"Les mots d'Annie Genevard sur la grande distribution sont durs mais justes !" (Nicolas Falcon)
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 96 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:15OuverteRéponse directe
Est-ce que la consommation des ménages se tient malgré l'inflation ?
- 2:58OuverteRéponse partielle
Leclerc sanctionné à 33M€, Carrefour à 100M€ : est-ce suffisant pour changer les pratiques ?
- 4:17RelanceRéponse directe
Si Leclerc gagne plus en ne respectant pas la loi, les sanctions ne servent à rien ?
- 4:54OuverteRéponse directe
Est-ce que les industriels ont aussi fait traîner les négociations ?
- 5:34OuverteRéponse directe
Pourquoi les industriels ne trouvent-ils pas d'accord avec les distributeurs ?
- 6:18RelanceRéponse directe
Les industriels augmentent-ils toujours leurs prix au détriment des consommateurs ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:58Chiffre
« Alexandre Bompard, le Carrefour lui a déjà été sanctionné. C'est un peu plus de 100 millions. »
- 6:18Fait
« les industriels ont toujours envie d'augmenter les prix, de reconstituer leur marge et de le faire sur le dos des consommateurs. »
- 6:54Fait
« la première obsession d'un industriel, c'est de faire tourner ses usines. Et pour faire tourner ces usines, il faut que des produits qui soient compétitifs. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0,5 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
FM Business et la tribune présentent
[musique]
le 189 d'Edv Chevrillon. Vous êtes bien dans le 1819. On va parler de ces négociations commerciales. Vous savez, c'est à 15 jours de la fin de Sénégé et ça s'annonce très tendu. Demain, il y a du reste un comité justement sur ces négociations commerciales et puis à salon de l'agriculture évidemment qui brouille un peu toutes les cartes parce que tout [musique] le monde veut se mettre bien avec les agriculteurs. Bonsoir Nicolas Facon, merci d'être là. Bonsoir Edvig. Vous êtes président de Lilec. Lilec alors c'est un acronyme un peu bizarre.
Vous êtes la fait la voix des marques de plus de 110 marques et des marques les plus connues puisqu'on retrouve Mars, Pepsi, Lactalis, Nesley, Petit Navire, Pernoricard et et bien d'autres encore entre leur 3e France. Et en fait si vous êtes là, c'est un peu peut-être pour contrecarrer le récit des géants de la distribution, que ça soit Michel Édouard Leclerc qui est devenu le président dans tout qui sera du reste demain à l'invité de la matinale de BFM Business, c'est aussi Alexandre Bompard qui sera mon invité jeudi. Bref, on voit ils sont tous là et vous bah vous les représentez toutes ces marques qui disent "Mais attendez, il faut arrêter." On va revenir sur ce bras de fer.
Juste un mot sur la consommation. Est-ce qu'elle se tient ? Oui, c'est c'est la bonne nouvelle. Aujourd'hui, la consommation des ménages français se tient dans un dans un contexte qui est difficile, économique. On a vécu un gros choc d'inflation en 2022 2023 avec des prix qui ont qui ont dû augmenter de manière forte. Et pour autant, ce qu'on voit, c'est que la consommation des ménages se tient à la fois en volume et en valeur. On est à on est à +1 en volume, plus 2 en valeur. Donc ça veut dire que ça repart. On a on a pourtant un taux d'épargne des Français très élevés, hein, il est à 18 %.
Euh ça veut dire que les les Français sont inquiets, mettent de côté ceux qui le peuvent dans leur badline, mais la consommation tient et c'est important parce que euh la consommation des ménages, c'est un des moteurs de l'économie française. l'industrie des produits de grande consommation, donc les produits essentiels que vous avez dans les rayons des supermarchés que vous avez chez vous, c'est la c'est le premier secteur industriel manufacturier en France et ça représente en tout sur le total des emplois de pratiquement 2 millions d'emplois. Donc il est important que ce secteur se porte bien et tiré par la consommation des ménages. Donc plutôt une bonne nouvelle.
Alors maintenant, on commence par les mauvaises nouvelles. Alors d'abord cette actualité ce soir, est-ce que c'est une bonne ou mauvaise nouvelle pour vous Nicolas Facon et vos adhérents ? Vous allez nous dire ça. On a appris que Lecler, il est sanctionné pour sa centrale européenne. 33 millions d'euros à payer. Alexandre Bompard, le Carrefour lui a déjà été sanctionné. C'est un peu plus de 100 millions. Euh là, c'est parce que il n'a pas respecté des dates euh où normalement les les négociations commerciales devaient être close. Euh vous dites you laabouom, qu'est-ce que vous dites ?
Non, je enfin je dis d'abord euh effectivement ce qu'il faut ce qu'il faudrait expliquer peut-être aux Français, c'est que les négociations doivent s'arrêter le le 1er mars et ça c'est vrai côté industriel et côté distributeur. C'est ça qui a pour lequel euh les raisons pour lesquelles euh la centrale internationale de Lecler a été euh sanctionnée cette année encore pour des faits qui se sont passés l'année dernière. Ce que je voudrais juste euh souligner, c'est que c'est la deuxième fois de suite. Euh donc ça veut dire que la l'amende euh qui avait eu lieu en 2024 n'a pas suffi. On a à nouveau une amende. Donc ça veut dire que les faits sont répétés malheureusement.
Donc c'est plutôt un regret. Euh et et quand on regarde le montant de l'amende et qu'on le rapporte finalement au nombre d'industriels concernés, le montant est inférieur. Donc je crains malheureusement que ce soit pas suffisant pour changer les pratiques. Et donc vous demandez plus. Qu'est-ce que vous demandez ? Non, ce qu'on demande en fait, c'est que la loi soit respectée tout simplement, qu'il y ait des contrôles qu'elle est pas respecté. Voilà. Et quand quand elle est pas respectée qu'il y ait des sanctions, c'est normal. Donc c'est ce qui se passe. C'est ce qui se passe. Ouais.
Mais qui s'il s'il recommence et que finalement il gagne plus d'argent en ne respectant pas la date butoire, la fameuse date butoire, on va y revenir bien sûr du 1er mars, là c'était 2025 et il gagne plus d'argent euh en fait en passant outre la loi. C'est ça que vous nous dites. Bah effectivement s'il continue malgré les sanctions, c'est qu'effectivement il y trouve un gain économique. Je voudrais juste dire sur Relec euh Eurelec c'est donc la centrale d'achat Oui, c'est la centrale d'achat de Leclerc qui est basée en Belgique qui est une centrale commune à euh Leclerc en France, le un des plus gros distributeurs allemands rêvés en Allemagne.
Euh le nombre de contrats qui n'était pas signé au 1er septembre chez Relex, c'était à peu près 50 %. Ça veut dire que non seulement la date du 1er mars a été dépassée, mais elle a été très largement dépassée de plus de 6 mois pour la moitié des industriels concernés. Oui, mais alors ce que j'ai envie de dire, c'est peut-être aussi de votre faute. C'est peut-être vous les industriels aussi qui avez fait traîner les négociations. Non, je sais pas la responsabilité. Question, c'est une question qu'on peut se poser. Effectivement, oui, il faut être deux pour conclure une négociation. Vous avez raison.
Maintenant, quand on regarde, ce qu'il faut bien comprendre, c'est le la notion de déséquilibre. C'est-à-dire si euh avec ce système d'alliance de regroupement de distributeur aujourd'hui, quand vous êtes un industriel français de taille moyenne à partir de 100 millions d'euros de chiffre d'affaires, vous n'avez plus que trois acheteurs en face de vous hein. C'estàd vous avez plus que trois acheteurs. Donc il y a 25000 entreprises qui fabriquent des produits de grande consommation. Vous avez tout un écosystème de fournisseur, vous avez 400000 agriculteurs. Il vous reste trois acheteurs qui ont finalement la main sur les produits que vont acheter les 30 millions de de ménages français.
Donc on a une hyper concentration. Donc on pourrait se dire c'est de la faute de l'industriel si on trouve pas d'accord. Mais en fait quel est l'intérêt d'un industriel de pas trouver un accord avec un client qui pèse à minima 30 % de son chiffre d'affair ? Le risque il est beaucoup trop important. Oui. Alors, attendez là c'est on a vu ben c'était Michel qui avait dit qu'il pas de chocolat Ferrero enfin du moins les chocolat de Noël il faut préciser euh parce que justement il y a pas d'accord parce que la hausse des prix était trop importante. C'est peut-être aussi la hausse des prix que demandent les industriels est peut-être trop élevée.
Alors chaque industriel prend la responsabilité de de de ses prix de ses prix qu'il vend à la distribution. Euh il le fait euh alors faut je pense qu'il faut tendre le coup à à à une contre vérité qu'on entend trop souvent, c'est que les industriels ont toujours envie d'augmenter les prix, de reconstituer leur marge et de le faire sur le dos des consommateurs. C'est pas vrai. Non, la la première le le premier la première obsession d'un industriel, c'est de faire tourner ses usines. Et pour faire tourner ces usines, il faut que des produits qui soient compétitifs. On est sur des marchés qui sont extrêmement concurrentiels.
Vous avez plusieurs marques nationales, vous avez des produits de MDD, vous avez des autres marques. Donc si vous êtes si vous avez des prix trop élevés par rapport à la qualité que vous offrez, le consommateur se détourne de vous. Donc dire que le l'industriel a toujours envie d'augmenter ses prix et que c'est le distributeur qui joue ce rôle de gendarme, c'est absolument fou. Le J'imagine que vous avez sans doute lu l'interview d'An Genevard, donc il est ministre de l'agriculture dans le Parisien chez nos confrères du Parisien qui a dénoncé le chantage mortifère de la grande distribution.
Alors, notamment, pas forcément vis-à-vis des géants comme Mars, mais notamment vis-à-vis des agriculteurs, des petites ETI, PMI euh et puis que c'est vrai qu'il y a un salon de l'agriculture qui ouvre ses portes euh la le weekend prochain, mais quand même chantage mortifère, est-ce que vous dites c'est tiens, ça y est, elle a compris notre problème ou quoi ? Euh les mots sont durs, les mots sont justes. Elle a raison. Elle euh elle elle dit tout haut ce que l'ensemble des acteurs euh disent hein puisque demain on a la réunion euh vous l'avez dit hein, le le 2e comité de suivi interministériel euh des négociations.
Euh c'est ce que disent l'ensemble des représentants à la fois du monde industriel et du monde agricole, des euh des TPE, des PME, des ETI et et des et des moyens et des grands groupes. Je pense que quand on connaît la stature de de la ministre d'agriculture, je pense qu'on peut pas la l'accuser de de surencher médiatique. Elle elle dit les mots justes. Aujourd'hui, on a un système qui est qui est une prise en otage de l'industrie très très clair en fait par un certain nombre d'acteurs qui sont très peu nombreux à travers le nord. C'est les Lecler, les Carrefours, les Intermarché de coopérative U. Oui.
Alors c'est c'est les alliances aujourd'hui vous avez une alliance française qui regroupe Intermarché au champ casino qui elle-même appartient à une alliance internationale avec des d'autres acteurs européens et des cas qui aujourd'hui exercent un centage permanent. Il y a au moment où on se parle, il y a sur une cinquantaine d'industriels concernés, il y a plus de 20 industriels qui sont en sanction, c'estàd qu'il sont en arrêté commommande sur une quantité importante de leur de leur activité alors que les négociations ne sont pas terminées. Donc on est vraiment dans une violation quotidienne du droit français. Ah oui, une violation quotidienne du droit français.
Donc c'est très fort ce que vous dites là. On ver quand même qu'il y a le ce bras de fer demain. J'imagine que la comité de suivi ça va être un peu un peu chaud non ? Un peu violent ça va être tendu. Ou qui joue les les rôle d'arbitre ? Qu'est-ce que vous vous qu'est-ce que vous en espérez vous puisque vous représentez les industriels en une partie des industriels surtout les marques, les grandes marques ? Ben ce qu'on attend en fait c'est que un exposé clair de la situation euh des différents intervenants.
Donc dans ce comité, vous avez les deux ministres euh de l'agriculture d'un côté, de la consommation, du commerce de l'autre et puis vous avez les représentants de la distribution, les représentants de l'industrie, les représentants du monde agricole. Donc je pense que ce qui va être important, c'est de poser le diagnostic le 17 février où est-ce qu'on en est des négociations. Euh et et le deuxième, c'est aussi une intervention des pouvoirs publics s'il est nécessaire. Moi, je pense que c'est absolument nécessaire par rapport à ce que je viens de dire pour rappeler tout le monde à à l'ordre sur le respect de la loi. Mais alors, quel rappel à l'ordre voulez-vous ?
Parce que vous avez dit quand même quelque chose. Il y a aujourd'hui, il y a 20 % des industriels qui voient leurs produits bloqués. dans les grands magasins parce que euh parce que quoi ? Parce qu'il y a pas parce qu'ils ont pas vouu baisser les prix au niveau des des demandes des acheteurs. Euh aujourd'hui, ce que vous avez, vous avez vraiment une pression sur des baisses de prix de l'ordre de 5, 10 15 % en fait qui sont demandées aux industriels qui ne correspondent pas du tout à la réalité des coûts des industriels. Vous vous demandez combien ? Euh les tarifs qui étaient demandés en moyenne par les industriels étaient entre aux alentours de 3,5.
Il faut savoir que quand le un industriel propose un tarif de 3 et demi, en réalité, puisqueen fait il y a tout un tas de négociations, il lui reste un et demi en fait en poche avant même de démarrer les les négociations. Ouais. Donc mais en même temps Michelard Lecler il le dit, il répète, on le voit partout. En plus, c'est le maintenant c'est l'homme politique préféré des Français des guillemets bien sûr. Il dit Genev en fait elle elle s'exprime au nom de la corporation qu'elle défend. Je pense que c'est des alors je lui laisse la teneur de ses propos.
Je pense que c'est voilà c'est Non mais je veux dire c'est je pense que c'est pas je pense que diplom oui je je cherche le mot parce que voilà je veux pas être trop incisif mais je pense que il est pas à la hauteur du de la responsabilité du ministre. Voilà c'est pas correct. Non c'est pas correct. Ouais le donc mais en même temps le pouvoir d'achat c'est la priorité des Français. Donc quelque part Michel Lucas et on voit bien il a encore progressé dans les parts de marché là qui sont sortis, il n'arrête pas de progresser et ceux qui progressent c'est ceux qui sont justement qui tirent les prix vers le bas. Alors, il y a deux choses. Je pense qu'il faut faut faire un peu la part des choses.
D'abord, effectivement, Lecler est la et est le plus performant aujourd'hui. C'est pour ça qu'il gagne des parts de marché et c'est grâce à la performance des magasins qui sont basés sur une politique de prix bas effectivement, mais aussi sur une vraiment une performance commerciale. En fait, quand vous allez dans un magasin, excusez-moi, vous avez le meilleur service commercial donc qui gagne des parts de marché. Excusez-moi. Non mais je vous en prie un peu d'eau parce queon sait que tous attraper les grippes et qu'ici [rires] Merci. Ce studio est un peu particulier fait tout le monde. Vous inquiétez pas. Pour autant le il y a pas que la distribution qui défend le pouvoir d'achat.
Encore une fois les industriels, le but de l'industriel c'est d'avoir vraiment d'avoir des produits compétitifs. Et puis le dernier point, il faudrait pas ramener le problème du pouvoir d'achat uniquement sur la question des prisas. C'est sur la question des pris et de la consommation. Oui, mais c'est quand même là où on voit que c'est euh c'est sans doute un peu le le le danger. J'ai j'ai une question, c'est que euh l'inflation infini, vous pensez que vous est-ce que vous pensez que vous allez arriver quand même à un accord sur le niveau euh ou pas ?
Parce que euh quand on en parle, j'en ai parlé avec Dominique Chelcher, donc le coopérative vu, il me dit "Bah nous, on vit zéro pour vous c'est penable." Alors vous vous dites au nom des industriels grosso modo évidemment ça dépend des marques, c'est 3 et demi. Alors ça c'était la demande tarifaire des industriel. Ouais. Quand on regarde l'inflation aujourd'hui, elle est à 0,6 au moment où on se parle. Donc on est revenu à un niveau d'inflation qui est très bas. Euh maintenant quand on regarde la réalité des coûts industriels, on ne reviendra pas à au prix d'avant 2019, avant la crise Covid, la crise ukrainienne, la reprise mondiale et cetera. Ouais. Pourquoi ?
Parce que quand vous regardez les coûts industriels, je vais pas parler des matières premières mais c'est le cas sur les matières premières. Si on prend l'énergie, elle a fait entre + 50 et + 100 %. Les salaires ont fait entre + 16 et + 20. Ouais. Le transport a fait + 15. Donc aujourd'hui, la réalité des industriels, ils n'ont pas la capacité de répercuter des des baisses qui n'ont pas eu lieu. Alors moi, j'ai encore deux questions à à vous poser. Nicolas Facon, si votre voix le permet. Un est-ce que vous vous dites est-ce qu'il faut des négociations pluriannuelles ?
Parce que cette date butoire du 1er mars, je crois que il y a qu'en France en fait où il y a ce système et donc des il faudrait des n glissantes quelque part, voyez chaque mois ou chaque fin de mois ou comment vous voyez les choses. Alors la date butoire, elle date de 2005 donc c'est c'est vieux hein, ça a été mis en place il y a 20 ans. Euh pourquoi ? Parce que il faut pas confondre la cause et la conséquence. C'est-à-dire que on entend souvent dire bah finalement si ça se passe mal en France, c'est parce qu'il y a trop de règles, parce qu'il y a la date butoire et cetera. La réalité, elle est inverse.
En fait, si le législateur qui court toujours après euh la réalité économique a mis en place un certain nombre de lois et la date butoire en est une, c'est simplement parce qu'il y a beaucoup de dysfonctionnement. Donc c'était une volonté de réguler ça. La date du a rien réglé. Non, elle elle a elle a rien réglé mais elle oblige tout le monde à essayer de se mettre d'accord au 1er mars.
Euh l'idée des négociation plurannuelles, en théorie, c'est une bonne c'est une bonne idée parce que autant avoir des des contrats alors une négociation plannuelle peut-être pour expliquer, c'est plutôt d'avoir un contrat sur 1 an, on a un contrat sur 3 ans ou 5 ans et euh il y a un système avec il y a une clause de revoyure une fois par an, on révise les prix en fonction de de ce qui se passe. Donc en théorie, c'est parfait. Dans la réalité, malheureusement, quand on regarde la les relations industrie commerce aujourd'hui, comment ça fonctionne, je dirais que les contratsannuels ne sont même pas respectés en fait.
Donc je je vois pas comment aujourd'hui on passerait d'une situation où le où il y a où où les contrats ne sont pas respectés. Je vais expliquer hein. Le 1er mars 2025, il y avait pour les contrats qui étaient signés en France, ils ont été à peu près respectés la date. À l'étranger, c'était pas le cas. C'est pour ça que RELC a été condamné avec 70 manquements. 70 manquements ça aurait été sanctionné. Mais pour les les entreprises qui ont signé en France au premier mars, très vite, il y a eu des demandes de renégociation. Ouais. Donc oui, malheureusement la la pratique fait que aujourd'hui on n'est pas prêt pour ça.
Est-ce que le système est en train de dériver parce que il y a justement ces centrales européennes et en même temps ces centrales européennes on écoute les uns les autres enfin que ça soit Michel Leclerc ou de Michel Cher qui disent "Oui mais comme on est face à des géants à des multinationales" ce qui est vrai euh bah du coup il faut mieux qu'on puisse négocier en force au niveau européen avec d'autres consommateurs, d'autres grands groupes de distribution. C'est pas faux. reconnaissez que c'est pas c'est un récit qui est assez simple et qui est pas tout à fait vrai. C'est-à-dire que quand vous négociez quand ces alliances négocient elle négocie avec les entités nationales.
H si vous négociez avec par exemple Pepsi, je sais pas Pepsi bah c'est c'est la filiale France plus la filiale allemande. Oui. Qui vont négocier. Pourquoi ? Parce que elles sont responsables sur leur propre compte d'exploitation. Elles-même sont Pepsi France est une entité française avec un de droits français avec des usines, avec du personnel et cetera et qui respecte la réglementation française et et donc c'est elle qui va négocier sur son compte d'exploitation. Même chose avec l'Allemagne. Donc c'est pas le géant que vous avez en face hein. Ce sont des entreprises qui sont de taille tout à fait moyenne qui négoci en même temps.
C'està-dire devant vous avez la filiale allemande, la filiale française, la filiale belge. Donc c'est quand même une démonstration de force de leur part. Bah de leur de leur part le la taille hein pour que les Français se rendent compte quand quand on parle de d'alliance de distributeur à l'achat c'est des c'est des alliances des regroupements qui pèsent 100 150 plus de 200 milliards d'euros de chiffre d'affaires. Donc évidemment le le poids de l'industriel il est il est il est infinitésimal dans ces ensembles là. Ouai. Alors voilà, les gens de la distribution, ils disent l'inverse, notre poids est infis face à des grands comme ce que vous représentez. Donc c'est c'est un peu ça. Ouais.
Non mais encore une fois en en droit, ce sont les entités qui négocient, c'est-à-dire les les filiales les filiales les filiales nationales. C'est c'est pour vous ce sont elles qui sont responsables. Enfin non, parce que le mal était existait déjà. Disons que c'est une amplification, c'est un développement du problème. C'estàd que le le le phénomène des alliances pour bien comprendre ce regroupement déjà euh si vous en tant qu'industriel, vous n'arrivez pas à vous mettre d'accord, non seulement vous êtes impacté sur le le business français mais également d'autres pays européens en Allemagne aux Pays-Bas. Donc c'est absolument insoutenable économiquement.
Et ensuite ces alliances, elles sont basées à Bruxelles, à Amsterdam, à Madrid et elles échappent aux droits français. Ouais. Nicolas Fac est-ce que de fort de ça, est-ce que ça se passe aussi mal justement en Allemagne, en Espagne, euh en Italie ou non ? Parce que il y a il y a il y a évidemment il y a de la tension économique, c'est normal, il y a une discussion tour de prix et c'est normal qu'il y ait une négociation et qui a de la tension, ça c'est pas le problème. Le problème c'est les mauvaises pratiques. On a vraiment une spéci française où on a cette espèce de chantage permanent, de menaces, de déférencement, d'arrêt commande, de non respect du droit.
Et je pense que d'ailleurs quand vous écoutez les représentants de la distribution, moi ce qui me frappe, je trouve, on est sur un secteur qui est très important. On a des entreprises françaises de distribution. Euh Leclerc a a publié son chiffre d'affaires qui fait 50 milliards d'euros de chiffre d'affaires. Euh donc vous avez une entreprise qui pèsie dizaines de milliards d'euros de chif d'affaires. Et quand vous les écoutez, ils vous disent "On n'aime pas les lois françaises qui nous concernent. D'ailleurs, on n pas envie de les respecter et on part à l'étranger pour parce queon veut négocier sous droit belge ou néerlandais.
Oui, parce que c'est quand même le seul secteur de l'économie où on entend des grandes entreprises qui disent finalement le droit ça nous plaît pas donc on fait autrement et on fait ce qu'on veut. Ouais. En même temps, quand on on l'interroge Michel Lecler sur le fait de savoir si RELC permet d'échapper euh aux lois françaises, les fameuses loi égalim pour qu'ils sont là pour protéger la rémunération des agriculteurs, lui dit c'est du baratin politique. J'ai vu ça. Alors, il faudrait que Michel Édouard regarde l'audition au Sénat la semaine dernière puisque le le représentant de de Relc était était auditionné par la commission d'enquête du Sénat. Il il a dit deux choses.
Il a dit un Eurelec fonctionne avec du droit belge euh et de euh il a dit que les distributeurs français et européens avaient attaqué la France à auprès de la Commission européenne pour condamner les lois les lois égalimes. D'accord. Bon ben j'ai envie de vous souhaiter courage notamment pour pour demain matin. Non. Oui ce sera demain à 10h. Ce sera demain demain à 10h. D'accord. Ben on attend le résultat des courses. Merci beaucoup en tout cas Nicolas Facon d'avoir été avec nous. Donc le patron de l'île. Dans un instant, on parlera d'IA et d'Inde puisque c'est le 4e sommet de l'intelligence artificielle qui se déroule.