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InterviewBFM TV (sur YouTube)· 5 septembre 2026 13 minContradictoireActualité / polémiqueImmigration & asileEurope & internationalDéfenseÉconomie & entreprises

Immigration, France, Ukraine: l'interview de Jordan Bardella, président du Rassemblement national

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 77 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi démarrer cette campagne par des déplacements internationaux ?

  • 1:24FerméeRéponse partielle

    Ce protocole avec Nigel Farage prévoit-il le renvoi des migrants interceptés dans la Manche vers les côtes françaises ?

  • 3:06RelanceÉludée

    Ce protocole prévoit-il que les migrants soient repoussés sur les côtes françaises ?

  • 3:45OuverteRéponse partielle

    Pourquoi être critiqué par des candidats du Bloc central sur cet accord ?

  • 4:24FerméeRéponse directe

    Est-ce dans l'intérêt du RN de s'afficher avec Nigel Farage ?

  • 5:06OuverteRéponse directe

    Que pensez-vous de la ligne de Giorgia Meloni en Italie ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:07Jordan BardellaChiffre
    « Notre parti est en tête des élections en France pour l'instant et le parti de Nigel Farage est en tête des intentions de vote au Royaume-Uni. »
  • 3:45Jordan BardellaChiffre
    « Depuis 10 ans, ils ont accueilli 500 000 personnes de manière légale et 900 000 clandestins sur le sol français. »
  • 6:29Jordan BardellaFait
    « Nous avons voté contre la dernière aide financière à l'Ukraine qui a été déboursée par l'Europe. »
  • 7:14Jordan BardellaFait
    « Il serait profondément irresponsable de continuer à octroyer de l'argent à des États étrangers sans aucune garantie. »
  • 8:36Jordan BardellaPromesse
    « La France sera fidèle à ses engagements, mais la France prendra demain si nous arrivons à la tête du pays une initiative non plus seulement financière. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:00

Bonsoir Jordan Bardella, nous sommes ici au forum économique de Tchernobio sur les rives du lac d'Ocombe, on vous voit multiplier les déplacements à l'étranger depuis ce début de campagne. Vous êtes candidat à Matignon, l'étranger c'est censé être le domaine réservé du président ou de la présidente de la république pourquoi démarrer cette campagne par des déplacements internationaux ce sera un peu réducteur de résumer le début de cette rentrée par le seul déplacement aujourd'hui j'ai fait ma rentrée il ya il y a quelques jours à la foire de Chalon, dans cette foire agricole au milieu de la France du Travail, où nous avons souhaité être aux côtés du monde agricole qui a vécu un été particulier, particulièrement

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douloureux avec la sécheresse, la canicule et j'ai été invité ici à Caume dans ce qui est un des plus importants forums économiques italiens pour parler du projet que nous portons avec Marine Le Il nous faut convaincre les Français de voter pour nous, mais je crois que c'est important de porter ce message aussi. Je le fais comme député européen chaque jour, mais de porter ce message à nos partenaires européens, du projet que nous portons avec Marine et des mesures notamment sur le plan économique que notre gouvernement mettra en œuvre si les Français nous accordent leur confiance dans quelques jours. Et puis parce qu'au fond tout le monde regarde la France et nous avons conscience qu'un changement politique en France aura des conséquences partout en Europe.

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Je le disais donc aujourd'hui vous êtes en Italie, hier vous étiez au Royaume-Uni. On a besoin de comprendre Jordan Bardella précisément ce protocole d'accord qui a été signé avec Nigel Farage, protocole d'accord qui stipule que les migrants interceptés dans la Manche seraient renvoyés vers les côtes françaises. Vous avez signé ce protocole d'accord. Concrètement on a envie de comprendre est-ce que si le Rassemblement national arrive au pouvoir, les migrants interceptés dans la Manche seront renvoyés vers les côtes françaises ? Non, parce qu'il n'y aura plus de migrants qui traverseront la Manche. D'abord cet accord de coopération qui a été signé avec Nigel Farage, l'a été sur la base de la conscience commune que l'immigration fait partie des défis

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majeurs qui se posent aux sociétés européennes. Notre parti est en tête des élections en France pour l'instant et le parti de Nigel Farage est en tête des intentions de vote au Royaume-Uni, et donc il est peut-être le prochain Premier ministre britannique. Et à deux, nous avons souhaité approfondir notre coopération pour d'ores et déjà réfléchir à la façon de mettre fin à l'immigration illégale et à ce qui est devenu, c'est-à-dire la Manche, aujourd'hui un cimetière et une véritable passoire où des malheureux tentent de la traverser au risque de leur vie avec l de trouver en grande bretagne des bénéfices à cette traversée donc moi ce que je dis est très simple si demain la france gouverné par le rassemblement national met en place une politique dissuasif d'immigration

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il n'y aura plus de Le campement de fortune qui s'installe depuis des années dans le Pas-de-Calais et qui rende la vie insoutenable des habitants de Calais et des alentours.

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C'est une priorité absolue et c'est ce que nous avons voulu réaffirmer dans cet accord extrêmement important que nous mettrons en œuvre. Nos deux pays ont le droit de protéger leurs frontières et ont le droit de travailler ensemble à l'arrêt de l'immigration On voit bien que vous avez été pris pour cible sur ce sujet par des candidats du Bloc central, Edouard Philippe, Gabriel Attal par exemple. Vous vous seriez sûrement offusqué s'ils avaient signé cet accord avec justement ces termes de renvoyer les migrants interceptés dans la Manche vers les côtes françaises. Mais ils ont d'abord, le protocole ne prévoit pas que nous laissions traverser des migrants et que ces migrants soient déboutés ou repoussés sur les côtes françaises.

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Ce protocole prévoit l'arrêt de l'immigration clandestine en France et donc la présence de campements illégaux à Calais avec derrière les tentatives de traverser dans la Manche où nous nous réaffirmons. Oui, mais d'abord qu'on soit critiqué lorsqu'on est dans la position dans laquelle nous sommes aujourd'hui, c'est-à-dire en tête des sondages, c'est parfaitement normal. Mais M. Philippe et M. Attal devraient avoir un peu de décence. Parce que depuis 10 ans, ils ont accueilli 500 000 personnes de manière légale et 900 000 clandestins sur le sol français. Ils n'ont aucune leçon, monsieur, aucune leçon de gestion de l'immigration à nous donner. Nous sommes ceux qui avons alerté les français, nous sommes ceux qui posons les solutions

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et nous sommes ceux qui, demain, auront la fermeté de répondre à ce qui est aujourd'hui l'un des plus grands défis pour nos pays. Et je m'étonne que monsieur Philippe et monsieur Attal, qui ont été des immigrationnistes forcenés depuis dix ans. Ce souci maintenant de l'identité du peuple français, de la sécurité des habitants du Pas-de-Calais et ce souci du phénomène migratoire, je trouve ça profondément indécent. Est-ce que plus largement s'afficher avec Nigel Farage, qui est la figure du Brexit au Royaume-Uni ? C'est dans l'intérêt du Rassemblement national, vous qui ne prenez plus le Frexit. Non mais le Brexit n'est pas le sujet. Le Brexit a eu lieu il y a dix ans et Nigel Farage est aujourd'hui, il s'est toujours battu pour l'indépendance et la liberté de son pays,

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mais Nigel Farage est aujourd'hui en tête des intentions de vote et il est peut-être et probablement je le crois, le prochain premier ministre britannique, par conséquent il est parfaitement normal qu'un parti comme le nôtre qui envisage de présider et de gouverner la France puisse développer des alliances. Je suis ici en Italie où le centre droit autour de Giorgia Meloni gouverne le pays depuis 2022 et c'est un pays qui se porte beaucoup mieux, qui a renoué avec la stabilité et on doit bien se rendre compte que l'espérance que nous représentons en France et cette aspiration au changement, elle n'est pas seulement le fait de la France, elle est en train de s'imposer dans beaucoup de démocraties et je dis aux français le plus

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grand danger dans cette élection présidentielle n'est pas de changer, c'est de continuer comme avant, je reviens là-dessus rapidement, Eric Zemmour qui est lui-même dans votre camp, dans le camp national qui vous critique, qu'est-ce que ça vous inspire qui vous critique sur ce sujet des migrants et du Royaume-Uni Écoutez, plus Eric Zemmour et le parti Reconquête nous critique, mieux on se porte Un mot sur l'Ukraine également. Mais Éric Zemmour fera très certainement dans les prochains jours connaître ces mesures et puis les Français trancheront dans le cadre de l'élection présidentielle, c'est ça le débat démocratique. Sur l'Ukraine, donc autre sujet qui a fait parler ces derniers jours, Louis Alliot, vice-président du Rassemblement national,

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a assuré sur notre antenne sur BFM TV qu'en cas d'élection de Marine Le Pen au pouvoir le robinet serait coupé pour l'Ukraine. Concrètement, vous au pouvoir est-ce que vous coupez le robinet à l'Ukraine D'abord, nous avons toujours soutenu l'Ukraine et condamné l'invasion de ce pays par la Russie. Et nous avons toujours indiqué qu'en cas de victoire, la France serait fidèle au soutien qu'elle porte à l'Ukraine et à la nécessité urgente, non pas de continuer d'alimenter la guerre et de financer un effort de guerre sans garantie ni sans fin mais de mettre d'abord les nations occidentales autour de la table pour porter une position commune devant le président poutine et surtout pour faire taire les armes la priorité doit être le cesser le feu et doit être de trouver

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des garanties de sécurité qui permettront demain à l'ukraine d'asseoir sa souveraineté et d'asseoir sa souveraineté et d'asseoir Il y a toujours des aides pour l'Ukraine ? Mais d'abord, j'assume cette position. Vous assumez la position de Louis Alliot ? Contre. Je vais y venir. Nous avons voté contre la dernière aide financière à l'Ukraine qui a été déboursée par l'Europe. Comment est-ce que dans la période de crise que nous connaissons, dans la période d'endettement majeur, on peut continuer d'accorder de l'argent sans aucune garantie que nous n'avons pas et qu'il n'y a plus dans les caisses des Français ? Il serait profondément irresponsable de continuer à octroyer de l'argent à des États étrangers sans aucune garantie. Je veux dire, les Américains ont au moins eu la finesse

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d'esprit de garantir leur soutien à l l'Ukraine par l'exploitation des terres rares pour gager une contrepartie à ce qui apparaît comme un soutien à un pays qui doit évidemment arriver dans les meilleures conditions possibles dans le cadre des négociations. Mais je vais vous dire, le meilleur le meilleur service qu'on peut rendre au moment où on se parle au peuple ukrainien et à la résistance ukrainienne, c'est de mettre fin aux tensions autour du détroit d'Hormuz. Parce que ce qui est en train de se passer dans le détroit d'Hormuz, renchérit de manière spectaculaire les rentrées de cage de la Russie par les exportations de pétrole et affaiblit par la même occasion le statut de l'Ukraine. Donc nous soutenons le peuple ukrainien qui résiste,

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la France sera fidèle à ses engagements, mais la France prendra demain si nous arrivons à la tête du pays. Une initiative non plus seulement financière sur de l'argent que nous n'avons pas, mais diplomatique pour faire taire les armes et pour faire taire un conflit qui dure depuis 2022 et qui a fait déjà des dizaines de milliers de morts et des centaines de milliers de victimes toujours sur l'ukraine pour pour terminer justement sur ce sujet rafael glucksmann candidat lui à l'élection présidentielle d'abord à la primaire socialiste dit ce matin le rassemblement national c'est le parti de la soumission à vladimir poutine est-ce qu'il y a toujours des voilà des doutes est ce que la ligne du rn est toujours aussi peu claire sur

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la russie concrètement qu'est ce que vous répondez à ça l'élection présidentielle va aussi être l de faire la lumière sur le passé de monsieur glucksmann et sur les gouvernements étrangers pour lesquels il a travaillé en europe de l'est qu'est ce que vous voulez dire par là bas que l'élection présidentielle est un moment de vérité, que c'est d'abord une question d'incarnation et que nous ferons aussi, enfin le débat public fera aussi la lumière sur les engagements passés de Raphaël Glussmann au service d'un certain nombre de chefs d'État étrangers dont il a bénéficier de l'argent contre des prestations qu'il a fournies à ses Etats. Raphaël Glucksmann a le droit de défendre cette position sur l'Ukraine. Il la défendra dans le cas de la campagne présidentielle.

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Les Français – Un dernier mot Jordan Bardella, on voulait aussi vous faire réagir sur ces informations du journal Libération qui fait état de tension entre vous et Marine Le Pen, vous auriez même claqué la porte, quitté une réunion politique du Rassemblement national, quand Marine Le Pen aurait évoqué sa volonté de vouloir mettre en avant Marion Maréchal. D'abord, est-ce que vous confirmez ces informations ? Alors je vous invite à ne pas écouter ni reprendre tout ce qui peut être dit ou ou écrit par le journal Libération, qui mentionne d'abord des propos que je n'ai pas tenus. Vous auriez dit c'est elle ou moi ? Oui, je n'ai jamais dit cela, mais quand on a des désaccords, on a pour habitude d'en discuter entre nous.

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Donc je ne commenterai pas ces bruits de couloirs et ce que je peux vous dire c'est qu'il y a avec Marine Le Pen une affinité politique et personnel indéfectible. Donc je vous le dis et je continuerai de vous le dire tout au long de la campagne, si certains attendent de ma part que je sois déloyal à Marine Le Pen qui porte sur ses épaules les espoirs du peuple français et le destin de la France alors Alors c'est très mal me connaître et c'est très mal connaître le sentiment qui me domine. A savoir que la France est en danger et que nous avons une occasion inédite et historique de la sauver. Est-ce que votre envie dans cette campagne, ça va être aussi de vouloir peser encore plus sur la ligne du Rassemblement national en vous disant que vous êtes peut-être plus qu'un simple numéro 2,

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plus qu'un simple numéro 2 ? Je vais faire mon travail et je vais honorer l'engagement que j'ai pris auprès de Marine Le Pen parce que je n'ai qu'une parole et que ma loyauté va à notre pays qui est dans une situation difficile et pour le bien de notre pays et pour le bien des Français Marine Le Pen doit être élue présidente de la République donc je serai à mon poste, je serai à mon rôle, je vais continuer naturellement de porter les sujets sur lesquels je me suis toujours engagé comme la retraite par exemple mais de toute manière j'aurais tort c'est-à-dire que si vous constatez de ma part un ralentissement de la cadence vous direz que je fais défection et si j'enchaîne trois émissions de télé de suite sans que Marine Le Pen n'en ait fait une entre temps vous me direz

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que je me mets trop en avant. Mais sur quel sujet vous allez imposer votre loup ? Nous allons faire campagne à deux. Sur quel sujet ? Non mais je ne cherche pas à imposer telle ou telle ligne. Je cherche à ce que nous ayons le projet de redressement de la France le plus solide, le plus construit et je vais continuer à le porter. Je vais continuer à m'impliquer sur la thématique économique parce qu'elle va être l'un des enjeux majeur de cette campagne et les français dans cette campagne me trouveront du début de cette campagne jusqu'à la fin aux côtés de Marine Le Pen. Et parce qu'elle a toujours été mon premier soutien, je serai toujours son premier soutien. Merci beaucoup Jordan Barba. Merci à vous.