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InterviewRMC — Face à Face (sur Podcast)· 10 mars 2021 22 minContradictoireActualité / polémiqueSantéInstitutions & électionsEurope & internationalSolidarités & famille

L'invité de Bourdin Direct : Richard Ferrand - 10/03

Au micro : Jean-Jacques BourdinSource d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 35 %Défensif 25 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:33OuverteRéponse directe

    Confinement prolongé à Dunkerque, rien en Île-de-France, vous le regrettez ?

  • 1:09OuverteRéponse directe

    Comprenez-vous que ça soit ressenti comme inégalitaire ?

  • 2:12OuverteRéponse directe

    À votre place, hier matin, je recevais le professeur Axel Kahn, qui parlait d'erreurs politiques. Et il me disait quoi ?

  • 4:07OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'il faut aujourd'hui ouvrir les lieux de culture ?

  • 5:43FerméeRéponse directe

    L'académie de médecine favorable à la vaccination obligatoire des soignants, vous aussi ?

  • 6:22OuverteRéponse directe

    Est-ce que les députés seront élus à la proportionnelle lors des prochaines législatives ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:29Invité politiqueFait
    « confinement prolongé à Dunkerque pour les trois prochains week-ends »
  • 2:15Invité politiqueFait
    « le professeur Axel Kahn, qui parlait d'erreurs politiques. Et il me disait quoi ? Il me disait, la décision de ne pas confiner, qui a été prise en janvier ou début février, n'a pas été la bonne. »
  • 4:12Invité politiqueChiffre
    « une étude de l'Institut Pasteur a été publiée hier qui montre que finalement, en octobre, c'était le moment de l'étude, en octobre, on n'a pas été contaminé par le virus dans les salles, dans les commerces ou dans les lieux qui accueillaient du public. »
  • 5:45Invité politiqueFait
    « l'académie de médecine qui est favorable à la vaccination obligatoire des soignants »
  • 6:29Invité politiquePromesse
    « les députés, lors de la prochaine législative, après l'élection présidentielle, est-ce que les députés seront élus à la proportionnelle ? »
  • 8:30Invité politiqueFait
    « un référendum possible autour de cette proportionnelle »
  • 9:37Invité politiqueFait
    « article premier de la Constitution, il s'agit d'écrire « La France garantit la préservation de l'environnement et de la diversité biologique et lutte contre le dérèglement climatique ». »
  • 10:09Invité politiqueFait
    « le Parlement est souverain dans l'élaboration et le vote de la loi »
  • 10:15Invité politiqueFait
    « loi climat, je n'accepterai aucune baisse d'ambition à l'Assemblée nationale »
  • 11:33Invité politiqueFait
    « Nicolas Sarkozy a été condamné. Il a fait appel. Il est donc présumé innocent. »
  • 13:56Invité politiqueFait
    « une proposition de loi autoriser une assistance médicalisée active à mourir à toute personne majeure et capable en phase avancée d'une affection grave et incurable provoquant une douleur physique ou une souffrance psychique insupportable. »
  • 15:57Invité politiqueChiffre
    « une cinquantaine de députés menacés de mort »
  • 16:47Invité politiqueFait
    « à force de désirer finalement un face-à-face Emmanuel Macron et Marine Le Pen. Est-ce que vous n'êtes pas en train d'installer Marine Le Pen et de lui donner un profil de présidente de la République ? »

Temps de parole

  • Présentateur75 %
  • Invité politique25 %

0,9 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Vous écoutez RMC.

0:04
Invité politique

Richard Ferrand, bonjour. Bonjour M. Bourdin. Président de l'Assemblée nationale, nous avons parlé du travail parlementaire, notamment du référendum possible sur le climat, d'un référendum possible sur les prochaines législatives. Non, un référendum proportionnel peut-être pour les législatives. Nous allons voir tout cela avec vous, Richard Ferrand. Mais j'aimerais que nous commençons évidemment par le Covid, avec nouveau conseil de défense ce matin, confinement prolongé à Dunkerque pour les trois prochains week-ends et rien en Ile-de-France, vous le regrettez ?

0:36
Présentateur

Vous savez, je crois que décider de confiner, d'enfermer, car c'est ça dont il s'agit, nous l'avons tous vécu, ce n'est pas quelque chose qui se prend à la légère. Donc, je crois qu'il faut croiser tous les paramètres médicaux, tous les risques pour protéger la population et en même temps limiter autant que l'on peut les contraintes de type enfermement. Donc, je crois que c'est un croisement entre les paramètres médicaux et la décision politique qui permet de faire les choses de la manière la plus précise possible.

1:09
Invité politique

Comprenez-vous que ça soit ressenti comme inégalitaire ? C'est-à-dire que dans certains départements, localement, on reconfine le week-end et puis pas dans des grandes villes,

1:20
Présentateur

des grandes agglomérations comme l'agglomération parisienne. Oui, mais vous savez, M. Bourdin, c'est un paradoxe français. On dit toujours, il faut faire de la dentelle territoire par territoire, parce qu'il faut s'adapter aux réalités locales. Et ensuite, on dit, ah oui, mais c'est inégalitaire. Que voulez-vous ? Moi, je suis de ceux qui pensent qu'il faut adapter les choses au plus près des réalités vécues, selon le département, selon les régions, en gardant à l'esprit que le but, quand même, le cap, c'est quoi ? C'est protéger, sauver des vies, mais faire en sorte que la vie reste vivable. Et donc, s'il vaut, parfois, les mesures générales, sans discernement, sont mal comprises.

Et c'est bien normal. Donc là, le Premier ministre, je trouve, a choisi, en lien avec les élus locaux, Dunkerque, Nice, ce sont les maires, qui ont dit, il faut absolument limiter les risques, il faut donc limiter les déplacements. Et c'est ainsi que les choses doivent s'adapter. Je crois que c'est une bonne manière de faire.

2:12
Invité politique

À votre place, hier matin, je recevais le professeur Axel Kahn, qui parlait d'erreurs politiques. Et il me disait quoi ? Il me disait, la décision de ne pas confiner, qui a été prise en janvier ou début février, n'a pas été la bonne. Si on l'avait fait, on ne serait pas dans la situation actuelle.

2:31
Présentateur

Ce que je constate, c'est que du 18 décembre jusqu'à une date récente, les jeunes Allemands n'allaient pas à l'école. Je constate qu'en Italie, dans certains endroits, depuis des mois et des mois, on n'a plus à l'école. Est-ce qu'il y a une propagation ? Moindre du virus. Il semble que non. Ce que je veux dire par là, c'est qu'il faut considérer que le confinement doit être le dernier recours. Il faut le faire lorsque c'est absolument nécessaire. Et il faut donc adapter les choses. Et puis, j'ai beaucoup de respect pour le professeur Kahn. Un immense respect. Mais je trouve que, comment je vais dire ça sans être blessant, c'est un peu facile de refaire le match.

De dire, on aurait dû faire ça. Quand j'entends les critiques sur toutes les décisions qui ont été prises, je me dis, mais croit-on que ceux qui décident sont totalement décérébrés ? Qu'ils font les choses n'importe comment ? Je ne le crois pas. Alors ensuite, il y a des débats, il y a des polémiques, il y a ceux qui disent qu'il fallait faire autrement, qu'il fallait faire ci, qu'il fallait faire ça. Au total, la France ne fait face à cette pandémie. Fait face aussi, en termes de vie économique, sociale, des enjeux humains, fait face au moins aussi bien que nos principaux voisins. Ensuite, bien sûr, on peut avoir des appréciations...

3:46
Invité politique

Pas toujours aussi bien dans la vaccination. Mais nous n'allons pas nous étendre...

3:50
Présentateur

Non, non, mais ce n'est pas faux. Bien sûr que tout est critiquable. Il faut être vigilant, il faut être exigeant avec les pouvoirs publics. C'est bien normal, mais honnêtement, l'histoire rendra justice à la manière qui a été choisie de faire face dans le temps à cette pandémie.

4:07
Invité politique

Richard Ferrand, une étude de l'Institut Pasteur a été publiée hier qui montre que finalement, en octobre, c'était le moment de l'étude, en octobre, on n'a pas été contaminé par le virus dans les salles, dans les commerces ou dans les lieux qui accueillaient du public. Est-ce qu'il faut aujourd'hui... Il y a de plus en plus de théâtres qui sont occupés, notamment à Paris, mais pas qu'à Paris. Est-ce qu'il faut aujourd'hui ouvrir ? Ouvrir ces lieux de culture. Franchement. Il n'est pas temps de les ouvrir.

4:42
Présentateur

Vos deux questions montrent bien combien nous sommes nous-mêmes paradoxaux. De l'autre côté, on se dit ne faut-il pas confiner parce qu'il y a un risque. De l'autre côté, on se dit n'est-il pas temps de rouvrir des lieux où on peut se rassembler parce qu'on a besoin de culture, on a besoin de vivre, on a besoin de... Vous voyez, moi ce que je crois, c'est que la ligne de crête qui est choisie, qui est critiquable à tous égards, c'est la bonne.

C'est-à-dire à la fois éviter le confinement par le système de couvre-feu, par la limitation d'ouverture des lieux où on se rassemble et en même temps laisser des espaces pour que l'on puisse tout de même avoir une vie sociale, je ne veux pas dire minimale, enfin un minimum de relations humaines. Mais je vois bien, d'ailleurs on l'a vu, il y a eu une polémique avec la mairie de Paris où on dit confiner tout trois semaines, tout ira bien après, je ne sais pas d'où ça venait, c'est une drôle de trouvaille. Et à côté, on dit si, il faut ouvrir tous les lieux culturels. On ne peut pas naviguer comme ça par des injonctions qui sont totalement contradictoires.

5:43
Invité politique

Bien, l'académie de médecine qui est favorable à la vaccination obligatoire des soignants, vous aussi ? Pardon ? L'académie de médecine, vaccination obligatoire des soignants, vous aussi ? Non.

5:54
Présentateur

Non. Parce que je crois que quand on crée une obligation de ce type, on crée des stratégies d'évitement. Moi ce que je crois, c'est que le travail de conviction que font les ordres professionnels, vous avez vu que tous les ordres professionnels ont écrit à leurs membres en disant écoutez, il faut se vacciner, nous sommes dans le domaine de la santé, etc. Moi j'ai confiance dans les vaccins, donc mieux vaut convaincre. Je ne suis pas certain que la contrainte règle le problème. Parlons du travail législatif,

6:21
Invité politique

Richard Ferrand. Est-ce que les députés, lors de la prochaine législative, après l'élection présidentielle, est-ce que les députés seront élus à la proportionnelle ?

6:33
Présentateur

Alors, vous le savez, il faut le décider un an avant juin 2020. C'est pour ça que je vous pose la question maintenant. C'est assez important. C'est maintenant ou jamais que ça se fait. C'est maintenant ou jamais. Alors, à tel point d'ailleurs qu'aujourd'hui, aujourd'hui, les responsables des groupes de la majorité parlementaire se rencontrent sur ce sujet entre eux pour prendre une position commune que les responsables des partis politiques doivent prendre des positions là-dessus parce que si ça doit être fait, c'est maintenant. Moi, j'ai toujours indiqué, y compris ici, que j'étais favorable à ce que l'on prenne une dose proportionnelle.

Et ceci était inclus dans la volonté à la fois de réduire le nombre parlementaire, de réformer la consignation et vous le savez, ça a été stoppé net. Après, faut-il le faire maintenant ? Je pense que si on avait dû le faire, on aurait dû le faire un peu plus tôt. Faut-il le faire ? C'est le sentiment que j'ai parce que le débat risque d'être très très limité dans le temps que par ailleurs, moi, quand je vais dans mon Finistère ou ailleurs, mais personne ne me parle de ça. Alors, je veux bien que... Mais parce que personne n'en parle. Parce que les responsables politiques n'en parlent pas. Oui, mais est-ce que c'est vraiment le sujet ?

Est-ce que vous croyez que les Français se disent qu'il serait temps que les députés réforment leur mode de scrutin ? Je n'ai pas le sentiment que ça les obsède.

7:50
Invité politique

Non, parce qu'on ne les a pas intéressés au sujet, peut-être. Richard Ferrand, donc vous dites c'est trop tard, si je vous comprends bien, c'est trop tard. Je crains que ce soit trop tard. Donc, il n'y aura pas de députés élus à la proportionnelle lors des projets législatifs. C'est pour moi qu'ils décident ? Non, non. Si les groupes de la majorité

8:06
Présentateur

veulent le mettre à l'ordre du jour, c'est encore possible. Est-ce qu'ils le mettront ? Eh bien, je vais attendre leur décision. Vous le savez, vous le savez. Non, non, non, je vous assure que non. Ils en discutent aujourd'hui. Et ils vont dire... C'est une promesse

8:19
Invité politique

d'Emmanuel Macron.

8:20
Présentateur

Oui, c'était une promesse d'Emmanuel Macron qui était un élément d'un ensemble. Oui. Lequel ensemble a été avorté, vous le savez. Bon. Autre référendum possible,

8:29
Invité politique

parce qu'il y avait un référendum possible autour de cette proportionnelle. Autre référendum possible sur le climat. Est-ce qu'il aura lieu ce référendum ? Est-ce que, je ne sais pas moi, en septembre peut-être ?

8:41
Présentateur

Alors, vous savez comment ça marche. Oui. Il faut que l'Assemblée et le Sénat adoptent un texte dans les mêmes termes. Oui. Donc là, on est au débat à l'Assemblée Nationale autour du mot garantie. J'ai entendu que le président Larcher était sceptique sur ce mot-là. Il préfère le mot agir. Voilà. Agir. Plutôt que garantir. Bon. Il va falloir que les différentes commissions, etc., voient si on tombe d'accord sur un terme. Et sur cette base, ensuite, le président de la République a en effet le droit, mais c'est à ce prix-là, de soumettre ce texte aux Français.

Parce que, je tiens à le dire, beaucoup de nos compatriotes pensent que finalement un référendum le président de la République pourrait le faire tous les quatre matins. Parce qu'on a le souvenir que le général Legault l'avait fait, par exemple, sur l'élection du président de la République. Sauf que les choses ont évolué, les choses ont changé. On ne peut pas faire un référendum en claquant des doigts. Il faut d'abord qu'il y ait un texte approuvé par les deux chambres pour qu'ensuite, ils puissent être soumis au référendum.

9:36
Invité politique

Alors, article premier de la Constitution, il s'agit d'écrire « La France garantit la préservation de l'environnement et de la diversité biologique et lutte contre le dérèglement climatique ». Je dis bien « garantit », ça c'est ce que propose le gouvernement, c'est ce que propose la majorité. Et la convention citoyenne. Et la convention citoyenne. Et les députés, les républicains, majoritaires au Sénat, préfèrent le mot « agir » que « garantir ». C'est ça. Bon, tout le débat porte là-dessus, si je comprends bien. C'est exactement ça. La loi climat. Vous vous êtes un peu fâché. Vous avez dit « le Parlement est souverain dans l'élaboration et le vote de la loi ».

Vous êtes adresseur à Barbara Pompili qui a écrit « loi climat, je n'accepterai aucune baisse d'ambition à l'Assemblée nationale ». Pourquoi ?

10:20
Présentateur

L'avez-vous reprise ? Parce que moi je suis très attaché à la séparation des pouvoirs. Que Mme Pompili, au banlieue ministre au nom du gouvernement, dise « je n'accepte pas telle ou telle autre chose ». C'est son travail et elle le fait bien. C'est bien normal. Mais, ce que je voulais dire, c'est que elle, elle ne l'accepte pas. C'est tout à fait acceptable. Mais, c'est à la fin, c'est le Parlement qui vote et élabore la loi. Et moi je suis très tatillon sur le respect de la séparation des pouvoirs et des prérogatives du Parlement. C'est l'Assemblée nationale qui représente le peuple français qui donc débat et vote. C'est ça que je voulais dire.

C'est que ce n'est pas parce qu'un ministre dit « je ne suis pas d'accord avec ça ». que les députés doivent avoir le doigt sur la couture du pantalon. C'est tout ce que je voulais rappeler. Comme je l'avais fait d'ailleurs à l'égard du Premier ministre à l'époque lorsqu'on avait dit « on va créer une commission pour réécrire un article d'une loi, etc. » Non, il n'y a pas besoin de commission. C'est le Parlement qui écrit la loi. Voilà. Mais, ce n'était pas sévère. C'était un rappel. C'était un rappel à l'ordre

11:22
Invité politique

et à la réalité. Il est 8h45. J'ai une question claire sur le parquet national financier. Richard Ferrand. Nicolas Sarkozy a été condamné. Il a fait appel. Il est donc présumé innocent. On est bien d'accord aujourd'hui. Certains, à cette occasion, ont demandé la suppression du parquet national financier. Est-ce que vous demandez cette suppression ? Non.

11:48
Présentateur

Je considère que c'est une institution qui a fait son travail. Il y a de grands dossiers UBS, Airbus, etc. où les magistrats en question ont débusqué des actes graves de corruption et ont fait rentrer dans les caisses de l'État, soit par amende, soit par dommage et intérêt, près de 10 milliards. Donc, je considère que l'institution est utile. ensuite, il se peut comme dans toute institution qu'il y ait, c'est pour ça qu'il y a une enquête administrative qui a lieu et dont le Premier ministre va être saisi, il se peut, parce que c'est l'avis, que tel ou tel individu ait peut-être pas bien fait son travail ou mal organisé son travail.

Je n'en sais rien, je n'ai pas les conclusions de cette enquête. Donc, ne confondons pas les institutions et ce qui, le cas échéant, relève de comportements critiquables. Donc, il y a d'un côté la pertinence d'une institution et ensuite la rigueur que l'on doit exiger de ceux qui la font vivre.

12:44
Invité politique

Et les magistrats qui n'ont pas de compte à rendre, ça vous gêne ? Franchement.

12:49
Présentateur

Non, ce que je sais, c'est que le Président de la République a saisi le Conseil supérieur de la magistrature pour que soit défini, soit étudié l'enjeu de la responsabilité de ceux qui nous jugent. Oui. Bon, donc on va voir ce que les hauts magistrats... Mais que souhaitez-vous ? Que souhaiteriez-vous ? Franchement, Ce que je crois, c'est que tous autant que nous sommes, tous autant que nous sommes, nous avons des comptes à rendre. Nous avons des comptes à rendre.

13:18
Invité politique

Et les magistrats ont-ils des comptes à rendre ? Eh bien,

13:21
Présentateur

justement, l'idée de la responsabilité, c'est de se dire, au fond, chacun, et a fortiori, ceux qui nous jugent, ont des droits et des devoirs, et cela doit être élaboré. Moi, j'ai toute confiance dans les hauts magistrats, les grands juristes qui siègent au Conseil supérieur de la magistrature pour définir les enjeux liés à la responsabilité des juges.

13:42
Invité politique

Richard Ferrand, parlons toujours du travail législatif. Il y a plusieurs propositions de lois qui vont arriver et qui ont été déposées au Parlement, à l'Assemblée nationale et au Sénat, mais à l'Assemblée nationale, d'abord, autour de la fin de vie. Notamment, une proposition de loi autoriser une assistance médicalisée active à mourir à toute personne majeure et capable en phase avancée d'une affection grave et incurable provoquant une douleur physique ou une souffrance psychique insupportable. Vous soutenez ce texte ?

14:11
Présentateur

D'abord, il n'est pas inscrit à l'ordre du jour. Pour l'instant. Oui, mais des propositions de loi, il y en a beaucoup. Ensuite, ce sont les groupes qui regardent avec le gouvernement comment l'inscrire. Je ferai une distinction entre ce que je pense à titre personnel et sur le moment de l'égiférer. Philosophiquement, je me sens proche de cette proposition de loi. Mais ensuite, je me dis autre chose. Depuis notamment la Covid, je trouve que nous vivons, nous sommes chaque jour confrontés à la mort. Parce que tous les jours, on nous dit voilà combien de victimes décèdent de la maladie.

Et il me semble qu'aujourd'hui, il nous faut privilégier les textes qui renouent avec l'espérance, avec l'après-guerre, qui donnent aux jeunes générations qui auront grandi dans ce contexte l'espoir que la vie va redevenir possible, va redevenir belle, va redevenir riche. Et il nous faut dégager l'horizon. Et il me semble que mettre au cœur la question de la fin de vie dans ce contexte, je ne suis pas certain que ce soit très opportun. j'ajoute que sur des sujets pareils, il faut véritablement qu'il y ait de grands débats philosophiques, de grands débats spirituels. Parce qu'on touche vraiment à la conscience humaine dans tout ce que ça a de plus profond.

Donc je n'ai pas envie que l'on s'emballe sur ce sujet. J'ai envie qu'on écoute les autorités spirituelles, tous ceux qui réfléchissent au sujet et les citoyens. Vous voyez, on parle de conventions citoyennes sur tel ou tel sujet. Ça, cela mériterait un grand débat dans les familles, dans tous les territoires. Parce que ça touche quand même à ce qu'il y a de plus sacré, c'est-à-dire la vie humaine.

15:54
Invité politique

Richard Ferrand, un mot avant de terminer sur la politique. Une cinquantaine de députés menacés de mort, j'ai vu que vous avez saisi la justice. Est-il vrai qu'ils sont des députés dont les noms de familles commencent par C et M ?

16:07
Présentateur

C'est exact. C'est étrange. Oui, c'est une collègue qui m'a alerté là-dessus. Donc, il y a des photos, même des photos de personnes égorgées et avec des menaces explicites. Et en effet, il y a une liste de députés pris de manière un peu aléatoire dont les noms commencent par C. Bien sûr, de tout bord. Et donc, j'ai immédiatement informé les présidents de groupe et saisi le procureur de la République au titre de l'article 40 du Code de Processeur Pénal.

16:35
Invité politique

Parlons de politique pour terminer. Progressiste contre populiste. On a entendu ça depuis des mois et des mois. À force, de désirer finalement un face-à-face Emmanuel Macron et Marine Le Pen. Est-ce que vous n'êtes pas en train d'installer Marine Le Pen et de lui donner un profil de présidente de la République ?

16:52
Présentateur

Moi, je ne désire rien de tel. Vous savez, n'oublions pas une chose, c'est les Français qui votent. Ce n'est pas vous ni moi qui disons voilà ce que... ça a été mis en avant

17:02
Invité politique

aussi par des responsables

17:04
Présentateur

politiques. Beaucoup. Moi, je vais vous dire, je trouve incroyablement hypocrite ceux qui disent au fond, comme il nous faut battre Le Pen, commençons par battre Macron. C'est quand même un peu le bal des faux-culs. Parce que, eux, ne s'interrogent pas sur le fait de savoir si Le Pen pourrait être au deuxième tour. Ils veulent surtout que Macron n'y soit pas. Alors, moi, ce que je souhaite, ce que je souhaite, c'est que les deux finalistes de l'élection présidentielle soient tous des personnalités qui soient imprégnées des valeurs républicaines. Qu'ils viennent de la droite, de la gauche, ou d'ailleurs. Marine Le Pen n'est pas imprégnée des valeurs républicaines ?

Je considère qu'un certain nombre de thèses qu'elle porte ne sont pas fidèles à nos valeurs républicaines. Par conséquent, je dis aux uns et aux autres qui ont envie d'être candidats, ne cherchez pas la facilité en vous disant au fond qu'il y ait un deuxième tour face à Mme Le Pen et je l'emporterai. D'abord, c'est les Français qui décident. Il ne faut pas jouer avec le feu. Donc, le travail. Il faut convaincre les Français. Il faut venir moins dans les médias et plus sur le terrain. Aller expliquer aux gens ce que les uns et les autres portent, ce qui se fait et pourquoi il serait extrêmement mauvais pour notre pays que Mme Le Pen puisse être élue.

18:18
Invité politique

Vous venez de la gauche. Vous êtes un homme de gauche, Richard Vion. Bien sûr. Richard Ferrand. Quand vous voyez tous ces électeurs de gauche qui ne veulent pas choisir et qui même choisiraient pour certains Marine Le Pen, que dites-vous ? Je sais que vous avez alerté depuis plusieurs semaines le président de la République sur le danger. Vous savez, c'est en juillet... A vos yeux, le danger de l'élection

18:40
Présentateur

de Marine Le Pen. C'est en juillet 2019 où j'ai dit qu'il était possible. Oui. Parce que l'élection d'Emmanuel Macron a démontré une chose. C'est que tout est possible. Et à l'époque... La victoire de Marine Le Pen est possible, largement possible. Et si les Français le décident, évidemment que c'est possible. Pourquoi ? Parce qu'elle est devenue trop molle ? Par ailleurs, je vais vous dire... Elle est devenue molle ? C'est pour ça ? Je vais vous dire quelque chose. D'abord, je vois bien que les élites se passionnent sur comment vont voter Pierre, Paul ou Jacques. Moi, je ne suis pas Madame Irma. Ce que je constate sur le terrain, d'abord, c'est qu'on ne m'en parle pas.

On me parle du vaccin, on me parle du boulot, on me parle de l'école, on me parle de choses qui sont des préoccupations. J'ai l'impression qu'il y a toute une série de personnes qui s'occupent là-dessus et qui font des radioscopies par anticipation. Ah, voilà ! Délecteur de gauche, je ne voterai pas. Non. Ne confondons pas les appareils qui ont des rêves secrets de désertion de notre peuple face à Mme Le Pen. Ça, ce sont leurs rêves secrets. Moi, je crois profondément que les Français, de toute façon, ne voudront pas, à la fin, que Mme Le Pen puisse accéder à l'Élysée, quel que soit son adversaire.

Et moi, j'irai convaincre sur le terrain, autant que je le pourrai, les uns et les autres, d'abord pour dire qu'à la fois, un grand nombre de mesures sociales ont été prises pendant ce quinquennat. Il faudrait faire une autre émission rien que là-dessus. Que, en même temps, avant la Covid, souvenez-vous, le chômage était à 7,8, que les investissements étrangers étaient massifs en France. Et je constate que malgré la crise, ils ont continué à se développer. Donc, il y a de l'espoir. Nous allons remonter la pente, nous allons le faire dans nos valeurs et, j'ai envie de dire, dans la solidarité nationale. On est loin

20:22
Invité politique

d'un front républicain dans tous les ordres.

20:25
Présentateur

Oui, mais les fronts républicains, tout ça, ce sont des images éculées. Il fallait voir les Français les uns après les autres. Moi, je vais de Carré à Camaret de Châteaulain jusqu'à Huélgouat. Quand je vois les concitoyens, je parle avec eux. Ils m'engueulent, ils me donnent des avis, des conseils. Et moi, je leur dis ce que nous faisons et pourquoi nous le faisons. Il faut inspirer la confiance par un acte de conviction. Richard Ferrand, quand est-ce que le président de la République doit-il se déclarer candidat ? D'abord, s'il décide d'être candidat, il lui appartient. Vous avez un doute ? Je pense que tout est possible. Je vous l'ai dit tout à l'heure. Donc, il ne faut jamais...

Moi, je n'ai pas les confidences du président de la République sur ce thème-là. Le président, il est complètement dans la guerre contre le virus pour essayer que l'on vaccine plus vite, pour essayer que la recherche avance. Je ne pense pas qu'il soit obsédé chaque jour par l'échéance de 2022. Et je me dis, tant mieux. Tant mieux. Il est dans l'action. Les autres, effectivement, ils sont sur les gradins, ils regardent le match, ils comptent les points, et ils disent, je serai candidat. Eh bien, qu'ils y aillent. Les Français n'attendent pas de nous que l'on soit candidat, ils attendent de nous que l'on agisse. Richard Ferrand, merci. Président de l'Assemblée nationale sur RMC, BFM TV, 8h55.

L'invité de Bourdin Direct : Richard Ferrand - 10/03 · Pourquijevote