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Discours / meetingÉlysée (sur YouTube)· 23 octobre 2019 16 minAutoproduitFond programmatiqueEnvironnement & énergieEurope & internationalInstitutions & électionsÉconomie & entreprises

Déclaration depuis l’Île Glorieuse, haut-lieu de la biodiversité | Emmanuel Macron

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Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:00E. MacronFait
    « il y a 2 sujets qui sont distincts en apparence et qui, d'ailleurs, je pense, peuvent être réconciliés »
  • 2:00E. MacronPromesse
    « nous avons décidé le classement en réserve naturelle nationale de la Grande Glorieuse »
  • 3:00E. MacronFait
    « nous sommes face à un risque de nouvelle extinction de masse, on est même, on peut le dire, très clairement dedans »
  • 4:00E. MacronFait
    « nous avons pris la Charte pour la biodiversité à Metz »
  • 5:00E. MacronPromesse
    « nous allons investir pour développer une présence scientifique plus forte et plus pérenne »
  • 7:00E. MacronChiffre
    « nous sommes la 2e puissance maritime au monde »
  • 8:00E. MacronFait
    « la France peut, doit s'en saisir, comme beaucoup d'autres »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

-Lors de la dernière rencontre, que vous avez eue avec le président malgache, vous avez mis en place une mission commune pour étudier, justement, cette question de la souveraineté sur l'archipel. Aujourd'hui, où en sont vos réflexions ? -E.

Macron: Alors, il y a 2 sujets qui sont distincts en apparence et qui, d'ailleurs, je pense, peuvent être réconciliés à travers ce que nous avons montré aujourd'hui. Il y a en effet le sujet des îles éparses, dont j'ai souhaité qu'elles soient l'objet d'une discussion apaisée avec Madagascar et avec le président malgache, nous avons lancé ce travail conjoint. Et donc, ça va se poursuivre dans les prochains mois.

Je crois que la volonté de Madagascar, c'est aussi véritablement de réussir dans la région avec une économie durable, et donc, de donner du travail aux Malgaches et d'avoir la possibilité, aussi, dans une région qui est à la fois un trésor de biodiversité et qui est bousculée, aussi, par les conséquences du changement climatique ou de la disparition de certaines espèces, de prendre conscience que le modèle de développement malgache ne peut pas être antagoniste à la prise de conscience qui est aujourd'hui la nôtre, en matière de réchauffement climatique et de biodiversité. J'en veux pour preuve, d'ailleurs, le président malgache, qui s'est fortement engagé pour la reforestation de Madagascar. C'est pourquoi ce que nous sommes en train de faire, dans les îles éparses et ici.

La Grande Glorieuse est un élément important de cette stratégie. Ce que je veux que nous puissions faire, à la lumière des travaux scientifiques, et je veux vraiment remercier à la fois le personnel des TAAF Mme la préfète, et nos scientifiques, nos scientifiques français et internationaux, parce que la communauté scientifique fonctionne pleinement, je dirais, de manière internationale et sur la base de consensus ainsi établie, c'est qu'elle nous a réveillés. Et ce territoire en est l'illustration.

En tout cas, pour ma part, moi, elle m'a beaucoup appris. Au printemps dernier, on a eu le 1er rapport de l'IPBES On l'a dit, ça a eu le même effet que le 1er rapport du Giec, simplement, quelques décennies après. Et ce que nous avions appris à la fin des années 80 en matière de réchauffement climatique, nous l'avons découvert pleinement sur la base d'un consensus établi en matière de biodiversité, c'est que nous sommes face à un risque de nouvelle extinction de masse, on est même, on peut le dire, très clairement dedans, et que si nous ne réagissons pas, le pire est en train de s'établir, avec, y compris, des effets beaucoup plus complexes qu'on n'a pas pleinement mesuré, qu'on ne sait pas, d'ailleurs, pleinement mesurer.

Et je parle sous le contrôle des scientifiques, qui me corrigeront et me compléteront. C'est à la lumière de ce rapport de l'IPBES que, dans le cadre du G7 français, nous avons pris la Charte pour la biodiversité à Metz et que nous souhaitons engager une dynamique. Moi, j'ai pris des engagements pour la France, qui sont justement de protéger davantage d'espaces, qu'ils soient d'ailleurs terrestres ou maritimes, sur notre sol et d'avoir des espaces protégés plus nombreux, avec aussi en leur sein des espaces qui soient totalement protégés, en pleine naturalité, comme on dit.

C'est dans le cadre de cet objectif et de cette ambition que nous avons décidé le classement en réserve naturelle nationale de la Grande Glorieuse. Ce qui est un pas très important. C'est un parc depuis plusieurs années, mais ça veut dire qu'on va passer une étape en termes de protection de l'espace.

L'ensemble des Eparses, au moins, mais c'est à démontrer scientifiquement, et il faut que le travail se poursuive, mais l'ensemble des Eparses a vocation à être ainsi classé également. Et ça a été parfaitement expliqué par, tout à l'heure, nos scientifiques. L'idée étant que nous ayons sur l'ensemble, justement, de nos territoires, un tel classement et une telle protection, quels que soient, justement, les espaces, depuis les espaces polaires jusqu'à l'océan Indien.

Je crois que c'est, à la fois, le devoir de la France, et c'est ce que nos scientifiques nous apprennent. En même temps que ce classement en réserve naturelle nationale, nous allons investir pour développer une présence scientifique plus forte et plus pérenne. J'ai pris la décision, à la lumière de nos échanges et des travaux préparatoires, d'avoir en complément de ce qui est fait ici, de manière remarquable, par les TAAF et nos militaires sur la Grande Glorieuse, eh bien, d'avoir des installations scientifiques qui permettront, justement, d'aller plus loin et de passer une étape.

Maintenant, qu'est-ce qu'il nous reste à faire ? Donner les moyens à nos scientifiques de poursuivre cet agenda. Biodiversité et océan. 2e chose : poursuivre le travail pour qu'on aille au bout, justement, de ces classements sur l'ensemble des îles Eparses. 3e point : avoir un partenariat très étroit avec Madagascar pour engager, ça rejoint un des aspects de votre question, engager pleinement Madagascar dans cet agenda partagé en matière de biodiversité et de développement. 4e point, c'est de démontrer que cet agenda est évidemment un agenda scientifique et de biodiversité, mais aussi de construction d'un nouveau modèle de développement durable.

Ca a été très bien dit, mais on peut ici avoir véritablement de la pêche durable, retrouver de l'activité économique beaucoup plus résiliente, ce qui est bon pour nos territoires et ce qui est bon pour nos partenaires. Et puis, le dernier point, c'est qu'il nous faut continuer cet agenda diplomatique. Nous aurons à Marseille un rendez-vous important l'année prochaine pour la nature, et nous aurons évidemment à préparer la COP15 en Chine, qui, sur les sujets de biodiversité, est un rendez-vous essentiel.

Nous, on prend quelques décisions qui sont extrêmement fortes, mais nous aurons aussi à les porter, à convaincre nos partenaires que, au fond, ce que nous voulons faire, c'est construire un nouveau modèle en matière de biodiversité, mais aussi qui prennent en compte, si je puis dire, toutes les activités qui ont un impact sur notre biodiversité. -M. le président, les scientifiques qui vous accompagnent vous l'ont dit, la protection de la biodiversité, c'est politique.

Vous venez de l'aborder vous-même. C'est ça, l'enjeu ? Il y a un espace pour que la France prenne le leadership dans ce domaine-là ?

Qui pousse les choses au niveau mondial ? C'est ce que vous voulez faire ? -E.

Macron : Oui. Résolument. Et parce que je pense que...

D'abord, un, je pense que notre planète en a besoin, et que, aujourd'hui, parfois, la conscience est plus aiguë sur les sujets de réchauffement climatique, mais c'est aussi important, et je dirais qu'un combat ne peut pas être mené sans l'autre. Et donc, ces 2 combats sont jumeaux. Et nos scientifiques l'ont pleinement décrit.

Et d'ailleurs, on a des effets sur la biodiversité qui sont liés au réchauffement, on l'a expliqué parfaitement tout à l'heure en parlant justement des récifs coralliens. Et de l'autre côté, quand on a de la destruction de biodiversité, on a des écosystèmes qui s'anéantissent totalement, avec des dommages et des conséquences en cascade, si je puis dire, qu'on ne mesure pas parfaitement, mais qui sont réelles, qui peuvent être d'ailleurs aussi politiques et géopolitiques. C'est qu'on fait disparaître de la capacité à vivre dans un écosystème, donc on va créer des migrations liées à la disparition de biodiversité, on va créer des crises économiques et migratoires demain.

Donc c'est géopolitique, la biodiversité. Donc la France peut, doit s'en saisir, comme beaucoup d'autres. Ensuite, je pense que c'est notre devoir encore plus parce qu'on a de l'expertise scientifique, on a des chercheurs qui sont au meilleur niveau mondial sur ce domaine, comme sur quelques autres, mais sur ce domaine.

On a une expertise et on a acquis à travers, justement, les décennies passées, une capacité aussi à être en quelque sorte un des conservatoires, si je puis dire, de notre biodiversité, donc je pense qu'on a aussi la capacité de mesure qu'on a commencé à développer, et je fais référence, évidemment, au Muséum et à toute notre force de recherche. Et puis, on a le réservoir naturel, parce qu'on a nos terres ultramarines. Et moi, c'est une conviction que je porte depuis le début de mon mandat, quand j'ai parlé de cet archipel France.

Nous sommes présents sur tous les continents et sur toutes les latitudes. Nous sommes la 2e puissance maritime au monde. Et nous n'avons pas su exploiter pleinement, géopolitiquement ce trésor.

Et donc, faire de la biodiversité un agenda géopolitique, c'est d'abord remplir notre devoir sur le plan de la préservation de la planète, mais c'est aussi acter que la France a une carte à jouer en la matière. Parce que nous avons un réservoir de biodiversité unique, on le voit ici, avec des milliers d'espèces qui sont à protéger, parfois à régénérer. On le voit aussi bien en Pacifique que si je prends de la biodiversité plus terrestre en Guyane, où nous sommes, comme j'ai eu l'occasion de le rappeler récemment, une puissance amazonienne qui a aussi un trésor de biodiversité.

Et donc, à travers nos territoires ultramarins, notre compétence scientifique, notre capacité à protéger et à rechercher, je crois qu'on peut porter, pour les prochaines années et les prochaines décennies, un véritable agenda climatique et de biodiversité, qui est à la fois essentiel pour la planète et porteur pour notre pays, parce que ça nous permet de développer des bases scientifiques, de lancer des nouveaux programmes de recherche, de bâtir ce qui est aussi les nouvelles frontières de demain. Moi, je crois très profondément que, lié à cette recherche, il y a les nouvelles frontières en matière, justement, de biologie, de pharmacie, etc. Et donc, si on sait y investir correctement, donner les moyens à nos chercheurs de le faire, engager aussi de nouvelles forces économiques, on a les moyens d'un nouveau développement beaucoup plus compatible avec le long terme. -Juste une dernière question, M. le président.

Quand on vous écoute, on se dit que la France n'est pas près d'abandonner sa souveraineté sur les îles Eparses, qui sont revendiquées par... -E.

Macron : Elle est prête à engager...

D'abord, je pense qu'il y a beaucoup de gens qui sont engagés dans nos forces pour aussi faire respecter, les entretenir, et je pense qu'il ne faut pas simplement voir les choses comme des conflits juridiques. Je pense que la présence et la souveraineté française a permis de préserver. L'implication de nos militaires, de nos personnels des TAAF, de nos scientifiques ont permis d'éviter parfois de l'exploitation prédatrice et ont permis, justement, que nous soyons là aussi aujourd'hui.

Ensuite, je souhaite qu'on puisse avoir une approche qui est nouvelle, qui est respectueuse de nos partenaires malgaches. Et donc, réussir à les engager dans un agenda commun. Parce que je pense que c'est vraiment l'intérêt de Madagascar.

Quand je regarde aujourd'hui la situation économique de Madagascar et le défi qu'a le président Rajoelina, on ne peut pas laisser croire une seule seconde que le modèle de développement qui est le sien, c'est celui qu'a eu la France dans les années 60. C'est pas vrai. Ca n'est pas vrai.

Et donc, lui, son modèle de développement, c'est d'avoir une économie durable, de reforester, de savoir créer une filière bois dans son pays, de recréer une filière agricole qui soit durable et qui réduise sa dépendance aux importations alimentaires et à la vie chère, c'est de réussir à développer une filière pêche durable. C'est un agenda qui est compatible avec ce que je viens de dire, et où la France peut être un partenaire plutôt qu'un rival. Quand je vois tous les défis qu'il a devant lui, j'ai plutôt envie de l'aider que d'être dans un face-à-face.

C'est exactement l'esprit du travail commun qu'on a engagé. -M. le président, vous avez interdit au niveau national les nouveaux permis d'exploitation pétrolière et gazière.

Mais ce renouvellement, c'est du cas par cas. Actuellement, il y a une demande au large d'une île Eparses, de Juan de Nova. Est-ce que vous avez pris une décision déjà ? -E.

Macron : Je crois qu'il faut être cohérent. Et donc, je note que la 2e demande de renouvellement à Juan de Nova n'a même pas donné lieu aux explorations qui étaient prévues. C'est-à-dire que l'industriel qui avait demandé d'avoir un délai supplémentaire n'a même pas, pour être très concret, creusé le trou pour voir s'il y avait quelque chose.

Parce que c'est compliqué, parce que c'est coûteux. Et donc, je pense qu'il faut maintenant qu'on ait une discussion avec lui. On doit être tolérant.

Moi, je ne souhaite plus que dans la zone, nous puissions ouvrir de nouvelles perspectives parce que je souhaite qu'on puisse valoriser, au contraire, notre stratégie biodiversité, permettre à ces territoires, justement aussi, de vivre. Et on doit collectivement inventer une nouvelle méthodologie pour que les territoires auxquels on dit : "On renonce en quelque sorte à des nouvelles explorations "et exploitations d'hydrocarbures, "vous allez avoir un retour dans le temps, mais ce retour, "il est aussi valorisé parce que, en quelque sorte, "pour charge commune de la planète, on vous demande un sacrifice de court terme." C'est exactement le même débat qu'on a eu en Guyane, où j'ai pris la décision, en effet, de ne pas poursuivre.

Et je sais qu'il y avait beaucoup d'attente sur certains permis hydrocarbures. Ce n'était pas une décision facile à prendre, y compris pour la collectivité avec nous. On l'a prise, et on construit des compensations.

Mais je ne serai pas cohérent à vous dire "on va aller forer à quelques kilomètres d'ici" si je viens de vous dire tout ce que je viens de vous décliner. Donc je pense qu'on doit être cohérent, on doit être cohérent à la fois dans les choix qu'on fait, dans l'engagement de nos partenaires avec nous dans la région, parce que derrière, on a besoin aussi d'engager tous nos partenaires, en particulier africains, dans cette stratégie. On a besoin, nous-mêmes, d'être cohérents avec nous-mêmes, c'est-à-dire d'investir en matière de recherche de de construction de ces nouveaux modèles.

Et, plus largement, on a besoin de construire une nouvelle, aussi, méthodologie. Je le disais, avec nos scientifiques. On ne sait pas pleinement valoriser, en effet, les choix parfois de long terme qui sont faits.

Sincèrement. Et je partage avec vous simplement une réflexion, une interrogation, je ne prétends pas à ce qu'on ait tout réglé. Mais il y a quelque chose qui cloche dans notre modèle.

Je veux dire, on a un système qui a hyper accéléré ces dernières années en détruisant beaucoup de capital naturel et en suraccumulant du capital productif, qui a accéléré les inégalités. Et on se retrouve dans une situation, aujourd'hui, où on a des taux d'intérêts négatifs, en tout cas, pour une bonne partie de la planète, des taux d'intérêts qui sont quasiment de zéro. Ca veut dire que les gens ne valorisent même plus la perspective d'avenir sur le capital productif tel qu'on l'a défini.

Je veux dire, c'est un environnement, même quand on vit avec les paradigmes économiques d'il y a 50 ans, qui doit nous conduire à réfléchir différemment sur les perspectives de long terme et ce qu'on peut faire avec la nature. Je dis simplement que, nos paradigmes budgétaires, financiers et productifs ne sont plus les bons dans l'environnement qui est même capitalistiquement le nôtre et donnent plutôt raison à ceux qui nous disent : "Il faut investir sur le long terme et trouver les moyens de le valoriser." Donc c'est aussi à ça qu'on a besoin de travailler et de mettre cette fois-ci nos économistes sur la construction de nouveaux modèles, et de mettre une partie du capital financier qui va se mettre sur des obligations de long terme, qui sont rémunérées parfois négativement, sur des projets concrets dont on a besoin.

Voilà. -Vous êtes bientôt à mi-mandat. Est-ce que, dans ce qui vous restera de cette 1re partie de votre quinquennat, cette image restera importante ?

Elle marque quelque chose, un tournant, une étape ? -E. Macron : Elle marque une étape importante, je dirais, qui caractérise ce qui a, pour moi, été aussi une prise de conscience.

Il ne faut pas penser...

Quand on agit, je crois qu'on doit être, on doit essayer de faire ce qu'on a dit et promis, d'être cohérent avec les engagements qu'on a pris. Ce que j'essaie de faire. Et puis il y a aussi des choses qu'on comprend et qu'on n'avait pas forcément vues.

Et je l'assume pleinement. Et c'est vrai que la bataille climatique et le sujet de la biodiversité, d'ailleurs, n'étaient pas pleinement dans l'agenda politique au moment où je me suis présenté, mais moi-même, je ne l'avais pas pleinement pris en compte. Et c'est un des éléments qui a, si je puis dire, métabolisé en moi, et d'ailleurs dans la société française, durant les 2 dernières années, même les 18 derniers mois.

Et je pense que ce lieu l'incarne formidablement. Et je voudrais que nos concitoyens qui peuvent parfois voir cette image et qui se disent : "C'est formidable. Ils sont complétement déconnectés. "Dans l'Hexagone, il y a les grèves.

Et là, ils sont à la plage..." Non, ce n'est pas que la plage.

D'abord, c'est la France. C'est la France. Et c'est une formidable richesse, et c'est notre fierté.

Et donc, quand je dis que la France est un pays archipel, c'est aussi que nous sommes un pays monde et que, par notre histoire, nous avons une conscience universelle et que nous avons ici des scientifiques français, des militaires français, des fonctionnaires français. Ce n'est pas un concept ou une idée creuse quand on dit que la France a quelque chose à jouer ou à dire au monde. Nous sommes ici, en effet, à plus de 10 heures d'avion de l'Hexagone, pas pour nous amuser, pour aussi bâtir l'avenir de la planète et essayer de tirer ce fil qui peut paraître ténu, mais qui est celui qui consiste à construire de nouveaux modèles dont les conséquences se feront peut-être ressentir, et d'ailleurs, à coup sûr, sur nos littoraux, sur notre biodiversité, y compris en Hexagone.

C'est ça, la France. Et donc ça, cette conscience pleine et entière, je crois qu'elle est en train d'être consolidée. Donc oui, c'est un moment important.