Face à Face : Sébastien Chenu - 23/09
Audio original de l'émission.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Vous écoutez RMC Face à Face Apolline de Malherbe Il est 8h32 et vous êtes bien sur RMC et BFM TV Bonjour Sébastien Chenu Merci d'être dans ce studio pour répondre à mes questions Vous êtes le député du Nord et vice-président du Rassemblement National On a vu ce gouvernement commencer à arriver depuis une demi-heure maintenant à Matignon Il a été dévoilé ce week-end Pour la première fois au moment où on se parle Il est donc réuni à Matignon Il sera à l'Elysée cet après-midi Mais la vérité c'est qu'ils n'iront pas beaucoup plus loin si vous en décidez ainsi Alors qu'allez-vous faire ?
Vous le savez, nous l'avons dit, ce gouvernement, comme son Premier ministre, est sous surveillance C'est-à-dire que nous, dans notre position, ce que nous souhaitons c'est peser sur les choses Et empêcher des virages que nous ne souhaiterions pas voir prendre par ce gouvernement Dans l'intérêt des Français pesés Ça veut dire qu'on souhaite qu'il y ait des orientations en matière de pouvoir d'achat D'immigration et de sécurité qui soient prises et qui aillent le plus loin possible Et puis empêcher, ce serait évidemment, notamment par exemple en matière fiscale, en matière d'impôts D'aller taper la France qui travaille, les classes populaires ou qui ont travaillé
Si j'entends bien, vous utilisez encore le conditionnel Ce qui veut dire que vous ne censurerez pas a priori ce gouvernement Vous allez lui laisser un petit peu de temps Vous allez les regarder courir
Mais vous savez, le conditionnel sera utilisé avec ce gouvernement Tout le temps où ce gouvernement agira C'est-à-dire qu'il n'y aura jamais rien d'acquis avec nous Il n'y aura jamais rien qui pourrait nous empêcher à un moment de changer notre position Si nous jugeons que ce n'est pas l'intérêt des Français On a dit, on ne censure pas a priori C'est-à-dire qu'avant d'avoir vu le budget C'est-à-dire les grandes orientations traduites de façon très concrète dans le budget Nous ne censurons pas pour laisser Michel Barnier installer, proposer, exposer sa politique Hier c'était un peu court sur France
Il y a déjà eu pas mal de trucs, on va quand même y revenir, notamment sur le budget On voit bien les quelques orientations
Pas toujours, mais on va y revenir si vous le souhaitez Et en tous les cas, on va être exigeant Puisqu'on laisse à Michel Barnier cette possibilité de dévoiler ses batteries Et de construire un budget, on va être exigeant
C'est horrible cette situation C'est-à-dire qu'en fait, quand on vous écoute, on se dit, ils sont là, ils avancent Et puis en même temps, vous êtes là, tapis dans l'ombre à tout moment On n'est pas du tout tapis dans l'ombre
À tout moment, vous pouvez couper la corde Non, on n'est pas du tout tapis dans l'ombre On est fort de 11 millions d'électeurs En fait, ils vont être obligés de gérer au jour le jour Non, au contraire, je pense que s'ils avaient des grandes perspectives Qui permettaient de donner des objectifs à long terme Ce serait probablement rassurant Je pense que c'est exactement l'inverse Ce n'est pas géré au jour le jour Ils devraient nous donner des grands objectifs à atteindre Mais ça veut dire quoi ?
Il faut qu'ils viennent vous voir, qu'ils vous disent Voilà ma feuille de route
Le Parlement
Vous validez, vous validez pas ?
Vous savez, nous, nous sommes le groupe le plus important du Parlement Mais nous sommes aussi la seule opposition Car tous les autres groupes, gauche comprise Ont un jour ou l'autre voté pour Emmanuel Macron et ses députés Donc nous, nous sommes les seuls à être la véritable opposition Avec nos alliés d'Éric Ciotti Tous les autres, à un moment ou à un autre, leur ont fait la courte échelle Donc on est exigeant parce qu'on représente des millions de Français Vous savez ce que me disaient hier les électeurs Moi j'étais ce week-end dans ma circonscription Dans des communes, à Famars, à Veine-le-Sec Ils m'ont dit, on prend les mêmes et on recommence Donc soyez exigeants d'eux Et s'ils sortent du chemin S'ils viennent chercher de l'argent dans nos poches Alors que nous travaillons Eh bien tapez-les Voilà ce que nous disent les Français
Précisément, Sébastien Chenu On va regarder point par point Ce qui a quand même commencé à être dévoilé hier par Michel Barnier D'abord sur les finances Parce que c'est bien ce que vous disiez à l'instant La toute première épreuve Ce sera le budget Réussir ou non à passer l'épreuve du budget à l'Assemblée nationale A faire voter ce budget Et ça va être dans les jours qui viennent Sur la question des recettes Michel Barnier a laissé entendre hier Qu'il pourrait augmenter les impôts Faire participer, je cite, les plus riches Et les très grosses entreprises Est-ce que là-dessus, vous dites pourquoi pas ?
Alors c'est là où Michel Barnier n'est pas très clair justement Parce que lorsqu'il commence à dire À ouvrir la boîte de l'augmentation des impôts On peut imaginer où ça peut commencer Ce que dit Michel Barnier Faire participer les plus riches On peut y être attentif
Il ne dit pas les consuliennes Je ne veux pas toucher le cashmere
Oui mais on ne sait pas jusqu'où ça va Et il est là le problème Parce que moi j'ai entendu que le gouvernement Regardait, travaillait sur un projet par exemple De gel du barème de l'impôt sur le revenu Pour récupérer 4 milliards Ce qui ferait entrer mécaniquement Sans que leur revenu ait augmenté 300 000 Français actifs ou retraités Dans cette tranche supérieure d'impôts Et là, on ne parle plus des plus riches On parle des gens qui auraient basculé Dans une tranche supérieure Sans que leur revenu n'ait augmenté Alors on va préciser une chose
Pour que tout le monde comprenne bien Ce qui pour vous est la ligne rouge Aujourd'hui, il y a des barèmes Des paliers Des paliers Au-dessus desquels Vous payez davantage d'impôts qu'en dessous Et mécaniquement Chaque année Ces barèmes sont relevés Pour tenir compte de l'inflation Si on ne touche pas les barèmes On a effectivement l'air De ne pas augmenter les impôts Puisqu'on n'y touche pas Mais mathématiquement On fait rentrer un certain nombre de Français Dans la tranche supérieure
Sans que leur revenu n'ait augmenté C'est-à-dire qu'en fait Ils subissent l'inflation Sans que leur pouvoir d'achat n'ait augmenté Oui, enfin Vous avez vu que d'ailleurs L'INSEE nous a montré Que le pouvoir d'achat des salariés Public et privé Avait baissé en 2023 En 2024 Donc là, c'est une ligne rouge C'est une ligne rouge pour nous Parce que c'est une hausse d'impôts déguisée Et on va nous dire Ça touche les plus fortunés Alors qu'en réalité On aura fait entrer Dans le barème supérieur Des Français Qui n'auront pas vu Leur pouvoir d'achat augmenter Donc si j'ai bien compris
Sébastien Chenu Gèle des barèmes de l'impôt sur le revenu Ça c'est la ligne rouge En revanche Quand il dit Michel Barnier hier Qu'il pourrait faire participer Les plus riches Et les très grosses entreprises Vous ne sortez pas le stylo Avec le fait que ce soit la ligne rouge Là non Mais on va voir
Nous on a proposé Non on a proposé par exemple Une taxation sur les sur-profits Pas sur les profits Il est normal qu'une entreprise Fasse des profits Sur les sur-profits C'est-à-dire Le fait que Des entreprises Aient pu En dehors de leur stratégie Faire des sur-profits Qui leur ont bénéficié Là on est d'accord Et d'ailleurs le modèle Et les plus riches L'ISF Mais l'ISF C'est un faux débat Nous on est pour un impôt Sur la fortune financière Qui remplace l'impôt Sur la fortune immobilière Mais on est conscient Tout à fait Que ce n'est pas cet impôt Qui va résorber Le déficit Il est symbolique cet impôt Il est symbolique On veut un impôt Sur la fortune financière Nous l'avons dit Nous referons cette proposition C'est quoi la fortune financière ?
C'est l'argent qui dort En réalité Et non pas l'argent Issu Ou du patrimoine Que des français On puisse construire Avec leur travail Qui a été taxé Par Emmanuel Macron Donc ça Ce sont des lignes rouges Ce sont des perspectives Et souvent Les milieux économiques Ils ne demandent pas D'ailleurs Qu'on taxe les plus modestes Qu'on taxe la France du travail Ils demandent quelque chose De cohérent Et de cohérent dans le temps Donc j'aimerais Que Michel Barnier Nous donne ses perspectives Nous explique Quelle est sa logique Et puis ensuite Eh bien Nous nous déterminerons
Alors voilà Pour ce qui est des impôts Ensuite les retraites Michel Barnier A dit qu'il ne souhaitait pas Abroger la réforme des retraites Contrairement à vous En revanche Il est prêt Dit-il A des aménagements Est-ce que ça Ça vous suffit ?
Non mais d'ailleurs Nous allons proposer Nous l'abrogation De la réforme des retraites Pour revenir au système L'abrogation De la réforme des retraites Celle d'Emmanuel Macron Mais aussi du système De Marisol Touraine Revenir à 42 annuités Pour pouvoir partir A partir de 62 ans C'est ce que nous proposons Dans notre niche Et nous pensons Qu'effectivement Il ne s'agit pas D'aller essayer De faire un bricolage Ce que Michel Barnier propose C'est d'aller faire Du bricolage Probablement Sur des carrières longues De retrouver Quelques dispositifs
Aménager Oui Il a parlé Des aménagements
Je pense qu'il faut Remettre le chantier A zéro Il faut recommencer Revoir les partenaires sociaux C'est une réforme Qui n'emporte pas L'adhésion des français C'est une réforme Aussi coûteuse Je vous repose la question
Est-ce que c'est un souhait Ou est-ce que c'est une exigence C'est-à-dire Est-ce que Si en effet Il n'abroge pas Cette réforme des retraites Et qu'il se contente Pour l'instant D'aménagement à la marge Est-ce que Vous censurerez Ou vous ne censurerez pas Vous vous direz Bon allez Ce n'est pas la priorité
Pour la réforme des retraites C'est la priorité Mais nous ne comptons Que sur nous Michel Barnier a déjà dit Qu'il ne voulait pas l'abroger Alors nous Nous le proposons Le 31 octobre Non parce que
Ce n'est pas une raison suffisante Pour le censurer
Ah ben ça fera partie Quand même du package Si notre Parce que ça viendra Avant le vote du budget Si notre proposition D'abrogation De la réforme des retraites N'était pas votée Si la gauche Faisait la fine bouche Refusait de voter Ce qui peut bénéficier Aux salariés Après avoir tapé Sur des casseroles Pendant des mois On le ramène sur un plateau Bon si ça ne passait pas Effectivement On demandera à Michel Barnier D'inclure cette abrogation Dans son projet de budget
Sébastien Chenu Sur la question De l'immigration Il a promis Michel Barnier D'être pour une fermeté Et une humanité Il a même été Jusqu'à parler De l'Allemagne Qui vous le savez Referme Ou renforce Le contrôle aux frontières Comme en quelque sorte D'un modèle Écoutez
Pouvoir contrôler nos frontières Qui sont souvent des frontières Passoir Regardez ce que font les Allemands On va faire des choses pratiques Pour maîtriser et limiter Une immigration Qui devient souvent insupportable Et qui d'ailleurs Conduit à ne pas bien accueillir Ceux qu'on accueille chez nous Pas d'idéologie Je pense qu'on doit traiter Cette question de l'immigration Avec beaucoup plus de rigueur Il y aura des ruptures Beaucoup plus de fermeté En même temps de l'humanité
Ça vous pouvez signer non ?
J'ai entendu ce discours déjà Dix fois Vous savez Notamment par les Républicains Et puis à la fin Rien ne s'est fait On va pouvoir voir Si Michel Barnier Par exemple Veut supprimer Réformer Modifier L'AME L'aide médicale d'Etat Là ce sera aussi
Il a dit qu'il n'y avait pas de tabou là-dessus
Oui lui il n'en a pas Mais est-ce qu'il sera suivi ? Non mais ça c'est dessiné aussi Pour... Voilà D'accord mais Tout ça c'est le service minimum C'est pas pour nous C'est pour les Français madame C'est le service minimum Ça pèse sur les finances publiques C'est totalement injuste L'aide médicale d'Etat Je vous rappelle Ce sont des soins offerts Un grand panier de soins Offert gratuitement A des gens en situation irrégulière Donc nous on est pour une réforme De cette aide médicale d'Etat Pour quelqu'un bien sûr Qui est à l'article de la mort Sera soigné Quelqu'un qui est porteur d'une épidémie Sera soigné Mais bon Mais Bruno Retailleau Qui devient
Bruno Retailleau Qui devient le ministre de l'Intérieur Avait dit d'ailleurs ici A ce même micro Qu'il était pour la suppression De l'aide médicale d'Etat Et la remplacer par une aide médicale d'urgence
Oui mais vous savez
Qu'il partage là-dessus Le même point de vue que vous
Oui mais regardez Bruno Retailleau Moi je me souviens de lui Très anti-Mastricht Très souverainiste Très dans les combats Pour que la France résiste Face à l'Union Européenne Et puis il termine dans un gouvernement Dont le ministre des Affaires étrangères Et de l'Europe Et Jean-Noël Barraud C'est-à-dire un fédéraliste Donc j'entends les propos d'estrade D'un Bruno Retailleau Désormais associé à un garde des Sceaux Socialiste Qui n'a visiblement pas Dans son parcours A montrer qu'il n'avait pas Les mêmes options politiques Le même logiciel Que Bruno Retailleau Et je crains Le retour dû en même temps C'est-à-dire Ça veut dire quoi ?
Bruno Retailleau d'un côté Didier Migo de l'autre Justice et intérieur Ça vous paraît se nuire l'un l'autre ?
En tous les cas Ça paraît Ne pas pouvoir permettre Un ministre de l'intérieur Même déterminé D'aller au plus loin Sur ces questions de sécurité Et d'immigration Car il sera borné Par le garde des Sceaux
Je reviens quand même Sur une expression Qu'on a entendue Dans la bouche de Michel Barnier Qui dit Nos frontières sont De véritables passoires
Oui mais enfin Nous le dénonçons Depuis longtemps Et lorsque Jordan Bardella Dénonçait pendant la campagne Des élections européennes Cette Europe passoire Et qu'il proposait La double frontière Garder les frontières de l'Europe Mais rétablir un contrôle De nos frontières intérieures Il a été moqué On a dit Mais c'est pas possible Vous êtes des ringards Vous voulez remettre Des gardes barrières Des douaniers Mais qu'est-ce qui est en train De faire l'Allemagne Qu'est-ce qui est en train De proposer peut-être Michel Barnier demain Mais c'est ce qu'il dit C'est pour ça que je vous ai dit En début de conversation Nous allons peser Sur ce gouvernement Nous allons être exigeants Nous allons les pousser A avoir du résultat Sur les thématiques Sécurité, immigration Pouvoir d'achat Et s'ils ne vont pas Dans cette direction Nous prendrons nos responsabilités
Michel Barnier Qui a insisté sur le fait Que le gouvernement allemand Qui décide de renforcer Les contrôles aux frontières Le gouvernement danois Le gouvernement britannique Ce sont des gouvernements De gauche
Oui, des gouvernements Sociodémocrates De gauche Et tout ça Sans sortir des traités Ça montre bien Que les solutions Que nous proposons Avec Marine Le Pen Et Jordan Bardella Au moment des élections Elles peuvent être Appliquées et applicables Ça prouve bien Que ça a du sens Et ça prouve bien Qu'en réalité Il faut faire confiance Aux gens qui ont fait Les bonnes analyses Qui proposent des bonnes mesures Mais qui sont les plus déterminés A le faire Et non pas des gens Qui de toute façon Arrivent avec des propos d'estrade Et qui à la fin Devront composer
Ça va être un peu compliqué Ça quand même pour vous Sébastien Chuté Parce qu'au fond Vous allez vouloir dire Bon ben on veut Qu'ils aillent dans ce sens-là Parce qu'évidemment C'est ce que vous avez Toujours plaidé pour le pays En même temps S'ils y vont trop Vous n'aurez plus rien à vendre
Non non Nous c'est l'intérêt de la nation Il y a urgence madame Pourquoi est-ce qu'on propose La bourgation De la réforme des retraites Parce qu'on va à l'efficacité Il y a urgence De faire gagner Des années de vie En bonne santé à la retraite A des français Pourquoi est-ce qu'on propose Sur l'immigration Le contrôle des frontières intérieures Parce qu'il y a urgence Donc nous C'est l'intérêt national On voit bien Que ce n'est pas exactement Ce qui mobilise ce gouvernement En tous les cas Emmanuel Macron Dont l'éternel en même temps Et l'unique boussole
Côté ministère de l'Intérieur Au côté de Bruno Retailleau Il y a désormais Nicolas d'Aragon Le maire de Valence Qui va être chargé De la sécurité du quotidien C'est le nom De son nouveau portefeuille Il a été opposé Et ça a été dur D'ailleurs A des candidats du RN Pour la mairie de Valence Et il a obtenu Un certain nombre De résultats En tout cas Il s'en vente Sur les rodeo urbains Sur la police municipale Les logements sociaux Dont il a expulsé Les délinquants Un certain nombre De points Sur lesquels Vous pourriez Là aussi applaudir
Nous nous n'applaudirons Que ce que nous soutenons Depuis toujours C'est cohérents Si ce gouvernement Décide de revenir Sur la suppression Non en tout cas On ne l'a jamais testé Et tester sur la suppression Partielles Temporaires D'allocations Des délocations
Ce que promet Michel Barnier Est-ce que vous pourriez Acceptez-vous aussi De faire des compromis C'est-à-dire de discuter Avec eux Y compris en amont Si Michel Barnier Vous appelle régulièrement Et dit Venez On discute ensemble Avant même que je n'arrive Au Parlement Est-ce que vous jouerez le jeu ?
Non mais Discuter Écouter Échanger On a toujours répondu Présent Lorsqu'on nous a demandé Notre avis Si c'est pour négocier Ce que nous pensons Être les bonnes solutions Négocier ce que nous sommes Négocier ce qu'est notre pays Revenir sur Ou amodier Un certain nombre De grandes traditions De notre pays Comme la laïcité Etc Il ne faudra pas compter sur nous On n'est pas là Pour négocier la France On est là pour travailler Pour faire en sorte De pousser ce gouvernement Aller le plus loin possible Et encore une fois A l'empêcher aussi S'il prend de mauvaises directions Et à pouvoir le censurer Si les directions qu'il prenait Était jugées mauvaises Et allaient beaucoup trop loin Donc on veut du résultat
Sur les questions de société On a entendu un Gabriel Attal Qui se veut le gardien D'un certain nombre D'avancées Sur la PMA La GPA Le mariage pour tous Les droits LGBT L'IVG Il a dit Il faut s'assurer Il a imposé Même à Michel Barnier De devoir y répondre Hier Estimant qu'il y avait Peut-être une menace Sur ces points-là Et sur ces droits-là Quelle est votre position A vous Sébastien Chenu ?
Alors c'est intéressant Que Gabriel Attal Découvre Que finalement Il a fait élire Il a permis l'arrivée De partenaires Qui sont des libéraux Économiquement Et des conservateurs Sociétalement Toujours bien de le voir après Comme quand il fait élire Des gens d'extrême-gauche Il s'aperçoit Qu'il a fait élire Louis Boyard Ou David Guiraud Mais il s'en aperçoit Un peu tardivement C'est assez hypocrite Moi je pense qu'effectivement On découvre pas Ce sont des conservateurs En matière sociétale Pour la plupart De ses ministres Nous la question Se serait pas posée Avec Marine Le Pen Puisque Marine Le Pen Avait dit qu'il y avait Aucun sujet Sur lequel nous reviendrions On reviendra pas Sur le mariage pour tous On reviendra pas Sur les sujets de société Tels que ceux Qui ont été énoncés Evidemment Sur le droit à l'avortement Jamais Donc avec nous La question se posait pas La question s'est donc posée Aux yeux de Gabriel Attal Même si je pense Que c'est un peu hypocrite Car je pense qu'il y a plus A redouter De l'islamisme Qui pèserait sur Les droits des gays Les droits des femmes Etc Que de Mme Garnier Qui maintenant S'occupe de la consommation Sincèrement Donc je pense que c'est Un peu un jeu drôle Il se trompe de cible
Gabriel Attal Vous voulez dire S'il veut vraiment défendre Les droits des gays Et des métiers C'est pas Michel Barnier Qu'il faut qu'il s'en prenne ?
C'est quand même Gabriel Attal Qui a permis L'arrivée de Michel Barnier Et de ses ministres Sociétalement conservateurs Donc pourquoi S'en est toltine aujourd'hui ? Il s'en étonne Parce qu'il a envie De camper Un personnage Qui pourrait s'opposer A Michel Barnier Donc il prend cette porte-là Mais je pense qu'il se trompe
Il y a un poste Qui va être libéré De vice-présidente De l'Assemblée Puisque Annie Gennevard Était vice-présidente De l'Assemblée Elle rentre au gouvernement Elle va donc devoir Laissez ce job-là Sébastien Chenu Allez-vous recandidater A ce poste-là ?
En tout cas pas pour un poste De vice-présidente De l'Assemblée Je vous remercie
Non de vice-président Évidemment
Mais pour le reste Nous nous voulons être respectés Dans ce que nous représentons On va voir Je ne sais pas si ce poste Va se libérer Ce qui compte Ce n'est pas à notre intérêt Les fonctions
On sait que mécaniquement Il va se libérer
Non pas forcément Parce qu'il faut un accord du bureau Le bureau pourrait se mettre d'accord Pour que ce soit Un autre républicain Ou supprimer cette vice-présidente C'est possible aussi Donc voilà Nous ce qui compte C'est les fonctions politiques On les occupe un moment Puis on les occupe plus Puis on les occupe de nouveau
Mais vous aviez été candidat Vous pourriez candidater à nouveau
On pourrait être candidat Sans aucun problème évidemment
Le 30 septembre prochain Il y a l'ouverture du procès Dans lequel Marine Le Pen Va devoir elle-même Comparaître A faire des assistants parlementaires Du Front National Au Parlement européen Ça va être deux mois d'audience Il est reproché A des assistants parlementaires D'eurodéputés FN A l'époque D'avoir en réalité Non pas tant œuvré Pour leurs activités Au sein du Parlement européen Que d'œuvrer Pour le parti Ce serait donc un détournement De fonds européens Au profit du parti FN Jordan Bardella D'après le journal Libération Aurait même fait Des faux Pour tenter de masquer Un certain nombre De ses activités Alors qu'il était lui-même Assistant parlementaire Non pas donc en tant que Président du parti Mais en tant qu'assistant parlementaire A l'époque Que répondez-vous à cela ?
Jordan Bardella Et nous-mêmes Contestons formellement Ses affirmations de Libération Et une plainte a été déposée Il faut dire que la Libération C'est un journal militant Qui ne se cache pas De mener un combat politique Contre nous Jordan Bardella A donc annoncé Le dépôt d'une plainte Sur le reste Marine Le Pen
Le Rassemblement national Porte plainte contre Libération Et la plainte est déposée
Ce n'est pas une menace Elle a été annoncée Si elle ne l'est pas C'est qu'elle est en cours de rédaction Mais enfin Ce n'est pas une menace Il y aura un dépôt de plainte Pour le reste Marine Le Pen Compte en s'impliquant Et en étant très présente A l'occasion de ce procès Démontrer La volonté de nuire Au Rassemblement national Qu'à l'Union Européenne Qu'à la Commission A travers ce procès De nous nuire politiquement
C'est un procès politique
Bien sûr que c'est un procès politique Et d'ailleurs L'Union Européenne S'en cache à peine A travers son bras armé Qui s'appelle l'OLAF Et qui ne respecte pas Les droits de la défense Qui déclenche des perquisitions Qui déclenche des surveillances Sur le fond Nous le contestons aussi Nos collaborateurs
Ce qui vous est reproché C'est de l'avoir fait sciemment
D'avoir utilisé Ceux qui étaient payés
Par l'Europe Pour le parti
Nos collaborateurs Fondent de la politique Ils sont aussi des militants Ils assument des responsabilités Il se trouve que La politique qu'ils mènent Elle est hostile A cette construction européenne Elle est hostile Au discours de cette commission Et c'est ça Que ne supporte pas A une autre échelle D'ailleurs C'est ce que François Bayrou Lui-même A plaidé Et François Bayrou A été relaxé Nous attendons la même chose Concernant évidemment Marine Le Pen
Sébastien Chenu Merci d'être venu dans ce studio On comprend bien Qu'effectivement Le gouvernement reste sous surveillance Ce gouvernement Qui est encore Au moment où l'on se parle Réuni à Matignon Au tour de Michel Barnier Sébastien Chenu Député du Nord Vice-président du Rassemblement Merci d'avoir répondu Merci d'avoir répondu à mes questions Merci d'avoir regardé cette vidéo sur la thing