Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewRMC (sur YouTube)· 28 mars 2024 10 min

Meurtre de Samuel Paty : une faute de l'État ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

bonjour priscatevenau Merci d'être dans ce studio pour répondre à mes questions vous êtes la porte-parole du gouvernement hier Gabriel hatal a donc annoncé une nouvelle réforme de l'assurance chômage après celle de 2019 après celle de 2023 et il a expliqué ça comme une réponse immédiate et direct au fait qu'il y a un trou dans les caisses donc on se dit il y a plus d'argent dans les caisses il y a un gros déficit donc on va réduire les allocations chômage ça vous paraît vraiment logique il y a une logique qui est imparable c'est celle qui veut qu'on continue à lutter inlassablement contre le chômage parce que refuser de lutter contre le chômage c'est nier deux réalités la première c'est que si on veut continuer à maintenir à renforcer notre système de solidarité sociale investir pour nos services publics que ce soit la santé l'école les forces de l'ordre la justice et puis l'autre réalité c'est qu'on doit aussi pouvoir accepter de dire que quand on est en chômage c'est une situation d'instabilité de fragilité ce sont des projets familiaux personnels arrêtés empêcher et bien oui nous devons pouvoir lutter contre le chage et donc créer de la richesse pour le pays ce que nous disait tout à l'heure Christelle qui nous a appelé au 3216 auditrice RMC qui travaille à à France travail elle disait oui mais le problème c'est que nous d'abord un on a eu des changements tout le temps c'est qu'elle dit on a quasiment tous les 6 mois elle nous en faisait la liste de ces dernières années des des changements dans les procédures des changements dans les allocations des changements dans les directives qu'on leur donne à eux agents de de ple emploi enfin d'ailleurs elle disait pe l'emploi alors que ça s'appelle depuis France travail donc même le nom a encore changé ça fait beaucoup beaucoup de changement et puis elle disait moi quand j'ai face à moi des chômeurs qui parfois sont au chômage depuis longtemps c'est pas parce que je vais leur dire que les aloes s'arrêtent dans un mois qu' vont plus activement chercher du boulot elle dit ce qui cherchent activement du boulot c'est pas une question de timing c'est que sil trouvent pas et ben effectivement j'ai entendu le le témoignage de cette jeune femme que je salue Christelle je crois que c'est ça ou tout à fait elle a raison sur deux points effectivement nous devons continuer à réformer pour pouvoir avancer je vous le disais créer de la richesse pour notre modèle social mais aussi et surtout pour les chômeurs eux-mêmes et pour cela et ben oui nous avons accéléré les choses et je dois le dire nous devons continuer à le faire donc le premier enjeu c'est d'accompagner les agents les agents de France travail pour qu'il puisse accompagner comme il se doit au quotidien ces femmes et ces hommes qui d'un seul coup se retrouvent dans la difficulté qui se retrouvent sans travail maintenant l'autre point et je la rejoins aussi c'est que le principe de France travail qui était avant pô emploi au-delà du changement de monde c'est aussi une un changement de méthode c'est avoir cette capacité à regarder la situation économique d'un territoire et être en mesure de pouvoir adapter la formation d'une personne qui se retrouve sans sans emploi pour qu'elle soit qu'elle colle plus facilement au réalité de besoins du territoire et donc c'est tout l'enjeu tout l'enjeu du travail des agents de France travail comme Christelle notamment que je sal même si pour elle ce qui était difficile aussi c'est ce changement de méthode pratiquement tous les tous les 6 mois mais j'entends priscatevenau votre ambition de relancer encore le le travail avec quelle méthode donc on a bien compris qu'on allait réduire la dur durée maximale d' d'indemnisation aujourd'hui c'est 18 mois Gabriel hatthal a dit que ça devait baisser est-ce que il y a un palier est-ce que vous vous dites voilà on va passer 18 mois à je sais pas à 16 mois à 15 mois à 10 mois la première des réalités qui a été rappelé par le Premier ministre hier Gabriel Attal c'est qu'il y a des négociations syndicales en cours il elles ont jusqu'au 8 avril elles ont demandé un délai supplémentaire pour pouvoir donner leurs conclusions ces conclusions elles vont effectivement s'inscrire dans un cadre qui a été rappelé par Premier ministre hier autour de trois grands indicateurs la première c'est sur la durée d'indemnisation la deuxième c'est sur la durée de cotisation et la troisème c'est sur effectivement le taux le montant de l'indemnité sur lequel il s'est prononcé hier déjà en disant qu'il n'était pas forcément favorable sur cela les les organisations syndicales vont se prononcer donc bientôt dans une semaine et nous allons pouvoir mettre en œuvre une réforme qui sera ensuite proposée pour pouvoir être mise en œuvre d'ici la fin de l'année est-ce que les seniors seront concernés nous devons regarder tous les pans de la de de la vie d' d'une personne en tout cas ils ne seront pas préservés si je vous entends vous savez euh on a beaucoup parlé de la réforme des retraites l'année dernière et je suis venu sur votre plateau l'année dernière en tant que député pour vous parler de cette réforme des retraites il y avait justement des mesures à l'endroit des seiors pour les protéger notamment les carrières longues pénibles où nous expliquions que nous allons en mettre en place des critères pour pouvoir mieux former reformer et accompagner sur les fins de carrière notamment les seneurs qui ont eu des carrières complètement différentes et difficiles tout au long de leur vie tout cela nous devons continuer à le regarder attention il ne s'agit pas comme ça de venir lancer des mesures et des indicateurs il s'agit de coller à la réalité des Français et aujourd'hui il faut pouvoir le dire oui être au chômage c'est être dans une instabilité qu'il ne que nous ne devons pas accepter nous devons continuer à lutter contre le chômage comme nous le faisons depuis 2017 d'ailleurs il y a quand même une chose qui paraît et je reviens à ma première question c'est la logique qui est la vôtre c'est-à-dire que depuis plusieurs semaines maintenant c'est le SOS sur les finances publiques euh d'abord lancé par Gabri par Bruno Le Maire puis repris par Gabriel Attal par Emmanuel Macron on sent bien d'ailleurs que les agences de notation n'ont pas grande confiance dans la trajectoire budgétaire de la France en gros il y a plus de sous et l'une des premières mesures bah il y a plus de sous il y a il y a un déficit considérrable faudrait savoir s'il faut que s'inquiéter pas s'inqu j'ai du mal à comprendre merci de poser cette question effectivement en arrivant à matigon le ministre le Premier ministre a regardé la situation économique a tout de suite anticipé en disant que parce que nous avions pas décroché sur les dépenses que nous nous avions fait au contraire nous n'avons pas du tout décroché mais sur les recettes nous avons eu moins de recettes et donc par rapport à ça il a anticipé les choses et il a demandé une annulation de 10 milliards de dépenses mais 10 milliards de dépenses sur combien sur 1600 milliards donc on peut pas dire qu'on ne continue pas à don à se à se donner les moyens amb milliards sont devenus 20 milliards pour l'an prochain et 50 milliards pour l'année suivante écoute écoutons ce qu'on dit remettons les choses dans leur contexte nous continuons à investir massivement pour la santé pour nos écoles pour nos forces de l'ordre pour notre justice 1600 milliards d'euros il faut aussi pouvoir mais c'est bien l'argument qui a été donné pris cat je voudrais quand même comprendre c'est bien l'argument qui a été donné pour cette nouvelle réforme de l'assurance chômage on est bien d'accord l'argument qui a été donné c'est faut trouver des sous mais est-ce que encore une fois je vous le redis c'est nier la réalité que de ne pas regarder les choses en face est-ce que nous voulons préserver notre modèle social en France est-ce que nous voulons continuer à investir dans notre service public est-ce que nous voulons empêcher des gens de tomber dans la précarité de longue durée oui et encore oui et donc pour cela et ben oui nous devons accepter de créer de la richesse collectivement et donc d'inciter à la reprise vers le travail mais c'est pas simplement inciter la reprise vers le travail inciter la reprise vers le bon emploi et donc il y a aussi un certain nombre de mesures qui ont été dites hier par le Premier ministre c'est cette capacité aussi à faire en sorte qu'on puisse s'émanciper par son travail et donc avoir un salaire à la hauteur donc c'est ce principe aussi de d'empêcher ces trappes à bas salaire pour pouvoir évoluer tout au long de sa carrière dmicardiser comme l'a dit le le Premier ministre ex priscatevno il y a un autre point sur lequel Gabriel hatal s'est exprimé hier c'est le fait que le proviseur de du lycée Maurice Ravel euh estit quitté euh sa fonction parce qu'il craint pour sa sécurité euh Gabriel Attal qui a d'ailleurs annoncé que l'État allait porter plainte contre la jeune fille qui est à l'origine de ces menaces de mort et qui dit avoir été violenté par ce proviseur qui lui demandait de retirer euh son voile dans l'enceinte de l'établissement est-ce que est-ce que cette est-ce que cette plainte est symbolique ou est-ce qu'elle aura une réalité matérielle comment est-ce que vous est-ce que c'est pour dire voilà l'état fait quelque chose mais l'état fait quelque chose la République se tient derrière celles et ceux qui participent à l'émancipation de nos enfants derrière celles et ceux qui sont en permanence là pour permettre de d'éduquer nos enfants à l'école leur apprendre les maths le français et donc nous devons toujours les soutenir et c'est important et donc ce que gabrielal l'IE l'Académie dit il a il a quitté son emploi pour convenance personnelle c'est quoi cette pudeur vous avez raison il ne faut pas avoir de pudeur et c'est justement ce qu'a fait Gabriel Atal hier il a pris ses responsabilités jamais il ne se dérobera jamais il l'a fait autant que ministre du Budget il a fait en tant que ministre de l'éducation nationale et il le fait encore aujourd'hui en tant que Premier ministre c'est la raison pour laqu c'est la raison pour laquelle et l'Académie dit il est parti pour convenance personnelle je vous dis encore une fois je vous le dis encore une fois et c'est la raison pour laquelle l'état porte plainte l'état porte plainte donc maintenant ce que nous devons accepter c'est de collectivement continuer à nous mobiliser et de ne pas avoir de pudeur vous avez raison pour nommer les choses Michael Paty sera mon invité tout à l'heure à 8h30 la sœur de Samuel Paty euh elle estime que l'État a failli dans sa responsabilité à ne pas empêcher la mort de son frère il y a eu 11 jours d'emballement pendant lesquels il a porté plainte il a dit sa détresse et il n'a pas été protégé il est parti parti seul le ce vendredi soir d'octobre 2020 il est parti seul du du lycée avec un un marteau dans le sac à dos pour seule protection est-ce que vous estimez que oui l'État doit dire à un moment qu'ils ont failli je pense que déjà la premiè le premier moment c'est effectivement de comprendre la peine et la douleur de la famille mais également d'une nation toute entière parce que au-delà de l'homme qui a été abattu tué par un terroriste islamiste il y a toute une nation qui est heurtée et je pense que collectivement ensemble nous devons regarder comment nous améliorer pour nous protéger et c'est ce que nous faisons non pas depuis quelques semaines depuis quelques années mais depuis 2017 avec le renforcement de nos de nos renseignements territoriaux avec des moyens supplémentaires auprès de nos forces de l'ordre mais également avec des outils législatifs et donc tout cela nous devons le faire avec une idée en tête ne nous trompons pas de cible les coupables et les uniques coupables sont les terroristes islamistes merci Priska tvau d'être venu dans ce studio ce matin je rappelle que vous [Musique] êtes

Meurtre de Samuel Paty : une faute de l'État ? — Prisca Thevenot · Pourquijevote