Nicolas Dupont-Aignan sur Radio J 06/03/2022
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 33 %Attaque 48 %Défensif 18 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:46OuverteRéponse directe
Est-ce que vous dites, comme Emmanuel Macron, que cette guerre déclarée par Vladimir Poutine à l'Ukraine est un tournant dans l'histoire du monde et aussi de notre pays ?
- 1:15RelanceÉludée
Est-ce que vous faites partie de ceux qui pensent qu'on laisse Poutine prendre l'Ukraine et qu'après, qu'on en finisse et qu'ensuite on passe à autre chose ?
- 2:50OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que vous appelez l'hystérie de propagande du côté ukrainien ?
- 4:16RelanceÉludée
Où est-ce qu'on arrive à désamorcer ce que je dis ?
- 5:33OuverteRéponse directe
D'abord, sur Poutine. Poutine, sa guerre aussi, c'est une guerre, quelque part, impérialiste. Est-ce que c'est l'analyse que vous faites aussi ?
- 7:05FerméeRéponse directe
Quand Poutine compare les sanctions à une déclaration de guerre, est-ce qu'il a raison ? C'est excessif, puisque c'est lui qui a déclaré la guerre.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:53PrésentateurFait
« La cause du problème, c'est le Donbass. »
- 7:45PrésentateurChiffre
« Les sanctions économiques, c'est perdant-perdant. L'Europe va y perdre énormément. Nous allons basculer la Russie vers la Chine. C'est une erreur géopolitique fondamentale qui risque de faire perdre 30 ans à l'Europe. »
- 10:29PrésentateurFait
« Quel est le plan de paix français ? »
- 28:13PrésentateurFait
« AstraZeneca, en dessous de 50 ans, a été interdit. »
- 31:16PrésentateurFait
« Emmanuel Macron a appauvri les Français, les retraités, augmentation de la CSG, il ne faut pas qu'ils oublient, des indexations des pensions de retraite. »
- 31:51PrésentateurChiffre
« Il a supprimé les ados-logements pour beaucoup de Français, moins 15 milliards de crédits. »
- 32:48PrésentateurChiffre
« 100 milliards d'économies sur les gaspillages, que ce soit la grande fraude fiscale ou les fraudes à la carte vitale. »
- 32:48PrésentateurChiffre
« 100 milliards d'économies sur les gaspillages, que ce soit la grande fraude fiscale ou les fraudes à la carte vitale. »
- 35:06PrésentateurChiffre
« Il a fermé 17 300 lits pendant le quinquennat. »
- 35:40PrésentateurChiffre
« Ça ferait 7 euros de moins par plein. »
- 39:53PrésentateurChiffre
« 1,7 million Français qui ont voté pour moi. »
- 44:07PrésentateurFait
« La France ne peut plus digérer de migrations supplémentaires. »
Temps de parole
- Présentateur70 %
- Nicolas Dupont-Aignan16 %
- ?13 %
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Bonjour
et bienvenue au forum Radio J, dont vous êtes l'invité Nicolas Dupont-Aignan. Bonjour.
Bonjour Frédéric Aziza.
Alors à 35 jours du premier tour, la guerre de Poutine en Ukraine tétanise l'opinion, bouscule tout et accélère le rassemblement autour d'Emmanuel Macron au zénith dans les sondages.
C'est
ce qu'on appelle l'effet drapeau. Alors comment dans ce contexte concilier les tensions internationales, cette guerre en Ukraine et la bataille présidentielle ? Comment faire campagne en temps de guerre ? En quoi cette guerre de Poutine change-t-elle la donne ? Et puis sur quel thème va se jouer l'élection ? Sur le social, le pouvoir d'achat, la santé, la sécurité, l'immigration ou l'international, c'est-à-dire la place de la France dans le monde et la protection des Français. Mais pour commencer Nicolas Dupont-Aignan, est-ce que vous dites, comme Emmanuel Macron, que cette guerre déclarée par Vladimir Poutine à l'Ukraine est un tournant dans l'histoire du monde et aussi de notre pays ?
Nous
verrons, je ne sais pas encore. Ce qui est sûr,
c
'est que ce que je réclame depuis des années, c'est-à-dire la défense de la souveraineté de la nation, l'indépendance de la France, un effort militaire, une prise en compte de la réalité du monde va s'accélérer obligatoirement.
Alors on va en parler de la réalité du monde au niveau aussi européen. Est-ce que vous faites partie de ceux qui pensent qu'on laisse Poutine prendre l'Ukraine et qu'après, qu'on en finisse et qu'ensuite on passe à autre chose
?
Ça ne se pose pas en ces termes. Ce que je pense,
c
'est qu'il y a beaucoup, d'abord qu'il
y a
une agression russe évidente. Je ne pense pas que Poutine fasse un bon calcul d'ailleurs, parce que cela renforce le sentiment national ukrainien.
Mais
je pense aussi que ce conflit aurait pu largement être évité si les dirigeants occidentaux avaient pris leurs responsabilités, ce qu'ils n'ont pas fait pendant plusieurs années.
C
'est-à-dire ? C'est-à-dire traiter la cause du problème. La cause du problème, c'est quoi ?
C
'est l'OTAN ? Non, la cause du problème, c'est le Donbass. J'ai retrouvé une vidéo que
j
'avais faite en 2015. Je suis membre de la Commission des affaires étrangères depuis 2012. Je connais un tout petit peu le sujet. Et après les accords de Minsk, il fallait les faire respecter.
Ils
n'ont pas été respectés, ni par l'Ukraine, ni par la Russie. Les accords de Minsk,
c
'était quoi
? C
'était un statut d'autonomie constitutionnel pour le Donbass, car au Donbass, il y a des populations plutôt russes qui demandaient une autonomie. C'était dans les accords de Minsk. Et l'Ukraine a toujours refusé.
Donc ça veut dire que c'est la faute de l'Ukraine
? Non, c'est la faute de Poutine. Mais on peut sortir de la bande dessinée et de l'hystérie de propagande qu'il y a des deux côtés.
C'est l
'hystérie de propagande qui a des deux côtés.
Ce qu'on voit aujourd'hui, c
'est l'hystérie de propagande. Elle
vient
essentiellement du côté
de
Poutine. Qu'est-ce que vous appelez l'hystérie
de propagande
du côté ukrainien ? Qui se fait bombarder,
qui se fait massacrer, qui
voit
son peuple massacrer
par les soldats de Poutine. Toute la compassion est pour les Ukrainiens. Mais ce n'est pas rendre service à l'Europe et au monde
que
d'avoir une vision tronquée des choses.
C
'est la faute de Poutine. Je le dis, je l'ai répété.
En
revanche, il faut prendre en compte dans la vie les réalités historiques. Quand il
y a
un conflit régional, c'est un conflit régional qui a déraillé, mal tourné, parce qu'on n'a pas pris le soin de le désamorcer. C'est tout ce que je dis. Et je sais,
on
pouvait éviter ce drame si on avait mis en place ce qui est l'évidence, la neutralité de ce pays, l'autonomie constitutionnelle du Donbass et on aurait apaisé les choses.
Vous
savez, juste un point,
les guerres... Oui, mais
attendez,
si on parle d'une
chose importante
avec un peu de recul.
Les guerres, la guerre de 1914 est née des problèmes de frontières et de minorités. Toutes les guerres
naissent
d'un problème de territoire, de frontières. Est-ce qu'on exacerbe cette guerre au risque de voir l'Europe sortir de l'histoire au 21e siècle, au profit de la Chine et des États-Unis, parce que c'est la fin de l'Europe
?
Où est-ce qu'on arrive à désamorcer ce que je dis ? On aurait pu le faire, on ne l'a pas fait par négligence. Et maintenant, comme
les
Occidentaux n'iront pas combattre en Ukraine, tout le monde le sait, ils l'ont dit.
Il
n
'y a
qu'une voie,
il
n
'y a
qu'une voie possible, c'est la voie diplomatique.
Et
je regrette que la France n
'ait
pas une position claire, précise, n'ait pas une position indépendante dans cette affaire, comme l'a très bien fait, très bien fait, et on n'en a pas parlé, c'est curieux en France, le Premier ministre d'Israël. Pour moi, le modèle dans cette affaire, c'est la manière dont a agi le Premier ministre israélien.
On va voir ce qu'il fera dans les prochains jours et prochaines
semaines. C'est curieux d'ailleurs en
France,
c
'est curieux que les médias français...
Très
peu, parce qu'en fait,
le Premier ministre israélien
a
compris ce qui se passait. Et il a souhaité aller à Moscou, pas pour aller à Moscou, comme a fait Emmanuel Macron, a gesticulé, mais pour proposer une initiative de paix. Et je voudrais vraiment attirer l'attention de l'opinion. Ce qui est en train de se passer peut dégénérer. Et contrairement à ce que fait croire le pouvoir français,
les
sanctions qui sont lancées vont faire beaucoup plus de mal aux Européens,
aux
Russes.
Alors,
on va parler de tout ça. Vous précédez mes questions. D'abord, sur Poutine. Poutine, sa guerre aussi, c'est une guerre, quelque part, impérialiste.
Il
veut reconstituer l'Empire russe du temps des Tsars et du régime communiste. Est-ce que c'est l'analyse que vous faites aussi ?
Je
fais l'analyse que pour les Russes, il faut le comprendre, ça ne
veut
pas dire qu'il faut l'accepter. Attention. Pour les Russes, l'Ukraine a une partie de l'Ukraine. Attention, parce que vous savez que les frontières ont changé au cours de l'histoire. L'ouest de l'Ukraine a toujours été très occidental, polonaise, l'Empire d'Autriche-Hongrie. Vous savez que la frontière polonaise est arrivée tout près de Kiev, à
l
'ouest. Ce n'est qu'après qu'elle s'est déplacée. Donc, il
y a
une partie de l'Ukraine qui est occidentale, de structure. Et puis, il
y a
une partie de l'Ukraine qui a été russe pendant plusieurs siècles. Bon, et alors, donc, cette volonté de
reconstituer l'Empire russe,
c'est quelque chose d'acceptable ou pas ?
Je ne suis pas convaincu de ça. C'est aujourd'hui la conséquence,
aussi,
du fait que l'OTAN
n
'a pas respecté ses engagements. Souvenez-vous de l'accord de 1997, dont personne ne parle, entre l'OTAN et la Russie. C'était un accord très précis. Ce n'était pas la promesse de Baker au moment de la chute du mur de Berlin, qui est une promesse orale. Mais il y
a
eu un accord. Moi, je considère
qu
'il faut trouver une solution. J'ai proposé dix fois le même plan de paix.
C
'est, il faut... Enfin, pour l'instant, vous n'êtes pas...
Souveraineté
de
l
'Ukraine, mais neutralité de l'Ukraine. On peut tout à fait concilier la souveraineté et la neutralité.
On essaie d'avancer avec...
On essaie d'avancer, justement. J'essaie de
vous poser des questions. Quand
Poutine
compare les sanctions à une déclaration de guerre, est-ce qu'il a raison ? C'est excessif, puisque c'est lui
qui a déclaré la guerre. C'est excessif ou il a
tort ? C'est une faute, et c
'est une faute dramatique. On peut dire que
c'est
une faute dramatique. Ça vous fait plaisir ? Non,
mais
qu
'est-ce que vous en pensez
? Est-ce que vous dites qu'il a
raison
?
C
'est
ça que je veux savoir. Je vous dis
qu'il a tort. Il a
tort. Je vous l'ai dit.
Les mesures, donc ces sanctions... Ces
sanctions
sont
pour
une partie
bonne,
notamment le gel des avoirs que j'ai approuvé. Des avoirs des oligarques ? Voilà, parce que c'est une sanction qui ne touchera que les Russes, que les décideurs russes. Les sanctions économiques, c'est perdant-perdant. L'Europe va y perdre énormément. Nous allons basculer la Russie vers la Chine. C'est une erreur géopolitique fondamentale qui risque de faire perdre 30 ans à l'Europe.
Pour la plus grande joie des Etats-Unis et
de la Chine. Ce que je veux expliquer à ceux qui m'écoutent, c'est qu'on peut être indigné de ce qui se passe.
Il
faut aider les populations ukrainiennes de manière humanitaire. La meilleure façon d'aider les Ukrainiens,
c
'est d'avoir un plan de paix rapide, la neutralité de l'Ukraine. C'est la seule solution. Mais plus on attend, plus on attend,
plus
Poutine intégrera l'Ukraine dans la Russie. On aura un nouveau mur entre le monde slave et le monde occidental,
ce qui est une folie.
Vous considérez que Poutine a d'ores et déjà gagné
? Sur
le plan militaire, bien évidemment. Il a gagné
?
On
verra. Est
-ce
qu'on a raison
de lui livrer
des
armes ? Livrer des armes à l'Ukraine sans livrer des soldats, si je puis dire, ça montre la faiblesse,
l
'hypocrisie des Occidentaux. C'est tous ces commentateurs de plateau télé qui font la guerre par procuration. C
'est-à-dire qu'il faut envoyer des soldats, il faut envoyer des soldats ?
Bien sûr. Ah bon ? Non, il ne faut surtout pas. Ah voilà, je vais vous poser la question. Non, surtout pas. Ce que je veux dire,
c
'est comme Joe Biden a clairement dit dès le premier jour, qu'il n'enverra pas un soldat.
Comme
les Européens, et heureusement,
n
'enverront pas de soldats,
ils
se donnent bonne conscience en jetant des armes
qui
seront utilisées par des gens, pas par des soldats, par des civils. Ce qui est une folie pour les Ukrainiens. Moi, je parle des Ukrainiens. Les Ukrainiens ont déjà leur pays envahi. Les Ukrainiens souffrent. Les Ukrainiens fuient. Et on va mettre de l'huile sur le feu de manière incohérente, superficielle.
Mais c'est Zelensky qui demande des
armes. Mais que Zelensky fasse ce
qu
'il veut,
c'est du suicide. Sans
armes. Mais c'est pas les armes, il faut pouvoir les utiliser, cher monsieur. Mais ils sont capables d'utiliser les
armes.
Non, pas les armes. Les armes, ça s'utilise, ça se prépare. Ça, c'est de la charité. Il
y a
une armée ukrainienne
qui
sait
utiliser les armes. L'armée
ukrainienne, c'est pas les mêmes armes. Ils sont habitués à certaines armes. On leur livre pas des bonnes armes. Tout ça n'a aucun sens. C'est de la gesticulation de plateaux télé, d'occidentaux dépassés. Moi, vous savez, je pense que cette crise doit nous amener à deux choses. À court terme, un plan de paix. Ce que fait le Premier ministre d'Israël,
c
'est quand même dingue que ce ne soit pas le président
français.
Ce que font les Européens, ce qu'a
fait
Emmanuel Macron.
Non,
c'est pas ce qu'il fait. C'est
ce
que reconnaissent d'ailleurs tous
vos concurrents et tous vos rivaux candidats à la présidentielle. Eh bien, ils peuvent
dire ce qu
'ils
veulent, c'est pas vrai.
Ils gesticulent, ils parlent.
Eh bien, ils comprennent elle.
C'est pas vrai.
Et notamment les dirigeants européens disent la
même chose. Eh bien, c'est pas vrai.
Et Joe Biden aussi. Non, ils parlent. Mais parler sans un plan de paix. J'ai été à Matignon reçu par le Premier ministre, donc je parle de ce que je connais. Avec les candidats à la présidentielle, j'ai demandé, j'étais le seul à le demander. Quel est le plan de paix français
?
Ah, on sait pas. Si vous ne proposez pas la neutralité de l'Ukraine,
ensuite
du cessez-le-feuille de retrait de l'armée russe, vous n'aurez
jamais le retrait de l'armée russe. Qui ça veut dire quoi, la neutralité
de l
'Ukraine
?
La neutralité
de l'Ukraine,
c
'est que l
'Ukraine ne sera
jamais
dans l'OTAN.
L'OTAN n'est pas dans l
'Ukraine. Non, mais vous savez très bien. Il
n
'est
pas question que l
'Ukraine soit dans l'OTAN.
C'est pas vrai. Bah si, c'est vrai. Non, c'est pas vrai. L'Ukraine n'est pas dans l'OTAN, mais vous savez très bien
que...
Si je peux
finir ma phrase,
on y vient. Qui ne sont pas acceptés par
les dirigeants occidentaux. Pour l'instant,
il faut un engagement, comme l'a dit Nicolas Sarkozy, dans le cadre d'un grand traité de sécurité en Europe. Puisqu'il n'y a plus d'instances, à part l'organisation de la sécurité, il n'y
a
plus de vraies instances qui fonctionnent. Et ce qu'a dit très bien Nicolas Sarkozy, donc je ne
suis
pas le seul à le dire, ce qu'a dit Dominique de Villepin, ce qu'ont dit les gens censés, c'est qu'à partir du moment où on n'enverra pas nos soldats en Ukraine, et qu
'on
fait semblant,
il
n'y
a
qu'une solution. C'est d'imaginer un statut de paix, souveraineté de l'Ukraine, mais neutralité. Vous avez des pays qui sont souverains, mais qui sont neutres. Alors on avance, on avance.
Mais on avance, c'est fondamental. Emmanuel
Macron ne propose pas ça. Et Jean Castex à Matignon, quand je lui ai posé la question, il n'y
a
pas de plan de paix français. Et je vais vous dire ce qui se passe dans cette affaire. C'est que la France n'a plus de politique étrangère indépendante. Elle parle au nom d
'un...
de l'Union Européenne qui ne sait pas ce qu'elle
veut. Alors justement, l'Union
Européenne...
tragique de l'affaire, c'est que la France n'existe plus dans cette affaire. Elle existe médiatiquement. Elle n'existe pas par un plan de paix, de sortie de crise. Et pourquoi Poutine et le chancelier allemand reçoivent le Premier ministre Israël et pas le président français
? Emmanuel Macron est allé à Moscou quand même.
Oui, avant, il a
échoué.
Oui,
enfin on verra. Parce qu'il n
'a
pas proposé. Ah bah oui, vous ne pouvez pas
dire qu'il a réussi. Alors
conséquence au
niveau européen. Excusez-moi quand même.
Conséquence au niveau européen. Est-ce qu'il faut définir la défense européenne comme le pilier européen de l'Alliance Atlantique ? Il
y
a un sommet européen à Versailles jeudi prochain. Est-ce que ça vous choquerait si ça débouchait sur le véritable lancement d'une Europe de la défense ? Ça n'existe pas. Non
mais est-ce
que ça peut se
faire ? Mais bien sûr que ça n'aurait
aucun sens. Pourquoi
?
Parce que vous
pouvez
avoir des coopérations nationales
qui
permettent de s'unir sur des points précis mais l'Europe de la défense n'existe pas car pour la défense nationale,
c
'est-à-dire engager la mort, la vie de ces soldats et la mort, ça ne peut se faire qu'au niveau d'une nation. Et on paye exactement, d'ailleurs l'aveuglement européiste d'Emmanuel Macron, puisqu'il va à Moscou, il téléphone à Poutine mais il n
'y a
pas de plan, puisqu'il n
'y a
pas d'accord entre les pays européens sur un plan.
Est
-ce
que vous avez remarqué... Tout le monde constate
que l'Europe a fait la constitution d'une Europe de la défense, peut-être d'une nation européenne qui
a
fait un grand pas avec ces
liens de Poutine en Ukraine. Mais non, c'est
exactement l'inverse. Est-ce que vous avez remarqué que le gouvernement a... Sur l'affaire de Swift, vous connaissez Swift, le gouvernement a dit on va faire des sanctions très dures sur Swift. Monsieur le maire nous a expliqué devant le candidat à Matignon, je ne révèle pas de secret, tout le monde le sait,
que
Swift, la France voulait que... Déswifter,
c
'est-à-dire qu
'on
enlève Swift pour toutes les banques
et
puis l'Allemagne a mis son veto pour les banques et l'Italie qui font du gaz russe. C'est-à-dire qu
'ils
payent le gaz russe. Alors la France a reculé. Ce que je veux dire, c'est qu'à 27, il n'y
a
pas de position commune possible. Donc la conséquence, c'est que c'est le néant, c'est l'impuissance. Il n'y
a
pas de discussion possible.
Et
on est dans la gesticulation. Donc une fusion de nos armées serait une aberration car soit ce serait une Europe impuissante, soit la France serait conduite à mener des conflits
dont
elle n'a pas intérêt. Et moi je souhaite qu'on garde l'indépendance de la France. Et je suis candidat d'ailleurs à la présidentielle car je suis le seul candidat à acter clairement que je veux une nation indépendante.
Et je ne veux
pas être entraîné par l'OTAN, dont je veux sortir du commandement militaire intégré. Je ne veux pas être entraîné dans des conflits qui ne sont pas les nôtres.
Alors on en vient au cas Poutine. Le 6 février 2017, vous disiez, c'était sur RFI. Il n'y
a
qu'un chef d'État dans le monde, c'est Vladimir Poutine. Est-ce que cette fascination vis-à-vis de Poutine est toujours la vôtre aujourd'hui ? Si vous avez pris
l'ensemble de la phrase... Vous
disiez ça
? Non. Prenez l'ensemble de la phrase. C'est tellement facile. Ce que je disais, et on a la preuve aujourd'hui ici aussi, c'est que Vladimir Poutine est un chef d'État qui a une logique. Je la conteste, je la dénonce, je la condamne.
Vous
disiez, il n'y a qu'un chef d'État dans le monde, c'est Vladimir
Poutine.
Mais vous n'avez pas
écouté la suite. Je parlais du
fait
qu'il musclait son pays et que les chefs d'État désarmaient justement. Donc j'avais totalement raison. Et ce que je dis, c'est qu'il faut des chefs d'État, oui, pour répondre. Est-ce qu'il faut un Poutine français
? Il
ne
faut
pas un Poutine français parce que nous sommes en démocratie, je l'espère. C'est
un dictateur, Poutine
? C'est un mode de fonctionnement autoritaire que je n'aime pas. Dictateur ? Je n'aime pas ce mot de dictateur parce qu'on peut le dire. On peut le dire, mais alors on va déclarer la guerre à tous les dictateurs. Non, mais je ne vais
pas
déclarer la guerre.
Ce que je trouve, je vais vous dire un truc qui me... Ça va ce
que vous pensez du personnage Poutine ? Ce que je pense, c'est qu'on fait comme le général de Gaulle disait, on fait de la politique. Une nation n'a pas d'amis, elle n'a que des intérêts. Et je vais vous dire, Poutine passera
et
la Russie restera. Et
le
problème ukrainien restera si on ne le traite pas. Israël reste, quels que soient les premiers ministres. La France reste, quels que soient les présidents. Et les intérêts d'un pays demeurent. Donc, il y a une hystérie là. Et moi, je pense que Poutine a fait une grave erreur pour son peuple. Grave erreur. Donc, je suis triste de voir ça. Et je condamne, et j'ai toujours condamné, toute atteinte à la souveraineté d'une nation. Donc, ne me faites pas dire ce
que je n
'ai jamais dit. Ce que je dis,
c
'est que si l'Europe, justement, avait des chefs d'État, et c'était le sens, si vous reprenez tout l'enregistrement. Si l'Europe avait des chefs d'État, et entre nous, je n
'ai
pas eu le sentiment de voir en M. Biden, là, un chef d'État, entre nous. Si l'Europe avait des chefs d'État, on n'en serait pas là. Et en revanche, ce que je dis aussi, attention à tous ces dirigeants aujourd'hui qui veulent déclarer la guerre à tous les dictateurs. Moi, je n'aime pas les dictateurs. Mais on a vu ce qui s'est passé en Irak. Heureusement qu'on avait Jacques Chirac et Dominique de Villepin. Ça a été le chaos irakien. On a vu ce qui s'est passé en Libye quand M. Bernard Hanhilevy a donné des conseils à M. Sarkozy. On a le djihadisme dans toute l'Afrique.
Donc,
je vois que les Russes sont exclus des compétitions sportives. Très bien. Mais alors, pourquoi on va au Qatar faire la Coupe du Monde
?
C'est une
question. On n
'a
pas beaucoup de temps. Il faut que
je
vous pose des questions.
Est-ce que je vous entends parler de Poutine
? Je vous ai entendu parler d'Emmanuel Macron. Est-ce que vous dites aujourd'hui plutôt Poutine que Macron
?
Je ne suis pas là pour choisir Poutine que
Macron.
Non,
non, mais je veux
savoir
ce
que vous... Mais tout
ça
est ridicule.
Puisque vous dites qu'il n'y a pas la hauteur en dehors. Excusez-moi, la question
est idiote. Oui, mais c'est
quand même ma question. J'ai un
président de la République jusqu'au 10 avril. Jusqu'au 24 avril. Je pense que ce président de la République est un mauvais président pour la France. Je ferai tout pour qu
'il
ne soit pas réélu. Je pense qu'il hypnotise certains Français par la communication et la propagande médiatique. Je pense qu'on peut faire mieux. Voilà, maintenant il est le président de mon pays. Et dans une phase difficile, j'estime qu'il faut écouter ce qu'il dit. Quand je suis en désaccord, je le dis. Quand il est allé à Moscou, j'ai dit bravo, c'est bien. En revanche, pourquoi il ne propose pas quelque chose ? Parce qu'y aller pour rien proposer, ça ne sert à rien. Voilà, j'essaie d'être honnête.
Je
n
'ai
pas à comparer M. Poutine. Mais M. Macron, c'est grotesque comme
question. C'est parce que je vous
entendais
parler d'Emmanuel
Macron.
Et d'être
un peu tendre
vis-à-vis de Poutine.
Tendre
vis-à-vis de Poutine, j'ai condamné.
Arrêtez. Vous savez, la presse française est en train de se décrédibiliser complètement. En fait, c'est à la mesure de l'impuissance française. Vous savez ce que je remarque, moi
?
Ça fait des années que je demande qu'on muscle le budget de la défense. Ça fait des années que je dis, attention,
le monde... Ce qui a été fait.
Oui, en partie, mais pas assez. Ça fait des années que je dis qu'on a un monde dangereux avec des chefs d'État, et c'était le sens si vous reprenez le passage de RFI, qui, eux, sont sans pitié, défendent l'intérêt de leur nation. Et nous, nous avons des bisounours. Voilà.
Des bisounours, c'est-à-dire ? Des bisounours du
pouvoir ou au niveau de la presse
?
Non, au niveau de l'analyse géopolitique des choses. En fait, je vais vous dire une chose. Le manque de culture de beaucoup d'observateurs fait qu'ils ne voient pas le monde tel qu'il est. Et ce qui est très dangereux dans ce qui se passe en ce moment,
c
'est que c
'est
les Occidentaux qui sont en train de s'isoler. Nous voyons ça avec nos lunettes. Quand l'Inde, la Chine, l'Iran,
la
Russie coopèrent,
et
si on laisse, à cause de sanctions stupides, la Russie faire équipe avec la Chine et l'Inde, et demain avec l'Iran, on a du souci à se faire. Alors vous parlez
de...
Et donc moi j'aimerais qu'on ait une politique peut-être un peu plus intelligente. C'est le grand Kissinger. Vous connaissez le grand
Kissinger ? Il n'y a rien de
politique. Oui, le grand Kissinger disait quoi ? Pour les États-Unis d'Amérique. Alors même que les États-Unis étaient beaucoup plus puissants.
Et
que la Chine était beaucoup moins puissante.
Il
disait... Il fallait
se rapprocher de la Chine. Non.
Discuter avec la Chine. Excusez-moi. Vous n'écoutez pas. Il disait ne jamais avoir la Russie et la Chine ensemble. Jamais. Et Kissinger disait toujours à tous les présidents américains, prenez garde. C'était il y a 20 ans ou 30 ans. Alors je crois que l'Occident est impuissant, incapable de se défendre. Il a lâché l'Afghanistan n'importe comment. Il a lâché les Ukrainiens après les avoir excités. Et puis demain on fait quoi ? Alors il faut muscler les nations d'Europe. Il faut des coopérations de défense entre pays européens. Oui.
Mais
il ne
faut
pas continuer cette espèce de gesticulation
malsaine. Je vous ai
entendu parler de la presse française.
Qui est
édifiante en ce moment.
Édifiante en ce moment. Vous préférez le traitement d'informations par RT ou Spoutnik ? Non. Non. Mais non. Mais on n
'est
pas obligé de faire pareil. Non mais je vous pose la question. Non mais attendez. Excusez
-moi. Est-ce que vous approuvez
la fermeture de ces deux médias qui relaient
la propagande
russe ? Non
parce que ces médias
d'abord n'avaient pas une audience exceptionnelle. Et je pense que...
Vous
avez déjà participé des émissions sur RT ?
Rarement. Oui. De temps en temps. Et alors ? Et à ce moment-là vous fermez Algeciras ? Vous fermez tous les médias ? Vous fermez CNN ? Vous fermez tout
?
Attendez. Ça veut dire quoi ? Donc
ça veut dire que... Le gouvernement français
et les gouvernements européens disent que ce sont des médias
qui
relaient la propagande russe. Il
y a une
loi. Moi je souhaite qu
'on
soit dans la loi. La loi en France de liberté de la presse, c'est qu'on peut fermer un média a posteriori quand il y
a
fait quelque chose. Mais voir Madame Van der Leyen
de
la commission de Bruxelles, qui n'a aucun pouvoir
dans
les législations nationales, décider de livrer des armes n'importe comment, fermer des médias, ça peut nous arranger parce que ce sont des médias financés par la Russie et je n'ai aucune empathie pour eux, mais c'est une dérive parce que demain ça sera qui
?
Ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'on s'agite.
On
doit muscler notre défense, je le répète. On doit
trouver
une solution de paix parce que les sanctions vont nuire à notre économie de manière grave et faire souffrir les Français.
Et puis il y a une
élection présidentielle,
il n'y a pas d'Ukraine.
Donc si on peut parler d'autre chose,
parce que sinon il n'y a plus d'élection présidentielle. Alors laissez
-moi vous poser deux ou trois questions sur l'Ukraine toujours. Est-ce qu'il faut que Poutine menace l'Occident d'une guerre nucléaire ? Est-ce qu'il faut le prendre au sérieux ? Est-ce qu'on peut être à la veille d'une guerre nucléaire ? Est
-ce
que vous faites partie des trois quarts des Français qui sont inquiets d'un embrasement nucléaire de cette guerre ? Et c'est une question importante qui intéresse
les Français. Oui, il faut toujours
être inquiet. C'est pour ça que je demande, parce que la folie des hommes peut y conduire. Et je demande, c'est pour ça que je dis qu'il faut un plan de paix et que ce
plan de paix est possible
et que
plus on tarde, plus on prend des
risques. Je
vous parle
des menaces nucléaires de Poutine. Est-ce qu'il faut les prendre au sérieux ? Est-ce que vous considérez que c'est un fou, quoi, Poutine ? Je ne crois pas.
Je crois qu'il
joue avec
nous. Un
barbare ? Un
barbare ? Comme beaucoup d'autres. Il y
a
eu beaucoup de barbares dans l'histoire.
Mais lui, il s'en est un
? Je ne sais pas encore, on verra.
Vous voyez ce qu
'il
fait en Ukraine ? Est
-ce
que c'est les actes d
'un barbare ?
Si
vous
voulez me dire que M. Poutine est très méchant, je suis d'accord. Voilà. Maintenant, moi, j'aspire être un homme d'État. Je veux dire aux Français qu'on peut sortir de cette situation si
on ne rentre pas dans
le piège de Poutine.
Alors, autre
question. Est-ce qu'on peut agir avec lui, avec Poutine, comme si c'était un être rationnel
?
On verra. Personne ne le sait.
Et vous savez, vous entendez ce qu'on dit ?
Moi,
je vois que le Premier ministre d'Israël le considère. Je vois que même M. Macron discute avec lui. Ce que je demande, c'est qu'on trouve une solution. Vous savez, dans l'histoire,
il
y
a
eu
beaucoup de conflits. Il y en
a toujours. Et il faut trouver des solutions diplomatiques.
Solution diplomatique ou autre. De plusieurs jours.
Ou
autre, on entend dire des commentateurs, des experts dire. Peut-être que la seule chose qui pourrait l'arrêter, c'est qu'il soit mis hors d'État de nuire. Peut-être par un coup d'État en
Russie. Ou par une
balle dans la tête. Mais enfin, écoutez. Mais je vous pose
la question comme ça. Et après, vous en
aurez un autre si vous faites ça dans les
relations internationales. C'est pas moi qui fais, mais c'est
des questions qui
se posent.
C'est ce que j'appelle le délire européen des commentateurs impuissants qui ne sont pas des hommes d'État.
Non ? C'est pas la solution ? Non.
De l'éliminer ? Mais non. Alors à ce moment-là, on élimine combien de chefs d'État
? Tous
les chefs d'État
?
On
a vu la réussite. On a vu
la... Oui, alors. Il est... Enfin,
c
'était quand
même... En
plein délire. Excusez-moi. En plein délire.
Est-ce que vous étiez à la manifestation pour l'Ukraine hier à Paris
? Pourquoi ? Non, je n'aime pas cette fausse gesticulation. Mais pourquoi
?
Parce qu'on peut manifester sur tous les problèmes. Vous avez des manifestations. Il y a eu ça dans l'entre-deux-guerres, je vous signale.
Donc
vous n'hésitez pas ? Attendez, je voudrais revenir là-dessus. Il y a eu beaucoup de manifestations dans l'entre-deux-guerres. Ah oui. Les
intellos parisiens adorent manifester. Vous
pensez à la manifestation du 6 février 1934 ? Non, je pense aux manifestations pour la paix sans qu'on se donne les moyens de la gagner. Alors pourquoi
?
Donc je le dis et je le répète. Renforcer nos moyens militaires
et
en même temps diplomatie.
C
'est les deux points.
Maintenant, je ne peux pas vous dire plus.
Pourquoi vous préférez manifester contre le vaccin et contre le pass et non pour l'Ukraine ? C'est une question que
je
vous pose.
Parce que le
vaccin sur le pass,
c'était la compétence des décisions françaises. Que je sache, on est en démocratie. Et c'est des décisions françaises. Je vais manifester contre l'orage. Je vais manifester contre le roi d'Arabie.
Non mais là, c'est pour la vie. Attendez, attendez. La vie est pareille. La manifestation pour l'Ukraine, c'est
la...
Et alors l'Arabie saoudite qui a égorgé... Attendez,
attendez. Et certains ont considéré
que
la manifestation contre le vaccin, c'était des
manifestations
pour la mort. Pourquoi vous me vaut n
'importe quoi
? C'est des commentaires qui
ont été faits. Moi, je ne suis pas
les... Attendez, attendez.
Du
calme. On peut prendre les choses par ordre. Moi, je veux bien. On va manifester contre tous les dirigeants. L'Arabie saoudite, c'est curieux.
On fait du commerce.
Mais pourquoi pas ? On va manifester, mais ce n
'est
pas le rôle.
Alors, autre question. Excusez
-moi. Attendez, on part dans exactement la dérive totale des commentateurs. Enfin, moi, je suis candidat à la présidence de la République. Je propose aux Français muscler notre défense.
Mais
si vous l'avez dit... Indépendance.
Indépendance. Mais là, je ne vous ferai pas dire autre chose. Je vous dis, on peut manifester. Ça fait plaisir aux gens.
Robert Ménard, qui était, je pense, un de vos amis, il y a quelque temps. Il avait dénoncé ici même à Radio-G, je crois que c'était le 22 janvier dernier, vos positions, comme celle d'ailleurs de Florent Philippot, et je le cite, au détriment de la vie des gens sur la vaccination contre le Covid-19, il disait, Robert Ménard, le 22 janvier, ceux qui, comme Dupont-Aignan ou Philippot, s'amusent pour gagner quelques voix à dire un certain nombre de monstruosités, de bêtises insensées, prennent une responsabilité qui fait que demain, je n'imaginerai pas de m'asseoir à la même table qu'eux. Et il poursuivait, il poursuit, ils ont des morts sur la conscience.
Question, Nicolas Dupont-Aignan, est-ce que vous n
'avez
pas arrivé de vous dire qu'en étant à la pointe de la bataille anti-vax, vous pouviez avoir des morts sur la conscience ?
Eh bien,
c
'est au contraire l'inverse. Je vais vous dire deux choses, si vous me laissez répondre. D'abord, un, j'ai manifesté contre les atteintes aux libertés, car j'estimais que la liberté vaccinale sur des injections temporaires expérimentales était indispensable. Ça n'a rien
expérimental. Deuxième point, si je peux... Écoutez, si je peux finir ma phrase. Non, mais je
vous
le dis. Moi, je vous le dis.
Quand on a vacciné des milliards et
des milliards de personnes, c'est sûr, on ne peut pas
considérer que
ce sont des vaccinations expérimentales. Deuxième point, contrairement
à ce qu'a dit M. Ménard, tous les faits m'ont donné raison. Aujourd'hui, on sait, on sait, que la vaccination pour les moins de 60 ans n'avait aucune utilité, qu'elle a des effets secondaires graves. C'est pas vrai.
La commission d'enquête...
C'est faux,
c'est
faux,
c
'est
faux.
La commission d'enquête, mais excusez-moi si
je peux... Non, mais je ne peux pas vous laisser dire des bêtises. Vous n'avez pas à juger ce que je dis. C'est des contre-vérités. Mais
si,
c'est des contre-vérités. Et vous allez vérifier sur le site... C'est comme ça que vous avez... Vous allez
vérifier... Si je peux terminer... Allez-y, allez-y. Donc, ce que je dis, il suffit d'aller sur le site national, français ou européen, pour voir la gravité des effets secondaires, notamment chez les jeunes. Et on s'aperçoit, a posteriori, que le vaccin n'a pas empêché la transmission. On a eu l'épidémie la
plus forte Omicron. Il empêchait les morts. Premier point.
Et si vous regardez les statistiques, si vous regardez les statistiques, sur les moins de 60 ans, il n'y a absolument aucune différence de mortalité.
C'est pas vrai. En revanche,
les auditeurs jugeront.
En revanche,
ce que j'ai toujours dit, c'est que pour les personnes âgées et fragiles, je recommandais plutôt la vaccination. Et je l
'ai
toujours dit. En revanche, j'ai toujours dit que pour les jeunes et les personnes en bonne forme, il n
'y
avait aucun sens à se vacciner.
Et
surtout, et surtout... Et ce qui est intéressant, c'est qu'aujourd'hui, toutes les statistiques montrent que j'avais raison. C
'est qu'aujourd'hui,
des vaccins ont été interdits, notamment dans les pays scandinaves, le fameux AstraZeneca, en dessous de 50 ans, a été interdit. Aujourd'hui, dans les pays du nord de l'Europe, qui sont les moins corrompus, avec le moins de conflits d'intérêts, eh bien, les jeunes ne sont plus vaccinés. Donc, on va prendre du recul. On
va analyser les choses. Et en tout cas, on voit
que ma position était la plus réaliste. C'est faux. En tout
cas, vous pouvez dire que c'est faux. C'est très simple. Mais il suffit de regarder les chiffres du ministère de la Santé. Par vos
déclarations, vous avez pu pousser des gens à ne pas se faire vacciner, qui ont pu, en conséquence,
mourir du Covid. Vous, par vos
déclarations, M. Aziza, vous avez poussé des gens à se faire vacciner qui sont morts d'AVC et
des
cas graves. Et donc,
nous sommes quittés, si je puis dire.
Le seul autre député de Boula France qui était présent à l'Assemblée est mort du Covid. Il
était vacciné. Il était vacciné.
Eh oui, pas de chance pour vous.
Il
était
vacciné, mais il est mort du Covid. Et
je peux vous dire une chose, parce que c'est intéressant. Les dernières statistiques montrent,
et
vous pouvez les regarder, que, notamment en Écosse, en Angleterre,
que
80%, entre 60 et 80% des décès sont des gens qui étaient vaccinés. Et donc, en fait, on s'aperçoit, et c'est la leçon de tout ça, qu'il n
'y a
pas une vérité, que
les
morts du Covid étaient souvent des gens en comorbidité, en grande faiblesse, et qu'il fallait les soigner. Et là où le régime, Emmanuel Macron et pour le coup, Olivier Véran ont des morts sur la conscience,
c'est qu'ils ont tout fait. Emmanuel Macron et Olivier Véran ont des morts sur la conscience ? Oui, ils ont tout fait pour bloquer... En faisant vacciner les gens ?
Non, si vous me laissez finir. Ils ont tout fait pour bloquer des soins précoces qui ont été utilisés dans beaucoup de pays, l'Ivermectine notamment, et qui auraient pu sauver des dizaines de milliers de Français.
Alors on
en vient à la politique et à la
présidentielle. Et donc ça,
ça gêne quand je dis ça.
Effet secondaire du vaccin, Ivermectine qui n'a pas été
donnée à temps, ce qui a été fait dans les maisons de retraite au début de la crise. Alors, on ne va pas s'envoyer des décès à la figure. Ce que je veux dire, c'est que j'aurais aimé pendant cette crise
qu
'on soit un peu moins manichéen. Le vaccin pouvait être utile pour les personnes âgées, je l'ai toujours dit, mais en revanche, vacciner tout le monde à trois reprises, quatre reprises, on en revient. Et même Israël sur la quatrième dose en
revient.
Décidément,
vous citez beaucoup Israël, je
ne
sais
pas pourquoi vous citez
beaucoup Israël. Je le cite parce que je suis surpris. Ici, sur Radio-J. Je suis
surpris. Non,
ce
n
'est
pas l'idée de Radio-J. Je l'ai fait beaucoup, je vais vous dire pourquoi. Parce que... Quand
vous
allez
sur Radio-Horéen,
vous citez quel
pays ?
Non, ce n'est
pas ça. Je le cite, je vais vous dire pourquoi. Parce que quand Israël a commencé à vacciner de manière beaucoup trop intense, tout le monde en parlait en France. Quand Israël est revenu là-dessus avec beaucoup de critiques, notamment de grands professeurs de médecine israéliens en disant « On a fait une erreur.
»
Là,
on
n
'en
parle plus en France.
On vous écoutera sur Radio-J. On verra si vous citez l'Algérie,
le
Maroc ou la Tunisie. Vous avez expliqué dans un livre en 2019 qu'il était urgent de réagir tant le président actuel, donc Emmanuel Macron, est dangereux et fait tout pour nous diviser. Et vous disiez alors « Il a pris l'Élysée et c'est une oligarchie qui nous vole. » Est-ce que vous diriez la même chose aujourd'hui ? Oui.
Emmanuel Macron
a appauvri les Français, les retraités, augmentation de la CSG, il ne
faut
pas qu'ils oublient, des indexations des pensions de retraite. Et l'un des éléments clés de mon programme, c'est de donner une dignité à nos retraités, non pas en leur donnant des privilèges,
mais
en rétablissant l'indexation de la pension de retraite sur l'inflation. Car quand on a 3 à 5 % d'inflation comme aujourd'hui, ne pas avoir sa pension de retraite indexée, c'est terrible en termes de pouvoir d'achat. Donc Emmanuel Macron, en fait, a appauvri les classes moyennes et les plus pauvres et a donné aux plus riches. C'était dans Les Echos, le journal Les Echos, si vous regardez les déciles des revenus, les tranches les plus élevées, les tranches les plus basses, c'est une réalité. Il a supprimé les ados-logements pour beaucoup de Français, moins 15 milliards de crédits, c'était dans les journaux, je ne l'invente pas.
Donc, il a fait une politique qui est son choix, qui est de favoriser les plus riches de France, qui lui rendent bien, de favoriser ce que j'appelle les oligarques du régime, c'est-à-dire de ceux qui tiennent les leviers du pouvoir et pendant ce temps-là,
nos PME, c'est qui les
oligarques du régime ?
Les grandes puissances françaises, c
'est-à-dire les grands patrons, les plus riches de France, qui ont,
tous les groupes, les grands groupes qui ont accumulé des bénéfices absolument ahurissants cette année et puis parallèlement, des salaires très faibles, des pensions de retraite toujours plus faibles, des aides au logement pour les jeunes et les étudiants qui diminuent. Il a fait des choix, mais libre à lui de faire ses choix.
Et libre à vous de les créditer aussi.
Et moi, je veux mener une autre politique. Je veux une politique, c'est tout l'enjeu de ma candidature, on fasse des économies, j'ai écrit un livre, où va le pognon ? 100 milliards d'économies sur les gaspillages, que ce soit la grande fraude fiscale ou les fraudes à la carte vitale, l'Union européenne, l'immigration. Je récupère 100 milliards en plusieurs années, chaque année, et j'affecte cet argent, un, à l'augmentation du pouvoir d'achat, deux, aux aides aux PME, petites et moyennes entreprises, les indépendants, ceux qui bossent, pour qu'ils puissent investir en France, développer l'emploi, relocaliser.
Ma politique, elle vise à dire aux Français, on peut redresser le pays en récompensant ceux qui travaillent. Et je vous invite sur Internet à lire mon programme, il est précis, je suis le seul homme politique candidat à l'avoir chiffré en détail, parce que j'estime que c'est une question de respect.
Je
ne promets pas des milliards, je promets que ceux qui travailleront, qui travaillent, auront un bonus, comme les entreprises qui investissent en France plus tôt que
délocaliser.
On continue, on poursuit sur
la campagne. Et c'est ça
qui
est important. Les sondages...
Parce que
l'important, excusez-moi, dans une campagne, c'est peut-être de comparer les projets des gens. Mais c'est ce qui va se passer dans les cinq semaines. C'est peut-être ce qui peut se passer ici
aussi.
Et ici aussi, mais on poursuit. Les sondages donnent Emmanuel Macron largement en tête et son avance augmente depuis le début de cette guerre en Ukraine. Est-ce que vous ne redoutez pas ce qu'on appelle un effet drapeau ? Pas du tout. Et
je vais vous dire... Mais
comment fait campagne en
temps de guerre ?
Mais c'est là la difficulté avec les médias français qu'on a
et
qui nous ont fait la propagande sur le Covid pendant deux ans. On ne pouvait rien
parler d'autre. Vous êtes sûr de
ça ? Oui.
Même Mme
Pigalle,
la présidente de BFM... On ne
m'a pas complètement interdit d'antenne, mais pas loin. On a entendu
des experts aussi
qui considéraient que la
politique du gouvernement n'est pas la bonne. Je vais
vous
dire
très peu. Très peu. Beaucoup. Très peu. Mme Pigalle, la directrice de BFM, a avoué qu'elle avait été obligée de ne pas donner la parole à tout le monde pour renforcer la cohésion du pays. Donc, on a eu deux ans.
Bon, alors, pardon, parce qu'il ne
va
pas nous rester beaucoup de temps.
On va parler... Non, non,
mais
vous parlez... Vous voulez faire les réponses et les vaccins. On va parler de la campagne actuelle. La campagne actuelle. Vous voulez faire les questions. La campagne actuelle. Vous connaissez.
Comment on fait campagne
en temps de guerre ? Est-ce que je peux vous
expliquer ? Allez-y.
On
a eu deux ans de propagande Covid. On ne pouvait parler de rien d'autre. Les cancers, même sur le plan médical. Les déserts médicaux, la fermeture des lits par le président de la République. Il a fermé 17 300 lits pendant le quinquennat.
Il faut quand même le dire.
On a une propagande...
Et maintenant, on a la
propagande Ukraine où on nous dit toute la journée, on ne peut pas faire campagne parce qu'on parle de l'Ukraine. Et M. Macron va être élu triomphalement. Eh bien, je vous dis
que
les Français ne sont pas dupes. J'en rencontre beaucoup. Je fais beaucoup de déplacements. Et les Français ont très bien compris...
Ils vous disent
quoi alors quand vous les voyez ? Il dit, on aimerait qu'on parle de nous.
On
aimerait savoir comment on va régler le problème
pour
remplir notre plein d'essence. Je propose la suppression, par exemple, de la TVA sur la taxe, qui est une hérésie. Ça ferait 7 euros de moins par plein. Ça, c'est concret. Je propose la mesure sur l'augmentation des salaires par la baisse des charges salariales parce que les salaires sont bas, trop bas en France. Il ne faut pas que ça pèse sur l'entreprise. C'est à l'État de faire des économies dans ces gaspillages pour verser plus sans pouvoir d'achat. Je propose l'indexation des pensions de retraite. Je propose la diminution par 2 de l'impôt sur les sociétés pour les petites entreprises qui investissent en France.
Donc, je réponds aux questions des Français car les questions des Français aujourd'hui, ce n
'est
pas d'avoir le roi soleil à Versailles qui fait semblant à jouer à la guerre alors qu'il a raté sa diplomatie. C'est, au contraire, qu'est-ce qu'on fait concrètement
pour
muscler la France sur le plan économique, pour récompenser ceux qui bossent par rapport à l'assistanat. C'est, qu'est-ce qu'on fait pour que l'école de la République apprenne à lire, à écrire, à compter et que le niveau ne s'effondre pas. Qu'est-ce qu'on fait pour rouvrir des lits d'hôpitaux ? Qu'est-ce qu'on fait pour nos petites villes qui sont complètement exclues du développement ? Voilà ce qui
compte. Et les
Français que vous rencontrez, c'était quand d'ailleurs votre dernier déplacement de campagne ?
Salon de
l
'agriculture il y a quelques jours. Les
Français que vous rencontrez,
est-ce qu
'ils
ne
vous
disent pas l'heure est à l'unité nationale, il faut se calmer un peu,
laisser Emmanuel
Macron présider,
assumer ses fonctions
de
chef de guerre
? Est-ce qu'Emmanuel Macron... Chef des armées. D'abord, on n'est pas en guerre, que je sache. J'ose espérer.
Il y a une guerre, il est chef
des armées,
il intervient en tant que chef
des armées. C'est de la
manipulation médiatique. De quoi
?
Que vous faites tous. Tous
les journalistes.
Mais vous
pensez à quoi précisément ? Vous grossissez son rôle. Le rôle de quoi ? Emmanuel Macron pour
étouffer la campagne. Mais pourquoi on étouffera la campagne ? Pour pas qu'il y
ait
de concurrence.
C'est les journalistes qui font ça ?
Beaucoup.
Mais pourquoi ? Pourquoi ils font ça ?
Parce
qu'ils sont aux ordres. Les journalistes
sont aux ordres de qui ?
Certains. Aux ordres de qui ? Certains. On le voit.
Moi je serai aux ordres de quelqu'un
? En tout cas, disons que vous n'êtes pas pour la concurrence. Pourquoi
?
Je vous invite. Je vous remercie. En revanche,
je dirais qu'il y
a
une presse partisane en France qui, tous les gens le constatent...
Vous pensez
à quoi ? Valeurs
actuelles par exemple ? Valeurs actuelles
compensent dans l'autre sens.
Je pense
à France Inter par exemple. Je pense à France Inter. Radio France. En un mot, qu'est-ce qui se passe ? Il faut privatiser France Inter, Radio France ? Non, il faut faire rétablir l'égalité.
Virer les
journalistes
qui ne
sont
pas d'accord avec
vous ?
L'égalité de temps de parole, c'est tout ce que je demande. Ce que je constate...
Il y a des règles du CSA. On est à 30... Elles
ne sont pas respectées. L'équité, l
'égalité de temps de parole devront être respectées. Elles ne sont pas
respectées sur Radio France. Ce que je vous dis,
c
'est qu'il y a une tragédie en Ukraine, on est tous d'accord.
Il
reste 35 jours. Est-ce que les Français ont le droit à un débat ? Ou est-ce qu'on va être dans une propagande en faveur du président de la République ?
Alors autre question. L'actualité du jour, c'est le ralliement de Marion Maréchal. Éric Zemmour, qu'est-ce que ça vous inspire
? C'est
votre camp. Mon camp. Si je suis candidat, c'est parce que je crois
justement... Non mais qu'est-ce que vous en
pensez précisément ? Marion Maréchal, ex-Le Pen...
C
'est son choix.
Je pense que ce sont ses
idées. Donc vous savez, dans la vie, je crois qu'en fait, le fond des idées, le fond des choses, la vérité des choses, l'emporte toujours un moment. Et je pense que Marion Maréchal se sentait plus proche des idées d'Éric Zemmour que de celle de Marine Le Pen. Et qu'elle a attendu un certain nombre de mois et qu'elle y est arrivée.
Alors vous êtes vous... Je
pense que, pareil, les Républicains risquent d'exploser en deux. Entre d'un côté ceux qui soutiennent Macron et d'autre ceux qui rejoindront un camp plus patriote. Alors
vous êtes vous,
Nicolas Dupont-Aignan,
à
entre 1 et 2% des sondages. On ne comprend pas très bien, même si vous avez développé une partie de votre projet, à quoi sert votre candidature présidentielle ? Ça sert à quoi ? Que
vous soyez candidat.
La démocratie, ce n
'est
pas de question de savoir à quoi ça sert. J'offre aux Français une voix gaulliste, républicaine.
Vous êtes sûr
que vous êtes gaulliste ? Oui, je le suis profondément, par
tous les points de ma peau. L'extrême droite, c'est le
gaulliste
? Je ne suis pas d'extrême droite, vous le savez très bien. Non, non, je pose la question. Bon. Et j'offre cette voix. En 2017, j'avais la question à chaque interview. Mais M. Dupont-Aignan, vous êtes à 0,5%. J'étais à 0,5 à l'époque. 1%, 2%. Pourquoi vous vous présentez ?
Il
y a eu
1
,7 million Français qui ont voté pour moi. 4,7. 1,7 million, c'est pas grand-chose. Mais c'est à peu près
ce qu'avait
M. Hamon. Et c'est curieux, M. Hamon, j'ai retrouvé d'ailleurs, a eu 10 fois plus de temps d'antenne que moi, et jamais on lui a posé la question. Donc, la démocratie, On pose
la question cette année à Nidalgo. Non, on pose la question. Oui,
on a tort. Anne Hidalgo, elle a le droit de se présenter, elle représente quelque chose. Qu'est
-ce
que c'est que cette démocratie, ou sur la base de sondages par Internet,
où
je voyais dans un journal, je crois que c'est Libération ou un autre,
vous
voyez,
c
'est pas un journal qui m'est favorable, que 28% des Français n'étaient jamais consultés par ces sondages, parce qu'ils sont par Internet, et vous savez qu'il
y a
beaucoup de
Français qui n'ont pas Internet. Non,
ils sont tronqués. Ils ont tronqué. Donc ils sont fausses, ils sont tronqués. Ils ne
sont
pas faux
obligatoirement. Alors, je poursuis...
M. Aziza, au régional, vous vous souvenez ? Oui, bien sûr. Ils ont sous-estimé, vous savez, de
combien ? Et vous pensez que vous êtes... Ils ont sous-estimé le Front National
de
combien, M. Aziza ? Vous vous souvenez
? De 3-4% ? Non, de 10. Au régional, il n
'y
a pas longtemps.
Les sondages se sont trompés de
10%.
Vous pensez que votre
score est de combien aujourd'hui ? Je n'en sais rien. Je n'y attache aucune importance.
Alors, on conçue... Je développe...
Excusez-moi. Et c'est ça qui gêne dans le milieu politique. Je suis libre. J'ai dit ce que je voulais sur tous les sujets en fonction de l'étude que j'ai des dossiers, de ceux qui m'accompagnent et des gens qui voteront pour moi. J'espère le plus nombreux possible. C'est ça, la démocratie. La démocratie,
c
'est qu'on n'a pas à juger ceux qui se présentent. On a
à
comparer et à voter. Et je dis aux Français,
qui
sont très résignés en revanche, souvent, ce n
'est
pas qu'ils soient pour Macron, c'est qu'ils se disent... Et d'ailleurs, toute la propagande est faite pour ça, pour les décourager. Propagande, propagande de
la presse ? De la presse,
oui, de certains médias. Pour Macron, hein
?
C'est évident.
Ce n'est pas tout à
fait ce qu'on a vécu depuis 5 ans. Propagande de
la
presse pour Macron, je n
'ai pas de
souvenirs.
Alors, je leur dis,
vous
avez entre vos mains l'avenir de votre pays. Votez. Ne vous abstenez pas en vous disant c'est foutu, c'est fini, il y a l'Ukraine, il sera réélu. Je suis convaincu qu'il
y a
une très large majorité des Français qui veulent une autre politique.
Et je leur dis, allez
voter. Si
vous
êtes 47 millions à voter, il
y
a 47 millions d'électeurs. S'il
y
a 45 millions,
allez,
ou 42 millions, au lieu de 30, ça fait 12 millions d'électeurs, ceux qui ne votent plus.
Et
je leur dis, votez en fonction de
votre tête, de votre cœur. Est-ce
que, comme Éric Zemmour, vous dites que Pétain a sauvé les Jus français, et que le capitaine Dreyfus n'est peut-être pas innocent, et aussi que le discours de Veldiv de Jacques Chirac a été une erreur ?
Vous savez que là-dessus, je suis en total désaccord
avec Éric
Zemmour. J'ai eu des parents qui ont fait la guerre, parce que j'étais le petit dernier. Ma mère a fait la résistance de manière discrète. Mon grand-père a été un héros de 14 qui a tout fait pour aider les alliés. Je suis allergique, vous le savez, à ce genre de parents.
La théorie du grand remplacement, est-ce que c'est aussi une théorie que vous cautionnez comme Zemmour
?
Je pense qu'il
y a
un remplacement en cours. Lequel ? Il y
a
une immigration massive, dangereuse, parce qu'elle mine la cohésion du pays.
Vous parlez de grand
remplacement
? Je n'ai
jamais parlé de grand remplacement, mais pour moi, il y a eu un danger, un danger
de
submersion migratoire, c'est-à-dire de changement de population qui fait que nous deviendrions le Liban. Et je n'ai pas envie de ça. Et je pense qu
'on peut freiner... Parce qu'on précise des choses
pour nos auditeurs. Le grand remplacement, ce sera un processus. C'est un processus qui conduirait à un changement de civilisation soutenu, voire organisé, par une élite politique, intellectuelle et médiatique, qualifiée, qui maintiendrait à ce sujet une conspiration du silence et serait motivée...
Vous voyez, pourquoi je ne le reprends pas ? Alors, vous ne le reprenez pas. Je ne le
reprends pas. Mais en revanche, je le dis clairement, ceux qui passent leur vie à dire qu
'il
n'y
a
pas de problème migratoire, il y a un immense problème migratoire, car
il
y a une inconscience française qui considère qu'on peut faire venir des millions de gens dans un pays et qu'après, on doit leur dire vous devez être laïque, républicain, ne pas avoir de religion, oubliez vos racines. Ça ne marche jamais. Quand vous faites venir des gens dans un pays, ils importent obligatoirement leur histoire. Et voilà pourquoi je propose un blocage des migrations, le contrôle des frontières, la suppression du droit du sol, car la France ne peut plus digérer de migrations supplémentaires. Mais en même temps, je propose assimilation et développement de l'Afrique. Assimilation ou intégration ? Assimilation.
Assimilation, ça veut dire négation de ce qu'on est. Non.
Ça veut dire que quand vous êtes en France, vous êtes français. Si vous voulez votre culture d'origine, vous restez dans votre pays d'origine.
Vous
pouvez
avoir votre culture d'origine et en même temps être français.
Non, ça n'existe pas.
Si, ça existe. Non. On
peut avoir une
identité et respecter une identité d'origine, c'est évident, parce que sinon, on serait tous pareils.
C
'est absurde. Mais en revanche, justement,
la République française... C'est l'intégration, c'est pas forcément... Non, c'est l'assimilation. L'intégration. La République
française a pu assimiler des Polonais, des Italiens, des gens d'ailleurs, parce que justement, ils épousaient la France, la République, son histoire. Ça ne l'empêchait pas d'avoir leur part intime, mais le drame, c'est que depuis 30 ans, on a confondu intégration et assimilation.
Alors, on arrive
à la fin de cette émission, est-ce que vous dites, comme vous l'aviez dit, en 2017, plutôt Le Pen que Macron au second tour ?
Mais j'espère qu'il y aura ni l'un ni l'autre pour qu
'on puisse avoir d'autres choix. Vous savez
très bien que vous
ne
le
saurez pas au second
tour. Mais vous n'en savez rien ? Mais si. Eh bien,
moi, j
'en ai l'espoir et je dis aux Français que tout est possible. Non, non, mais c'est pas possible, vous ne
le
saurez
pas. Au deuxième tour... Macron, qui il y aura ? Non, non, mais vous ne le saurez pas.
Mais
non, mais vous ne le saurez pas au second tour.
l'audimat des plus grands. Et vous la faites avec cœur, avec talent,
et
vous avez votre caractère, et on s'engueule souvent.
Oui, c
'est
vrai.
Mais j'aime bien venir. Oui. Et vous m'invitez.
Non, mais vous savez très bien que
vous ne serez pas au
second
tour. Et ça dépendra de qui il y aura au second tour et de ce qu'ils proposeront,
de comment ça ira. Je n'en sais rien. Et je
vais vous
dire une chose que j'ai appris en 2017, pour vous faire une révélation. Vite, parce qu'on arrive
à la fin.
Contrairement à ce qu'on croit, l'homme politique a beaucoup moins d'affluence qu'il croit sur des consignes de vote. Les Français votent au second tour par eux-mêmes. Donc, ce que dira M. Dupont-Aignan n'aura pas grande importance.
Merci en tout cas, Nicolas Dupont-Aignan, d'avoir répondu à notre invitation. Bonne fin
d'après-midi sur Radio-Ju.
Et à dimanche prochain, merci.
Nicolas Dupont-Aignan