victimes de retard de paiement 52% d'entre elles n'osent même pas aborder ce sujet avec leurs clients et une majorité 80% se disent même prêtes à perdre jusqu'à 20% de leurs chiffres d'affaires alors qu'est-ce qui explique donc vous nous le disiez pour les hôpitaux mais qu'est-ce qui explique que les collectivités territoriales soient de si mauvais payeurs
même raison pour les grandes entreprises avec les mêmes strates les petites collectivités les communes 98% des communes sont des bons payeurs parce qu'on travaille en proximité les très grandes collectivités sont un peu moins bon élève l'État l'État lui-même est plutôt apparemment bon élève mais à travers ses différents opérateurs et mauvais élève notamment les établissements hospitaliers pourquoi ?
parce que complexité de la chaîne de paiement mais aussi parce que manque d'argent public parce que pas assez de création de richesses pas assez de dynamisme économique mais il y a un constat qu'on peut faire c'est que ce n'est pas aux entreprises d'être les variables d'ajustement de la trésorerie notamment des hôpitaux et qu'on ne peut pas on ne peut plus accepter que des entreprises soient en situation de défaillance mettre la clé sous la porte en ayant des créances publiques premièrement c'est inacceptable deuxièmement ça a des conséquences catastrophiques puisque oui si elles payaient leurs factures ces collectivités ces établissements publics renieraient un peu la situation budgétaire de l'État qui n'est pas très bonne mais une entreprise qui est en défaillance c'est plus de création de richesses c'est des licenciements donc des personnes qui se retrouvent au chômage c'est plus de cotisations donc même si c'est à plus long terme les conséquences sont beaucoup plus graves il faut absolument qu'on empêche ces retards de paiement du public vers le privé et du privé vers le privé Merci beaucoup Olivier Rittmann merci d'avoir été avec nous ce matin merci Guimet on se retrouve dans 20 minutes on parlera de quoi ?
Et bien notamment vous l'avez dit du sacre des françaises d'hier au GEO
Super on verra ça tout à l'heure merci beaucoup Guimet tout de suite c'est Charles Michel qui nous rejoint en plateau Et bonjour Charles Michel Bonjour Merci d'être avec nous on est très heureux de vous accueillir vous avez été pendant 5 ans tout en haut de la hiérarchie de l'Union Européenne vous êtes président émérite du Conseil Européen merci d'avoir répondu à notre invitation on a plein de questions à vous poser sur la Russie sur Trump et l'Europe sur l'économie européenne mais d'abord mais d'abord cette actualité et ces négociations entre Russes Ukrainiens et Américains elles ont pris fin hier à Genève ça s'est terminé encore une fois sur un constat de divergence sur la question notamment des territoires franchement est-ce que vous y croyez vous à ces négociations ?
j'espère qu'il y aura un cessez-le-feu j'espère qu'il y aura un accord de paix le plus rapidement possible je suis très dubitatif très très dubitatif parce que je vois bien que les positions sont extrêmement antinomiques et je comprends que du côté ukrainien on ne pourra jamais accepter de donner à Vladimir Poutine ce qu'il n'obtient pas sur le plan militaire on ne pourra pas demander aux Ukrainiens de capituler et parfois j'ai le sentiment que les Américains ne sont pas loin de faire cette demande auprès des Ukrainiens
vous dites que ces négociations elles ne mènent à rien
je ne dis pas qu'elles ne mènent à rien je dis qu'il faut faire des efforts il faut continuer à tenter de négocier mais il y a surtout un vice fondamental dans ce processus c'est l'absence des Européens c'est une gifle au visage des 450 millions d'Européens on parle de l'avenir de la sécurité sur le sol européen de l'avenir de nos enfants de nos petits-enfants et il n'y a pas de paroles fortes autour de la table pour représenter les intérêts européens et moi je ne crois pas que les Américains et les Russes bien sûr non plus défendent les intérêts européens peut-être ceux qui défendent le plus aujourd'hui les valeurs de l'Europe ce sont les Ukrainiens
c'est ça alors je crois qu'il y a des conseillers quand même des conseillers européens qui participent qui ne sont pas à la table des négociations mais qui sont présents qui étaient présents à Genève mais ils servent à quoi on ne sert à rien dans ces négociations
c'est un échec pour l'Europe et c'est un échec pour les institutions européennes si nous voulons faire de l'Union Européenne un projet politique et pas simplement un projet économique un projet qui a l'ambition de tracer un avenir il n'est pas acceptable que nous soyons en dehors de la table mais si on en est là c'est bien parce que des erreurs ont été commises c'est bien parce que je pense que la présidente de la Commission Européenne a une très lourde responsabilité je pense que son choix depuis des années de se soumettre de façon très honteuse de mon point de vue aux Américains sur le plan économique sur le plan énergétique sur le plan politique amène aujourd'hui à ce qu'on le voit bien on n'est pas respecté or dans les relations internationales on doit effectivement respecter l'interlocuteur mais on doit aussi exiger d'être respecté Attendez
vous dites au ce modo je traduis Ursula von der Leyen c'est un peu la marionnette des Etats-Unis
aujourd'hui en Europe Vous savez ce n'est pas un vocabulaire Je caricature un peu mais c'est un peu ça qu'on entend dans la gauche Ce n'est pas un vocabulaire que j'utilise mais vous savez en ayant été de près au cœur du système de décision européen pendant plus de 10 ans j'ai bien vu ces dernières années que ce soit sur les sujets économiques sur les sujets commerciaux sur les sujets sécuritaires sur les sujets de défense que le Conseil européen les chefs d'État et de gouvernement pas toujours unanime c'est vrai mais beaucoup d'entre eux Emmanuel Macron d'autres moi-même nous avons beaucoup poussé pour construire cette souveraineté européenne cette autonomie stratégique et on a lancé cette ambition-là in temporane en suspecto avant la guerre déclenchée par la Russie contre l'Ukraine avant le retour de Donald Trump au pouvoir et on voit bien qu'il y a quelques années Ursula von der Leyen et d'autres accueillaient avec beaucoup de distance et de doute cette exigence de souveraineté et bien le temps qui a été perdu ce n'a pas été fait aujourd'hui effectivement il y a des conséquences mais puisque vous parlez
de Donald Trump des Etats-Unis vous le connaissez bien vous l'avez pratiqué beaucoup quand vous étiez président du Conseil européen comment il faut lui parler est-ce qu'Emmanuel Macron a la bonne méthode on sait qu'il aime en général arrondir les angles avec Donald Trump parce que c'est la bonne méthode selon vous
je crois qu'Emmanuel Macron est sans doute un de ceux qui porte la dignité de l'Union européenne et qui font tout pour faire respecter l'Union européenne cela dit je pense que Donald Trump voit le monde au travers du rapport de force et pour lui un accord c'est un accord avec un gagnant et avec un perdant et de préférence il préfère être le vainqueur lorsqu'il y a un accord donc il y a toujours le sentiment qu'il y a une tentation dans le chef de la Maison Blanche aujourd'hui d'humilier l'autre d'humilier l'interlocuteur alors comment on lui répond je pense qu'on ne peut lui répondre que par le langage de la force la force économique la force politique un exemple on a des instruments pour les entreprises américaines digitales le marché antérieur européen il est vital il est existentiel et bien dès lors que nous sommes malmenés par les américains nous devons mettre sur la table un certain nombre de contre-mesures et considérer envisager la fermeture de cet accès qui aujourd'hui est très large et très facile pour les entreprises américaines c'est un exemple un autre exemple lorsque un commissaire européen un ancien commissaire européen Thierry Breton est sanctionné de manière absolument injuste et délirante par les Etats-Unis on devrait immédiatement prendre une contre-mesure et viser de la même manière en réciprocité sanctionner des responsables américains proportionnellement et en réciprocité à ce qui était activé par les américains
vous dites qu'il faut aller qu'il faut risquer pourquoi pas la rupture avec les Etats-Unis
il ne faut pas s'interdire moi je ne plaide en aucun cas pour la rupture avec les Etats-Unis mais je constate un certain nombre de choses les Etats-Unis prennent de la distance par rapport à l'Europe ambiguité via vie de la Russie rhétorique hostile sur la souveraineté du Danemark et du Groenland des choix en lien avec le droit international qui ne correspondent pas aux valeurs européennes des stratégies au Proche-Orient qui ne correspondent pas aux intérêts de la sécurité en Europe donc la liste de nos différences avec les Etats-Unis s'allonge de jour en jour et il y a ce que j'appelle ce retard cognitif des collègues des amis européens voit quelque chose qu'ils n'aiment pas mais ils sont dans une forme de déni et ils font du temps avant d'accepter la réalité moi je pense que quand on est actif en politique on doit un être lucide et on doit assumer les conséquences que l'on voit
Alors le week-end dernier avait lieu la conférence de Munich sur la sécurité organisée précisément à Munich en Allemagne le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio a été ovationné je vais vous montrer je vais vous citer quelques phrases qui ont été prononcées à cette occasion il y a eu ce rejet du culte du climat de l'immigration de masse tout ça c'est Marco Rubio qui le dit dans sa voix il a invité les Européens à redresser la civilisation occidentale aux côtés de Donald Trump ça mérite vraiment une ovation ça ?
Non et que faut-il de plus pour voir qu'aujourd'hui l'avenir de l'Europe doit être décidé en Europe on ne doit pas tolérer que ce soit à Washington à Pékin ou ailleurs dans le monde Mais ce sont des Européens qui ont ovationné Marco Rubio Moi je n'étais pas dans la salle et moi je n'ovationne pas ce type de discours qui est en contradiction totale avec ce que nous voulons comme projet pour l'avenir de l'Europe nous voulons traiter la question climatique de manière rationnelle responsable et de manière globale parce qu'il n'y a pas d'autres solutions nous voulons mettre le droit international la charte des Nations Unies en évidence parce que c'est la seule manière de prévenir des conflits et de vivre de manière dans la coexistence pacifique nous voulons soutenir les pays en développement et pas que les Américains l'ont fait couper massivement toutes les aides envers les pays en développement et on ne fait pas ça que par générosité que parce que l'on a un certain nombre de critères moraux on fait ça parce que c'est notre intérêt d'avoir par exemple le continent africain qui se développe qui investit dans des infrastructures ce qui est une manière de prévenir des flux migratoires qui créent des tensions parfois sérieuses au sein de nos pays européens par exemple
c'est encore toujours notre ami Donald Trump je ne sais pas si ça ne l'a jamais été selon vous mais aujourd'hui vous dites c'est peut-être un ennemi ou ça le devient
d'abord je pense qu'on doit considérer les états avant de considérer les dirigeants et il est certain qu'on a assisté ces derniers mois à des actes qui ne sont pas des actes amicaux venant des Etats-Unis premier élément et deuxième élément bien sûr je souhaite que les Etats-Unis restent un pays ami voire même allié de l'Europe mais force est de constater que ça ressemble de plus en plus à une relation amoureuse où l'un des deux reste très énamouré trouve beaucoup d'excuses et de justifications à l'autre l'autre qui pourtant donne un certain de signaux qui ressemble à des trahisons
je vais vous montrer cette déclaration puisqu'au coeur de la relation transatlantique il y a l'OTAN l'OTAN et son chef Marc Routteux qui a déclaré il y a quelques semaines la chose suivante si quelqu'un pense ici que l'Union Européenne ou l'Europe dans son ensemble peut se défendre sans les Etats-Unis qu'il continue c'est impossible votre réaction ?
j'ai un désaccord profond avec cette déclaration de la part de Marc Routte Marc Routte je l'ai dit je le répète devrait être le gardien de l'unité et défendre l'ensemble des pays de l'Alliance y compris les pays européens c'est un premier élément deux l'OTAN n'a pas vocation à de devenir une centrale d'achat pour pousser les Européens à investir et dépenser beaucoup mais acheter exclusivement du matériel américain et troisième élément l'Union Européenne doit se faire davantage confiance nous sommes une puissance économique nous allons investir de plus en plus dans nos capacités militaires c'est une bonne chose il faut simplement que l'on réduise la fragmentation il faut que les Etats singulièrement la France l'Allemagne l'Italie l'Espagne le Royaume-Uni en dehors de l'Union Européenne la Norvège en dehors de l'Union Européenne s'associer se mobilise autour de projets industriels afin de soutenir le déploiement de nos capacités
de défense il était très proche fut un temps d'Emmanuel Macron il a tourné le dos il est en train de tourner le dos aux Européens
je sais bien que sa position est difficile parce qu'il est confronté à un système aux Etats-Unis qui met beaucoup de pression et donc il a sans doute le sentiment pourquoi elle passe vous voyez bien on fait face à des intimidations de la part des Etats-Unis on fait face à une rhétorique qui n'est pas une rhétorique chaleureuse c'est le moins que l'on puisse dire et donc Marc Lutte est au milieu de ce jeu de qui si je peux parler comme cela et donc il doit effectivement essayer de tenir la relation avec les Etats-Unis mais il ne peut pas faire ça au prix de mépriser les Européens il ne peut pas faire ça au prix de considérer que les Européens n'auraient pas les capacités ce qui est en plus faux factuellement d'investir pour développer leur propre capacité de défense nous avons des fleurons technologiques nous avons des capacités nous avons de l'intelligence nous avons des moyens et on comprend bien que si on veut défendre nos valeurs de démocratie si on veut défendre notre prospérité on doit garantir notre sécurité
Sur le Groenland vous en parliez les Etats-Unis qui avaient annoncé fin janvier un accord sur le Groenland est-ce que vous avez des nouvelles vous de cet accord ?
Je crois qu'il n'y a pas d'accord, je crois qu'il y a eu une conversation entre Mark Rutte et Donald Trump et que pour tenter de mettre un peu d'eau froide dans la relation Mark Rutte a dit on a le cadre d'un accord je pense que un, les Etats-Unis n'ont pas renoncé à une ambition stratégique en lien avec le Groenland du reste dans l'histoire des Etats-Unis ça n'est pas quelque chose de nouveau c'est plus brutal et plus visible aujourd'hui mais ça n'est pas nouveau premier élément et deuxième élément je pense que la souveraineté du Danemark n'est pas négociable et que les Danois les Groenlandais doivent fixer quelle est leur manière de collaborer avec le reste du monde Vous dites pas négociable mais donc encore une fois
il faut risquer la rupture voire la guerre vous dites carrément avec les Etats-Unis
Je ne veux pas jouer à c'est pas moi c'est l'autre mais c'est de toute évidence on voit bien qu'on fait face à une maison blanche qui multiplie des signaux qui ne sont pas des signaux sympathiques vis-à-vis de l'Union Européenne des tarifs imposés contre nos entreprises contre nos économies premier élément une ambiguité c'est le moins que l'on puisse dire avec la Russie on a vu la façon dont à un certain moment le président Zelensky a été malmené devant les caméras au cœur de la Maison Blanche des ambiguités c'est le moins que l'on puisse dire en lien avec le droit international l'Union Européenne est un projet qui est né sur les cendres tragiques de la Deuxième Guerre mondiale avec cette idée qu'en coopérant ensemble en se respectant mutuellement on peut faire des partenariats gagnants-gagnants et ça a bien fonctionné nous sommes devenus une des régions dans le monde avec le plus de liberté le plus de démocratie le plus de progrès économique le plus de cohésion sociale mais au moment où on se parle il y a des nouveaux défis et en particulier le défi de la souveraineté européenne renforcer notre économie davantage on a quelques faiblesses pour le moment et deuxième élément devenir un acteur de sécurité Jean-Michel
je vous sens très inquiet ce matin est-ce que vous dites que l'Union Européenne est peut-être en état de mort cérébrale aujourd'hui ?
Non je ne dis pas cela et je vais vous dire je ne suis pas inquiet j'essaie d'être très lucide je pense que les mois et peut-être les quelques années qui viennent vont être difficiles peut-être même chaotiques je vois bien aussi les situations politiques dans plusieurs États membres sont compliquées mais je pense et je suis même très convaincu que l'intégration européenne est un chemin irréversible et même ceux qui n'aiment pas trop le projet européen quand ils sautent en responsabilité ils voient bien que les pays européens divisés sont des oiseaux pour le chat par contre quand on est ensemble on est plus fort
Vous me faites la transition puisque je voulais vous parler de la crise franco-allemande vu de France on a l'impression que l'Allemagne est en train d'opérer une bascule dans ses priorités sur l'énergie sur la défense sur l'économie et sur l'armement et aussi sa manière de faire fonctionner son économie qui fonctionnait beaucoup sur les exportations auparavant quelles sont les inquiétudes aujourd'hui en Allemagne et quelles sont les nouvelles priorités allemandes ?
Je crois que ce qui se passe en Allemagne offre des opportunités pour l'Union européenne le fait qu'il y ait davantage de réalisme sur le plan allemand en lien avec les investissements par exemple c'est un point clé le fait que l'Allemagne considère maintenant une implication en termes de défense et de sécurité c'est un point clé et ça peut être positif pour l'avenir à condition que ce ne soit pas une occasion de fragmenter davantage l'Europe mais à condition que ce soit l'occasion de rapprocher des stratégies coordonnées et je pense effectivement que ce continent européen a été marqué par la relation entre la France et l'Allemagne son avenir sera aussi marqué et écrit en partie par la France et l'Allemagne et au plus Emmanuel Macron et le chancelier maire seront en situation les prochains mois de s'accorder sur quelque chose c'est pas le cas du tout
l'Allemagne nous dit lundi l'Allemagne dit bon bah la France les français vous vous en faites pas assez en matière de réarmement c'est ce qu'ils nous disent lundi
je pense qu'il faut distinguer l'écume et les lames de fond et la lame de fond je suis très convaincu que sur le plan intellectuel sur le plan idéologique sur le plan de la vision européenne il y a beaucoup plus qui rapproche la France et l'Allemagne plutôt que ce qui la différencie
bon je vais parler d'un autre sujet de discorde il y a ce fameux avion de combat du futur vous savez c'est un projet qui a été lancé à l'époque par Angela Merkel et Emmanuel Macron et le projet a aussi un peu de plomb dans l'aile le chancelier allemand qui a déclaré encore une fois cette semaine que son pays pourrait tout simplement se retirer pour cause d'intérêts ou de besoins divergents là encore on est voilà ça chope
sur quelque chose de très concret c'est un bel exemple et là je pense que c'est vraiment un sujet où j'espère très sincèrement que le nœud va être démêlé entre la France et l'Allemagne dans les prochains mois ou les prochains mois il y a probablement des tensions industrielles il y a des tensions entre les opérateurs privés allemands et français qui peuvent être légitimes chacun peut avoir un point de vue à défendre mais c'est dans ces moments-là que l'arbitrage politique va être indispensable à mon avis parce que débloquer l'avion européen du futur débloquer aussi des investissements et des choix stratégiques en matière de drones ou en matière de boucliers anti-aériens c'est la clé pour construire la défense européenne donc vous dites
aux Allemands il faut y aller
aux Allemands et aux Français je pense que chacun doit maintenant faire l'effort de faire un pas l'un vers l'autre pour résoudre ces contradictions technologiques ou ces contradictions d'intérêts nationaux et je pense qu'il y a un intérêt supérieur et à défaut de s'accorder je pense encore une fois que l'Europe se sortirait affaiblie on n'a pas le choix on doit s'accorder sur ces situations vous parliez tout à l'heure
du Ursula von der Leyen quel peut être son rôle là-dedans pour rapprocher un peu les positions et puis de manière générale parce que j'ai encore en tête vos mots au début de cette interview sur Ursula von der Leyen est-ce qu'elle peut est-ce qu'elle doit rester en poste jusqu'à la fin ?
moi je n'attends absolument plus rien de la commission en matière de défense ce sont les états membres qui sont en responsabilité c'est une compétence directe des états membres et je suis très pragmatique et forte de l'expérience au Conseil européen pendant dix années je sais que ce qui sera le vrai changement c'est le moment où plusieurs leaders européens en qui j'ai une grande confiance Emmanuel Macron M.
Mertz Giorgia Meloni Pedro Sanchez et je le dis Kirstammer en dehors de l'Union Européenne et d'autres feront un choix politique majeur en matière de défense et de soutien à l'industrie continentale européenne en matière de défense ce sera le tournant et ce sera le moment majeur qui devra intervenir alors ça prend un peu trop de temps je préférerais que ça aille plus vite que ce soit plus rapide mais je pense qu'on n'a pas le choix et on devra activer cette défense européenne en intégrant d'ailleurs On en parle depuis tellement de temps Charles Michel C'est vrai mais on ne peut pas dire qu'il n'y a pas eu du progrès il y a des progrès qui ont été réalisés en lien avec la guerre contre l'Ukraine dans le domaine des munitions par exemple si je regarde les pays nordiques l'Allemagne qui était en dehors de l'Union Européenne en termes de défense est revenue dans le jeu européen en termes de défense donc il y a des mouvements intéressants qui sont en train de s'opérer tous les pays européens investissent davantage en termes de défense et sont que ce soit coordonné et fait en européen
un mot d'économie et de compétitivité européenne la commission européenne qui va dévoiler la semaine prochaine ces mesures pour défendre le Made in Europe c'est un projet porté à l'origine par la France qui prévoit en bon français une préférence européenne comme on dit l'obligation pour les entreprises qui reçoivent des fonds publics de produire sur le sol européen est-ce que vous soutenez cette initiative ?
bien sûr la philosophie je la soutiens bien entendu mais je veux quand même être précis et nuancé moi je ne crois pas du tout à ce que l'on puisse tout produire en Europe et ce n'est même pas souhaitable à mon avis par contre je pense qu'il faut être malin il faut être malin ça veut dire qu'il faut identifier des secteurs stratégiques qui nous rendent influents et qui nous rendent beaucoup moins dépendants il faut diversifier nos chaînes d'approvisionnement quelle est la faiblesse au niveau de l'Europe ?
on est assez simple on a été trop dépendant d'une énergie bon marché qui venait de Russie pendant de très nombreuses années trop dépendant de produits bon marché fabriqués en Chine et trop dépendant d'une sécurité assurée par les américains il ne faut pas qu'il y ait un tournant protectionniste sûrement pas protectionniste je reviens d'Inde j'ai rencontré il y a quelques jours le premier ministre Modi et j'ai rencontré de nombreux hommes d'affaires indiens nous venons de conclure un accord commercial puissant, important avec l'Inde qui est un gisement d'opportunités pour nos entreprises il y a là en Inde un marché qui est gigantesque une démographie qui est importante une croissance qui est élevée c'est la capacité pour nos PME pour nos entreprises de conquérir de nouveaux marchés et d'aller chercher de la richesse là où elle se trouvera demain
il nous reste très peu de temps Charles Michel mais j'aimerais qu'on évoque quand même l'Iran 30 000 morts en 48 heures c'est le bilan en tout cas provisoire de la répression qui a été enclenchée par le régime iranien sur sa propre population c'était début janvier et les chiffres viennent de plusieurs ONG est-ce qu'on a été à minima trop attentiste sur cette question européenne
en tout cas on ne peut pas se taire c'est une oppression qui est absolument ignoble et moi je pense à ce peuple iranien qui depuis des décennies s'est battu contre deux dictatures d'abord la dictature du chat je veux le rappeler et puis la dictature des molas aujourd'hui et donc nous devons être du côté de tous ceux qui défendent la liberté en Iran qui défendent le plus vite possible des élections libres transparentes au moment où ce régime tombera parce que ce régime finira par tomber mais vous dites
qu'on ne peut pas se taire mais on s'est un peu tue ou pas en tout cas
j'étais il y a quelques jours dans une manifestation à Berlin aux côtés des Iraniens qui se mobilisent pour la liberté et la démocratie et une chose il ne faut pas qu'une fois encore le peuple iranien se fasse voler son futur je vois que le fils du chat s'autoproclame en dehors de tout principe en dehors de tout principe démocratique s'autoproclame alors que l'on sait à quel point la dictature du chat a amené beaucoup de souffrance et de malheur pour le peuple iranien
Alors Charles Michel j'aimerais avoir aussi votre regard sur ce qui se passe en France ce qui fait l'actualité c'est la mort d'un jeune militant identitaire de 23 ans après un passage à tabac Georgia Meloni s'est dit choqué par ces événements et déplore un climat de haine idéologique en Europe et vous ?
Je crois qu'on doit faire attention parce qu'effectivement on voit bien ces dernières années qu'il y a une polarisation extrémiste du débat démocratique y compris sur le sol européen et qui amène à des actes de violence absolument intolérables et je pense pendant des décennies après ce drame de la deuxième guerre mondiale on a réussi à créer un espace pacifique un espace de respect mutuel où on peut diverger on peut être de gauche de droite on peut avoir des opinions différentes croyants, non-croyants peu importe mais on partage un socle de valeurs qui nous permettent de débattre ensemble de vivre ensemble de décider Et ça c'est en train de se fissurer ?
On voit bien que s'il se passe et d'ailleurs de nouveau principalement au départ de la manière de faire de la politique aux Etats-Unis irradie de plus en plus sur le plan européen et on voit bien qu'il y a de plus en plus de leaders politiques d'extrême gauche ou d'extrême droite peu importe d'ailleurs qui s'inspirent d'une méthode de l'agression verbale permanente de l'outrance permanente de la caricature permanente du mensonge permanent et ça crée des tensions et ça dramatise un certain nombre d'émotions ça amène à être à fleur de peau avec les risques des dérapages et dans un moment tel que celui-là moi je pense que le président Macron a parfaitement raison d'appeler au calme d'appeler au sang-froid et de remettre je peux parler comme ça de nouveau l'église au milieu du village et de faire en sorte qu'on retrouve un peu de rationalité
ce sera le mot de la fin merci beaucoup Charles-Michel merci d'avoir répondu à notre invitation président émérite du Conseil européen merci d'avoir été mon invité ce matin on passe tout de suite à l'info au plus près de chez vous on va ouvrir une page à l'élection municipale on va prendre la direction de Lille tout de suite où Martine Aubry a laissé la place il y a quelques mois à son dauphin Arnaud Deslandes il doit faire face au candidat écologiste qui avait failli l'emporter en 2020 Marion Lopageux nous raconte cette campagne depuis l'intérieur regardez ambiance de fête avant la bataille des municipales comme tous les mois les seigneurs ont droit à leur bal endroit idéal pour Arnaud Deslandes le maire sortant et candidat du parti socialiste de continuer à se faire connaître 10 mois après avoir pris la succession de Martine Aubry l'ancien stagiaire qui a gravi tous les échelons se voit déjà en rassembleur de la gauche au deuxième tour alors que le PS a failli perdre la mairie en 2020 à 227 voix près le maire candidat est confiant
je reconnais que nous n'avons pas les verts avec nous au premier tour je leur ai tendu la main ils ne l'ont pas souhaité de vous à moi je considère par contre qu'on ne compte pas une candidature juste sur l'envie de revanche et d'ailleurs je constate qu'on a aussi
beaucoup de points de convergence entre nous entre nos programmes ce qui je pense facilitera l'accord du second tour en tout cas moi je leur tends déjà la main pour le second tour je regrette qu'on n'ait pas fait un accord dès le premier tour mais la gauche n'est pas aussi divisée que ça elle est largement rassemblée derrière moi aujourd'hui son principal adversaire
Stéphane Bally je suis conseiller municipal et candidat pour les élections municipales en mars prochain on vote
pas de déficit de notoriété c'est bien Stéphane Bally qui a failli rafler la mairie en 2020 pour le candidat écolo il est impensable de s'allier avec le PS avant ou après le deuxième tour des municipales
il n'y a pas de guerre à gauche Lille Lille est une ville profondément à gauche en dernière législative la gauche fait plus de 70% moi je ne suis pas partisan des accords de coin de table je suis partisan de proposer un projet une incarnation une méthode et les Lillois les Lilloises choisiront
cette querelle des gauches
est idéale pour la droite qui y voit une occasion de faire basculer la ville
La vérité c'est que à chaque élection la gauche part en ordre de marche un peu éclatée et donc c'est à nous justement les républicains le parti des républicains de rappeler à quel point la république est importante et de rappeler à quel point nos idées nos valeurs sont importantes et on y est attaché et que c'est nous qui les défendons La droite et le centre sont eux aussi divisés Violette Spilbou arrivée troisième lors des municipales de 2020 se revendique du bloc central elle aussi est attentive à l'émiettement de la gauche passage obligé des candidats le marché du samedi matin Ah bon ? Oui
J'entendais Vous faisiez quoi avec le Père Moroy ?
J'étais directeur d'une association pour personnages
Ah ça s'appelait comment ?
SOS Trois-Images
Ah bah oui On a un projet qui est Lilo-Lilo c'est surtout ça qui est important En fait vous le voyez ce matin personne ne me demande mon parti politique mon étiquette parce qu'ils savent qu'avoir un maire demain c'est plutôt avoir un maire qui s'est rassemblé qui sait avoir un esprit de concorde quand on fait référence à Pierre Moroy c'est de ça qu'on se souvient c'est une métropole européenne de Lille qui est gouvernée avec la droite et la gauche ensemble et c'est ça que moi je veux recréer à Lille
Mathieu Vallée candidat pour le Rassemblement National préfère le porte-à-porte plus direct auprès des électeurs selon lui
bonjour monsieur je suis candidat
à la mairie de Lille pour le Rassemblement National Mathieu Vallée ancien policier et donc comme la sécurité c'est un thème majeur pour moi à la ville je suis Lillois voilà j'aurais pu rester flic et du coup je m'engage
je pense que six ans
après les cartes sont rabattues puisque Martine Aubry est partie après 24 ans de baronie
et donc aujourd'hui on sera jugé j'espère sur notre programme voilà donc au niveau national le Rassemblement National a fait sa preuve qu'il pouvait gouverner parce qu'à l'Assemblée National on propose des choses concrètes et bien je vais faire la même chose au niveau municipal proposer des choses concrètes des policiers municipaux en plus des commerces en moins qui ferment la grande place qu'on ne veut pas piétonniser voilà c'est très concret et c'est du tout de suite si on est élu selon un sondage IPSOS commandé par le parti socialiste en septembre le RN passerait la barre du second tour avec 11% d'intention de vote les listes LFI Renaissance et les écologistes sont au coude à coude entre 16 et 19% des voix quant au maire sortant il est crédité de 27% d'intention de vote et pour être tout à fait complet je vous donne les autres listes en liste à Lille liste lutte ouvrière elle est menée par Pierre Madelein liste LFI Lawera à douche liste écologiste et génération Stéphane Bally liste Lisse Lille prospère David Mecci la liste au-delà des partis menée animée par Baptiste Roussel et puis je vous donne rendez-vous si Public Sénat organise le premier grand débat entre candidats à la mairie c'est un événement exceptionnel qu'on vous propose en partenariat avec nos amis de BFM Grand Lille le débat aura lieu ce soir 17h on voulait vous montrer l'envers du décor ce matin on va retrouver tout de suite Adrien Lannoy Adrien bonjour vous présentez cette émission avec Oriane Manchini qu'on ne présente plus racontez-nous un peu comment vous vous préparez
On se prépare très bien avec Oriane depuis plusieurs jours on a échangé sur les thèmes qui font cette campagne des municipales on en a choisi trois puisque vous avez déjà bien présenté les candidats dans votre reportage que l'on vient de voir moi je vais vous parler plutôt des sujets de ce débat ce soir il y aura donc effectivement la sécurité avec des thèmes bien précis à Lille faut-il ou pas armer la police municipale Martine Aubry a toujours dit non c'est non également pour Arnaud Deslandes le maire actuel mais Violette Spielbooth où Mathieu Vallée Louis Delmer à droite sont pour il y aura donc débat sur l'armement de la police municipale débat également concernant le secteur de Masséna Solferino c'est un peu le quartier de la fête où il y a souvent des nuisances nocturnes les riverains qui râlent depuis des années comment sécuriser et améliorer le cadre de vie des riverains dans ce quartier le deuxième thème ce soir ce sera l'attractivité on a entendu Mathieu Vallée parler de la piétonnisation de la Grand Place c'est tout récent c'est un vrai symbole la Grand Place de Lille il est devenu 100% piétonne il y a juste un mois le 12 janvier mais ça s'est fait un peu à marche forcée rapidement on a senti qu'Arnaud Deslandes voulait cette piétonnisation avant les élections municipales tout le monde n'est pas d'accord faut-il la maintenir en l'état l'élargir comment réagissent les commerçants également à Lille c'est un sujet d'actualité chez nous et puis le stationnement également Martine Aubry a voulu un stationnement payant dans toute la ville pour les Lillois forcément c'est une mesure contre le pouvoir d'achat dénoncent ses opposants aujourd'hui c'est un vrai sujet de débat ce soir entre les candidats puis le dernier thème ce sera le logement avec l'encadrement des loyers à Lille qui n'est pas si efficace que ça selon un rapport d'un observatoire privé il y a quelques mois et puis le dossier Saint Sauveur c'est très précis c'est une grande friche une ancienne gare de triage de 23 hectares qui est un peu comme une verrue en centre-ville Martine Aubry voulait faire 2000 logements d'autres voulaient faire tout simplement un parc urbain pour ces quartiers populaires il y aura encore débat entre les candidats ce soir avec Oriane Mancini ils sont 6 autour de la table à 17h 3 débats beaucoup de sujets donc à évoquer ce soir on continue de peaufiner ces questions on vous donne rendez-vous à 17h
et on sera là à 17h merci beaucoup Adrien pour le programme et très bon débat à vous on vous regardera bien évidemment tout à l'heure allez on va tout de suite continuer à parler de ces élections municipales avec vous Guy Mette les municipales notamment à Marseille c'est très chaud on en parle dans la presse ce matin
oui c'est très serré et rien n'est joué selon un sondage élab réalisé pour la Provence vous le voyez Benoît Payan est au coude à coude avec le candidat à Rassemblement National Franck Alizio le maire sortant est à 31% dans les intentions de vote quand son rival est à 29% pour l'extrême droite c'est un niveau inédit pour un scrutin local à Marseille et puis loin derrière eux la candidate d'hiver droite Martine Vassal est pour l'instant à 21% le match à 3 est en train de se transformer en duel
et à Montpellier c'est pour l'instant le maire sortant qui fait la course en tête
oui et de loin de très très loin selon les résultats d'un sondage réalisé par l'IFOP vous le voyez pour midi libre au premier tour le socialiste remporterait 35% des voix c'est-à-dire 19 points d'avance sur la candidate suivante l'insoumise Nathalie Oziol qui en récalterait 16% et puis à la troisième place l'humoriste Rémi Gaillard crée la surprise avec 10% des voix en 2020 il avait déjà été candidat il avait d'ailleurs manqué le second tour à 200 voix près
dans l'actualité également cette ancienne chanteuse pop candidate à Paris oui Steve
rappelez-vous de cette chanson
ah là je ne me rappelle pas
c'était l'un des tubes de 2007 et bien 19 ans plus tard Coxie son interprète rejoint la liste de Sarah Knafo Coxie Laure Cohen de son vrai nom sera tête de liste dans le 14ème arrondissement l'ancienne chanteuse devenue coach en prise de parole se dit pourtant apolitique mais après une rencontre avec l'eurodéputée reconquête elle s'est dit admirative je cite de ses propositions et de son programme elle a donc accepté de figurer sur sa liste je ne suis pas d'hémorienne je suis simplement une parisienne à boutenaires assure-t-elle ce qui m'intéresse c'est la vie des gens
merci beaucoup Guimet on vous retrouve tout à l'heure pour la revue de presse en région on va tout de suite parler des crues historiques qui touchent une grande partie du territoire et notamment l'ouest de la France on retrouve le sénateur RDSE Michel Masset qui est avec nous depuis je crois la gare de Bordeaux monsieur le sénateur bonjour vous attendez je crois la ministre et vous avez deux trois mois à lui dire je crois oui tout à fait bonjour je me trouve à Aiguillon dans l'Oté-Garonne on attend patiemment madame la ministre pour 4-5 points brièvement bien sûr l'annonce de l'état de catastrophe naturelle je rappelle qu'on est inondé quand même depuis 7 jours donc c'est un minimum deuxième point c'est un déblocage de fonds exceptionnels pour les habitants sinistrés mais également pour les collectivités territoriales on pourrait y revenir dessus pour un principe
de solidarité d'égalité pour tous les citoyens qui subissent
des dégâts nationaux l'autre point c'est une vigilance particulière sur les assurances afin de pouvoir bénéficier d'une myriade d'experts dans un délai extrêmement contraint et très rapide que ça soit vraiment efficace de suite et puis faciliter l'instruction des dossiers d'anonymisation notamment je pense au régime du cadre dans le cadre agricole qui est particulièrement touché mais également l'industrie voilà je vais vous dire un petit mot en gros vous dites vous posez la question où est Sébastien Lecornu vous n'êtes pas assez accompagné par le gouvernement aujourd'hui c'est ce que vous dites écoutez certainement que l'État a pris le temps pour nous faire de très belles annonces aujourd'hui d'accord donc c'est un euphémisme pour dire voilà ça presse il va falloir nous aider au plus vite et notamment aider les collectivités locales il y a une urgence il y a une urgence parce que vous le savez il y a deux événements climatiques qui sont conjugués à la fois des inondations et également une tempête ce qui est exceptionnel on a toujours des maisons qui sont bien entendu inondées des foyers qui n'ont pas d'électricité heureusement qu'il y a l'entraide fraternelle entre les habitants heureusement également qu'il y a une mobilisation générale de la part des services de l'État de M.
le Préfet des pompiers nos sapeurs-pompiers qui sont là volontaires et combien important les collectivités ont joué le rôle que ce soit le département ou les mairies voilà mais tout cela au bout de cette journée n'est plus tenable on a bien entendu votre message monsieur le sénateur oui allez-y un dernier point si je peux permettre un dernier point si je peux permettre revoir très très rapidement la GEMAPI on appelle à une solidarité nationale on ne peut pas demander un territoire comme nous petite communauté de communes de 19 000 habitants où on collecte 500 000 euros sur une taxe qu'on n'a pas demandé avec 19 millions de travaux aujourd'hui c'est bien noté merci les prêches vont continuer voilà je vous remercie merci beaucoup monsieur le sénateur et bon entretien avec la ministre Guimet on va continuer à parler avec vous des inondations et des crues parce qu'évidemment ça fait la une des quotidiens régionaux ce matin
oui notamment du courrier Picard le quotidien qui s'inquiète regardez l'assurance habitation va encore grimper dans les Hauts-de-France de 9% de plus en moyenne cette année il s'agit des plus fortes hausses de France en cause vous l'avez dit les risques climatiques dont les inondations notamment sur le littoral résultat en Picardie les primes d'assurance devraient continuer d'augmenter dans les prochaines années et certains territoires pourraient même à terme ne plus être rassurables
des paillettes on veut des paillettes on veut des JO avec de l'or avec effectivement la première place remportée hier par les filles en relais biathlon
c'était oui aux JO de Milan Cortina irrésistibles selon l'astre républicain renversantes pour le Dauphiné libéré les Bleus ont créé l'exploit 34 ans après les pionnaires des JO d'Alberville en 92 les quatre françaises ont écrasé la concurrence et avec ce nouveau sacre le sixième et bien la France bat son record en nombre de médailles d'or aux JO
et à deux jours de l'ouverture du salon de l'agriculture la montagne se penche sur les liens entre les bêtes et ceux qui les élèvent
oui l'amour et dans les tables au titre vous le voyez la montagne qui raconte même s'ils finissent par les conduire à l'abattoir et bien les éleveurs nouent des liens aussi forts que particuliers avec leurs animaux et pour la première fois depuis sa création le salon de l'agriculture n'accueillera donc aucun bovin cette année
pas de paillettes donc au salon de l'agriculture merci beaucoup Guimet pour ce tour complet de l'actualité en région les suites tout de suite de l'affaire Quentin Deranck une semaine après le passage à tabac du militant identitaire qui a succombé à ses blessures l'enquête progresse deux assistants parlementaires du député Raphaël Arnaud sont toujours en garde à vue LFI et dans la tourmente on en parle dans un instant mais tout de suite ce sujet il est signé Gaspard Bunel Manifestation organisée par l'extrême droite à Lille où minute de silence hier au Sénat cinq jours après sa mort les hommages pour Quentin Deranck se multiplient mais après le recueillement les passes d'armes politiques ont repris au centre de toutes les attaques la France insoumise
LFI est née dans la violence avec cette formule désormais célèbre prononcée en 2012 tout conflictualisé et LFI mourra de la violence au fur et à mesure que la lumière sera faite sur l'incroyable proportion de délinquants au sein de ses députés
deux assistants parlementaires du député insoumis Raphaël Arnaud sont mis en cause dans l'affaire le gouvernement accentue donc sa pression sur l'élu condamné pour violence volontaire en réunion en 2022
je souhaite que dans le débat parlementaire que nous ayons ensemble nous puissions réfléchir également à ce que toute personne encourageant et étant condamnée par la justice pour ça bien évidemment à la violence puisse également avoir une peine d'inégibilité
de son côté Jordan Bardella va même plus loin et demande de faire un front républicain contre la France insoumise
j'appelle donc à constituer un véritable cordon sanitaire pour isoler la France insoumise et la tenir à l'écart des institutions que ce soit à l'Assemblée nationale où ses députés siègent dans de nombreuses instances ou en vue des prochaines élections municipales
les responsables LFI se défendent d'être associés au meurtre de Quentin de Ranque la France insoumise j'ai déjà eu l'occasion de le dire à plusieurs reprises n'a aucune responsabilité dans les actes dramatiques qui ont été commis jeudi à Lyon et donc je demande que maintenant ça s'arrête ces accusations parce que comme on l'a vu ce matin et comme on le voit depuis plusieurs jours ces accusations elles ont ensuite des conséquences en plus des dégradations commises contre des permanences LFI le siège du parti a été visé par une alerte à la bombière les occupants ont dû être évacués Y a-t-il une affaire LFI assiste-t-on à une grande récupération politique pour en parler pour en débattre j'accueille sur ce plateau Aurore Malval bonjour bonjour grand reporter au service politique de Marianne bonjour Michael Darmon j'allais dire camarade mais oui camarade Michael Darmon ça va ?
pourquoi pas éditorialiste politique I24 News très simplement on le voit que cette enquête progresse on voit qu'il y a une sorte d'embrasement dans la classe politique Aurore il y a une affaire LFI aujourd'hui ? de fait oui il y a une affaire LFI puisque
l'assistant parlementaire d'un député LFI a été placé en garde à vue enfin même deux deux et un stagiaire et un stagiaire et que un député de la France Insoumise est le cofondateur de la Jeune Garde le mouvement qui serait impliqué dans l'affaire mais je dirais qu'il y a surtout une affaire LFI aujourd'hui parce qu'effectivement il y a dans la lignée de l'hystérisation politique à laquelle on assiste mais qui ne date pas de l'affaire Quentin on a effectivement cet embrasement général et c'est Aurore sur LFI alors pour différentes raisons avec différentes façons de faire des différents groupes politiques mais oui la France Insoumise est aujourd'hui au cœur de cette affaire et même je dirais de la façon dont se redéfinit le champ politique
mais est-ce qu'on n'assiste pas quand même à une grande récupération politique on va les entendre on va entendre Jordan Bardella on va entendre un peu plus tard Bruno Retailleau sans vraiment rentrer pour l'instant dans les détails on voit que voilà c'est Aurore sur LFI et on c'est pas tout à fait Ananda à moins d'un mois maintenant des élections municipales oui mais c'est logique aussi avec l'évolution politologique d'LFI il ne faut quand même pas oublier que aussi depuis des mois et des mois maintenant et même plus que ça dans tous les sondages la France Insoumise est considérée comme le parti le plus dangereux par les français sondés et non pas pour des analystes ou des observateurs de la vie politique que Jean-Luc Mélenchon est considéré comme étant le personnage politique le plus rejeté par les français et que c'est la conséquence également de la matrice politique qui a été posée par Jean-Luc Mélenchon et en particulier aussi par le groupe des insoumis à l'Assemblée qui est d'organiser la conflictualité le bruit et la fureur et de poser le conflit et le chaos comme étant la manière de faire de la politique donc de ce même vue-là on est dans une logique aussi d'incitation et puis cette affaire elle met au jour aussi la mécanique qui existe entre la jeune garde et la France Insoumise c'est-à-dire qu'effectivement c'est un groupe qui est à proximité on le voit bien en solidarité avec la France Insoumise et tranquillement discrètement on voit que ces membres obtiennent des postes de collaborateurs au sein de l'Assemblée nationale on le voit de manière assez claire donc le lien est établi de toute façon entre le mouvement d'autodéfense et le mouvement politique sur la stratégie peut-être de la France Insoumise alors Jean-Luc Mélenchon Manuel Bompard répètent ils condamnent la violence politique etc.
et puis sur la contre-attaque très précisément au début j'ai l'impression une petite hésitation du côté de la France Insoumise et puis très clairement ensuite Jean-Luc Mélenchon est allé en disant on soutient la jeune garde quelle est la ligne aujourd'hui du parti Aurore ? De toute façon la France Insoumise n'abandonne jamais les siens ça c'est quand même un principe
qui a été posé c'est-à-dire dans l'adversité même la plus totale d'ailleurs alors même si dans l'affaire Quatennens par exemple Jean-Luc Mélenchon avait tenu bon contre une partie de son parti d'ailleurs Adrien Quatennens avait quand même été suspendu temporairement du groupe à l'Assemblée nationale dans le cas de Raphaël Arnaud c'est quand même un petit peu plus délicat parce qu'il n'est pas directement en tout cas pénalement on ne lui reproche rien il n'est pas il n'a pas été placé en garde à vue
il n'a pas à ce stade de l'enquête été entendu effectivement on a entendu lorsque Manuel Bompard est interrogé à plusieurs reprises il dit je trouve d'ailleurs de façon assez claire que si des membres de la jeune garde sont impliqués qu'effectivement ils devront être condamnés et même la France insoumise en tout cas moi c'est comme ça que je l'avais compris à l'époque ne soutiendrait plus la requête justement pour demander
la non-dissolution de ce groupe parce que vous savez la jeune garde a été dissoute par Bruno Retailleau et l'affaire est en réexamen devant le Conseil d'État qui devait se prononcer d'ailleurs le 11 février finalement cette audience a été décalée et évidemment la jeune garde a des soutiens qui jusque-là demandaient à ce que le mouvement ne soit pas dissous donc j'avais compris en tout cas dans cette expression de Manuel Bompard qu'il s'agissait aussi de ne pas assumer précisément tout ce que faisait la jeune garde Jean-Luc Mélenchon a eu peut-être un discours assez différent mais qui correspond à Jean-Luc Mélenchon c'est-à-dire on ne laisse pas les seins sur le bord de la route et aussi face je dirais aux attaques et bien la France Insoumise fait bloc donc ça c'est la stratégie même si ça peut effectivement en embarrasser certains en interne je ne suis pas sûre que tout le monde soit exactement
sur la ligne Jean-Luc Mélenchon puisqu'on parlait des réactions politiques je voulais vous faire écouter Jordan Bardella qui s'en est à nouveau pris à la France Insoumise c'était hier à l'occasion d'une conférence de presse
La veille du lynchage de Quentin la France Insoumise affirmait dans un communiqué officiel soutenant le recours du groupuscule devant le Conseil d'État contre sa dissolution nous le disons fièrement la jeune garde est essentielle De son côté la patronne des écologistes Marine Tondelier signait elle une tribune en soutien sans équivoque à cette milice Depuis plusieurs années la jeune garde s'est donc constituée en bras armés de la gauche
Comment vous analysez tout ça Michael ? C'est le RN qui essaye de refiler le mystique gris de la diabolisation à la France Insoumise ?
Il fait de la politique franchement n'importe qui à sa place dit la même chose c'est normal de son point de vue et là où il est et puis surtout il prend acte d'une évolution qui n'est pas nouvelle toutes les études également les sondages depuis des mois et des mois attestent que ce qui est en train de se former notamment à l'occasion du scrutin des élections municipales on verra pour après c'est la constitution d'un front républicain anti-LFI tous les sondages et tous les instituts l'ont mis en avant comme étant la bascule nouvelle et la nouveauté également politique en train de faire jour Mais bien sûr vraiment le RN ce n'est pas un parti complètement neutre pour le dire avec euphémisme mais ils ont été diabolisés et à raison pendant des années et des années et là Jordan Bardella essaye de dire bah non nous maintenant on est clean et c'est les autres les méchants c'est pas qu'il essaye il le dit déjà clairement et puis il pousse sa stratégie on verra si les français la valident nous on ne peut pas dire aujourd'hui regardez il instrumentalise de là où il est par rapport à son métier par rapport à sa position et ses ambitions c'est parfaitement normal qu'il dise ça parce qu'il a beau jeu de le dire parce qu'on voit bien qu'on a un Jean-Luc Mélenchon qui aujourd'hui voit le chaos et la fureur lui revenir en boomerang et le met dans une crise qui peut être fatale par rapport à son magistère alors Bruno Retailleau dit à peu près la même chose on va l'écouter et puis je vous donne la parole tout de suite on écoute Bruno Retailleau sur cette nécessité de faire un cordon contre, pas de front républicain mais un cordon sanitaire autour, contre la France insoumise écoutez pour moi le cordon sanitaire c'est contre LFI je l'ai dit je l'ai redit j'avais indiqué à un certain nombre de reprises que pour moi désormais il quittait le champ républicain et qu'on devait barrer la route et que pas une seule voix ne devait aller sur des candidats soutenus ou des candidats LFI ça vous étonne Aurore ?
non ça ne me surprend pas du tout parce que c'est effectivement la stratégie de Bruno Retailleau depuis plusieurs mois voire années le temps passe si vite moi je me souviens d'entendre Bruno Retailleau répéter qu'il était rentré au gouvernement pour faire barrage à la gauche d'ailleurs là il ne parlait pas de la France insoumise il parlait de la gauche et d'ailleurs je pense que c'est assez intéressant parce qu'on va très vite assister et on y assiste déjà
dans les expressions à la fois du Rassemblement National mais aussi de LR à finalement pratiquer le déshonneur par association c'est-à-dire que la France insoumise
est d'abord ciblée puis ensuite ça s'étend au reste de la gauche on entend notamment les supporters de Rachida Dati
pointer le fait que la jeune garde aurait soutenu faisait partie des soutiens du nouveau front populaire donc que son adversaire à la mairie de Paris Emmanuel Grégoire était soutenu et avait donc des liens avec la jeune garde donc on voit bien comment tout cela va progresser et d'ailleurs je dirais que l'attitude de Bruno Retailleau qui évidemment récupère encore une fois cette brutalisation de la vie politique
cette hystérisation elle n'est pas que le fait de la France insoumise lorsque Bruno Retailleau dit ça ou même le disait avant il participe aussi de cette violence politique
et d'ailleurs on va voir donc que très rapidement toute la gauche va un petit peu se trouver ciblée
pour cette proximité pour le fait d'avoir fait des accords C'est toute la gauche dans le même sac
Exactement et donc c'est aussi pour ça qu'à gauche il y a une gêne un petit peu entre deux attitudes finalement soit faire bloc justement pour défendre ce bloc de gauche pour défendre aussi face à l'extrême droite encore une fois ce combat qui les oppose qui est un combat aussi idéologique face à la montée de l'extrême droite et aussi le fait doit-on crier finalement se distancer crier haro avec les autres au risque
d'être balayé par cette vague qui emportera toute la gauche Vous parlez de la gauche vous avez entendu Olivier Faure quelque part je crois qu'il a fait une note de blog Michael qui est assez discret non Olivier Faure Oui c'est que Marine Tondelier peut-être même on peut faire peut-être je ne sais pas une déclaration en vert on ne sait pas pour essayer de récupérer effectivement une localisation mais ça montre bien effectivement cet embarras qu'on évoquait à l'instant effectivement qu'on réévoquait de la gauche mais qui est aussi une raison très prosaïque ne serait-ce que par exemple sur l'île de France vous avez une quarantaine de listes municipales où vous avez une association entre l'EPS et LFI donc de ce point de vue-là il y a aussi des enjeux nous sommes quand même à un mois d'une élection et à un an d'une élection présidentielle bien évidemment qu'il y a des intérêts électoraux qui président à la prudence de certains et Olivier Faure et celui qui a construit le nouveau Front Populaire qui a construit donc cette alliance avec LFI ou LFI dans cette logique-là d'ailleurs était dominante et il n'a pas la possibilité encore politique de clarifier comme l'affaire Raphaël Glucksmann François Hollande ou Jérôme Gage Pour revenir aussi sur Bruno Retailleau on avait un sénateur tout à l'heure un sénateur LR qui nous disait ben voilà moi c'est plutôt la ligne Chirac et une Chirac on ne pactise pas on ne fait pas d'alliance avec le Rassemblement National là on est en train de basculer dans autre chose aussi parce que Bruno Retailleau ce qu'il dit c'est important c'est le cordon sanitaire pour moi c'est contre LFI Oui c'est ça pour lui c'est la nouveauté et cette manière aussi d'installer subrepticement et de légitimer une mécanique d'union des droites parce que si effectivement on fait un front républicain contre LFI alors à un moment donné on est fondé à pouvoir s'associer ne serait-ce que ponctuellement avec le RN d'ailleurs le gendarme Adela il y a quelques jours a quand même déjà aussi envoyé un message en disant pour faire battre la gauche dans certaines villes on regardera au cas par cas les possibilités d'accords ou de désistements mais on voit bien monter effectivement cette musique crypto-chiracienne que porte d'ailleurs quelqu'un comme vous avez Bertrand depuis longtemps puisque son slogan c'est ni LFI ni le RN on pourrait penser qu'il est rejoint peut-être par l'évolution des événements mais ça pose quand même un problème parce que si effectivement le centre ou le bloc central n'est pas assez fort pour la présidentielle pour avoir effectivement un candidat dans ces cas-là s'il y a un choix au deuxième tour à la présidentielle entre le RN et LFI ça veut dire quoi ni RN ni LFI ?
Mais l'union des droites on en prend le chemin en fait c'est ce qu'on entend dans la bouche de Bruno Retailleau il n'appelle pas lui formellement l'union des droites je crois que c'est l'union des électeurs Oui, ce qu'il dit Bruno Retailleau c'est qu'il veut
effectivement prendre dans le tapet dans le vivier si je puis dire trivialement des électeurs du Rassemblement National pour les ramener chez les Républicains
mais en fait c'est toujours le même fantasme qui existe à droite c'est réussir à nouveau l'OPA que Nicolas Sarkozy avait pratiqué en 2007 et récupérer pour eux
à leur bénéfice les électeurs du Rassemblement National mais c'est vrai que idéologiquement on a du mal à voir ce qui différencie réellement un Bruno Retailleau d'un Jordan Bardella lorsqu'on entend leurs expressions et même effectivement lorsqu'on les entend s'exprimer sur cette attaque je pense d'ailleurs ça va plus loin que reprocher à la France insoumise d'avoir pris en son sein
adoubé la jeune garde il s'agit de prouver presque que ontologiquement la gauche serait violente et que ce mysté gris justement de la diabolisation il rejaillerait il serait mis à gauche pour de nombreuses années est-ce que ça veut dire pour autant que Bruno Retailleau veut faire l'union des droites je ne suis pas sûre pas tout de suite en tout cas il veut essayer d'abord de tenter de mener son aventure et d'essayer lui d'émerger face à l'extrême droite voire éventuellement d'ailleurs il ne cracherait pas
je pense sur un front républicain qui se constituerait face à lui si des gens si d'aventure ils se retrouvaient candidats face à Jordan Bardella donc tout ça est quand même un peu hypocrite
à faire à suivre chère autre sujet important c'est cru exceptionnel qui frappe la France depuis le 1er janvier il est tombé sur le sud-ouest de la France l'équivalent d'un hiver entier beaucoup de villages sont sous les eaux beaucoup d'agriculteurs aussi sont complètement désespérés par la situation certains élus regrettent l'absence du gouvernement à leur côté écoutez le sénateur Michel Massé c'était tout à l'heure il y a deux événements climatiques qui sont conjugués à la fois des inondations et également une tempête ce qui est exceptionnel on a toujours des maisons qui sont bien entendu inondées on attend patiemment madame la ministre pour 4-5 points brièvement bien sûr l'annonce de l'état de catastrophe naturelle je rappelle qu'on est inondé quand même depuis 7 jours donc c'est un minimum deuxième point c'est un déblocage de fonds exceptionnels pour les habitants sinistrés mais également pour les collectivités territoriales l'autre point c'est une vigilance particulière sur les assurances afin de pouvoir bénéficier d'une myriade d'experts dans un délai extrêmement contraint et très rapide Michael vous qui avez des infos sur tout vous savez où est Sébastien Lecornu ?
bah bon on le cherche également il est certainement dans son bureau et avec à gérer cette crise de loin non ce qui frappe c'est qu'effectivement vous avez dit vous même dans votre lancement cru exceptionnel je pense qu'il faut enlever le mot exceptionnel c'est à dire qu'on va devoir s'habituer et ça va faire partie de la norme et donc que des politiques publiques soient maintenant mises en place de façon extrêmement puissante mais c'est vrai qu'avant on voyait tout de suite un premier ministre on se souvient de Jean-Pierre Raffarin dans les marées noires et autres inondations venir au chevet des populations blessées là le gouvernement reste au sec mais alors comment vous l'expliquez c'est quoi ?
c'est effectivement parce qu'il y a d'autres sujets qui sont aussi très importants mais vous avez des milliers de français qui sont les pieds dans l'eau des villages qui sont sous les eaux comment vous expliquez ce silence relatif alors Sébastien Lecornu pour être tout à fait clair il était malade hier il n'est pas venu aux questions d'actualité au gouvernement peut-être alors il y a un déplacement qui est prévu dans l'après-midi mais pour l'instant c'est un peu silence radio
elles n'ont pas commencé elles n'ont pas commencé hier effectivement c'est vrai que moi j'ai été assez frappée de voir Monique Barbu qu'on a peut-être pour certains téléspectateurs des chaînes d'info en continu découvert à cette occasion commentons depuis les salons dorés de son ministère et bien les crues c'est vrai que ça donne toujours je trouve que c'est prêter facilement le flanc à la critique alors qu'il pourrait en être autrement c'est pas si difficile que ça
de se déplacer sur le terrain montrer que le gouvernement est aux côtés des concitoyens
et d'ailleurs parfois ça coûte cher je rappelle que le ministre justement Monsieur Mati qui avait dû démissionner pour avoir commenté la canicule à l'époque sous Jacques Chirac en bras de chemise depuis son lieu de vacances donc c'est important les symboles ça compte alors pourquoi on ne s'en est pas soucié est-ce que c'est parce qu'effectivement ce gouvernement là est un gouvernement un petit peu faible qui ne semble pas en tout cas avoir une grande prise sur les décisions et qui gère finalement le tout venant mais qui ne qui ne s'attache pas en tout cas à donner de la symbolique du pouvoir à ses concitoyens
Est-ce que ça veut dire aussi que ce sujet de l'adaptation des règlements climatiques va venir percuter en tout cas pas percuter mais venir s'imposer dans la campagne des municipales qui débute ?
En tout cas certainement la manière dont au fond les grands sujets régaliens ne sont pas traités par le sommet d'état et s'imposent maintenant aux élus locaux on le voit déjà c'est en train d'arriver vraiment au coeur de la campagne et des demandes des électeurs mais on voit bien que les digues face au cru ont cédé peut-être que les digues politiques seront un peu plus fortes C'est l'heure de l'histoire du jour et vous savez l'histoire du jour c'est toujours beaucoup d'amour aujourd'hui j'ai eu envie de vous parler de chaussettes non pas celles de l'archi-duchesse des chaussettes encore plus spéciales elles sont à l'effigie de candidats aux élections municipales et plus précisément aux candidats de la mairie de Lille une boutique s'est lancée dans le business elle vend six modèles correspondant aux six principales têtes de liste le fondateur de l'enseigne nous explique que c'est une initiative purement citoyenne admettons admettons ça permet en tout cas de faire connaître le visage et même le nom des différents prétendants à l'élection alors pourquoi pas vivent les chaussettes lilloises est-ce qu'il faut faire ça ailleurs pour faire émerger des candidats Mickaël est-ce que vous mettriez des chaussettes Rachida Dati ou des chaussettes Emmanuel Grégoire je ne sais pas elles pourraient être facilement déchirées merci merci beaucoup merci Mickaël merci d'avoir participé à CEDEVA merci à vous devant votre écran pour votre fidélité ne zappez pas il y a plein de super programmes sur Public Sénat et puis en fin d'après-midi vous avez rendez-vous avec Thomas Huck pour Sens Public et puis aussi il y a le débat le grand débat organisé à Lille notamment avec Orianne Manchini ce sera à 17h prise en antenne à 16h45 excellente journée à tous sur Public Sénat bye bye Public Sénat en partenariat avec la presse régionale vous a proposé Bonjour Chez Vous Retrouvez l'intégralité de nos podcasts sur la plateforme Public Sénat Sous-titrage Société Radio-Canada
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