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interview28 minutes - ARTE· 24 octobre 2025 46 min

IA, Macron et la réforme des retraites, incarcération de Sarkozy… : Le Club | 28 minutes | ARTE

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonsoir et bienvenue. Et oui, c'est encore nous. Je suis très heureux de vous retrouver pour ce club de 28 minutes.

Ce soir, encore quelques invités de choix triés sur le volet. Historiens, journalistes, essayistes et dessinateurs vont se pencher sur l'actualité de la semaine. Au minut ce soir, le Premier ministre Sébastien Lecnu a bel et bien promis aux socialistes la suspension de la réforme des retraites pour échapper à la censure.

Mais Emmanuel Macron n'a pas entendu la même chose. Le premier ministre a fait un choix pour apaiser le débat actuel qui a consisté à proposer le décalage d'une échéance. Je le dis ici parce que c'est ni ça n'est ni l'abrogation ni la suspension.

Alors, pourquoi le chef de l'État fragilise-t-il ainsi son premier ministre qui a même dû le corriger ? Veut-il faire capoter la discussion parlementaire ? On en débattra.

Notre invité de la semaine nous emmènera à Venise au 18e siècle pour dire au revoir à un grand séducteur légendaire, Ciao Casanova. C'est le titre de l'opérafil jouissif créé par Solry, ex violoniste virtuose reconvertie suite à un accident en chef d'orchestre. Et en fin d'émission, nous retrouverons l'histoire de la semaine de Frédéric Pomier, celle d'une femme séquestrée pendant 5 ans en Loiratlantique et qui vient d'échapper rassé bourreau.

Voilà donc le programme du club de 28 minutes. C'est parti. Bonsoir Natacha Triou.

Bonsoir. Ravi de vous retrouver Natacha. Merci.

Et Frédéric 16 bien sûr. Bienvenue à vous Frédéric. Bienvenue à tous les deux les amis et voici donc nos nos clubistes, notre trio magique de ce soir.

Euh bonsoir Raphael Dan. Bonsoir. Bienvenue à vous.

Vous êtes essayiste ancien ou fonctionnaire et vous venez de publier aux éditions, aux excellentes éditions Passé Composé faire de la France une démocratie. Absolument. À vos côtés Catherine Tricot.

Bonsoir Catherine directrice de la revue Regard dont la une du dernier numéro s'affiche à l'écran. Non. Pascal Blancard.

Et oui de retour vous est reconnu. Bienvenue à vous. Pascal toujours historien.

Bien sûr. Et alors là à ma grande surprise, je vois un nouveau titre apparaître dans votre bibliographie. Un livre coécrit avec Benjamin Stora.

Quelle belle compagnie. Doit-on s'excuser de la colonisation par aux éditions des clés de Brouer ? Bienvenue à vous Pascal.

C'est toujours un plaisir de vous accueillir et au pupitre notre ami Éric Tru. Bonsoir à nous. Salut, bienvenue dessinateur de presse bien sûr et membre de Cartooning for Peace. tout de suite Frédéric la première actualité de la semaine c'est lesessort de l'intelligence artificielle qui suscite l'inquiétude.

Oui. Et d'ailleurs la télévision britannique qui a consacré tout récemment une soirée spéciale un documentaire sur Channel Four lundi dernier. Documentaire présenté par la journaliste Aicha Gaban.

Et durant tout ce documentaire, la journaliste a listé les les dangers, les défis posés par l'intelligence artificielle et à la fin de l'émission, elle a livré cette confidence aux téléspectateurs. Voilà, une fausse présentatrice entièrement virtuelle. On en vient presque à douter.

C'est bien vous Renault ? Oui, c'est bien. C'est je ne sais plus.

Vous savez, moi-même je doute. Je doute. Alors, la chaîne Channel 4, en fait par ce stratagème a voulu illustrer, je cite, le potentiel perturbateur de l'intelligence artificielle, journaliste mais aussi artiste, architecte, comptable, traducteur, lia, peut-elle, va-t-elle vraiment remplacer des des millions d'emplois dans le secteur tertiaire ?

Catherine Tricot, ce risque vous vous inquiète ? Ah là c'était flippant quand même hein. Non je de réalisme voulais dire.

Ah oui tout à fait. C'estàd que franchement je savais que vous alliez parler de cela et je m'y attendait pas. Alors je crois que ça va modifier profondément les métiers.

Moi je suis architecte. Je ne crois pas que ça va modifier le mien. Ça va transformer la manière de faire mais je pense que le le la singularité du métier d'architect d'avoir un bâtiment dans un endroit en particulier.

Ça ça peut pas être complètement effacé par une puisque'à chaque fois il faut réinventer une situation singulière. Donc je crois que LIA va modifier des choses. C'est un c'est un outil extrêmement puissant.

C'est même un outil de la puissance du 21e siècle. Euh mais je pense que euh ça changera pas tous les métiers et que l'enjeu c'est quand même de savoir comment on va les changer, qui va en décider et qu'est-ce qu'on va faire des gains de productivité qui vont résulter. Mais vous Raphaël Don, ça vous fait pas peur l'a vous avez d'ailleurs coécrit un livre Si Rome n'avait pas chuté, je crois.

Je m'étais autemplacé. J'avais pris les doc. Voilà.

Vous avez coécrit ce livre avec Lia. Oui, c'est ça. Alors, c'était en 2023 donc c'est presque la préhistoire maintenant de l'a général. un outil comme un autre à vos yeux, c'est un outil comme un autre mais extrêmement puissant quand même.

Donc moi je pense qu'effectivement il y a des métiers qui vont se faire remplacer assez vite en tout cas trop vite pour qu'on puisse former progressivement les gens pour trouver comment on fait pour écrire un livre avec UNIA en fait parce que vous l'avez cigné ce livre en sign c'est un peu pyramidal en fait parce que un des problèmes des modèles d' actuel c'est qu'ils peuvent pas faire un livre entier en un seul coup il y a des problèmes de disons de mémoire pour aller vite. Et donc on est obligé de le faire par petit bout, ce qui demande de garder la cohérence en restant assez vigilant aux différentes générations qu'on fait. Donc pour l'instant, ça demande un travail assez manuel.

Donc effectivement, c'était un travail disons chirurgical et qui demandait mon input à moi. Mais il y a quand même plein de tâches au sein de beaucoup de métiers qui vont pouvoir être automatisés de bout en bout comme on a automatisé des métiers manuels lors de la révolution industrielle. Mais les droit les droits d'auteur c'était pour vous, c'était pas pour l'in d'ailleurs le métier d'historien Pascal Blanchard, vous avez pas peur d'être remplacé par Lia ?

C'est déjà le cas. C'est déjà le cas parce que aujourd'hui vous le voyez quand vous avez des étudiants, la plupart des dossiers qui vous sont remis sont faits sur et au fait vous devez non plus maintenant analyser le savoir mais vous devez analyser la manière dont le savoir est redistribuée par l'étudiant quand il vous remet une copie. Vous le savez sur beaucoup de sujets la préparation des thèmes maintenant ça devient de plus en plus courant d'avoir un travail qui est fait en amont notamment sur les sources.

Tout le sourcing n'est plus fait par l'historien en lui-même. Il est déjà de plus en plus on y est monté. il est fait maintenant, il est préparé au niveau des dossiers.

Là, l'écriture, c'est encore autre chose. On commence à avoir un tâtonnement, on le voit sur certains sujets assez peu encore puisque vous l'avez dit, il y a besoin de se différencier par rapport aux travaux qui ont été faits avant et on sait que les collègues et qu'il y a encore une critique qui va être faite que le produit n'aura pas été fait par l'historien en tant que tel ou l'historienne. Donc là, il va encore y avoir une hésitation parce qu'on attend quand même une forme d'originalité dans le travail proposé.

Mais alors au niveau des articles, au niveau des cours, au niveau des copies, tout ce domaine là qui est autour de l'histoire, mais bien entendu, c'est déjà le cas. Pourquoi ? Parce que c'est un empilement de savoir que vous pouvez regrouper, certes sélectionner à l'intérieur, mais ça on est tout à fait capable de demander à Lil d'être extrêmement pointu dessus et de développer plus ou moins un point à un autre et surtout d'aller chercher des sources dans d'autres langues, ce que ne font pas forcément tous les historiens de parler 8 9 10 15 langues.

Donc il y a meilleur indirectement qu'un historien est plus rapide. Alors c'était vous parce que c'était un peu long. Le secteur de la le secteur de la technologie essaie de contrebalancer le pessimisme qu'on peut avoir sur l'emploi.

Je voudrais vous soumettre cette citation de l'ancienne dirigeante d'IBM, grande entreprise de l'informatique évidemment. Elle dit "Lia, l'intelligence artificielle ne remplacera pas les humains mais ceux qui l'utilisent LIA remplaceront ceux qui ne l'utilisent pas." Raphaël Doran, qu'est-ce que vous en dites ?

Alors, c'est peut-être vrai en partie, mais surtout ce qu'il faut garder en tête pour ne pas être trop pessimiste, c'est que quand on remplace un métier, en fait, on devient tous plus riches collectivement. C'est quand même comme ça que s'est produit euh la révolution industrielle. C'est qu'en fait quand on remplace un métier, c'est qu'on l'automatise, on le robotise et c'est plutôt mieux.

En fait, par exemple, les machines à tisser qui sont apparues, ont provoqué des révoltes, des tisserans à l'époque, mais ça a créé aussi d'autres emplois. Et en fait aujourd'hui évidemment on n'envisage pas de le faire à la main quoi. Et et ce sera pareil probablement pour des tâches.

La différence c'est que c'est des tâches aujourd'hui qui sont cognitives, qui sont intellectuelles. Donc on on a un peu l'impression que c'est bizarre de de d'automatiser ça. Mais peut-être que dans 50 ans, ça nous paraîtra normal.

Catherine Tricot plus riche collectivement mais pas tout le monde quand même. Alors c'est ça c'est déjà le qui va bénéficier de ce gain de productivité, c'est quand même une question tout à fait décisive et par ailleurs il y a quand même beaucoup de métiers qui sont des métiers relationnels et qui ne vont pas être remplacés par l'IA et des métiers même de fabrication. Je veux dire avant que quelqu'un que Nia fabrique la route va y avoir un ça viendra aussi ou là alors là sur les tunnels, c'est déjà le cas pour la construction des tunnel en grande non c'est des robots c'était c'est pas des pe on a déjà des machines qui décuplent notre force mais je veux dire pour l'instant on continue de construire de bâtir et en tout cas de se de soigner de s'occuper des gens par des personnes et pas des IA peuvent avoir des des appuis mais le reste de l'interaction humaine restera humaine.

On va avancer. Désolé Pascal de de vous brimer. C'était un peu long mais c'était vraiment passionnant vraiment.

Lia, c'est pas si facile que ça à utiliser pour les journalistes, n'est-ce pas Éric ? Absolument. Je me suis focalisé moi sur le champ médiatique qui nous intéresse tous ici avec des dangers de Lia et Lia peut bugger.

Euh et vous comment ça va ? J'ai un second dessin toujours sur la trouve plus fort que Lia. Vous avez trouvé plus fort que Lia, c'est ça ?

Alors, j'ai trouvé une solution ou en tout cas quelque chose qui peut nous rassurer. On aura toujours des humains en 2030 ou en 2080 pour présenter nos émissions. Je crois reconnaître Michel Drucker.

Merci Éric. Frédéric, votre duel de la semaine. Maintenant, il a trait à l'indépendance de la justice.

Oui, Renault à ma gauche, Gérald Darmanin, 43 ans le ministre de la justice. À ma droite, Remy Aides, 61 ans. C'est l'un des plus hauts magistrats français.

Il est procureur général près la Cour de cassation. Alors, ce duel prend sa source avec cet événement historique, l'incarcération d'un ancien président de la République. Nicolas Sarkozi est détenu depuis mardi à la prison de la santé à Paris, placé à l'isolement.

L'ancien chef de l'État condamné pour association de malfaiteurs dans le dossier des des financements libiens, il a fait appel et un nouveau procès bien sûr est prévu. Entre-temps, Nicolas Sarkozi va avoir de la visite, celle précisément du garde des saut. Il l'a annoncé en début de semaine mais j'irai voir les les deux tenu en général et Nicolas Sarkozi pour m'assurer de sa sécurité.

Évidemment, c'est mon rôle qui comprendrait que le garde des saut ne s'inquiète pas de la détention d'un ancien président de la République comme de n'importe quel autre détenu. Alors, est-ce bien le rôle de Gérald Darmanin de de rendre visite comme ça à Nicolas Sarkozy pour lequel d'ailleurs il n'a jamais caché son amitié personnelle, son affection, n'y a-t-il pas le risque que cette visite soit perçue comme un désaveux pour les juges qui ont condamné Nicolas Sarkozy, voire comme une pression pour les magistrats qui vont juger en appel l'ancien président de la République ? La crainte de Remy le procureur général près la Courte cassation insiste sur le besoin de sérénité judiciaire dans ce dossier.

Il y a un risque en effet qu'une telle visite soit ressentie par les magistrats et soit et c'est important soit perçu par l'opinion comme une forme d'obstacle finalement à cette sérénité recherchée. Je ne parle pas de désaveux, je parle de risque donc d'atteinte à l'indépendance des magistrats. Alors évidemment, cette controverse a pris un tour politique à l'Assemblée nationale avec cette passe d'arme entre la gauche et Gérald Darmanin.

Monsieur le Gardessau, vous êtes décidément bien macroniste. On vous reconnaît bien là. Le en même temps appliqué à Nicolas SarkoZi, on ne peut pas glorifier bas d'Inter et piétiner, tergiverser avec l'état de droit la semaine suivante.

Il est tout à fait normal que dans la séparation des pouvoirs, l'exécutif ou le législatif vient voir ce qui se passe en prison. Vous ne vous en privez pas d'ailleurs. Votre groupe qui a qu'un groupe de France insoumise a visité plus de 10 fois monsieur George Ibrahim Abdallah condamné définitivement pour crime à perpétuité pour assassinat.

Alors dans ce duel, il y a en théorie un arbitre. Le garant de l'indépendance de la justice dans la Constitution, c'est le président de la République, Emmanuel Macron, qui a d'ailleurs reçu récemment Nicolas Sarkozi avant qu'il parte en détention. Raphaël Doan en raison du statut de Nicolas Sarkozi ancien président de la République, c'est normal qu'il bénéficie, j'allais dire autant d'égard d'attention de la part de l'exécutif actuel.

Ça dépend ce qu'on appelle normal. Je trouve ça c'est évidemment pas un détenu comme les autres au sens objectif du terme. C'est évidemment oui, c'est un premier une première historique.

C'est le premier ancien président de la République qui va en détention. Donc c'est pas un détenu normal de ce point de vue-là. Après, est-ce que le garde des saut était obligé d'aller le voir ?

Évidemment non. Est-ce qu'elle a le droit d'aller le voir ? Je trouve que oui, enfin il peut y aller s'il veut euh mais sur la pression sur la magie et la pression, je trouve que la la séparation des pouvoirs, ça va un peu dans les deux sens.

C'estd que il y a une sorte de peut-être que Gerald Darman aurait dû attendre un peu, peut-être que bon mais en même temps de l'autre côté aussi, on peut attendre des magistrats qui disent pas non plus aux politiques quoi faire. Il a le droit de le faire en tant que garde des sauts. Est-ce que c'est le rôle des magistrats de dire qu'il devrait pas le faire ?

Je suis pas sûr. Pascal Blanchard. Euh, ça dépend avec quel statut il y va.

En fait, je crois que le syndical de la magistrature a été très très clair. S'il y va en tant qu'am en étant en l'explicitant de manière extrêmement clairire qu'il n'y va pas en tant que ministre de la justice garder saut, pourquoi pas ? Ça me dérange un peu, c'est un peu limite mais pourquoi pas ?

Mais à partir du moment où il garde une ambiguité de son statut avec la manière dont il va aller en prison, oui, c'était pas d'ambigé. Il dit "J'y vais en tant que ministre à m'assurer des conditions". C'est là où je trouve que c'est anormal.

Je trouve que là ça ne se fait pas dans le cas d'une procédure qui a lieu. En plus, j'imagine même pas l'ambiance qui va y avoir avec à la santé. Enfin si on imagine la situation, on a vu déjà l'arrivée de Nicolas Sarkozi la pagaille que ça a créé colibé de la part d'autres exactement et pas que des colibés des problèmes que plusieurs détenus sont poursuivis et autres donc cit là la situation va être terrible et par définition elle va déstabiliser à la fois l'univers pénitentier elle va déstabiliser la justice et potentiellement il y a pas de neutralité ça ne se fait pas dites-vous sauf que Manin dit que le garde des sauts peut et va d'ailleurs et lui-même dit qu'il le fait de temps en temps en prison s'assurer de la condition de sécurité de tel ou tel détenu c'estd que là il il peut le faire ça peut être dans ses fonctions mais il n'aurait pas dû faire savoir Catherine Tricot.

Bah c'està dire que en effet il peut le faire c'est dans son dans ses attributions personne ne croit qu'il va vérifier que Nicolas Sarkozy est protégé. On sait très bien que même si c'est un enjeu aussi la protection d'é mais c'est déjà c'est déjà réglé. Je veux dire, on n'attend pas la voà ça déjà c'est déjà l'objet d'une très grosse polémique parce que les agents de de la pénitentiaire disent c'est notre métier, on est capable de le faire, pourquoi est-ce que on amène des policiers extérieurs ?

Donc premier problème ça peut-être aussi matière que l'état des souvenirs, on souvient de Yvan Colona qui a été tué en prison justement malgré les conditions était pas il était pas en détisement dans un quartier d'isolement comme les Nicolas Sarkozi qui est tout seul qui ne rencontre aucun détenu ni quand il rentre ni quand il sort de sa de sa cellule. Donc ce n'est pas la vraie raison. Il ne va pas, pour s'assurer, il va faire un geste politique qui est un geste de soutien à l'ancien président qui est présumé innocent mais c'est évidemment une manière de prendre partie dans l'appel qu'il va qu'il va interjeter.

Il me semble Catherine Tricot qui tru pense à peu près comme vous. Euh à peu près. J'ai réinventé pour le coup la devise qui sur le fronton de la de la présente de la santé liberté, impunité, complicité.

C'est l'heure de la une internationale. C'était hier à la une du quotidien britannique The Independent, le cafouillage des Small Boats. Un migrant qui avait été expulsé du Royaume-Uni vers la France dans le cadre de l'accord dit du 1 pour un conclu entre les deux pays, a de nouveau rejoint l'Angleterre en traversant la Manche sur une embarcation de de fortune.

Cet accord qui, rappelons-le, consiste à renvoyer en France des migrants arrivés au Royaume-Uni par bateau en échange de l'accueil par Londres de migrants qui se trouvent en France était pourtant censé décourager la traversée des clandestins. Depuis le début de l'année, près de 37000 personnes ont déjà fait cette traversée, soit davantage qu'en 2024. Alors, faut-il Pascal Blanchard malgré tout maintenir cet accord ou le réformer ou réformer l'accueil des migrants entre le Royaume-Uni et la France ?

Il y a aucun rapport entre cet accord et quelque part la volonté de celui qui est de l'autre côté de la Manche de traverser. C'estàd ce serait d'imaginer que parce que vous renvoyez quelqu'un à mi-parcours d'un cheminement qui le sien, il arrêterait de vouloir arriver en Angleterre. Pas du tout.

Les gens p envoyer 10 fois quelqu'un. On l'a vu à travers le Sahara, on l'a vu à travers le Sahel, on l'a vu à travers la Libye, on travers la Méditerranée. Quand vous êtes empêché, vous recommencez.

Donc il ne faut pas réguler les flux migratoires. Si vous entend l'accord, vous avez fait un lien de causalité entre l'accord un pour un. C'est un constat sur le fait que vous et le fait que quelqu'un renvoyé aurait envie de passer.

Bah quelqu'un que vous renvoyez qui a peut-être passé 2 ans ou 3 ans de sa vie pour arriver là ne va pas repartir dans son pays ou rester en France. En plus, les arguments de dire que actuellement à la frontière, on le sait tous, la situation est terrible pour les migrants puisque vous avez des mafias qui quelque part de cette manière sont essaie de gagner de l'argent avec les ransonne ou du moins mettre une pression absolue. La situation, elle est intenable.

Entre prendre le risque de mourir en traversant à ce moment-là la Manche ou rester en France, bah oui, ils prennent le risque. Mais je crois que je ferai pas de lien de causalité avec des solutions qui peuvent être trouvées justement interfontières. D'ailleurs, Raphaël Don, depuis des années, les autorités ont ont pris des mesures de sécurité.

On a grillagé notamment l'accès au tunnel de la manche où passe les camions, passe l'Eurostar. Il y a donc depuis ces ces bateaux qui qui prennent la mer. Est-ce qu'il y a des solutions selon vous face à ce problème qui semble effectivement ne jamais se tari ?

Al d'abord c'est un problème qui ne concerne pas que la Manche et la frontière entre l'Angleterre et la France. Je me souviens d'un fonctionnaire qui me racontait qu'il raccagnait à l'aéroport un étranger qui était comme on dit du c'estàd mis sous procédur du blin pour renvoyer dans un autre pays européen où il est censé faire examiner sa demande d'asile. Et le la personne en question est en train de réserver son blablacar pour revenir le lendemain en France.

Évidment, c'est possible. Enfin, rien n'empêche matériellement de le faire. Donc, on voit que le je pense que focaliser sur la pour la maîtrise de l'immigration sur seulement les frontières, c'est quelque chose qui est un peu donc ça doit être en fait pris dans son ensemble avec aussi tout le parcours de séjour ensuite parce que c'est là où après ça peut avoir du sens si on prend en compte à la fois l'entrée, mais ensuite les possibilités de séjour.

Et tant qu'on pense que par exemple, si je traverse la manche et que je prends des risques, je vais à la fin gagner quelque chose de stable, évidemment, on est tenté de le faire. Mais de sur de surcroire Raphaël euh vu du côté britannique en tout cas cette question migratoire a été l'un des principaux motifs du vote en faveur du Brexit. Oui.

Justement ça a été un des votes un des facteurs principaux du Brexit, le vote contre l'immigration qui était plutôt européenne à l'époque. Et ce qui a le seul truc qui a changé en fait dans la politique britannique depuis notamment à partir de Bis Johnson, c'est que l'immigration n'est plus vraiment européenne, elle est plutôt extraeuropéenne et on voit à quel point d'ailleurs ça fait des remous politiques euro-mis en ce moment. Un dessin d'Éric Truan.

Oui. Ben écoutez, ce deal ressemble de plus en plus à une partie de poker, de jeux de famille, de cartes, de Pokémon entre les deux entre les deux nations. On voit là Macron et Starmer qui s'échangent des des migrantes.

Merci Éric. Frédéric, l'autre actualité de la semaine en France en tout cas, c'est le trouble semé par Emmanuel Macron au sujet de la suspension de la réforme des retraites. Oui, trouble semé par une seule phrase hein du président de la République.

Ce n'est ni l'abrogation ni la suspension de cette réforme. Suspension, c'est pourtant le mot qu'avait utilisé le Premier ministre Sébastien Lecornu devant l'Assemblée nationale pour éviter la censure de son gouvernement. Alors cette déclaration d'Emmanuel Macron, elle a réjoui Mathilde Panot, ce n'est pas si courant, la chef de fil des insoumis qui estime que le président a dévoilé l'arnaque.

Les insoumis qui en veulent toujours bien sûr au socialistes d'avoir entre guillemets pactisé avec le le gouvernement de Sébastien Lecnu. Catherine Tricot, pourquoi le président de la République selon vous a-t-il relancé ainsi cette polémique et de fait fragiliser son premier ministre ? Ben je ne sais pas s'il l'a fragilisé en fait parce que le gouvernement le Cornu ne tient que s'il est euh d'une part euh soutenu par les LR et les Macroniste, enfin le bloc central dans son entier et l'abstention des socialistes.

C'est ça la condition. Donc il se répartissent les rôles. Bah c'est-à-dire que actuellement euh du côté des LR notamment, ben ça chouine beaucoup.

Il menace de ne pas voter et puis même du côté des Macronistes, ça passe pas facilement. Donc là, Emmanuel Macron, il leur dit "Oh, attendez les gars, on se calme, c'est pas si grave, on suspend simplement pour un an." Raphaël Doan, comment vous avez compris vous euh ce qui semble être un quak en tout cas deux mots différents au sein du même exécutif ?

Mais le Macron, on lui parle de décalage, rappelons-le. Oui, c'est ça. Oui.

Bon, ça peut jouer sur les mots, hein. C'est comme ce n'est ce n'est pas un échec, ce n'a pas été un succès. Voilà, ça n'a pas marché.

Voilà, c'est quand même vraiment une question de vocabulaire parce que dans la pratique, ça ressemble à une suspension sous condition, disons. Voilà. Et alors, pourquoi se tirer une balle dans le pied comme ça ?

Finalement, je pense qu'il pense d'abord à sa stature historique. Il veut savoir, il veut se dire que il restera quelque chose de son second mandat quoi qu'il arrive. Il espère cela en tout cas.

Euh c'est même pas sûr. Donc d'ailleurs, c'est pas non plus enfin on sait que cette réforme là ne suffirait même pas forcément dans les années à venir. Donc il essaie de de garder quelque chose, sauver quelque chose de son mandat.

Je pense qu'il a pris acte maintenant que il pourrait plus faire de nouvelles réformes d'ici 2027. C'est ça Pascal Blanchard. En fait la réforme des retraites, c'est le totem de Macron vu par Macron.

Je suis pas sûr que chez les Français aujourd'hui, y compris même chez ces électeurs, ce soit le seul élément qui fait le bilan du macronisme ou le bilan du second mandat. Pas du tout. Pour lui, oui, de sa tour d'ivoire, il a ce sentiment que si cette réforme tombe, quelque part, son second mandat n'aurait plus de destin.

Je pense que c'est une vision très nombriliste de quelqu'un qui est complètement refermé dans son palais et qui n'a plus du tout de vision globale de ce qu'est la société française et des enjeux bien plus nombreux aujourd'hui en France. Ce n'est pas le seul sujet qui fait vivre la nation. En tout cas, cette suspension, ce décalage, quel que soit la façon dont on l'appelle, ça a un coûp forcément faut trouver de l'argent.

Oui, c'est un manque à gagner bien sûr pour les pour les caisses publque. Il sera compensé par une hausse de la taxe sur les mutuels, a-ton appris auprès du gouvernement et par une moins bonne revalorisation des pensions de de retraite. Dans le projet de budget par ailleurs, figure toujours les franchises médicales, on les avait presque un peu oublié.

Et l'année blanche, on en avait beaucoup parlé. Marine Le Pen, la chef de fil du RN à l'Assemblée nationale, exclut de voter ce projet de budget. Est-ce que nous allons voter pour une aggravation de 20 milliards d'impôts supplémentaires pour protéger sa suspension ?

Il n'en est pas question. Il y a une autre solution encore une fois qui est de faire des économies sur le train de vie de l'État. Pascal Blanchard, cette suspension de la réforme qui doit la payer ?

Alors la question déjà c'est la suspension de la réforme vient de parler entre nous de combien de temps elle va durer ? que son coût va être aussi lié à la durée. Est-ce que c'est jusqu'à l'élection présidentielle et on se pose la question jusqu'à la présidentielle ?

Après, on voit comment elle va être pensée dans le devenir poste 202. Le gouvernement chiffre ça à 100 millions pour l'année 2026 et 1,4 milliards pour l'année 2027. C'est une une estimation qui a été revue à la baisse.

Si on reste sur ces chiffres de 100 millions, on peut très bien imaginer qu'une surcôte par exemple sur les mutuels ou une surcôte sur un impôt des entreprises peut très bien payer cette différence puisque ce sera en fin de compte un impôt datant de la décision de 2027. La question c'est si on doit travailler sur un ton plus long de qui va payer. Est-ce que là en gros pour faire simple répond à tout ce on trouve une solution temporaire pour une suspension temporaire avec une décision qui sera politique en 2027 pourquoi pas une surtaxe sur les mutuels ou les entreprises et dans l'autre cas est-ce qu'on réfléchit pas une solution sur le très long terme cette fois-ci de comment on va y répondre et les retraités on voit qu'au cœur de l'argumentaire de de Marine Le Pen et c'est pas la seule d'ailleurs aussi à droite aussi à gauche aussi d'ailleurs on n'a pas tellement envie de solliciter les retraités de sous-indexer éventuellement l'évolution de leur niveau de pension de cette pension soit ne soit plus indexée à l'inflation pour les faire participer à cet effort.

Ah ben je pense que c'est un enjeu fondamental. C'estàdire qu'en fait le discours le débat et la confrontation c'est est-ce que nous sommes capables de continuer de d'avoir des systèmes un système de retraite qui fasse vivre correctement les retraités ? Oui ou non ?

Et là en ce moment le finalement ce que le gouvernement fait comme pédagogie c'est non. c'est il fait il fait il passe à la caisse tout le monde va passer à la caisse pour payer c'est c'est une vraiment c'est une pédagogie de l'impossibilité de faire ce que demande la gauche c'est-à-dire le maintien à 62 ans voire à 60 ans la la retraite. Ce que les Français demandent c'est qu'on cotise davantage pour les retraites et ça c'est majoritaire chez les Français notamment ceux qui travaillent et ça ce n'est pas proposé et ça a toujours été refusé par Emmanuel Macron et le gouver les différents gouvernements.

Dans ce débat, il y a cette date qui revient toujours 2027. Raphaël Doan, ça doit être vraiment l'une des questions centrales du futur débat présidentiel, les retraites. Je pense c'est une des questions centrales.

Ouais. Parce que là, il y a vraiment un problème, c'est quand on veut si on veut que les gens partent plutôt à la retraite ou qui ne partent pas plus tard, ça veut dire qu'en fait, on fait plus de retraités et moins d'actifs. Donc évidemment, ça veut dire faire payer plus d'actifs pour payer plus de retraités.

C'est quand même enfin moins d'actifs, on payer plus de retraités et ça devient un vrai problème au fur et à mesure. On connaît les questions de de vieillissement démographique, de baisse de la natalité. On est aujourd'hui à moins de deux actifs pour retraiter alors qu'on était encore à quatre actifs.

Voà quand mme le système avait été pensé. Il y avait une archive qui était ressorti il y a pas longtemps de Michel Debré dans les années 70 qui expliquait qu'à un moment le système allait avoir ce problème là à cause de la baisse de la natalité. De fait on y est et comme on n pas à court terme de de solution pour la baisse de la natalité on va forcément avoir de nouveau à se poser la question des retraites.

C'est c'est évident. On tout à l'heure on a parlé de l'IA. On a dit que ça allait faire un gain de productivité.

Pourquoi est-ce qu'on introduit pas dans notre réflexion sur les retraites la question de la répartition de la productivité qui va augmenter ? Or, enfin, je veux dire, c'est quand même une bonne question. On nous on nous assomme et on nous intimide avec cette idée de moins de de salariés pour payer les retraités.

Mais si on produit plus à moins, bah on peut payer des retraités. D'ailleurs, c'est ce qui s'est passé jusque jusqu'à présent. Donc je ne vois pas pourquoi on n'accepterait pas que 15 % aujourd'hui c'est 14 % de nos cotisations pour les retraites et l'idée ce serait de passer à 15 %.

Franchement, c'est plébiscité par les 14 % pardon 14 % du PIB français est consacré à aux retraites ce qui est plus que dans les autres pays hein. C'est ça. C'est plus mais ça tombe bien parce que du coup on n'est pas obligé quand on a 70 ans de continuer de travailler pour aller laver les carreaux porter le journal aux voisins mais ça très longement sur la compétitivité des entreprises françaises.

Ben ça je ne sais pas, je crois pas que ce soit ça qui bah c'est vous qui le dites. Moi je pense le contraire. Un dessin d'Éric Truan.

Oui. Alors Catherine, il faudra bien des gens pour laver les carreaux de ce centre Pompidou. Vous voyez à l'écran là qui et peut-être ce que cherche le président Macron laisser une trace dans l'histoire.

Vous voyez des les tunnels 64 ans, born Barnier Baouure Merci Éric. C'est vrai que les travaux de ton pilot vont durer un petit moment là d'ailleurs sont merci Éric. Natacha, voici maintenant votre pointcom de la semaine.

Ce soir, ce pointcom, c'est Donald Trump, chef de chantier à la Maison Blanche. Oui, l'ex mania de l'immobilier se lance dans un projet d'envergure inédite. Environ 250 millions de dollars, 216 millions d'euros pour faire construire une salle de balles sur l'ail est, une salle de fête pour accueillir 1000 personnes qui plus grande qu'un terrain de foot avec ses 8000 m².

C'est très grand, ça n'a pas échappé à cette internaute. Attendez, cette stupide salle de balle va être plus grande que la Maison Blanche elle-même. Alors, c'est vrai que la résidence exécutive mesure 5200 m².

Les travaux qui ne sont pas validés par voie procédurale classique ont donc débuté. Dans un contexte de shutdown et de crise budgétaire. Les images de Tractopel déployé sur le monument historique font grincer les démocrates.

Gavin Newon, le gouverneur de de Californie, il voit l'allégorie de la destruction des États-Unis. Il met en pièce la Maison Blanche comme il met en pièce la Constitution américaine. Du côté des pro Trump, le podcaster Antonia Comya lui minimise ce qui se passe réellement à la Maison Blanche versus ce que la gauche mentalement perturbée croit qu'il se passe.

Bon alors en attendant certains ont remis à jour leur maison blanche LEGO, d'autres ont imaginé des versions de la Maison Blanche plus fidèle au président comme un palais présidentiel fast food ou même une tour Trump tout en or. Oui, parce que ce qu'on reproche à Donald Trump, c'est aussi d'apposer sa marque sur un édifice public, hein. Et ben oui, parce que c'est vrai que Donald Trump relook complètement le monument à son image, même l'historique Jackson Magnolia, l'arbre millénaire qui a été déraciné pour être remplacé par le magaia. comme on peut le voir sur cette vidéo qu'il a posté sur son compte officiel et la fascination du milliardaire pour l'or est connue.

C'est ce que soulligne ce poste. Trump brandit des rendus de sa nouvelle salle de balle qui semble être entièrement dorée. Alors comme pour les modifications qu'il avait apporté au bureau oval, on y voit beaucoup de dorure, beaucoup de moulures, des grands lustres, ce qui peut évoquer Versailles ou même le bal du palais d'hiver d'Etsar Russe.

C'est une architecture de l'ancien régime qui est inspiré à Harry Knir cette vidéo intégralement réalisée par Lia, on y revient et qui est depuis devenu virale. C'est la Maga Balroom. Alors, c'est vrai que Donald Trump avait été fasciné par sa visite à Versailles et récemment à sa visite au château de Winstor Pascal Blanc Blanchard, est-ce que ces chantiers XXL ça traduit la fascination de Trump pour la monarchie ?

Ça un pour la monarchie, en tout cas pour ce qui brille, on le sait déjà avec la manière où il a redoré son bureau. C'est c'est une manière aussi de montrer qu'il va mettre une pâte définitive sur ce pays à travers l'architecture. C'est quand même l'élément la maison blanche qui est le symbole du pouvoir.

Rappelez-vous quand il avait pitché sur le fait qu'il allait se venger des Canadiens, c'est parce que les Canadiens étaient la seule nation anglaise à l'époque était venue détruire la Maison Blanche. C'est le symbole de l'Amérique. mettre sa patte sur cet endroit-là.

C'est d'une seule manière de dire que son moment de passage comme pour un roi, je pense que Versaill traumatisé mais pas seulement Wor aussi c'est une manière oui d'imposer à travers l'architecture. En plus il dit qu'il le paye lui-même. C'est pas juste une histoire d'argent même si c'est important en ce moment.

C'est une manière de dire qu'il fait ce qu'il veut avec son argent, il marque pour l'histoire définitivement. Il va laisser une trace à la Maison Blanche. Il veut rentrer dans l'histoire, n'oubliez pas ça.

Et donc bah il se paye sa place dans l'histoire en ayant un bout de la Maison Blanche qui va être son bout à lui. Et puis il a trouvé un partenaire, une star même, n'est-ce pas Éric Truan ? Absolument.

J'ai essayé d'imaginer ce qui pourrait s'y passer dans quelques mois ou quelques années. Et bien une émission Danse avec les tsars. Excellent.

Premier invité. Formidable ce balle d'inauguration. Merci Éric.

Alors, vous avez choisi les uns et les autres une photo qui illustre à vos yeux un autre sujet d'actualité de cette semaine. On va commencer avec votre photo Raphaël Doan. Vous nous emmenez au Japon.

Le Japon qui s'est choisi pour la première fois une femme comme premier ministre. He oui, donc c'est Sanae Takaichi qui est la première femme, donc première ministre du Japon. Ce que je trouve intéressant avec cette figure, c'est que elle incarne une forme de de la une sorte de modernité de la des droites mondiales aujourd'hui qui sont pas forcément si caricaturalement conservatrices qu'on pourrait le croire.

Alors, elle est très très à droite sur elle est très seule aussi comme sur la photo comme ça. Voilà d'immigration. Elle est très peu elle est très antiféministe ce qui est mais ce qui est paradoxal vu qu'elle même est une femme et a un parcours de de battante en fait et en même temps par exemple elle est batteuse dans un groupe de métal.

Enfin, elle était batteuse dans un groupe de métal. Elle est une fan d'Hello Kitty. Donc il y a des comme ça des des personnalités mais Trump je trouve en fait partie aussi.

C'est Trump n'a pas du tout toutes les ne coche pas toutes les cases du leader conservateur habituel. Pas du tout. Et on voit pareil donc une sorte de nouvelle droite qui n'est pas forcément tous les clichés du conservatisme tout en étant très à droite sur certains sujets et notamment l'immigration.

Merci Raphaël. On le disait au Japon c'est une première une première fois que vous nous exposiez. Pascal Blanchard, on va passer à votre photo.

Là, c'est pas la première fois, c'est la 8e fois que Paul Ba est réélu président au Cameroun à l'âge de 92 ans. C'est clair. C'est pas ça fait penser à une chanson la toute première fois.

Euh, grandeur et espérance. On se dit que oui, pour les électeurs pour la 8e fois, la grandeur et la cherche et l'espérance, ils n'en ont plus. Le Cameroun va vivre avec bientôt l'un des plus vieux, j'ose même plus dire chef d'état parce qu'il est entre dictateur et chef d'état.

C'est pas le plus ancien puisqu'il y est aussi auong en Guinée équatoriale en Afrique qui est au pouvoir de publ en tant que lui. Ça nous ramène quand même au temps des années 80, ce qui est quand même surréaliste de se dire que ce monsieur est là depuis l'époque où François Mitterrand défendait une histoire de la France-afrique ba ayant succédé à Joo quija a été mis en place par les Français et là vous avez à travers ce personnage là tout ce qui a été le drame de l'Afrique à travers des chefs d'état incompétent à travers un pillage du pays à travers les vieux restes de la France-Afrique à travers quelque chose qu'on pensait ne plus voir et ben on le voit encore aujourd'hui cette affiche restera dans les anales voyez le pays autour je pense que l'image est extrêmement intéressante parce qu'elle montre aussi un contraste entre cette situation 43 ans au pouvoir et un pays qui a besoin certainement de respirer et de changer. Merci Pascal et on finit avec votre photo.

Catherine Tricot, vous nous emmenez dans un endroit dont tu en a beaucoup parlé cette semaine. Le Louvre évidemment le musée du Louvre victime d'un casque spectaculaire. Oui, ce casque a beaucoup ce casque a beaucoup ému et ça nous a rappelé la le l'attention que les Français portent à leur patrimoine et j'ai trouvé intéressant de rapprocher des notes informations cette semaine.

On a découvert que de nombreux tableaux de Gogin, de Picasso, de Mané, de Monie, de Courbé ont quitté le sol français parce qu'ils n'ont pas été cette fois-ci embarqués par un voleur. Ce n'est pas un défaut de caméra de surveillance mais un défaut de précaution du ministre de la culture qui ne leur a pas attribué le label de trésor national et qui a permis au Qataris d'embarquer ces œuvres qui sont des œuvres majeures de l'art contemporain et de l'art moderne. Culture toujours justement Catherine avec un hommage d'Éric Truan à notre ministre de la culture.

Oui, je vous trouve dur avec notre ministre puisqu'elle a prévu la elle a prévu de faire des économies d'électricité. Napoléon Mitéran se retourne dans leur tombe. Et bien il y a qu'à leur installer des dynam pour alimenter le musée en électricité.

Merci Éric. Il est temps maintenant de partir pour Venise avec notre invité de la semaine, directrice musicale et chef d'orchestre Dominique Leemonier, soler de son nom de scène, tourne la page des grands séducteurs et autres coureurs de Jupon dans ce spectacle intitulé Ciao Casanova. Bonsoir, bienvenue à vous.

C'est un opérafilm qui entremet les les genres, les images, les musiques classiques ou modernes parmi lesquelles d'ailleurs des offres de Vivaldi, de Mozart et d'Alexandre Desplat, votre mari qui a été deux fois Oscarisé pour ces musiques de film. On trouve donc un peu des musiques extrêmement différentes dans ce spectacle. Et tout d'abord, juste une toute petite question Solay qu'on a déjà dû vous poser assez souvent.

D'où vous vient ce nom de scène Solay ? À quoi ça fait référence et comment est-ce que vous l'avez adopté ? C'est donc ça à la musique.

C'est de notes de musique auquel j'ai rajouté un Y. Tout simplement. Tout simplement.

Et alors cet opéra film, qu'est-ce que c'est déjà que cette matière ? Qu'est-ce que c'est qu'un opéra film ? En quelques mots, pouvez-vous nous définir ce que ça représente et pourquoi ça mélange comme ça de nombreuses disciplines en quelque sorte ?

C'est une petite forme une petite forme qui associe du chant lyrique de la musique instrumentale comme de la musique instrumentale et une réalisation scénique qui est une œuvre vidéo. Oui. Avec des images effectivement avec des avec des images que j'ai réalisé et que je synchronise en même temps que le le l'interprétation musicale.

Ah justement ce on va on va voir tout de suite un extrait de Chao Casanova qui sera présenté je le précise le 26 novembre prochain à la scène musicale à Paris. Pourquoi ? Pourquoi ?

C'est une façon de dire au revoir à certains séducteurs ? Tout à fait. C'est Chao Casanova ou la chute du séducteur.

Donc mais Venise était un écrin idéal pour recevoir justement cette histoire et et et dire et donner cet adieu qui n'est pas du tout méprisant, qui est un adieu qui prend acte que c'est un temps révolu euh et que et que nous devons passer à autre chose et que l'histoire féminine est en train de s'écrire et elle ne peut pas s'écrire si les Casanova restent trop présents. Alors, je crois savoir que vous étiez euh violoniste, vous étiez une violoniste virtuose. Euh vous avez une opération chirurgicale qui a euh empêcher l'usage du du bras gauche, hein.

C'est ça. Vous avez dû vous vous réinventer à ce moment-là. C'est ça.

Mais j'avais déjà euh finalement j'ai commencé avec ce groupe le trafic tête avec qui je fais ces avec qui je réalise ces ces spectacles musicaux et cinématographiques presque euh depuis quelques années avant cette opération. H donc ça m'avait ouvert déjà la voix pour continuer à écrire et à prospecter un terrain plus créatif de de d'écrire des spectacles. Donc je n'étais pas la violoniste uniquement cantonnée à à un concerto de Mozart ou la transition était déjà préparée un petit peu.

Effectivement, cette rééducation m'a m'a donné un cerveau très très en arborescence et parce que pour reconstituer une main, c'est un travail absolument fou qui vient euh complètement changer, resserter votre cerveau finalement. Et justement, en quoi ça a changé votre conception peut-être de la musique ? Qu'est-ce que ça a changé dans votre regard sur la musique dans la façon justement et évidemment dans la façon aujourd'hui d'être d'exercer votre profession de chef d'orchestre ?

Je pense que j'ai j'ai vu de plus en plus d'images avec la musique parce que finalement cette rééducation m'a provoqué une certaine synesthésie. Hm hm. Euh puisqu'on activait, on stimulait euh comme ça ce cerveau pour retrouver euh l'usage d'une main.

J'ai retrouvé tout l'usage de ma main mais pas une main virtuose. Donc c'est pour ça que j'ai quitté la scène en tant que violoniste et que je l'ai retrouvé en tant que chef d'orchestre. femme chef d'orchestre aujourd'hui c'est une banalité ou ça reste un statut un peu particulier masculin ?

J'espère que ça devient de plus en plus courant. Oui oui, je pense que les femmes sont capables aujourd'hui de même imaginer qu'elles peuvent être chef d'orchestre alors que il y a 20 ans, c'était encore très difficile. Merci beaucoup Solay et puis on rappelle bien sûr votre spectacle Ciao Casanova.

Il faut donc aller lui dire au revoir et notamment donc le 26 novembre prochain à la scène musicale. Merci à vous d'être passé ce soir par le plateau du club de 28 minutes. Deux dessins de notre ami Éric Truant.

Alors oui, je suis allé invoquer euh une autre une autre figure patriarcale machiste du cinéma français et j'aime beaucoup le les oreilles les oreilles voient et les yeux entendent de notre invité et donc je l'ai riaginé. Tu as de belles oreilles vo pas à quoi vous faites allusion. Je vous en prie un deuxième dessin Éric et un second dessin.

Tente votre chance retentez votre chance. Un second dessin. On a perdu Casanova mais on a toujours ah voilàz reconnu vous aussi.

Pascal Blanchard. Merci Éric. Voici maintenant le moment d'accueillir notre ami Frédéric Pomier pour son histoire de la semaine.

Bonsoir Frédéric. Bonsoir. Bienvenue à vous.

Ce soir, votre histoire de la semaine, c'est cette histoire d'une femme séquestrée pendant 5 ans en Loire Atlantique. Les faits se sont déroulés à Kérudal, un hameau paisible à l'écart du bourg de Saint-Molf. Entre les murs d'un pavillon.

à l'allure somme toute très banale, un grillage, une pelouse, quelques plantes, rien qui attire le regard excepté peut-être les nain de jardin. Et c'est donc ici que depuis quelques années que habitait deux femmes. Elles vivait en colocation.

La première s'appelle Sandra Jeanvier. Elle est aujourd'hui âgée de 60 ans et travaille depuis 2018 enquête soignante remplaçante à l'hôpital de Guérande. La deuxème a 45 ans, elle est divorcée, elle se prénomme Agnès.

Elle aussi, elle est tête soignante, elle aussi elle a travaillé dans les hôpitaux de la région et c'est vraisemblablement en 2020 qu'aurait commencé son calvaire. Elle relate avoir d'abord été contrainte par sa colocataire de s'installer dehors sous une tente dans le jardin. Puis quand Sandra Jeanvier a invité son compagnon à eménager avec elle, c'est dans le garage que s'est retrouvé Agnès.

Garage dont la porte était bloquée de l'extérieur par des parpins. D'après son témoignage, Agnès passait l'essentiel de son temps cloîré avec pour dormir un transat, un pot et des sacs en plastique pour faire ses besoins. Quant à sa nourriture que lui préparait sa colocataire, c'était de là bouilli, mélangé à du liquide vaisselle.

Elle raconte également avoir subi des violences et lorsque ses joliers l'autorisaient à sortir, c'était dans un enclos fabriqué pour elle où il lui est arrivé de passer des journées entières sous la pluie dans le froid. C'est de cet enclos qu'elle a réussi à s'échapper il y a 10 jours. Le soir du 14 octobre, il était 21h30.

Le compagnon de Sandra Jeanvier, âgé de 82 ans, regardait la télévision alors à moitié des vêtes. Agnès a couru dans la rue pour aller chercher de l'aide. Elle a sonné aux portes des maisons, frappé au carreau.

Une femme lui a ouvert et a donné l'alerte. Les gendarmes sont arrivés. Une enquête a été ouverte.

Les riverins sont tabassourdis. Ils évoquent des voisins à la fois très gentils, très polis et souriants. Mais mardi, le parquet de Nant a annoncé la mise en examen du couple pour séquestration avec torture ou acte de barbarie.

Ils sont en outre soupçonnés d'avoir détourné les aides sociales et tout l'argent d'Agnès. Ce qu'elle avait sur son compte a été viré sur celui de Sandra Janvier. Celle-ci est depuis en détention provisoire. son compagnon lui a été seulement placé sous contrôle judiciaire parce qu'on ne sait pas encore quel est son degré d'implication dans l'affaire.

D'ailleurs, il vit toujours dans le pavillon de Saint-Molf où une journaliste d'ici, Loire Oéan, a pu le rencontrer et il a eu ses quelques mots sur la victime. Agnas était spéciale. Je savais qu'elle était dans le garage mais je ne lui parlais pas du tout.

J'ai compris maintenant que c'était grave, mais je ne pensais pas que ça irait jusqu'à la prison pour mon ami. Des propos sidérants, mais à dire vrai, tout est sidérant dans cette histoire a commencé par la cruauté des actes commis. Une femme séquestrée dans des conditions insalubres, une femme affamée, violentée, humiliée et puis tout aussi effarant.

Depuis 5 ans, personne ne s'est semble-t-il étonné de ne plus avoir de ces nouvelles. Ni son ancien mari, ni ses anciennes collègues, ni les services fiscaux, ni la mairie, ni ses amis. Agnès n'avait-elle pas d'amis ?

N'a-elle aucune famille ? Personne pour s'inquiéter d'elle, s'inquiéter pour elle, s'inquiéter de son effacement de l'espace public ? Comment a-t-elle pu disparaître ainsi des radars d'une certaine manière ?

C'est aussi l'individualisme de la société que vient mettre en lumière cet horrible fait divers, notre incapacité à prendre soin les uns des autres, notre indifférence face à la fragilité des êtres. Agnès, Dixite le procureur est d'ailleurs aujourd'hui très fragile psychologiquement. Depuis 10 jours, elle se repose à l'hôpital.

Merci Frédéric Pomier pour votre histoire de la semaine. Un dessin d'Éric Truan. Oui.

Alors, difficile de de dessiner sur un tel sujet. Donc, j'ai une petite balle perdue pour Jean Castlex. Je me suis demandé comment ils avaient pu garder quelqu'un pendant 5 ans depuis 2020 séquestré.

Ben, on lui a certainement dit que on était toujours confiné. Merci Éric. Je vous propose maintenant un nouveau rendez-vous.

C'est l'heure de retrouver Aurore Vincenti qui va nous parler en théorie. Chaque semaine, elle déconstruit une idée ancrée dans notre imaginaire. Ce soir, en théorie, il faudrait dormir 8h par jour.

En théorie, il faut dormir 8h parit. Au 19e siècle, les médecins ne tarissaient pas des loges à l'égard de ces grands hommes. Napoléon, Kant, Balzac, Mirabo, Gut, dont l'activité cérébrale était si soutenue qu'ils étaient plus portés sur le boulot que sur le dodo.

Mais aujourd'hui, même si le mythe du type brillant qui répand son génie sur la terre après une nuit de 3 4 heur survite au passage du temps, la médecine s'est raisonné et on se retrouve avec ce chiffre 8. Voilà la durée optimale de sommeil pour être une personne super. Mais ça c'est en théorie parce que lorsqu'on se penche sur ce que dit la science, ce chiffre est moins pérumptoire.

Dans certains articles, on recommande plutôt 7h dans la plupart entre 7 et 9 voire 6 et 10. Ce qui commence à faire une marge d'erreur de 2h. En revanche, tout le monde s'accorde sur le fait qu'au dessus c'est trop et qu'en dessous c'est trop peu et que dans les deux cas, le pire est à craindre si ça se pérénise.

On risque la dépression, les maladies et tout simplement la mort. Si la belle au bois dormant avait vraiment existé, elle aurait probablement cané d'avoir tant roupied. Ensuite, ce qui complique la donne, c'est que nous n'avons pas tous et toutes le même organisme et les mêmes besoins.

Cela dépend également de notre âge. Faites dormir un bébé 8h seulement et c'est vous qui aurez besoin de 14 à 17 he de sommeil. Tout ça sans compter le fait de faire ou pas du sport, les aléas de la crève ou de la gastro, mais aussi le cycle menstruel et encore les saisons.

Et puis la quantité, c'est une chose mais en matière de sommeil, on a aussi besoin de régularité et de qualité. Alors, Quid de ce chiffre 8, c'est un peu comme les 10000 pas et les 2500 kilcalories par jour. Le problème avec la moyenne, c'est que la science est rarement réconciliable avec les besoins individuels parce qu'une vraie bonne durée de sommeil, c'est celle dont on a besoin pour se sentir en forme et pour être en bonne santé.

Allez, dès que 28 minutes est finie, les dents pipi et au lit. On y va promis. Merci Aurore Vincenti.

Un dernier dessin d'Éric Truan. Euh oui, alors effectivement il est important de passer une bonne nuit euh de sommeil même si on est Nicolas Sarkozi, c'est pas toujours facile et on sait que ces nuits sont compliquées depuis quelques jours. Merci Éric Truan.

Merci à tous les amis. On se retrouve demain quand ça bah à la même heure 20h05 ou sur RT bien sûr. Et pourquoi ?

Bah pour 28 minutes samedi et son club international. Et comme toujours, on va se quitter en musique à quelqu'un d'œil. Il y a notre invité de la semaine qui est venu hein tout à l'heure dire au revoir à Casanova.

Ben on va donc se réfugier chez un autre grand séducteur. Non c'est pas vous Pascal Blanchard, c'est Jacques Duutron. J'aime les filles.

Tus. J'aime les filles de chez Castel. J'aime les filles de chez Régine.

J'aime les filles qu'on voit dans elle. J'aime les filles les magazines. J'aime les filles de chez Renault.

J'aime les vies de chez Citroël. J'aime les villes au fourneau.

IA, Macron et la réforme des retraites, incarcération de Sarkozy… : Le Club | 28 minutes | ARTE · Pourquijevote