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interviewC à vous· 12 janvier 2026 59 min

Être artiste, une manière de vivre - C à Vous l’Intégrale - 12/01/2026

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

... - A.-E.Lemoine: On est ensemble jusqu'à 21h, aux côtés de R.Beaufour. - B.Chameroy: C'est chaud et ça sent bon en cuisine, avec de la brioche... - R.Beaufour: A l'artichaut. - B.Chameroy: Je suis censé dresser, mais Rebecca m'a dit que j'avais besoin d'un modèle avant de le faire. - R.Beaufour: On commence par mettre la sauce carotte-chocolat dans le fond de l'assiette. - A.-E.Lemoine: Carotte-chocolat?

Pourquoi? - P.Cohen: C'était ça ou navet-guimauve! - A.-E.Lemoine: L'artichaut brioché, Je n'ai jamais mangé ça de ma vie. - R.Beaufour: Ca, c'est crème pollen. - A.-E.Lemoine: Pour les allergiques... - B.Chameroy: On m'a dit que je pouvais écrire... - R.Beaufour: Avec la sauce pollen, on peut faire des dessins. - L.Sénéchal: C'est du gribouillage, à ce stade! - B.Chameroy: Il a un malaise, le peignoir?

Je vais essayer de faire le L de Lorrain. - A.-E.Lemoine: Bravo.

A tout à l'heure pour le dîner. On vous parle d'une histoire vraie qui a été oubliée, celle d'un faussaire de génie qui a écoulé, dans la France d'après-guerre, 300 millions de billets, dont le fameux Bonaparte, le billet de son nouveau franc, qui était encore plus beau que l'original, réputé infalsifiable. Ca a valu à son créateur le surnom de "Cézanne de la fausse monnaie". - Il paraît que tu as du talent. - Je crois que je n'en ai jamais vu d'aussi réussi. - Bouge pas!

Tir. - Je m'installe à mon compte. - A la vôtre. - Règle numéro 1: ne pas écouler plus d'un billet par boutique. - Ca fera 300 francs. - Il est tout neuf, ce billet. - Règle numéro 2: rien d'ostentatoire. - Merci, papa. - Règle numéro 3: la discrétion. - Contrôle d'identité. - Vos papiers, s'il vous plaît.

Ouvrez votre valise. - Tu me caches quelque chose. - Le mois dernier, on en a encore détecté plus de 2000. - Vous savez combien ça nous coûte? - Tu joues à quoi? - Je veux savoir avec qui je vis.

Tu as déjà perdu tes amis, tu veux aussi perdre tes enfants? - A la Banque de France, ils sont sur le cul. - Ce n'était pas censé être infalsifiable? - Ca prendra le temps que ça prendra, mais je vais vous arrêter. - J'arrêterai moi-même. - Vous n'arrêterez jamais.

Vous ne faites pas ça pour l'argent. - A.-E.Lemoine: "L'Affaire Bojarski", en salle mercredi, un film signé J.-P.Salomé, qui s'empare du destin aussi discret qu'extraordinaire de Jan Bojarski, incarné par R.Kateb, qui est notre invité.

Il y a aussi la fille du faussaire, A.Bojarski. Bonsoir.

Ravie de vous accueillir. Bienvenue sur notre plateau. On est ravis de parler de ce film très réussi, qui dresse le portrait d'un artiste plutôt que celui d'un hors-la-loi.

C'est ce qui vous a plu dans ce scénario. - R.Kateb: Beaucoup.

Avant même l'élaboration du scénario, quand J.-P.Salomé est venu me voir en disant qu'il aimerait faire ce film et écrire ce rôle en pensant à moi, j'ai vite senti que le projet était celui de ce portrait d'artiste en mouvement, beaucoup plus que la part illicite de cette histoire. - P.Cohen: C'est un personnage avec sa part de mystère. - A.-E.Lemoine: Le réalisateur a organisé une projection pour vous et votre mari, Anne.

A la sortie, vous l'avez remercié. "Merci pour mon père. Il va être à nouveau reconnu." - A.Bojarski: Il va être reconnu tout court!

C'était une histoire très discrète, on peut dire! - A.-E.Lemoine: Et totalement oubliée.

Vous ne connaissiez pas cette histoire. - R.Kateb: Non.

Je me demandais pourquoi il n'y avait pas déjà 3 films, 15 romans sur cette histoire incroyablement romanesque. Avec Anne, on s'est rencontrés pendant le tournage. On ne s'est pas rencontrés avant. - A.-E.Lemoine: Vous l'avez appelé "papa", c'est vrai? - A.Bojarski: Non!

Je suis plus âgée que lui. - R.Kateb: C'était étonnant de t'entendre m'appeler "papa".

C'est toujours particulier quand vous racontez l'histoire de quelqu'un qui a vraiment existé. Le rapport à la famille peut aussi être particulier. Je comprends qu'il puisse y avoir un peu de défiance à imaginer l'histoire de sa famille représentée dans un film.

La notion de légitimité est un peu fragile. La manière dont Anne est venue nous voir à la cantine de notre tournage, ça nous a donné des ailes jusqu'à la fin du tournage. - A.-E.Lemoine: Vous vivez ce film comme un cadeau, une réparation.

En 64, la police arrête votre père, investit le pavillon familial. Vous étiez sidérée. A l'époque, vous ignoriez tout des activités de votre père.

Ca se passait au sous-sol. - A.Bojarski: Oui.

Il était très organisé. J'étais sidérée...

On ne bouge plus...

Il doit y avoir une rupture dans le cerveau. - A.-E.Lemoine: Vous avez mieux compris la façon dont votre père travaillait et pourquoi il s'était lancé dans la fabrication de faux billets. - A.Bojarski: Oui.

Je voyais ça comme une petite fille. Un parent fait tout pour ne pas aller en prison pour ses enfants. C'était insensé.

Je ne sais plus ce dont on parlait...

Vous vous souvenez? - A.-E.Lemoine: Votre père est devenu faussaire pour mettre sa famille à l'abri. - A.Bojarski: Oui.

C'est même plus qu'à l'abri. On était sa motivation. J'ai encore plus réfléchi avec le film...

Il a fait ça comme pour nous offrir un château de princesse. Ce n'était pas à l'abri, pour qu'on ait à manger...

C'était son rêve d'enfant. Il avait 2 ans. Sa mère meurt en accouchant de son frère.

Il voulait faire famille, mais c'était une évidence que je n'avais pas captée avant... - A.-E.Lemoine: Il est devenu faussaire aussi faute de pouvoir exercer son métier, ingénieur. - R.Kateb: Ca rejoint une histoire de l'immigration, la place d'un immigré polonais dans la France d'après-guerre, dans les années 50.

Comme toute personne venue en France ou dont les parents sont venus en France, il y a l'envie que ses enfants aient une vie dans ce pays, puissent se sentir légitimes à être français et avoir une situation, ce qui était difficile pour lui alors que c'était un inventeur génial. - A.-E.Lemoine: Il a inventé des trucs dingues. - R.Kateb: Un tas d'objets que vous avez utilisés 5 fois dans la journée, je suis sûr. - P.Cohen: Les dosettes uniques de café. - A.-E.Lemoine: La cafetière à dosettes uniques.

Le stylo-bille, aussi. - R.Kateb: Le déodorant à bille sur le même principe...

Ne sachant pas se vendre, c'était aussi un artiste avec ses difficultés...

Il ne renouvelait pas ses brevets, ou alors, ses brevets d'inventeur se faisaient voler par d'autres. A un moment, il a trouvé cette solution d'être le Cézanne de la fausse monnaie. - A.-E.Lemoine: Ce film a passionné Patrick.

Passionné par le film et la véritable affaire Bojarski, Patrick. - P.Cohen: Oui.

C'est l'histoire géniale d'un ingénieur et artiste génial et perçu comme tel par les policiers qui l'ont traqué pendant 13 ans. L'homme que vous allez voir dans une série d'archives de l'INA est le véritable commissaire qui a arrêté Bojarski. Il dirige l'office de répression de la fausse monnaie.

Il parle de celui qu'il a coffré comme un homme extraordinaire d'intelligence et de virtuosité manuelle, au point de fabriquer des billets quasi parfaits. - La qualité du faux réalisé par Bojarski était telle qu'on n'arrivait pas à les déceler dans les établissements publics. Ils n'étaient décelés qu'à la Banque de France. - Il en a produit beaucoup? - A peu près 50 millions de billets de 1000, 80 millions de billets de 5000 et 70 millions de billets de 100 francs Bonaparte. - A.Bojarski: C'est des anciens francs! - P.Cohen: Il a fait encadrer dans son bureau la collection complète des oeuvres de votre père.

C'est extraordinaire. On ne voit pas ça souvent dans la police. - A.-E.Lemoine: Ca, c'est un Bojarski. - A.Bojarski: Un vrai faux! - A.-E.Lemoine: Ca, c'est l'original, l'infalsifiable. - P.Cohen: On ne le voit pas à l'oeil nu, mais le faux...

Ces billets valent des fortunes dans les ventes aux enchères. - A.Bojarski: Il doit pas y en avoir beaucoup. - P.Cohen: Ils ont été retirés au fur et à mesure des saisies de la Banque de France.

Ce que raconte encore le commissaire, c'est l'incrédulité des responsables de la Banque de France quand Bojarski certifie qu'il était seul pour fabriquer ses billets. - Les experts pensaient qu'il avait pu se faire aider par des complices. Pour prouver qu'il était seul, Bojarski lui-même nous a demandé de faire une reconstitution.

Il désirait nous montrer comment il avait fabriqué ce billet. - P.Cohen: Une reconstitution filmée par les policiers en présence des représentants de la Banque de France.

Quelques images de ce document figurent au générique de la fin du film de J.-P.Salomé.

C'est renversant, intrigant. Pendant 6 mois, Bojarski a été extrait 2 fois par semaine de sa cellule de la prison de Fresnes pour être amené à son laboratoire, au sous-sol du pavillon de Montgeron, pour reproduire toutes les étapes de la fabrication artisanale, sous les yeux éberlués et admiratifs des policiers et des experts. - Vous constatez que c'est une merveille de technique.

Ce dispositif optique et mécanique donne un rapport d'image virtuelle du motif à graver. C'est une pièce qu'il a montée lui-même. - Remarquez ses doigts longs et fins, des doigts d'artiste. - P.Cohen: Des policiers à 2 doigts de reconnaître que le faux-monnayeur méritait sa fausse monnaie.

Ce film a été projeté au dernier Congrès mondial de lutte contre le faux monnayage à Mexico, où il a rencontré un beau succès. - A.Bojarski: Je savais pas. - A.-E.Lemoine: La Banque de France voulait utiliser son expertise.

Le général de Gaulle s'y est opposé. - R.Kateb: C'est ce que dit l'histoire. - A.Bojarski: C'est ce qu'on m'a dit, dans ma famille.

En échange de bonnes pratiques, il voulait gagner sa liberté et travailler pour la Banque, mais le général de Gaulle a dit: "Sûrement pas! Il a déshonoré la France. Crime de lèse-nation." - R.Kateb: Lui n'était tellement pas un gangster qu'il était persuadé qu'il ne ferait pas un seul jour en prison. - A.-E.Lemoine: Il signait ses oeuvres? - R.Kateb: Absolument...

En tout cas...

Tu me dis si c'est juste...

C'est une manière de signer. Il voulait faire des faux billets plus beaux que l'original. C'est un geste artistique, représenter les choses avec un peu plus... - A.-E.Lemoine: Une valeur ajoutée. - A.Bojarski: La patte. - R.Kateb: Il y avait notamment un pétale en plus par rapport à l'original, une forme de signature.

Son seul spectateur pendant 15 ou 20 ans, c'était ce policier qui le poursuivait. La relation de ces 2 hommes... - P.Lescure: Ca ajoute encore à l'intérêt de ce film réussi.

C'est cette traque en permanence entre le policier et Bojarski. Il avait établi presque des règles à lui pour ne pas se faire repérer. Ca a été une chasse permanente. - R.Kateb: C'était très méthodique.

Le fait d'être seul, il avait moins de chances d'être balancé par d'autres. Il partageait sa vie, hormis sa vie de famille, entre l'atelier où il fabriquait seul les billets, le papier, toute la chaîne... avec sa voiture, sa mallette, à dormir seul dans les hôtels et à faire de la monnaie. - A.-E.Lemoine: La dextérité de Bojarski, il fallait la restituer.

C'était un défi pour vous. - R.Kateb: Absolument. - A.-E.Lemoine: Vous êtes un bricoleur de quel niveau? - R.Kateb: Niveau moins 10, je dirais! - A.Bojarski: En travaillant beaucoup... - R.Kateb: C'est aussi raconter des histoires...

J'ai eu la chance d'être coaché par des gens de notre équipe. Il y a eu un imprimeur. - A.-E.Lemoine: Vous savez faire des faux billets? - R.Kateb: C'est une demande ou... - A.Bojarski: Les gestes sont beaux.

Tes gestes sont beaux. Ils vont avec la musique, en plus. Mon père n'avait pas la musique de fond. - R.Kateb: On ne l'avait pas non plus en tournant.

C'est des bruits qu'on n'entend plus, de cuir, de bois, de matière. C'était une manière de rencontrer cet artiste. Il y a des rôles qui sont des performances, des interprétations et d'autres qui sont des rencontres.

J'ai le sentiment d'avoir rencontré cet homme. - L.Sénéchal: B.Bouillon joue le commissaire dont on parlait.

Il ne faut pas oublier S.Giraudeau, qui incarne votre maman. Une femme amoureuse, de convictions, à qui Jan cache sa double vie. - Je peux t'aider?

Cri de stupeur. - Je voulais savoir. - Quoi?

Tu connais ce cabanon. - Non. Tu me caches quelque chose. - Il fallait absolument que tu viennes ici en pleine nuit?

Viens, je te ferai visiter demain matin. - Non, ce soir. - Tu joues à quoi, Suzanne? - Je veux savoir avec qui je vis. - L.Sénéchal: Vos parents sont restés très amoureux, Anne.

Elle est restée malgré la double vie. Malgré la prison, elle a refusé de signer les papiers du divorce. - A.Bojarski: Sauf qu'elle n'a jamais demandé le divorce.

C'est une fantaisie de Jean-Paul. J'ai dit: "Bravo pour l'idée. Ca aurait fait des vacances à ma maman." Elle était sous pression.

C'était une femme moderne, qui s'est confrontée...

Mais mon père était trop décidé. "On n'arrêtera jamais." C'était dur pour elle, quand même. - P.Cohen: C'est un film très réussi, qui vous tient en haleine toute la durée du film.

On connaît un peu la fin, mais on a envie de savoir comment ça va se dénouer. - A.-E.Lemoine: C'est en salle mercredi.

B.Bouillon, R.Kateb... - P.Cohen: Et P.Lottin. - A.-E.Lemoine: Je ne dirai pas quel rôle il joue.

L'OEil de Pierre. - P.Lescure: Après avoir parlé de papier précieux et d'artiste, je vous parle toujours d'artiste mais de carton.

Depuis qu'Eva Jospin a choisi la sculpture plutôt que la peinture avec des oeuvres qui invitent à plein de voyages, elle nous a appris à considérer le carton de la même manière au regard de la pierre, le marbre ou le bronze. Elle est jusqu'à la mi-mars dans l'immense Grand Palais à Paris, où elle occupe tout un espace où vous pouvez déambuler, comme à la découverte de grottes et leurs trésors. Eva a rappelé que "grotesque" vient de "grotte". - La légende dit qu'un jeune Romain serait tombé dans une grotte.

En fait, ce n'était pas une grotte. C'était la maison dorée de Néron, ensevelie depuis plus de 1600 ans et qui n'avait jamais été revue. Tous les grands artistes de l'époque vont venir observer ces fresques et redécouvrir ce style qui, pour nous, est devenu "grotesque", un mélange de bizarre, d'animaux avec du végétal, des formes hybrides...

En réalité, c'est grotesque parce que c'était sous une grotte. - P.Lescure: Elle nous a emmenés très loin dans ses forêts de carton dans plusieurs de ses expositions.

Elle n'a pas totalement abandonné les arbres. Quand on s'approche de ses oeuvres...

C'est taillé comme avec des cotons-tiges. Elle sait tout faire de ce carton que la plupart d'entre nous n'avions jamais envisagé aussi riche. - Mon travail a évolué vers des formes qui vont vers le minéral, le jardin, l'architecture.

Les propriétés qui m'avaient semblé utiles et fascinantes pour exprimer la forêt l'étaient aussi pour plein d'autres formes. C'est un matériau stratifié. Si on va vers le minéral, la strate est déjà là.

Cette feuillure peut raconter beaucoup de choses du minéral, du végétal. - P.Lescure: Travailler le carton, ne jamais perdre les forêts de vue, partir à la recherche des grottes...

E.Jospin s'intéresse de près à l'écologie. - C'est un travail qui ne parle pas que d'écologie mais qui est traversé par cette question.

Je le fais dans ce moment de grande inquiétude par rapport à notre façon d'habiter. Plus largement, j'aime bien me poser la question de comment on habite, comment c'est compliqué d'habiter notre Terre, pas seulement pour notre espèce. - P.Lescure: Chaque oeuvre vous donne à admirer et à imaginer ce qui vous vient dans la tête.

On déambule dans ce Grand Palais et, au détour de 2 grottes, il y a un dôme de 7 m ou des oeuvres de 50 cm. C'est beau. Il y a aussi du mystère tellement c'est original. - C'est les visiteurs qui se créent leur propre récit en ayant une vision un peu composée des oeuvres.

Chacun peut se relier avec une forme de déjà vu, de lieux rêvés ou visités qui soient des formes très architecturales, des lieux habités par l'homme, mais aussi les espaces archaïques de la grotte et de la forêt. Il y a cette idée que quand on tombe dans un trou, comme dans "Alice au pays des merveilles", on ne sait pas vraiment dans quel espace on pénètre. Après le 15 mars, E.Jospin est attendue avec son expo un peu partout à travers le monde. - P.Cohen: C'est fascinant. - A.-E.Lemoine: Merci.

Dans un instant, K.Girac. D'ici là, HMC. - Je sais pas ce que je fous là.

Personne n'a regardé les coiffures. - Et moi? Je sers à rien. - Ca va, on fait ça une fois dans notre vie et c'est 4 fois mieux payé que d'habitude. - Bonjour.

Je suis là pour le tournage. ... - Vous ne voulez pas un peignoir? - Je suis bien, à l'aise.

Je me mets dans mon personnage. - Il commence à venir, le personnage... - Je vais peut-être commencer par atténuer les cernes. - Ca sert à rien.

On fait que les plans serrés. On va pas voir les visages. - J'ai rien prévu de waterproof. - J'imagine que ça, ça sert à rien. - Ouais, non. - Vous pouvez désépaissir un peu? - Je veux bien, mais les ciseaux... - Non, mais là-haut... - J'ai cru...

On ne voit pas que les plans du bas? - J'aime bien être bien coiffé. Ca me donne de l'assurance. - Un gant, une chaussette, un mouchoir... - C'est gentil, mais non.

En revanche, si quelqu'un peut m'aider à répéter... - Je vais me faire un café. - C'est pas mon métier. - Qu'est-ce que vous faites là? - Et toi? - J'ai décroché un rôle. - Avec monsieur? - J'ai eu peur.

Tu fais juste de la figu. - Non, j'ai du texte, quand même. Un peu... - Ca, c'est moi.

Je vais lui faire. "C'est par ici, le problème de plomberie?" - "Non, c'est à côté." - Tu joues bien.

Enchanté. - A.-E.Lemoine: En 2014, il a été le grand gagnant de "The Voice".

Depuis, 6,5 millions de disques vendus. Aucun artiste issu de "The Voice" n'a vendu autant ces 10 dernières années. Un succès qu'il fête avec une tournée intitulée "Nos 10 ans".

Elle est prévue le 10 janvier au Zénith d'Amiens. K.Girac est sur notre scène.

Salut et bienvenue pour nous interpréter "Le Choix", extrait de votre 6e album, "Vivre...

Encore", toujours disponible. - Kendji: C'est parti. J'ai demandé à une étoile depuis quand elle brillait.

Elle m'a dit: "J'ai pas le détail, mais j'ai beaucoup donné. J'ai même voulu disparaître, m'éteindre à tout jamais. Oui, mais on choisit pas d'être une comète, tu sais.

J'ai fait comme toi, j'ai fait comme tous ceux avant moi, ceux avant nous. J'ai fait semblant d'être au bon endroit. Qui suis-je vraiment?

J'sais pas. J'ai vu l'amour, j'ai vu la guerre. J'ai fait le tour de l'univers.

J'ai fait semblant d'être au bon endroit. A-t-on vraiment le choix? Le choix?" J'ai demandé à la rivière depuis quand elle chantait.

Elle m'a dit: "J'fais le même air depuis quelques milliers d'années. J'ai même rêvé d'ailleurs, d'un silence parfait. Oui, mais on choisit pas d'être chanteur, tu sais.

Moi, j'ai fait comme toi, j'ai fait comme tous ceux avant moi, ceux avant nous. J'ai fait semblant d'être au bon endroit. Qui suis-je vraiment?

J'sais pas. J'ai vu l'amour, j'ai vu la guerre. J'ai fait le tour de l'univers.

J'ai fait semblant d'être au bon endroit. A-t-on vraiment le choix? Le choix?

Le choix?" Moi, j'ferai ma voie. Je ferai tout pour être moi, sans garde-fous, sans faire semblant d'être au bon endroit.

J'veux être n'importe où chez moi. Je ferai l'amour plus que la guerre, et mon parcours à ma manière, jusqu'au moment de penser tout bas: "Avais-je vraiment le choix?" ...

Le choix? Applaudissements. - A.-E.Lemoine: K.Girac sur notre scène.

Il est en tournée dans toute la France, dont les 14 et 15 mars à l'Accor Arena, à Paris. Bonsoir. - Kendji: Bonsoir, les amis.

Comment ça va? Ca fait du bien de chanter, comme ça. - A.-E.Lemoine: Ca m'arrive pas souvent.

Ca fait vraiment du bien? - Kendji: On a tout le stress, ce qu'on a envie de dire, les sentiments...

Tout va dans ce micro. Le plus important, c'est que les gens le reçoivent. - A.-E.Lemoine: "Le choix", extrait de votre album, "Vivre...

Encore". Je l'offre de votre part à Anne. - Kendji: Je l'ai pris à mon voisin. - A.-E.Lemoine: "On choisit pas d'être chanteur", c'est l'une des paroles extraites du titre que vous venez de chanter.

Ca fait écho à ce que vous confiez dans votre autobiographie, "Mi Vida". Vous avez pas vraiment choisi d'être musicien ni un chanteur célèbre. Cette vie d'artiste, vous avez mis du temps à l'accepter. - Kendji: Beaucoup de temps.

Tout est arrivé très vite. J'ai fait ça sans faire exprès, en mettant cette vidéo sur Internet. Du jour au lendemain, tout a marché.

J'ai fait des millions de vues. On m'a appelé. J'ai eu la chance de gagner, de faire des concerts.

Je me rendais pas forcément compte de ce qui m'arrivait. Je venais de fêter mes 17 ans. Je voyais ça comme un ado.

Je m'amusais. Je voyais des gens qui criaient mon nom et je me demandais ce qu'ils me voulaient. C'est tellement venu comme ça, du jour au lendemain, que j'étais pas préparé.

Je l'ai pas choisi. J'étais chanteur, musicien autour des feux, dans les rues, dans les bars, mais pas professionnel. - A.-E.Lemoine: Dès 6-7 ans...

Vos soeurs étaient votre premier public. A 12 ans, et on s'habitue pas à l'idée, vous apprenez tout seul la guitare, notamment...

Vous allez attraper votre guitare de façon extrêmement agile. On l'a rangée dans votre dos. C'est très pratique.

Vous avez appris tout seul la guitare, notamment en jouant un titre des Gipsy Kings, "Pharaon". ... ... ... - A.-E.Lemoine: Et tout ça à l'oreille, sans partition.

Vous avez joué à vous faire saigner les doigts. - Kendji: Il y a des gouttes de sang dans cette guitare. J'ai mis beaucoup de temps, beaucoup de passion.

Je voulais à tout prix...

Je voulais savoir m'accompagner. Je chantais souvent, mais sans guitare. J'étais le seul dans la famille qui jouait pas de la guitare.

Je me suis levé, un jour, j'ai dit: "Papa, apprends-moi à jouer." Il m'a dit qu'il avait pas le temps. Ca m'a réveillé quelque chose en moi. "Tu m'as fait ça?

Je vais apprendre sans toi et tu verras." - A.-E.Lemoine: Le jeu, ça a aussi été transmis de père en fils, chez vous, R.Kateb. - R.Kateb: L'idée de nos parents, en nous mettant à la guitare ou au théâtre, était pas forcément que ça devienne un métier.

Quand j'ai dit à mon père que je voulais en faire un métier... - A.-E.Lemoine: A 8 ans. - R.Kateb: La première fois, au théâtre, c'était à 8 ans, et après, c'était un peu plus tard.

Il avait l'air surpris et inquiet que je suive ce chemin. C'est une manière de vivre, jouer de la musique, faire du théâtre. Pour d'autres, tant d'autres choses.

C'est une manière de vivre. - P.Cohen: Pour vous, c'était pas un mauvais choix. 37 films, un César du meilleur second rôle pour "Hippocrate", un rôle en particulier qui nous revient en mémoire, avec la guitare de Kendji, D.Reinhardt, que vous avez incarné à l'écran en 2017.

Un immense nom du jazz et de la musique tzigane. ...

C'est vous qui jouez? - R.Kateb: C'est pas le son...

C'est pas moi qui produis ce son. J'ai travaillé comme un fou. C'était aussi à 2 doigts.

Django avait la main brûlée. C'était une technique particulière. - P.Cohen: Vous avez travaillé comme un fou. - R.Kateb: Comme un fou mais avec bonheur pendant 1 an.

J'ai été accueilli par les gens de cette communauté manouche, des tziganes, avec tellement de confiance, un peu comme toi, Anne. Il y a des gens qui vous rendent légitime au premier regard. Django, c'est leur idole, leur héros, le seul tzigane français à avoir été adulé jusqu'aux Etats-Unis.

Leur idole, ils vous la donnent et vous disent d'en prendre soin. - P.Cohen: Kendji, vous avez un Django au bout des doigts? - Kendji: Je vais essayer. ...

Le reste, c'est beaucoup trop dur. ...

Applaudissements. - A.-E.Lemoine: Kendji, si on veut être rigoriste, vos 10 ans de carrière, il aurait fallu les fêter en 2024.

L'année 2024 a été un peu plus mouvementée que prévu. Vous le racontez dans "Mi Vida", cet accident qui aurait pu vous coûter la vie. Vous y revenez en détail parce que vous voulez mettre fin à toutes les rumeurs qui ont beaucoup trop circulé.

Vous voulez dire la vérité. Vous n'étiez pas dépressif. Vous n'avez pas voulu mettre fin à vos jours.

Votre épouse n'a jamais tenté de vous tirer dessus. La vérité est plus banale? - Kendji: Exactement.

Je l'explique très bien dans le livre. J'ai pas fait ce livre que pour cette histoire, mais pour expliquer mon train de vie, pour que les gens qui me suivent et les gens qui ne me connaissent pas encore puissent savoir mon histoire, comment j'ai grandi, mon parcours d'école, qui était pas à 100 %, comment la vie m'a amené à des choses qui m'ont fait grandir, et que je regrette pas, limite. J'ai bien grandi, dans le bon sens, dans la bonne direction.

J'explique bien, dans ce livre, tout ça. J'y ai mis toute mon âme. - A.-E.Lemoine: Aujourd'hui, vous avez changé votre rythme de vie.

Vous voulez sensibiliser sur les dangers de l'alcool. C'est aussi ça, le message de ce livre. - Kendji: Bien sûr.

Des fois, on se rend pas compte. Chez les gitans, il y a beaucoup de fiestas. Pas que chez les gitans, dans la France entière et le monde entier.

On banalise l'alcool. Là où on va, il y a de l'alcool. Quand on grandit avec, on s'imagine pas que c'est du poison.

C'est tout à fait normal d'avoir de l'alcool à la table à midi ou au petit-déjeuner. Quand tu es jeune, tu veux connaître la vie. Tu veux essayer d'en profiter à fond.

Tu fais ça sans savoir ce qui peut arriver derrière. Tu perds toute notion. Il fait nuit, t'es pas bien, t'es dans un mauvais état...

Parfois, tu vas dans les dangers. Tu te rends pas forcément compte. Avec les copains, des fois, tu t'amuses.

Je vois plein d'amis qui s'amusent à faire des concours de celui qui boit le plus, celui qui fait le plus de culs-secs...

C'est cette façon de consommer l'alcool qui est très dangereuse. Bien sûr, on peut boire, avec modération. Maintenant, je comprends le "avec modération". - P.Lescure: Il y a plein d'histoires.

Vous racontez votre trac lors de votre premier concert à Longjumeau. On a des images de ce premier concert. Ce qui vous mettait le plus le trac, c'était pas de chanter ou de jouer la guitare, mais de parler entre les morceaux. - Kendji: Je me faisais des pressions tout seul.

Je suis quelqu'un qui veut bien faire les choses. Je me mettais tellement de pression pour essayer de faire le mieux que ça me tétanisait. - P.Lescure: Un mois plus tard, vous remplissiez La Cigale. - A.-E.Lemoine: Est-ce que vous êtes nostalgique? - Kendji: Oui. - A.-E.Lemoine: Particulièrement nostalgique de l'année 2016.

C'est l'heure du flash. - B.Chameroy: Kendji, vous fêtez vos 10 ans de carrière.

Ca nous ramène en 2016. Un nouveau président Trump faisait n'importe quoi à la Maison-Blanche et le monde se passionnait pour la série "Stranger Things". 10 ans plus tard, D.Trump fait n'importe quoi à la Maison-Blanche et on se passionne pour "Stranger Things".

Quelle année, 2016! De nouveaux mots faisaient leur entrée dans Le Robert. Les journalistes se faisaient un petit rigolus en essayant d'en caser le maximum dans leurs lancements. - Cette année, 150 petits nouveaux font leur entrée dans le dictionnaire.

Si vous êtes geek, vous connaissez déjà l'émoji et les émoticones. - B.Chameroy: On dirait que c'était il y a 45 ans.

Comme dirait l'autre, c'était mieux avant. En 2016, iTélé lançait un tout nouveau programme. - Bonjour à tous. "L'Heure des Pros" pour décrypter et analyser l'actualité.

Voici le sommaire. - B.Chameroy: Ils savaient pas ce qu'ils lançaient, à l'époque. 2016 était aussi l'année de la sagesse. - F.Hollande: J'ai décidé de ne pas être candidat à l'élection présidentielle.

Ce n'est pas si fréquent, un bicentenaire. La France est un pays du monde. Il s'est passé beaucoup de choses depuis 1804.

Je suis en Uruguay. Je rencontre des Uruguayens. Ce qui fait la différence entre le cinéma et la réalité, c'est que le cinéma n'est pas la réalité. - B.Chameroy: Il aura marqué son quinquennat, notamment à l'international, par sa maîtrise de l'anglais. - F.Hollande: Be you.

Be proud of you. - B.Chameroy: A peine partis, les aspirants se sont pliés aux filtres Snapchat pour des grands moments de politique. - E.Macron: C'est notre projet. - B.Chameroy: Il y avait aussi des challenges.

L'équipe de "C à vous" s'y était plié avec plus en moins de réussite et d'envie. Ecoutez bien Pierre une fois que la caméra n'est plus sur lui. ...

Plus de fun dans un instant. - A.-E.Lemoine: Je rappelle votre tournée les 14 et 15 mars à l'Accor Arena à Paris. "Vivre...

Encore" est toujours disponible. "Mi Vida" est paru le 1er octobre. Ce livre existe en version audio.

Vous l'avez enregistré pour votre maman. Je trouve ça très mignon. - Kendji: Je crois qu'elle nous regarde. - A.-E.Lemoine: Je l'offre de votre part à R.Kateb. - Kendji: J'ai fait ça pour ma mère.

Elle ne sait pas lire. Pardon, maman. Pour qu'elle lise mon histoire et toutes mes conneries, que personne de ma famille savait, parce que j'en ai dit pas mal. - A.-E.Lemoine: Elle les a découvertes. - Kendji: Elle a rigolé. - A.-E.Lemoine: Il y a prescription. - Kendji: Je l'ai fait en audio pour que les gens qui ne savent pas lire puissent écouter mon histoire. - A.-E.Lemoine: Merci.

Votre début de carrière a inspiré le bonus de Lorrain. - L.Sénéchal: Vous évoquiez tout à l'heure cette vidéo que vous avez postée quand vous aviez même pas 17 ans.

On va en voir un extrait. C'est un peu le point de départ tonitruant de votre carrière. C'était "Bella", de Maître Gims. - Kendji: Elle faisait trembler tous les villages.

Les gens me disaient: "Méfie-toi de cette fille-là." - L.Sénéchal: Ca cartonne, cette vidéo.

Ca explique votre nom de scène. Girac, c'est pas votre nom de famille. C'est le nom que vous aviez sur votre compte Facebook, à l'époque. - Kendji: J'avais fait plein de comptes au nom de Kendji Maillé, et je perdais à chaque fois les codes.

Pas longtemps avant, je me suis dit que j'allais en faire un vrai et que je noterais mes codes. Pas longtemps après, j'ai fait cette vidéo. Je faisais un concours avec des cousins.

Je me suis dit que j'allais faire une vidéo de musique pour être sûr de gagner. - L.Sénéchal: Vous avez tapé dans l'oeil des producteurs de "The Voice".

Du haut de vos 17 ans, vous l'avez emporté face notamment à Amir. - Kendji: Je ressens beaucoup d'émotion. J'imagine pas que c'est moi qui a gagné.

Je sais pas...

Je suis bloqué. - Mika: Je suis ému et content pour lui. - L.Sénéchal: Il y avait une rivalité avec Amir? - Kendji: Non, avec personne. - L.Sénéchal: Aujourd'hui, c'est votre ami. - Kendji: Il y avait tellement de bons chanteurs.

Je comprenais pas pourquoi j'avais gagné. - A.-E.Lemoine: "Je suis bloqué." - L.Sénéchal: Beaucoup moins bloqué le lendemain, beaucoup plus alerte sur le plateau du 20h de TF1. - Kendji: J'ai appris beaucoup de choses que je savais pas m'en servir, comme par exemple l'assurance, que j'avais pas.

Avant de participer dans cette émission, je me considérais pas comme un chanteur, parce que je le savais pas. C'est grâce à cette émission que je peux dire que je suis chanteur. - L.Sénéchal: 17 ans.

Pas mal, l'aisance. En coulisses, vous aviez rencontré un homme politique avec qui vous avez parlé catalan. C'était qui? - Kendji: M.Valls. - L.Sénéchal: C'était le Premier ministre. - Kendji: Je savais pas qui il était.

Mika me dit: "Tu stresses pas? Tu parles normal, comme ça, au Premier ministre?" J'ai dit: "Ah bon?

C'est le Premier ministre?" - L.Sénéchal: Vous avez gardé un lien? - Kendji: Bien sûr.

Dès qu'on se voit, il y a toujours ce lien de coach. Mika a une oreille musicale... - A.-E.Lemoine: Ah non...

M.Valls! Il a une oreille musicale, M.Valls? - L.Sénéchal: S.Royal est fan de vous.

Votre vie a changé du jour au lendemain avec cette victoire. Vous avez reçu un chèque de 46 000 euros. - Kendji: Je l'ai attendu longtemps, ce chèque.

J'étais comme un fou. J'avais 17 ans. - L.Sénéchal: Vous faisiez des petits boulots, comme élagueur. - Kendji: Oui.

Je faisais les toitures, le bâtiment avec mon père. Il y a une saison pour faire l'élagage, pour pas abîmer les arbres. En faisant "The Voice", je continuais à couper les arbres.

Mes clients me voyaient à la télé. - A.-E.Lemoine: Ils doivent encore présenter Les haies élaguées par K.Girac.

On va parler musique et évoquer des souvenirs ensemble. Viens, Patrick. Tu mets trop longtemps pour te déplacer.

On va autour du dîner préparé par R.Beaufour. Il faut emporter la guitare.

On en a besoin. Notre cheffe, R.Beaufour, ce soir.

Elle a préparé un magnifique artichaut d'hiver brioché et une sauce carotte-chocolat et pollen. C'est d'une grande originalité, mais je suis sûre que c'est délicieux. - R.Beaufour: C'est souvent qu'on met du chocolat noir avec la viande. - A.-E.Lemoine: Kendji, qu'évoque pour vous cette musique? - Une souris verte, qui courait dans l'herbe... - A.-E.Lemoine: C'était votre premier nom de scène, Souris verte? - Kendji: J'avais 11 ou 12 ans.

J'avais fait ça pour rigoler. Des gens m'avaient entendu. - B.Chameroy: Vous aviez perdu les codes? - Kendji: Je les avais pas encore.

On m'appelait Souris verte pour tout un été. Heureusement que ce nom est parti. - A.-E.Lemoine: On aurait pu recevoir Souris verte ce soir.

Vous avez une version de "Souris verte"? - Kendji: Si je m'en souviens. Une souris verte qui courrait dans l'herbe.

Je l'attrape par la queue, je la montre à ces messieurs. Ces messieurs me disent: "Trempe-la dans l'huile, trempe-la dans l'eau, ça fera un escargot tout chaud." - A.-E.Lemoine: C'est formidable!

R.Kateb, ce son est pour vous. Vous reconnaissez? - R.Kateb: Je crois reconnaître.

J'attends la voix. N.Simone, l'immense N.Simone. - A.-E.Lemoine: Vous avez toujours autour du cou une relique qui lui appartenait. - R.Kateb: J'ai une reproduction d'un chewing-gum qu'elle a mâché.

C'est en argent. Ca m'a été offert par un ami musicien, Warren Davis. Il avait joué derrière elle dans un club il y a très longtemps.

Elle était très fatiguée. Tout le monde se demandait si elle allait bien assurer son concert. Elle est arrivée sur scène voûtée.

Elle mâchait un chewing-gum qu'elle a posé sur le piano. Elle s'est redressée et elle a fait un concert fabuleux. Il a récupéré ce chewing-gum.

Des années plus tard, il l'a fait mouler. - P.Cohen: Vous avez décroché votre premier grand rôle en rappant.

C'est vrai? - R.Kateb: En effet.

J'élaguais pas des haies, mais j'étais clown, parfois, dans les anniversaires pour les enfants, entre des projets de théâtre, pour gagner ma vie. Je venais de faire le clown pour une petite fille de 8 ans en banlieue. Ensuite, j'avais ce casting pour la série "Engrenages".

Je suis arrivé...

La directrice de casting était en train de ranger sa caméra. C'était la première fois que j'avais une possibilité comme ça. Je me suis retrouvé à faire un texte de NTM face caméra.

Qu'est-ce qu'il fallait pas pour montrer son désir de faire ce métier... - P.Cohen: Vous avez été pris pour "Engrenages". - R.Kateb: C'est là que ça a commencé avec la caméra pour moi. - A.-E.Lemoine: Merci à tous les 3 d'avoir accepté cette invitation. "Nos 10 ans", c'est dans toute la France, le 14 et 15 mars à l'Accor Arena. "Vivre...

Encore" est encore disponible. "Mi Vida" est entre les mains de R.Kateb. "L'Affaire Bojarski" sort mercredi en salle.

Allez au cinéma, au concert et regardez "C à vous". Les actualités de Bertrand pour conclure. - B.Chameroy: Bonsoir.

Nous sommes le 12 janvier. Plus que 19 dodos et ça en sera enfin terminé avec cette tradition. - Bonjour et bonne année. - Bonne année. - Vous faites bien de le dire. - Meilleurs voeux. - Bonne année.

Bonne année à tous. - Bonjour. Je vous souhaite une bonne année. - B.Chameroy: Qui n'en peut plus des voeux? - L.Sénéchal: Moi, j'aime bien. - B.Chameroy: CQFD.

Il y avait des vannes entre M.Le Pen et J.Bardella. - L'une est une femme et l'autre est un homme.

L'une est née en 1968 et l'autre en 1995. Peut-être, en 2026, faudrait-il souhaiter un "Complément d'enquête" sur les méthodes de "Complément d'enquête". - B.Chameroy: RTL présentait ses meilleurs vieux en accueillant une espèce qu'on n'avait pas vue depuis près de 2 ans dans les médias: M.Barnier.

Le journaliste a tenu à souligner avec élégance la longévité rare du Barnierrus. - Vous êtes député de Paris, ancien Premier ministre, ancien ministre de l'Agriculture et ancien ministre des Affaires étrangères, mais aussi ancien commissaire européen. - B.Chameroy: En tant qu'ancien, il pousse des cris étranges.

M.Barnier grommelle. - P.Cohen: On devait le recevoir demain...

Il vient d'annuler. - B.Chameroy: Michel, venez.

Si j'ai pas les infos, moi, je fonce. - A.-E.Lemoine: C'est une blague de Patrick. - B.Chameroy: Il y a une question que le montagnard n'avait pas vue venir, celle sur la neige en 2030 aux JO. - Est-ce qu'il y aura de la neige aux Jeux olympiques d'hiver en France en 2030? - Bonne question.

Si vous trouvez un homme politique qui vous promet la pluie et le beau temps, méfiez-vous. - B.Chameroy: Il existe.

Il s'appelle M.Barnier. - Il y aura de la neige. - B.Chameroy: M.Barnier répète tout deux fois.

Vous allez perdre du temps sur le conducteur. - Je recommande que je recommande. Ma réponse est oui.

Ma réponse est oui. Beaucoup payé. Beaucoup payé.

Qu'on ne change rien. Qu'on ne change rien. Ne jamais sacrifier l'avenir au présent.

Ne jamais sacrifier l'avenir au présent. - B.Chameroy: Au même moment, la ministre des Sports était l'invitée de "Ici Alpes".

Le courant avait du mal à passer entre le journaliste et la ministre. - Il y a plusieurs volets dans ce texte. - Six volets, c'est beaucoup. - B.Chameroy: "Qui êtes-vous?" La ministre avait mieux à faire.

Voici la phrase du jour. - Vous partagez ce sentiment? - Non.

J'ai les mains dans le mécano. - B.Chameroy: A retrouver le premier samedi du mois sur Canal+.

La crise agricole se poursuit. Heureusement, BFM a organisé un forum pour essayer de trouver une sortie de crise. Les règles étaient très claires dès le départ. - On va se parler, débattre, se parler, vraiment, calmement. - B.Chameroy: Des règles bien respectées, comme d'habitude.

Brouhaha. - S'il vous plaît! - Madame! - C'est une proposition... - Non, stop! - Je voudrais répondre! - B.Chameroy: J'aime beaucoup le "je vous jure que non".

Il y avait de l'ambiance. Il y a quand même eu un déçu sur ce plateau. - Je me fais chier depuis 2 heures, honnêtement. - B.Chameroy: Retour à la politique avec ce nouveau jeu lancé par J.-L.Mélenchon.

Ca se voulait comme "Le Juste prix", mixé avec "Koh-Lanta" et "Motus". - Vous prenez une feuille de papier et vous écrivez 10 noms dessus. Attention. 10 là, 10 là.

Si 10, c'est trop, n'en mettez que 5. Si 5, c'est trop, n'en mettez qu'un. - B.Chameroy: On n'a pas compris.

Patrick? On enchaîne. J.-L.Mélenchon a aussi présenté ses voeux à Villeurbanne.

Il a relancé pour une énième fois le théâtre. - C'était une soirée entre...

Pardon? Une soirée entre eux? En France, on fait des soirées où on se déguise?

Petit pays avec un petit président! Au Venezuela, il y a des crimes contre les droits de l'homme...

Patatras! Une constitution politique! C'est le grand remplacement!

Bah oui, bonhomme! C'est plutôt nul...

Enfin, bref... - B.Chameroy: Il est seul.

Il fait tous les personnages. Ca se salue. Le projet de loi de finances était examiné en 2e lecture par la commission des finances, qui a hâte que ça en finisse. - 376 amendements.

Au rythme d'hier, on termina à 13h. C'est un rythme soutenu, par contre. 59.

Qui est pour? Qui est contre? Adopté. 60.

Qui est pour? Qui est contre? Adopté. 70.

Même vote. - B.Chameroy: Il faut pas aller trop vite pour E.Coquerel. - 1041.

Attendez, attendez...

Que je me perde pas. Ca va trop vite pour moi. - B.Chameroy: C'est vous qui vouliez...

E.Coquerel avait très envie d'être en week-end, mais manque de bol, il était en commission un samedi matin. Toux.

On prend un petit caoua, c'est pas grave. - Dans un quart d'heure. - B.Chameroy: S.Rousseau a décidé de faire un petit atelier cartes pour s'occuper. "Ca, c'est pour L.Sénéchal." "La santé, c'est important." Heureusement pour Emmanuel Mandon, qui remplaçait E.Coquerel, était présente l'oreillette humaine. - Sur les crédits de la mission...

Il lui chuchote à l'oreille. Monsieur l'emporte. - Pas d'amendement... - Sur lesquels il n'y a pas eu d'amendement. - B.Chameroy: E.Coquerel était remonté comme un coucou.

Mais il avait des vannes. Il a le même auteur que J.Bardella. - Sécurité, sécurité, sécurité...

Ca en jette. Egalité. C'est normal parce que c'est une mission égalité. - B.Chameroy: On enchaîne.

Au niveau des votes, c'est le même bordel que la semaine dernière. E.Coquerel est capable de voter pour.

Il ne sait plus trop...

On commande quoi? Une choucroute ou une entrecôte? - Qui est pour?

Qui est contre? Qui est pour? Adopté.

C'était lequel? - B.Chameroy: "Il n'y a plus la tarte aux fraises..." Ce qu'on aime, avec E.Coquerel, c'est qu'il dit ce qu'il pense, notamment lorsque l'issue du vote ne va pas en sa faveur. - Qui est contre?

Adopté. Eh beh... - B.Chameroy: Il y a une nouvelle saison De "L'Agence".

On a fait appel à un nouvel agent pour les Bleus à Boston. - C'est censé être quoi? La salle de repas? - C'est clair, surtout. - On n'est pas à la recherche du luxe absolu, mais surtout du confort. ... - B.Chameroy: L'info continue demain.

Bonne soirée. - A.-E.Lemoine: Merci beaucoup d'avoir accepté notre invitation.

Être artiste, une manière de vivre - C à Vous l’Intégrale - 12/01/2026 — Jordan Bardella · Pourquijevote