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InterviewFrance Inter — L'invité de 8h20 (sur Site radio)· 28 octobre 2021 25 minContradictoireActualité / polémiqueImmigration & asileSécuritéEurope & internationalInstitutions & élections

Robert Ménard à Éric Zemmour et Marine Le Pen : "Je dis à l'un et à l'autre : vous êtes fous furieux"

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 35 %Attaque 45 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 87 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:52OuverteRéponse partielle

    Éric Zemmour joue-t-il paradoxalement contre son camp, contre votre camp, Robert Ménard ?

  • 4:02OuverteRéponse directe

    Marine Le Pen a déjà échoué deux fois dans une élection présidentielle. Pourquoi est-ce qu'elle réussirait cette fois ?

  • 4:07OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'Éric Zemmour n'est pas le mieux placé pour séduire une partie de l'électorat LR ?

  • 5:05RelanceRéponse partielle

    L'immigration, la sécurité, vous dites que les Français, c'est leur grand souci. Mais les principales préoccupations des Français, aujourd'hui, ça n'est pas ça.

  • 6:57RelanceRéponse directe

    Vous nous dites à l'instant, il faut moins de brutalité. Vous écriviez au mois de septembre, adresse à Marine Le Pen, je lui ai dit qu'il fallait qu'on rassure les gens... Et en même temps, vous accueillez chez vous à Béziers, Éric Zemmour, après ses propos sur l'islam... Il n'y a pas là une contradiction ?

  • 8:40OuverteRéponse directe

    Alors, il met d'autres choses sur la table des débats. Il parle beaucoup d'histoire, Éric Zemmour... Quand vous dites qu'il y a des choses avec lesquelles vous n'êtes pas d'accord, est-ce que celle-ci, sur l'histoire, vous êtes d'accord ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:27PrésentateurFait
    « Vous avez écrit début septembre que vous voteriez pour Marine Le Pen, la candidate du Rassemblement National à l'élection présidentielle, tout en exprimant vos réserves au sujet de son entourage et de son projet. »
  • 0:37PrésentateurFait
    « Depuis, votre ami le polémiste Éric Zemmour, sans se déclarer officiellement candidat, a fait une percée dans les sondages, certains le donnent même au second tour, mais sa progression affaiblit Marine Le Pen et aucun des deux n'est aujourd'hui assuré d'atteindre le second tour. »
  • 1:05Invité politiqueChiffre
    « Ce que je constate, c'est que notre camp, mon camp, comme vous dites, mais c'est exact, représente aujourd'hui plus qu'il n'a jamais représenté, dans des sondages, on n'est pas aux élections. »
  • 1:20Invité politiqueFait
    « Alors moi, je dis à l'un et à l'autre, vous êtes fou furieux. »
  • 1:41Invité politiqueFait
    « Mais sur le fond, quand j'entends Éric Zemmour, il était à Béziers il y a quelques jours, honnêtement, ce qu'il dit, Marine Le Pen l'a dit avant lui, même si elle n'emploie pas les mêmes phrases. »
  • 2:17Invité politiquePromesse
    « Donc je leur ai proposé, pour vous dire la vérité, avec peu de succès pour l'instant, de se dire, en février, on fait le point et on dit qui est le mieux placé, et un des deux se retire en faveur de celui qui est le mieux placé. »
  • 4:14Invité politiqueChiffre
    « Il y a une droitisation de la politique du peuple français incroyable. Enfin, on le mesure, sondage après sondage. »
  • 4:40Invité politiqueChiffre
    « On ne peut ne pas être d'accord. Reste, quand vous interrogez les Français, facilement, 60-70% disent exactement la même chose que ce qu'on dit. »
  • 5:16Invité politiqueFait
    « Je vous ai dit que sur ces questions-là, il y avait une majorité des Français qui pensaient la même chose que nous. »
  • 7:11PrésentateurFait
    « Et en même temps, vous accueillez chez vous à Béziers, Éric Zemmour, après ses propos sur l'islam, sur la famille Sandler, sur Pétain et les Juifs. »
  • 7:21Invité politiqueFait
    « Il n'y en a aucune, monsieur. »
  • 9:12Invité politiqueFait
    « Le Parti communiste, parce que l'URSS avait signé un accord avec l'Allemagne nazie pendant deux ans, n'a pas été, au début de la guerre, au cœur de la résistance, pardon Madame, ça c'est indiscutable. »
  • 10:35Invité politiqueFait
    « Non, sur les questions économiques, je trouve que Marine Le Pen, elle reste sur les questions, la retraite à 60 ans, un certain nombre de propositions, même si elle l'habille différemment aujourd'hui, je veux bien. »
  • 11:52Invité politiqueFait
    « Quand Éric, à un moment donné, parlait de remigration, je le lui ai dit. Je dis, Éric, ça n'a pas de sens. »
  • 18:30Invité politiqueFait
    « Personne ne ramènera l'immigration à un taux zéro. Ça n'existe pas. »
  • 23:34Invité politiqueFait
    « Je n'ai jamais soutenu monsieur Poutine, c'est aussi ce qui fait une différence par rapport au reste de cette droite de la droite, parce que je n'ai jamais pensé que monsieur Poutine était un défenseur des droits de l'homme. »

Temps de parole

  • Robert Ménard75 %
  • Présentateur10 %
  • Invité8 %
  • Auditeur4 %
  • Auditeur 22 %

1,6 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Avec Alexandra Ben Saïd, nous recevons ce matin Robert Ménard, bonjour. Bonjour. Vous êtes le maire d'hiver droite de Béziers dans l'Hérault depuis 2014, réélu en 2020. Vous présidez l'agglomération Béziers-Méditerranée. Auditeur de France Inter, vous pouvez poser vos questions à Robert Ménard au 01 45 24 7000 ou via les réseaux sociaux et l'appli France Inter. Robert Ménard, vous avez écrit début septembre que vous voteriez pour Marine Le Pen, la candidate du Rassemblement National à l'élection présidentielle, tout en exprimant vos réserves au sujet de son entourage et de son projet.

Depuis, votre ami le polémiste Éric Zemmour, sans se déclarer officiellement candidat, a fait une percée dans les sondages, certains le donnent même au second tour, mais sa progression affaiblit Marine Le Pen et aucun des deux n'est aujourd'hui assuré d'atteindre le second tour. Éric Zemmour joue-t-il paradoxalement contre son camp, contre votre camp, Robert Ménard ?

0:57
Robert Ménard

Je ne sais pas si je le dirais comme ça. Ce que je constate, c'est que notre camp, mon camp, comme vous dites, mais c'est exact, représente aujourd'hui plus qu'il n'a jamais représenté, dans des sondages, on n'est pas aux élections. Oui, oui, attendez, avec toutes ces prudences, pas de rigueur, des prudences obligatoires. Et que malheureusement, ils pourraient se retrouver, dans un cas de figure qui n'est pas à exclure, privés de second tour. Alors moi, je dis à l'un et à l'autre, vous êtes fou furieux. Vous êtes fou furieux. Vos égaux, ils vous mènent, à l'un et à l'autre. Moi, j'ai des désaccords avec l'un et l'autre, mais j'ai de l'amitié avec l'un et l'autre.

Je vous leur dis, mais grosso modo, à 80%, vous dites à peu près la même chose. Vous ne le dites peut-être pas avec les mêmes termes, la même façon de mobiliser les gens, avec les mêmes formules. Mais sur le fond, quand j'entends Éric Zemmour, il était à Béziers il y a quelques jours, honnêtement, ce qu'il dit, Marine Le Pen l'a dit avant lui, même si elle n'emploie pas les mêmes phrases. Et je leur dis, ne jouez pas avec le feu. Ne jouez pas avec le feu.

Si vous êtes persuadés l'un et l'autre, et vous ne cessez de l'affirmer, que ce qui passe avant tout, c'est la France, l'avenir de la France, la civilisation française, la culture française, les histoires françaises, si vous en êtes à ce point persuadés, faites attention à ne pas nous exclure du deuxième tour, parce que vous resteriez tous les deux candidats. Donc je leur ai proposé, pour vous dire la vérité, avec peu de succès pour l'instant, de se dire, en février, on fait le point et on dit qui est le mieux placé, et un des deux se retire en faveur de celui qui est le mieux placé. Mais ça, c'est de la politique fiction pour l'instant.

2:27
Invité

Oui, parce que pour l'instant, les pics fusent entre Éric Zemmour et Marine Le Pen. Quand on lui dit, votez Le Pen, ça ne sert à rien, elle ne peut pas gagner seulement avec ce qu'il appelle son ghetto de chômeurs et d'ouvriers, est-ce qu'il a raison ? Parce qu'on voit qu'il y a de l'égo, mais il y a de la stratégie électorale aussi.

2:44
Robert Ménard

Oui, et puis il y a surtout une formule malheureuse, je ne dirai jamais ça. Je fais attention aux gens, on a besoin de bienveillance par rapport aux gens, de moins de brutalité par rapport aux gens, vous voyez, donc... Mais sur le réservoir ? Oui, il dit quelque chose qu'une bonne partie des électoraux pense, c'est que Marine Le Pen, elle ne s'est jamais relevée d'un débat d'un entre-deux-tours qui fait qu'un bon nombre de gens, y compris autour de moi, me disent « Ah oui, mais si elle était de nouveau face à Macron, qu'est-ce qu'elle pèserait ? Est-ce qu'elle pèserait plus que la dernière fois ?

» Il y a ça, et en plus, il y a l'idée qu'Éric Zemmour dit entre les lignes-là, c'est quand même qu'il a besoin de son électorat à elle. Parce que, pardon, aujourd'hui, elle représente encore, Marine Le Pen, des classes populaires qu'Éric Zemmour ne touche pas. Il y a une alliance, oui, sociologique à faire. C'est la première fois, encore une fois, que le camp dans lequel je me retrouve s'adresse à la fois aux petits gens, par le biais de Marine Le Pen, et à des gens plus la bourgeoisie, patriotes, éclairés, des classes, plus CSP, plus... Il y a une alchimie à réussir. Le problème, c'est qu'encore une fois, pour réussir ça, il faut passer au-delà des intérêts des uns et des autres.

Et ça, la politique, elle sait que ce n'est pas facile.

4:02
Présentateur

Marine Le Pen a déjà échoué deux fois dans une élection présidentielle. Pourquoi est-ce qu'elle réussirait cette fois ? Est-ce qu'Éric Zemmour n'est pas le mieux placé pour séduire une partie de l'électorat LR ?

4:11
Robert Ménard

D'abord, tout le monde le dit, et pas que moi. Il y a une droitisation de la politique du peuple français incroyable. Enfin, on le mesure, sondage après sondage. Moi, ce qui me trouble, vous savez dans cette histoire ce que c'est, c'est simplement que, comment se fait-il, comment se fait-il que les idées de mon cas, encore une fois, sur l'immigration, la sécurité, l'école, l'autorité, que sais-je encore, vous pouvez ne pas être d'accord, c'est pas ça que je veux dire. On ne peut ne pas être d'accord. Reste, quand vous interrogez les Français, facilement, 60-70% disent exactement la même chose que ce qu'on dit.

Ce qui me trouble, c'est qu'une fois que je constate ça, je constate que quand il s'agit d'aller voter, les gens ne nous font plus confiance. Et je ne suis pas sûr qu'aujourd'hui, s'il n'y a pas un rassemblement des deux, ni pour l'un ni pour l'autre, soient en situation de gagner pour répondre à votre question. Je ne parierai pas aujourd'hui pour qu'un des deux gagne.

5:05
Invité

L'immigration, la sécurité, vous dites que les Français, c'est leur grand souci. Mais les principales préoccupations des Français, aujourd'hui, ça n'est pas ça. C'est le pouvoir d'achat.

5:15
Robert Ménard

Madame, je ne vous ai pas tout à fait dit ça. Je vous ai dit que sur ces questions-là, il y avait une majorité des Français qui pensaient la même chose que nous.

5:21
Invité

Mais ça n'est pas au sommet de leurs préoccupations.

5:23
Robert Ménard

C'est une deuxième question que vous me posez. Moi, je constate autour de moi qu'une bonne partie des gens se contrefoutent, je vous le dis, des présidentielles à six mois des présidentielles. Il faut vivre ailleurs qu'avec les gens. Moi, je suis dans une petite ville de province qui est une ville populaire où plein de gens ne me parlent jamais des présidentielles. Ils me parlent de leur pouvoir d'achat, des problèmes de sécurité. Mais les leurs, au quotidien, du voisin qui leur pourrit la vie, des choses comme ça, de la propreté qu'ils ont envie de rencontrer, du boulot. Même si, j'entendais tout à l'heure la ministre dire, je suis satisfait, j'applaudis quand il y a moins de chômage.

Mais encore, il y a des gens, malheureusement, qui ne trouvent pas de boule. Ils me parlent de ça plus que des présidentielles. Je vous dis simplement que sur un certain nombre de sujets, la sécurité et l'immigration, c'est des sujets qui sont majoritairement sur l'opposition. Mais vous savez, Éric Zemmour, la percée qu'il fait aussi, c'est qu'un certain nombre de ces sujets étaient difficilement abordables. Dans la classe politique, regardez comment il a fait éclater, il a fait submerger le mur qui devait être étanche à jamais entre la droite et ce que la droite appelait l'extrême droite.

Aujourd'hui, quand vous entendez les candidats de droite, moi je lis Mme Pécresse, c'était hier, je ne sais pas quoi, ça va être dans le Figaro, je lis Mme Pécresse, je suis d'accord avec tout. Sauf que Mme Pécresse, elle dit ça à six mois des élections. Il y a deux ans, elle ne disait pas le quart de ça. M. Barnier sur l'Europe, vous pouffez de rire, vous dites, attendez, maintenant il découvre qu'il y a des problèmes avec l'Europe.

6:53
Invité

Le moratoire sur l'immigration.

6:54
Robert Ménard

Ben oui, regardez ce qu'ils disent, ils ne l'ont jamais dit il y a encore quelques mois.

6:57
Présentateur

Robert Ménard, j'ai quand même du mal à vous suivre. Vous nous dites à l'instant, il faut moins de brutalité. Vous écriviez au mois de septembre, adresse à Marine Le Pen, je lui ai dit qu'il fallait qu'on rassure les gens, qu'on leur dise que ce ne serait pas la guerre civile. Demain, si on est élu, que les banlieues n'allaient pas prendre feu. Et en même temps, vous accueillez chez vous à Béziers, Éric Zemmour, après ses propos sur l'islam, sur la famille Sandler, sur Pétain et les Juifs. Il n'y a pas là une contradiction ?

7:20
Robert Ménard

Il n'y en a aucune, monsieur. En plus, vous dire qu'il n'y en a aucune face à un journaliste, c'est un comble. Parce qu'évidemment, moi je reçois Éric Zemmour comme je l'ai reçu pour ses deux premiers prochains livres. Et si vous aviez été là, et j'aurais aimé que vous y soyez, vous serez aperçu que... France Inter, il était en tout cas. Oui, je vous le dis vous, parce que c'est vous qui me posez la question, et pas France Inter, c'est vous personnellement. Et je suis intervenu 12 minutes au début pour lui dire mes désaccords. Parce que comme ancien journaliste, comme vous, je peux approuver quelqu'un et ne pas être aveugle sur ce qu'il dit.

Moi, je ne suis pas d'accord avec tout un tas de choses que dit Éric. Je vous parlais de brutalité, je pensais à lui, mais comme je ne suis pas d'accord avec Marine Le Pen sur les questions que vous avez abordées, je l'ai abordées. Non, je ne pense pas qu'on puisse dire un certain nombre de choses qu'il affirme. Mais c'est à propos de ne disqualifier pas sa possible candidature. Non, il ne disqualifie pas. Il pose problème, je le lui ai dit. Je lui ai dit en face, pas simplement vous ici, en face dans ma ville, et je lui ai dit, je vais te dire sur quoi je suis en désaccord.

Mais je pense qu'Éric, il a eu un mérite énorme, et il a un mérite énorme, c'est qu'il fait encore une fois qu'un certain nombre de sujets, en particulier les questions de l'immigration, dont vous sous-estimez dans un certain nombre de médias, à quel point ils sont essentiels pour les gens, c'est parce que ça pose une espèce d'insécurité, y compris culturelle, pour eux. Il a eu le mérite de faire que ces questions, elles sont incontournables aujourd'hui.

8:40
Invité

Alors, il met d'autres choses sur la table des débats. Il parle beaucoup d'histoire, Éric Zemmour, et par exemple, il parle de Pétain et des Juifs. Il dit aussi des choses comme « Les communistes ont semé dès 1941, la guerre civile en tuant des collabos ». Quand vous dites qu'il y a des choses avec lesquelles vous n'êtes pas d'accord, est-ce que celle-ci, sur l'histoire, vous êtes d'accord ? Cette relecture-là ?

9:00
Robert Ménard

Attendez, de rappeler implicitement que le Parti communiste, parce que l'URSS avait signé un accord avec l'Allemagne nazie pendant deux ans, n'a pas été, au début de la guerre, au cœur de la résistance, pardon Madame, ça c'est indiscutable. Le reste, non, moi je ne suis pas d'accord avec ce que dit Éric sur Pétain. Je lui ai dit, je ne suis pas d'accord, je ne suis pas sur d'autres sujets, aussi gaulliste qu'il est. En plus, vous permettez de penser que le pied noir que je suis ne pense pas que De Gaulle est au-dessus de toute critique dans tous les sujets. Non, moi je devrais des accords avec lui.

Encore une fois, s'il voulait me faire dire que ce qu'il dit sur les femmes, je trouve que c'est excessif, ça l'est. Mais, encore une fois, sur un certain nombre de sujets, y compris la brutalité dont je parlais tout à l'heure, elle touche et elle lui apporte un certain nombre de soutien de gens qui ont l'impression que leurs soucis quotidiens sont exclus du débat public. Et ça, c'est ce qu'il a réussi à faire, n'en déplaise à tout le monde. C'est comme ça et ça c'est positif. À qui donneriez-vous votre parrainage de guerre ?

Je l'ai dit, je le donnerai à Marine Le Pen, je ne change pas d'avis toutes les 5 minutes, je le fais, mais je l'ai dit aussi, je souhaite, j'espère, qu'en février, ils auront l'intelligence l'un et l'autre de dire qui est en tête et l'autre se retirer. Je sais que c'est compliqué, compris pour des histoires d'argent et tout.

10:17
Présentateur

Donc les sondages feront la différence ou bien ils iront tous les deux ?

10:21
Robert Ménard

Oui, mais s'ils vont tous les deux et qu'on se retrouve ni second, mais troisième et quatrième, on aura gagné dans la partie.

10:28
Présentateur

Une élection présidentielle, c'est aussi un projet, c'est surtout un projet Robert Ménard. Est-ce que le projet de Marine Le Pen et d'Éric Zemmour est le même ?

10:35
Robert Ménard

Non, sur les questions économiques, je trouve que Marine Le Pen, elle reste sur les questions, la retraite à 60 ans, un certain nombre de propositions, même si elle l'habille différemment aujourd'hui, je veux bien. Je pense que c'est un programme qui n'est pas réalisable. Qui n'est pas bon ? Qui n'est pas réalisable. Je veux dire, aujourd'hui, je ne cesse d'entendre des propositions qui ne tiennent pas la route. Quand j'entends de Marine Le Pen ça, je dis que ce n'est pas réalisable. Quand j'entends M.

Jadot expliquer parce que le gouvernement propose 100 euros, vous savez, pour qu'on prime, enfin qu'on met pour l'indemnité, lui, il en propose 400, on n'a qu'à dire 4000 aussi tant qu'on y est. Peut-être que c'est l'exercice du pouvoir, c'est peut-être ce qui me sépare d'ailleurs d'Éric Zemmour et de Marine Le Pen. C'est qu'à leur différence, je dirige un exécutif, vous le disiez, d'une ville, d'une ville moyenne et d'une agglomération. Et que je sais que la pire des choses pour la politique, vous savez ce que c'est la pire des choses pour la politique ? C'est, et les politiques, c'est de faire des propositions dont ils savent eux-mêmes qu'elles sont impossibles à mener à bout.

Ça discrédite ce qu'on dit. Moi, les gens ne me demandent pas de faire de la démocratie participative. Ils me demandent juste de faire ce que je leur ai promis. Et si les hommes politiques arrêtaient de faire des promesses dont ils savent, je ne les prends pas pour des imbéciles, dont ils savent, les uns et les autres, qu'elles ne sont pas tenables, elles ne sont pas tenables. Quand Éric, à un moment donné, parlait de remigration, je le lui ai dit. Je dis, Éric, ça n'a pas de sens. Moi, dans ma ville, les deux tiers des enfants, monsieur et madame, les deux tiers des enfants sont issus de l'immigration dans les écoles publiques. Dans les écoles publiques, dans les écoles dont je m'occupe.

Je vais leur dire quoi ? Tu as le choix entre l'islam et rester français. Ils sont français, ils sont français de plusieurs générations. Moi, ce que je veux, c'est les intérêts. C'est faire en sorte que le fait qu'il y ait autant d'immigrés dans les classes ne soit pas un problème pour eux-mêmes.

12:22
Présentateur

Vous nous faites quand même la liste, Robert Ménard, des mauvaises réponses apportées par Éric Zemmour et Marine Le Pen depuis quelques minutes.

12:28
Robert Ménard

Oui, mais il y a des... Attendez, mais c'est bien pour ça que je ne suis pas un inconditionnel d'Éric et je ne suis pas au Rassemblement National. Attendez, je ne suis ni la nôtre. Et en même temps, je suis de ce camp-là et je pense que ce camp-là a le mérite d'avoir posé des questions sur l'absence d'autorité, sur l'insécurité dont sont victimes et pas que le terrorisme, l'insécurité dont sont victimes nos concitoyens, les questions de l'immigration sur ces questions-là et bien d'autres questions. On pose les bonnes questions et on fait le bon diagnostic.

Où je suis moins d'accord, c'est sur les réponses apportées, mais peut-être c'est mon expérience de maire parce que je crois qu'elles sont plus compliquées à mettre en œuvre qu'on veut bien me l'expliquer.

13:06
Invité

Et vous l'avez dit, elles sont différentes, ils ne portent pas le même projet pour la France. Néanmoins, vous dites, le mieux placé, je vote quand même pour lui.

13:13
Robert Ménard

Madame, madame. C'est différent ? Non, non, non, moi je suis un monsieur qui a 68 ans. Je me rappelle des élections en 1981. Vous vous rappelez ? Non, vous êtes trop jeune pour vous en souvenir. Tant mieux pour vous. En 1981, entre M. Fabre, radical de gauche, M. François Hollande, haut parti socialiste, et M. Marché, François Hollande, oui, François Mitterrand et Georges Marché, mais attendez, il y avait un gouffre sur les propositions. Ils ont réussi à faire ce qu'on appelait à l'époque un programme commun qui faisait qu'ils avaient gommé leurs différences et ils ont dit, voilà au moins sur ça où on est d'accord.

Entre Marine Le Pen et Éric Zemmour, sur 80% des sujets, j'ai écouté Éric Zemmour quand il est venu à Bésir, il dit la même chose, encore une fois avec des mots différents, mais la même chose que le Rassemblement National. Donc je pense qu'il y a possibilité de se trouver d'accord, de se retrouver d'accord.

14:08
Présentateur

Sur la préoccupation des Français du moment, le pouvoir d'achat, ni Éric Zemmour, ni Marine Le Pen ne proposent d'augmenter le SMIC, d'augmenter les salaires. Est-ce que c'est une faute selon vous ?

14:16
Robert Ménard

Non, ce n'est pas une faute. Encore une fois, quand j'entends un certain nombre de propositions, pardon monsieur, quand je suis maire, si j'augmente les salaires de quelqu'un, il faut bien que je trouve l'argent. Aujourd'hui, vous pouvez faire n'importe quelle promesse. Je pense qu'il faut se soucier, attendez, ce n'est pas moi qui vous dis le contraire, du pouvoir d'achat des plus faibles, mais aujourd'hui proposer des primes toujours plus importantes, des augmentations toujours, c'est une espèce du SMIC, une course à l'échalote, je dis que ce n'est pas sérieux.

Et je vous garantis que les gens qui sont au SMIC ou qui ont besoin de ça, savent très bien, il ne faut pas prendre les gens pour des imbéciles, savent très bien qu'un certain nombre de ces promesses ne seront jamais tenues.

14:55
Invité

Et les propositions sur le permis à point, la vitesse sur les autoroutes ou les routes, est-ce que ça c'est suffisant ? Est-ce que ce sont des propositions chocs ? Ça fait beaucoup parler, mais est-ce que ça structure un projet ?

15:06
Robert Ménard

Non, et puis je suis en désaccord avec toutes ces propositions. Aujourd'hui, expliquer que le maire ne peut pas réduire, puisque c'est une de ses propositions, réduire, comme il le décide, la vitesse dans les rues, mais pardon mon cher Eric, je fais ce que je veux dans ma commune, et encore bien que je puisse le faire. Tu ne peux pas à la fois dire la classe politique est éloignée des gens, et imaginer que l'élu qui est quand même, pardon, le plus proche des gens, ça reste le maire. Je ne parle pas de moi, je parle des maires en général.

Lui dire, oui, moi je réduis la vitesse à 30 km à l'heure dans le centre-ville pour faire coexister, on est une vieille ville, la plus vieille ville de France, avec des petites rues, faire coexister la voiture, les piétons et les cyclistes. Qu'est-ce qu'il y a comme autre solution ?

15:49
Invité

Mais quelle est la logique alors dans le fait de faire ces propositions ?

15:51
Robert Ménard

Non, là c'est brosser dans le sens du poil un certain nombre de choses qu'il ne faut pas faire. Attendez, réduire, enlever les permis à points, il y a 60, j'ai regardé parce que ça m'a un peu troublé quand même, il y a plus de 70, je ne veux pas vous dire une bêtise, plus de 71, 72% des Français qui ont tous leurs points. Vous savez, et ceux-là. Mais attendez, et bien sûr que c'est une sanction de se voir retirer des permis et des points, mais écoutez, peut-être que ça fait aussi qu'il y a moins d'accidents sur la route. Et ça, évidemment, j'y toucherai jamais.

16:19
Présentateur

Vous dites, moi je suis maire, moi je suis maire, donc je vois les réalités.

16:22
Robert Ménard

Il est hors sol, Éric Zemmour ? Non, il a une partie de... Il fait un bon diagnostic, les réponses aujourd'hui, elles ne me convainquent pas.

16:31
Présentateur

Question de Laurent, au Standard France Inter. Bonjour Laurent.

16:34
Auditeur

Bonjour.

16:35
Présentateur

Vous nous appelez de Metz.

16:36
Auditeur

Exactement, et cette fois-ci, ce n'est pas de balcon ensoleillé comme l'an dernier avec Alex Alexandrin. Voilà la question, c'est ce que finalement, loin de ce que disait Montebourg, une bourgeoisie de gouvernement, qui a un discours très modéré, géopolitique, intellectuel, est-ce qu'on n'entend pas aujourd'hui des propos, des thématiques politiques qui viennent peut-être de gens issus de milieux populaires, assez durs, et que pour certains, c'est trop dur à entendre, mais ça fait partie d'une certaine réalité sociologique.

Des gens qui en ont peut-être un peu plus chier que d'autres, eh bien, ils ont la dent plus dure, et puis quand ils prennent la parole, eh bien, ça fait plus mal que d'autres.

17:16
Présentateur

Réponse de Robert Ménard. Merci pour cette interpellation, Laurent.

17:18
Robert Ménard

Mais vous avez absolument raison, c'est ce que je disais tout à l'heure, les gens, ils ont besoin d'entendre un discours plus radical, au sens où qu'ils s'en prennent à la racine des choses, à la racine des questions. Mais en même temps, je pense qu'il faut, à partir de ce constat-là, qui est un constat juste, dressé, que ce soit par Marine Le Pen ou par Éric Zemmour, il faut des réponses réalistes, des réponses réalistes, parce que demain, il n'y aurait rien de plus terrible qu'après avoir promis un certain nombre de choses, on ne le fasse pas. Moi, je ne me résous pas à voir 70% des Français ne pas se déplacer lors de certaines élections.

On s'en scandalise ou on s'en émeut le lendemain des élections, on est capable de l'oublier après. Et je pense que l'absence de crédibilité d'un certain nombre de réponses pose cette question-là. Et de ce point de vue, je pense que les réponses apportées par Marine Le Pen aujourd'hui, elles sont plus réalistes, et je le dis d'autant plus facilement, que j'étais un de ceux qui a été dans son, pas dans ses proches, mais dans sa mouvance, qui était le plus critique par rapport à elle sur l'euro, sur l'Europe, sur un certain nombre de propositions.

Je pense qu'aujourd'hui, elle a compris qu'on avait besoin de rassurer les gens et surtout d'être réaliste sur l'immigration, dire, sur l'immigration, il n'y aura plus d'immigration, ce n'est pas vrai. Ce n'est pas vrai. Personne ne ramènera l'immigration à un taux zéro. Ça n'existe pas. Alors, on fait des propositions réalistes. On fait des choses. Il faut réduire drastiquement l'immigration, mais dire, il n'y aura plus d'immigrés demain matin, ce n'est pas vrai.

18:45
Invité

Des réponses réalistes, alors, à des grands défis. On est à trois jours de l'ouverture de la COP26. L'ONU, vous l'avez entendu, a encore poussé un cri d'alarme sur les conséquences dramatiques du réchauffement. Ça va bouleverser dans les prochaines années. C'est demain. L'agriculture, les entreprises, les ménages, ça va aussi déclencher des migrations. Et on entend peu ou pas ces deux figures de votre camp, de la droite extrême, énergie climatique.

19:11
Robert Ménard

Écoutez, je ne vais pas répondre à leur place. Ça devient un exercice un peu difficile.

19:15
Invité

Vous êtes le meilleur observateur.

19:17
Robert Ménard

Ce que je vais vous dire. Non, je pense que vous êtes injustes parce que les réponses, en l'occurrence, d'Eric et de Marine sur le nucléaire, c'est aujourd'hui des positions qui étaient hyper minoritaires il y a encore quelques temps. Et aujourd'hui, vous voyez même le chef de l'État qui fait quand même un petit revirement, pour ne pas dire plus, sur la question du maintien du nucléaire. C'est une première réponse. Dire, mais là encore, j'essaye de ne pas être caricatural dans ma réponse. En même temps, dire ça, ce n'est pas dire que le renouvelable n'est pas une mauvaise carte. Pardon, moi j'essaye de le pratiquer encore sur le territoire.

Dans mon agglomération, on s'est prononcé contre les éoliennes terrestres, mais pas contre les éoliennes en mer parce que c'est peut-être une réponse. Dans ma ville, il y a des projets d'hydrogène, c'est une des grandes villes où ça va le faire. j'essaye d'apporter des réponses. Ce que j'essaye de vous dire, c'est que je pense que les réponses, encore une fois, sont plus compliquées. Moi, je suis pour le nucléaire, mais je ne pense pas que ça annule. Mais je pense que là, il faudra leur demander, poser leur la question, annuler les énergies renouvelables. Et puis, il y a une autre question, il y a aujourd'hui, faire des économies et surtout, les passoires thermiques.

20:26
Invité

Mais ils n'en parlent pas, en parlent-ils ?

20:29
Robert Ménard

Eric vous répondra, c'est une question de Premier ministre. Je pense que sur ce terrain-là, il a tort de le faire. Et j'espère que quand il sera candidat, puisque nous parlons d'un candidat qui ne s'est pas encore déclaré totalement candidat, j'espère qu'il apportera ses réponses parce que oui, madame, il y a besoin de répondre à ça.

20:46
Présentateur

Vous ne dites pas d'éoliennes terrestres sur l'agglomération de Béziers et un EPR, un réacteur de nouvelle génération, puisque vous êtes favorable au nucléaire, est-ce que vous l'accueilleriez volontiers ?

20:55
Robert Ménard

Écoutez, je ne dirai pas non d'entrée de jeu. Je vous le dis, bien sûr. D'accord. Parce que c'est trop facile, personne n'en veut chez lui, mais tout le monde en veut à l'ailleurs. C'est pour ça que j'évite de vous répondre comme ça, parce que ce serait de la démagogie.

21:10
Présentateur

Question au standard, on va le au standard dans une minute.

21:13
Invité

Alors, vous dites, il est presque, on va encore poser une question sur cette presque candidature. On entend qu'Éric Zemmour pourrait l'annoncer le 9 novembre, le jour de la mort du général de Gaulle, dans le village de Colombay, les deux églises. Vous l'avez entendu. Est-ce que ça vous paraîtrait être une bonne idée ?

21:30
Robert Ménard

J'en sais rien. Enfin, moi, c'est la moins bonne question que vous puissiez me poser là-dessus. Parce que, je vous le disais tout à l'heure, je suis pied noir de de Gaulle. Je ne retiens pas que l'appel du 18 juin, je retiens, je vous ai compris, est trempant ma famille et tous les pieds noirs en Algérie. Donc, j'ai une vision très nuancée des mairies de Charles de Gaulle. Même si je lui reconnais un rôle essentiel à la Deuxième Guerre mondiale. Ce n'est pas ça. Vous avez compris, la suite de de Gaulle n'est peut-être pas du même tonneau que le de Gaulle de la résistance.

21:58
Invité

Il y a beaucoup d'héritiers. Disons qu'en tout cas, il y a beaucoup de monde qui se réclame de cet héritage.

22:02
Robert Ménard

Dites, donnez-moi le nom d'un homme politique qui ne se réclame pas de De Gaulle aujourd'hui. Attendez, c'est invraisemblable. Peut-être que, voilà, c'est peut-être l'air du temps.

22:11
Présentateur

Question d'Olivier au Standard de France Inter. Bonjour Olivier. Bonjour. On vous écoute. Bonjour monsieur.

22:17
Auditeur

Oui, je voulais demander à monsieur Ménard parce que je n'arrive pas à m'expliquer qu'en tant qu'ancien secrétaire général de Reporters sans frontières qui défend la liberté de la presse sous toutes les latitudes, comment se fait-il que monsieur Ménard soutient des régimes qui luttent contre la liberté de la presse, soutient des gens comme monsieur Zemmour qui demandent de retirer le pouvoir au contre-pouvoir qu'est la presse, comment expliquer son cheminement sur ce point-là ?

22:58
Présentateur

Merci Olivier.

22:59
Robert Ménard

Est-ce que je peux poser une question au monsieur ? Quel régime autoritaire je soutiendrai ?

23:06
Auditeur

Vous soutenez madame Le Pen ?

23:09
Robert Ménard

Attends, elle n'est pas au pouvoir. Non, non, quel régime dans le monde autoritaire je soutiendrai qui seraient les amis ?

23:14
Auditeur

Vous soutenez des gens qui vont voir des dirigeants qui représentent des régimes autoritaires. Vous dites quel régime autoritaire ? Monsieur Poutine, Monsieur Bachar el-Assad, voilà, comment défendez-vous la liberté de la presse aujourd'hui ?

23:33
Robert Ménard

Mais écoutez, pardon, je n'ai jamais soutenu monsieur Poutine, c'est aussi ce qui fait une différence par rapport au reste de cette droite de la droite, parce que je n'ai jamais pensé que monsieur Poutine était un défenseur des droits de l'homme. Pour connaître peut-être à la différence d'un certain nombre de gens tous ces régimes-là, je ne me suis jamais amusé à trouver que la Chine était un modèle de démocratie ou que monsieur Poutine était fréquentable. Monsieur Poutine, il défend les intérêts de son pays, en faire un démocrate est une escroquerie sur laquelle je ne m'apesantais pas. Et Bachar el-Assad ?

Bachar el-Assad, j'ai juste dit à un moment donné qu'entre lui et l'État islamiste, je préférais le moins pire des deux, et c'était quand même lui. Pardon, madame, et ce que j'en conclue, c'est qu'aujourd'hui, tout le monde se rapproche de lui, vous avez remarqué. Monsieur Bachar el-Assad, attendez, j'ai été peut-être un des rares français à être arrêté en France quand monsieur Kadhafi était arrivé en France, vous vous rappelez, pour le 14 juillet, ou quand on soutenait monsieur Bachar el-Assad. Alors, on ne me donne pas de leçon. Non, je pense que je suis exactement dans la même lignée.

Je m'indigne de la même façon de l'abandon des petits gens, je m'indigne de la même façon de l'abandon des libertés par un certain nombre de régimes. Je n'ai pas le sentiment, monsieur, de changer d'un iota. Simplement, peut-être que dans la tête de tout un tas de gens, si vous défendez la liberté de la presse, c'est que vous êtes de gauche. Regardez, je suis très à droite, je défends la liberté de la presse et les droits de l'homme.

24:57
Présentateur

Merci Robert Ménard, invité du Grand Entretien, ce matin sur France Inter.

25:02
Invité

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