LE COVID-19 A ÉTÉ UN TEST INCROYABLE DE SOUMISSION À L'AUTORITÉ
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« le confinement qui nous a été imposé est, au niveau mondial d'ailleurs, pas seulement au niveau français, un test incroyable de soumission à l'autorité »
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« ces tests qui avaient été faits dans les années 50-60 par Stanley Milgram, un sociologue américain qui poussaient des gens à obéir, et ils obéissaient tous »
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« le programme du CNR, le Conseil national de la Résistance, demeure un modèle parce que, il a été fait dans des circonstances très particulières »
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« il faut absolument réduire le temps légal de travail, pour permettre à chacun d'avoir un emploi »
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« cette réduction du temps de travail, doit aller, pour moi, avec aussi une augmentation des salaires »
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« depuis 30 ou 40 ans, le néolibéralisme n'a qu'un objectif, détruire les services publics »
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« M. Kessler du CNPF avait exprimé très clairement cela en disant : "il faut ruiner, il faut détruire le programme du CNR" »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Je pense que le confinement qui nous a été imposé est, au niveau mondial d'ailleurs, pas seulement au niveau français, un test incroyable de soumission à l'autorité. Vous savez ces tests qui avaient été faits dans les années 50-60 par Stanley Milgram, un sociologue américain qui poussaient des gens à obéir, et ils obéissaient tous. Ils devaient envoyer une impulsion électrique qui, soit-disant électrocutait en fait un acteur, et ils allaient jusqu'au bout parce que celui qui donnait des ordres avait une blouse blanche, et avait autorité.
Et bien ce qu'on voit aujourd'hui c'est ça, dans le confinement on nous fait obéir à des ordres dont nous n'avons aucun moyen de vérifier le fondement. Il n'y a pas de voix qui puisse s'y opposer et, au nom de la sécurité, nous courbons la tête et nous faisons ce qu'on nous dit de faire sans rien savoir en réalité. Et ça je pense que ça porte en soi quelque chose de terrible, parce que c'est de façon très profonde, très secrète, habituer la population à obéir, à ne jamais contester, à ne jamais réfléchir surtout, et à être, comme on dit dans l'armée, le petit doigt sur la couture du pantalon.
C'est ça que m'inspire ce confinement. Je pense que le programme du CNR, le Conseil national de la Résistance, demeure un modèle parce que, il a été fait dans des circonstances très particulières, terribles, dans un contexte historique très compliqué, avec des gens qui ont été capables de travailler ensemble alors que tout les opposait d'une certaine manière et, même dans la Résistance, ils s'étaient fait la guerre, ils s'étaient entretués, ils ont été capable de faire ça, et ça reste un grand modèle surtout pour moi parce que on a été capable, ils ont été capable de définir des principes fondamentaux sur lesquels la société devait être gouvernée et bâtie. Et je crois que cette chose-là c'est ce que nous devons faire aujourd'hui.
De ré-inventer cette capacité à définir la Loi et à dire du Droit parce que, dans la période actuelle, qu'est-ce qu'on voit ? On voit des slogans ou des ordres, et aucune pensée. Eh bien, ce qu'est le modèle pour moi du CNR c'est justement d'avoir été capable de penser, de penser les jours heureux, c'est-à-dire de penser le lendemain dans une situation qui était évidemment terrible, et ça je crois que ça doit nous inspirer, ça doit nous porter, et nous devons nous référer à ça de la même manière que nous devons nous référer à la Déclaration des Droits de l'Homme, celle de 89 ou celle de 93.
C'est-à-dire quand les hommes ont fait faire un changement radical à la société, ont fait prendre un tournant absolument radical à la société. Il y a aujourd'hui où on mesure, alors par exemple, les ravages du néo-libéralisme, et bien il faut que nous soyons capable de dire : "Voilà, désormais on va s'orienter tout à fait autrement", ce n'est pas de contester telle ou telle chose du gouvernement ou de quelques uns des animaux tristes qui le composent, c'est de dire : "ça de toute façon, c'est entièrement disqualifié, pensons le monde tel que nous le souhaitons." Moi ce qui me parait d'actualité aujourd'hui, c'est qu'on entend la droite, l'extrême droite, le MEDEF clamer qu'il faut plus d'heures de travail, il faut des semaines de 45, 48 heures, je crois qu'en Inde ils en sont même à la semaine de 71 heures, bref, je pense que ça c'est la fausse route absolue.
Je crois que le combat historique de la classe ouvrière, ça été toujours de réduire le temps de travail, et je crois qu'aujourd'hui, si nous voulons justement que la société fonctionne, il faut absolument réduire le temps légal de travail, pour permettre à chacun d'avoir un emploi, mais plus que ça, c'est d'avoir le sentiment de participer à la richesse de la Nation. Et donc réduisons le temps de travail. Cette réduction du temps de travail, doit aller, pour moi, avec aussi une augmentation des salaires, ce à quoi évidemment, le patronat, la droite poussent des hauts cris et se refusent, mais il faut une augmentation des salaires, et bien entendu, réduire autant que faire se peut, l'éventail entre les plus hauts et les plus bas.
La question salariale est pour moi indissociable de la question des services publics, parce que je ne rêve pas à un monde idéal où chacun aurait selon ses besoins, mais pour ceux qui ont les salaires les plus bas, pour que la vie soit possible pour eux, il faut qu'il y ait des services publics puissants. Or depuis 30 ou 40 ans, le néolibéralisme n'a qu'un objectif, détruire les services publics. Et bien, l'urgence contemporaine pour moi, c'est ça, baisse du temps de travail, augmentation des salaires et remettre les services publics à la place qui doit être la leur.
Ça serait tout simplement de remettre au premier plan de nos préoccupations, le bien commun. Alors qu'on nous a exalté, et avec quelle puissance puisque les médias sont entièrement aux ordres, la majorité des médias, n'exagérons pas, mais enfin, on nous a exalté et l'individualisme et le profit parce que c'est ça qui est absolument meurtrier, meurtrier pour les individus, meurtrier pour la nature, meurtrier peut-être même pour la terre, donc je crois qu'il faut remettre du bien commun, remettre ça au premier plan, et pour que ce bien commun puisse exister, eh bien il faut que chacun d'entre nous ait le sentiment de faire part de ce bien commun, de ne pas être exclu de ce bien commun, or on voit bien que les puissances financières et les politiques qui sont leurs portes paroles, évidemment détestent ça. N'oublions pas que M.
Kessler du CNPF avait exprimé très clairement cela en disant : "il faut ruiner, il faut détruire le programme du CNR". C'est leur idéologie, c'est l'idéologie de Margaret Thatcher, etc. Et on a bien vu… En plus ce qui est cruel dans cette histoire c'est qu'on sait que ça ne fonctionne pas.
Le meilleur exemple étant le Chili, on assassine Allende, on fait venir Pinochet et les Chicago Boys qui étaient les disciples de Milton Friedman, pour mettre réellement ce qu'on appelle aujourd'hui le néolibéralisme, qu'est-ce que ça a fait ? Ça a ruiné le Chili. Ça ne fonctionne pas.
Et ça ne fonctionne pas en France, ça ne fonctionne nulle part, sauf pour une toute petite minorité, qui elle, alors là, pour elle ça fonctionne au delà du raisonnable aucun être humain d'ailleurs, ne peut valoir ce que cet argent pour quelqu es individus. [– Sous-titrage : Le Crayon d'oreille -]
Sandra Paire