🔴 Psychologue, psychiatre et pédiatre sur l’impact psychologique des réseaux sociaux sur les jeunes
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Alors, je le jure. Merci euh à tous les trois. Euh et donc on va commencer par donner la parole dans l'ordre alphabétique tout simplement, sauf si quelqu'un souhaite absolument commencer à monsieur Porst.
Euh merci pour cette pour cette invitation. Déjà peut-être je vais essentiellement m'exprimer au titre de la recherche parce que je suis pas clinicien he je fais de la recherche sur le le développement cognitif et socioém émotionnel de de l'enfant et de l'adolescent. Je dirige un laboratoire qui fait de la recherche sur le le cerveau adolescent notamment.
Commencer par un dans mon propos liminaire par rappeler que on a un déficit de données scientifiques probantes sur la question de de l'effet des réseaux sociaux sur le développement cognitif et socio-émotionnel de l'adolescent. Je pense que sur l'enfant la question peut se poser mais on on a peu d'études. La qualité des études est faible.
Euh on a peu d'études longitudinales qui sont les études qui nous permettent d'établir potentiellement des liens de cause à effet entre l'exposition aux réseaux sociaux et les impacts qu'il pourrait avoir d'un point de vue notamment de la santé mentale et que tout ça nous amène finalement à être dans une situation complexe. C'est-à-dire que la question aujourd'hui des recommandations qu'on peut faire sur la base unique des données scientifiques et avec des avec des degrés de de preuvement faibles par rapport à d'autres domaines. Ça veut pas dire qu'il n'existe aucune donnée scientifique dans le domaine, mais elles sont complexes, difficiles à interpréter et souvent elles relèvent plus d'association que de lien de causalité.
Donc ça ça crée une première complexité. La deuxième complexité, c'est que la population adolescente a une particularité, c'est que c'est une population extrêmement htérogène. C'est la période de la vie, du fait du neurodéveloppement qui est une période dans lequelle l'hétérogénéité, la variabilité entre les individus est sans doute l'une des plus fortes qu'on observe par rapport à toute autre période de la vie.
On a notamment des différences de genre qui sont extrêmement marquées à l'adolescence. Le développement cérébral est différent chez les filles et chez les garçons. La dynamique du développement cérébral est différente chez les filles et chez les garçons qui ce qui crée des facteur de vulnérabilité qui sont différents chez les filles et chez les garçons.
Donc comprendre l'effet des réseaux sociaux, c'est aussi les comprendre en fonction de l'âge des adolescents, mais aussi les comprendre au regard du développement cérébral qui va être différencié chez les filles et chez les garçons. Quand on regarde les études, quand on regarde la complexité des études qui qui ont été publiées sur l'impact des réseaux sociaux, on voit bien que quand on regarde en population générale adolescente, les effets sont très très faibles sur la santé mentale notamment. Une fois qu'on a dit ça, ça veut pas dire qu'il y a aucun effet des réseaux sociaux.
Ça veut dire qu'il y a des interactions en fonction de l'âge, en fonction de vulnérabilité préexistante et et c'est ce que montrent les études. C'est qu'il y a notamment une étude qui est sortie en 2024 qui est extrêmement intéressante qui montre que le développement de certains réseaux dans le cerveau des adolescents et notamment les réseaux qui sont impliqués dans la façon dont on traite les récompenses sociales, le fait que je vous souris ou que je vous fasse un compliment, cette développement différencié chez certains adolescents va créer des facteurs de risque d'utiliser plus les réseaux sociaux et chez les filles mais pas chez les garçons. on observe une augmentation des symptômes dépressifs sur des suivis longtudiénaux.
Donc on voit que c'est genre dépendant, h dépendant en fonction de vulnérabilité préexistante. Et donc c'est toute la difficulté aujourd'hui. Je j'ai fait partie de la recommandation de de la commission écran.
Vous voyez bien que les recommandations, elles sont un peu complexes notamment de ce point de vue-là parce qu'on l'a très bien dit que de ce point de vue-là les données n'était peuprande. Pour autant, on sait que c'est une période et on y reviendra puisque j'ai vu qu'il y avait des questions là-dessus sur lequel c'est une période de la vie dans lequelle le déficit de sommeil est très important. C'est euh la période de la vie dans lequelle on observe des dettes de sommeil qui sont les plus importantes par rapport à n'importe quelle autre période de la et que euh de ce point de vue-là, comme le sommeil joue sur la santé physique et sur la santé mentale et que l'exposition aux écran, pas spécifiquement les réseaux sociaux mais aux écrans va altérer la qualité du sommeil adolescent, on va avoir des impacts potentiels sur la santé mentale.
Encore une fois, il faut bien comprendre que c'est des relations qui sont indirectes et qui dépendent de vulnérabilité préexistante et de particuliarité adolescente. Alors, pourquoi je parle beaucoup des adolescents ? Parce que en gros, à partir de 10 ans, vous rentrez dans l'adolescence et que les données qu'on a aujourd'hui sur l'utilisation des réseaux sociaux, certes, certains enfants utilisent des réseaux sociaux, mais il faut bien comprendre que les la plupart des enquêtes qui présentent l'utilisation des réseaux sociaux mettent dans les réseaux sociaux, y compris les messageries type WhatsApp ou autres.
Ce qui fait que c'est un peu compliqué de savoir exactement. Et la dernière chose, c'est qu'on a pas d'études et là je vais être très clair. Il y a pas d'études spécifiques sur TikTok.
Aujourd'hui, on n a pas. Donc ça crée une autre problématique spécifique, c'est que si vous vous interrogez spécifiquement sur TikTok, aujourd'hui en recherche, nous ne sommes pas en mesure de distinguer l'utilisation spécifique d'un réseau social. On va regarder des parts d'utilisation relative, mais comme on a un DSA qui est pas encore tout à fait mise en place, on n pas encore toutes les données plateforme qui nous permettraient de différencier exactement qu'est-ce que ça veut dire de regarder TikTok par rapport à utiliser Instagram.
Et on sait que là aussi on a des effets de genre qui s'expriment, c'est que si vous regardez chez les adolescents, filles et garçons, vous avez des utilisations différenciées d'Instagram et TikTok. plus d'utilisation d'Instagram chez les garçons par rapport aux filles et plus d'utilisation TikTok chez les filles que chez les garçons. Et donc une fois que je vous ai dit ça, ça veut pas dire que ça explique les plus grande difficulté de santé mentale chez les filles.
Ça c'est quelque chose qu'on observe indépendamment de l'utilisation des réseaux sociaux. deux fois plus de risque euh de dépression chez les filles adolescentes que chez les garçons adolescents. Donc ça crée un facteur de vulnérabilité spécifique.
Mais je le répète, on est dans un contexte dans lequel les données scientifiques sont manquantes pour pouvoir justement euh conclure de façon euh avec une une force de gérer de la preuve scientifique sur les recommandations qu'il faudrait mettre en place. Ce qui veut pas dire qu'on peut pas utiliser un principe de précaution. Je dis simplement que on ne peut pas instrumentaliser les données scientifiques et il ne faut pas les instrumentaliser.
D'où l'enjeu aussi de pouvoir avoir en terme de recommandation et c'est une des recommandations qui avait été faites dans la commission écran, du fait d'avoir des cortes longitudinales pour pouvoir évaluer finement l'effet des réseaux sociaux sur la santé physique et sur la santé mentale notamment des adolescents. Voilà. Merci pour ces éléments.
Madame Jica, vous avez un PowerPoint, il me semble. Avez-vous réussi à vous connecter au Zoom ? Alors, vous n'avez pas le lien Zoom sur votre sur votre sur votre email.
Est-ce que vous avez internet sur votre ordinateur ? Oui. Euh, je vais le diffuser.
Alors, sinon, si vous voulez, on peut le diffuser à votre place. Oui oui, et comme ça vous vous nous vous ferez signe. J'appuie, c'est rouge, on m'entend.
Voilà. Donc je comprends queon est déjà en train de rentrer dans un débat et puisque monsieur Bor a évoqué la problématique des données scientifiques, merci beaucoup. Euh donc je vais déjà me présenter puis je pense qu'au fur et à mesure des questions que vous avez, on pourra reparler de cette situation et notamment de toutes les études que je vous ai proposé et certaines qui datent de 2025 et dont il faut évidemment tenir compte dans cette problématique.
Garde restez à la première diapo s'il vous plaît. Donc je me présente, c'était le but de ces 5 premières minutes. C'est ce qu'on avait dit.
Donc je suis pédiatre. Pédiatre à la fois en libéral et en ville. pédiatre, ça veut dire qu'on voit les enfants de 0 à 16 ans.
On le sait pas toujours. On pense qu'on voit que des bébés, mais évidemment, si je suis là, c'est aussi que je vois des adolescents. Je vois des adolescents qui vont bien et des adolescents qui ne vont pas bien.
Je travaille à l'hôpital où je vois également des enfants qui vont bien et qui ne vont pas bien. Évidemment, je fais beaucoup de prévention et je suis aussi membre fondatrice du collectif sur exposition écran qui s'appelle cause avec lesquels nous travaillons depuis 2017 et ce sont essentiellement des gens de terrain et j'insiste sur cette notion de clinicien et de terrain puisque je suis au plus près des familles tout venant de différents niveaux socio-économiques hein, vu l'endroit où je suis. Je suis en secteur 2, donc avec des gens aussi dans des situations tout à fait correctes si on peut dire.
J'ai écrit un livre et sur lequel je je pointe. C'est pas le sujet du jour, mais comme vous voyez, c'est l'enfant écran. Mais j'ai mes trois minutes pour me faire de la publicité.
On va dire comment échapper à la pandémie numérique. Vous avez les adolescents actuels bombardés par TikTok et autres et on va en parler beaucoup. Et bien vous avez toute une génération de petits-enfants qui vont arriver puisque j'ai créé une consultation qui s'appelle une consultation sur exposition écran depuis 2019 à l'hôpital Jeanverdier à Bondi donc à la PHP et je vois malheureusement des enfants de 3 ans 4 ans imbibés aux écrans bibronnés aux écrans depuis l'âge de 6 mois et tous ces enfants qui arrivent en petite section maternelle qui vont pas bien pour beaucoup de constats par les gens de terrain ils vont arriver ensuite dans cette corp dans cette génération.
Donc ça c'est un point important et je pense qu'il y aurait aussi un gros travail à faire sur ça. Je suis aussi mariée avec un pédiatre. Je raconte ma vie hein, mais mon mari est pédiatre et il contribue à des travaux d'expertise sur le sujet là depuis plus de 4 ans et notamment sur les réseaux sociaux et c'est pour ça que vous avez son nom Éric Ozica.
Je redéclare parce qu'il me semble important sur ce sujet comme en médecine que je suis sans aucun conflit d'intérêt et mon seul conflit d'intérêt est celui de est celui de l'enfant. Je m'occupe aussi de DU pédiatrique, de thèses, de travail de de conférences multiples et également de nombreux articles. Après, pour le sujet des réseaux sociaux et de TikTok, je pense qu'on attend les questions où on démarre.
En tous les cas, d'emblé par rapport à ce qu'a dit monsieur Borse et qu'il est important que vous ayez en tête, il y a de nombreuses études multiples, variées, longitudinales et transversales, vraiment en grand nombre. Et ça, je pense que c'est une donnée que vous aurez ensuite par écrit euh qu'il faudra reprendre et tenir en compte et notamment elles sont relativement récentes. Effectivement, une certaine période, c'était un petit peu moins important, mais actuellement elles sont vraiment de grande densité avec effectivement la prise en compte du sexe, du genre, de il y a des petites minorités sur lesquelles on travaille et il y a de nombreux auteurs, Jacqueline Nési, d'autres auteurs, même celui que vous avez souvent évoqué s'inquiète des résultats sur le bien-être.
Je vous montrerai aussi des résultats sur les troubles du comportement alimentaire qui sont extrêmement importants notamment chez la jeune fille. Je laisse la parole puisqu'on avait 5 minutes. Donc j'essaie de respecter mon temps.
Vous pouvez peut-être ça me permettra de réagir à votre volant. Euh oui, tout à fait. Ben on peut avancer.
Avancer. Alors, j'avais un mot quand même à dire parce que j'aimerais juste celle d'avant que vous fassiez l'expérience s'il vous plaît en rentrant chez vous parce que ici c'est tout à fait peut-être incongru comme comme message mais d'aller sur un moteur de recherche et de taper porno. Regarder l'âge auquel les enfants de nos jours sont sont confrontés à la pornographie c'est 10 ans.
Auparavant c'était 14 ans. Donc sur les réseaux sociaux également mais surtout les moteurs de recherche. Vous tapez porno. vous avez comme message-vous 18 ans ou non ?
Et si vous notez que vous avez 18 ans, comme n'importe quel enfant le ferait, petit adolescent, vous vous retrouvez sur des sites qui sont d'une extrême violence au niveau des images. Je pense qu'il faut le faire vraiment pour se rendre compte de ce qui se passe quand nos enfants ont un portable dans la main, ont un accès internet sans être sans être près d'un adulte et que ils ne sont pas du tout surveillés. Vous pouvez passer.
La suivante sont des données qui sont des données récentes et françaises. Donc ça ça correspond aux questions que vous avez posé et donc je peux reprendre par rapport à la situation de l'adolescent aux expositions des réseaux sociaux. Allez-y suivante.
Il me semble important d'avoir cette donnée qu'on ne connaît pas toujours puisqu'elle est également très récente. C'est Common Sense Media. C'est une étude américaine, 203 enfants qui sont âgés de 11 à 17 ans.
Et l'intérêt de cette étude qui est quand même assez rare, c'est des données, hein, elles sont factuelles. Ça veut dire qu'on a mis un trackur dans le téléphone des adoss avec leur consentement et ces 203 enfants, on a pu étudier ce qu'ils faisaient avec leur avec leur téléphone. Donc, ils sont principalement sur TikTok, Snapchat et YouTube.
Vous pouvez passer qui dominent essentiellement. Vous voyez en rose, c'est les l'utilisation des médias. Ensuite YouTube, ensuite le gaming qui vient en 3e et vous avez à droite envers les 11 12 ans, donc très jeunes enfants qui se retrouvent sur TikTok principalement.
Vous voyez, on est presque à la moitié. L'intérêt de ça, c'est que c'est pas déclaratif. C'est pas des temps déclaratifs comme on a dans de nombreuses études.
Là, c'est du temps qui est du temps mesuré. La suivante, vous avez là les temps d'écran qui sont donnés pour ces enfants. Vous voyez la petite lune qui vous correspond évidemment à la nuit pour ces 200 enfants en fonction des tranches d'âge.
Et vous voyez qu'il se passe des choses la nuit hein, d'autant plus que l'enfant est plus grand. Passez la suivante, on est de minuit à 6h donc c'est très court. Exemple de jeune fille de 11 ans qui elle est sur TikTok notamment en tous les cas sur un réseau social et c'est principalement TikTok celui-ci. regarder la nuit ce qu'il se passe.
Évidemment, tous les ados ne font pas ça. Évidemment euh il y a des tas d'ados qui vont servir de leur téléphone de façon correcte. Mais nous sommes devant un produit imaginé, addictif par nature.
Je pense que dans la commission, on vous en a parlé à plusieurs reprises. Et voilà ce qu'il se passe. Quand est-ce qu'elle dort cette petite fille ?
S'il y a un point sur lequel nous sommes d'accord avec monsieur Bor, c'est sur le sommeil. Très clairement, sur le sommeil, il y a un réel problème et toutes les études vont dans ce sens. On peut le voir par exemple ici sur un cas bien sûr.
Et donc je vais reprendre le fil en disant que si on touche le sommeil et bien on touche tout le reste et donc nous sommes presque d'accord même si nous sommes souvent pas d'accord. Donc le sommeil vrais dire que ça c'est pas une étude scientifique hein. Mais j'ai pas dit que c'était une étude scientifique.
J'ai dit que c'était comm une sense média. Mais attendez attendez on va alors attendez excusez-moi. Voilà je prends le micro.
On aura l'occasion, vous aurez l'occasion de répondre monsieur Borce et vous pourrez préciser les éléments parce que en fait vous pouvez pas parler les deux en même temps parce que c'est pas en fait enregistré par ailleurs par le compte-rendu. Donc du coup on a besoin d'un compte précis. Voilà, je je vous redonne la parole mais vous aurez ne vous en faites pas la possibilité de d'apporter des compléments, des précisions.
Enfin voilà, sur 200 enfants, si vous poursuivez, vous avez le nombre de notifications qui vous donne une idée et ça on retrouve ça dans de nombreuses données quand même. On est à plus de 500 notifications, j'ai bien dit par jour. Donc là, c'est pas TikTok, c'est toutes les notifications chez 20 % des enfants de 500 même 100, ça paraît absolument fou sur une journée.
Donc là, on est à des chiffres qui sont assez hallucinants. La suivante, y compris la nuit, vous avez là aussi tout ça, c'est des temps de notif des données de notification la nuit. Donc effectivement là nous ne sommes pas dans des études, nous sommes devant ce qui est la particularité quand même encore une fois c'est d'un enregistrement factuel de ces adolescents et de leur vraie consommation sur ces deux 200 enfants.
D'accord ? Donc si on part à la question suivante où vous aviez demandé comment vont les adolescents et comment leur système fonctionne, la diapo suivante, vous avez à cette période de la vie un déséquilibre extrêmement important et bien connu, hein, des réponses au stress, des réponses à la menace qui sont compliquées évidemment pour eux pendant plusieurs années de leur adolescence. et euh la le processus de récompense qui est aussi très exacerbé avec en contrepartie ce système de maturation du cortex préfrontal.
Cortex préfrontal, celui qui nous dit "Arrêtez, ne dis ne dites pas ça devant tout le monde, ne dites pas des gros mots, ne tapez pas, enfin voilà, c'est ce qui nous retient et c'est ce qui nous inhibe et qui est tout à fait important mais qui mature vers l'arge de 25 ans, voir des fois un petit peu plus. Et les compétences sociales qui évidemment évoluent. Donc vous avez un schéma à la suite, on va passer suivante.
Suivante, c'est la même chose que ce que je viens de vous dire mais avec un schéma. Celle d'avant est importante, celle d'avant parce que là vous avez aussi et ça c'est une donnée médicale, celle d'après, excusez-moi, c'est la période d'adolescence qui est une période et là je parle en tant que médecin, les psychiatres sont tout à fait évidemment d'accord sur ça, qui est une période extrêmement sensible puisque vous voyez que toutes les pathologies psychiatriques, ça je pense que nous sommes d'accord en tant que pédopsychiatre, sont à cette période extrêmement élevée. vous avez les troubles du comportement alimentaire à 15 ans.
Donc il va y avoir un lien avec l'usage de TikTok et de la de la forme de de du but d'être le plus maigre possible au vu de ce qui est donné sur certains réseaux. Des troubles des obsessionnels compulsifs, des troubles anxieux et surtout à cette période là aussi des problèmes d'addiction, des troubles de l'humeur et des troubles de la personnalité et la schizophrénie qui commence aussi à cette période là. Donc c'est vraiment complexe à 25 ans là de 10 même très jeune quand même de 10 à 25 ans, on est dans une période extrêmement importante de vulnérabilité.
Donc on dit toujours oui c'est les indos les enfants vulnérables qui vont être le plus touchés mais l'adolescent est vulnérable par nature parce qu'il est adolescent avec des situations familiales évidemment plus ou moins complexes qui vont tamponner tout ça. Suivante. Suivante.
Oui, pardon. Donc c'est ce que vous disiez tout à l'heure, celle juste d'avant pour exprimer que elle varie cette vulnérabilité, elle varie avec l'âge, avec le sexe. Et vous avez notamment Ami Urba qui une personne que vous citez parfois et Black Mor qui ont bien montré qu'il y avait une fenêtre de sensibilité aux réseaux sociaux suivante.
Et donc cette fenêtre de sensibilité, comme vous le voyez sur cette étude, qui date sur 17000 enfants, dans mon souvenir, elle est assez récente. Je ne revois plus la date, elle est en bas. Bon 2022, voilà, dans cette illustration, vous voyez la relation statistique entre le temps passé sur les réseaux sociaux.
Là, on ne parle pas que de TikTok, on parle des réseaux sociaux et sur le score de satisfaction dans la vie. Donc vous voyez que les jeunes filles 11 13 ans ça chute à 113 ans, elles sont pas bien, elles vont pas bien. Et les garçons c'est plutôt 14 15 ans et il y a de nouveau une chute importante chez les filles et les garçons à 18 19 ans.
Suivante, je sais pas, vous avez encore beaucoup de on est en quel pourcentage de votre diaporama là ? Et ben, on est euh ça dépend de ce qu'on veut on peut revenir après rebondir sur l'état de santé et sur les études euh dont on parle un petit peu comme ça sans avoir ces chiffres et dont là moi je veux bien vous redonner des éléments euh factuels avec des données euh d'étude. OK.
Mais on peut y revenir ensuite la monsieur parce que je pense que voilà mais on avait amorcé déjà une première réponse. Tout à fait. Bon ben monsieur Tisseron, on va vous donner la parole et puis on reviendra derrière sur les études et on a votre diaporama par ailleurs.
Oui, pardon. J'accus. Voilà.
Bien. Ben, merci de votre invitation. Alors, je vais essayer.
Ah, pardon, rapproche-moi alors parce que le fil Voilà. Donc ben voilà, merci de votre invitation. Alors je vais essayer en fait on reviendra sur les études de vous montrer combien il y a beaucoup de problèmes qui sont intriqués autour de la consommation et des conséquences des réseaux sociaux sur les jeunes et d'ailleurs à tout âge.
Alors tout d'abord, il faut bien distinguer mais c'est un préalable toujours indispensable études de corrélation étude de causalité. Il y a beaucoup d'études de corrélation, il y a pas beaucoup d'études de causalité. On en reparlera.
Alors, première remarque que je veux faire, c'est que en effet, si euh on s'intéresse au fonctionnement de ces réseaux, notamment TikTok, le modèle est céléra économie de l'attention, captologie et cetera, science de l'influence. Après, quand on discute avec les jeunes, j'ai oublié de vous dire que je discute beaucoup avec les jeunes, je ne fais plus de clinique, euh je n'ai plus d'équipe de recherche à mon âge, mais en revanche, dans le casadre de l'association 369 12, on va dans énormément d'écoles. Pour vous donner un exemple, sur le premier trimestre, on est allé dans 63 classes qui représentent 1640 élèves et on fait beaucoup de réunions entre nous pour discuter de ce que les élèves nous racontent, de la manière dont ils interagissent entre eux.
Donc tout ce que je vais vous dire en fait, c'est lié à cette expérience de terrain là. Donc les jeunes quand on discute avec eux et bien ils disent queils utilise TikTok pour lutter contre l'ennui. Donc déjà ça montre que il faudrait les occuper autrement peut-être avant de vouloir leur interdire TikTok ou un autre réseau social.
Certains disent qu'ils se rassurent beaucoup parce que dans un monde terriblement angoissant, ils arrivent à sélectionner parfois des boucles de vidéos qui les apaisent. Et donc il y a une expression pour ça, la safe place. Il y en a qui lisent un peu prou tous les jours parce que c'est un monde un peu parallèle qui leur permet de se retrouver dans un espace familier qui ne change jamais, qui connaissent par cœur.
Et bien, il n'arrive que les boucles, les fameuses boucles de vidéos qui sont accusées à juste titre hein, vous savez le rapport de Amnestie Internationale, le risque d'accroissement du risque de suicide, accroissement du risque de comportement alimentaire problématique, ça peut aussi être utilisé de cette façon-là. Il y en a qui disent qu'ils y vont pour s'amuser et décompressés et puis il y en a quand même aussi qui vont pour s'informer. Il y en a beaucoup qui suivent des médias, qui suivent des journalistes.
Et là encore, il faut absolument tenir compte de cela. Il faut comprendre le besoin d'information qu'on les jeunes et le fait que aujourd'hui ben ils peuvent trouver cette information ici ou sur Instagram. Il faut trouver des relais si on leur supprime cet outil.
Ma deuxième remarque, c'est le fait que ça tout l'utilisation des réseaux sociaux génère des grandes difficultés familiales actuellement. Mais ces difficultés familiales ne sont pas liées seulement au fait que les jeunes utilisent les réseaux sociaux auquels les adultes ne comprendent rien et qu' auront un décalage générationnel. Le problème, il est lié au fait que, comme vous le savez évidemment, les jeunes sont de plus en plus dépendants matériellement de leurs parents.
Ils sont de plus en plus dépendant matériellement de leurs parents et ça leur est d'autant plus insupportable qu'ils en sont d'autant toujours plus décalés psychologiquement par l'utilisation des outils numériques en évolution permanente. On peut pas comprendre les crises familiales si on prend seulement en compte les outils numériques. Il faut également prendre en compte le fait que trop de jeunes sont dépendants aujourd'hui financièrement pour l'alimentation, pour le logement de leurs parents et c'est ce conflit qui provoque des tensions.
C'est pas l'utilisation des outils numériques, c'est ce conflit. Ma troisème remarque, ben les outils les outils numériques provoquent aussi du malaise entre les jeunes et les réseaux sociaux comme je dis toujours, soit une machine à fabriquer d'équiproco hein. Tout simplement parce que l'être humain depuis les origines de l'humanité règle sa communication sur les les regards, les mimiques, les gestes et que sur les réseaux sociaux, c'est absent.
On pourrait prévoir une prévention. Moi, je propose toujours dans les écoles maternelles deux enfants soient invités à discuter en se regardant puis ensuite continuer la discussion dos à dos. très vite, il y a le kiproco, ça explose.
Beaucoup de situations de harcèlement sont liées à ces situations de kiproco sur les réseaux sociaux. Ça, il y aurait une éducation à faire. Le mouvement apparu il y a quelques années.
Ils sont cons les 6e. Ça aussi, on n'a pas pris ça au sérieux. C'est vachement intéressant.
Ils sont cons les 6e. Vous savez les grands qui disent qu' les 6e. Pourquoi ?
Ben parce qu'aujourd'hui quand les 6e arrivent en 6e, ils sont plus comme les grands quand ils arrivent en 6e. Quand les 6e arrivent en 6e, ils voi plus les grands comme des grands. Ils voient les grands comme des copains.
Ils vont leur taper sur l'épaule. Les grands ne supportent pas. D'où le mouvement, ils sont grands les 6e.
Donc voyez aussi une aspiration à devenir grand beaucoup plus vite et qui crée des conflits entre les jeunes. Et puis ma dernière remarque et ben c'est le fait que on peut toutes ces questions sur les réseaux sociaux sont inséparables de des inégalités sociales. Deux inégalités sociales majeures.
La première c'est dans l'accompagnement parental. Et on voit bien quand on discute avec les jeunes ou qu'on fait des réunions avec les familles aussi, la faculté pour les enfants de parler des contenus choquants qu'ils ont vu en ligne est très inégalement réparti socialement. très inégalement réparti socialement.
Il y a une énorme disparité sociale. Et deuxème disparité sociale et bien elle est liée aux activités extrascolaires et périscolaires. J'ai dit tout à l'heure, il est jeunes qui s'ennuient.
Voilà. Et si vous avez des sous, ben vous pouvez évidemment proposer des activités alternatives à vos enfants. Si vous en avez pas, vous pouvez pas.
J'étais en début d'après-midi à une réunion organisée sur la santé des jeunes et j'ai dit ce que je vais vous dire maintenant, c'est qu'il faudrait d'urgence ouvrir les cours de récréation et les gymnases des écoles au au aux enfants le weekend parce que euh ils apprendraient à garder en contact 7 8 ans 9 ans 10 ans et ils seraient certainement pas les mêmes à 14 15 ans. Ou donc si le législateur veut légiférer, il faut pas qu'il prenne un axe, il faut qu'il essaie de considérer tous ces aspects. Merci pour ce proposinaire qui nous permet de prendre aussi un peu de recul avec l'objet.
Euh alors madame la rapporteur, je vous propose de commencer par vos questions, ce qui permettra peut-être à madame Josica de de continuer à à développer quelques diapositives et puis voilà, les uns et les autres, vous serez amené à à répondre aussi. Très bien. Merci.
Merci beaucoup pour les propos que vous avez pu tenir en introduction. Moi, j'avais une petite question parce que euh on a reçu les sénateurs tout à l'heure et euh les sénateurs, les deux sénateurs qui sont à l'origine notamment monsieur Maluret de de du rapport qui a été fait sur TikTok qui était qui avait un champ beaucoup plus large mais qui comprenait déjà des éléments sur l'impact de TikTok sur les jeunes. Et je il y a il y a un sujet sur finalement la question de l'addiction.
Est-ce que c'est une addiction ? Est-ce que c'est une dépendance ? Il y avait il y a eu le terme d'abrutissement qui a été évoqué par les sénateurs.
Est-ce que peut-être vous pourriez dans un premier temps nous éclairer sur le terme finalement qui est le plus le plus adapté à la situation selon vous et en tant que professionnel ? Est-ce qu'on est dans le cadre d'une vraie addiction ou est-ce que c'est simplement une dépendance ? Enfin, il y a il y a un peu une différence de terminologie que vous pouvez peut-être nous éclairer là-dessus.
Moi, je me permets de dire un mot et après je laisse la parole. Euh c'est on parle toujours enfin cette question est très très souvent posée et je trouve que elle cache un peu après le débat si on elle prend trop de place. Mais voilà, ça c'est parenthèse, je pense qu'on peut parler d'usage problématique, d'usage excessif que les addictologues pour certains parlent d'addiction.
Donc moi je ne suis pas additologue mais par exemple monsieur Amine Bjamina qui a présent présidé la commission écran l'année dernière parle d'addiction et il est addictologue. Donc voilà, moi je pense qu'on est quand même dans une situation où on a différents critères qui sont encore plus je suis bien quand j'y suis, ça me fait du bien. Je ne pense qu'à ça quand je quand je vais pas bien.
J'augmente le temps. Ça source de conflits familiaux, c'est source de difficulté d'absentéisme par rapport au reste. Voilà.
Donc après le problème de la définition, savoir s'il faut utiliser ce mot-là ou là ou un autre, c'est un grand débat qui peut prendre du temps. Euh oui. Alors il faut quand même se rappeler que pour l'Organisation mondiale de la santé, dans le cadre du jeu vidéo qui est reconnu comme une addiction comportementale, il y a un certain nombre de critères très précis. le fait que euh il faut que l'utilisation du jeux vidéo soit une activité exclusive avec désocialisation, des scolarisation complète depuis plus d'une année et en général des troubles mentaux euh sur des troubles mentaux, on appelle ça la comorbidité, des troubles mentaux associés.
Donc le jeu vidéo c'est une activité mono mono monoactivité. Le problème des jeux vidéos, vous l'avez compris, pardon, le problème des réseaux sociaux, vous l'avez compris, c'est qu'on peut y faire une fultitude de choses. Rarement, un jeune passe tout son temps à faire à scroller des vidéos.
Il peut, quand il est avec des copains, il montre des vidéos amusantes qu'il a vu, ils en rigolent ensemble, ils en cherchent d'autres. Donc, si vous voulez, il y a une diversité d'usage des réseaux sociaux qui fait que c'est assez compliqué de parler d'addiction. Et n'oublions pas non plus que une addiction, l'addiction au jeux vidéo gaming disorder trouble du jeu vidéo est une addiction comportementale.
Donc il se définit par deux critères. Il y a pas de syndrome de sevrage en cas d'arrêt de la consommation et d'autre part il y a pas de risque de rechute en cas d'arrêt. Ce qui fait que beaucoup d'adolescents joueurs frénétiques deviennent des adultes tout à fait joueurs occasionnels en famille avec des copains.
Donc l'adolescence est une période de jeux vidéo intense pour des raisons Grégoire Borst a évoqué hein le fait que à l'adolescence il y a un fonctionnement mental particulier. En plus les adolescents veulent fuir leur famille. La meilleure manière de fuir les parents, c'est d'aller dans des mondes numériques que les dont les parents ignorent tout.
Le jeune irait peut-être bien dehors faire de la mobylette ou du squate ou ou aller sur la place publique du village, mais les parents l'interdisent. Alors du coup, il fuit dans les jeux vidéos. Donc pour répondre à votre question, à mon avis euh le il est il serait tout à fait euh euh déplacé de parler d'addiction pour les réseaux sociaux euh parce que encore une fois, elle ne serait qu'une addiction comportementale mais euh ça supposerait qu'il y ait un usage mono mono mono, je vais pas monomaniaque mais un usage unique, voyez, qui correspond pas à la réalité.
Il après quand vous voyez ils sont jamais il y en a jamais un qui est que sur TikTok, ils passent de TikTok à Instagram à une autre plateforme, ils utilisent WhatsApp, ils vont sur YouTube. Donc il y a une telle diversité de pratique que ça ne correspond pas à ce qu'on appelle une addiction puisque l'addiction vous addiction à l'alcool, addiction au tabac, addiction morphine et c'est pas pareil. Donc à mon avis non et c'est pas prêt de se faire.
Ah non mais je je pense que dans ce dans ce domaineel comme dans d'autres, il faut laisser les experts décider de si c'est une addiction ou non. Pour l'instant les addictologues n'ont pas comme sur d'autres domaines notamment l'Organisation mondiale de la santé n'a pas décidé, n'a pas qualifié l'utilisation des réseaux sociaux comme une addiction. Ça sera peut-être le cas.
Si c'est le cas, il faudra effectivement que nous ajustions aussi un certain nombre de recommandations puisque si c'est une une addiction, je pense que ça pose un certain nombre de questions, notamment sur l'accès, l'âge d'accès aux réseaux sociaux. Donc je pense qu'il faut qu'on prenne le temps de cela. Donc Amine Benjamina qui présidait la commission, en tout cas dans la commission, il n'a jamais utilisé le mot d'addiction en rapport aux réseaux sociaux.
Il a parlé de certains algorithmes addictogènes qui avaient des principes addictogènes, mais il a pas parlé d'addiction pour les réseaux sociaux. En tout cas, c'est c'était sa position dans le cadre de la commission écran. Maintenant, il a peut-être changé de position et c'est de toute façon l'avis d'un addictologue.
Donc moi, j'ai plutôt tendance à écouter ce que disent les addictologues. Si les addictes me disent ça relève des neuf principes qui définissent une addiction notamment comportementale, j'y serai effectivement je m'applierai à cela. Mais je pense qu'il faut chacun qu'on rende qu'on reste dans nos champs d'expertise.
Je veux dire ça très clairement. Euh vous avez ici des chercheurs, des professeurs d'université qui font de la recherche. Il y a des praticiens.
Moi, je ne me porte jamais je ne porte pas d'avis sur la clinique. Ce n'est pas mon domaine d'expertise. Et je veux qu'on fasse la même chose dans l'autre sens.
Et c'est toute la difficulté sur les écrans aujourd'hui, c'est que si vous voulez, on doit conjuguer deux types de preuves. La preuve de la clinique et il faut l'écouter parce que ça permet effectivement d'avoir, je dirais, des approches qui relèvent de prévention. euh peut-être d'appliquer des principes de précaution et il y a ce qu'on peut dire de la littérature scientifique.
Par exemple, un des graphiques qui ont été présentés tout à l'heure, c'est pas le fait que le le satisfaction de la vie plonge chez les filles à ce moment-là. C'est l'association entre le temps qui passe sur les écrans et le fait que ça soit associé à la satisfaction de vie. Ben ça c'est mon expertise.
Donc chacun reste dans sa ligne. Petit mot là-dessus. Euh, ça change rien en réalité.
C'est-à-dire que j'ai travaillé avec Marc Valleur du centre Marmotan pendant 20 ans. On faisait exactement la même chose. Lui dirigeait un centre, il dirigeait l'hôpital Marmotan dictologie.
Voilà, il recevait des jeux jeux vidéos excessifs. Pas de réseaux sociaux à l'époque, on en parlait pas. Moi je moi, je l'ai soigné dans le centre le centre de consultation où je travaillais.
On faisait exactement le même travail. En fait, euh le groupe le le comment dire la réticence d'un certain nombre de cliniciens, c'est de vouloir aujourd'hui médicaliser trop de choses. C'est ça la réticence et que plus on médicalise, plus on déresponsabilise les parents.
Or, au contraire, ce qu'il faudrait aujourd'hui, c'est responsabiliser les parents. Vous voyez que vous voyez que du coup ça prend du temps et euh responsabiliser les parents, mais les parents, les pauvres parents, ils n'ont aucune information. Ils se retrouvent avec un produit où la captologie est maître du jeu et ils ne savent strictement rien.
Moi, je les vois les parents encore une fois je le dis. Alors, je ne reste pas que dans mon domaine d'expertise clinicienne parce que je lis des études, ça m'arrive de temps en temps et donc j'en parlerai ensuite. Mais très clairement, les parents sont perdus, ils n'ont aucune information. on leur donne au contraire, ils ont leurs petits cadeaux de portable de la grand-mère ou autre et ça va extrêmement vite.
Je vous rappelle que maintenant c'est en primaire qu'on a le smartphone hein et donc avec les images de pornographie et autres et les réseaux sociaux et excusez-moi quand on utilise TikTok, on l'utilise en permanence. Ça dure des heures, c'est fait exprès pour justement scroller à l'infini avec tout ce qui va orienter l'enfant. Vous avez cité le et je pense qu'on vous en a parlé du rapport d'Amnestie International.
C'est frappant ce qui se passe quand on a euh TikTok dans la main. Ça dure des heures et on se retrouve porté vers des images tout à fait inadaptées vers l'automutilation, les tentatives de suicide, ainsi de suite. C'est pas moi qui le dit, c'est le rapport d'amnistie internationale de 80 pages.
Oui, en même temps, si je peux me permettre, euh en même temps euh nos interventions dans les écoles, on est 1er degré second euh prer 1er degré second degré euh en en 3e seconde, il il s'éloignent de TikTok, c'est-à-dire que euh et il critique d'ailleurs et il conseille les plus jeunes, non ? Voilà. Et donc si vous voulez la la machine euh de les réseaux sociaux sont vraiment faits pour vous rendre accro à la vie mais à la accro à la machine, accros aux algorithmes.
Mais en même temps mais en même temps et bien la vie échappe. Voilà, il faut le dire quand même, c'est que si c'est c'est-à-dire qu'il y a quand même une marge de manœuvre. Alors comment ça fonctionne ?
Et ben parce que les parce qu'ils en parlent entre eux, parce que ils regardent parce que ils voi aussi des programmes d'information sur les dangers des des réseaux sociaux. C'est d'ailleurs un gros problème qu'on a, vous avez un peu zappé la question, mais euh c'est que ils sont capables de faire des réponses très vertueuses quand on intervient dans les classes, mais ça ne correspond pas à leur pratique. C'est il y a un décalage entre ce qu'ils font et ce qu'ils disent.
Mais en revanche, ce décalage, il il se il permet aux générations suivantes de bénéficier du bon message. Et donc moi, ce que j'espère, c'est que les générations suivantes bénéficant du bon message tout de suite avant de commencer à aller sur les réseaux sociaux. Génération actuell on pas eu les bons messages en y allant. les nouvelles générations ont les bons messages d'y aller.
Du coup, qu'il pourrait y avoir des pratiques moins problématiques. Merci. Tu tu voulais Merci.
Ouais. Oui oui ben oui, je pense que pour revenir rebondir sur ce que vous dites, en effet, je pense que c'est l'enjeu de cette commission d'enquête, c'est comment en effet on arrive à nous porter les bons messagees, les bonnes solutions pour que les générations après soient au minimum mieux informé. Moi, j'avais enfin vous voyez la question que je vous pose, c'est parce que j'avais le sentiment et en vous écoutant aussi, c'est que la faiblesse peut-être, c'est un jugement de ma part, mais de l'intervention aujourd'hui des pouvoirs publics sur ce sujet euh notamment plus vaste des écrans, euh j'avais le sentiment qu'elle était peut-être d au fait qu'on ne soit pas encore parvenu à faire un lien comme vous le disiez direct de causalité entre l'usage de TikTok et des réseaux sociaux et directement la santé mentale et l'altération de la santé mentale des jeunes et que au même titre que on a réussi à prouver que la cigarette était nocive pour la santé et que donc il convenait de l'interdire pour les les enfants, pour les mineurs, on narrive pas forcément à faire ce lien et ça nous empêche peut-être d'avoir une action plus forte si je peux me permettre.
Et puis après je je en fait pourquoi on a créé cette commission d'enquête ? parce que comme vous, mais d'un autre point de vue en tant que législateur, mais on voit bien cette espèce de de de phénomène de société qui existe aujourd'hui avec des enfants de plus en plus jeunes qui ont accès à des téléphones portables qui vont de plus en plus de plus en plus massivement sur les réseaux sociaux. Donc on voit que c'est quelque chose qui est même devant nous, enfin c'est un défi qui va s'accentuer.
Euh que d'une part les images qu'ils peuvent voir euh sont très peu modéré et donc voilà, il y a un impact évident quand même quand on voit de la pornographie, quand on voit de la violence euh quand on voit des images qui sont inappropriées comme voilà la promotion du suicide, de la scarification et tant d'autres choses. On voit bien évidemment que ça ne peut pas être neutre sur nos enfants. Et puis par ailleurs, comme vous le disiez, quand ils font ça et ils le font plusieurs heures par jour et quand ils regardent ça, ils ne font pas autre chose.
Donc tout ça a quand même un impact sur le quotidien, la vie de nos jeunes. Et donc c'est légitime et même nécessaire qu'on puisse nous s'interroger très très rapidement là-dessus. Et puis par ailleurs, comme vous le disiez aussi, on a face à ça des parents qui sont pour beaucoup dépassés ou qui ignorent finalement ce qu'il y a derrière TikTok concrètement. et euh un État qui à ce stade ne sait pas exactement comment bouger efficacement pour protéger les plus jeunes d'entre nous.
Euh mais face à ça, on a aussi des plateformes qui euh continuent à avancer et à perfectionner leurs algorithmes. Et donc il y a quand même enfin quel regard vous vous portez là-dessus ? Est-ce que vous vous dites on est à côté de la plaque, on arrivera jamais finalement à vous pouvez le dire, on arrivera jamais finalement à réguler voilà suffisamment pour protéger quand même nos enfants ?
Est-ce que vous vous dites que est-ce que vous voyez peut-être des pratiques ailleurs qui vous interrogent dans le sens dans le bon sens du terme en vous disant c'est là-dessus qu'il faut peut-être qu'on aille ? On voit bien que on tâonne un peu tous à travers le monde. Voilà.
Est-ce que vous avez un regard là-dessus sur le fait qu'il faille être peut-être radicaux sur les solutions qu'on doit trouver ou privilégier juste l'information, la sensibilisation ? Voilà, c'est une question un peu générale. Je peux juste vous rappeler quand même qu'il y a une commission écran, il y a 29 propositions. dans la commission écran, il est écrit noir sur blanc que c'est un enjeu d'avoir une approche holistique de cette problématique là et que on a fait très clairement savoir qu'il fallait pouvoir mettre en place les 29 propositions et que dans ces 29 propositions, il y a de l'éducation à la parentalité dès le plus jeune âge sur pas simplement les problématiques du numérique parce qu'il y a un défaut de littératie en terme de parentalité y compris sur ce qu'est un adolescent et ce qu'est un enfant que ça nécessite site de l'éducation à l'école sur ces domainesl que la problématique de l'éducation au numérique, elle se pose évidemment pour un système éducatif.
Euh elle se pose aussi y compris sur la question de qu'est-ce que ça veut dire d'être adolescent. Vous avez aujourd'hui des adolescents qui n'ont si vous les interrogez puisque c'est notre particularité on a la particularité de voir toute la population adolescente quand vous les interrogez dans des grandes enquêtes, ils ont très très peu de connaissance sur ce que sur ce qu'est l'adolescence et c'est une période très compliquée à gérer l'adolescence. Vous avez des changements morphologiques extrêmement importants, vous avez des changements psychologiques très importants et en interaction les personnes le nies avec l'émergence des nouvelles technologies avec la particularité de ces outils numériques, on est dans une situation particulièrement complexe pour cette génération là.
Je je passe le fait que il y a quand même quelque chose qui s'appelle la COVID. le fait que ces adolescents dans une période de vulnérabilité extrême, on en a déjà parlé, notamment de sensibilité à l'exclusion sociale, se sont retrouvés de fait dans une situation d'exclusion sociale vis-à-vis de leur cercle de de d'amis proches et que tout ça effectivement a fait exploser les problématiques de santé mentale chez les adolescents. Donc je je veux bien qu'on parle des réseaux sociaux, il y a pas de problème là-dessus mais en fait aujourd'hui l'urgence c'est un grand plan pour la santé mentale des adolescents.
En France, quand vous avez 30 à 40 % de la population adolescente, y a de symptômes dépressifs, je veux dire, il y a une urgence sanitaire effectivement à avoir plus de psychologues de l'éducation nationale, à mettre de l'argent sur la pédopsychiatrie de l'enfant et de l'adolescent de telle manière à ce qu'on puisse gérer ces symptômes dépressifs de cette population là. Donc moi, je crois que c'est ni l'un ni l'autre, c'est que vous dites "Est-ce que c'est plutôt répressif ou est-ce que c'est les deux." C'est qu'il faut il faut faire feu de tout bois et je pense qu'il faut et là on a beaucoup parlé des parents, on a beaucoup parlé des adolescents, je les premiers responsables, c'est les plateforme c'estd que je veux dire la responsabilité première elle est sur ces grandes industries qui ne jouent pas le jeu.
C'est-à-dire que quand on les a quand on les a auditionné à la commission écran, c'était insupportable comme discours. C'est qu'on a eu devant nous des gens qui nous ont expliqué qu'il n'avaiit pas d'utilisateur en dessous de 13 ans sur les réseaux sociaux parce qu'ils vous disent que c'est déclaratif. Évidemment, on sait qu'on peut mettre en place des des solutions.
Non, mais on est d'accord là-dessus. On sait qu'on a des solutions qui permettraient assez facilement de vérifier l'âge des des utilisateurs, mais faisons-le. Je veux dire, c'est c'est des choses comme ça qu'il faut qu'on arrive à mettre en place à mon avis, enfin en soit très rapidement.
Donc, la première responsabilité, c'est les réseaux sociaux et il faut que on les mette face à leur responsabilité. Et ensuite vient la question des parents, la question de l'école, la question des adolescents, la question des enfants. Comment on les prépare ?
Je pense que ça l'a très bien dit et on est tous d'accord là-dessus. Ça ça commence très tôt, c'estàd que l'éducation numérique, elle doit commencer dès la maternelle. Comment on les sensibilise ?
Faut pas la maternité et voir la maternité, on est entièrement d'accord là-dessus. Je le parcours de parentalité devrait se construire au-delà de la simple préparation à l'accouchement. C'est c'est quoi un enfant ?
C'est quoi les particularités du développement cognitif et socio-émotionnel des enfants et des adolescents de telle manière à ce que en tant que parent on puisse faire des choix éclairés ? Je le répète c'est que les parents, ils ont quand même une responsabilité, ils doivent pouvoir faire des choix éclairés. Et je veux dire vous pouvez dire pas d'écran avant 6 ans, je bonne chance pour aller vérifier ça.
Vousz pas, il faut que ce soit aussi il faut que ce soit pratique comme solution, comme recommandation. Merci. Je vais prendre la parole pour répondre.
Alors en fait vous vous demandez déjà éventuellement des solutions, des propositions parce que le problème c'est qu'on n'est pas venu sur un point qui nous divise et vous l'avez sans doute compris et qui me semble quand même essentiel, c'est la situation. Alors ça je pense qu'on est d'accord. Je veux bien que vous repreniez le powerpoint si c'est possible la situation mentale de la santé mentale des enfants et des adolescents et je vais passer très vite parce que j'ai pas le temps et qui est est extrêmement mauvaise et qui s'aggrave au fur et à mesure avec des chiffres là que j'ai de 2025 du premier trimestre qui montrent déjà encore pardon que ça ça s'aggrave de façon importante.
Passer s'il vous plaît la suivante. La suivante. Donc voilà, là vous voyez la montée des difficultés là pour 2025 en noir des 0 17 ans, on a plus 26 % avec des g suicidaires.
Bref, tout ça pour dire et je vais passer donc que la santé mentale des enfants, elle va pas bien et ça on le sait. Et il n'y a pas loin de là le Covid puisque maintenant il est relativement loin. Il y a une problématique des réseaux sociaux.
Vous pouvez passer à la suivante, s'il vous plaît. Le panorama de la littérature est en fait beaucoup plus important puisque les réseaux sociaux amplifient les vulnérabilités individuelles. Il perturbent les processus biologiques et émotionnels, on l'a dit, le sommeil, l'humeur, il renforce les dynamiques sociales qui sont délétaires, la cararaison sociale.
Toi, tu vis une super vie sur le réseau et moi ma vie, elle est compliquée. les effets différenciés selon les types de plateformes aussi parce que maintenant il y a de n de façon récente des études qui montrent des différences selon les plateformes contrairement à ce que vous disiez tout à l'heure. On passe un panorama donc de la littérature que je vais être obligé de faire très vite et que je vous donnerai mais qui est quand même très important à avoir pour certaines notions.
Donc des études sur la dépression, l'estime de soi, l'anxiété, le bien-être, les risques ou les idées suicidaires, l'image de soi, les troubles du conduite alimentaire, l'anorexie mentale qui est un problème majeur avec les défis actuels du skinning sur TikTok, le zizi TikTok challenge, enfin bref, il y a des tas de choses qui sont en train de vous froncer des sourcils. Ouais, mais Zizi Challenge, c'est photographie votre zizi et envoyez-le, c'est le challenge ou le skinning challenge actuellement, soit la plus meig possible et envoie-le. suivante, s'il vous plaît.
Donc euh des centaines d'études et là vous allez passer assez vite, je n'ai pas le temps, des un nombre d'études transversales. Vous voyez, on dit il n'y a pas d'études, ainsi de suite. Il y en a énormément et de plus en plus et de façon de plus en plus récente, 2020-2021, vous voyez suivante.
Vous avez des études longitudinales extrêmement importantes également et relativement euh récentes également suivantes. Il y a beaucoup de détails hein. Et donc un état qui est constaté dans ces études longitudinales avec des effets statistiques qui sont effectivement modestes à l'époque mais qui sont de façon constante, négative ou neutre.
Il y a aucune étude qui a montré que les réseaux sociaux montré que les enfants allaient bien. Aucune positive. les Américains, les Anglais, les euh les pays du nord de l'Europe, la Corée, la Chine, ainsi de suite.
Suivante donc la limite de ces approches maintenant, elle a été modifiée justement pour être beaucoup plus précise dans ces études et en seulement regarder le temps que passe un ados sur un réseau social, ça ne suffit pas. Il faut aussi des sous-groupes plus ou moins sensibles, un usage qui est passif, actif, est-ce que vous avez un contenu, vous publiez, ainsi de suite. C'est très différent aussi comme utilisation. les motivations, l'engagement aussi de cette adose.
Qu'est-ce qu'il va faire ? et les usages qui sont à risque ou le sextine ou le cyberharcèlement suivante s'il vous plaît. Donc là alors il faut donc c'est un peu complexe.
C'est pour dire que tout ça est assez complexe et par exemple Paty Vanenbourg à Amsterdam, elle a regardé elle de façon individuelle ce qui se passait avec différents personnes comme Jacqueline Nie, comme San Gabarquet et ces différentes personnes et ça c'est de la littérature et notamment Sopia Chouas Bradley. Tout ça c'est des études lourdes qui montrent la parfaite tempête de de la problématique de l'usage des réseaux sociaux. avec ce côté complexe bidirectionnel, vous êtes anxieux, vous regardez les choses anxieuses, mais les choses anxieuses vous rendent encore plus anxieux et ainsi de suite.
Et donc suivante, donc là vous regarderez parce qu'on a pas le temps mais cet effet double tranchant à la fois l'ados va être content de regarder avec ses effets positifs et puis le double tranchant des effets négatifs avec la comparaison sociale, le cyberharcèlement, la dépendance, tout ce qu'on a dû vous évoquer j'imagine mais qui me semble important de redire que c'est pointé dans de nombreuses études suivantes. Donc là, vous avez un défilé d'étude et les mécanismes de ce qu'on appelle aussi des réactions aux activités numériques à risque avec selon une amplification, une atténuation selon la situation avec ses comparaisons sociales, ses interactions, ces demandes de like, ces demandes de reconnaissance qu'on a sur les réseaux sociaux comme TikTok ou d'autres. Passé suivante.
Donc là, passer aussi parce qu'il est un petit peu lourd ce schéma. Celui-là, il résume un petit peu tout ce que je j'avais envie de vous dire sur comment ça fonctionne. La pression socioculturelle donc est liée au genre.
La survalisation de l'attrait physique. Regardez ces jeunes filles qui se maquillent, qui se hypersexualisent, qui s'objectivent même, qui deviennent des objets, hein. Faut regardez la comparaison sociale qui est extrêmement importante.
Toi, tu fais ça, moi je fais ça, c'est moche, ma vie, la tienne est magnifique. Et les fonctions qui sont particulières à ce qu'on utilise, c'est très visuel. Ça ça touche quelque chose de très euh de d'important pour justement l'adolescent, ce retour quantifiable, les fameux like et autres.
Plus tu publies, plus je publie, plus on me regarde. Le contenu public permanent, la permanence. On est dans le 24h sur 24, le 7 jours sur 7, d'où le risque de cyberharcèlement, ainsi de suite.
Et les gamins, qu'est-ce qu'ils ont leur portable dans la chambre ? Les parents sont dépassés parce que d'une façon ou d'une autre, ils finitent dans la chambre parce que ils ne savent pas quels sont les risques et qu'ils vont se retrouver sous le toit de leur maison en pensant qu'ils sont en sécurité. Mais ce n'est pas le cas.
Les algorithmes, les filtres changent toute la donnée de la de la réalité et on l'a dit beaucoup, les adolescents, comment vont-ils ? Et bien, il y a des problèmes d'imag soi et donc une idéalisation de la minceur. Il y a des enfants, des anorexies mentales qui sont majeures et qui sont amplifiés.
Il y a des groupes Anna sur TikTok où on fait en sorte tu as un gros nez, comment tu veux maigrir ? Et ben ne mange plus, hein. C'est mais c'est aussi simple que ça.
C'est vraiment des choses extrêmement simple. l'insatisfaction de l'image du corps, la comparaison sociale permanente est faite et cela entraîne des dépressions, des troubles, des conduites alimentaires. Passez à la suivante, s'il vous plaît.
Je voudrais vous montrer euh alors suivante le sommeil encore alors là c'est aussi d'autres notions qui seraient importantes, mais on n' pas le temps d'en parler hein, le faux mot ainsi de suite qui angoisse beaucoup les enfants passé parce que je crois que je n'ai pas le temps. Le sommeil, c'est central. Les enfants, les petits enfants qui et les plus grands ne dorment pas.
Ils se retrouvent toute la nuit. Vous avez vous rappeler 500 notifications, vous rappelez la façon dont ils ont besoin de de publier, ainsi de suite. Passer la suivante.
Vous avez des notions de temps de sommeil qui sont extrêmement dégradées. Les gamins, ils dorment 7h par semaine, 7h en moyenne par nuit. Il se retrouve à des temps de manque de sommeil extrêmement importants et de plus en plus au fur et à mesure des années.
Alors, on peut dire le Covid mais là, je suis pas d'accord. Je pense que les réseaux sociaux, les jeux vidéos et l'accès à internet en pleine nuit entraînent des problématiques de sommeil. Je répète en quand on touche le sommeil, je pense que vous êtes de mauvaise humeur.
Moi, je le suis en tous les cas quand j'ai pas assez dormi. Je suis moins concentrée, je suis moins attentive et je vais moins bien travailler. On est tous à peu près d'accord.
Et ben les ados, c'est ce qui leur arrive parce que forcément malheureusement il se couchent tard parce que c'est dans le processus adolescent et ça on le sait mais en plus à 4h du matin il continue sur TikTok ou sur les jeux vidéos. Suivante donc c'est encore sur le sommeil des données que vous pourrez regarder. Suivante pareil une pour une fois il y a une étude française parce que vous demandiez dans le l'introduction est-ce qu'il y a des études ?
Oui, il y a une plétéor d'études mais en France pas beaucoup. Il y en a une là que j'ai cité, j'ai fait exprès 2018 sur la problématique du sommeil. C'est une étude française.
Euh c'est à l'époque 2016, vous savez depuis quand TikTok est en France à peu près 2016. Donc voilà, il faut faire attention aussi aux études dont on parle. Suivante, je voudrais finir sur les suivantes, c'est sur le cyberharcèlement.
Il y aurait beaucoup à dire aussi évidemment des études de TikTok. Paty Vanenbourg dit et a travaillé sur 500 adolescents ce qui n'est pas rien quand même. Elle enregistre pendant 100 jours chaque jour l'état de l'adolescent comment il va euh sur le réseau qu'il dit utiliser son bien-être son estime de soi, son sentiment de fraternité que les amis.
Suivante, c'est 2025 he cette étude hein. Je vous sors ça de façon extrêmement récente. TikTok, vous voyez toute la partie rouge, les adolescents qui ont un effet négatif.
En gris, un effet neutre en vert, un effet positif. Vous voyez qu'il y a pas du tout de balancement de TikTok avec l'effet positif qu'on pourrait imaginer. Et même euh cette dame a dit donc de façon très claire he Paty Venbourg pendant un moment elle était un petit peu plus frileuse et bien maintenant c'est très clair il y a des effets négatifs tout à fait visibles et nets et donc ça vous aurez à disposition ces études suivante.
Là on a parlé de vous en avez parlé je pense avec d'autres du rapport international. On va passer mais je voudrais vous montrer une dernière de diapo s'il vous plaît. C'est des études expérimentales de sevrage.
Ça veut dire que on peut on parle sans cesse sans cesse sans cesse de de corrélation d'association ainsi de suite. Et bien là nous sommes dans des études par exemple dans Zilo, Tigeman SL. La première, c'est sur la diminution des symptômes des troupes du comportement alimentaire.
L'autre sur l'amélioration de l'image de soi et l'autre sur l'amélioration du bien-être émotionnel. Vous voyez que c'est récent tout ça 2023-2024. Suivante.
Donc on fait une expérience, vous voyez pendant 15 jours, on demande à l'ADO de continuer à son activité en rouge, son activité de réseaux sociaux. En bleu, on lui demande de diminuer son activité réseau sociale. Et au bout d'une semaine, il revient à son activité d'ailleurs qui est moindre. le bleu il remonte pas jusqu'au rouge.
À droite vous avez la mauvaise image de soi, l'estimation de la mauvaise image de soi qui est diminuée simplement enfin améli l'image de soi, c'est le négatif de fois est améliorée quand on a diminué l'utilisation du réseau social dans cette étude c'est chez des filles suivantes. Vous avez la même expérience aussi avant sevrage après sevrage. Comme vous le voyez ça c'est sur des troubles alimentaires. 2023 et c'est après seulement une semaine.
Donc il se passe des choses pour ces en Australie. Là c'est une étude australienne de non consultation. Et pour finir une dernière qui vous dit la même chose.
Donc que vous sachiez que ces études existent. Euh voilà, donc ça c'était mes propositions mais juste avant vous aviez aussi revenez en arrière encore une fois s'il vous plaît là celle-ci hein les plus jeunes ne sont pas épargnés celle d'après c'est la coorte ABCD les enfants. La suivante s'il vous plaît les la coorte ABCD ça concerne maintenant il y a des effets déjà vus chez des enfants de 9 10 ans avec des altérations du sommeil des augmentations des pensées suicidaires, une hausse des troubles du comportement alimentaire des conduites à risque hein. les travaux de Jason Nagata et vous avez les publications derrière qui viennent en lien avec entre autres les réseaux sociaux suivantes et suivante.
Là des choses avant, excusez-moi, juste avant des choses qu'on a pas évoqué pour finir. Je finis là-dessus parce que les recommandations, je peux aussi vous en donner mais là je vais laisser après la parole. On n' pas parlé du tout des risques de santé physiques.
Vous êtes avec des enfants qui sont sur un écran, que ça soit TikTok ou un autre. Et là, on est devant une situation de sédentarité qui explose avec euh des problèmes d'obésité, d'hypertension, de diabète. Et ça, c'est un point essentiel.
La diminution des performances physiques. Les cardiologues pédiatres sont inquiets. Ils courent plus les gamins et donc il va y avoir des conséquences sur leur état respiratoire, leur état cardiologique.
Et une chose dont on ne parle pas et qui pourtant nazi commence à être de plus en plus net, la vision hein. La vision c'est quand même essentiel. Donc que ça soit TikTok ou autre, on a aussi toutes ces sphères he je vous ai parlé des défis tout à l'heure, mais la vision, les performances physiques, l'état de santé du fait de la la sédentarité est tout à fait important.
Et là, l'OMS 2024 a montré qu'il y avait aussi des troubles, des apprentissages et des choix de carrière difficiles chez les filles liés à l'usage des réseaux sociaux. Voilà pour dire qu'il y a beaucoup de choses après ma dernière slide, c'était mes propositions qui sont à la fois il faut éduquer, il faut évidemment aussi agir. Moi, je pense qu'on a fait quelque chose de très bien, c'est qu'on a arrêté les les jeunes ne peuvent pas aller jouer sur les jeux euh les jeux d'argent, on est bien d'accord, c'était la dernière diapo. ne peuvent pas jouer sur les jeux d'argent parce que ils ont une empreinte bancaire qui les interdit d'aller sur les jeux d'argent.
D'accord, ça marche très très bien. Pourquoi on ne fait pas la même chose sur le porno ? Parce que le porno est extrêmement puissant et très riche et c'est pour ça que ça ne se fait pas.
Pourquoi ne pas imaginer ça pour TikTok ? Pourquoi ne pas imaginer avoir 16 ans ou 15 ans et avoir une empreinte de carte bancaire pour pouvoir aller sur TikTok ? Les enfants vont mal, les études sont inquiétantes et elles le sont de plus en plus.
Donc je pense qu'il y a vraiment nécessité d'aller plus loin et peut-être pourquoi pas promouvoir un réseau euh éthique qui existe déjà, par exemple Mastodonte. Et moi, j'ai une une expérience de l'utilisation d'un téléphone, un DOM Phone comme on dit en opposition au smartphone dans des écoles de monquartier où on distribue un Nokia à tous les élèves en 6e. Ça marche pas mal du tout.
Et ça ne veut pas dire qu'on va pas aller sur internet, qu'on va pas apprendre à l'école à utiliser l'internet ou dans des espaces collégiens ou effectivement euh le weekend, on pourrait imaginer avec euh l'aide de conseiller numérique, ainsi de suite, mais il y a urgence. Merci. J'en termine.
Merci. Euh monsieuron, vous vouliez réagir et puis peut-être monsieur Bor aussi, je crois que vous aviez quelques éléments de Oui. Alors que les jeunes aillent mal, il y a beaucoup d'études qui le montrent.
Ils ont beaucoup de raisons d'aller mal, pas seulement les réseaux sociaux. On n pas évoqué la question de l'écoanxiété, mais son importance notamment chez les filles est considérable. Donc ne rapportons pas l'accroissement du mal-être des jeunes uniquement aux réseaux sociaux.
Ça serait une grave erreur. La deuxième chose, c'est que c'est très compliqué d'arriver à avoir des études de causalité. Qu'on est d'études des études de corrélation, ça il y en a beaucoup.
Et aujourd'hui d'ailleurs, on est en train de critiquer beaucoup les études de corrélation alarmistes qui ont eu lieu dans les années 2005, enfin 2000 à 2015 à peu près. Les études de Pagani, les études de de Zimmerman et Christaakis, c'était des études de corrélation, pas des études de causalité. Aujourd'hui, vous savez que la composante facteurs sociaux euh environnement des jeunes est prise en compte dans les études.
Et c'est comme ça que la dernière étude ELF, hein, on est bien placé, étude menée notamment par Jonathan Bernard euh montre que euh quand on sort la composante sociale des résultats, l'impact des écrans reste minime. L'étude de Madigan le fixe pour les tout petits entre avant 3 ans 05 à 07 points de QI pour chaque heure supplémentaire ce qui est peu pour beaucoup d'experts ce qui est beaucoup pour d'autres mais ça c'est une question de valeur personnelle je veux dire c'est intéressant de voir comment sur les mêmes chiffres des experts peuvent ne pas être d'accord parce qu'ils accordent pas la même valeur morale ou la même valeur éthique à ces chiffres d'autant plus que 05 07 sur une population globale ça peut devenir problématique même sur Si on considère que ça peut être rattrapé, que c'est pas très important sur un vous parlez d'anciennes études mais écoutez elle est par 2024 l'étude ELF mais vous pouvez pas vous pouvez pas parler. Excusez-moi l'étude, il faut savoir de quoi on parle juste excusez-moi.
Vous savez on vous l'a évoqué parce que on dit étude elf. Voilà sont les enfants français 18000 enfants qui sont nés en 2011 d'accord et donc ils ont 2 ans 3 ans en 2013. Vous êtes d'accord ?
On n' pas de données sur les ados. Ça pas été dépouillé. Jonathan Bernard attend des fonds pour pouvoir savoir ceux de 10 ans 11 ans qu'est-ce qui se passe.
Donc voilà l'étude elf. D'accord. Mais les petits, on va redonner la parole à monsieur Tisseron.
Mais temps de parole non parce que il me l'étude Jonathan Bernard mesure l'influence de consommation de télévision. Donc effectivement 1 heure de plus, 1 heure de moins. Ça reste 1 heure de plus 1 heure de moins en 2010 en 2015, en 2020, en 2026. 1 heure de plus, 1 heure de moins.
C'est toujours une heure de plus, 1 heure de moins. Sinon, vous avez aussi quand même des sociologues de la ville comme Valérie Gobi qui proposent d'inverser la causalité qu'on attribue en général entre le fait que les jeunes se rencontrent moins et aent plus mal et le fait qu'ils consomment plus de réseaux numériques. Pour Valérie Gobi, c'est parce que les espaces dans lesquels les jeunes pouvaient se rencontrer traditionnellement dont moi j'ai bénéficié d'ailleurs dans mon enfance avec les les friches industrielles et tout ça, ces espaces n'existent plus.
Faut bien comprendre que les parents aujourd'hui considèrent que l'espace le plus sécurisé pour leur enfant, c'est la chambre. Et dans la chambre, il y a quoi ? Il y a une console de jeu, il y a un ordinateur, il y a tout ce qu'il faut pour que le jeune passe son temps sur les outils numériques.
Donc aux États-Unis aujourd'hui, il y a même des propositions de rétablir des espaces de jeux libre dans lequels les jeunes, par exemple, avant d'entrer à l'école ensemble, puissent avoir des tas d'activités à leur propre initiative sans aucune surveillance d'adulte avec l'idée que ce qui manque aujourd'hui aux enfants, c'est la possibilité de se retrouver dans des espaces physiques. Vous voyez l'idée de Valérie Gobi est intéressante. Je dis pas qu'elle a raison, mais elle dit inversons la causalité et elle montre avec des graphiques que j'ai pas je pensais pas qu'on allait qu'il fallait mobiliser un bazooka pour arriver à vous convaincre.
Donc je l'ai pas j'ai pas été le chercher. Et donc elle montre bien que c'est c'est parce que les jeunes n'ont plus ces espaces. Tout a été bétonné dans les villes.
Tout a été bétonné. Et donc du coup, c'est parce qu'il y a plus ces espaces de rencontre euh que du coup ils vont plus sur les réseaux sociaux et et du coup ben le fait qu'ils se rend compte moins en présence physique évidemment a des conséquences sur l'équipe roco que je vous évoquais tout à l'heure. Voilà.
Et puis euh et puis voilà, continuons à discuter. Mais en tout cas, je veux attirer votre attention sur le fait que les réseaux sociaux remplissent une fonction. Merci.
Si les utilisateurs des réseaux sociaux vont sur les réseaux sociaux, c'est pas seulement la faute aux algorithmes. Les algorithmes contribuent en effet à les retenir. N'oubliez pas non plus ce phénomène qui est qui prend aujourd'hui beaucoup d'importance dans les littératures, l'anchéitification, la merdification des réseaux sociaux.
C'est-à-dire que le fait qu'au fur et à mesure qu'un réseau social existe, la qualité des services proposés se dégradent, ce qui fait que les nouvelles générations ne vont pas aller sur des réseaux sociaux dont les possibilités sont dégradées et qu'ils vont sur les nouveaux réseaux sociaux qui fonctionnent souvent à perte avec des capitals risque de manière à fidéliser des utilisateurs et donc de manière ensuite à pouvoir rentabiliser par dégradation des services. Et ça c'est aussi très important parce qu'aujourd'hui c'est TikTok mais dans 5 ans ça ne sera peut-être plus TikTok, ça sera un nouveau réseau social parce que les jeunes ont envie de découvrir des choses relatives à leur génération. Je me permets de vous interrompre parce que on arrive à la dernière oratrice.
Euh donc on suspend pour une durée de 5 minutes cette voilà suspension de 5 minutes. que en fait si elle fait moins de 5 minutes et que comme il est à peu près à 2 minutes 30 vous pouvez finir votre propos si vous voulez Euh non, ben donner Non лі Oui, il y a aussi le fait que dans le domaine scientifique, une rondelle ne fait pas le printemps et cetera. Donc en fait les études qui sortent et qui sont parfois très médiatisées sont des études qui ne sont pas reproduites et dont la valeur sombre mais qui ont été tellement médiatisé qu'elles ont eu un très fort impact sur la population. un vrai problème et après le démenti est tout petit alors que l'annonce effrayante et en gros Alors, la séance est reprise et étant donné des contraintes d'agenda de monsieur Borse, je propose que nous consacrions les 6 prochaines minutes à échanger avec lui.
Euh et donc euh à la fois sur moi j'ai quand même parce que dans cette audition ce qui est intéressant c'est que on voit qu'il y a il y a des il y a pas de consensus sur la question de la mesure des effets ou en tout cas plus précisément sur la la scientificité de la mesure des effets et c'est important pour nous malgré tout dans la logique de l'administration de la preuve qui est au cœur de cette commission. Et si euh on va mesurer à l'échelle individuelle en voyant un enfant par exemple et on aura l'occasion d'auditionner un grand nombre de psychiatres, psychologues qui qui traitent des enfants et qui évoquent avec eux les problématiques liées à leur usage des réseaux sociaux et aux conséquences que cela peut avoir. J'ai l'impression que il y a au moins une controverse ou peut-être voilà des une absence de de preuve aux sciences scientifiques pure si j'entends ce que dit monsieur Bor et donc voilà j'ai il y a un certain nombre de choses qui ont été évoquées des études récentes et cetera et donc moi j'aimerais bien avoir votre regard sur sur cela et voilà en en 2 3 minutes pour laisser la possibilité aussi aux collègues de de compléter Je pense que le la difficulté encore une fois, elle est pas de de de laisser penser qu'il y aurait soit une absence totale de consensus, soit un débat qui serait extrêmement fort dans la dans dans la communauté de recherche et je dis bien dans la communauté de recherche domaine parce qu'on peut lire des articles et puis on peut faire de la recherche.
C'est pas la même chose, c'est pas le même degré d'expertise. Donc c'est c'est complexe parce queon voit bien que ce sur quoi on s'accorde tous c'est que les adolescents ne vont pas bien. On est tous d'accord là-dessus.
On est tous d'accord sur le fait que il y a des mécanismes propres aux réseaux sociaux qui sont des mécanismes qui jouent sur des failles de notre cerveau, en particulier chez les adolescents, qui vont faire qu'ils vont rester plus longtemps connectés sur ces réseaux sociaux. Il y a pas de débat sur le fait que il y a des données probandes sur le fait que l'utilisation des écrans, c'est pas spécifique aux réseaux sociaux, mais l'exposition à la lumière artificielle a des impacts négatifs sur le sommeil et que en cascade si vous avez vous si vous touchez au sommeil, vous touchez nécessairement à des problématiques qui seraient liées à la santé physique, à la santé mentale. Il y a pas non plus de débat sur la question de la sarieté.
Là-dessus, il y a pas de débat hein, je veux dire. Ensuite se pose la question de comment on arrive dans des mécanismes qui sont des mécanismes complexes de vulnérabilité à identifier exactement la part de chacun des facteurs. Et ça c'est complexe.
C'est que vous pouvez le regarder et pouvez faire ce qu'on a fait là, c'est une espèce de d'inventaire à la préver d'études. que vousz sans études qui montrent des effets avec des absences d'effets dans des études qui ont préenregistré l'étude. C'est-à-dire que avant de faire du cherry picking, d'aller chercher dans les résultats qu'est-ce qui pourrait montrer des effets négatifs, c'estàd que vous je je je vais répondre chacun son domaine d'expertise. dans ces études là, quand on fait un pré-enregistrement, c'est-à-dire que sur les mêmes données qui vous a été présenté, adolescent brain and cognitive development, 13000 préadolescents à adolescents, on est dans les premières phases de l'étude, malheureusement avec la le Trump, les études se sont arrêtées.
C'est des collègues, c'est des gens avec qui on travaille. La difficulté vient du fait que quand on préenregistre l'étude, il y a pas d'effet. Vous voyez la difficulté, c'est que quand on dit avant ce qu'on va faire comme analyse, là on trouve plus d'effets.
C'est que quand on est en population générale, on vous a parlé de 450 adolescents, quand vous regardez sur 300000 adolescents, il y a pas d'effet. Même en trans même quand vous regardez à un point une association potentielle, vous trouvez une association de l'ordre de 0,4 % du bien-être adolescent qui est dû autant qu'il passe sur les réseaux sociaux. C'est ça la réalité.
Et encore une fois, je ne vous dis pas qu'il y a pas d'effets. Je vous dis simplement que c'est très difficile de les mettre en exerc parce que vous êtes face à une population qui est extrêmement hétérogène. Ça veut pas dire qu'il y a pas des sous-groupes d'adolescents qui sont pas extrêmement vulnérables sur lequel il faut faire extrêmement attention.
Tous les données qu'on vous a présenté là, je les remets absolument pas en cause. Elles sont c'est des études que je peux citer d'ailleurs que je cite dans un certain nombre de mes conférences. La seule différence c'est que moi je sais regarder par exemple la taille de l'effet. vous en tant que décideur public, c'est pas la même chose si la taille d'un effet l'ordre de 3 % de la santé mentale des adolescents ou c'est de l'ordre de 20 %.
C'est ça la question que vous devez vous poser. Donc c'est ça qu'il faut aller regarder et c'est ça qu'on vous a pas présenté dans cette présentation qui vous a été faite. Il faut regarder chaque taille des effets.
C'est c'est ça quand on parle de faire de des des politiques publiques basées sur les données scientifiques, il faut aller regarder la taille des effets. Donc vous pouvez avoir un effet stificatif. La question c'est de la taille de l'effet.
Est-ce que c'est vrai sur en population générale ? Est-ce que c'est vrai sur la population qui est euh reçue aujourd'hui dans les consultations ? C'est deux choses différentes.
Je je n pas du tout que euh un euh une un médecin rencontre une population extrêmement mais c'est pas la population générale, c'est quand même des gens qui sont venus parce qu'ils avaient un questionnement par rapport à ça. Et ce qu'on observe aussi c'est souvent que c'est la première question qu'on leur pose. Vous avez un problème avec les écrans ?
Vous regardez votre enfant regarde beaucoup les écrans ? Et vous voyez bien le biais qui peut qui peut émerger de ce point de vue-là. Donc aujourd'hui, ça veut pas dire encore une fois, moi je me positionne pas sur le fait qu'il pourrait ne pas y avoir un problème de santé mentale qui serait lié au je dis simplement quand l'état des connaissances avec mon expertise de professeur des universités qui fait de la recherche sur la population adolescente et sur la problématique de l'exposition aux écran, je dis simplement que c'est très difficile aujourd'hui de pouvoir se prononcer sur ces donnéesl.
Ça veut pas dire que vous ne pouvez pas utiliser un principe de précaution en tant que décideur public. Ça veut simplement dire que vous ne pouvez pas instrumentaliser les données comme on l'a fait en en partie dans cette audition et c'est-à-dire que en vous montrant une partie sans vous montrer l'autre partie. C'est c'est ça toute la difficulté.
C'est qu'en fait ce qui permet d'avoir des degrés de preuves importantes, c'est de faire des métaanalyses, c'està-dire de coller l'ensemble des données ensemble euh de toutes les études et de regarder quel est l'effet réel. Bah pour l'instant sur les réseaux sociaux, on les a pas encore. On les aura, il faut attendre. c'estàd que elles vont sortir parce qu'en fait il y a un temps de la recherche qui n'est pas le temps de l'observation clinique.
Et on peut aussi dire bah l'observation clinique nous dit montre un certain nombre de données qui sont effectivement alarmantes et que de ce fait-là nous décideurs publics on décide d'avoir telle ou telle chose. Moi ça me pose aucun problème là-dessus. Je dis juste que il faut faire attention parce que parfois on on met des niveaux de preuve qui sont très différents les uns par rapport aux autres.
Ça c'est c'est le le propos sur la question de la recherche. Donc ça nécessite effectivement effectivement de faire plus de recherche. On a besoin de corte, on n pas assez de corte et on peut pas regarder BCD, c'est l'étude dont vous parlez et l'importer comme la réalité de ce qui se passe en France.
Parce que le problème c'est quand vous regardez les données quand vous faites de la recherche dans ce domaine là, si vous Oui, je je sais bien c'est c'est bien j'argumente là en ce sens, j'argumente comme vous. C'est que je pense qu'on a besoin de données françaises parce que quand vous regardez même ce qui relève du neurodéveloppement, c'està-dire la dynamique du développement cérébral, la dynamique du développement cérébral, elle est affectée par le milieu social d'origine. C'est ce que disait très bien euh euh Serge Cisseron.
Et ben l'effet du milieu social d'origine sur le développement neurocognitif de l'enfant et de l'adolescent, il est différent aux États-Unis et en Europe. Simplement parce que en Europe, on a un système de protection sociale qui est bien plus efficace qu'aux États-Unis. Donc on a besoin de nos propres cortes, on a besoin d'évaluer ces effets là au sein de la population française.
Et donc effectivement et je je vous rejoins sur Eden Elf, c'est des études qui datent de 2011 et on a besoin de nouvelles études et effectivement il y a un vrai besoin de documenter les effets que ça produit. Alors je je Non mais c'est c'est c'est intéressant parce que ça ça nous alimente dans dans notre dans notre réflexion et sur la nécessité par ailleurs je le dis de soutenir la recherche et vous avez raison de pointer le fait que le temps de la recherche et notamment de la recherche sur des longues corps enfin des cortes importantes et des études sur le temps long n'est pas celui de la politique. et et moi je je retiens notamment de de vos propos du principe de précaution et qui doit et qui aujourd'hui nous guide dans les intuitions qui doivent être les nôtres mais avec toujours la question dans ce principe de précaution d'essayer de mesurer les effets aussi que cela peut avoir dans les préconisations qu'on porte sur les enfants.
Je sais pas si monsieur Vogeta a une question pour monsieur Borst, si on peut le libérer parce que voilà. Oui. Alors merci monsieur le président.
Pas forcément spécifiquement pour monsieur Bor et chacun pourra y répondre mais effectivement ce qu'on a vu et ce qu'on constate et sans avoir forcément de preuves scientifiques démontrables statistiquement c'est qu'il y a il semble y avoir un lien. Moi, je me rappelle que à l'époque de la loi influenceur, si on avait notamment décidé d'agir plus radicalement sur la publicité, sur la chirurgie esthétique, c'est parce qu'on pensait qu'il y avait un lien entre euh le nombre de contenus sur les réseaux sociaux qui parlaient du corps de la femme et du corps de la de la jeune fille adolescente et l'incitation que procurait le revenu publicitaire à ces influenceuses qui pouvaient en tirer un profit du fait de parler beaucoup du corps et de la beauté physique. D'accord ?
C'est pour ça qu'on avait décidé à l'époque contre la vie du gouvernement au départ mais finalement le gouvernement c'était rallé à nous d'interdire strictement et simplement ce ce genre de publicité mais on l'avait fait un peu à l'instinct parce qu'on nous avait dit c'est vrai je sais pas si tu te rappelles Arthur si vous vous rappelez monsieur le président euh qu'à l'époque certaines personnes nous avaient interpellé nous avaient dit moi ma femme mon épouse mon je sais plus qui travaille dans un CHU et ce qu'elle sait c'est que depuis la fin du Covid les consultations pour trouble alimentaires graves ont multiplié par trois ou quatre et on était en 2023 donc en en 3 ans et et on voit des jeunes filles de plus en plus jeunes qui viennent pour des situations de euh de de d'anorexie mentale et cetera et c'est quelque chose que enf que moi je peux constater aussi dans ma communauté la communauté scolaire du lycée français de Madrid que je connais bien où on a des des jeunes filles qui sont en CM2 en 6e qui ont des des programmes graves d'anorexie des choses qui n'existaient pas forcément avant. Alors, est-ce que c'est lié aux réseaux sociaux ou pas ? Est-ce qu'on a des statistiques sur ces sujets-là ?
Est-ce que ça ça va dans le sens de ce qui nous préoccupe tous ? Et est-ce que ça confirme un lien potentiel sur la santé des jeunes et en particulier des jeunes filles ? Je vais juste et puis après je je vais malheureusement devoir vous quitter.
Je je deux choses. D'une part, il y a eu des études qui ont essayé d'évaluer ça, c'est est-ce que depuis l'émergence des réseaux sociaux et des nouveaux outils et notamment vous situ donc je vous renvoie des urbain qui montre qu'effectivement c'est pas le cas c'est qu'on voit pas plus de prévalence ça veut pas dire que ça existe pas. Encore une fois, je voudrais pas du tout être dans une position dans laquelle je défends les réseaux sociaux.
He je suis extrêmement critique vis-à-vis des réseaux sociaux. Je pense que il faut les mettre face à leur responsabilité. C'est pas normal que des jeunes enfants puissent accéder très jeunes à des réseaux sociaux.
Je pense qu'il faut une vérification de l'âge contraignante. Il y a eu effectivement une loi notamment sur les cypernographiques pour vérifier l'âge. Semblait pas être au courant mais en fait ça c'est régie.
Elle est pas appliquée d'accord mais enfin elle existe en tout cas voilà. D'où mais d'où la problématique qui va toujours être la vôtre c'est que il faut trouver des solutions qui soient applicables. C'est-à-dire que quelle que soit la décision que vous prendrez, il va falloir effectivement réfléchir à des recommandations et à des mises en application qui soient faisable.
C'estd que c'est très gentil de faire ça à l'échelle française mais enfin c'est de toute façon ça se passera à l'échelle européenne. C'est que la régulation des plateformes, elle se fera à l'échelle européenne. Donc en tout cas dans la recommandation qu'on a fait dans la commission écran, il y avait cette réflexion en permanente dans la façon dont on a pensé les recommandations.
Donc en tout cas ce que je peux dire c'est que c'est difficile de les prendre uniquement sur la base des données scientifiques que pour pouvoir déterminer de façon absolument certaine que c'est une relation de cause à effet, il faut regarder très tôt avant même l'utilisation de toute utilisation des réseaux sociaux parce que vous ne savez pas quelles sont les les vulnérabilités préexistantes qui pourraient finalement émerger indépendamment de l'utilisation des réseaux sociaux y compris pour l'indestimentale que contrairement à ce que vous pensez quand on connaît le neurodéveloppement des petites perturbations à un moment peuvent par des phénomènes d'amplification avoir des effets extrêmement importants sur la santé mentale. Donc je l'ai dit depuis le début du Covid, le fait d'avoir mis les adolescents en isolation va avoir des impacts sur les 10 ans qui viennent sur la santé mentale des adolescents et ça aura rien à voir avec les les réseaux sociaux. Et en terme d'effet de taille d'effet, dites-vous que la crise de la COVID, ça a eu des tailles d'effets sans commune mesure avec les effets qu'on observe aujourd'hui des réseaux sociaux.
Je dis pas que ça ne joue pas, c'est des phénomènes qui peuvent interagir les uns avec les autres. Et la dernière chose avant de partir, c'est que quoi que vous décidiez, je suggère que vous fass fassiez dès le début une évaluation de qu'est-ce que ça aura réellement produit ce que vous préconiseriez comme nouvelle euh je dirais euh proposition législative. C'est qu'il faut faire de l'évaluation des politiques publiques de ce point de vue-là.
C'est qu'est-ce que ça aura produit infini ? Est-ce que réellement on aura amélioré la santé mentale des adolescents en par exemple coupant leur accès aux réseaux sociaux ? Merci beaucoup.
Merci pour vos propos et plus largement pour vos travaux. Euh donc il nous reste 8 minutes par rapport au temps que nous avons fixé pour pour cette audition. Euh alors madame la rapporteur, est-ce que vous aviez encore des questions pour madame Duosiga ?
Monsieur Vogeta, vous avez posé une question plus générale tout à l'heure, une remarque sur enfin voilà la question de ce que nous avions évoqué vous et moi, sur la réflexion que nous avions eu sur la loi influenceur et ce qui ce qui avait guidé notre démarche politique peut-être voilà si vous avez des des réponses complémentaires par rapport à ce qui vient de dire mais vas-y allez-y je dois partir moi près monsieur Vita en 2 secondes et puis après madame Diicar en premier c'est une remarque de 10 secondes. Il y avait aussi à une époque une étude qui avait circulé qui était une étude fuitée interne d'Instagram qui je pense en 2022 reconnaissait ou admettit en interne que les adolescentes utilisatrices d'Instagram avaient vu la la leur leur propre perception de leur leur perception de leur propre corps euh altéré dans plus d'un tiers des cas entre 30 et 40 % des jeunes filles qui utilisent Instagram avait depuis leur utilisation d'Instagram vu se dégrader leur leur perception de leur propre corps. Voilà.
Donc c'est tout simplement quelque chose que je voulais ajouter à la à la réflexion. Tout à fait et c'est tout à fait vrai aussi pour TikTok et tout à l'heure il a été dit que l'augmentation n'avait pas été notée des troubles du comportement alimentaire et de l'anorexie. C'est tout à fait faux.
En Hollande il y a un nombre de d'anorexie mentale absolument majeur si on veut les chiffres et puis on le voit tout à chacun quand on est auprès des familles dans les hôpitaux et autres. Donc à la réponse est-ce qu'il y a une augmentation ? Oui.
Est-ce qu'elle est d aux réseaux sociaux ? On a le droit de se poser la question très sincèrement. Alors moi je vais revenir.
Effectivement euh on se sent quand même très attaqué de droite et de gauche hein, vous l'avez peut-être un peu remarqué et c'est pas la première fois et ce sera pas la dernière fois malheureusement. Euh moi j'ai encore une fois un seul intérêt celui de l'enfant et de l'adolescent et que je vois encore une fois tous les jours et des enfants qui vont bien et qui ne vont pas bien. Pas que des enfants qui vont mal pas du tout.
C'est pas ça du tout la pédiatrie en ville et à l'hôpital. Mais il faut se retrouver dans le monde dans lequel nous sommes actuellement. Vous allez dans un squir, il y en a des squars, bien sûr que tout est bétonné, mais regardez ce qui se passe dans les squir.
Les gamins, ils sont assis avec chacun leur portable. Faut juste regarder ce qui se passe quand même autour de nous. Et donc, j'ai rajouté aujourd'hui un nombre d'études importants, on peut toujours discuter.
Pour vous, c'est sûrement difficile de se dire "Ah mais oui, il a dit que et ça mais elles existent ces études." Et moi, je vous ai donné des études de 2023, 2024 et même de 2025. Et je répète, toutes les études actuelles, on peut pas aller plus vite que la machine.
Et voilà, parce que la recherche est longue bien sûr et qu'on aimerait avoir d'autres données, des données françaises également ou européennes que nous n'avons pas sur les réseaux sociaux. Mais actuellement, les études que je vous ai montré, elles montrent soit un petit effet neutre, soit dans la majorité des cas un effet négatif important. Et parallèlement à ça, vous avez toute une on n'arrête pas d'en parler de la santé mentale de l'enfant, de l'adolescent qui est extrêmement euh euh sévèrement atteinte à plein de niveaux, c'est-à-dire d'anxiété, de dépression, d'automutilation.
Elles s'automutilent dans TikTok et elles font du surencher. Mais il faut regarder quand même vraiment ce qui ce qui s'y passe. Elles se elles font des tentatives de suicide surtout les filles mais aussi les garçons.
Les anorexies mentales augmentent de façon absolument prodigieuse. L'objectification de la fille, l'hypersexualisation. Je vous dis pas aussi quelle image on est en train de donner aussi de la fille qu'on retrouve aussi d'ailleurs dans les jeux vidéos, ainsi de suite.
Donc tout ça fait que vous vous retrouvez quand même dans une balance. En médecine, on parle de bénéfices et de risque où nous sommes dans une situation de risque extrêmement importante et que je pense qu'il faut vraiment on peut discuter sans arrêt titiller comme ça sur les histoires d'études mais il y a quand même un message une alarme qui est importante et on a parlé un peu sur ma droite d'études particulières sont des études anciennes. Je suis désolé c'est clair. les choses bougent vraiment.
Les réseaux sociaux, on l'a dit, en France, c'est TikTok, c'est 2016. Donc forcément, il faut être au-delà. Et le temps de la recherche étant long, bah c'est des recherches, c'est des études qui sortent en 2022 23 pour avoir le temps de de ce qu'il en est.
Moi, je pense qu'il y a vraiment urgence à protéger les enfants. Il n'y a aucun doute là-dessus. Le porno, monsieur Bor dit que c'est en cours.
Je suis désolée, ça fait des années qu'on entend que la carte bancaire va finir par être une empreinte qui va protéger l'enfant. À ce jour, pour l'instant, ce n'est pas fait. Et pourtant, dans les jeux d'argent, c'est fait.
C'est fait. Vous allez-y. Comme je vous demandais d'aller sur un porno tout à l'heure parce que je voudrais que vous sachiez que ce que voyent les enfants, allez sur un site de jeux d'argent et vous verrez que vous ne pouvez pas y aller parce qu'il faut une empreinte de carte bancaire.
C'est factuel, c'est précise, c'est simple et ça pour les familles c'est vraiment tout à fait important. Alors après tout le monde va monter au créneau, les réseaux sociaux bien sûr, les sites pornographiques parce qu'on perd de l'argent. On perd potentiellement ces petits enfants de 5 6 ans qui sont déjà en train d'être sur TikTok.
Il faut voir la réalité du quotidien. Voilà, je vous remercie parce que je vous quitter aussi. L'un des objets de cette commission d'enquête, c'est justement de faire la lumière là-dessus et je crois qu'on peut faire de reproche à personne parmi les membres de cette commission de ne pas avoir conscience de la gravité des enjeux euh et de la situation et des impacts par ailleurs que cela peut avoir sur des alladolescents qui sont particulièrement vulnérables par ailleurs.
Donc en fait, nous on ne remet absolument pas en cause cela, mais je crois que il est important de d'essayer d'objectiver les choses bien sûr et c'est aussi le travail que nous essayons de mener ici sans avoir de disons de de d'a priori morale. Voilà ce que je ce que je enfin ce que nous essayons je pense de de véhiculer dans cette commission et avec une conscience des effets, ça a été dit tout à l'heure plus large du mal-être de la jeunesse qui ne sont pas simplement liés aux réseaux sociaux et encore moins à TikTok en particulier même si ici nous avons pris un objet qui nous permet en fait de poser plus largement à la société un certain nombre de questions. Voilà et d'utiliser à travers TikTok les problématiques que nous remarquons pour essayer de généraliser un certain nombre de de préconisation.
Mais les les constats de terrain et les études vraiment vont dans le sens d'un principe de précaution. Voà. Merci pour cela monsieur Tisseron.
Alors nous vous saluons également parce que vous avez ce départ c'est un départ perlé. Voilà. Oui.
Alors euh tout d'abord je voudrais revenir à cette question d'addiction parce qu'elle est la le mot est intéressant, la question est intéressante. Dans l'addiction, il y a le pouvoir addictogène de la substance, on va dire par exemple les réseaux sociaux et il y a la réceptivité de l'utilisateur. Or aujourd'hui, on est exactement confronté à cette question là qu'on parle d'addiction, qu'on parle pas d'adction avec les réseaux sociaux.
Il y a d'un côté des réseaux sociaux et il y a d'un autre côté des utilisateurs qui sont plus ou moins fragiles aux propositions des réseaux sociaux et donc du coup il y a le choix entre agir sur les réseaux sociaux, leur caractère addictogène éventuel, interdire certaines certains aspects d'Ition ou bien travailler sur la réceptivité. Or, cette réceptivité aujourd'hui, elle est impactée par beaucoup de problèmes. Je vous l'ai dit, les inégalités sociales, j'ai point, c'est la première chose que j'ai pointé, euh le le que je voulais dire le les inégalités sociales, euh le la perte d'estime de soi.
Aujourd'hui, quand on intervient dans les écoles, on voit que beaucoup d'enfants ont une estime de soi extrêmement fragile. Estime de soi extrêmement de même. Extrêmement une estime de soi, une même extrêmement fragile.
Il y a la possibilité qu'ils ont de se de faire des rencontres à présence physique. Il y a le fait qu'ils puissent trouver une aide lorsqu'ils en ont besoin. Al, vous savez qu'il y a actuellement le naufrage quand même de la pédopsychiatrie.
Et donc du coup, soit vous pouvez choisir d'agir sur les réseaux sociaux avec un système d'interdiction, de balises et cetera, soit vous agissez de l'autre côté, c'est-à-dire du côté de la de la réceptivité. Et là, il y a énormément à faire sans toucher aux réseaux sociaux. Je dis pas qu'il faut pas toucher réseaux sociaux, mais il ne faut se fixer que des objectifs réalistes.
Réseaux sociaux, l'Europe, bah vous avez vu le DSM, le DSA, l'act. Oui, mais je veux dire sinon c'est des machines extrêmement puissantes et qui arrivent à contourner toutes les interdiction possibles. Donc je pense que ce qu'il faut viser, c'est réduire la réceptivité des populations et notamment des jeunes à à l'impact des algorithmes pervers des réseaux sociaux. et vous avez actuellement des propositions qui sont faites.
Par exemple, la possibilité du dégroupage. Je pense que les informaticiens ont dû vous parler de tout ça. La possibilité de ne plus rentrer dans un réseau social comme dans un silo dans lequel vous êtes obligé d'accepter toutes les propositions, mais la possibilité de choisir ce qui vous intéresse dans chaque réseau social et de vous rendre indépendant pour cette activité-là.
Donc le dégroupage, c'est une proposition qui permettrait d'utiliser pour ceux qu'ils souhaitent les réseaux sociaux autrement. Mais euh je pense que ce qui est que il y a déjà énormément à faire hein et Grégore B l'a l'a dit du côté des l'information des parents. L'UNAF a montré que la moitié des parents s'estiment insuffisamment informés par rapport au danger des des technologies numériques.
La moitié des parents. Euh alors, je voudrais dire aussi que dans les études qu'il faudrait faire, puisque Gor Boss parle d'études scientifiques sur les sociaux, il y a une question qu'on a pas abordée. Qu'est-ce que quelles sont les études qu'il faudrait faire ?
À mon avis, il faudrait d'abord savoir si quand si si quand les parents autorisent de manière de manière excessive l'utilisation des outils numérique, est-ce que c'est par manque d'information ou c'est est-ce que c'est pour une autre raison ? déjà on on y verra un peu plus clair. Une autre question qu'on pourra aborder, c'est de savoir le ben justement l'impact de l'information sur les parents, l'impact du milieu social, l'impact des jeux disponibles, l'impact des espaces de jeux donc des espaces de jeux physiques disponibles.
Donc si on y voyait plus clair sur tous ces éléments, on pourrait l'État pourrait mener l'état et l'État en tant que l'État national mais les municipalité pourrait mener une action de prévention qui serait valable pas seulement pour les dangers des réseaux sociaux tels qu'ils existent aujourd'hui mais pour tout ce qui va apparaître et dont on ignore tout parce que personne n'attendait et soyez sûr que TikTok la dégradation de TikTok est évidente. Beaucoup de gens s'en éloignent comme beaucoup de gens sont éloignés de de Facebook de X, beaucoup de gens s'éloignent de TikTok, ils attendent le prochain. Prochain, on sait pas ce qui sera.
Donc c'est pour ça que plutôt que de vouloir viser les réseaux sociaux tels qu'ils sont visés plutôt à renforcer à réduire la vulnérabilité des usagers et donc à agir sur les facteurs de protection. Ne ne ne réduisez pas des facteurs de risque hypothétique qui n'arrêtent pas de changer ce qu'il y a pas d'étude. Augmentez plutôt les facteurs de protection. la la pédopsychiatrie, l'éducation maternelle, enfin tout ce qui a évoqué Grégoire, on est 100 % d'accord là-dessus hein.
Il y a beaucoup à faire sans toucher aux réseaux sociaux. Je veux pas dire qu'il faut pas y toucher. Je veux dire que si on y touche, il faut le faire en ayant conscience du fait que c'est des plateformes qui proposent beaucoup de choses et qu'il faut comprendre leur fonction avant de vouloir toucher à certaines d'entre elles.
Merci pour euh pour ces ces éléments qui s'inscrivent évidemment dans le sens aussi euh de notre réflexion, même si je me permettrai euh néanmoins une nuance euh c'est que on veut les deux, c'est-à-dire que on veut à la fois s'attaquer euh aux grandes logiques, grands facteurs de de de protection, mais l'idée est aussi de créer des mécanismes qui permettent, quelle que soit la plateforme, de limiter les risques. Alors et et que ce soit TikTok ou autre, c'est juste que l'objet TikTok nous permet de de penser plus largement. Oui, la question de la limitation des risques et Stéphane Vogeta prenait tout à l'heure l'exemple de la loi influenceur.
On aurait pu dire bon, on va rien faire parce que c'est les réseaux sociaux, on l'a quand même fait à l'échelle du parlement français et aujourd'hui c'est le cadre français qui sert aussi de base à à l'élaboration d'un cadre européen et donc on peut aussi s'inscrire dans un mouvement de pression des Parlements ou euh et d'un mouvement européen voire mondial de régulation des réseaux sociaux et de protection des mineurs. Oui. Euh et donc c'est aussi l'un des l'un des sens de cette commission.
Alors je n'oublie pas ça mais sur les réseaux sociaux il y a pas que les réseaux sociaux on l'a dit. Il y a beaucoup d'autres enfin pardon sur internet il y a pas que les réseaux sociaux. Moi je vous rappelle 369 12 hein pas de de pas d'écrans avant 3 ans.
Des écrans éducatifs une demi-heure à 1 heure de 3 à 6 ans. Pas d'internet avant pas d'internet accompagné avant 9 ans et pas d'internet seul avant 13 ans. Or le smartphone c'est l'internet seul.
Donc dès 2008, ce que j'ai dit, c'est pas d'internet, donc après smartphone avant 13 ans. Et les réseaux sociaux à mon avis, c'est les parents qui devraient décider de les débloquer. C'est tous les smartphones vendus au mineurs avant jusqu'à 13 ans enfin à partir de 13 ans, par pas de smartphone avant 13 ans.
Tous les smartphones vendus à partir de 13 ans devraient être vendus avec tous les réseaux sociaux bloqués et c'est les parents qui seraient invités à les débloquer à la suite des négociations avec leurs enfants. Ce que et ce qui permettrait aux parents d'aller de bénéficier enfin de d'avoir la curiosité de consulter des bases d'information que le gouvernement leur proposerait. Et là, ça réintroduirait les parents dans le dispositif parce que si vous ne responsabilisez pas les parents et ben vous passez complètement à côté du problème.
Et si je peux me permettre parce que vous évoquez 369 12 voire 136 9 13 euh le enfin dans les auditions qu'on a pu avoir parfois est évoqué l'âge de 15 ans de 16 ans euh sur une interdiction d'accès aux réseaux sociaux. Si les parents décident que leur enfant a accès aux réseaux sociaux à 15 ans, pourquoi pas ? Et je veux dire décider que que l'État s'occupe déjà de trop de choses et plus il s'occupe de choses, plus les parents se désinvestissent de l'éducation de leurs enfants.
C'est d'ailleurs déjà beaucoup le cas. Il y a beaucoup de parents qui disent "Ben, ils se débrouilleront après comme ils voudront." Donc je pense que si les parents ont la responsabilité de débloquer les réseaux sociaux à 13 ans, ils pourront le faire à 14, à 15, à 16, à 18.
Ils le feront quand ils voudront puisque on est mineur jusqu'à 18 ans. Donc ils auront jusqu'à 18 ans la responsabilité de choisir à quel âge débloquer les réseaux sociaux et quel réseau social débloquer. Donc j'ai rien contre l'interdiction avant 15 ans, mais à mon avis ça doit relever d'une décision parentale, pas d'une décision de l'État. parce que plus vous plus vous déresponsabilisez les parents, plus ils ont envie de se déresponsabiliser encore.
Et ça c'est un énorme problème parce que plus il se responsabilise de des décisions à prendre quand leurs enfants sont grands, plus ils risquent de se déresponsabiliser des décisions à prendre quand leurs enfants sont petits. Après, les parents vont demander que les enfants aient des bracelets électroniques qui arrêtent les écrans avant 3 ans à partir d'une demi-heure ou à partir de 3 vous savez vous vous rendez pas compte à quel point la déresponsabilisation des parents est un truc ravageur dans l'éducation. Donc il faut que les parents soient responsabilisés.
Moi je vous dis bon moi posture c'est à à 13 ans le premier smartphone tous les réseaux sociaux bloqués et les parents décident de débloquer à l'âge qu'ils veulent jusqu'à 18 ans. À 18 ans, ça ne relève plus de l'autorité des parents. Donc j'ai rien si on peut parce que si vous voulez il ne faut il ne faut tenir que des décisions.
Il faut proposer que des décisions qu'on peut tenir. Moi et vous ne pouvez pas vous ne pouvez pas interdire aux parents de réseaux sociaux avant 15 ans. La la plupart des parents vont passer outrein et les enfants aussi.
Par contre, si vous leur donnez la responsabilité de débloquer, ça va les obliger de s'informer sur les réseaux sociaux. Actuellement, c'est le contraire. Les parents, moi on j'ai travaillé avec BIG là-dessus.
Les parents emmènent leurs enfants acheter un smartphone par exemple à 9 10 ans et le on avait obtenu que le vendeur de BUIG dise aux parents, je prendrai le temps qu'il faut pour programmer le smartphone de votre enfant comme vous le souhaitez l'après-midi si vous voulez. et on avait obtenu ça pendant une semaine. Et bien les parents ne savaient pas qu'est-ce qu'ils voulaient pour leur enfant.
Qu'est-ce que vous voulez que je fasse pour Instagram ? Ah les parents disait Instagram qu'est-ce que c'est avec le vendeur su qui était Instagram. Donc ça veut dire que les parents sont absolument pas informés et ils voi pas l'utilité de s'informer puisque ils achètent le smartphone accès à tous les réseaux sociaux.
Si le smartphone a tous les réseaux sociaux bloqués et le mom va tirer le va agiter le va tirer la veste des parents en disant ben je veux je veux Instagram, je veux Instagram. Les parents seront bien obligés de s'intéresser à Instagram et s'ils acceptent Instagram sans s'informer sur ce qui est Instagram, c'est leur responsabilité. On peut pas substituer à la responsabilit responsabilité des parents.
Voilà, c'est trop dangereux à terme. C'est très clair et c'est pas forcément le sens de certaines expressions qu'on a pu avoir aujourd'hui. Et donc ça nous permet aussi de de balancer les avis et c'est important.
Voilà. Merci. Merci pour votre temps, merci pour votre participation et puis voilà, merci aux collègues qui ont assisté jusqu'ici.
Donc vous êtes bien conscient que vous pouvez nous transmettre par écrit toute information complémentaire que vous gerez bonne apporter à la connaissance de la commission. Je j'informe les membres que nos prochaines auditions auront lieu ce vendredi 2 mai après-midi à partir de 14h15. La séance est donc suspendue puisque nous reprendrons le le 6 mai après-midi.
Voilà. Merci à vous.
Olivia Grégoire