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interviewEurope 1 — La Grande interview· 10 juin 2026 19 min

La grande interview de Laurence Ferrari avec Nicolas Dupont-Aignan

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:00
Locuteur 1

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0:30
Présentateur

Europe 1. La grande interview Europe 1 C News, Laurence Ferrari. Et notre invité ce matin dans la grande interview sur C News et sur Europe 1, c'est Nicolas Dupont-Aignan. Bonjour à vous.

0:41
Nicolas Dupont-Aignan

Bonjour Laurence Ferrari.

0:42
Présentateur

La mort de Liana, vous le savez, provoque la colère des Français. Ils ont manifesté en nombre lundi soir contre un système judiciaire dont ils estiment, à juste titre, qu'il est débordé et qu'il ne rend plus la justice correctement. Qu'est-ce que vous, vous proposez concrètement pour que les choses se passent moins mal, on ne peut pas dire pour qu'elles se passent mieux ?

1:03
Nicolas Dupont-Aignan

D'abord, comme papa et comme tous les Français, on est indignés parce que ce n'est pas la première fois. Et si vous voulez, s'il y a cette protestation populaire, c'est à juste raison parce que ce n'est pas un dysfonctionnement. Moi, j'ai été très choqué, j'ai été très choqué par ces mots des ministres dysfonctionnement. Je ne sais pas si vous imaginez comment ça peut résonner pour tous les parents, les grands-parents. C'est une faillite, c'est beaucoup plus grave. Et c'est une faillite qui est liée au désintérêt permanent depuis 20 ans de la plupart des dirigeants politiques qui ont gouverné le pays pour la justice, qui n'ont pas mis une priorité sur la justice.

Et donc, il n'y a pas un facteur et c'est pourquoi je propose, mais ce n'est pas nouveau. Je me souviens, en 2012, devant l'Institut pour la justice, avoir proposé des mesures. En 2017, avoir proposé, par exemple, 40 000 places de prison. On m'a traité de fou. En Angleterre, aujourd'hui, il y a ces 40 000 places. Donc, ce que je veux dire, c'est qu'il y a plusieurs phénomènes. Il y en a quatre, si je vais très vite.

2:11
Présentateur

Bien sûr.

2:11
Nicolas Dupont-Aignan

Il y a les priorités.

2:12
Présentateur

Quand vous dites faillite, c'est tout le système judiciaire que vous mettez à la poubelle ?

2:15
Nicolas Dupont-Aignan

Tout le système judiciaire. Tous les magistrats ne pourront pas leur mettre correctement ? Non, bien évidemment que non. Il y a d'abord le sens des priorités. Quand vous pensez que la gendarmerie du Gers et le procureur de la République, sans doute, qu'on donnait des ordres, se sont davantage occupés des agriculteurs qui manifestaient que du détraqué sexuel qui érodait. Donc, il y a un problème de priorité. Il y a un problème de responsabilité des magistrats. Le conseil supérieur de la magistrature ne joue pas son rôle. C'est insupportable. Il y a un problème de moyens et c'est un problème central. Et je réclame depuis des années de mettre l'argent qu'il faut.

Et ce sont des sommes dérisoires qui permettraient de régler le problème par rapport au gaspillage du pays. Et puis, il y a un problème d'échelle des peines. Et je le dis aujourd'hui, Laurence Ferrari, je pense qu'il faut rouvrir le débat par un référendum sur la peine de mort dans notre pays. Je le dis solennellement, pour les crimes qui touchent les enfants, la perpétuité réelle que nous propose le Premier ministre est à l'heure. Elle n'arrivera jamais. Elle n'est jamais mise en place. Et que la seule solution, c'est qu'il y a un débat. Et que les Français tranchent par référendum sur le rétablissement de la peine de mort.

Mais bien évidemment, cette mesure très forte, tout à fait symbolique.

3:35
Présentateur

Symboliquement, vous en connaissez la conséquence.

3:37
Nicolas Dupont-Aignan

On ne touche pas à un enfant. Le poids symbolique. Mais c'est exprès que je le propose. Et par référendum. Ne suffit pas, bien sûr. Je ne vais pas vous dire que le rétablissement de la peine de mort est la seule solution. Ce serait idiot. Parce que dans la Constitution. Je pense qu'il faut ce débat. Et puis, il faut ensuite mettre les moyens. J'insiste, Laurence Ferrari, sur cette question des moyens. Ce n'est pas pour disculper les magistrats. Parce qu'il y a eu des fautes. Mais s'attaquer, comme le fait de Gérald Darmanin, aux magistrats, pour se défausser de ses responsabilités, comme ministre Emmanuel Macron depuis dix ans, est assez pitoyable.

4:11
Présentateur

Alors là, vous faites de la politique. Gérald Darmanin a présenté ses excuses à plusieurs reprises. Il a reconnu ce qui ne fonctionnait pas. Il va proposer des mesures. Et vous dites, non, en fait...

4:21
Nicolas Dupont-Aignan

Il aurait dû présenter sa démission.

4:22
Présentateur

Et qu'est-ce que ça aurait changé ?

4:24
Nicolas Dupont-Aignan

Mais dans tous les pays du monde, on est responsable. À quoi sert d'être ministre si on n'est jamais responsable de rien ? Quel est ce pays qu'est la France où personne n'est jamais responsable de rien ? Si tu étais injuste, peut-être. Parce qu'il aurait payé pour ses prédécesseurs, pour Emmanuel Macron et les autres. Mais mettez-vous à la place des Français. Si vous êtes caissière dans un supermarché et que vous n'avez pas votre fond de caisse à la fin de la journée, vous êtes viré. Si vous êtes cheminot et que vous ne conduisez pas correctement un train, vous êtes viré. Il n'y a qu'en politique, il n'y a qu'en politique dans notre pays, on n'est jamais responsable de rien.

Mais est-ce que c'est de la faute de Gérald Darmanin

5:03
Présentateur

si le dossier a mis neuf mois à transiter entre Toulouse et Hauche ? Si la gendarmerie n'a pas convoqué le principal suspect, Jérôme Barrella ? Est-ce que c'est de la faute de Gérald Darmanin ?

5:13
Nicolas Dupont-Aignan

Personnel ? Mais il est ministre. Il est responsable de son administration. Cette déresponsabilisation de tous les ministres depuis des années est insupportable pour moi.

5:23
Présentateur

Donc il faut de coup tout ce qu'il démissionne ? Quand on regarde le déficit de la France, l'état de la police...

5:29
Nicolas Dupont-Aignan

Mais ils sont responsables de la situation. Pourquoi les Français sont dans la rue ? Pourquoi, si on continue comme ça, les parents vont se faire justice eux-mêmes ? Parce que nous sommes dans un système politique d'impuissance publique, de légèreté, de cynisme et de naïveté. Et ce que je demande juste, c'est qu'on reprenne les choses. J'ai proposé 18 mesures depuis des années, toujours les mêmes. Je veux revenir sur les moyens, parce que quand Emmanuel Macron ose dire que ce n'est pas un problème de moyens, peut-être que c'est un problème de bon sens.

6:00
Présentateur

C'est un problème de bon sens, peut-être.

6:01
Nicolas Dupont-Aignan

Dans cette affaire-là. Aussi. Et de morale.

6:03
Présentateur

Et de morale. On ne parle pas de morale.

6:06
Nicolas Dupont-Aignan

Vous avez raison, Laurence Ferrer. C'est le problème de faute. En fait, il n'y a pas une raison. Chacun se renvoie à la balle. C'est un problème global. Je l'ai dit, priorité, faute, donc responsabilité des magistrats, échelle des peines, situation de l'enfance dans notre pays. Il y a énormément de causes. Mais je veux quand même dire, pour que les Français le sachent, vous avez, la France dépense pour sa justice, le fonctionnement de sa justice, deux fois moins par habitant que l'Allemagne et trois fois moins que la Suisse. Il y a quatre fois moins de procureurs en France que la moyenne européenne. Il y a deux fois moins de juges. Il manque 40 000 places de prison.

Donc il y a un moment, c'est tellement facile pour un pouvoir politique qui n'a rien fait, ou très peu, depuis tant d'années. Et il n'y a pas que la présidence Macron. Vous remontez à 20 ans, peut-être ? 20 ans, oui. Parce qu'en fait, est-ce qu'on réalise les sommes en jeu ? 5 milliards, il manque. 5 milliards. On a donné 17 milliards à l'Ukraine. On donne 15 milliards par an à l'Union européenne net. À chaque fois qu'Emmanuel Macron se balade dans le monde, il déverse des milliards. Il y a 10 milliards de fausses cartes vitales. Et il n'y a pas 5 milliards pour faire fonctionner la justice qui assure la protection des Français et de nos enfants.

Il y a un moment, moi, vous savez, je me bats en politique pour ça, c'est qu'il y a un moment, il y a un sens des priorités. Gouverner, c'est choisir, disait Mendes France. Voilà. Donc il faut choisir les Français et la justice française. Il faut, on ne peut pas fonctionner avec un système où les plaintes, l'affaire des 70 000 plaintes, qu'il faudrait étudier jusqu'à 14 juillet. Donc vous dites qu'il est courageux. Mais il est courageux de dire les choses, mais la logique de la responsabilité politique, c'est qu'un ministre est responsable de son administration.

7:49
Présentateur

Mais il n'y aurait plus personne au gouvernement, ce n'est pas ignorant. Vous le savez. Il n'y aurait plus personne

7:53
Nicolas Dupont-Aignan

de ce gouvernement. Mais il y aurait peut-être une autre façon de gouverner. Parce que, si vous réfléchissez pourquoi les Français ne supportent plus la politique, c'est parce que c'est une caste à part qui a le privilège de rester au pouvoir, quels que soient ses résultats. Ça, c'est fini. C'est plus possible.

8:10
Présentateur

Mais il y a la démocratie quand même. Il y a des élections. On est libre de voter. Mais je peux vous dire

8:14
Nicolas Dupont-Aignan

que si le ministre avait peur d'être viré s'il ne faisait pas son travail, peut-être qu'il vérifierait si ses instructions sont suivies. Peut-être que lui-même et son cabinet auraient une action un peu plus dynamique. Mais on a les élites qu'on mérite. Et peut-être, oui bien sûr, on va en parler, mais peut-être aussi que M. Darmanin se serait opposé à la mesure de gel budgétaire de 414 millions d'euros qui a été décidé par M. Lecornu. parce que M. Macron a été capable encore une fois de déverser des milliards partout. Mais qui va faire la... Il gèle 400 millions et les plaintes ne sont pas traitées dans notre pays.

Je peux vous le dire en Essonne, je sais de quoi je parle, je suis maire d'une ville. Les plaintes ne sont pas traitées. La justice n'arrive pas à traiter. Mais parce qu'il n'y a pas les greffiers, il n'y a pas le système informatique. Elles sont classées sans suite ? Classées sans suite. Poubelle. Poubelle ? Poubelle. Des dizaines de milliers de plaintes poubelle. Qu'est-ce que vous faites alors concrètement pour aider la justice ? Je propose et c'est pour ça que je me bats politiquement et c'est pour ça que j'ai proposé et de manière constante parce que s'il y en a un qui a été constant sur cette question depuis 2012, c'est moi.

Donc je n'accepte pas et j'ai écrit, j'ai un programme Debout la France, vous pouvez le consulter, 18 mesures, toujours les mêmes.

9:20
Présentateur

Combien de magistrats il faut en plus ? Là, il va y en avoir 1500 de plus d'ici 2027, il faut le temps de les former. Combien ?

9:27
Nicolas Dupont-Aignan

Il faut 2 ? Fois 2 ? Fois 3 ? Mais ça prendra du temps et surtout, il faut changer le mode de recrutement parce que le problème est aussi idéologique. Le problème, c'est la manière dont ça fonctionne et dans tous les pays du monde, il y a plusieurs voies d'accès à la magistrature. Il faut reconstruire l'État. Reconstruire l'État, c'est un travail immense mais c'est la priorité absolue. Et puis, il y a un problème plutôt général de mentalité. Depuis 30 ans, les droits des assassins et des criminels sont plus importants que les droits des victimes. Voilà le problème. Donc, il y a une idéologie derrière ça. Donc, vous le voyez, il y a tout à reconstruire.

10:08
Présentateur

Les sanctions, il faut les revoir contre les magistrats. Il y a un conseil supérieur de la magistrature qui, comme le disait Gérald Darmanin hier sur notre antenne, donne une vingtaine de blâmes ou de révocations chaque année.

10:22
Nicolas Dupont-Aignan

On a eu 4 en 2024 mais il faut que ce soit les magistrats qui jugent les magistrats. Il ne faut pas que ce soit les médecins

10:29
Présentateur

qui jugent les médecins dans l'ordre des médecins.

10:30
Nicolas Dupont-Aignan

C'est bien le problème. Vous avez vu l'état de l'ordre des médecins qui a d'ailleurs été fermé en Ile-de-France. Il n'y a personne au-dessus des lois. Il faut un cadre différent. On sait ce qu'il faut faire. Qu'on ne me dise pas qu'on ne sait pas ce qu'il faut faire. On sait très bien ce qu'il faut faire. On ne le fait pas depuis 30 ans. Il va falloir 10 ans pour reconstruire tout ça mais il y a du boulot.

10:50
Présentateur

Alors, est-ce qu'il faut passer par référendum ?

10:57
Nicolas Dupont-Aignan

Référendum sur le droit français sur le droit européen. Référendum sur le rôle du Conseil constitutionnel. Référendum sur les moyens et référendum sur la peine de mort. Je propose un référendum complet sur cette question puisqu'on est dans la paralysie depuis 20 ans. Voilà, c'est tout.

11:13
Présentateur

Vous êtes le seul pour l'instant à proposer des référendums y compris sur la peine de mort. Vous comprenez que ça puisse choquer, heurter

11:19
Nicolas Dupont-Aignan

dans votre pays ? Oui, je le comprends et je le savais c'est un cas de conscience pour moi mais c'est curieux les meurtres de petites filles après des viols qui se succèdent qui se développent ça, ça ne choque pas ça ne choque personne. Et puis c'est curieux ils sont en train de voter l'euthanasie mais en revanche les criminels là c'est horrible. Mais ce qui est horrible c'est ce qui se passe c'est qu'aujourd'hui tous les parents de France ont peur pour leurs enfants. Voilà la faillite. Donc maintenant il faut changer. Est-ce qu'on ose changer ou est-ce qu'on continue à baratiner ? Moi j'en peux plus de ces baratins.

11:53
Présentateur

Donc toutes les lois qui vont être proposées il y a des mesures qui seront ajoutées un projet de loi qui sera présenté en urgence cet été au Parlement pour durcir les sanctions

12:02
Nicolas Dupont-Aignan

contre ces criminels. Mais ces lois ne seront pas plus donc la question majeure c'est de remettre le fonctionnement de la justice sur la table on peut voter des lois il y aura peut-être des trucs positifs et moi je ne vais pas critiquer pour critiquer mais ce n'est pas l'enjeu. L'enjeu c'est de remettre en marche la justice française au nom du peuple français et c'est pourquoi d'ailleurs il n'y a que le référendum qui peut permettre de la remettre en marche. Il faut un électrochoc.

12:25
Présentateur

On parlait de cette question et la question morale est-ce qu'il n'y a pas un problème avec la pédocriminalité dans notre pays ?

12:30
Nicolas Dupont-Aignan

Bien sûr.

12:30
Présentateur

Est-ce que nous sommes je dirais conciliants avec ces criminels et ces crimes abominables contre l'humanité ?

12:38
Nicolas Dupont-Aignan

Abominables et je vais vous dire c'est le tabou de notre société. Je voyais j'ai lu j'ai écouté alors il faut vérifier que la France était le cinquième pays hébergeur de sites pédopornographiques et puis Emmanuel Macron passe sa vie à vouloir interdire les réseaux sociaux etc. Mais moi ça fait des années que je dis tout ça c'est le cinéma de les réguler mais on a les adresses IP on peut agir pourquoi on ne le fait pas ? Pourquoi il n'y a pas de commission d'enquête sur Epstein ? Pourquoi Epstein son cœur était à Paris ? Pourquoi Mme Braun-Pivet qui fait des moulinets avec ses bras toute la journée refuse la commission d'enquête parlementaire sur le réseau Epstein en France ? Expliquez-moi.

13:15
Présentateur

Vous avez des preuves qu'elle ait refusé cette commission d'enquête ?

13:19
Nicolas Dupont-Aignan

Il n'y a pas de commission d'enquête elle l'a dit il n'y a pas besoin de commission d'enquête On lui posera la question Pourquoi Emmanuel Macron a dit que c'était aux Etats-Unis et pas en France alors qu'on sait aujourd'hui que tout est à Paris ? C'est une vision non c'est une vision réaliste de ce qui se passe vous le disiez vous-même pourquoi c'est un angle mort ? L'aide sociale à l'enfance dans nos départements l'aide sociale à l'enfance vous savez l'abomination qu'il y a donc la protection de l'enfance n'a jamais été une priorité de nos pouvoirs publics et la société n'en peut plus mais là aussi ce n'est pas des discours c'est des moyens derrière

13:49
Présentateur

Nicolas Dupont-Aignan vous parlez de propositions d'autres candidats de la droite en fond je pense à Bruno Rotaillot David Lysna Marine Le Pen Éric Zemmour est-ce qu'il ne faut pas réunifier à un moment cette droite-là pour qu'elle porte un seul projet au nom du bien des français ?

14:06
Nicolas Dupont-Aignan

Le bien commun bien évidemment maintenant il y a des nuances ce qui est important c'est déjà qu'il y ait un front commun sur ces questions-là mais qui dépassent la droite d'ailleurs oui vous avez raison bloc central gauche républicaine tous les français il devrait y avoir immédiatement une commission d'enquête parlementaire et qu'on avance avec les filles aussi qui dit la même chose aujourd'hui ce n'est pas une question de clan politique c'est l'enfant mais vous savez quand l'enfant dans une société est abandonné c'est le signe d'une société qui se meurt et c'est très profond et c'est beaucoup plus profond encore que tout ce dont on vient de parler

14:42
Présentateur

donc il faut une union quand même de ces candidats de la droite pour s'opposer à une extrême gauche extrêmement puissante avec un Jean-Luc Mélenchon qui monte en puissance

14:51
Nicolas Dupont-Aignan

vous parlez bien évidemment mais il y a deux tours de scrutin au premier tour chaque candidat doit exprimer sa différence

14:58
Présentateur

donc vous serez candidat

14:59
Nicolas Dupont-Aignan

moi je suis candidat pour une raison très simple c'est que si j'avais le même programme que les autres je ne ferais pas perdre le mieux placé les français ont le droit d'avoir le choix je suis le seul à proposer de sortir de l'Union Européenne pour pouvoir résoudre nos problèmes je suis d'accord avec beaucoup de ce que disent Jordan Bardella Laurent Wauquiez Bruno Rotaillot Eric Zemmour parce que honnêtement vous avez raison ils disent souvent la même chose le problème c'est qu'aucun d'entre eux ne veut aborder la question centrale de la liberté de la France parce que le président de la république aujourd'hui il est dans la voiture mais il n'est pas derrière le volant il est sur le siège passager qui est derrière le volant madame Van der Leyen des technocrates de Bruxelles qui ne sont pas élus et j'explique dans mon dernier livre pourquoi

15:44
Présentateur

2027 la liberté ou la mort je ne sais pas

15:46
Nicolas Dupont-Aignan

et j'explique pourquoi on n'a pas réussi à résoudre nos problèmes et je pense que les français qui avaient voté non en 2005 qui étaient majoritaires les millions de français qui ont compris l'arnaque de l'Union Européenne et qui veulent reconstruire une Europe qui marche ont besoin d'un candidat et c'est comme ça qu'on arrivera à faire changer les choses parce que entre nous on peut avoir une nouvelle alternance comme Sarkozy comme Chirac comme les autres et puis que ça ne mène à rien parce que c'est Bruxelles qui a le pouvoir ça je ne l'accepte pas

16:12
Présentateur

les candidats maastrichtiens

16:13
Nicolas Dupont-Aignan

les français ont le droit d'avoir le choix au premier tour et puis je pense qu'il peut y avoir une surprise parce qu'il n'y en a que deux alors il ne faut pas qu'il y en ait trop mais il faut aussi qu'il y en ait quelques-uns qui disent des choses différentes

16:25
Présentateur

Nicolas Dupont vous faites la lune du JD News en compagnie d'Henri Guénaud de Philippe de Villiers vous dénoncez la procédure d'adhésion accélérée en faveur de l'Ukraine pourquoi ne pas leur accorder une adhésion symbolique ? Mais vous voulez quoi ? Vous voulez la guerre ? Moi je ne veux rien Non mais vous me dites

16:40
Nicolas Dupont-Aignan

pourquoi ne leur pas accéder ?

Je veux la paix en Ukraine Si l'Ukraine adhère la France entre en guerre contre la Russie c'est une folie Si l'Ukraine adhère c'est la ruine de nos agriculteurs et c'est une folie Si l'Ukraine adhère on va encore dépenser des milliards on donne 15 milliards net c'est-à-dire qu'on donne 30 on reçoit 15 pour l'Union Européenne et on va faire entrer un pays où le président n'est pas élu où il n'y a plus d'élections depuis deux ans et où on honore dans des funérailles nationales des anciens collaborateurs nazis moi je ne veux pas de ça et je sais qu'on peut faire la paix on peut faire la paix Trump veut la paix avec Poutine et c'est la France Mais Poutine la veut-il ?

Mais bien évidemment qu'il a besoin de la paix comme les autres parce que c'est une impasse ce conflit et ce conflit il est en train de pousser la Russie dans les bras de la Chine et je le dis depuis le premier jour et la paix est possible et si on veut que la France s'en sorte il faut la paix en Ukraine parce qu'on paiera notre énergie moins chère on évitera de gaspiller l'argent public et entre nous je préfère qu'on mette l'argent aujourd'hui pour notre justice pour baisser les charges de nos PME pour la France on n'en peut plus

17:46
Présentateur

de ce système que dites-vous aux Ukrainiens dont les enfants meurent chaque jour sur le front

17:50
Nicolas Dupont-Aignan

qui ont payé un tribut terrible à cette guerre d'agression mais les Ukrainiens c'est tellement facile de faire la guerre avec de la chair à canon ukrainienne et des armes américaines et de l'argent français et vous savez les jeunes Ukrainiens qui se font enlever dans la rue par la police politique de monsieur Zelensky corrompu jusqu'à la moelle ils attendent la paix donc je sers autant les Ukrainiens que ceux qui les précipitent dans la guerre et qui les font tuer pour uniquement d'ailleurs d'une manière générale créer un état fédéral européen et pousser à la disparition de la France

18:20
Présentateur

donc il faut sortir de l'Union Européenne ou une autre forme d'Union Européenne avec moins d'états

18:26
Nicolas Dupont-Aignan

vous avez raison je veux sortir de l'Union Européenne pour un électrochoc et je veux appeler les autres pays à reconstruire l'Europe qui a marché celle du général de Gaulle chacun avait ses frontières ses lois son budget et on travaillait ensemble donc arrêtons de caricaturer la position mais en revanche rester aujourd'hui dans l'Union Européenne c'est la fin de la France donc il faut choisir et c'est maintenant qu'il faut choisir

18:48
Présentateur

dernière question Nicolas Dupont-Aignan c'est l'actualité l'information vient de nous parvenir Patrick Boel sera mis en examen présenté à un juge pour viol il y a une demande d'incarcération de la part du parquet quelle est votre réaction ?

19:02
Nicolas Dupont-Aignan

la justice fait son travail on verra le résultat

19:04
Présentateur

merci beaucoup d'être revenu ce matin sur ces news et sur Europe 1 2027 la liberté ou la mort c'est votre livre d'édition Fayard bonne journée sur ces news Europe 1

19:13
Nicolas Dupont-Aignan

merci Nicolas Dupont-Aignan merci Laurence Ferrari et restez avec nous sur Europe 1 vos signatures du mercredi arrivent dans un instant à tout de suite

La grande interview de Laurence Ferrari avec Nicolas Dupont-Aignan — Nicolas Dupont-Aignan · Pourquijevote