Universités : conférence de presse
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Je salue également les journalistes qui nous ont rejoint en visio et je vais donc vous présenter les conclusions du rapport de la commission d'enquête sur les universités, rapport que nous avons intitulé assumer l'excellence qui a été voté lundi dernier par 14 voix pour c contre et une abstention. Je salue d'ailleurs mon collègue Max Brisson, sénateur qui a participé à l'ensemble de nos travaux. Je voudrais commencer en vous partageant une conviction que je me suis forgée au terme de près de 100 heur d'audition, c'est qu'on demande aux universités
françaises d'ouvrir grand portes à tout le monde à l'entrée et d'être sur le podium des classements internationaux à la sortie. C'est comme si vous deviez courir un marathon, on vous met 3 kg de plomb dans le sac à dos et on vous demande d'être le premier sur la ligne d'arrivée. Alors, l'objectif de notre commission d'enquête sur les universités, ça a été d'alléger le sac à dos. Pour ça, il a fallu l'ouvrir, regarder ce qu'il y avait dedans et s'attacher à ce qui pèse le plus lourd. C'est ce qu'on a fait avec 85 spécialistes du monde universitaire au travers de 45 auditions. Et puis on a
aussi souhaité associer les Français à ce travail au travers d'un sondage qui a été réalisé par l'Institut CSA pour comprendre le regard que portent les Français sur leurs universités. Et c'était pour nous vraiment important en complément du regard des experts d'associer les Français à ce travail-là. Alors ce qu'on a vu c'est que 15 % des Français 15 % seulement associ spontanément l'université à une voix d'excellence. Et de fait, j'ai envie de dire à ces 15 % de Français qu'ils ont raison, que l'université à bien des égards est une voix d'excellence,
que les universitaires n'ont pas ménagé leur peine au cours de ces 20 dernières années pour s'adapter aux évolutions, aux réformes successives. Mais il reste 85 % de Français à convaincre que notre université peut être une voix d'excellence. Le rapport que nous avons écrit s'articule en trois grandes parties. Je vais les reprendre pour nos échanges de ce matin. D'abord, le diagnostic, ensuite les causes que nous avons identifié comme étant à la source des difficultés actuelles et puis les remèdes, les les voies, les pistes que nous proposons pour refaire demain de l'université ce cet acteur de l'excellence française.
Alors, je voudrais commencer par une bonne nouvelle. c'est que les Français de manière générale ont une image globalement positive de leur université. Ils sont 62 % à nous le dire au travers du sondage de l'Institut CSA. Cette qualité de nos universités, elle se perçoit surtout sur la qualité des enseignements dispensés, sur la valeur des diplômes délivrés. 63 % des Français nous le disent. En revanche, ils sont beaucoup plus sceptiques sur l'insertion professionnelle que permet l'université française. Ils sont 58 % à la jugée insuffisante ou insatisfaisante. Et par
ailleurs, les les Français fréquentent moins qu'avant les établissements universitaires. Ils sont 54 % des étudiants. L'université accueille aujourd'hui 1,6 million d'étudiants. 54 % de cette de cette corte d'étudiant, c'était 60 % en 2018. Donc, on voit aussi ce retrait relatif de l'université dans l'enseignement supérieur. Ce constat, il s' sorti d'un certain nombre de diagnostics que nous avons mené sur d'abord la question de la réussite en licence. Je voudrais vous donner trois chiffres qui sont très
parlants. D'abord, 50 % des étudiants passent de la L1 à la L2. La moitié des étudiants, une fois inscrit en première année, passe en seconde année. Moins d'un tiers des étudiants à l'université française obtiennent leur licence en 3 ans et un entrant sur deux à l'université n'obtiendra aucun diplôme du supérieur au bout de 5 années après la première inscription. C'est un chiffre qui qui est préoccupant, qu'il est d'autant plus qu'il est supérieur de 10 % à la moyenne des pays de l'OCDE. Et puis au-delà de ces chiffres, je crois que ce qu'il faut rappeler,
c'est que c'est une réalité qui est vécue par nos étudiants. C'est un échec personnel pour eux. C'est un gâchi humain et social. Donc c'est bien plus qu'une réalité statistique. Et on voit à travers ces chiffres que contrairement à ce que l'on entend, l'université française est sélective mais qu'elle sélectionne trop souvent à postériori et par l'échec. C'est un coût humain, un coût social et un coût financier qui est évalué à 534 millions d'euros par an par la Cour des comptes. Ça c'est le premier volet de la photographie sur la réussite en licence. sur l'insertion professionnelle qui fait partie des missions de
l'université. Quand on la regarde de manière un peu précise après le master, elle est bonne d'un point de vue quantitatif. [soupir] Sur le plan qualitatif, pardon, c'est plus compliqué. Les données ne sont pas toujours au rendez-vous. On s'est appuyé sur une enquête génération qui évalue à 35 % le taux de déclassement des diplômés d'un master en littérature ou en sciences humaines et sociales. Et puis de manière plus large sur l'ensemble des diplômés de l'enseignement supérieur français. Tout l'enseignement supérieur he c'est pas que les universités. 8 % des diplômés de l'enseignement supérieur français présentent un faible niveau de littératie, un niveau 1/
la compréhension de très court texte comprenant très peu d'informations parasites. Les auditions que nous avons conduites, les retours des enseignants chercheurs, les copies que j'ai pu examiner euh au cours des visites que nous avons faites dans les établissements universitaires confirment malheureusement ces lacunes qui font aussi écho euh au classement PISA qui a été rendu publ. Hier, un dernier volet sur le décrochage de la recherche française. Nous sommes passés en 15 ans de la 6e place à la 13e place dans la recherche internationale, donc entre 2010 et 2025. Aujourd'hui, les publications scientifiques françaises
représentent 1,9 % des publications scientifiques mondiales. Nous sommes évidemment derrière les géants démographiques que sont les États-Unis et la Chine, mais aussi derrière des pays comparables. Je pense par exemple à l'Italie ou à l'Espagne. La conséquence de tout cela, c'est que la France aujourd'hui est moins attractive. Elle est passée de la du 2e rang dans les années 80 au 8e rang aujourd'hui. Bonjour monsieur dans le classement, je vous en prie, des pays les plus attractifs pour l'accueil des étudiants internationaux. Je termine cette photographie par un point que nous avons regardé, que nous avons également
soumis aux français par l'intermédiaire du sondage. Une image des universités qui est parfois fragilisée par des dérives militantes. Une confusion entre sciences et militantisme qui a été relayée par l'ancienne ministre de l'enseignement supérieur Frédéric Vidal qui avait à l'époque, vous vous en souvenez peut-être, tenté de lancer une étude pour savoir ce qui relevait de l'un ou de l'autre. le dévoiement de la liberté académique par certains présidents d'université qui utilisent des fichiers étudiants pour donner des consignes de vote lors des élections nationales et puis aussi un activisme politique des manifestations, des dégradations qui nuisent à l'image de l'université auprès des Français. 63 % d'entre eux estiment que des perturbations affectent régulièrement le
fonctionnement des universités. Voilà pour cet état des lieux que nous avons constitué autour de la réussite professionnelle, de la réussite académique en licence, du décrochage de la recherche française et de notre capacité qui s'atténue à attirer les meilleurs esprits au sein de nos établissements. Voilà donc tout ce qui alourdit ce sac à dos dont je vous parlais tout à l'heure et nous avons fait une analyse de ces causes autour de trois quatre grands volets et peut-être qu'il faut dire qu'une première cause, c'est qu'on ne peut pas atteindre l'excellence si on ne vise pas l'excellence. pardon
d'enfoncer des portes ouvertes, mais je crois qu'on a un vrai problème de pilotage politique de la stratégie de nos universités française. Aujourd'hui, la priorité c'est de prendre tout le monde. Je voudrais citer Coralie Chevalier, la présidente du HS qui a résumé les choses en une formule particulièrement claire. On ne peut pas reprocher aux universités de ne pas amener les étudiants à la réussite si on les force à prendre des étudiants dont elles savent par avance qu'ils vont échouer. Je pense notamment aux étudiants de bac
professionnel de bac technologique. Le chiffre est peu connu. Il représente au total 17 % plus d'un étudiant sur 6 des étudiants inscrits en première année de licence général. Dans le même temps, les IUT qui étaient initialement prévus pour eux accueillent plus de 52 % de titulaires du bac général. C'està-dire qu' on a un dévoiement du système qui qui qui marche sur la tête et qui nous nous oblige à réfléchir sur la façon dont on va pouvoir remettre les bons étudiants dans les bons parcours pour leur permettre de réussir leurs études supérieures.
Un deuxième volet de cet échec que nous constatons notamment dans le cycle licence a trait au recrutement des étudiants internationaux. Je vous disais tout à l'heure, la priorité c'est de prendre tout le monde. La stratégie pour les étudiants internationaux c'est de prendre du monde. Je me réfère à la stratégie Bienvenue en France de 2018 qui fixait l'objectif de 500000 étudiants internationaux en 2030. On est aujourd'hui à 440000. Stratégie quantitative qui est en passe d'atteindre ces objectifs mais mais on a fait du chiffre au lieu de viser l'excellence. Cette hausse des étudiants internationaux, elle est principalement
portée par les étudiants issus du Maghreb et d'Afrique sub-saharienne. Aujourd'hui, sur l'ensemble des étudiants internationaux que comptent nos universités françaises. 27 % viennent du Maghreb et du Moyen-Orient. 26 % d'Afrique sub-saharienne, c'est 13 % pour l'Asie-Omériques. Et les étudiants que l'on accueille majoritairement sont aussi ceux qui réussissent le moins bien. 28 % des étudiants originaires d'Afrique obtiennent leur licence en 3 ou 4 ans. C'est 47 % pour ceux issus des pays d'Asie et d'Océanie. Au-delà de ces sujets de réussite
de nos étudiants, on a une absence de pilotage par l'État qui est patente. La loi de 2013 demandait d'établir tous les 5 ans une stratégie nationale pour l'enseignement supérieur, la fameuse Stranè qui a vu le jour en 2015 et qui n'a jamais été mise à jour depuis. Ce qui nous permet d'affirmer qu'aujourd'hui l'État n'a pas de stratégie nationale pour l'enseignement supérieur français si ce n'est ce que nous évoquions précédemment. Trouver une place pour tous les Bacheliers. On a au-delà de ce cette carence de stratégie un vrai manque de pilotage par la donnée. Je pourrais multiplier les
exemples. Je voudrais prendre celui de la CAES, la commission d'accès à l'enseignement supérieur qui concerne plusieurs milliers de Bâacheliers chaque année qui n'ont pas obtenu de proposition dans Parcours Sup. L'État via les rectorats propose impose l'inscription de ces étudiants dans des formations sans assurer le moindre suivi de leur réussite dans leur parcours d'études supérieurs. Donc la question qui se pose, c'est comment est-ce qu'on pourrait être capable d'améliorer quelque chose qui n'est même pas mesuré. Et cette carence dans le suivi, le pilotage par la donnée à l'époque de l'intelligence artificielle
nous semble particulièrement préoccupante. La gouvernance des établissements qui est-elle aussi inadaptée pour la poursuite de l'excellence. L'autonomie des universités est restée au milieu du gay. Elle a été qualifiée de trompe l'œil par la Cour des comptes. Cette absence de stratégie nationale que j'évoqué à l'instant est remplacé par du micropilotage à coup d'indicateurs multiples qui épuisent les personnels de nos universités. On en a dénombré jusqu'à 850. Il faut qu'on soit capable de repenser l'organisation de nos instances universitaires. Certains présidents d'université nous ont confié
être parfois les otages, le mot fort, de leurs instances délibératives. Conseil d'administration, la CFVU davantage tourner vers la représentation de la communauté universitaire que sur les décisions stratégiques. Philippe Agion et Antoine Petit de leur côté ont exprimé très clairement le fait que ce n'était pas aux étudiants et au personnel administratif de désigner les présidents d'université. Il faut absolument repenser l'organisation des conseils d'administration de nos établissements pour en faire des instances de pilotage stratégique au service de l'excellence. Un dernier point, la question du financement qui a fait l'objet d'une mission d'information
dédiée il y a quelques mois par la commission de la culture et de l'éducation du Sénat que nous avons repris tant il est fondamental avec ce sous-financement chronique de nos établissements. La subvention pour charge de services publics représente aujourd'hui 14 milliards d'euros. Son augmentation régulière depuis plusieurs années, 26 % valeur absolue, 5 % corrigé des effets de l'inflation ne cache ni la baisse des crédits par étudiant, ni les charges que l'État fait peser sur les universités sans toujours les compenser ou en tout cas intégralement, je pense au point d'indice, au GVT, au cas pension par exemple.
Ce sous-financement chronique est doublé par le refus des établissements d'appliquer les droits différenciés pour les étudiants internationaux. Refus qui est d'ailleurs mal compris par les Français. 90 % des étudiants internationaux en sont aujourd'hui exonérés. Au-delà de cette difficulté, on peut aussi penser à la difficulté pour certains établissements d'aller chercher des appels à projet européens à la faiblesse du développement de la formation continue au sein de nos établissements qui pourraient représenter aussi un levier de ressources propres les concernant.
J'en viens à la dernière partie, celle des recommandations. Alléger le sac à dos de nos universités, c'est d'abord permettre aux universités d'accueillir des étudiants capables de réussir. Là aussi, j'ai l'impression de formuler une lapalissade, mais je crois que c'est important de le réaffirmer. C'est l'objet des trois premières recommandations qu'il faut penser les unes en lien étroit avec les autres. D'abord, il faut qu'on travaille l'articulation entre le bac - 3 et le bac + 3, cette impensé de la réforme du baccalauréat. En mettant en avant l'importance des spécialités pour l'orientation postback, on a dit à nos lycéens, faites-vous des
parcours à la carte. C'est sympathique, c'est formidable. Oui, mais ça vous bloque ensuite lorsque vous voulez accéder à l'enseignement supérieur. Il faut aussi qu'on remette qu'on applique effectivement les 54 heures annuelles d'orientation pour permettre à chaque lycéen d'élaborer un projet personnel d'accès à l'enseignement supérieur. Tout cela, c'est pour mettre fin à des situations absurdes dont je vous donne un florilège entendu pendant les auditions. l'inscription en cursus scientifique de Bachelier qui n'ont pas suivi l'aspect math en terminal l'inscription en licence de philosophie de Bacheliers professionnels qui n'ont jamais fait de philosophie l'inscription
en STAPS option cavalier d'élèves qui ne sont jamais montés sur un cheval je crois qu'on ne rend service ni aux étudiants ni aux universités en permettant des inscriptions qui n'ont aucune chance d'aboutir à un parcours de réussite. Nous allons lever le tabou de la sélection à l'entrée en licence. Le baccalauréat doit devenir un diplôme de fin d'étude secondaire et non un droit d'accès inconditionnel à l'enseignement supérieur. Là aussi, il s'agit d'aider nos étudiants, de les mettre sur des parcours de réussite, pas de les empêcher de réussite. Je reprends Antoine Petit, l'ancien président du CNRS qui a eu cette formule évocatrice. Si on vous met dans un grand bain, si on vous met dans le grand bain et que vous ne
savez pas nager, vous n'allez pas apprendre à nager, vous allez vous noyer. C'est ce qui se passe de fait pour nos étudiants. Les Français d'ailleurs sont favorables largement à la renforcement au renforcement pardon de la sélection à l'entrée en licence. Ils sont d'ailleurs encore plus favorables au renforcement au développement de formation sélective à l'université. 72 % d'entre eux plébiscitent les formations double parcours, bilicence. qui permettent à l'université d'opérer de fait une sélection d'ors et déjà réelle dans un
certain nombre de filières. Je vous disais que ces deux propositions sont à concevoir étroitement avec la troisième qui consiste à créer des places dans les filières professionnelles courtes et à proposer une année de propédotique pour les étudiants qui ont un projet de formation motivé mais qui n'ont pas après l'obtention de leur bacalauréat les prérequis nécessaires pour réussir dans leur formation qu'ils souhaitent. Là aussi, il faut qu'on mette fin à cette absurdité où les étudiants de bac général trustent les places en IUT avec des étudiants qui sont normalement davantage destiné à des études longues qui vont en études courtes et des étudiants de bac professionnel et technologique qui se destinaient davantage à des études courtes et qui
partent s'asseoir sur les bancs de l'université avec plutôt une perspective d'étude longue. Tout ça n'a aucun sens. Par contre, ce qui ce qui nous paraît essentiel, c'est de proposer un accompagnement à l'ensemble d'une classe d'âge. C'est ce qui nous pousse à suggérer, proposer, porter la création de place dans les filières professionnelles courtes. Il faut aussi, c'est l'objectif des recommandations suivantes, accompagner la réussite dans l'ensemble du parcours universitaire. d'abord mettre le paquet sur le cycle licence. Vous avez entendu les chiffres que je vous ai donné tout à l'heure. Ça veut dire des tests de positionnement
systématiques pour faciliter l'accompagnement, repérer les jeunes qui sont en difficulté, qui n'ont pas les acquis nécessaires, prévenir le plus tôt possible le décrochage, réorienter le plus tôt possible également les étudiants qui le souhaitent. Là aussi, les Français nous disent que les universités n'assument pas suffisamment cette mission de prévention du décrochage. Il faut bien sûr renforcer l'excellence là où elle est aujourd'hui. Je pense notamment au niveau du master et du doctorat en affirmant clairement le caractère sélectif de l'accès au master dans la loi et en intensifiant
l'effort de revalorisation du doctorat.
Enfin, assumer une stratégie d'accueil des étudiants internationaux, c'est-à-dire écrire, avoir une stratégie d'accueil des étudiants internationaux en les fléchant vers les filières prioritaires, en les orientant et en les accueillant prioritairement au niveau master et doctorat, en s'assurant aussi de leur niveau de maîtrise de la langue française, de leur niveau de ressources et en rendant systématique le paiement des droits d'inscription différenciés, sauf évidemment pour ceux qui en sont exonérés de droit. Sur cette question de l'accueil de nos étudiants internationaux, je crois vraiment qu'il faut qu'on cesse de précipiter vers l'échec des étudiants
qui n'ont parfois ni les ressources financières ni le niveau de français suffisant. Certains présidents d'université nous ont parlé d'élèves qui s'inscrivent en première année de licence de lettrre moderne pour apprendre le français. Voyez le delta entre la stratégie d'excellence que nous souhaitons pour nos universités et des cours de lettre moderne de L1 qui font parfois office d'apprentissage de la langue française. Il faut qu'on arrête avec cette hypocrisie qui fait de fait basculer dans une précarité très forte un certain nombre de ces étudiants internationaux. Là aussi des présidents d'université ont évoqué à mot à peine voilé la prostitution de certaines jeunes filles pour payer leurs études ou rembourser
les prêts qu'il leur avaient été faits pour attester d'un niveau de ressources avant de rejoindre nos établissements. Un ensemble de recommandations ensuite qui porte sur l'autonomie et sur les moyens de l'université. La commission d'enquête propose d'augmenter raisonnablement les droits d'inscription. 900 € en licence, 1300 € en master. Nous reprenons les propositions qui ont été faites par les assises du financement des universités que nous assor que nous assortissons de deux conditions. D'abord, la réforme des bourses dont on parle beaucoup et et pour laquelle nous ne voyons rien venir et le maintien du budget consacré par
l'État aux établissements universitaires. Les Français sont d'ailleurs ouverts à une évolution des droits d'inscription sous certaines conditions. Ils sont partagés sur des frais d'inscription qui évolueraient en fonction de la nature de la formation suivie. Ils sont ouverts par ailleurs à une évolution de ces frais d'inscription. Je voudrais redonner aussi l'échelle puisqu'on passerait avec les montants que je vous ai donné de frais d'inscription représentant aujourd'hui environ 4 % du coût réel de la formation à des frais d'inscription qui représenteraient 10 % du coût réel. Les 90 % restant donc à la charge des
finances publiques. Nous proposons de lancer enfin un véritable acte 2 de l'autonomie des universités pour leur redonner des marges de manœuvre réelle en matière de gestion de leurs ressources humaines, en matière de patrimoine immobilier, en matière également surtout de définition de détermination de leur capacité d'accueil formation par formation au lieu pour pouvoir recruter les meilleurs au lieu de faire parfois du remplissage capacitaire. Redonner cette autonomie cette autonomie aux universités, c'est aussi leur permettre de s'alléger du sac à dos de l'État les procédures disciplinaires gérées directement par le ministère à l'égard de personnel
administratif des universités. Les nominations des DGS des universités qui sont validées, signé par le ministre de l'enseignement supérieur, la multiplication des indicateurs, le suivi tatillon de l'État, ça n'est plus possible. Nous proposons de mettre à plat la gouvernance de nos établissements pour en faire un vecteur de l'excellence avec des conseils d'administration plus resserrés, une capacité de décision centralisée et des collèges électoraux remodelés. Il s'agit de permettre au conseil d'administration des établissements d'avoir pleinement la main pour élaborer une stratégie d'excellence de
l'université. Et puis je terminerai par l'écho au sondage que j'évoquéis tout à l'heure sur les manifestations, les perturbations au sein de nos établissements. Nous proposons de garantir le débat, le pluralisme à l'université en consacrant le principe de réserve institutionnelle des universités dans la loi. Ce principe qui découle du principe de neutralité du service public de l'enseignement supérieur qui est inscrit dans le code de l'éducation. Nous considérons que l'université n'a pas à descendre dans une arène qui n'est pas la sienne. Elle doit en revanche garantir la qualité du débat, le respect des opinions de chacun avec une programmation pluraliste de conférences qui ne doivent pas être des
meetings politiques. Voilà mesdames et messieurs, les 10 recommandations que formule la commission d'enquête assumer l'excellence pour nos universités françaises. Nous avons trop entendu au cours des auditions les termes de soupap de l'enseignement supérieur, les termes de voiture balais. Nous proposons au travers de nos travaux de mettre un terme à ce gâ humain et social, économique, financier, de lever ces tabous pour permettre à l'université française de renouer avec l'excellence. Nous sommes convaincus que notre université a tout pour réussir. Il lui faut maintenant assumer l'excellence. Je suis évidemment
disponible pour répondre à toutes vos questions. Je voulais remercier en je voulais terminer pardon en remerciant les services de la communication du Sénat qui ont organisé le cadre de nos échanges de ce matin. Merci à tous, je suis à votre écoute. Alors, allez-y monsieur et juste après, prenez le micro si vous voulez. Bonjour Kim Casmi France Culture. Alors, vous estimez qu'il faut de la sélection à l'université. Concrètement, ça veut dire que quelqu'un qui aura un bac pro en MAC techno ne pourrait pas du tout s'inscrire dans Parcours Sud pour aller
à l'université. Il devrait seulement pouvoir s'inscrire qu'en BTS ou qu'en IUT. Ce qu'on souhaite, c'est que les étudiants réussissent. Vous l'avez bien compris au travers de nos travaux. Aujourd'hui, les taux de réussite des élèves qui s'inscrivent à l'université issu de bac professionnel ou de bac technologique sont très faibles. Ils avoisinent les 5 %. Si l'élève, c'est ce que j'ai expliqué, a un projet de formation motivé et c'est formidable à 18 ans d'en avoir un et qui et qu'on estime, ce sont les universitaires qui l'estiment, ce sont les enseignants chercheurs des établissements qui n'a pas les capacités de réussir. L'année de propédotique est là pour les accompagner et leur permettre d'acquérir les prérequis nécessaires. L'objectif c'est soit de
les accompagner vers la réussite, enfin non, l'objectif c'est de les accompagner vers la réussite, en tout cas de ne pas les précipiter dans un échec quasi certain. L'étudiant qui a un projet de formation motivé peut rejoindre cette année de propédotique, mais on ne peut pas se satisfaire aujourd'hui de taux de réussite qui avoisine les 5 %. Monsieur Tom Jacobovic pour AF. J'ai une question simple 5. Pourquoi une commission d'enquête sur ce sujet ? Qu'est-ce qui différencie la démarche d'un rapport d'information par exemple ? Est-ce que vous avez le sentiment d'avoir révélé des choses qui n'étaient peut-être pas su ou d'avoir fait dire des choses qui n'étaient pas explicitement dites ?
On avait surtout besoin d'obtenir un certain nombre d'informations que nous n'arrivions pas à obtenir par ailleurs. Euh donc ça nous a permis de les obtenir et puis de nous rendre au sein des universités pour constater par nous-même. Je l'ai évoqué rapidement, vous savez, on il y a beaucoup aussi de de légendes, il y a beaucoup de choses qui se disent, de rumeurs qui s'entretiennent. Euh on a pu constater, on l'a fait à plusieurs reprises euh en examinant notamment les copies des étudiants de première année, euh les lacunes patentes qui euh ne nous semblent pas permettre la réussite et l'obtention du diplôme de licence. Donc on a pu obtenir grâce à ça un certain nombre de chiffres très précis sur la réussite étudiante dans un certain
nombre de domaines et puis constater par nous-même sur pièce et sur place un certain nombre de difficultés.
Oui, merci. [raclement de gorge] Pardon Romain David pour public Sénat. Je sais pas si vous avez une explication sur le fait que on voit dans d'autres pays que les universités justement sont des filières d'excellence. Je pense aux États-Unis. Je sais pas si on peut parler d'une spécificité pour la France ou c'est pas vraiment le cas. Et surtout, comment est-ce que vous expliquez que chez nous ça soit déplacé euh cette idée d'excellence vers les structures privées ? Euh je rejoins pas l'intégralité de vos propos, mais la question est intéressante. Euh effectivement, c'est Christine Muselin qui disait "Partout dans le monde, les universités sont identifiées
comme des acteurs de l'excellence et ça n'est pas le cas en France." Ça aussi c'était un des objets de nos travaux. On peut sans doute l'expliquer de manière historique. Chaque pays porte son héritage avec historiquement des établissements euh qui se sont constitués avec à leur droite les organismes de recherche, à leur gauche les grandes écoles et ce système biou tricépha dont nous hittons et qui explique sans doute une partie des réalités que vous évoquez. En [grognement] revanche, je ne dirais pas que l'excellence s'est déporté vers le privé. Quand on dit grandes écoles, quand on dit classe préparatoire, on ne
parle pas de formation privée, on parle de formation publique, mais en tout état de cause, le l'excellence au sein de l'université qui n'est pas à elle seule l'enseignement public, l'enseignement supérieur public nous a interrogé. Mais je je tenais à avoir cette nuance-là qui me semble importante.
Bon, bonjour madame Garnier. Juste une question par rapport à à la proposition que vous faites de réserve institutionnelle des universités euh pour garantir le pluralisme si je si je comprends bien que par qui et comment serait garanti ce pluralisme ? Est-ce que il y a vous avez des détails sur la méthode employée pour que l'université ne descende plus dans la reine politique pour reprendre vos propos ? C'est exactement cela. L'objectif c'est que les établissement soi véritablement les gars de ce pluralisme et qu'ils puissent chaque année en faire un bilan dont l'État assurera le voilà le suivi et engagera si nécessaire des procédures disciplinaires si ce pluralisme n'était pas respecté. Vous vous faites bien de poser la question. Je suis allé rapidement sur ce volet là
et ça concerne du coup les enseignants chercheurs, les étudiants, l'établissement en fait la vie de l'établissement. Euh la liberté académique bien sûr ne fait pas débat. Euh elle doit être pleine et entière au sein de nos établissements. Ça concerne la vie de l'établissement, les les conférence accueilli où il s'agit de garantir voilà un pluralisme qui qui est de bonne hygiène euh dans le débat démocratique et qui n'est pas présent aujourd'hui pour euh et qui est qui nous paraît alors qui nous paraît peu trop peu présent aujourd'hui, même si c'est difficile de savoir très précisément. en tout état de cause, on on mesure effectivement parfois une forme de distorsion dans les les acteurs si on ne prend que les personnalités politique qui euh qui euh tiennent conférences ou tiennent
meeting, je ne sais pas ce qu'il faut dire au sein de nos établissements. Euh, j'aimerais bien et ceux qui sont et qui ne sont pas les bienvenus. Oui, allez-y, je vous en prie. Oui, je je voulais comprendre davantage votre positionnement sur le financement des universités. D'une part, vous dites qu'il y a un sous-financement chronique. Alors, même si vous dites que ces dernières années, il y a une hausse continue. Et tout à l'heure, vous dites aussi que la condition pour une hausse des droits d'inscription, c'est le maintien du budget alloué au aux universités. Donc vous vous êtes plutôt favorable pour garantir l'excellence à une hausse des moyens de manière générale à l'université ou plutôt un maintien comme vous l'articulez avec les contraintes budgétaires ?
Alors vous avez entièrement raison. L'objectif c'est de maintenir une stratégie une trajectoire de la subvention pour charge de public stable orientée à la hausse pour la corriger des effets de l'inflation au minimum. Euh si on peut faire davantage, c'est formidable, mais les contraintes budgétaires s'imposent aussi à nous et euh on en connaît les limites. Et en parallèle euh de formuler cette proposition sur la hausse des droits d'inscription qui devra évidemment être à 100 % fléché euh pour vers les établissements pour améliorer la qualité de l'accueil, les équipements, tout cet ensemble de pour pour finalement apporter plus de moyens à nos universités. C'est c'est euh c'est c'est ou c'est je vous remercie de me poser la question pour préciser mon propos parce
que c'est évidemment l'objectif. Il s'agit aucunement que l'un se substitue à l'autre. Et puis ensuite, il y a la question des autres ressources propres qui peuvent être activées par les établissements. Euh il y a la question des appels à projet dont on pourrait reparler. Il y a aussi la question de la formation tout au long de la vie. la formation continue qui est aujourd'hui très largement préamptée là pour le coup par des structures privées euh et à à à mon sens l'université publique a un boulevard aussi devant elle pour s'approprier cette question de la de la formation continue. Ça suppose aussi qu'elle ait davantage la main sur son patrimoine immobilier. Vous voyez, tout ça doit s'articuler intelligemment, mais à l'heure de l'intelligence artificielle
où on nous dit qu'on va changer de métier 3 4 5 peut-être plus euh de fois dans notre vie, cette formation continue. D'abord, c'est un enjeu euh national et les universités sont bien placées pour s'en emparer. Et là aussi, c'est de la ressource supplémentaire. Oui, il est là le micro. Si vous le micro est là. Pardon. Bonjour Jacques Massé, journaliste honoraire et toujours collaborateur du canard enchaîné. Je ne vois pas dans votre mais je trop rapidement parcouru dans votre dans votre travail euh [grognement] un élément concernant la population étudiante et la part d'étudiants salariés surtout dans les trois
premières années euh de la première année à la licence et une éventuelle relation mise en relation avec les études que vous produisez sur l'échec étudiant bien sûr Donc euh, y a-t-il ces chiffres ? Pour aurait-on pu les faire figurer ? Et quelle est votre analyse de la euh la corrélation entre euh la part d'étudiants salariés et la part des échecs entre la première et la l'année des licences ? Alors, je n'ai pas les chiffres. Vous avez raison de souligner ce lien. Euh il a été souligné au cours des auditions hein sur le le la nécessité de d'un travail étudiant et l'impact que ça a sur les les la
réussite étudiante comme d'autres paramètres en fait hein. Je pense par exemple à celui du logement qui a aussi été souligné qui est une vraie problématique notamment depuis parcours sup puisque on a dé territorialisé d'une certaine manière l'accès de nos bâcheliers aux formations du supérieur ce qui est une excellente chose mais ce qui pose aussi par exemple la problématique du logement évidemment que toutes les conditions de fragilité que ce soit mais le travail étudiant en est un exemple mais le logement en est un aussi c'est pour ça qu'on s'est intéressé aussi à la question des conditions de ressources, tout ce qui est extérieur, l'éloignement de la de la famille par exemple, vous voyez qui est aussi un autre critère et qui joue aussi sur les conditions de
réussite de nos étudiants. Donc oui, vous avez raison, il y a plein de conditions exogènes. Euh nous, on s'est concentré sur comment quel est le niveau d'échec, comment est-ce qu'on peut essayer d'accompagner les étudiants vers la réussite, mais il y a évidemment des éléments exogènes qui rentrent en ligne de compte. Vous avez une question en ligne de Marie-Christine Corbier des échos qui vous demande donc dans vos recommandations, vous affirmez qu'il faut, je cite, indiquer le caractère sélectif du master dans la loi. Pouvez-vous me préciser ? Faut-il comprendre que vous souhaitez mettre fin au contrat à l'obtention d'un master après la licence ? Merci pour votre avance. Merci beaucoup. Euh alors effectivement
le le j'ai j'ai compris le euh le master aujourd'hui, l'accès au master est en fait euh tiraillé par deux injonctions contradictoires. Euh la première, le droit à la poursuite d'études et euh et la deuxième le caractère sélectif de l'accès au master auquels sont très attachés les établissements universitaires que nous avons rencontrés. Euh je me souviens d'une donition de Xavier Lerau qui disait "Il y a un moment où de toute façon il faut assumer euh cette sélection pour nos étudiants, sinon c'est le marché du travail qui s'en chargera." Donc il faut mettre fin à cette ambiguité concernant l'accès au master. Mais je voudrais vous donner un chiffre euh sur cette
questionlà. Les étudiants qui sont titulaires d'une licence et qui demandent un master sont un peu plus des deux tiers à en obtenir un. Donc il y a quand même une certes une sélection qui qui est réelle he que je ne conteste pas mais il y a quand même plus des de tiers des étudiants qui obtiennent un master. Par contre, ils ne sont finalement que 55 56 % à s'inscrire effectivement dans un master. Donc, il y a un delta de 10 12 points avec des étudiants qui préfèrent entrer dans la vie active, ne pas prendre le master pour lequel ils ont été reçus et peut-être revenir ultérieurement à la à une formation universitaire. On n' pas non plus parlé
de la délinéarisation des parcours, du fait que euh le parcours très linéaire, une licence en 3 ans, un master en 5 ans est quand même très français. Euh et aujourd'hui avec les allées venues, avec l'évolution du monde de travail, avec l'intelligence artificielle, avec tous ces sujets-là, il faudra aussi qu'on soit capable de prendre en compte cette délinéarisation des parcours, le le mot est un peu est pas très joli. Euh et faciliter en tout cas les allers-retours entre la formation universitaire et et le monde du travail.
Oui, peut-être une dernière question sur votre proposition sur les zones géographiques de provenance des étudiants internationaux. Comment voulez-vous appliquer cette mesure ? vous souhaitez mettre des quotas en fonction des des zones géographiques de provenance ou vous voulez simplement bah que figure dans une stratégie le fait qu'il faut plus accueillir mais que les universités pourront elles-mêmes fixer en toute autonomie leur stratégie. Je vois la malice de la question mais effectivement vous avez raison. On donne la main aux établissements. On souhaite évidemment continuer à le faire sur la question de cet accueil des étudiants internationaux comme sur la question de
l'accueil des étudiants nationaux. Euh je pense qu'en posant, après on peut tout imaginer, mais euh ce que ce que nous ce que nous disons nous, ce que nous posons dans ce ce rapport euh c'est euh d'abord une maîtrise de la langue française qui soit suffisante. Là-dessus, on a de réelles défaillances avec des étudiants. a aussi un président d'université nous nous expliquer euh que le le le manque de maîtrise de la langue française par l'étudiante à laquelle il pensait qui d'ailleurs ess occupait un travail étudiant mais était même bloqué par ça dans dans son absence de maîtrise de la langue française euh est une vraie difficulté. Donc là aussi, on accueille des étudiants, si c'est pour qu'ils
rejoignent des formations en française, ce qui est le cas de l'immense majorité des formations dans nos universités et qu'il ne soit pas capable de la suivre, ça n'est pas la peine. Donc réhausser le niveau de enfin de maîtrise de la langue française pour les étudiants internationaux, réhausser le niveau de ressources également. Alors, vous allez me dire, il l'a été de de 150 € à peu près. On est passé de 625 à 857 euh au 1er août dernier. Euh pour autant euh quand on arrive et qu'on est étudiant en région parisienne, euh on voit bien que le le le coût de la vie à Paris n'est pas le même que si vous rejoignez une université de territoire et tout ça n'est pas pris en compte. Donc augmenter et vérifier le niveau de la langue, augmenter et vérifier le niveau de
ressources. On propose là aussi un dispositif qui permettra de s'assurer que les les les les quelques milliers d'euros alors c'était 7200, ça a dû augmenter un peu depuis le 1er août qu'on demande à l'étudiant de présenter sur son compte bancaire qu'on puisse le mettre sous séquestre comme le fait par exemple l'Allemagne pour s'assurer que cette somme elle est à sa disposition et qu'il pourra l'utiliser au cours de son année universitaire parce que là aussi on a vu, c'est pas le cœur de notre commission d'enquête mais on a entendu des des univers universitaire nous dire que certains réseaux reprennent cette somme aux étudiants une fois qu'ils ont présenté le compte bancaire rempli suffisamment et qu'ensuite les jeunes doivent travailler sont précarisés
parfois n'ont même plus les moyens de suivre la formation pour laquelle ils s'étaient inscrits. Donc déjà commençons par le commencement, commençons par ça et et on aura déjà je pense avancer ce sujet parce qu'on précipite nos jeunes dans la précarité et dans l'échec. Mais alors du coup quand pourquoi la mention des des zones géographiques ? Est-ce que est-ce que ça suffisait pas de dire voilà conditions de ressources euh et niveau de français [raclement de gorge] ? Bah c'est-à-dire que si on veut être une université qui rayonne au niveau international, il faut qu'on soit capable d'attirer des étudiants et notamment des étudiants non francophones. les étudiants d'Afrique de et de enfin du Maghreb et d'Afrique sub-saharienne sont souvent, pas
toujours, mais souvent euh un peu francophone, hein, on vient de l'évoquer. Et donc euh il y a il y a ce lien historique, on parlait tout à l'heure de de l'héritage. Euh oui, mais si on veut rayonner, il faut qu'on aille chercher, enfin, il se passe quand même deux trois choses actuellement en Asie. On peut pas se contenter de de d'à peine 10 % des étudiants ou je crois que c'est 13 % qui viennent d'Asie et d'Océanie. Si on veut rayonner au niveau international, c'est aussi l'enjeu et une une des des missions en tout cas qui qui occupe nos universités sur le volet de la recherche. Il faut vraiment qu'on puisse aller chercher des étudiants, les meilleurs étudiants et partout dans le monde. Merci beaucoup.
Pierre Ouzoulias