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InterviewPublic Sénat (sur YouTube)· 22 septembre 2025 20 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsImmigration & asileEurope & international

Laurent Jacobelli : « L’histoire du front républicain ne fonctionnera pas une nouvelle fois »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 55 %Défensif 15 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 81 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteÉludée

    Le RN va-t-il censurer le premier ministre dès le discours de politique générale ?

  • 0:45OuverteRéponse partielle

    Ne pensez-vous pas que Sébastien Lecornu ne sera pas capable de trouver un compromis autour du budget ?

  • 2:15OuverteRéponse partielle

    Quelles seraient vos lignes rouges pour un compromis budgétaire ?

  • 3:30OuverteRéponse directe

    Les mobilisations des 10 et 18 septembre ont-elles changé quelque chose ?

  • 5:30RelanceRéponse directe

    Qu'est-ce qui vous dit qu'en cas de dissolution vous aurez plus de majorité qu'il y a un an ?

  • 7:30OuverteRéponse directe

    Quand souhaitez-vous une dissolution ? Avant la fin de l'année ou début 2025 ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:00Laurent JacobelliFait
    « Si monsieur le Cornu est le fidèle petit macroniste qu'on imagine et qui nous représente un budget en déséquilibre et pour essayer une fois encore de ponctionner les Français et de leur faire payer la mauvaise gestion de leurs dirigeants, alors ce sera sans nous et bien sûr sans lui. »
  • 9:00Laurent JacobelliChiffre
    « 100 milliards, on peut les trouver dans un budget annuel. 18 milliards du côté de l'immigration, 5 milliards du côté de la participation au budget européen, des dizaines de milliards dans les frais de fonctionnement de l'État et les agences qui ne servent à rien. »
  • 19:30Laurent JacobelliFait
    « Nous sommes aujourd'hui le premier parti de France, premier groupe. Vous voyez que le Front républicain, il existe même à l'Assemblée du coup. »
  • 21:30Laurent JacobelliFait
    « Reconnaître un état terroriste non jamais, à aucun prix. C'est pas le cas. Le Hamas aujourd'hui est très présent, notamment à Gaza. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonjour Laurent Jacobelli. Bonjour. Merci d'être l'invité de cet entretien.

Vous êtes député de Moselle, porte-parole du Rassemblement national. On est ensemble pendant 20 minutes pour une interview en partenariat avec la presse régionale représenté par Stéphane Vernet de Ouest France. Bonjour Stéphane.

Orian. Bonjour Laurent Jacobelli. Bonjour.

Bonjour. Et c'est une nouvelle semaine de discussion qui attend Sébastien Lecornu. Laurent Jacobelli, est-ce que le Rassemblement national va censurer le premier ministre dès le discours de politique général ?

Et bien, il faut poser la question à monsieur Sébastien le Cornu. Si monsieur le Cornu est le fidèle petit macroniste qu'on imagine et qui nous représente un budget en déséquilibre et pour essayer une fois encore de ponctionner les Français et de leur faire payer la mauvaise gestion de leurs dirigeants, alors ce sera sans nous et bien sûr sans lui. Par contre, s'il écoute les propositions du Rassemblement national, nous verrons bien s'il comprend enfin qu'il faut faire des économies sur cet état devenu obèse plutôt que de piocher dans les économies des Français, alors peut-être survivra-t-il à une censure.

La réponse est dans son est dans son camp. Mais très honnêtement, imaginez que le clone d'Emmanuel Macron qui doit tout à Emmanuel Macron menera une politique de rupture à Emmanuel Macron relève probablement plus de la chimère que de la réalité politique. Vous ne le pensez pas capable de trouver un compromis autour du budget ?

Ce sera vos lignes rouges. Ce serait quoi par exemple ? Alors vous parlez de compromis.

Mais compromis avec qui ? Avec avec avec le socle commun, avec le gouvernement pour trouver pour doter la France d'un budget. Mais doter la France d'un budget si c'est un mauvais budget n'est pas une bonne solution. euh s'il négociait avec le PS l'augmentation euh des impôts, parce qu'on voit bien qu'il y a une espèce de radicalité fiscale qui s'est emparée aujourd'hui de nos gouvernants.

Si c'est pour ça, ce sera sans nous. Euh si c'est pour travailler euh avec un gouvernement où on a à la fois euh des LR des froqués et des socialistes en mal euh de poste ministériel, ce sera sans nous. Euh une fois encore, si monsieur le Cornu comprend que notre pays n'a pas pas assez d'impôts mais trop d'impôts, alors très bien, s'il comprend que les Français sont aujourd'hui en manque de liberté, euh liberté de circuler parce qu'ils n'ont plus la sécurité, liberté d'investir, de consommer parce qu'il y a trop d'impôts, s'il comprend qu'il y a un manque de liberté, et bien très bien.

S'il ne le comprend pas et qu'il réduit encore le champ des libertés des Français, ce sera sans nous. Une fois, c'est lui qui a la réponse. Il y a une nouvelle rencontre qui est prévue cette semaine entre le Rassemblement national et Sébastien Lecu.

Alors, je ne crois pas, je ne sais pas, mais s'il y en a, nous irons. Nous, on a toujours discuté euh avec les Premiers ministres qui se sont succédés. On a toujours présenté nos contrebugets.

Nous sommes constructifs. Vous avez la gauche et l'extrême gauche qui veut tout casser, tout détruire. Nous, on veut préserver la France mais on veut notamment la préserver d'une mauvaise juste.

Mais quand il a rencontré le Rassemblement national la semaine dernière, est-ce que vous avez eu le sentiment qu'il cherche réellement un accord avec vous ou pas ? Mais non, mais d'ailleurs, il ne dit pas chercher un accord avec nous. Quand j'entends euh les macronistes et euh alors macronistes au sens large, hein, ça va du PS OLR.

Euh euh quand je les entends dire "On va euh faire une petite soupe entre nous, on va tripatouiller nos petits intérêts, mais surtout on ne parlera pas euh au Rassemblement national et on les inclura pas dans la discussion, bah je dis faites votre soupe entre vous." Mais clairement, ce qui est pas vraiment ce qu'a dit Sébastien à la presse régionale, hein. Enfin, il a dit clairement qu'il allait nous écouter, il a pas dit qu'il allait nous entendre. les Est-ce que les mobilisations des 10 et du 18 septembre ont changé quelque chose ou son est-ce que c'est de nature à changer quelque chose ?

Il y avait du monde dans la rue, est-ce que ça ça mérite d' d'être écouté ? Comment est-ce que le RAM national va se positionner par rapport à ça ? Non, mais vous savez, nous on est très clair, les choses changeront par les urnes.

C'est pour ça qu'on a demandé à-ce qu'il y ait une dissolution de l'Assemblée nationale pour qu'enfin il y ait une majorité, majorité rassemblement national. Vous imaginez bien que c'est ce que nous portons comme projet pour qu'il y ait un premier ministre Jordan Bardella issu de cette majorité et donc une cohérence où on prenne des réformes pour réduire de 18 milliards le coût de l'immigration. C'est possible hein plutôt que d'augmenter les impôts.

Donc vous n'avez pas changé les ligne pour vous. C'est la dissolution et c'est la dissolution maintenant. Mais pardon mais qu'est-ce qui vous dit qu'en cas de dissolution vous aurez plus de majorité que vous en avez eu il y a un an ?

Ah mais tout simplement parce que l'histoire du Front républicain entre guillemets ne marchera plus. On ne pourra plus expliquer à des électeurs sincèrement de droite qu'ils doivent mêler leur voix avec certains euh gauchistes euh ou certains antisémites tout simplement pour faire barrage euh au Rassemblement national. Il y a un an et ça a marché le réprial euh dont on se demande en ce moment s'il est pas un peu en toupie.

Enfin, il a oublié que son papa s'appelait Emmanuel Macron. Enfin, il veut tuer le père assez jeunes un peu trop vite peut-être. Emmanuel, monsieur Atal qui va qui arrive et qui dit "Votez les filles pour faire barrage au RN." Franchement, c'est honteux.

Euh d'ailleurs, ça prouve bien qu'il pensait qu'on aurait la majorité absolue à l'époque. Nous n'étions pas le seul à partager cette analyse. Donc, une fois encore les choses s'étant empirées dans la gestion du gouvernement, nous avons de plus en plus de légitimité à demander ce retour aux urnes et à incarner l'opposition.

Et quand vous le voulez, quand ce retour aux urnes ? Avant avant la fin de l'année, c'est-à-dire avant qu'on ait réussi à doter ce pays d'un budget ou est-ce que vous seriez prêt à attendre le début d'année prochaine par exemple ? Mais il faut le faire le plus vite possible.

Donc quitte à faire tomber le gouvernement en pleine en plein examen du budget. Mais il faut un budget qui corresponde aux attentes des Français. Il faut un budget à l'équilibre.

Il faut un budget qui réduisent la dette. Il faut un budget qui préserve l'épargne et le salaire et le pouvoir d'achat des Français. Aujourd'hui, on a un budget, on le connaît le budget hein, c'est le budget Barnier 1, berou 2, le Cornu 3, c'est la même chose.

On change de virgule, on repeint euh le titre d'un coup il est plus rosé, d'un coup il est plus rouge, parfois il est un peu plus orange. Enfin, c'est toujours la même chose. Donc il faut un autre budget et je le redis, il faut faire des économies sur un train de vie de l'État devenu complètement fou. 250 milliards.

Notez bien ce chiffre, c'est le l'explosion des recettes fiscales depuis l'arrivée d'Emmanuel Macron. 250 milliards, 1200 milliards de dettes supplémentaires. Faites le calcul.

Pourquoi ? Pour moins d'éducation, moins de santé, moins de sécurité. Il y a quelque chose dans l'équation qui ne va pas.

Les Français payent plus, le service public diminue. Ça veut dire que l'argent est mal géré. Ça veut pas dire que les Français dépensent trop.

Mais à combien vous estimez-vous le chiffre des économies à faire ? 100 milliards 100 milliards, on peut les trouver dans un budget annuel. 18 milliards du côté de l'immigration, 5 milliards du côté de la participation au budget européen, des dizaines de milliards dans les frais de fonctionnement de l'État et les agences qui ne servent à rien.

Le reste est à trouver dans la fraude fiscale et sociale. 100 milliards mais c'est un budget de combat et pour avoir un année sur un exercice par an bien sûr nousons pas forcément la première année mais c'est tout à fait possible. Une fois encore j' vous pensez vous pensez pouvoir faire passer un budget à 100 milliards d'économies mais pourquoi nous n'y arriverons pas si nous avons la majorité nous présentons un projet cohérent obtenir la majorité Jordan Bardella, premier ministre budget d'économie et quand je dis d'économie c'est d'économie de fonctionnement mais sûrement pas d'économie sur le pouvoir d'achat des Français.

Je sais pas la semaine dernière Marine Le Pen à Bordeaux évoquait le fait que dans le programme qui qui était le vôtre il y avait à peu près 60 milliards d'économies à disposition. Là, vous dites 100 milliards à disposition puisqu'il faut à côté des économies faire marcher la machine, aller chercher l'argent volé voler par ceux qui profite de la Sistana et qui croient qu'en jouant à la PlayStation toute la journée, on peut gagner autant que quelqu'un qui va trier. Aller trouver l'argent sur ceux qui fraudent la sécurité sociale, la CAF, le RSA et cetera et qui souvent d'ailleurs ne sont pas des gens qui qui sont en France depuis très longtemps.

Toute cette fraute sociale et fiscale doit être aujourd'hui chassée. Mais de même que la fraude du haut hein, celle de ceux qui jouent avec les règles fiscales pour échapper à l'impôt. Tout cela est une manne de ressources supplémentaire dans laquelle il faut aller chercher et ces 100 milliards vous ne craignez pas que ce soit une une source ou un une cause de de récession pour le pays en fait il peut y avoir un impact sur l'économie.

Justement pas, c'est le contraire. Ces 100 milliards, je le répète, ne vont pas être pris dans le budget des entreprises, ne vont pas toucher les investissements des entreprises, ne vont pas toucher les impôts des Français. Une fois encore, croire que la taxe Zucman ou je sais pas quoi euh va aider le pays, c'est l'inverse.

Les entreprises ont besoin de liberté. Elles en ont marre de crouler. Mais est-ce qu'il faut taxer les ultra riches ?

Parce que vous vous êtes contre la taxe duman mais est-ce qu'il faut tracer est-ce que vous êtes pour un un une taxe sur les ultra riches ? Mais on parle depuis 10 minutes maintenant du sort du pays, on parle que de taxe. Il faut sortir de cette logique de la taxe.

Il y a probablement des ajustements à faire. Probablement qu'il y a des niches fiscales qui ne servent à rien. Il faut faire l'inventaire et voir si à chaque fois qu'une mesure fiscale est prise, elle a un impact positif ou négatif sur l'économie.

C'est un travail important à faire. Mais croire que la solution sera d'étouffer encore plus les entreprises, de normer encore plus le travail des chefs d'entreprise est une folie. Ils partiront, l'emploi diminuera.

Ce dont on a besoin aujourd'hui, c'est de croissance, créer des emplois, attirer des investisseurs et c'est comme ça que demain nous renflerons les caisses sociales. Pas autrement. Liberté.

Entendons ce mot, liberté. Liberté d'agir, liberté de penser, liberté de consommer. Liberté.

Il y a pourtant une il y a pourtant une du côté de l'opinion, il y a un très fort mouvement. Il y a un plébiscite autour. Alors peut-être pas de la taxe dumane, mais en tout cas du principe ou de l'idée qu'il faudrait taxer les plus hauts revenus ou les plus hauts patrimoines, y compris dans votre électorat.

Est-ce que votre électorat comprend le discours que vous tenez aujourd'hui ? Je crois qu'il y a deux choses. Dire que le riche entre guillemets et l'ennemi, c'est une vision de gauche qui est tout à fait inaudible.

Comme quand monsieur Berérou disait que les retraités étaient de l'ennemi aujourd'hui des des finances, tout ça est pas audible. On n'est pas à la chasse. Tous les Français se valent.

Tous les Français méritent d'être entendus. On peut dire en revanche que le système fiscal actuel fait que certains peuvent dans une certaine limite échapper plus facilement à l'impôt que d'autres et ça ça mérite d'être vu. Mais de dire que l'alpha et l'oméga de la politique française, c'est toujours plus de taxe est une erreur une erreur dans laquelle on est depuis 40 ans et qui montre bien que ça ne fonctionne pas.

Je vais vous dire hein euh si euh la création de nouveaux impôts permettait les sort de la France, on aurait aujourd'hui un produit un pays prospère sûr, tranquille avec des Français qui ont un bon pouvoir d'achat. Malheureusement, c'est pas le cas. Dernière chose peut-être sur le budget.

Le premier le nouveau premier ministre a promis un grand acte de décentralisation, la suppression d'agence inutile. Ça ça va dans votre sens ? Qu'est-ce que vous en pensez ?

Du concret. Bien sûr. Allons-y.

Clarifier les compétences, c'est une bonne chose. Bien sûr, faisons le grand inventaire de l'État. Euh êes mais ça fait 10 ans qu'on nous le promet.

Monsieur Berou nous l'a promis déjà. On a rien vu hein. Monsieur Barnier je crois avait esquissé l'idée.

On a rien vu. Bah si dans les 3 qu semaines qu'il aura probablement monsieur le cornueux y arrive. Bonne chance, bon courage et bravo.

Les 3 qu semaines qu'il aura vous lui donnez 3 qu semaines d'espérance de vie. Peut-être qu'un vous aurez remarqué mais je n'arrive pas à croire très sincèrement au fond de moi que monsieur le cornu rompe avec la macronie. Mais une fois encore s'il le fait tant mieux.

L'Assemblée nationale qui reprendra ses travaux début octobre. Il y a pas de rassemblement national au bureau de l'Assemblée. Un nouveau vote doit avoir lieu dans les prochains jours.

Y Elb Brun Pivé a dit hier qu'elle souhaitait que vous soyez représenté mais qu'il n'y a pas d'accord et qu'elle sera probablement obligée d'aller jusqu'à un nouveau vote dans l'hémicycle. Qu'en dites-vous ? On en est là.

Alors euh on en est à trouver presque naturel et normal que le premier parti de France, le premier groupe de l'Assemblée nationale n'est aucun représentant au bureau de l'Assemblée. Mais madame Bron Pivet à la mémoire courte, j'ai l'impression. Euh, elle a oublié qu'elle avait fait un accord avec LR à l'époque pour donner les places qui auraient dû revenir au Rassemblement national selon le règlement même de l'Assemblée nationale, soit donné au LR pour qu'elle puisse sauver son poste.

Vous voyez ces petites trip patrouillages, ces petites magouilles commencent à devenir à la fois visibles et dérangeants. On a un principe dans notre 5e République, c'est que les citoyens soient représentés à du proportion de leur vote. Nous sommes aujourd'hui le premier parti de France, premier groupe.

Vous voyez que le Front républicain, il existe même à l'Assemblée du coup. Mais quel front républicain ? C'est un front antirépublicain, contraire aux institutions.

Empêcher un parti de s'exprimer, vous appelez ça républicain. Moi, je pense qu'on s'éloigne des rives de la démocratie. Il est temps de retrouver ces rives.

Un mot sur la législative à Paris. Oui, la législative partielle à Paris ce dimanche n'a pas souri à Thierry Marniani, votre candidat qui qui réunit 7,33 % des des suffrages exprimés. Comment comment est-ce que vous l'expliquez ?

Est-ce que est-ce que Paris est une est une est une terre impossible à conquérir pour le Rassemblement national ? Impossible. n'est pas français et donc Impossible n'est pas Rassemblement national.

En revanche, 7 % on est un peu loin quand même. On est un peu loin mais on travaille. Vous auriez pu présenter les choses différemment dans une partielle qui sont d'ailleurs traditionnellement défavorables au Rassemblement national.

Thiry Mariani arrive 3e à Paris, 3e derrière deux listes macronistes, celle de monsieur Barnier et celle de madame Bredin. Bah nous ver liste macroniste, c'était c'était une liste des républicains et une liste socialiste. Enfin à gauche, excusez-moi, quand on travaille ensemble, on assume de travailler ensemble.

Moi, je veux bien que ces gens-là se retrouvent toutes tous autour de la même de la même table, autour du gouvernement et dans les mêmes bans à l'Assemblée nationale et que une fois qu'il y a des élections, ils disent "On se ressemble pas, on se connaît pas". Non, il faut être clair avec les Français. Ils veulent travailler ensemble.

Monsieur Barnier a été premier ministre d'Emmanuel Macron. Donc ne me dites pas que c'est un homme de droite. S'il était un homme de droite, il aurait rejoint.

Erxioti, il travaillerait avec nous. Il y avait deux listes macronistes hier dans cette circonscription sur 17 candidats, je crois et ils ont fait une écrasante, ils ont obtenu une écrasante majorité des voix. Alors, puisque à deux, ils font plus de 70 %.

Mais c'est le choix des Parisiens. Je dis une fois encore, si on vous écoute, le macronisme ne va pas si mal. Non mais une fois encore 3è sur 17 listes, vous pouvez dire que c'est un échec.

Vous pouvez dire aussi que pour Paris c'est finalement pas mal. Les Parisiens choisiront, vous savez, ils ont déjà dans le passé choisi Annie d'Algo. Comme quoi, l'erreur est possible même à Paris.

On va parler de la reconnaissance de la Palestine. Ce sera ce soir aux Nations-Unies, Stéphane, oui, c'est ça. Euh le président de la République donc reconnaîtra l'existence de d'un état palestinien ce soir à 21h française devant l'ONU à à New York. le Rassemblement national est contre cette idée.

Pourquoi ? Alors, nous sommes pour la reconnaissance de l'État de Palestine à terme pour une solution à deux états parce que évidemment il est assez naturel que tous les peuples puissent décider de leur destinée. C'est un principe fondamental auquel nous tenons.

En revanche, reconnaître un état terroriste non jamais, à aucun prix. C'est pas le cas. Le Hamas aujourd'hui est très présent, notamment à Gaza.

Israël se défend car Israël a été attaqué. Je rappelle qu'Israël est une démocratie face à des terroristes. Il faut pas tout mettre sur le même plan et reconnaître au terrorisme le droit de gérer un état.

C'est grave. C'est grave de la part du président de la République. C'est pas ce que fait le président de la République.

Il est quand même il est quand même très clair sur ses sur ses positions sur le Nonah si le jour où Emmanuel sera clair, je vous donnerai mon portable, vous m'appelez. Le en même temps en politique internationale est parfois très compliqué. C'est-à-dire effectivement donc pour vous, il reconnaît l'existence de de d'un état terroriste.

C'est c'est ce que vous venez de dire. Et donc comme le comme les comme les Britanniques, les Portugais, les Canadiens, les Australiens, le les 10 pays qui emboitent le qui emboittent le pas et qui accompagnent la France dans cette démarche. Je pense qu'il faut procéder par ordre.

Alors, monsieur Macron est pressé, il y a une course à l'échalotte, il veut faire de la com il a tout raté en France, il veut apparaître sur la scène internationale. Mais là, on parle de la sécurité de peuple et notamment d'un pays ami qui est la sécurité d'Israël. Euh prière étape, libération des otages, 2e étape euh effacement de la carte du Hamas et 3e étape la reconnaissance de la Palestine.

Ça ça paraît être un agenda sérieux. C'est celui que nous proposons euh et qui permettra d'avoir une solution stable, pérenne pour que tous les ans ou tous les 2 ans, on n'en revienne pas à se dire "Mais comment on gère euh ce conflit israélo ?" Par président de la République demande la même chose mais pas dans le même ordre.

C'est ce que vous êtes en train de nous dire. Oui, mais quand vous reconnaissez avant de demander à avoir des efforts, je pense que ça sera compliqué d'imaginer la libération des otages et la fin du terrorisme à Gaza notamment. Et Jean- Noël Barreot qui dit ce matin que la reconnaissance de l'État de Palestine, c'est la fin du Hamas et c'est la sécurité pour Israël.

Vous n'êtes pas d'accord avec ça ? Mais ça c'est c'est un peu pieux. C'est la pensée magique.

Enfin, monsieur Barre est fait pour être ministre des affaires étrangères comme moi je suis fait pour être archevêc. Enfin, une fois encore, il ne comprend rien à la politique internationale. Quand vous avez des forces terroristes islamistes dont on a payé le prix du sang quand même en France, hein, qui sont présents dans un territoire et que vous reconnaissez euh que ce territoire peut devenir une nation, bah de fait, vous reconnaissez le terrorisme.

Si ça met monsieur Barreou à l'aise, moi ça me met très mal à l'aise. Et comment est-ce que vous jaugez vous interprétez la réaction de de Benjamin Netaniaahu qui dit qu'en fait il y aura jamais d'État palestinien à l'ouest du Jourdain et qui va intensifier le le la colonisation des des Je je je crois que les euh déclarations parfois radicales du président de la République française et d'autres euh chefs d'État amènent une réponse qui n'est pas beaucoup plus nuancée de l'autre côté. Je pense qu'il faut, je le répète, agir avec précaution et en maîtrisant bien les étapes.

D'abord, soutien quand même à un état démocratique amis qui vit une situation face au terrorisme islamiste que nous pouvons comprendre, c'est Israël. Deuxièmement, libération des otages. Troisièmement, fin du Hamas.

Quatrièmement, solution à à deux état. Et la situation à Gaza ne vous fait pas dire qu'il fallait agir et reconnaître plus vite que prévu peut-être par Emmanuel Macron, l'État de Palestine. Bah non, je viens de vous répondre.

Euh une fois encore, le Hamas n'est pas acceptable dans une situation euh fait Benjamin Netania Gaza pour vous c'est acceptable. Mais une fois encore, Benam Benjamin Netaniaou aujourd'hui défend un pays qui a été attaqué le 7 octobre. Moi, je veux bien qu'on a toutes les valeurs.

Au bout d'un moment, il y a eu des massacres terrifiants sauvages qui ont eu lieu en Israël. Ça n'autorise pas tout. On est bien d'accord.

Tout doit se faire dans les règles internationales. En revanche, qu'Israël se défend est une chose et l'importation du conflit israélo-palestinien en France, notamment par l'extrême gauche pour réveiller certaines communautés et en tirer un bénéfice électoral ne me paraît pas tout à fait acceptable. Autre sujet, Louis Aliot, le premier vice-président du RN, était hier à l'hommage à Charlie Kerk aux États-Unis, ce qui fait dire à Boris Vallot, le président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale hier sur notre antenne, je le cite, il est à sa place au milieu de cette famille réactionnaire intolérante.

Que lui répondez-vous ? B que lui était à sa place aussi au au milieu de cette famille de la gauche devenue folle qui ne pense qu'à l'impôt et qui ne pense qu'à stigmatiser nos compatriot de confession juiv. Si lui est à l'aise dans sa famille, c'est son problème.

Monsieur Louis Hiot est libre. C'est notre premier vice-président. C'est un homme qui a montré qu'il savait gérer une ville perpignan qui est un homme de conviction.

Qu'il soit allé aux États-Unis ne me choque pas. C'est probablement conforme à certains principes qu'il défend et que nous défendons. Notamment la liberté d'expression.

Parce que monsieur Vallot est-elle très gêné dans cette situation ? Euh ce meurtre terrible montre qu'on est devenu une société qui ne supporte plus le débat, notamment la gauche. La gauche aujourd'hui, c'est simple.

Soit vous pensez comme elle et vous êtes acceptable, soit vous pensez différemment et donc vous êtes un fachaud. Et comme vous êtes un fachaot, tous les moyens sont bons pour vous faire terre. Il a dit hier qu'il fallait garantir la liberté d'expression mais qu'il fallait pas rentrer dans une violence politique.

C'est ça qui était condamnable. D'accord. Mais donc il devrait être choqué qu'un homme soit mort dans une démocratie. pour ses idées.

C'est ça qui devrait faire se réveiller monsieur Valallot. Apparemment, il a il y a d'autres intérêts en jeu. Mais s'il aime la démocratie, s'il ne supporte pas les discours de Herne, alors pourquoi s'est-il fait élire avec elle les filles ?

On termine par une question un peu plus personnelle. Laurent Jacobelli, est-ce que vous serez candidat au municipal ? Non, c'est acté.

Je ne serai pas candidat au municipal. Je soutiendrai évidemment des listes, notamment la liste que nous présenterons à Messe, un certain nombre de listes dans ma circonstruirez pas votre nom. Non, parce que je suis aussi conseiller régional et député qu'il y a pas le cumul des mandats et que je ne vous le cache pas, j'espère que la région Grand Est deviendra une région rassemblement nationale en 2028 et j'y consacre beaucoup d'énergie.

Ça veut dire que vous pourriez être candidat régional si mon mouvement me fait confiance bien évidemment. Merci. Merci Laurent Jacob d'avoir été avec nous. [Musique]