Sur le Charles-de-Gaulle, contre Daech #cdanslair 08-12-2016
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« Les munitions que vous voyez ici sont des missiles d'entraînement de type Mika. »
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« Ce sont des missiles que l'on peut mettre ou en bout d'aile ou sous le fuselage, donc des missiles RR, de défense aérienne. »
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« Vous pouvez également porter des bombes qui peuvent être pour faire des missions qui sont aéroterrestres, pour pouvoir faire de l'attaque au sol. »
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« Donc des bombes guidées laser, des bombes guidées GPS. »
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« Et vous avez également des missiles de croisière, qui sont des missiles qui permettent d'avoir une portée supérieure pour aller frapper des objectifs au sol. »
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« C'est des missions d'une durée qui peuvent dépasser 6 heures. »
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« Les avions travaillent de façon à peu près équivalente en Syrie et en Irak. »
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« Alors, effectivement, avec un point important sur Mossoul, puisque c'est la bataille qui a commencé il y a plusieurs semaines. »
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« Et autant que nécessaire, dans d'autres localités de l'Irak, selon les demandes de la coalition. »
- 2:42InvitéFait
« On est capable de leur visquer dans les rues qui sont juste derrière. »
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« Et une fois qu'on a les autorisations, eh bien en fait, nous, ce qu'on va faire, c'est on va intervenir sur ces pièces. »
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« Pièces de mortier, véhicules IED, enfin, explosifs improvisés, mitrailleuses lourdes, voilà. »
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« En l'espace de 24 heures, un porte-avions, il fait 1000 kilomètres. »
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« Ce sera alors la fin de sa troisième mission contre Daesh, en deux ans. »
- 4:16PrésentateurChiffre
« Au total, près de 11 mois en haute mer, à combattre l'organisation État islamique. »
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64e jour de mer pour le Charles de Gaulle. Le porte-avions français, clé de voûte de la marine tricolore, croise quelque part en Méditerranée orientale, au large des côtes syriennes. C'est dans le hangar, sous le pont d'envol, que sont entreposés les deux avions de surveillance aérienne, les quatre hélicoptères et surtout les 24 Rafales. Des jets réputés pour la polyvalence et la puissance de leur armement.
Les munitions que vous voyez ici sont des missiles d'entraînement de type Mika. Ce sont des missiles que l'on peut mettre ou en bout d'aile ou sous le fuselage, donc des missiles RR, de défense aérienne. Vous pouvez également porter des bombes qui peuvent être pour faire des missions qui sont aéroterrestres, pour pouvoir faire de l'attaque au sol. Donc des bombes guidées laser, des bombes guidées GPS. Et vous avez également des missiles de croisière, qui sont des missiles qui permettent d'avoir une portée supérieure pour aller frapper des objectifs au sol. Ce sera les quatre Rafales sur la catapulte avant, le 28, le 46, le 35 et le 41.
Ces numéros sont ceux des Rafales, prêts à sortir ce jour-là. Un balai, orchestré avec précision par ces hommes, surnommés à bord les chiens jaunes. Catapultage imminent pour le rafale numéro 39. Destination et objectifs, classé secret défense. Certains jours, plus de 20 avions de combat quittent le Charles de Gaulle pour des vols de près de 1000 kilomètres.
C'est des missions d'une durée qui peuvent dépasser 6 heures. C'est une mission assez longue et éprouvante pour les pilotes, effectivement. Les avions travaillent de façon à peu près équivalente en Syrie et en Irak. Alors, effectivement, avec un point important sur Mossoul, puisque c'est la bataille qui a commencé il y a plusieurs semaines. Mais également sur Raqqa. Et autant que nécessaire, dans d'autres localités de l'Irak, selon les demandes de la coalition.
Fin de journée, les appontages se succèdent sur le porte-avions. Une manœuvre finale délicate. Ce pilote, par exemple, doit s'y reprendre trois fois avant d'y arriver. Le commandant Alban dirige l'une des deux flottilles du Charles de Gaulle. Sous ces ordres, 12 pilotes soutiennent presque en permanence les troupes alliées engagées au sol.
Nous, on regarde ce qu'ils font en haut. On est capable de leur visquer dans les rues qui sont juste derrière. Et quand ça arrive un moment où ça bloque parce que Daesh leur tire dessus, eh bien à ce moment-là, eux, ils s'arrêtent, ils se barricadent et ils appellent. On attend les ordres, on attend les autorisations. Et une fois qu'on a les autorisations, eh bien en fait, nous, ce qu'on va faire, c'est on va intervenir sur ces pièces. Pièces de mortier, véhicules IED, enfin, explosifs improvisés, mitrailleuses lourdes, voilà.
De jour comme de nuit, en mission, le Charles de Gaulle ne dort jamais. Le porte-avions et ses 2000 hommes d'équipage filent sur l'eau, toujours en mouvement. Benoît, tu peux me faire un point de situation sur ce qu'il y a ? Au central des opérations, les officiers sont en permanence sur le qui-vive. Récemment, Moscou a annoncé l'envoi dans la même zone du porte-avions Kuznetsov, plus gros navire de la flotte russe.
En l'espace de 24 heures, un porte-avions, il fait 1000 kilomètres. Vous imaginez, 1000 kilomètres, c'est énorme. Donc, si le porte-avions russe décide de venir vers nous et que nous, on décide d'aller vers lui sans le savoir, peut-être qu'on va se rencontrer. Alors, le but est justement de ne pas le faire, donc d'où de connaître notre environnement, pour ne pas interférer avec ses activités aériennes, et puis pour que lui non plus ne nous gêne pas dans nos activités.
Dans quelques jours, le Charles de Gaulle devrait rentrer à Toulon, son port d'attache. Ce sera alors la fin de sa troisième mission contre Daesh, en deux ans. Au total, près de 11 mois en haute mer, à combattre l'organisation État islamique.