Transformons l'aide médicale d'État en aide médicale d'urgence ! - Yoann Gillet (France Info)
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Chapitres
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Questions et réponses
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- 0:00OuverteRéponse partielle
La ministre de la Culture qui veut faire payer l'entrée de la cathédrale Notre-Dame de Paris, vous en pensez quoi, Yoann Gilles, pour ou contre ?
- 0:52OuverteRéponse directe
Vous êtes d'accord, Chloé Rédel, ou pas ?
- 1:17RelanceRéponse directe
Elle parle bien des touristes, la ministre de la Culture. Elle parle d'un prix de 5 euros qui serait un prix symbolique et elle dit en gros que ça pourrait sauver toutes les églises de France.
- 2:18RelanceRéponse directe
Un espèce de désengagement de l'État au moment où on parle justement du budget. Chloé Redel, vous y croyez, de dire qu'en fait, on va laisser payer les touristes, comme ça, l'État peut se désengager et ne s'occupe plus de ça ?
- 3:17OuverteRéponse directe
Est-ce qu'il faut différencier le prix que paient les Français des touristes étrangers ?
- 3:53RelanceRéponse directe
Chloé Redel, est-ce qu'elle est dans le bon ton, dans la bonne directive, Rachida Dati, avec ce qu'elle propose aussi de la différenciation des touristes étrangers ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:17Invité politiqueFait
« de notre patrimoine qui est largement reconnu. »
- 0:29Invité politiqueFait
« Mais la question surtout, c'est comment est-ce qu'on en est arrivé là ? Aujourd'hui, la France n'est plus capable d'entretenir son patrimoine. »
- 0:45Invité politiqueFait
« Les collectivités locales n'ont plus les moyens de les entretenir parce que les gouvernements successifs font les poches aux collectivités locales. »
- 1:30Invité politiqueFait
« Là, ça montre que la ministre de la Culture est totalement déconnectée des réalités. »
- 1:38PrésentateurChiffre
« Elle dit 75 millions d'euros par an. »
- 1:40Invité politiqueFait
« Si elle pense qu'avec 75 millions d'euros, on va réussir à entretenir tout le patrimoine que nous avons en France, elle se trompe totalement. »
- 2:00Invité politiqueFait
« Moi, j'ai peur qu'elle prenne aussi ce prétexte pour que le gouvernement ne mette plus un euro sur ce budget et se contente finalement des 75 millions d'euros que pourrait ramener cette entrée payante pour entretenir notre patrimoine, ce qui serait très largement insuffisant. »
- 4:28PrésentateurPromesse
« Un, je ne veux pas supprimer l'AME, je veux la transformer en aide médicale d'urgence. »
- 4:36PrésentateurFait
« Le dispositif d'aide médicale d'État, plus le séjour pour étrangers malades, nous singularise dans le monde entier. »
- 4:44PrésentateurFait
« Je veux, moi, qu'on ne laisse mourir personne, les femmes qui sont enceintes, on s'en occupe, la prophylaxie, la vaccination, on s'en occupe. »
- 5:16InvitéChiffre
« Alors même que l'AME, c'est 0,5% des dépenses de santé en France, »
- 6:53Invité politiqueFait
« La transformation de l'aide médicale d'État en aide médicale d'urgence, c'est une mesure qui est noir sur blanc dans le programme de Marine Le Pen. »
- 7:12Invité politiqueFait
« Et pourquoi est-ce qu'il faut donc transformer cette aide médicale d'État en aide médicale d'urgence ? C'est qu'aujourd'hui, cela permet, l'AME, de bénéficier de soins qui ne sont pas vitaux. »
- 7:33Invité politiqueFait
« De se recoller, par exemple, les oreilles. Vous pouvez vérifier sur le site de la Sécurité sociale, c'est inscrit noir sur blanc. »
- 7:50Invité politiqueChiffre
« Certains, oui. Et je vous rappelle que 38% des Français renoncent à se soigner aujourd'hui, faute de moyens. »
- 9:42Invité politiqueChiffre
« C'est 1,3 milliard qui était inscrit dans le budget 2025. »
- 10:23Invité politiqueChiffre
« Quand on a augmenté la franchise médicale il y a quelques mois, c'était 900 millions d'euros qu'on a ponctionné aux Français. »
- 10:31Invité politiqueFait
« Comment est-ce qu'on peut justifier de ponctionner 900 millions d'euros aux Français, mais de continuer à donner 1 milliard aux étrangers en situation irrégulière en France ? »
Temps de parole
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La ministre de la Culture qui veut faire payer l'entrée de la cathédrale Notre-Dame de Paris, vous en pensez quoi, Yoann Gilles, pour ou contre ?
Écoutez, il y a deux sujets. Il y a d'abord le sujet des touristes. On dit pourquoi pas, après tout, qu'ils participent finalement à l'entretien des monuments qu'ils viennent visiter, de notre patrimoine qui est largement reconnu. Après, il y a l'aspect religieux et je ne pense pas qu'en France, il soit de bon ton, finalement, de faire payer les croyants qui voudraient venir tout simplement payer. Mais la question surtout, c'est comment est-ce qu'on en est arrivé là ? Aujourd'hui, la France n'est plus capable d'entretenir son patrimoine.
Aujourd'hui, la France, d'ailleurs, ne l'entretient plus depuis bien longtemps et on a des églises un peu partout en France, bien qu'ils ne sont pas entretenus. Les collectivités locales n'ont plus les moyens de les entretenir parce que les gouvernements successifs font les poches aux collectivités locales.
Vous êtes d'accord, Chloé Rédel, ou pas ?
Je suis assez d'accord. Le patrimoine, c'est quelque chose de très important pour les Français. Il doit être entretenu. Et l'idée de facturer l'entrée de Notre-Dame pour les touristes est une bonne idée puisque c'est un monument incontournable de Paris. Ça pourrait aussi contribuer à tous les travaux qui ont dû avoir lieu suite à l'incendie de Notre-Dame. Mais on ne peut pas faire payer l'entrée de Notre-Dame pour les gens qui viennent y prier.
Oui, ça pour l'instant, ce n'est pas l'idée. Elle parle bien des touristes, la ministre de la Culture. Elle parle d'un prix de 5 euros qui serait un prix symbolique et elle dit en gros que ça pourrait sauver toutes les églises de France. À l'étranger, ça se fait effectivement de faire payer l'entrée de ces monuments-là.
Là, ça montre que la ministre de la Culture est totalement déconnectée des réalités. Pourquoi ? Combien ramènerait ce prix de 5 euros par entrée ?
Elle dit 75 millions d'euros par an.
Si elle pense qu'avec 75 millions d'euros, on va réussir à entretenir tout le patrimoine que nous avons en France, elle se trompe totalement. Et ça veut dire qu'elle est totalement déconnectée de la réalité. Moi, des églises, dans ma circonscription, j'en ai un certain nombre. Et quand on voit le coût de ravalement, ne serait-ce que d'une église, on voit très bien que 75 millions d'euros ne seront pas suffisants. Donc moi, j'ai peur qu'elle prenne aussi ce prétexte pour que le gouvernement ne mette plus un euro sur ce budget et se contente finalement des 75 millions d'euros que pourrait ramener cette entrée payante pour entretenir notre patrimoine, ce qui serait très largement insuffisant.
Un espèce de désengagement de l'État au moment où on parle justement du budget. Chloé Redel, vous y croyez, de dire qu'en fait, on va laisser payer les touristes, comme ça, l'État peut se désengager et ne s'occupe plus de ça ?
Non, je ne pense pas que ce soit la question de désengager l'État. Mais de fait, quand on parle des églises, quand on parle du patrimoine de la France, effectivement, les églises en font partie. Et quand il y a de moins en moins de fidèles, parfois, on demande aux fidèles de payer. Même moi, j'ai un grand-père qui avait dans le Gard, dans mon village de Lédenon, qui avait refait l'électricité de l'église. On demande aux fidèles de contribuer à l'entretien des lieux de culte. Mais comme il y a de moins en moins de fidèles, on ne peut pas leur demander ça éternellement. Donc il faut effectivement que ce soit une politique publique organisée de préservation du patrimoine.
Et les églises en font partie.
Dans un entretien au Figaro, donc Rachida Dati qui dit ça, et puis qui ajoute aussi que dès 2026, elle voudrait moduler la tarification de monuments ou de musées nationaux. Et elle se justifie en posant cette question qui va s'afficher à l'écran. Est-il par exemple normal qu'un visiteur français paie son entrée au Louvre au même prix qu'un visiteur brésilien ou chinois ? Là aussi, ça peut interroger, ça peut diviser ou pas. Vous en pensez quoi ? Est-ce qu'il faut différencier le prix que paient les Français des touristes étrangers ?
Je pense que ça peut être une bonne idée, effectivement. Après, attention, encore une fois, à ne pas trop se désengager financièrement de la part de l'État. Faire payer aux touristes, oui, pourquoi pas. Mais il ne faut pas non plus rendre la France comme étant un pays non attractif pour les touristes. Donc il faut faire attention parce que les touristes ramènent aussi beaucoup d'argent en France et on en a besoin. Donc faire payer les touristes, oui, mais raisonnablement, il ne faut pas pour autant que ce soit finalement une continuité du désengagement de l'État. Parce que l'État se désengage sur le patrimoine depuis très longtemps.
Chloé Redel, est-ce qu'elle est dans le bon ton, dans la bonne directive, Rachida Dati, avec ce qu'elle propose aussi de la différenciation des touristes étrangers ?
Non, là, pour le coup, l'espèce de préférence nationale, mais appliquée à la culture, je n'y crois pas tellement.
Allez, on va passer maintenant, on va continuer à parler politique, évidemment, et à ce qu'a dit Bruno Le Maire, ce matin, qui concerne l'aide médicale d'État, l'AME. Vous savez que le gouvernement est en train de préparer une nouvelle loi immigration pour le début 2025 et Bruno Retailleau, pardon, pas le maire, Bruno Retailleau, pardonnez-moi, veut transformer l'AME. Voilà ce qu'il a dit ce matin sur France Inter. Un, je ne veux pas supprimer l'AME, je veux la transformer en aide médicale d'urgence. Exactement ce que font les autres pays européens. Le dispositif d'aide médicale d'État, plus le séjour pour étrangers malades, nous singularise dans le monde entier. Ce n'est même pas l'Europe.
Je veux, moi, qu'on ne laisse mourir personne, les femmes qui sont enceintes, on s'en occupe, la prophylaxie, la vaccination, on s'en occupe. Mais simplement, Michel Barnier m'a déjà, si j'ose dire, écoutez, puisqu'il a donné ordre à ses ministres du budget, de plafonner à un milliard l'AME. Mais ça ne marchera pas comme ça. Parce que si on ne change pas les règles, il n'y aura pas de plafonnement possible. Chloé Hérédel, il faut changer l'AME, il faut que ça devienne une aide médicale d'urgence ?
Pas du tout. Bruno Retailleau remet ce sujet en débat. Alors même que l'AME, c'est 0,5% des dépenses de santé en France, ça n'est pas responsable d'un appel d'air, comme il le prétend, de migrants qui iraient se déraciner, qui iraient risquer leur vie à traverser la Méditerranée pour toucher l'AME. L'AME est déjà une aide médicale d'urgence. Et la supprimer ou la réduire est un non-sens sur le plan à la fois de la santé publique, parce que si on ne prend pas des pathologies en charge au moment où elles doivent être reprises, après elle peut s'aggraver. Et ce ne sera pas bon pour la santé publique ni pour les finances publiques.
Et c'est une mesure où on demandera à nos médecins de trier les patients qui ne correspondent pas au serment d'Hippocrate qu'ils ont tous prêtés. Donc, si vous voulez, Bruno Rotaillot, avec ce type de débat, occupe le débat public sur des sujets qui sont, à mon avis, accessoires, alors qu'en ce moment se déroule à l'Assemblée nationale la discussion autour du budget. Il y a des thèmes très intéressants qui vont impacter très fortement la vie des Français. Et c'est de ça dont on doit parler. Et je terminerai là-dessus. Et lui, il dit qu'on retire une partie de ce que les Français pourraient avoir pour le mettre dans l'AME pour le donner aux immigrés. En gros, c'est ce qu'il dit.
C'est son discours, si je raccourcis. Mais, Madame, vous avez des anciens ministres de la Santé, de droite comme de gauche, qui font des tribunes communes ces derniers jours pour expliquer qu'il ne faut surtout pas supprimer l'AME. Donc, pourquoi revient-il toujours à la charge avec cette mesure ? C'est encore une fois une mesure pour stigmatiser les étrangers et pour nous expliquer qu'ils sont la source de tous nos maux, alors que, je le rappelle, c'est 0,5% de nos dépenses de santé. Et c'est 0,5% bien employés, en l'occurrence. – Johan Gillet, sur cette question ?
– Bruno Rotaillot a évidemment raison. La transformation de l'aide médicale d'État en aide médicale d'urgence, c'est une mesure qui est noir sur blanc dans le programme de Marine Le Pen. Donc, je ne vais pas vous dire l'inverse.
– Donc, il vous pique vos idées, quoi.
– Je pense qu'il a raison. Mais tant mieux qu'il nous pique nos idées, si ça peut être mis en œuvre. Il n'y a qu'un malheur, c'est que Bruno Rotaillot, LR, devrait aussi dire la vérité. C'est que l'année dernière, le Rassemblement national avait inscrit cette mesure à l'ordre du jour de l'Assemblée nationale et que les LR s'y sont tous opposés très clairement. Et pourquoi est-ce qu'il faut donc transformer cette aide médicale d'État en aide médicale d'urgence ? C'est qu'aujourd'hui, cela permet, l'AME, de bénéficier de soins qui ne sont pas vitaux. De se recoller, par exemple, les oreilles. Vous pouvez vérifier sur le site de la Sécurité sociale, c'est inscrit noir sur blanc.
De se faire implanter un anneau gastrique pour pouvoir perdre du poids, notamment. Il y a tout un tas de mesures qui ne sont pas nécessaires.
– Vous dites en gros, les personnes qui ont droit à ça, ils l'utilisent pour des raisons esthétiques et pas des restons vitales ?
– Certains, oui. Et je vous rappelle que 38% des Français renoncent à se soigner aujourd'hui, faute de moyens. Comment est-ce qu'on peut justifier que des Français n'arrivent pas à se soigner et doivent financer leurs soins, alors même que des étrangers, certains en situation irrégulière, eux, bénéficieraient finalement d'une santé gratuite ?
– Je voudrais juste préciser que si aujourd'hui, des Français n'arrivent pas à se soigner, c'est que 6 millions d'entre eux n'ont plus de médecin traitant. Et qu'il y a un septième des Français qui vit aujourd'hui dans un désert médical. Et on sait que le problème des déserts médical existait depuis 20 ans. C'est-à-dire que c'est un problème vieux de 20 ans, et on n'a jamais agi sur le sujet. Et quand les socialistes, à travers la voix de Guillaume Garrault et de sa proposition de réguler l'installation des médecins, pas de faire un système où on va dire à chacun où il doit aller, puisque 93% de l'installation restait libre dans ce projet de loi.
Mais ça a été refusé, la régulation de l'installation des médecins, notamment par les députés du Rassemblement National. Donc en fait, moi, ce que je dénonce sur la question de l'accès à la santé, c'est qu'on a la solution, mais on n'agit pas parce qu'on refuse, en l'occurrence, le rapport de force avec le syndicat de la médecine libérale. Et ça fait 20 ans que ça dure. Et je peux dire que cette politique de, comment dire, se plier et courber les Chines face au lobby d'intérêts privés, contre même l'intérêt général, est une tendance dans ce gouvernement.
On l'a encore vu très récemment avec le cas du Doliprane, où plutôt que de bloquer la vente, on va dépenser 150 millions d'euros d'argent public pour aller prendre 1% du capital, ce qui ne pèse rien et ne sert à rien. Bref, il y a toute une logique dans l'action publique de refuser de traiter les problèmes à la racine et de détourner l'attention des vrais sujets en les accaparant avec des débats sur l'AME, alors que c'est vraiment infinitésimal dans nos dépenses de santé.
Vous ne pouvez pas dire que l'AME, ce n'est pas grand-chose. C'est 1,3 milliard qui était inscrit dans le budget 2025.
Alors je me félicite que le budget soit légèrement baissé
grâce à la pression que le Rassemblement national a pu mettre, et tant mieux, mais attention, il ne faut pas mentir non plus aux Français, c'est 1,3 milliard à l'AME, mais ce n'est pas le seul dispositif qui vient prodiguer des soins aux étrangers. Il y a d'autres dispositifs qui ne sont pas compris dans l'AME et qui coûtent de l'argent aux Français, je pense par exemple aux soins prodigués dans les centres de rétention ou dans nos prisons, qui ne sont pas pris sur le budget de l'AME. Donc le financement des soins pour les étrangers, c'est énorme. C'est 1,3 milliard.
Mais 1,3 milliard, c'est 0,5%. Qu'est-ce que vous répondez à ça ?
Je vais vous répondre que quand on a augmenté la franchise médicale il y a quelques mois, c'était 900 millions d'euros qu'on a ponctionné aux Français. Donc comment est-ce qu'on peut justifier de ponctionner 900 millions d'euros aux Français, mais de continuer à donner 1 milliard aux étrangers en situation irrégulière en France ? Ce n'est pas acceptable. Les Français, ils n'en peuvent plus. Ils ne veulent plus continuer à financer cette immigration massive et cette immigration clandestine. Les étrangers qui sont en situation irrégulière sur le territoire français ont vocation à rentrer chez eux. Point final.
Alors évidemment, il faut mettre en place une aide médicale d'urgence parce qu'on ne va pas laisser les gens mourir sur le bord de la route comme voudraient le faire croire certains. Mais il faut être lucide, il faut avoir conscience de ce que vivent les Français.
La réponse, Chloé Redel, vous disiez, il ne faut pas penser ça comme ça.
C'est déjà une aide médicale d'urgence. Mais moi, je répète que je souhaite qu'on ramène le débat public sur les vrais sujets. Je sais que les Français ont peut-être du mal à suivre ce qui se passe en ce moment à l'Assemblée nationale parce que c'est de plus en plus compliqué. Mais il y a une discussion sur le budget. Et en l'occurrence, les forces politiques du Nouveau Front Populaire, avec le Modem, je dois le dire, ont réussi à rééquilibrer le budget de façon beaucoup plus juste, avec notamment hier l'adoption d'un amendement de Philippe Brun sur la défiscalisation des pensions alimentaires qui vont aux parents solos. Donc 82% sont des femmes et 1 sur 3 sont en situation de pauvreté.
On a aussi fait passer des mesures contre l'évitement fiscal. On a fait passer aussi des mesures pour aller vers le repas à 1 euro pour tous les étudiants. Donc on est capable d'améliorer ce budget. Et la crainte qu'on doit avoir et le débat qu'on doit avoir en ce moment, c'est de faire en sorte que toutes ces avancées-là ne soient pas balayées par un 49-3. Parce que si le gouvernement utiliserait le 49-3, c'est la copie à prendre ou à laisser sans les amendements et sans tous les enrichissements qu'on a vus depuis. Et ça, je crois que ce serait insupportable parce que Michel Barnier a dit qu'il serait allé. Merci beaucoup au Parlement. 30 secondes pour répondre.
La gauche se comporte d'une manière hallucinante à l'Assemblée nationale. La gauche a fait passer 60 milliards d'impôts et de taxes supplémentaires pour les Français. Pour le coup, on ne peut pas faire ça parce qu'il y a un article 40 dans la Constitution
qui nous empêche d'augmenter les dépenses sans trouver une autre dépense.
C'est les recettes, madame. On est sur les recettes actuellement.
Oui, mais si les amendements passent, c'est bien qu'on a trouvé les recettes en face.
Vous avez fait passer les amendements pour 60 milliards d'impôts supplémentaires pour les Français. Voilà pourquoi vous allez vous-même déclencher un 49-3. Le comportement de la gauche à l'Assemblée nationale est totalement délirant. Et vous ne pensez qu'à des intérêts politiques avant de penser à l'intérêt des pays.
Merci à tous les deux. Merci d'avoir participé à ce duel politique. Chloé Riedel, Yohann Gillet, merci à vous.
Yoann Gillet