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interviewC dans l'air· 11 février 2023 66 min

Pécresse, Le Pen : trahisons en famille #cdanslair

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:08
Présentateur

Bonsoir à toutes et à tous. Des défections, des sondages qui baissent, des doutes, des tiraillements dans son propre camp et le silence assourdissant de Nicolas Sarkozy. Valérie Pécresse a passé une semaine difficile. Alors la candidate LR pourrait bien jouer son va-tout demain avec son grand meeting du Zénith qui, espère-t-on chez les Républicains, devrait révéler et donner le coup d'envoi de celle que le journal Le Monde surnomme cet après-midi Madame Parfaite. Dans le camp de Marine Le Pen, également, on subit des défections et des trahisons, y compris familiales, qui affectent la candidate du Rassemblement national.

Et là aussi, les coups de boutoir d'Éric Zemmour font naître des doutes sur la stratégie et sur la capacité de Marine Le Pen à gagner au terme de sa troisième élection présidentielle. C'est le sujet de cette émission de ce C'est dans l'air, intitulé ce soir Pécresse, Marine Le Pen, trahison en famille. Pour répondre à vos questions, nous avons le plaisir d'accueillir Yves Tréhard. Vous êtes éditorialiste et directeur adjoint de la rédaction du Figaro. Nathalie Moret, vous êtes journaliste du groupe de presse régionale Ebra, Est-Bourgogne-Rhône-Alpes. Soazie Kéméner, rédactrice en chef du service politique de Marianne.

Et Frédéric Dhabi, directeur général opinion de l'institut de sondage IFOP, auteur de La Fracture, c'est aux éditions Les Arènes. Votre enquête quotidienne d'intention de vote IFOP donne Éric Zemmour et Valérie Pécresse à 15% à égalité, donc dans le dernier sondage. Merci de participer à cette émission en direct. Frédéric Dhabi, on commence avec vous. On est à moins de deux mois maintenant du premier tour. 15% pour les sondages, donc s'il a mis troisième ex-aequo et possiblement quatrième. Il y a alerte en tous les cas dans votre sondage pour Valérie Pécresse ? Oui, il y a alerte parce que ce qui compte, ce n'est pas le point d'arrivée, ce sont les mouvements, ce sont les dynamiques.

Et l'enquête quotidienne de l'IFOP permet de voir un peu le film de la campagne. C'est vrai que depuis une quinzaine de jours, Éric Zemmour a gagné deux points, deux points et demi. Valérie Pécresse a perdu ce même terrain. On a un Éric Zemmour qui puise à deux sources électorales distinctes très fortes. L'électorat Fillon 2017, il en prend entre 20 et 25%. L'électorat Marine Le Pen, quant à Valérie Pécresse, elle reste sur un électorat que j'appelle Fillon Vintage. C'est-à-dire qu'elle fait des scores d'attention de vote plutôt satisfaisants dans l'électorat de droite traditionnel. L'électorat âgé, les catégories aisées, les personnes diplômées.

Mais elle ne parvient pas à élargir un socle traditionnel, comme d'ailleurs François Fillon en 2017, voire Nicolas Sarkozy en 2012. Mais eux avaient surdynamisé ce socle. Elle n'énergit pas du côté des jeunes, du côté des catégories populaires et surtout du côté du salariat, du côté de la France du travail. Il y a la célèbre phrase d'André Malraux, le RPF, l'ancêtre du gaullisme, du RPR, c'est le métro à 6 heures, aux heures de pointe. Ben non, les salariés ne choisissent pas. C'est-à-dire l'électorat de Valérie Pécresse ? C'est un électorat de droite traditionnel et elle est dans une situation où elle bouge peu.

Il y a une petite érosion, mais compte tenu de ce qui est exogénel, l'histoire de la droite depuis maintenant 10 ans, qui est forte localement, mais qui a perdu deux élections présidentielles, compte tenu de son incapacité à rassembler complètement un électorat Fillon coupé en trois, le bloc Canal Historique Pécresse LR, le bloc Macron, il en prend 25% et le bloc Zemmour. Ça rend sa situation compliquée. Maintenant, code d'alerte à deux mois du vote dans un contexte où le Covid encore fige les choses, dans un contexte où les Français ne sont pas vraiment dans cette élection. Le niveau d'intérêt qu'on mesure avec Paris Match est 26 points en dessous de celui de février 2017.

Ça doit nous inciter à une certaine prudence, mais c'est vrai que les ralliements, la mauvaise petite musique, fait qu'on a l'impression qu'elle joue son va-tout et que c'est pour elle Bourget 2012 façon Hollande, ou plutôt Sarkozy 2007 façon Père de Versailles. – Oui, justement Yves Tréhard, vous avez signé cet édito ce matin dans le Figaro, votre édito, qui parlait de Valérie Pécresse, avec ce titre un peu mystérieux, « En attendant la musique », dites-vous. Vous attendez la musique de Valérie Pécresse ? – Oui, parce qu'en fait, Valérie Pécresse qui est en campagne depuis maintenant plus de deux mois, a tout ce qu'il faut avec elle.

C'est-à-dire qu'elle a réussi à rassembler son camp, son parti, elle a les idées, elle sait les réformes qu'elle veut porter, qu'on soit d'accord ou pas avec elle, elle a, je dirais, une expérience du pouvoir, elle a été ministre notamment de l'enseignement supérieur, elle est présidente d'une grande région, d'une des plus grandes, la plus grande région de France, mais on sent qu'il lui manque quelque chose. Donc elle a les paroles, c'est ce que je voulais dire, elle a les paroles mais elle n'a pas la musique. Et vous savez que si vous écoutez Jeanne Hallyday sans musique, ben c'est pas tout à fait pareil, et n'importe qui d'ailleurs.

Et donc ce qui lui manque c'est cette espèce de, enfin cette mise en musique, cette chose, ce supplément, j'allais dire c'est un cliché, mais ce supplément d'âme, il lui manque quelque chose, il lui manque quelque chose qu'avait réussi à trouver Nicolas Sarkozy, qu'a réussi à trouver en 2017 Emmanuel Macron, qu'avait réussi, et c'était pas évident en 2012, François Hollande, dont on se disait, vous savez on se moquait de lui, Monsieur 3% l'a appelé au début.

Monsieur 3%, et bien finalement il a gagné, alors il a gagné beaucoup par anti-sarkozisme, mais, et elle, elle a une difficulté supplémentaire, c'est qu'elle est coincée, compte tenu de ce que vient de dire Frédéric à l'instant, elle est coincée entre un bloc nationaliste qui est très fort, et qui lui mange la laine sur le dos quand même, il ne faut pas le cacher, et puis un bloc, alors j'allais dire orléaniste, libéral, ce qui est beaucoup moins vrai maintenant avec le Covid, l'État est quand même très présent, qui est celui du président de la République sortant, qui a attiré vers lui, séduit une partie de cet électorat de droite, allez pour faire vite, entrepreneurial, et elle a du mal, elle a cet électorat historique, de personnes âgées, de personnes installées, mais il faut qu'elle élargisse considérablement, et là, elle peine, elle peine.

Alors qu'il ne faut pas oublier quand même que quand elle est arrivée il y a deux mois, je le disais, elle était à 10% dans les sondages, elle est aujourd'hui, allez on va dire entre 15 et 17 en fonction des instituts, mais il lui faut le petit coup, si vous voulez... Pour gagner sa place sans ticket au second tour. Le second tour, qui va peut-être arriver après le meeting de demain. Alors justement, Nathalie Moret, demain, meeting au Zénith de Valérie Pécresse, est-ce qu'elle va se tiquer là pour le second tour ? En gros, est-ce qu'il se joue demain, là, d'ici 24 heures, on sera fixé sur la suite de Valérie Pécresse ?

6:57
Valérie Pécresse

Alors on ne peut pas dire qu'on va être fixé demain, parce qu'il reste quasiment deux mois de campagne, mais elle joue gros, elle joue vraiment très gros. Et là où je vois qu'elle joue gros, c'est qu'à la fois son camp, ses très proches disent, oui, elle joue gros, et ceux qui sont dans son camp, mais qui commencent à douter, disent, oui, on attend quand même un petit peu de voir. Pourquoi ? Pourquoi elle joue gros ? Parce que, finalement, je suis convaincue que les Français ne savent pas très bien qui elle est. On sait politiquement qu'elle est coincée entre Macron et l'extrême droite, ça, d'accord, on sait qu'elle est patronne de l'île de France, d'accord, mais qu'est-ce qu'elle veut ?

Qu'est-ce qu'elle veut vraiment ? Quelle présidente elle serait ? Quelle est sa vision de la France ? C'est tout ça qu'elle va devoir dire demain, c'est tout ça qu'elle va devoir le faire. Alors, avec son propre style, Valérie Pécresse, ce n'est pas du tout quelqu'un qui est, comme Nicolas Sarkozy, très tactile, très proche des gens. Elle est effectivement quelqu'un de... C'est une bonne élève, comme disait ma consœur du monde, c'est Madame... Madame Parfaite. Madame Parfaite. Elle est très techno, elle est brillante élève, il n'y a rien qui dépasse. Et en même temps, si tout ça, il va falloir qu'elle dise que ça, ça peut être justement une qualité pour arriver à l'Élysée.

C'est ça, son boulot de demain. Et ce n'est pas simple du tout, parce qu'elle arrive dans une semaine où elle a subi des revers quand même importants. Il y a eu des... On en reparlera tout à l'heure, mais des fuites dans son camp qui pèsent. Et c'est effectivement un moment important, parce qu'il se peut qu'il y ait des gens qui hésitent dans son camp, et demain, elle devra rassurer. Et l'opinion est son camp.

8:25
Présentateur

Alors justement, c'est vrai que des fuites, Sosique et Ménère, il y a eu le départ cette semaine qui a beaucoup marqué, d'Éric Wörth, qui a eu cette phrase terrible, on va la voir, cette phrase. Il a justifié son départ en disant « Je veux parler à la France de mes enfants, pas à la France de mon enfance ».

8:41
Marine Le Pen

Oui, alors c'est une redoutable efficacité, effectivement. Et je pense que même, c'est la phrase qui a fait le plus mal de toute la semaine. Pourquoi ? Parce qu'il faut qu'elle se démarque par rapport à Emmanuel Macron. Or, Emmanuel Macron incarne toujours, aux yeux d'une partie de l'électorat, de la droite modérée, la modernité, l'avenir, l'émancipation. Il a toujours l'optimisme, enfin, il défend toujours ces qualités-là. Or, en face, on a une Valérie Pécresse qui s'appuie beaucoup sur les équipes de Fillon, 2017, qui parle beaucoup de Jacques Chirac, donc 2002, 95 et même 88. On a aussi une Valérie Pécresse qui ne semble pas avoir tenu compte de ce qui s'est passé en 5 ans.

C'est-à-dire que quand on regarde son programme, on y voit assez peu la trace de la crise du Covid, assez peu la trace de la crise des Gilets jaunes. Finalement, on a l'impression que c'est un programme qui aurait pu être celui de 2017. Il y a assez peu de changements par rapport à ce qu'a annoncé François Fillon. Donc, elle essaie effectivement d'être une candidate sérieuse. Elle espère porter ça en disant « Je suis la candidate du fer, regardez ce que j'ai fait en Ile-de-France, je n'ai pas fait énormément de bruit, mais c'était efficace, les gens ne s'en plaignent pas. » D'ailleurs, j'avais gagné dans une région de gauche, ça n'avait pas été évident. « Je tiens, je mène d'âpres combats.

» Et patatras, une mesure qui était annoncée à la fin de cet été, c'est-à-dire l'augmentation des salaires de 10% pour ceux qui gagnent 2,2 fois le SMIC. Donc, ça concernait 12 millions de Français. Elle voulait répartir ça entre le financement entre l'État, deux tiers, les entreprises, un tiers. Sauf que le patronat, à secouer les puces, j'allais dire, à secouer les choses assez vigoureusement, elle a été obligée de revenir sur sa proposition pour que tout soit financé par l'État. Ce n'est pas très bon signe, parce que c'était vraiment ce qu'elle voulait défendre, c'est-à-dire le sérieux, la rigueur, et puis surtout cette idée qu'elle ne veut pas, comme Emmanuel Macron, cramer la caisse.

Or là, sur une mesure emblématique qui devait être celle qui répondait justement à ce que vous disiez, Frédéric, tout à l'heure, c'est-à-dire la France du salariat, là, elle a quand même trébuché.

10:33
Présentateur

D'autant qu'Éric Wörth incarnait ce sérieux budgétaire. Éric Wörth, il est parti chez Emmanuel Macron. Donc, c'est une semaine à oublier pour Valérie Pécresse. Pas moins de trois personnalités, on l'a dit, ont claqué la porte des Républicains pour rejoindre Emmanuel Macron. Trois proches de Nicolas Sarkozy, l'ancien président de la République qui laisse d'ailleurs planer le doute sur le nom de la candidate ou du candidat qu'il soutiendra. Sujet de Juliette Vallon et Erwann Illion.

11:00
Invité

C'était sans aucun doute le moment le plus attendu au sein du camp Les Républicains cette semaine. La visite de Valérie Pécresse à Nicolas Sarkozy hier dans ses bureaux parisiens. Mais à la sortie, aucune annonce par la candidate d'un soutien officiel de l'ancien chef de l'État. Écoutez, nous avons eu une conversation entre amis,

11:26
Marine Le Pen

une conversation franche et affectueuse.

11:29
Valérie Pécresse

Et c'était très utile pour moi d'avoir les conseils d'un ancien président de la République. Et c'était aussi, j'allais dire, un moment, un moment en fond.

11:40
Invité

Et c'est une bonne question de finir.

11:41
Valérie Pécresse

Écoutez, je suis très heureuse de cet entretien. Je ne vous en dirai pas plus.

11:45
Invité

Nicolas Sarkozy aurait-il des doutes sur la capacité de Valérie Pécresse à remporter l'élection présidentielle ? Selon des indiscrétions de son entourage à la presse, il ne serait pas tendre, en privé avec son ancienne ministre, notamment sur le choix de tenir son premier meeting à Paris. Elle ne prend aucun risque en faisant ça en Ile-de-France. N'importe qui peut remplir une salle de 6 000 personnes dans ces conditions-là. Elle aurait dû aller à Marseille ou à Lille, comme Zemmour. Un soutien crucial qui ne vient pas, alors que la semaine de Valérie Pécresse avait déjà mal commencé.

Mercredi, petit tremblement de terre chez les Républicains, avec le ralliement d'un poids lourd du parti à Emmanuel Macron, Eric Wörth claque la porte.

12:26
Présentateur

« Je n'adhère pas au discours de LR qui décrit une France qui n'est pas tout à fait la mienne, une France nostalgique, recroquevillée sur elle-même. Notre pays est plus fort qu'on ne le croit. »

12:39
Invité

Eric Wörth l'affirme. Il ne souhaite pas adhérer à La République En Marche. Mais les Républicains ne veulent plus de lui. Il est sommé de quitter le parti. « Moi, je n'aime pas quand on change d'équipe en cours de match. Je crois que voilà, il y a toujours un peu d'opportunisme politique et électoral là-dedans. C'est dommage parce que c'est de la tambouille politicienne et ça éloigne toujours plus les Français de la politique. » Dans la foulée, deux autres défections. Celle de Nora Berra, ancienne secrétaire d'État sarkoziste, et surtout celle de la maire Les Républicains de Calais, Natacha Bouchard, pour qui Emmanuel Macron est le plus à même de remporter l'élection présidentielle.

Une semaine de mercato politique houleux, auquel vient s'ajouter la déclaration tonitruante de Rachida Dati. La maire LR du 7e arrondissement de Paris incendie le directeur de campagne de Valérie Pécresse, Patrick Stéphanini.

13:27
Valérie Pécresse

« Moi, j'ai pas de leçons à recevoir de M. Stéphanini, pour plusieurs raisons. D'abord, il faut arrêter avec la légende qu'il a fait gagner des candidats. Il a jamais fait gagner Jacques Chirac. C'est Antoine Ruffnac. Donc on va rétablir la vérité. C'est Antoine Ruffnac qui était à la manœuvre.

13:41
Invité

Et puis la victoire de Jacques Chirac, c'est Jacques Chirac, d'abord. Donc les leçons de campagne, il ferait mieux de s'y garder. Donc voilà. Donc moi, les looseurs, ça ne m'intéresse pas. Torpillée au sein de son propre camp, Valérie Pécresse tente de faire bonne figure et de prendre ses départs avec humour alors qu'elle reçoit le prix de la personnalité politique de l'année.

14:02
Valérie Pécresse

Je voulais vous dire un grand merci à tous. Un grand merci parce que, grâce à vous, cette journée se termine quand même beaucoup mieux qu'elle n'a commencé. Bon, il peut y avoir un prix supplémentaire que vous pouvez créer. Le prix de la trahison politique de l'année. Il y aura peut-être beaucoup de candidats, on ne sait pas. Alors c'est compliqué. Ce sera difficile de choisir le bon.

14:25
Invité

Valérie Pécresse, trahi, dit-elle, au moment où sa campagne patine. Selon un sondage IFOP paru hier, elle se retrouve presque à égalité avec Éric Zemmour dans les intentions de vote du premier tour. Demain, pour son premier grand meeting de campagne, la candidate des Républicains va jouer gros pour faire oublier cette mauvaise passe et empêcher d'autres barons de son camp de rejoindre celui d'Emmanuel Macron.

14:50
Présentateur

Nathalie Moret, vous étiez au prix du trombinoscope qu'a remporté d'ailleurs Valérie Pécresse. Elle était là, on l'a vu, sur le pupitre. Alors elle a fait une allégorie, elle a comparé cette campagne aux différents épisodes de la guerre des étoiles, ce qui lui vaut maintenant des moqueries sur Internet. Comme si cette comparaison était... C'est tombé à plat quand vous étiez ?

15:10
Valérie Pécresse

Oui, c'est tombé à plat là et c'est peut-être un petit peu même dommage pour elle et c'est vrai qu'elle était dans une journée compliquée où elle avait enchaîné les réunions et elle est venue recevoir ce prix qui est un prix important puisqu'il couronnait son année 2021 puisqu'on a considéré, nous, aux jurys, que c'était vraiment la personnalité politique de l'année 2021 et elle est arrivée là en retard en préparant son discours en cinq minutes juste avant de remonter sur scène et au lieu de faire de cette tribune-là quelque chose qui aurait pu la propulser avant son meeting de dimanche, c'est vrai qu'elle a eu des propos qui ont été repris comme ça sur les réseaux sociaux qui la desservent.

C'est un peu dommage parce qu'elle n'a pas dit que ça lors de cette cérémonie. Elle s'en est aussi prise à Yves Fréard. Parce que vous y étiez,

15:56
Présentateur

vous étiez tous les deux à cette réunion.

15:58
Valérie Pécresse

Mais voilà, c'est un peu... Mais elle a un problème d'élocution derrière un pupitre alors ? Oui, mais elle n'a pas... En fait, c'est très symbolique ce qui s'est passé ce jeudi soir. C'est-à-dire qu'elle n'a pas su prendre ce moment qui pour elle était une chance, être la femme politique de l'année 2021. C'est vraiment un tremplin. Elle n'a pas su le prendre pour justement reprendre la balle au bon, j'allais dire, et en faire un atout dans l'optique de dimanche. Ça, c'est un truc pour moi qui est assez inexplicable.

16:23
Présentateur

Alors, elle s'en est prise à vous, Yves Tréard ? Non, mais Nathalie a tout dit. Non, mais juste... Alors, d'abord, sur la... En fait, pour vous dire la vérité, mais ça, c'est un peu parallèle, c'est que le prix a été remis. Il y a plusieurs prix dans ce trombinoscope. Il y a le prix du député de l'année, du sénateur de l'année, de la révélation politique de l'année, de l'élu local de l'année. Il se trouve que cette année, il y a beaucoup de femmes.

16:44
Valérie Pécresse

Quasiment que des femmes.

16:45
Présentateur

Il n'y a quasiment que des femmes qui ont été primées. Et le jury, alors cette année, est assez équilibré, plus que d'habitude, entre femmes et hommes. Mais elle l'a souligné, elle a dit, tiens, pour un jury qui était plutôt assez masculin, un monsieur très rare. Voilà, comme ça. Ah, d'accord. Comme ça. Misogyne supplémentaire. Ce que je ne suis pas. Alors, pour revenir sur la forme, demain, il y a un meeting. Est-ce qu'elle est attendue parce qu'on sait qu'elle est bonne en débat ? Mais est-ce que, pour gagner une élection présidentielle, on se souvient de François Hollande qui vous disait, il y avait eu son moment, mon ennemi, c'est la finance, le salon du Bourget.

Est-ce que demain, elle devra emmener la foule et est-ce qu'on a des doutes là-dessus, sur sa capacité ? D'ailleurs, elle le dit elle-même, elle dit, je ne suis pas une comédienne. Elle a un côté Angela Merkel, un peu, quoi. Oui, alors, justement, et ça, c'était une des erreurs aussi de campagne qu'elle a faite quand elle a fait ses références en disant, je suis deux tiers Angela Merkel et un tiers Margaret Thatcher. C'est très séduisant pour un public français. Je n'en suis pas sûr.

Cela, mis à part, il faut faire très attention, vous savez, avec ce meeting de demain parce que je trouve que, d'ailleurs, son camp met trop la pression et accorde trop d'importance à cela parce que si jamais, eh bien, ça ne la fait pas, comme on dit, c'est-à-dire que si elle n'est pas très bonne, eh bien, ça va être terrible parce que médiatiquement, ça ne va pas. Donc, la campagne, comme disait Nathalie, ça dure encore deux mois. Donc, il y a encore des événements qui peuvent se passer. Le jour où le président de la République va se déclarer, ça va aussi, la donne va changer, nécessairement.

Alors, demain, demain, je dirais, elle est dans la position d'une équipe de football qui n'est pas favorite. Et quand vous n'êtes pas favori, eh bien, vous donnez tout et vous pouvez gagner. C'est ce qui se passe en Coupe de France, souvent, quand il y a des petits clubs, vous savez, qui battent des gros clubs. Eh bien, si ça se trouve, ça sera le cas. C'est-à-dire qu'elle va se... Il faut qu'elle se lâche complètement. Il faut qu'elle oublie son camp. Il faut qu'elle oublie tous ceux qui sont autour d'elle, qui lui donnent des conseils. et il faut qu'elle oublie qu'elle ne doit pas faire la synthèse. Il faut qu'elle soit elle-même. Il faut qu'elle se révèle comme femme politique.

Elle fait trop la synthèse, elle veut trop épouser. Oui, elle veut trop ménager. Alors, entre la ligne dure, soi-disant, de Ciotti, la ligne libérale ou je ne sais pas quoi de Barnier ou gaulliste de Barnier, il faut qu'elle oublie tout ça et il faut qu'elle trouve. Alors là, c'est là où Stéphanini et Mitropanov, qui est celui de l'ombre, qui écrit le discours qui est un homme de grande qualité. Qui a été flingué par Rachida Dati dans l'extrait qu'on vient de voir. Non, non, pas Stéphanini, Mitrovanov. Ah, d'accord. Celui de la plume qui écrit le discours. Vous parliez de Patrick Stéphanini. Qui est réputé pour être un homme de formule, justement, un littéraire de haut vol.

Il faut qu'elle trouve travailler plus pour gagner plus. Mon ennemi, c'est la finance. Enfin, pas évidemment cela, mais ce style-là pour qu'il marque la campagne, qu'il imprime. que ce soit son sceau. Or, le problème de Valérie Pécresse aujourd'hui, c'est que c'est un catalogue de mesures qui ne donne aucune vision de ce qui est la France. Ce que dit Rachida Dati, il y a trop de propositions, on n'en retient aucune. Rachida Dati dit la pure vérité. C'est une remarque, une observation qui est tout à fait valable. Et il n'y a pas le slogan, entre guillemets, magique, qui vous fait dire tiens, ben voilà, c'est ça. Elle a raison. Frédéric Daby. Je partage ce que vient de dire Yves.

Je dirais plus qu'il faut qu'elle crée, à l'occasion de ce meeting, une marque faite Pécresse. Et il n'y a pas de marque Pécresse. Déjà, il ne faut pas oublier de dire quelque chose, elle n'est pas connue par tous les Français. Dans le baromètre match, on laisse, la question est plutôt gentille, bonne, mauvaise votre opinion, elle a une cote tout à fait satisfaisante, 45%. Mais il y a 10-12% de Français qui disent je ne la connais pas suffisamment. Elle n'est pas dans la situation de François Fillon en 2017, bien sûr de Nicolas Sarkozy en 2017 et de 2018, archi connu. Et d'ailleurs, c'est parce qu'il y a un contexte où la droite est quand même challenger.

C'est la première élection présidentielle où la droite n'est pas automatiquement perçue comme devant aller au second tour au soir du 10 avril. Cette marque faite Pécresse, c'est aussi l'occasion d'être un petit peu seul. Qu'est-ce que c'est que la campagne de Valérie Pécresse depuis sa victoire à la primaire ? C'est des belles photos avec tous ses adversaires malheureux du Congrès, c'est la photo chez les centristes de nouveaux centres, la photo avec l'UDI, la visite chez Nicolas Sarkozy, Antoine Pinet comme à une époque tout le monde allait à Saint-Chamond si je ne me trompe pas pour aller voir Antoine Pinet.

Ce n'est pas ça une élection présidentielle, c'est une bataille de crédibilité, c'est une vision, ce ne sont pas que des mesures, c'est une incarnation. La rencontre entre un homme ou une femme et le peuple. Oui, on connaît cette fameuse phrase, je vais voir aussi la France au fond des yeux. On va en parler peut-être tout à l'heure mais Marine Le Pen est complètement passée sur l'incarnation. Donc je pense qu'elle joue extrêmement gros de ce point de vue-là pour créer, pour enraciner cette marque Pécresse et pour pouvoir dépasser cette fameuse quadrature du cercle ligne Sioti versus ligne libérale.

Elle a un axe, le changement, l'alternative, mais c'est difficile dans un contexte où l'adversaire qu'elle doit puncher n'est pas là. Et donc pour l'instant, elle boxe dans le vide. C'est ça qui est aussi très spécifique à cette campagne présidentielle. Soisie Kéména. Alors après, est-ce qu'il faut parler de convocation, l'affaire Sarkozy ? Hier, elle est allée à 11h30 voir Nicolas Sarkozy dont on dit qu'il a des mots assez durs sur Valérie Pécresse.

Est-ce que d'ailleurs dans l'attaque qu'on vient d'entendre de Rachida Dati contre l'équipe de Valérie Pécresse, elle a quand même traité son directeur de campagne de loser, elle a dit que Valérie Pécresse il y avait trop de propositions du coup on n'en retenait aucune. Est-ce qu'il faut y voir l'ombre d'ailleurs légitime pour aller à la radio à 8h30 flinguer un petit peu l'équipe de Valérie Pécresse ?

22:48
Marine Le Pen

Alors je pense que ce n'est pas dit mais c'est compris. C'est-à-dire qu'on a un Nicolas Sarkozy qui ne soutient pas Valérie Pécresse qui a remporté le congrès LR du parti qu'il a lui-même créé enfin recréé sur les fondations de l'UMP et il ne l'a toujours pas soutenu. Donc effectivement ceux qui sont proches de Nicolas Sarkozy même s'ils n'en ont pas eu la consigne se sentent tout à fait libres de dire exactement ce qu'ils pensent de cette campagne qui est en train de se faire.

Après les débauchages on a pu se demander aussi s'il n'y avait pas une organisation rue de Miro-Ménil Eric Woerth proche de Nicolas Sarkozy Natacha Bouchard maire de Calais également proche de Nicolas Sarkozy Nora Béra très proche de Nicolas Sarkozy donc on s'est posé la question mais on est plutôt sur une organisation

23:30
Présentateur

Vous avez la question de savoir s'il n'y avait pas

23:31
Marine Le Pen

Sarkozy derrière tout ça ?

Alors ça a été soulevé et en même temps après enquête on s'aperçoit que c'est plutôt du côté de l'Elysée que c'est très bien qui a la volonté de feuilletonner et de montrer justement avant le meeting du Zénith on voit bien depuis le début le petit jeu des macronistes qui jouent sur le calendrier pour essayer d'écraser à chaque fois le moment pécresse donc là effectivement il y a un petit jeu pour qu'elle arrive affaiblie même si elle l'était déjà un peu parce que sa campagne ne prenait pas vraiment avant le meeting de dimanche ça c'est la première chose ensuite pour ce qui est de Nicolas Sarkozy lui-même il n'y a jamais cru au congrès LR c'est à dire que il faut se rappeler que si on revient en mai-juin dernier la discussion c'était à quel moment Nicolas Sarkozy commence à négocier avec Emmanuel Macron une coalition parce qu'Emmanuel Macron c'est ce qu'on disait parce qu'Emmanuel Macron n'aura pas de quoi faire une majorité il aura besoin d'LR absolument Nicolas Sarkozy va le négocier il sera le chef de la négociation puisque de toute façon la présidentielle ne donnera rien pour les LR et finalement à force de travail d'organisation etc même si ça a été très compliqué ils ont fini par accoucher de ce congrès LR on attendait Xavier Bertrand au début comme candidat de LR finalement c'est Valérie Pécresse et donc ce qu'il faut comprendre c'est que les LR ont vécu leur parenthèse enchantée là au mois de décembre et au mois de janvier c'est à dire que c'était un peu inespéré ce qui leur arrivait on avait Valérie Pécresse qui était en couverture de tous les journaux qui semblait une nouvelle figure dans le paysage politique parce que ça a été dit tout à l'heure elle est finalement assez peu connue des français donc il y a eu un moment où ils ont repris espoir et finalement là on se retrouve comme au printemps dernier c'est que c'est très dur

25:07
Présentateur

pour LR

25:08
Marine Le Pen

de revenir au charbon et Nicolas Sarkozy il y a eu un petit jeu qui est très bien raconté d'ailleurs dans le livre chéri j'ai rétréci la droite qui a été écrit par nos confrères du Parisien et du Poing Nathalie Chuc et Olivier Beaumont il a eu un petit jeu avec Emmanuel Macron mais il n'est pas vraiment en position de force aujourd'hui Nicolas Sarkozy il faut se rappeler qu'il est empêtré dans des affaires judiciaires il faut se rappeler il a perdu en 2012 il a perdu la primaire de 2016 donc il a l'importance qu'il s'accorde et qu'on veut bien lui accorder aussi dans le jeu politique donc là on voit bien que Valérie Pécresse elle s'est mise dans une situation où elle était obligée d'y aller parce qu'il y a déjà une érosion de ses troupes donc il ne fallait pas que les autres s'en aillent mais en même temps elle ne pouvait pas attendre grand chose de ce rendez-vous avec Nicolas Sarkozy hier midi

25:50
Présentateur

Yves Tréhard Nicolas Sarkozy au fond de lui-même il a envie que Valérie Pécresse l'emporte cette présidentielle ou plutôt Emmanuel Macron ?

Non j'en suis pas persuadé je pense qu'il a une grande une grande fascination pour Emmanuel Macron vous savez il ne faut pas oublier qu'il a dit au début du quinquennat c'est moi au mieux c'est quand même il fallait quand même le faire pour le dire comme ça il reste le dernier président de droite il a dit alors oui enfin sauf qu'Emmanuel Macron n'est pas loin de la droite quand même c'est une droite plus giscardienne mais c'est non mais je crois que le problème de la droite française de cette droite là qu'on va appeler gaulot-chirakienne pour faire vite le problème c'est qu'elle vit trop dans le rétroviseur et elle vit trop sur le passé il faut cette droite là tant qu'elle ne se sera pas affranchie de Chirac de Sarkozy de Fillon elle n'avancera pas elle restera encalminée il faut impérativement et ça Valérie Pécresse a cette chance d'être pas nationalement trop connue justement pour couper le cordon ombilical et je vais même vous dire une chose sa visite chez Nicolas Sarkozy hier je pense que c'était plutôt négatif que positif il faut mieux qu'elle coupe avec tout le monde évidemment Nathalie Moré c'est vrai qu'elle est sortie du bureau de Nicolas Sarkozy en disant c'était très utile pour moi d'avoir des conseils d'un ancien président

27:08
Valérie Pécresse

je suis absolument d'accord avec Yves c'était un exercice obligé pour elle mais c'était finalement assez dévastateur puisque encore une fois elle endosse le rôle de l'élève qui va écouter ce que lui dit le professeur or aujourd'hui la chef de la droite il faut que ce soit elle les autres c'est fini et c'est là où c'est quand même très très difficile parce qu'autour d'elle il y a tout un tas de gens qui ne sont pas au pouvoir depuis plus dix ans qui ont une envie de l'être mais comme j'ai rarement vu et cette envie de l'être là ça peut s'incarner en la suivant mais ça peut aussi s'incarner en allant suivre Emmanuel Macron donc c'est vrai que pour elle elle est sur des sables mouvants parce qu'effectivement ces gens-là ils veulent gouverner toute cette nouvelle génération de gens qui ont entre 35 et 50 ans qui n'ont jamais été ministre et qui sont brillants qui sont intelligents qui ont toutes les compétences pour être au pouvoir ces gens-là ils veulent gouverner et c'est pour ça que pour elle

28:03
Présentateur

c'est compliqué sur les attaques contre Valérie Pécresse Alain Minc a ses mots je sens un dernier zeste de misogynie alors

28:09
Valérie Pécresse

moi je ne suis pas persuadée que honnêtement enfin c'est peut-être parce que je suis une femme que je dis ça mais bon moi je ne crois pas qu'il y ait de la misogynie je crois surtout qu'il y a de la peur il y a de la peur de perdre il y a la peur d'arriver ce quatrième au cinquième et de ne pas être au deuxième tour

28:25
Présentateur

le vrai risque c'est que ça finisse comme bel ami dit-on il paraît qu'on dit ça c'est ça

28:29
Valérie Pécresse

et je pense que si c'était un homme à la place de Valérie Pécresse ce serait la même chose ce serait la même crainte la crainte c'est plus de ne pas être au deuxième tour que le fait que Valérie Pécresse soit une femme

28:38
Présentateur

Alors Frédéric Dabé Je lui en serai un tout petit peu d'après ce que je vois dans les études que l'IFOB mène notamment les études qualitatives c'est vrai qu'il y a une dramaturgie dans cette élection présidentielle troisième défaite de suite possible pour Marine Le Pen Emmanuel Jean-Luc Mélenchon troisième défaite de suite pour la droite troisième 21 avril pour la gauche donc c'est vrai que ça tend les choses et c'est vrai que cette génération des élus de droite qui n'a pas exercé le pouvoir a peut-être envie mais il y a quand même un fond alors de misogynie de machiste je ne sais pas mais il y a quand même l'idée avec certaines images qu'on a vues une Valérie Pécresse qui laisse d'abord parler Gérard Larcher lors d'un point presse une Valérie Pécresse qui dit je suis là pour recevoir des conseils l'idée qu'elle peut être entravée pas complètement sous tutelle disons les choses il y avait ces critiques aussi rappelez-le-vous pour Stéphane Royal dans les années 2006 lorsqu'elle a eu ce mouvement incroyable après les élections régionales de 2004 quand elle est devenue la Zapaterra quand elle était irrésistible dans les enquêtes faites d'opinion on disait elle est peut-être téléguidée par François Hollande finalement elle n'ira pas au bout il y a cette crainte qui fait qu'elle doit absolument si je puis dire lâcher les chevaux lors du meeting de demain et d'autres prises de parole pour enraciner sa marque sa crédibilité et c'est vrai qu'elle a quand même un atout ce qu'elle a fait à l'échelle régionale alors je ne crois pas complètement au théorème Borloo pour une élection présidentielle ce que j'ai fait pour Valenciennes je l'ai fait pour la France mais il y a quand même dans le peuple de droite un doute sur la crédibilité est-ce que la droite qui n'a pas tenu ses promesses en 2007 qui n'a pas fait le travail sur le Karcher sur la question du travail et plus pour gagner plus est-ce qu'elle va le faire et elle a quand même elle le fait un peu quand elle se fait appeler la dame du fer est-ce que la droite va pouvoir tenir et être une alternative crédible elle a un atout à jouer mais elle seule dans un dialogue avec les français Soisy Kemener demain c'est un meeting au Zénith à Paris chez elle puisqu'elle est présidente de la région Île-de-France Le Monde dans ce papier qui s'intitule de l'ennui d'être madame parfaite décrit une image je cite Le Monde un corseté de conformisme bourgeois est-ce qu'il n'y a pas fallu aller je ne sais pas se cogner à Marseille ou dans les Hauts-de-France pour casser un peu aller au contact du peuple

31:05
Marine Le Pen

Non mais c'est vrai que c'est le reproche qu'ils aient déjà fait souvenez-vous à François Fillon François Fillon qui avait gagné grâce au CSP Plus qui sont les gens qui sont déplacés pour aller à la primaire de 2016 c'était les CSP Plus de droite et donc la question effectivement pour Valérie Pécresse c'est de réussir à élargir aux classes populaires on voit bien que dans son électorat pour l'instant elle ne parle pas du tout à cette France-là et effectivement on voit bien que la difficulté on a l'impression qu'elle est vraiment dans l'idée de conserver ce qu'elle a déjà et on ne voit pas bien la marge de progression électorale et donc c'est vrai qu'en étant au Zénith avec les mêmes barons alors c'est la grande nouveauté c'est qu'ils ne vont pas s'exprimer justement pour qu'on n'ait pas ces phénomènes-là sur la salle mais il y aura des visios ou bien alors ils s'exprimeront depuis le public la mise en scène a été prévue pour qu'elle soit seule sur scène pour justement qu'elle apparaisse en majesté et vraiment candidate à la présidentielle libre de ses mouvements donc mais quand il faut commencer à réfléchir à ce genre de choses c'est qu'il peut y avoir un problème il y avait un ancien ministre qui m'a dit hier le problème de Valérie Pécresse en fait c'est qu'elle est en train de faire une coalition sauf qu'elle n'est pas au pouvoir petit côté Merkel à l'envers et donc c'est un peu compliqué d'être en coalition pour essayer d'être en conquête du pouvoir et effectivement le fait d'essayer tout le temps de ménager la chèvre et le chou si je résume un peu facilement mais Eric Ciotti et Jean-Christophe Lagarde à l'UDI la difficulté c'est qu'effectivement elle laisse de côté tous les segments dans lesquels elle pourrait progresser et effectivement on ne l'entend pas du tout sur la droite populaire où Eric Zemmour progresse un petit peu et où Marine Le Pen est solidement campée

32:37
Présentateur

Alors justement à l'extrême droite aussi les derniers jours ont été marqués par une série de défections le Rassemblement National a vu plusieurs cadres du parti rejoindre le camp d'Eric Zemmour dernier départ hier le sénateur des Bouches du Rhône Stéphane Ravier qui pourrait bien annoncer son ralliement aux polémistes dès ce week-end sujet de Léa Dermidjian Marion Devauchel et Théo Manval

32:58
Invité

C'est la dernière défection en date pour Marine Le Pen avant-hier à Marseille

33:07
Présentateur

Le sénateur Stéphane Ravier convoque ses troupes et claque la porte avec fracas Sa candidate lui demandait d'exclure du groupe RN une conseillère municipale qui a parrainé Eric Zemmour Stéphane Ravier refuse et prend donc ses distances

33:22
Invité

C'est le choix de Marine Le Pen donc j'en tirerai les conclusions prochainement ce soir ce que je peux vous dire c'est que je me retire de toutes les instances de toutes les instances parisiennes

33:40
Présentateur

Une annonce dans un climat tendu où certains militants

33:43
Invité

des deux tendances en viennent parfois aux mains Stéphane Ravier n'a pas encore rejoint le camp d'Eric Zemmour mais son coup d'éclat replonge Marine Le Pen dans le feuilleton qui plombe sa campagne Gilbert Collard et Jérôme Rivière deux figures du RN ont déjà rallié le candidat de reconquête quand d'autres hésitent encore

34:02
Présentateur

comme Marion Maréchal ou Nicolas Bay poussant la candidate à hausser le ton il y a deux semaines

34:08
Invité

De manière générale ceux qui veulent partir partent mais ils partent maintenant

34:13
Présentateur

Des dissensions que Marine Le Pen pensait laisser derrière elle en lançant sa campagne samedi dernier à Reims un premier grand meeting devant 3000 militants pas inquiets de ses départs

34:26
Auditeur

Moi j'appelle pas Sarah Dimanche chez Eric Zemmour moi j'appelle ça des gens qui savent plus où aller et qui savent plus où donner de la tête comme ici ils peuvent pas récupérer des couvertures ils vont chez Zemmour parce que Zemmour il est tout nouveau il leur promet mon émerveille

34:40
Invité

La salle est pleine image maîtrisée

34:45
Présentateur

d'une candidate qui n'aurait pas perdu sa base encore moins le fond de son discours que certains lui reprochent d'avoir rédulcoré

34:52
Auditeur

Il y a un lien de l'insécurité et ces vagues d'immigration que nous subissons forment nos rues nos quartiers nos villes

35:13
Invité

en zone de non France

35:14
Présentateur

Et pourtant fin du discours Marine Le Pen quitte son pupitre et s'avance au bord de la scène

35:21
Invité

Maintenant mes amis je vais prendre quelques minutes pour vous parler de moi Séquence émotion comme pour accentuer le contraste une image adoucie face au saillie d'Eric Zemmour

35:35
Auditeur

Très vite j'ai connu la violence politique quand j'étais petite fille à l'école on m'a fait payer l'engagement de mon père

35:41
Invité

Des confessions qui se veulent spontanées en réalité tout est écrit sur un prompteur Et puis il y a eu ce divorce parental ultra médiatisé Une Marine Le Pen qui y fond l'armure défend un programme plus social aussi et pourquoi pas

35:56
Présentateur

pour ses soutiens

35:57
Invité

Cette Marine Le Pen changée qui a appris de ses erreurs elle s'est rendue compte que pour le second tour il lui a manqué quelques pourcentages de français et donc je pense qu'elle a vraiment sincèrement essayé de chercher comment combler ces quelques pourcents qui manquaient et à répondre encore plus à une majorité de français Mais pour y parvenir la bataille commence à peine

36:14
Présentateur

Alors il faut mobiliser les troupes la veille du meeting visite de Jordan Bardella à ses jeunes militants rémois Nous allons rentrer maintenant dans le dur de la campagne présidentielle mais il va falloir faire mentir l'ensemble de ceux qui nous disent qu'on ne peut pas gagner On disait pareil aux Etats-Unis pour Donald Trump Donnez-vous s'il vous plaît à fond dans les prochains mois il va falloir occuper le terrain Et il compte bien le faire ces jeunes au moment où d'autres quittent le navire alors que le match reste indécis dans la quête du second tour Nous sommes toujours

36:46
Invité

en tête des sondages Les français en 2017 étaient déjà très nombreux derrière Marine Le Pen et Eric Zemmour même si on peut c'est vrai qu'on se demande nous en tant que militant parfois est-ce qu'il n'est pas là entre guillemets juste pour faire barrage mais non on arrivera à repousser Eric Zemmour Tout le temps on a enterré Marine Le Pen et elle a toujours été capable de se relever et ça force l'admiration c'est quelqu'un qui malgré les coups durs elle sera toujours là

37:12
Présentateur

Sérénité affichée dans une campagne chahutée qui doit se poursuivre dans les semaines à venir sur 5000 marchés à travers la France Nathalie Moret vous étiez au meeting c'était la semaine dernière dimanche dernier de Marine Le Pen à Reims où elle a fait des confessions sur sa famille presque touchante et alors on a vu dans le sujet de Léa Dermidjian qu'en fait tout ça était très préparé il y avait un prompteur où le texte était écrit c'est la preuve que tout ça est calculé que Marine Le Pen veut nouer absolument une relation presque personnelle ou de proximité

37:47
Valérie Pécresse

avec les Français C'est son calcul depuis des mois c'est ce qu'elle fait depuis des mois elle fait ce que j'appelle une campagne selfie elle va au plus près des gens là elle va sur les marchés régulièrement toutes les semaines et s'il faut qu'elle y reste deux heures elle y reste deux heures s'il faut qu'elle fasse 250 selfies elle fait 250 selfies elle fait une campagne PQR pardon de tirer un petit peu la campagne

38:10
Présentateur

la presse quotidienne régionale

38:11
Valérie Pécresse

effectivement et parce qu'elle est très présente dans la presse quotidienne régionale où elle dit elle répond à toutes nos sollicitations pour être au plus près des gens et c'est ce qu'elle a voulu faire à Reims c'était une totale surprise nous on n'était pas au courant on a eu le texte au moment où elle a commencé à parler on a eu le texte de son discours et très vite enfin très vite au bout de 20 minutes peut-être je ne sais plus son attaché de presse nous a dit attention vous n'avez pas la fin vous n'avez pas la fin il va se passer quelque chose donc très très peu de monde dans son entourage même était au courant donc c'était une séquence très préparée mais en même temps très spontanée au sens où peu de gens de son entourage étaient au courant et c'était je crois un moment important pour elle qui n'a pas été évident parce que ce n'est pas du tout dans sa nature de se livrer c'est quelque chose qu'elle fait assez spontanément quand elle est en B2B ou sur les marchés ou quand elle rencontre les gens elle parle assez facilement d'elle en se disant bah oui c'est comme ma soeur c'est comme ma mère etc et c'est quelque chose pour elle qui est plus difficile quand elle est comme ça en meeting et c'était donc une séquence pour elle qui a été marquante et qui a marqué l'esprit des gens

39:16
Présentateur

Yves Tréhard donc une campagne de proximité qui n'est pas du tout dans elle est dans le rassemblement donc un peu tout le contraire un peu tout le contraire d'Éric Zemmour comme on dit elle fait une campagne de second tour c'est ça ?

alors elle fait peut-être une campagne de second tour il y a une grande différence entre Éric Zemmour et Marine Le Pen c'est que Éric Zemmour est un intellectuel et que Éric Zemmour parle concept il parle de la France Marine Le Pen est une maintenant une politique aguerrie et qui ne parle pas de la France qui parle au français et donc qui parle boutique si vous voulez c'est pas du tout péjoratif mais qui parle du problème de fin de mois du problème alors que Éric Zemmour lui il vous parle des problèmes de fin d'année de l'horizon de la France la France il veut rendre la France aux français justement précisément elle elle veut que les français s'approprient leur avenir leur destin donc c'est radicalement différent est-ce qu'elle fait une campagne de deuxième tour on dit souvent ça dans les campagnes électorales en disant qu'il se trompe parce qu'il faut déjà gagner le premier je serais tenté de vous dire qu'elle fait une campagne de second tour parce qu'elle ne cherche pas à rassembler son camp elle cherche justement à dépasser son camp et c'est le reproche que lui faisaient d'ailleurs beaucoup de commentateurs y compris d'ailleurs Éric Zemmour quand il était à nos côtés comme journaliste il disait elle n'arrivera jamais justement à aller au-delà de son club enfin son club quand on a plusieurs millions de ses fans de ses fans elle n'y arrivera pas donc là on sent qu'elle cherche à dépasser cela parce qu'elle a complètement abandonné les histoires sur l'euro l'Europe tout ça elle a complètement abandonné on voit qu'elle est en train de faire de complètement abandonner aussi la retraite c'est-à-dire qu'elle était pour un retour à l'âge de la retraite à 60 ans elle le laisse de côté on sent qu'elle veut aller de plus en plus elle gomme les irritants voilà tout ce qui est irritant alors que lui par exemple Éric Zemmour on le voit encore régulièrement quand il fait des émissions de télévisée quand il a quelqu'un qui est en désaccord profond avec lui il ne cédera rien il dit moi c'est comme ça et pas autrement vous êtes vous êtes tunisien et vous êtes en fin de droit mais vous retournez chez vous il est d'une violence et c'est ce qui plaît d'ailleurs la radicalité son électorat c'est ce qui plaît à lui donc ils sont différents Frédéric Dhabi alors quand on fait une campagne de second tour comme le disait à l'instant Yves Tréard le risque c'est de rater le premier tour question téléspectateur Marine Le Pen au coude à coude avec Éric Zemmour dans les intentions de vote au premier tour est-elle inquiète ?

je ne lui parle pas souvent donc je n'ai pas la réponse c'est vrai qu'ils sont à un écart plutôt limité 17-15% même si c'est vrai qu'elle fait une campagne peut-être de ceux de second tour en jouant la proximité identificatoire en laissant complètement tomber son offre programmatique le vote Le Pen la marque Le Pen par rapport à ce qu'on a dit sur la Max Pécresse est extrêmement forte ça a des véritables en fait bénéfices déjà un bénéfice sondagier j'ai été frappé que pour la première fois depuis le rolling fait en 2012 et en 2017 c'est-à-dire l'enquête quotidienne qu'on a menée aux élections précédentes c'est celle qui fait la meilleure campagne pour les français elle a gagné 10 points depuis le mois de janvier je pense que ce qui s'est passé à Reims a joué un rôle même si elle l'avait déjà fait dans la presse écrite elle se présentait comme une femme une femme divorcée qui élevait seule ses enfants bénéfice également elle n'a jamais été aussi haute dans l'électorat féminin parce que voilà quand elle se raconte quand elle raconte l'attentat de la ville à Poirier quand elle raconte sa vie les persécutions qu'elle a vécues ça parle peut-être plus à un électorat jeune et féminin et ce qui est peut-être rassurant pour elle c'est qu'elle tient quand même le choc dans les bastions traditionnelles du rassemblement national l'électorat jeune l'électorat populaire l'électorat faiblement diplômé l'électorat salarié cette France du travail maintenant va-t-elle aller voter le 10 avril je n'ai pas la réponse et on a bien vu ce que ça lui a coûté aux élections régionales là où elle prend peut-être un risque et Éric Zemmour va peut-être prendre l'avantage dans quelques semaines personne ne peut le dire c'est que quand on avait interrogé on avait fait une grande enquête avec le JDD en 2017 et 2021 sur les motivations du vote RN pourquoi un français vote pour le rassemblement national les trois dimensions qui sortaient le plus fortement c'était d'abord qu'on appréciait les constats que faisait le Front National sur le pays sur le mode on l'avait bien dit pour les bateaux pour le terrorisme et c'est ce que fait Éric Zemmour qui est un véritable cassandre deuxièmement c'était la dimension protestataire on veut manifester son mécontentement troisièmement c'était les solutions que le RN apporte au pays sur les questions migratoires et les questions sécuritaires elle ne coche plus aucune de ces trois cases le mystique du mécontentement de l'extrémisme c'est Éric Zemmour les solutions les plus radicales c'est Éric Zemmour elle passe j'irais sur la façade d'image sur la façade Marine Le Pen vous me connaissez elle a gommé les aspérités les plus repoussoires de son projet alors ça paye relativement pour le moment parce que même si elle est à un niveau faible à la même époque dans le rolling de 2017 elle était à 26% 10 points de moins c'est quand même pas rien et elle est sur la menace d'Éric Zemmour mais je trouve qu'elle prend un risque par rapport à son cœur de cible elle choisit Kémener donc on délaisse le cœur de cible on est moins sur l'idéologie on est plus sur répondre aux colères qui s'expriment encore aujourd'hui avec par exemple le mouvement du convoi de la liberté qui aujourd'hui est à l'assaut de Paris

45:13
Marine Le Pen

oui mais alors du coup ça donne l'impression qu'elle est prête à sauter sur chaque mouvement à s'intéresser mais où est la colonne vertébrale et d'ailleurs c'est la critique que lui fait Marion Maréchal dans Le Parisien la semaine dernière quand elle explique qu'elle ne soutiendra pas Marine Le Pen elle ne dit pas à Marion Maréchal qu'elle soutiendra Éric Zemmour mais elle dit qu'elle ne soutiendra pas Marine Le Pen et elle l'accuse de changer tout le temps d'avis et c'est vrai que quand on commence à faire la liste il va commencer tout à l'heure des reniements et des changements de Marine Le Pen je pense qu'il y a un moment où ils vont être mis à jour dans la campagne présidentielle on le disait tout à l'heure il reste deux mois il va y avoir sans doute pas un débat de premier tour mais en tout cas il va y avoir de plus en plus d'émissions où les candidats vont se succéder etc.

enfin il va y avoir un débat même s'il n'a pas lieu physiquement qui s'organise et on voit que quand on compte c'est fini sur la sortie de l'euro la sortie de Schengen enfin la fin de Schengen elle ne veut plus le retour du service militaire elle ne veut plus la fin de la binationalité elle change donc sur la retraite à 60 ans la liste commence à être très longue il n'y a pas d'ADN

46:13
Présentateur

il n'y a pas de colonne vertébrale

46:14
Marine Le Pen

donc il y a une chose qui tient Marine Le Pen c'est le pouvoir d'achat en cette rentrée et en fait la question c'est est-ce qu'elle n'est pas en train de surfer de manière opportune mais courte sur une vraie inquiétude des français qui s'inquiète de l'augmentation du prix de l'énergie qui s'inquiète quand elle voit le prix des denrées alimentaires de première nécessité augmenter dans les supermarchés donc elle a un discours à leur destination mais est-ce qu'il y a plus que ça est-ce que finalement ça tient toute la campagne donc ça c'est la question ce qu'on voit bien ça s'est installé comme première préoccupation des français mais si jamais il y a un conflit un réel conflit ça va plus loin en Ukraine et en Russie beaucoup de choses peuvent changer dans la campagne et puis Emmanuel Macron va essayer aussi d'imposer ses propres thèmes on le sait dès qu'il sera en campagne et donc il faudra revoir toute cette cartographie et je pense qu'elle a quand même une certaine fragilité politique mise en scène en plus par Marion Maraîcher

47:04
Présentateur

voilà vous avez cette formule c'est la candidate du sujet du moment

47:07
Marine Le Pen

voilà exactement

47:09
Présentateur

le sujet du moment alors qu'à gauche les rumeurs de ralliement entre Christiane Taubira et Yannick Jadot ont couru toute la semaine Jean-Luc Mélenchon lui ne veut toujours pas entendre parler d'union il faut dire que le candidat de la France Insoumise est le seul à dépasser le cap des 10% dans les sondages sujet de Mélanie Nunes et Mathias Garnier qui ont suivi Jean-Luc Mélenchon en campagne à Strasbourg

47:30
Invité

Bonjour Mélenchon à Strasbourg ce soir pour parler d'Europe bonjour Mélenchon à Strasbourg Opération mobilisation sur un marché strasbourgeois au milieu des étals de ce quartier populaire des militants de la France Insoumise venus convaincre que Jean-Luc Mélenchon est l'homme dont ils ont besoin

47:50
Présentateur

Macron lui il n'a rien fait pendant 5 ans ici voilà

47:56
Invité

il n'a rien fait et en plus de ça je ne sais pas

47:59
Présentateur

si vous touchez les APL

47:59
Invité

mais en tout cas lui vous touchez rien du tout c'est ça le problème aussi un discours qui trouve de l'écho auprès de ses familles

48:07
Valérie Pécresse

moi j'aimerais qu'il a dit beaucoup les gens qui ont besoin d'aide surtout les gens pauvres parce que franchement moi je sais que mon mari travaille seul et que moi je ne peux pas travailler parce que j'ai des enfants en bas âge donc voilà et après les moyens c'est limite surtout quand on a des ados après à la maison c'est vraiment limite limite

48:26
Invité

pour les enfants

48:27
Valérie Pécresse

on défend un revenu d'autonomie qui est au seuil de pauvreté à 1063 euros

48:32
Invité

donc ça permettrait aussi de leur garantir

48:35
Valérie Pécresse

une indépendance financière

48:36
Invité

dès qu'ils sortent du cocon familial à 74 ans Christian en est à sa 3ème campagne pour lui son candidat est toujours la seule offre crédible à gauche il a un programme il sait de quoi il parle il a une vraie assise c'est pas comme je ne sais pas on va dire madame Hidalgo mais je n'ai rien contre elle mais elle ne sait plus de quoi elle parle elle ne sait plus où elle habite voilà c'est ça la grande différence selon les derniers sondages Jean-Luc Mélenchon dépasserait désormais les 10% d'intention de vote au premier tour loin devant Yannick Jadot Fabien Roussel Christiane Taubira ou encore Anne Hidalgo une dynamique qui se vérifie aussi sur le terrain il est 20h le meeting de Jean-Luc Mélenchon va débuter vous êtes les bienvenus et je vous laisse voilà ça s'appelle Action Populaire je crois qu'on ne peut pas se permettre 5 ans de macronisme ou encore plus à droite 2 plus le candidat ce soir là ne remplit pas une mais deux salles et même un hall qu'il vient saluer avant de débuter son discours sur scène pour gagner fédéré derrière lui il compte sur l'actualité et la montée des colères pour certains d'entre vous venir ici ce soir ça représentait une dépense le carburant est à son sommet comme vous le savez tous et c'est la démonstration je trouve la plus simple et la plus complète de la folie de l'économie de marché il n'y a rien absolument rien dans la vie des françaises des français à cette étape qui ferait et qui justifierait l'explosion des prix qui vient de se produire améliorer le pouvoir d'achat augmenter les salaires des thèmes de campagne qu'il défend face au patron du MEDEF le partage de la richesse produite c'est un thème immédiat nous sommes en situation d'urgence sociale vous devez comprendre monsieur de Bézieux que la masse des français sont choqués de voir par exemple une banque distribuer 26 ou 27 fois plus en dividende qu'elle n'a distribué pour la progression des salaires si je suis élu l'année 2022 vous devrez organiser les conférences obligatoires annuelles avec un objectif de progression des salaires pas seulement le SMIC tous les autres salaires un candidat qui fait toujours cavalier seul et qui espère atteindre le deuxième tour pour rassembler la gauche

50:56
Présentateur

Frédéric Dhabi on le disait 10 et demi dans les sondages on est à deux mois quand même du premier tour maintenant est-ce qu'il serait temps que Jean-Luc Mélenchon prenne son ascension en tout cas il y a 5 ans quasiment jour pour jour dans le rolling du 11 février il était à 11% et c'est vrai que à l'époque il y avait encore et il a terminé à 19-6 Benoît Hamon était à 14% il n'a fait que baisser notamment après les débats d'avant le premier tour le débat sur je crois TF1 à la mi-mars c'est vrai que beaucoup de Mélenchonistes ont bien ce scénario en tête et quand ils voient les autres candidats de gauche entre 2 et 5% ils rêvent devoir enclencher une sorte de vote utile en fin de campagne quand le peuple de gauche a complètement conscience qu'un 3ème 21 avril est un risque absolument énorme certains même ceux qui n'aiment pas Jean-Luc Mélenchon ils parlent très bien de ceux qui n'aiment pas en disant j'ai un programme c'est pour mettre fin à 5 ans de Macronisme qu'ils vont dire en étant trivial veuillement excusé foutu pour foutu allons sur Jean-Luc Mélenchon c'est ce qui s'est passé en 2017 mais quand on voit la posture de Jean-Luc Mélenchon les thèmes qu'il mobilise son ton son image on est plus sur le Jean-Luc Mélenchon de 2012 celui du bruit de la fureur du tumulte et du fracas que le Jean-Luc Mélenchon calme maîtrisé connaissant très bien ses dossiers ayant vraiment réussi à créer une véritable espérance à gauche c'est peut-être son image qui est plus autoritaire qui pointe du doigt on l'a vu un peu face à Geoffroy Roux de Bézieux c'est l'homme politique qui inquiète le plus les français plus que Marine Le Pen un peu moins je pense qu'Éric Zemmour et on a réalisé une enquête récemment sur son image les 4 premiers traits d'image qui lui sont associés sont des traits d'image négatifs arrogants agressifs sectaires intolérants on lui reconnaît une compétence on lui reconnaît le fait de travailler mais en termes de présidentialité il a énormément perdu de terrain par rapport à 2017 Nathalie Moret question téléspectateur Fabien Roussel avec son capital sympathie peut-il faire de l'ombre à Jean-Luc Mélenchon

53:04
Valérie Pécresse

il en fait déjà il en fait déjà si on regarde les sondages il est entre 3, 4, 5 même parfois il faut rappeler que ça fait quand même longtemps qu'il n'y avait pas eu un candidat communiste à la présidentielle c'était le cas en 2012 et en 2017 où les communistes soutenaient Jean-Luc Mélenchon là ce sont des pourcentages alors 2, 3, 4, 5 selon les instituts de sondage mais qui manquent à Jean-Luc Mélenchon première chose deuxième chose il fait une campagne qui est à l'opposé de celle de Jean-Luc Mélenchon il fait une campagne du sourire son slogan c'est les jours heureux il fait une campagne bienveillante et j'allais dire très positive c'est quand même assez rare dans cette campagne où justement on entend beaucoup les oppositions les trahisons tout ce qui est excessif et lui il fait une campagne apaisée et l'apaisement c'est quand même pas le marqueur fort de Jean-Luc Mélenchon donc à votre question est-ce qu'il fait de l'ombre oui dans les fêtes c'est le cas

54:00
Présentateur

Sois-y Kéméner Fabrique Dhabi parlait d'un possible vote utile en faveur de Jean-Luc Mélenchon pour que la gauche existe quand même avec un score honorable quand même lors de cette élection 2022 et c'est vrai est-ce que Jean-Luc Mélenchon ne bénéficie pas de la faiblesse de ses concurrents à gauche ou même de Yannick Jadot qui pourtant on se disait avec le thème de l'écologie ben voilà un thème du 21ème siècle comme dirait Eric Woerth qui parle à mes enfants

54:23
Marine Le Pen

alors il profite effectivement de leur faiblesse parce qu'il est le plus fort des faibles aujourd'hui on voit bien qu'il est possible qu'il soit en tête mais de la gauche au premier tour de l'élection mais après qu'est-ce qu'il fait de ce score on sait bien que c'est une impasse dans la mesure on voit bien que toutes les tentatives d'alliances on en a parlé pendant des mois et des mois les discussions on a pensé à toutes les combinaisons au début communistes effectivement qu'il n'y aurait pas de candidature chez Fabien Roussel mais qu'est-ce qu'il fait affaire de ses voix ensuite peut-être qu'il aura un groupe et encore c'est pas sûr à l'Assemblée mais c'est la fin d'une histoire Jean-Luc Mélenchon Jean-Luc Mélenchon c'est sa troisième candidature à la présidentielle on voit bien la succession va s'ouvrir et ça va être douloureux d'ailleurs à la France Insoumise sur cette partie-là en tout cas le déchet qui est politique ça va être très dur de trouver une suite on savait il avait un successeur qui est décédé François de Lapierre là il y a une difficulté sur la suite donc déjà il y a la question de la pérennité de la suite du vote Mélenchon après il n'a pas ce dont il pouvait bénéficier en 2017 vous le disiez tout à l'heure Frédéric c'est-à-dire que les voix de Benoît Hamon se tournent peu à peu les intentions de vote sont peu à peu dégonflées pour une partie se reporter vers Jean-Luc Mélenchon là la faiblesse des autres fait le bloc aussi d'une certaine manière et puis il faut aussi penser à tous les électeurs de gauche notamment ceux qui auraient pu voter écolo et qui finalement regardent Emmanuel Macron et se disent pour ceux qui ne sont pas radicaux pourquoi c'est ce qu'on voit dans les enquêtes en tout cas pourquoi ne pas voter Emmanuel Macron même si on n'est pas d'accord sur un certain nombre de choses le nucléaire pas de cette façon là il n'y a pas eu suffisamment de preuves d'amour en direction des électeurs écolos pendant tout le quinquennat n'empêche qu'il ne faut pas oublier ça on l'entend très souvent sur le terrain c'est quelque chose qui nous frappe toujours mais c'est on aime bien voter pour ceux qui vont gagner et donc il faut réussir à prouver qu'on est en capacité et c'est vrai qu'Yannick Jadot devrait aujourd'hui être le roi de cette présidentielle d'ailleurs chez Emmanuel Macron on avait identifié très tôt c'est le mystère

56:17
Présentateur

comment vous expliquez les difficultés d'Yannick Jadot qui parle quand même de l'affaire du siècle le climat

56:21
Marine Le Pen

je pense qu'il fait déjà il fait campagne en binôme il porte l'ombre de la primaire derrière lui c'est à dire la difficulté d'interagir avec Sandrine Rousseau qui est plus radicale qui essaie de l'amener vers une autre voie donc il y a la difficulté de dire je suis un verre allemand un peu c'est ce que pourrait dire ce qu'aurait pu dire Yannick Jadot c'est à dire pragmatisme gouvernement je suis prêt à faire des alliances etc on voit bien que la ligne finalement des gens qui l'entourent est beaucoup plus radicale et que s'ils envisagent un moment de faire des alliances on voit bien que ça n'a pas fonctionné mais la discussion elle est plutôt avec Christiane Taubira et qui est une candidature qui pour l'instant n'existe pas puisqu'elle n'a pas ses parrainages donc finalement il y a plein de micro-impasses qui dessinent une grande impasse générale celle de la gauche

57:05
Présentateur

allez tout de suite on revient à vos questions sur Calais Yves Tréhard Natacha Bouchard Nora Berra etc leurs ralliements peuvent-ils vraiment faire pencher la balance d'un côté ou de l'autre Natacha Bouchard qui a rallié Emmanuel Macron c'est la maire de Calais et donc en première ligne avec les migrants et l'immigration illégale c'est la jungle de Calais c'est la jungle d'ailleurs moi je ne crois pas si vous voulez que ça a de l'effet effectivement médiatiquement ça installe un mauvais bruit quand il y a des ralliements comme ça est-ce que pour autant est-ce que ces gens-là ont derrière eux des électeurs qui vont ça j'ai plus de doutes en revanche c'est vrai que les quelques personnalités qu'on cite là représentent toutes quelque chose chez monsieur Wörth c'est la rigueur budgétaire et la rigueur budgétaire c'était quand même une des thématiques centrales de madame Pécresse contrairement d'ailleurs à ce qui était reproché d'avoir cramé la caisse à Emmanuel Macron donc ça représente quelque chose il a été ministre du budget bon donc la rigueur budgétaire par chez Emmanuel Macron il n'y a pas que lui mais ça fait partie madame Bouchard madame Bouchard madame Bouchard effectivement c'est quelqu'un qui une femme de terrain d'abord elle elle ne cherche pas les spotlights elle ne cherche pas les plateaux de télévision elle sait quand même c'est elle la jungle de Calais car pendant des années et des années il est obligé de gérer ça c'est quelqu'un qui est extrêmement pragmatique qui est contre la clandestinité effectivement des migrants mais qui doit aussi faire en sorte que tout ça se passe correctement et donc elle a une crédibilité cette femme cette femme elle a je dirais vous vous rendez compte ce qu'elle a eu à gêner elle passe chez Emmanuel Macron aussi elle quitte les républicains alors qu'on fait le reproche à Macron d'être laxiste sur le front justement de l'immigration et de l'institut les solutions concrètes elles sont chez Macron c'est ça le message que ça passe c'est ça qu'on donne troisième thème alors là qui est un peu plus parce que madame Nora Berra n'est pas connue ancienne ministre de Sarkozy elle est moins connue bon c'est une femme issue entre guillemets de la diversité médecin et bon ça donne mais je dirais qu'elle est assez Macron compatible c'est beaucoup plus étonnant de la part des deux autres et donc effectivement ce sont des signaux qui sont envoyés à l'électorat très positifs pour Macron et plutôt négatifs pour madame Pécresse question de Fred dans le nord Nathalie Moret où est passé Xavier Bertrand on a vu qu'il avait été très affecté de ne pas avoir gagné cette primaire

59:47
Valérie Pécresse

sur le terrain

59:49
Présentateur

il fait compagne pour campagne absolument

59:51
Valérie Pécresse

il fait des déplacements toutes les semaines il fait des réunions publiques toutes les semaines le jeu ah oui absolument et il le jouera jusqu'au bout effectivement il est affecté c'est pas lui qui a été désigné mais il joue le jeu il était encore cette semaine dans l'est de la France les feux sont plus sur la candidate et moins sur les mousquetaires mais tous font des réunions publiques sur le terrain

1:00:12
Présentateur

alors Soisie Kemener j'avais l'intention de voter pour Emmanuel Macron mais l'arrivée d'Eric Wörth me fait fuir suis-je le seul est-ce que Macron n'est pas en train de pencher trop à droite et ça commence à trop se voir

1:00:25
Marine Le Pen

alors vous vous souvenez c'était exactement la même chose mais de l'autre côté c'est-à-dire en 2017 où il avait beaucoup de ralliements de gauche à peu près à cette époque-là on avait un Manuel Valls enfin un peu plus tôt un Manuel Valls qui était deuxième à la primaire de la gauche et qui avait appelé à voter pour Emmanuel Macron donc effectivement il va falloir qu'il équilibre mais il va équilibrer puisqu'il est annoncé déjà il y a déjà quelques noms qui circulent des ralliements de gauche on avait l'impression qu'il avait fait le plein de ce côté-là et bien non il reste François Rebsamen il reste Marisol Touraine ancienne ministre de la Santé donc il y a toute une liste comme ça de poids lourd des gens dont on n'a pas trop entendu parler depuis ces derniers mois même ces dernières années et qui sont prêts Claude Bartholone aussi ancien président de la région Île-de-France tiens donc qui a été opposé à Valérie Pécresse donc effectivement il va y avoir sans doute une scansion c'est très étonnant parce que ce qui est en train de se passer d'habitude on parle de trahison on entend dans la bouche des LR Gérald Darmanin est parti c'est un traître etc mais là regardez leurs arguments l'argument c'est l'argument de la sincérité Eric Wehrt dit regardez j'ai fait ce qui j'étais président de la commission je suis président de la commission des finances à l'Assemblée Nationale je regarde ce que fait Emmanuel Macron il fait ce qui est bien pour la France Natacha Bouchard pareil elle dit la sincérité c'est de rejoindre Emmanuel Macron donc ce qui est intéressant c'est qu'ils sont en train d'instaurer ce storytelling qui dit finalement si on est de droite modérée il faut aller chez Emmanuel Macron et si on est de gauche modérée il faut aller chez Emmanuel Macron donc c'est le récit qu'il est en train d'essayer d'installer en tout cas

1:01:55
Présentateur

Nathalie Mauret ce matin le Parisien racontait qu'il y avait d'ailleurs une approche méthodique pour aller à la rencontre un petit peu comme quand on essaie d'avoir des espions à la rencontre des élus LR pour les faire basculer chez Macron

1:02:08
Valérie Pécresse

ouais des élus LR et de gauche aussi le but c'est pas tant d'avoir des grands noms c'est d'avoir des gens qui pèsent sur le terrain il y a un nom dont vous n'avez pas parlé tout à l'heure c'est Catherine Vautrin qui est présidente du Grand Reims c'est quelqu'un qui localement a énormément d'emprise on parle alors elle donnait quelques noms soitis que de nom de gauche dans les noms de droite il y a aussi par exemple un nom qui circule comme le maire de Saint-Etienne Gabriel Perdrio c'est un maire d'une ville populaire un maire LR si jamais il devait basculer dans le camp d'Emmanuel Macron ce serait une prise énorme parce qu'effectivement derrière c'est des militants et c'est toute une France populaire qui irait du côté d'Emmanuel Macron et c'est ça qui est important c'est pas tant les grands noms c'est le bassin électoral qu'il représente

1:02:54
Marine Le Pen

et d'ailleurs il n'a pas donné de parrainage ce qui a été repéré puisque c'est un ancien numéro 2 d'ELR qui est parti en même temps que Guillaume Pelletier et qui lui faisait l'équilibre avec Guillaume Pelletier de l'autre côté de l'échiquier politique d'ELR

1:03:04
Présentateur

Je pense que les ralliements n'emportent pas beaucoup de comportements électoraux en 1995 tout l'UDF trois quarts du RPR était chez Édouard Baladio on sait comment ça s'est terminé mais ça permet à Emmanuel Macron et à la majorité présidentielle d'enraciner ce récit du « est gauche et droite » « ni gauche et droite » compensé complètement et filoché tout au long du quinquennat merci le « quoi qu'il en coûte » merci ces électeurs de gauche en je dirais orphelins de l'offre politique électorale actuelle à gauche qui sont toujours et fortement chez Emmanuel Macron et pour lui c'est vrai ça lui permet de montrer qu'il n'a pas vraiment changé par rapport au souffle de 2017 et par rapport au dépassement des clivages gauche-droite Alors qui parmi les ténors du Parti Socialiste Mouille Sèche-Mille Mouille Sèche-Mille pour soutenir Anne Hidalgo n'est-ce pas la pire des trahisons ?

Il y avait une autre question tout à l'heure sur François Hollande est-ce qu'il soutient Hidalgo ? Il n'y en a pas beaucoup qui bouillent la spise il y a la présidente de la région Occitanie Carole Delga qui elle est très présente depuis le début Elle est très présente Elle est l'espoir de la gauche c'est pas elle d'ailleurs Non ? Si Elle représente l'espoir de la gauche Elle a été la mieux élue Pardon ?

Elle a été la mieux élue Elle a été la mieux élue de toutes les régions de France d'ailleurs Mais c'est quelqu'un qui représente l'espoir de la gauche Elle a cette faculté comme Éric Roussel au parti comme Fabien Roussel au parti communiste C'est un et c'est très important en politique Nathalie Lassounier Elle sourit Ce qui n'est pas vraiment le cas des autres qui sont plutôt assez tristes Et deuxièmement elle a des accents Alors elle a l'accent de Occitanie mais des accents de sincérité dans ce qu'elle dit Elle vit ce qu'elle pense ce qu'elle dit Et c'est pareil pour Roussel Et effectivement elle peut De toute manière le parti socialiste c'est très simple La gauche française dans son ensemble une fois que ce scrutin sera passé et on peut imaginer qu'ils ne seront évidemment pas aux contours ni les uns ni les autres à gauche ça va être une révolution totale Il y en a beaucoup qui vont disparaître Et donc d'autres émissions à la clé Merci beaucoup d'avoir participé à ce C'est dans l'air qui touche à sa fin Demain soir justement C'est dans l'air spécial présidentiel Vous pouvez déjà poser vos questions puisque Caroline Roux recevra à 20h55 sur France 5 Marine Le Pen et Fabien Roussel dont on a parlé Bien sûr d'ici là vous restez sur France 5 puisqu'elle suive C'est l'hebdo avec Ali Badou Ali Qu'y a-t-il au programme ce soir de l'émission ?

Salut Axel au programme de C'est l'hebdo On a les politiques qu'on mérite C'est le titre d'un essai passionnant que publie la politologue Chloé Morin On en parlera avec elle et avec le journaliste de BFM Benjamin Duhamel Et puis la guerre d'Ukraine aura-t-elle lieu ? Vous savez que la crise a atteint un tournant aujourd'hui On ira dans les coulisses des négociations avec l'un de nos grands ambassadeurs Gérard Haro Et puis on parlera d'amour juste avant la Saint-Valentin Il était une fois l'amour l'amour à la française A tout de suite L'amour à la française c'est tout de suite C'est France 5 Ali Badou Vous restez sur France 5 A lundi Bonne soirée Sous-titrage Société Radio-Canada