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interview28 minutes - ARTE· 1 avril 2026 23 min

Marché de la musique : un jackpot sans fausses notes ? | 28 minutes | ARTE

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Tout a commencé par ces énigmatiques messages affichés dans Paris. Pour que tu m'aime encore, vous l'avez Céline Dion allait-elle remonter sur scène ? Après une semaine de campagne marketing et de suspense insoutenable, la tour Effel s'est illuminée lundi soir.

La star canadienne, restée loin du public pendant 6 ans, a annoncé son retour. Je vais avoir la chance de pouvoir encore chanter pour vous à Paris. Je suis tellement contente. 10 concerts sont prévus à Paris du 12 septembre au 14 octobre.

Il devrait attirer 400000 spectateurs du monde entier à la défense Arena. Une vraie cache machine pour la star et les organisateurs, mais aussi pour les finances de la France car les retombées économiques s'annoncent astronomiques jusqu'à 1 milliard d'euros. Mais la championne du genre, c'était leur Swift.

Sa tournée mondiale entamée en 2023 aurait eu des effets mesurables sur le PIB des pays visités. À tel point que le néologisme Swiftonomics a été créé pour qualifier le phénomène. Les concerts ne sont pas les seuls à rapporter gros.

La Fédération internationale de l'industrie phonographique enregistre des revenus en hausse de 6 % en 2025. Et si le streaming s'impose comme le principal mode de consommation de la musique, en France, le chiffre d'affaires du vinyle s'envole, plus 15 % pour atteindre 113 millions d'euros. Cela fait déjà quelques années que le disque revient sur les platines.

La clientèle s'est élargie, les jeunes, les plus âgés, les nostalgiques, les curieux. Alors, après l'âge d'or des maisons de disque balayé par la révolution numérique et les plateformes, qu'est-ce qui attend l'industrie de la musique ? à qui profite l'explosion du streaming et les concerts XXL.

La curiosité des consommateurs ira-t-elle jusqu'à leur faire acheter des œuvres généré par intelligence artificielle ? Nos trois invités Bertrand Burgala, bonsoir. Musicien président du Snap, le syndicat national de l'édition phonographique mais aussi producteur de musique et patron du label Tricatel.

Vous avez produit entre autres des disques de Valérie le Mercier et Bertrand Burgala. Vous considérez que les méga concerts et le streaming rapportent de l'argent mais que l'industrie musicale revient de loin en France. Le chiffre d'affaires est encore moitié moindre qu'il y a 20 ans.

À côté de vous, Mathilde Serel, bonsoir. Journaliste, productrice à France Inter. J'ajoute vous avez réalisé un documentaire consacré à Taylor Swift, la première puissance américaine qui a été diffusée sur France 5.

Et selon vous, la venue de Séine Dio en France va avoir un impact considérable sur le plan économique. Paris va devenir une sorte de hub international un peu comme pendant les Jeux Olympiques. Et à côté de vous Joël Farchi.

Bonsoir. Vous êtes professeur des universités à l'université Parisien, spécialiste des industries culturelles. Ça tombe bien.

Et selon vous, le boom du streaming profite surtout au consommateur car il a accès à de la musique en illimité pour un prix absolument dérisoire. La nouvelle révolution qui arrive, c'est celle de l'IA, l'intelligence artificielle et c'est le problème du moment et peut-être même du futur. Et on démarre avec notre départ.

La date limite. Oui, une deadline de jour. Oui, très importante à noter.

C'est jusqu'à demain soir 19h que l'on peut s'inscrire au tirage au sort pour espérer décrocher un billet pour les concerts de Céline Dion. Il fallait indiquer ses coordonnées personnelles et sa carte bleue. J'imagine que vous l'avez fait.

Ce site internet a été pris d'assaut dès son ouverture. Plus d'un million d'inscrits au moment où nous parlons, bien au-delà des 400000 places prévues pour les 10 dates fixées à ce jour. Bertrand Burgala, ça sera du jamais vu.

Ça marquera l'histoire des performances musicales. C'est Jon. Ah, j'ai j'imagine moi, j'habite à côté de la défense àis.

Donc déjà, je vois souvent parfois c l'été dernier, j'ai vu tout à coup dans mon dans mon quartier plein de t-shirts Iron Maiden. C'est étrange. Tout le monde avait des t-shirts Iron Maiden.

Donc là, je pense que effectivement ça a beaucoup d'impact. C'est une envergure qu'on voyait pas avant dans les même dans les concerts de Michael Jackson ou de Madonna. Plus que cela, il y a une industrie des spectacles à haute jauge dans les très grandes salles aujourd'hui qui est extraordinaire.

Il y a eu des progrès techniques fantastique et même je vous dirais des artistes que je connais depuis longtemps avec qui j'ai travaillé comme Nick Kef qui est moins connu que Cédon. Nick Kev c'est quelqu'un qui aujourd'hui mène la vie à peu près. Je je parle pas dans les excès du tout mais des de groupe comme les Stones dans les années 70.

C'est à peu près les mêmes jauges, les mêmes infrastructures. Il y a autant de semi-remorques. Donc c'est une industrie florissante dans les grandes salles.

Pour les artistes un peu plus en marge. Non, on n'est pas du tout dans dans ces chosesl. On y reviendra.

Mathilde Serel, 400000 spectateurs et fans de Cindion qui viennent, c'est des retombées économiques évalué à 1 milliard d'euros pour la France. Oui, ce qui est génial, c'est qu'elle nous a choisi quand même. Alors, je pense que c'est un c'est ce qui est bien, c'est que c'est un cadeau des deux côtés.

Vous avez écouté le message de Céline qui a été vu par plus de 4 millions de personnes où elle dit qu'elle s'est fait un cadeau pour son anniversaire. C'est 10 dates à Paris donc du 12 septembre au 14 octobre. Ça fait quasiment un mois de résidence de Céline Dion.

Donc c'est un cadeau qu'elle se fait parce que c'est vrai que la résidence c'est aussi moins de coup. Il y a moins de choses à transporter et cetera. Donc de ce côté-là, pour les tourneurs, c'est aussi un avantage.

Ça permet de déployer une scénographie très ambitieuse, de faire un très très beau euh show immersif et donc de monter un peu en qualité pour l'expérience des spectateurs. Et puis ça permet aussi à Paris d'attirer en fait tous les gens du monde entier ambiance qui vont venir voir Cine Dion parce que on sait pas si elle va rechanter après et que c'est un moment décisif, quelque chose qu'on ne veut pas rater. Donc on va voir tout le monde chez nous et imaginez les hôtels évidemment ret le tourisme restaurant c'est c'est énorme.

Donc double cadeau. Ouais Joel Farchi même pour Taylor Swift on a il y a un mot qu'on a inventé un néologisme he pour dire à quel point elle a rapporté de l'argent s'appelle les Swiftonomics. L'impact est énorme et on l'a vécu à ce moment-là avec les la tournée qu'elle a faite cette cet artiste mondial.

Alors, je serais peut-être un peu moins enthousiaste sur sur les retombées économiques parce que parce que évidemment ça crée quand vous créez un événement comme ça, ça crée de l'activité économique mais c'est des événements. Un événement c'est donc exceptionnel par définition. Donc par définition, ça crée de l'activité à un moment très très précis, ponctuel.

Donc ça va pas créer de la croissance sur au niveau de la France. Euh donc c'est très ponctuel et puis par ailleurs, il y a quand même un impact. Alors, je je suis peut-être un peu il y a quand même un impact un écologique de toutes ces de tous ces tous ces grands événement qui est pas totalement totalement neutre.

Donc oui, ça crée de l'activité économique. Dès que vous faites un grand événement comme ça, crée de l'activité économique. Mais il faut pas non plus penser que euh le déficit budgétaire et la croissance économique en France vont euh vont être totalement résolu grâce à ça.

En effet, moi quand j'ai fait ce documentaire sur Taylor S, je suis allé voir sa tournée, c'était dans les de passage à Londres et et justement je voulais savoir quel était l'impact dans les différentes villes. Bon et c'est vrai que sur un plan économique, si on est rigoureux, c'est un impact à court terme. Voilà, faut être très très clair là-dessus.

Mais ce qui est intéressant, c'est que dans le dans les plus petits pays, la le PIB peut en effet avoir voilà un effet Taylor Swift et à tel point que pendant la tournée le Eras Tour, il y avait des pays qui réclamaient le passage de Taylor Swift. Et ben alors justement, on va parler de pays pour lesquels c'est fondamental et ce n'est pas ponctuel, c'est pérenne. C'est la Corée du Sud, on en parle avec vous Annain et un groupe qui s'appelle BTS.

BTS Elizabeth bien sûr le boys band coréen de K-pop qui vient de faire son comeback après 4 années d'absence et tout a été minutieusement orchestré pour que ce retour soit aussi un carton financier, un nouvel album, un concert géant à à Séou fin mars et une tournée mondiale qui s'annonce déjà comme le plus grand succès de toute l'histoire de la K-pop selon certains analystes. Il faut dire que ces dernières années, l'industrie de la KOP est devenue un atout économique incontournable de la Corée du Sud porté par la locomotive BTS. D'ailleurs, le ministre des finances ne s'en cache pas.

Voilà ce qu'il déclarait sur X. Ce concert devrait générer l'équivalent de centaines de milliards d'euros sur le long terme. Et il ajoutait et ça pourrait absorber en partie les effets économiques de la guerre au Moyen-Orient.

Rien que ça. En 2018, l'Institut de recherche Hyundai estimait déjà que la valeur générée par ce groupe, les BTS, équivalent à 26 entreprise de taille moyenne en Corée du Sud, soit l'équivalent de 02 à 0,3 % du PIB. Et la KOP, elle stimule, en effet, on l'a dit fortement, les secteurs du tourisme et de l'hôtellerie.

La Corée du Sud a accueilli en 2025 près de 19 millions de touristes étrangers un record et ça c'est dû en grande partie au phénomène K-pop Demon Hunter, ce film d'animation qui vient de remporter deux Oscars et un touriste fan de K-pop, c'est un touriste qui consomme bien sûr du spa coréen, de la cosmétique, de la mode, des produits dérivés et le gouvernement est d'ailleurs en train de plancher sur un nouveau concept de tourisme spécial K culture. Bertrand, est-ce qu'en France nous aussi on a une stratégie comme ça qui est pensée autour d'un artiste et qui permett de ruisseler, générer des bénéfices pour le pays. C'est très intéressant parce que la KPOP c'est une pope d'État mais avec un capitalisme qui ressemble au capitalisme d'État de la France des années 70.

C'estàd que c'est comme si on avait demandé à Matra ou Elf de faire des groupes. Or la la la le capitalisme français aujourd'hui c'est un capitalisme de conivance qui n'a absolument rien à voir avec ça. Donc chaque fois qu'on voudra faire une pope d'État, on va subventionner des choses.

Et ce qui est intéressant c'est qu'il y a une dissymétrie totale. C'est-à-dire que Cindion va venir en France et formidable elle va pas payer de visa, elle va pas payer de permis de travail, elle va même pas payer de charge sociale puisqu'elle va faire une facture mais ça va faire en périphérie travailler d'autres choses. Mais quand les artistes français vont aux États-Unis, ils sont extrêmement protectionnistes par exemple et et on arrive, ça fait des années que je dis au pouvoir public plutôt que de subventionner tel ou tel artiste ce qu'il faut au détriment des autres parce qu'il y a un côté complètement arbitraire, peut-être qu'on pourrait demander à nos amis américains leur dire essayons d'avoir quelque chose d'un petit peu symétrique.

Et je me souviens le conseiller économique de du président de la République m'a dit "Vous voulez taxer les artistes américains ?" jei dit non, c'est exactement l'inverse. Je voudrais que peut-être nos artistes puissent venir aux États-Unis dans les mêmes conditions.

Et c'est je pense que même pour les Anglo-saxons, c'est quelque chose qui est beaucoup plus facile à comprendre que tous les grands mots sur la souveraineté et tout ça dont on se gargarise et souvent quand on parle de souveraineté, c'est pour faire le contraire. Jo farchi, c'est c'est un gagne pain maintenant pour les artistes, c'est grand con parce qu'on va parler du streaming, ça leur rapporte beaucoup moins maintenant la musique quand ils la vendent. C'est ça qui leur permet aujourd'hui de de pouvoir vivre savoir à qui ça rapporte ces grands ces méga concerts.

Euh la première chose, c'est que ça rapporte effectivement à l'artiste et ça c'est bien c'est bien normal, ça rapporte aux entreprises qui sont autour. Euh en l'occurrence là, c'est deux mastodontes américains euh qui sont du côté de la production et du côté de de la salle qui vont qui vont gagner énormément d'argent. Il y a l'aspect touristique, on l'a on l'a dit.

Et puis il y a aussi quelque chose qui moi en tant qu'économiste m'intéresse énormément, c'est euh parce que il faut il faut savoir que effectivement les les les grandes jauges ont augmenté, que les recettes de billetterie ont énormément augmenté au cours des der des dernières années, mais pas au profit de tout le monde. Juste un chiffre, je pense qui est important, chiffre, un chiffre, un seul. 1 % euh des concerts réalisent 36 % des recettes de billetterie.

Oui. Donc ça veut dire que c'est grand jauge. Voilà.

Donc c'est alors est-ce que c'est grave ? Non, c'est pas grave. À condition parce qu'on a toujours eu des superstar à condition que ça profite aux autres.

Et il y a un mécanisme public qui permet que ça profite aux autres qui est un mécanisme de ruissellement en quelque sorte qui est le fait qu'il y a une taxe. Il y a une taxe de 3,5 % qui est gérée par un organisme public qui s'appelle le Conseil national de la musique et cet organisme prélève cette taxe et cette taxe, elle est censée aller être redistribuée à tout le monde. dit elle est sauf que et donc là on est vraiment dans le ruissellement puisque ça veut dire que quand Swift fait un concert ça profite à tous les prochains Taylor Swift y compris aux artistes émergents.

Donc ça c'est super sauf que aujourd'hui il y a une espèce de truc de mécanisme qui s'est grippé parce que cette taxe elle est écrétée, elle est elle est prélevée. Il y a il y a un plafond et l'État prélève au-delà du plafond. Ce qui veut dire que ça va dans le budget de l'État et ça va plus la filière.

Donc là, il y a un vrai problème. Alors, on va s'intéresser au streaming avec vous trois et on va commencer avec une archive pour se rendre compte que jusqu'au début des années 2000, l'industrie de la musique vivait une sorte d'âge d'or. On vendait des vinyles et des CD et puis tout d'un coup apparaît le piratage sur internet.

Regardez, c'est la bête noire des maisons de disque. Il n'achète jamais rien. Il écoute toute la musique qu'il aime sur internet et se confectionne ses propres CD.

J'en ai environ 300. 300 ? Oui, c'est ça.

Même un peu plus que 300 et c'est une petite collection par rapport à d'autres qui en ont énormément plus. Chaque gravure vous coûte combien ? 2 francs même pas. 2 francs plus la connexion internet.

Dans cette maison de disque, 1500 albums produit chaque année. De noir désir à Johnny l'artiste le plus copié, un vaste catalogue qui souffrirait déjà du piratage. À chaque fois qu'il se vend un disque en France, il y a un disque vierge qui est vendu et il y a ce disque là qui se balade sur internet qui est téléchargé.

L'impact de la piraterie aujourd'hui, c'est c'est plus d'un milliard de francs pour le marché français. Mathilde Serel, le streaming payance a trouvé son modèle économique. Là, on voit en effet, il y a plus de piratage.

C'est peut-être dû au streaming. Est-ce qu'aujourd'hui on peut dire que Spotify, c'est une autre économie qui s'est créée, qu'elle fonctionne ? Euh, c'est une économie en tout cas qui est pas mature à ce stade parce que l'effet d'abonnement en France d'ailleurs, il est moindre par rapport aux autres pays européens.

Euh donc moi, je crois pas qu'on a encore trouvé avec le streaming payant notre modèle. En revanche, ce qui est ce qui est clair, c'est que moi je trouve que l'effet d'accélération de carrière pour un certain nombre d'artistes est est vraiment phénoménal. Ça permet de percer extrêmement rapidement.

Après, en effet, il faut péréniser. Et il y a ce que vous disiez aussi, un effet de décloisonnement. Euh il y a plus de chapelle de goût.

On va vraiment se balader d'une typologie musicale à une autre, d'une époque à une autre. Et on voit aussi qu'il y a des effets de retour, ce que j'aime beaucoup qui sont liés à la pop culture, que ce soit la série Stranger Sings. Vous voyez, il y a des moments où il y a des musiques comme ça des années 80 qui vont redébouler dans les numéro 1 dans le streaming.

Donc je trouve ça très vivant et et éclectique. Bert combien ça rapporte un quand on écoute sur une plateforme un artiste ? C'est très peu, c'est 3 centimes.

On dit que beaucoup gagnent moins de 1000 € par an. d'accord avec ce qu'a dit Mathilde, c'est-à-dire que non mais je dis ça pour mettre de l'ambiance et non le streaming par abonnement comme dirait Churchild le pire des régimes à l'exception de tous les autres. C'est ce qu'on a à trouver de mieux.

En revanche, elle a raison, c'est tout à fait c'est aujourd'hui c'est quand même terrible de se dire on doit se battre entre 10 et pour des abonnements à 10 entre 10 et 15 € qui vous donne accès à la totalité de toute la création quand après on nous dit oh là elle a fait des places hyper démocratiques, c'est entre 100 et 300 € pour un concert. Donc aujourd'hui nous on est effectivement on se bat c'est non la musique enregistrée aujourd'hui effectivement quand on voit ce qui arrive au concert on se dit c'est merveilleux alors ils ont une taxe billetterie mais en échange ils ont une TVA entre 210 et 55 nous on a une TVA 20 % on a une taxe sur le streaming qui est écrétée exactement comme la taxe billetterie donc c'est un modèle qui est balbuciant c'est mais il rapporte mais pas au même qu'avant c'est-à-dire que ceux qui ceux que vous entendrez le plus qui parlent le plus en disant c'est pas bien. Souvent c'est les anciens enfants gâtés des années 80 qui ont gagné beaucoup d'argent, ils disent "Oh là, ça rapporte moins." Alors, il y a le streaming, mais il y a une autre évolution, il faut qu'on y vienne, c'est l'intelligence artificielle.

Et nous en avons nous-mêmes fait l'expérience grâce à Justine puis Bassé qui est journaliste dans notre rédaction qui a demandé à Lia une chanson sur 28 minutes. Écoutez sur 28 minutes, le monde défile des idées qui clashent des regards subtils. Autour de la table Elizabeth qui de le jour tient ton calme et elle éclaire le discours.

Anna pose ses mots précis comme un miroir. Je me relance toujours prêt à voir. Les voix s'élèvent les vérités s'éveillent sur le soir les esprits s'émerveillent un futur cube pas bientôt dans toutes les plateformes.

Faire concurrence à K-pop de Mon. C'est ça. Mais je vais le faire chier.

À qui à qui reviendraient les royalties si de fait cette chanson devenait ça ça c'est un débat que lesistes n'ont pas n'ont pas encore tranché. Mais ce que je voudrais dire, c'est que tout le monde rigole en voyant ça et en se disant "Bon, c'est de la piètre qualité." Mais c'est pas ça le problème.

C'est pas que ça soit de la bonne ou de la mauvaise qualité, que ça soit de la bonne ou de la mauvaise musique. Ce qui est en train de se passer aujourd'hui sur les plateformes de streaming, on en parlait à l'instant, c'est qu'elles sont inondées de ce genre de contenu synthétique avec des artistes fantômes et avec des choses des fois vous avez 4 % sur 10h en génér vous avez des contenus synthétiques qui ensuite euh invent parfois un artiste, c'est-à-dire des artistes fantômes avec une bio, avec une pochette d'album pour faire comme si c'était des vrais et ensuite il y a des fermes à clic qui permettent de faire des streams et tout ça ça organise une fraude massive et qu'est-ce que Alors ça fait de la fraude Ça fait de l'effet des victions des créateurs humains, mais surtout ce que ça fait c'est que ça noie pour le le consommateur la musique humaine dans un ensemble de musique. Et donc à terme, il va vraiment falloir régler ce problème parce que sinon le problème c'est pas qu'elle soit de bonne ou mauvaise qualité.

On a il y a toujours eu de la musique d'ascenseur, il y a toujours eu de la musique d'ascenseur sauf que là ça être noyé maile. Ouais. Non mais parce non, il y a un chiffre, il y a une enquête justement sur l'intelligence artificielle et la musique était publiée dans le monde ce weekend avec un chiffre de Lips assez intéressant.

Donc là, on disait 39 % sur 10h par jour de contenu généré, de contenu musicaux générés par LIA. Et quand on demande à un échantillon de personnes s'ils savent reconnaître si c'est de l'IA ou pas de l'IA, alors là attention, on est à 97 % de gens qui ne font pas la différence. Donc là, on le sait, on l'a testé, on ne fait pas euh la différence et j'ajoute que le streaming c'est un gâteau, c'est un gâteau qui se découpe par pourcentage.

Donc si Lia commence à prendre un pourcentage, ça fait moins vrais. Bertrand Burgala, les projections, c'est qu'en 2028, la musique générée par Lia captera 25 % des revenus des artistes. Je pense qu'il faut faire toujours attention aux prévisions parce qu'on peut raconter ce qu'on veut.

Vous voyez tout à l'heure il y avait mon préd un des prédécesseurs à la tête du snep à la présence du snep Pascal N. Je crois qu'au début j'avais 2000 il avait dit internet ça marchera jamais. Bon donc il faut faire mais mais en réalité si ce qui est intéressant je pense qu'il faut déjà parler du présent.

C'est-à-dire que l'intelligence artificielle elle amplifie le pire qui est déjà à l'œuvre, c'est-à-dire l'inflation de contenu, la fausse perfection. Mais la fausse perfection, elle touche aussi les concerts parce qu'il y a de plus en plus de concerts en playbac. C'estàdire qu'on va payer pour voir des gens danser sur un disque dur.

C'est pas le cas. Il y a des gens qui jouent entièrement, je dirais, à l'eau clair. Mais donc cette fausse perfection était déjà à l'œuvre avec l'autotune.

Donc il y a déjà un effet, il y a un côté amplificateur de choses qui existaient, l'ubérisation, la dépréciation de la musique, le fait de transformer l'obsession statistique, le fait de transformer des artistes en influenceur, ça fait ça. Ça pourrait faire des choses remarquables intelligence artificielle et notamment et je rejoins Joël Farcher là-dessus c'est pour identifier les contenus notamment savoir ce qui est quand la musique est utilisée et pouvoir rémunérer de façon beaucoup plus granulaire les créateurs. Donc ça c'est des choses qui sont intéressantes mais par exemple tout ce que fait LIA génératif pour le moment oui c'est attention peut-être qu'ils feront des trucs géniaux mais pour moi un créateur moi quand je fais une musique pour un projet pour un film ou une pub je ou pour un programme diffusé suré le programme de Benoît Forjar pardonnez-moi voilà je me dis qu'est-ce qui va servir qu'est-ce qui qu'est-ce que cherche à exprimer la réalisatrice réalisateur et quand je fais mon dis je me dis qu'est-ce que j'ai envie de dire si j'ai besoin d'une machine pour ça il faut changer de méti miroir il y a quand même le succès renouveau du vinyle, il est toujours là.

Qu'est-ce que ça signifie ? Est-ce que c'est en est-ce que c'est en réponse justement consécutif qu'on a une hausse des ventes physiques, donc c'est quand même intéressant porté entre autres par le vinyle et et en fait ça fait partie du dispositif maintenant, on va dire ça complète, on parlait du live tout à l'heure, les concerts voilà qui vont compléter c'est complémentaire. Donc on va faire une sortie collector comme on dit.

C'est cette destination de de la collection. C'est aussi des supports qui sont très instagrammables en tout cas qui ont qui ont une une viralité qui ont qui ont une une sorte voilà de photogénie qui est très pratique quand on veut montrer sa collection et à l'heure de de la démonstration narcistique sur les réseaux. C'est important mais vraiment ça fait partie de de on va dire d'une adhésion à un artiste.

C'est vraiment un truc qui s'adresse aux fans et c'est pour ça que ça ça augmente le fch. Donc une complémentarité des modes d'écoute quand même aujourd'hui. Oui, bien sûr, il y a une complémentarité des modes d'écoute, mais je je pense qu'il faut pas il faut pas au se dire que l'A c'est vraiment forcément quelque chose qui va être négatif et mauvais et que et que les contenus synthétiques sont pas forcément et je vais même dire un autre truc.

Je pense que les créateurs humains vont devenir un produit de luxe qui sera beaucoup plus valorisé parce que il y aura de l'intelligence artificielle. Mais attendez, nous on parle jamais d'intelligence artificielle, on parle d'intelligence artificielle générative. L'intelligence artificielle, on l'utilise en studio depuis 50 ans.

Donc c'est pas du tout un problème. On en reparlera. On est le prochain album de Boubal, je crois se fera avec l'intelligence artif.

Très bien, merci à tous les trois d'être venus débattre sans débattre de notre question du

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