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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 26 septembre 2023 26 min

"Nous avons en France une écologie qui a été confisquée par les groupes d'extrême-gauche"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Musique] et Francis spinner vous êtes donc avec nous pendant cette première demi-heure vous avez on l'a compris été nouvellement élu sénateurs de Paris vous allez siéger dans le groupe les républicains 130 suspense on va évidemment revenir sur vos attentes sur vos ambitions maintenant que vous faites votre entrée au Sénat mais d'abord l'actualité on l'a vu dans le journal c'était manuel Macron qui a présenté hier sa feuille de route de la transition écologique et veut une écologie compétitive juste souveraine il a notamment annoncé 700 millions pour bâtir 13 RER métropolitains il veut aussi un objectif d'un million de pompes à chaleur par an d'ici 2027 est-ce que c'est une feuille de route que vous soutenez le problème c'est que nous avons en France une écologie qui a été confisquée par les groupes d'extrême gauche et donc que l'écologie redevienne le la chose de tous les Français de tous les partis m'apparaît très sain et donc une écologie qui n'est pas déformée par l'idéologie de la décroissance de ce que disent les Verts c'est intéressant donc c'est une écologie de mesure l'écologie ne peut pas être punitive l'écologie ne peut pas être toujours dans les interdits l'écologie elle doit être positive certaines mesures du président de la règle annoncée par le président de la République m'apparaissent effectivement bonne maintenant le problème c'est que ça nécessitera beaucoup d'argent et beaucoup de convictions de tous les acteurs locaux c'est-à-dire que l'écologie elle commence dans la commune jusqu'au sommet de l'État et que je ne suis pas sûr que les mesures d'en haut produisent des résultats dans ce qu'on appelle le déteste ça l'expression les territoires mais je pense que la France doit continuer sa décentralisation consacrée à l'écologie non il y a pas assez d'argent mais il y a pas assez d'argent dans la mesure où encore une fois bien sûr que l'idée des transports des RER dans les métropoles c'est une bonne idée mais l'écologie elle commence par le bâti du quotidien dans la plus petite commune elle commence dont il a parlé mais je le dis encore une fois l'écologie doit être l'affaire de tous et à tous les niveaux et à tous les échelons de responsabilité un mot sur une mesure annoncée dimanche elle concerne le prix des carburants Emmanuel Macron qui dit qu'il y aura une aide ciblée un chèque pour les Français qui en ont réellement besoin de leur voiture est-ce que c'est la bonne méthode c'est le retour du chèque ecoutez le quoi qu'il en coûte nous coûte très cher la France est un pays endetté donc il y a un problème de pouvoir d'achat c'est un vrai problème dans notre pays et comment le résoudre du pouvoir d'achat et à l'intérieur de ce problème du pouvoir d'achat il y a le problème du prix de l'essence et là aussi c'est pas en tant que sénateur de Paris qu'on est le plus touché mais les gens qui ont besoin de leur voiture pour travailler avec des distances et ou l'essence est un poids important dans le budget c'est évidemment une grande difficulté alors à partir de là où c'est le chèque ou c'est effectivement les taxes c'est un vrai débat c'est la bonne solution moi je pense que le chèque c'est pas la bonne solution parce que d'abord pourquoi lui pourquoi à moi dans quelle catégorie dans quel seuil c'est une mesure c'est une Russie mais je crois que le problème est beaucoup plus grave beaucoup plus compliqué trop le problème c'est qu'il faut arriver à la fois à une rigueur budgétaire la France ne peut pas continuer à vivre au-dessus de ses moyens et donc à partir de ce moment-là comment l'État fait des choix et des priorités et non des aides qui toucheraient tout le monde il faut tenir compte de la rigueur budgétique il nous explique qu'il faut tenir compte de la rigueur budgétaire en creusant le trou donc voilà on va parler du Niger c'est un sujet que vous connaissez bien Emmanuel Macron qui entre autres annonce dimanche soir annoncé le départ de l'ambassadeur et des soldats français du Niger d'ici la fin de l'année c'était inéluctable c'était une Dabo je connais malheureusement un peu le Niger j'avais été en son temps l'avocat de la famille du président Ibrahima Nassara qui avait été assassiné par sa garde c'est dire que la tradition du coup d'État au Niger est ancienne à partir du moment où un gouvernement pucciste renverse un gouvernement légal que la France est soutenue et soutiennent le président mazoun qui est démocratiquement élu démocratiquement élu c'est pas une élection comme on envoie dans certains pays qui est faussé malheureusement [Musique] la réelle politique c'est qu'il y a une jante au pouvoir cette jointe décide de demander l'expulsion des soldats français tout en touchant pas d'ailleurs à la base américaine le groupe Wagner n'est pas encore ce sont des amis on peut pas rester maintenant ça pose le problème plus globalement de la présence française en Afrique sur le plan militaire dans nos anciennes colonies nous avons des relations qui se sont dégradées pour le digère et l'exemple mais c'est au Mali c'est aussi au Burkina Faso ce serait très long de refaire l'histoire des relations franco-africaines la France a échoué au Sahel mais les régimes aussi ont échoué au sel quand au Mali nous avons sauvé l'État malien nous avons empêché cette dislocation nous avons empêché la prise du pouvoir par les djihadistes au Mali est-ce qu'il fallait rester est-ce qu'il fallait rester en appui on a donné le sentiment d'être une troupe d'occupation on aurait dû garder des éléments pour pouvoir faire des interventions mais ne pas avoir une force permanente qui donnait l'impression de devenir entre guillemets une force d'occupation dans un pays en plus toujours compliqué entre les Touaregs etc bon mais aujourd'hui c'est un échec de notre politique africaine qui ne remonte pas d'ailleurs au mandat d'Emmanuel Macron c'est une longue dégradation et je pense que le point structure ça a été d'abord la chute du régime libyen qui a déstructuré complètement le Sahel fait circuler des armes partout et encourager finalement les groupements djihadistes bon il faudra reprendre le dialogue avec ces pays-là je pense que d'ailleurs la mesure que vous les prendre je ne sais plus quel ministre de suspendre les visas sur le plan culturel était une imbécilité la seule chose qui nous reste qui va nous rattacher à ces pays d'Afrique c'est la culture et la langue et les élites africaines restent encore attachées à la langue française à la littérature française qui les enrichissent qu'il contribuent d'ailleurs parfois à visifier et donc si en plus nous perdons ce lien culturel il ne restera plus rien on va parler de votre arrivée au Sénat Francis piner on va parler de vos attentes de vos ambitions mais d'abord notre journaliste Mathias arez va venir nous dresser votre portrait [Musique] bonjour Mathias du barreau absolument bientôt 50 ans que vous portez la robe Francis spinner Patrick Poivre d'Arvor l'empereur Bocasse à Bernard Tapie Jacques Chirac ou plus récemment le président du Paris-Saint-Germain Nasser votre nom est associé aux affaires les plus médiatiques et médiatisés de ces dernières décennies pourtant l'affaire dont on vous parle le plus c'est celle des emplois fictifs de la mairie de Paris qui a notamment valu un an d'inel éligibilité à Alain Juppé on regarde tu as la Juppé ne fera pas de courroie entre la en cassation [Musique] et que pour le reste il réservera au bord de l'Est ses déclarations sur ce qu'il entend faire et sur le la décision qu'il vient d'être rentrée voilà merci pourquoi avoir fait des affaires politiques et économiques votre spécialité Francis piner mais c'est celle dont on parle le plus vous voyez j'ai eu très peur quand vous avez dit la fuir qui vous a rendu le plus célèbre parce que figurez-vous que souvent lorsqu'on parle on dit vous avez été l'avocat de Madame Claude qui a marqué ce qui a marqué davantage les gens donc évidemment dans une maison comme le Sénat vous vous braquez sur les affaires politiques mais en réalité d'autres vous diraient que la croisade que j'ai mené le plus depuis 1983 ce sont les affaires de terrorisme j'ai l'honneur d'être l'avocat de latifa ibiatène dans l'affaire Mira mais surtout pendant des années avec Françoise rudetski qui était une femme exceptionnelle pour SOS Attentats et je pourrais dire que c'est l'histoire du terrorisme qui défile depuis les Libyens les Iraniens accent direct les djihadistes donc on se braque dans une maison comme le Sénat je comprends que ça intéresse plus les affaires politiques ou financières mais aussi beaucoup d'affaires de droit commun alors votre profil n'est pas sans rappeler celui d'autres illustres avocats avec un pied en politique et un autre dans les palais de justice comme l'actuel garde des sceaux Eric Dupont-Moretti comment est-ce que vous expliquez ces accointances entre ces deux sphères alors j'aurais pu totalement la comparaison parce que Eric Dupont-Moretti n'est pas élu [Applaudissements] oui mais si vous voulez la différence est importante je pense que la vie politique c'est aussi un parcours une expérience moi j'ai été ravi je suis ravi d'être mère je regrette que simplement les verres d'arrondissement n'est pas le vrai pouvoir comme n'importe quel maire mais d'abord c'est la légitimité du suffrage universel et c'est aussi c'est l'expérience j'avais été avant directeur de cabinet il y a très longtemps du président Alexandre Leon Thierry en Polynésie je pense que c'est aussi un métier bon maintenant quand vous êtes avocat vous êtes toujours confronté à la loi et donc il y a des moments où vous dites quand même la loi elle est mal faite si on pouvait être temps en temps avoir des gens qui savent un peu améliorer là où là où la rédaction donc c'est sûr qu'il y a toujours la tentation pour à juriste un avocat de se mêler de la chose publique c'était une tradition d'ailleurs sous la Troisième République et la Troisième République ne se portait pas si mal sous la Cinquième les avocats sont moins engagés en politique il y a beaucoup plus des marques je ne dirais pas de mal de cette nomme l'institution parce que je pense que nous avons une fonction publique de qualité la fonction publique et le pouvoir politique c'est autre chose alors justement il y a Francis piner l'avocat il y a Francis piner le politique Mathias il est difficile de les dissocier Oriane puisque je le disais Francis spinner s'inscrit au barreau de Paris en 1975 et sa première campagne électorale date de 1978 vous représentiez alors les Radicaux de Gauche à l'occasion d'une législative par une législative partielle vous avez également occupé des postes politiques vous l'avez évoqué comme directeur de cabinet de président de la Polynésie française la suite c'est un destin malheureux à plusieurs élections législatives notamment puis finalement en 2020 votre premier mandat arrive et pas des moindres puisque vous êtes élu maire du 16e arrondissement de Paris on ne l'a pas dit mais vous êtes un vrai parisien s'il en fallait c'était un mandat qui vous parlait qui vous intéressait celui d'être mère je suis habitants et donc quand Jacques Chirac m'a dit pour des tas de raisons qu'il fallait être candidats sont des lois contre un mur Montebourg je ne me suis pas dérobé quand par la suite j'ai dû être candidat en catastrophe pour remplacer quelqu'un qui avait décidé au dernier moment de changer de circonscription je l'ai fait mais je suis parisien dans la main je suis né à Paris j'ai fait toutes mes études à Paris à part ma parenthèse politicienne qui n'est pas la pire chose qui puisse arriver à quelqu'un et évidemment j'aime ma ville et donc l'idée d'être engagé pour sa ville m'apparait surtout quand on voit l'état de la ville aujourd'hui nécessaire et donc j'ai été ravi d'être candidat dans un arrondissement difficile parce que comme la droite gagne tout le temps ça suscite toujours des appétits et donc il y a toujours beaucoup de dissidents nous étions trois listes une menée par une sénatrice l'autre menée par la mère sortante donc c'était pas forcément la facilité alors depuis dimanche soir vous êtes un parlementaire élu en attendant d'investiture Amanda national que vous avez ardemment désiré quel sénateurs serez-vous Francis spinner parce que je crois d'abord au travail je le dis souvent aux étudiants il n'y a que dans le dictionnaire que le succès arrive avant le travail donc je pense qu'au Sénat on travaille j'ai toujours eu l'occasion lorsque je m'intéresse à certains textes de loi d'examiner les travaux parlementaires et souvent j'ai trouvé les travaux parlementaires du Sénat étaient de meilleure qualité je pense que le Sénat aussi un avantage il y a moins de pression il y a moins l'effet médiatique de la petite phrase du jeu politique on retrouve avec sa superficialité et plus de fond voilà donc j'espère être un sénateur laborieux sur quelle thématique aimeriez-vous travailler vous investir a priori je souhaiterais aller à la commission des lois et je suis évidemment les thématiques de la justice du terrorisme de la sécurité nécessairement donc de l'immigration mais aussi sur un aller un sujet qui je crois sera un sujet important pour notre pays et pour la condition humaine c'est éventuellement une loi sur la fin de vie et je pense que en l'état le projet j'attends de voir ce qu'il sera parce que ça peut être une rupture de civilisation c'est-à-dire pour vous il faut pas aller plus loin que la loi actuelle ou avancer une bonne loi quand j'observe ce qui se passe dans les pays étrangers qui ont fait sauter ce verrou et bien j'observe que finalement nous allons à une dérive et que si vous commencez à entre ouvrir la porte en disant bon pour ça oui vous arriverez à tous les abus ça c'est le suicide assisté il faut pas aller il faut pas aller dans cette voie le rôle de l'État n'est pas de donner aux gens les moyens de mourir le rôle des soignants n'est des membres d'ailleurs à ceux qui si je suis la brebis galeuse de ma classe j'étais dans une classe scientifique ils sont tous médecins je suis le seul qui est mal tourné qui fait droit bon quand vous avez décidé d'être médecin pour soigner vous avez pas idée d'être médecin pour tuer et donc cette idée de dire on va défendre le droit de mourir dans la dignité personne n'est pour le droit de mourir dans l'indignité dans la souffrance mais c'est une manière de dire les choses c'est quelle est notre rapport avec la vie quelle est notre rapport avec la mort quel est notre rapport avec les plus faibles c'est un vrai débat et je crois que ça c'est la noblesse de la politique c'est qu'à un moment donné on n'est plus dans les petits calculs on n'est plus dans les affaires partisanes on est dans une certaine conception de ce qu'est la vie à la civilisation et je pense que c'est un débat passionnant oui votre engagement en politique c'est aussi l'histoire d'une amitié avec Jacques Chirac dont vous avez été le conseiller qu'est-ce que qu'est-ce que vous lui devez Jacques Chirac ou plutôt qu'est-ce que je garderai dans votre manière de faire de la boîte j'appartiens à une famille gaulliste avec une certaine idée de la France et donc c'est naturellement au RPR que je suis allé ça serait trop long de vous expliquer pourquoi les radicaux de gauche mais non quand même alors mes parents avaient avaient deux héros le premier évidemment c'était le général de Gaulle qui avait sonné l'honneur de la France et le second c'était Pierre Mendès France et quand j'avais 20 ans général de Gaulle était mort et Pierre Mendès France était vivant et Pierre Mendès France et tout a dit quoi de gauche donc par affection par piété filiale je suis allure radicaux de gauche j'ai découvert évidemment que Pierre Mendès France y exerçait une influence très faible que c'était l'union de la gauche donc je n'y suis pas resté je pense même que j'ai dû en être exclu et donc je suis allé au RP parce que comme disait Philippe Séguin je sais pas si c'est un mouvement gaulliste mais c'est encore là qui en est le plus voilà et donc j'ai eu l'occasion de rencontrer Jacques Chirac j'ai toujours été frappé par son humanité par son empathie et surtout par son immense culture et sa compréhension du monde et ce que je trouvais exceptionnel chez Jacques Chirac c'est qu'il était toujours en renouvellement de des idées je me rappelle un jour je devrais pas dire ça d'ailleurs mais j'étais dans son bureau et à ce moment-là il y a son Sherpa qui vient Boris gourde montagne qui dit monsieur le Président je viens vous saluer parce que je vais apporter à l'être et je lui dis bah c'est pas drôle d'être le sherpa du président toutes les jours parce que se taper les altermondialistes alors à l'époque j'avais pas encore Sandrine Rousseau il y avait un certain niveau mais c'était quand même un peu bouillonnant et là Jacques Chirac me dit vous avez tort mon cher Maître parce que bien sûr sur la France qu'elle disait inquiétant mais ils disent des choses que nous ne voyons pas et donc on a besoin toujours d'écouter ce que disent ce dont nous partageons pas les convictions dont nous n'avons pas la même histoire mais qui apporte quelque chose et c'est lui qui a dit la maison brûle et nous regardons ailleurs donc j'ai toujours été frappé par cette capacité à se renouveler à s'intéresser au mouvement au-delà de ces certitudes finalement je dirais Jacques Chirac savait penser contre lui-même et c'est en politique je crois une grande qualité d'être assez libre notamment dans votre vote et ensuite une demi satisfaction c'est que mon bureau à la mairie du 16e et le bureau cocu qui avait Jacques Chirac quand il était maire de Paris que Anne Hidalgo a eu l'élégance de me laisser alors justement on va parler dan Hidalgo puisqu'elle a réagi dimanche soir de 8 sénateurs de cochons rappellent à Paris il y a 12 sénateurs qui ont été élu 4 de droite 3 survêts seven dissidente et oui sénateurs sur les listes du nom de la gauche Anne Hidalgo elle met ce succès de la gauche sur le compte de la cite du spectacle terrible souvent clounesque souvent dégradant donné par Rachida Dati qui n'a pas donné envie aux grands électeurs de voter pour votre liste est-ce que vous lui répondez que c'est très c'est une réponse très Hidalgo c'est-à-dire faire fi de la réalité pour raconter une histoire alors on va on va dire ce qui se passe les grands électeurs à Paris sont le résultat des élections municipales nous n'avons pas gagné les élections municipales donc le rapport de force il est connu mais madame Hidalgo je lui dis aujourd'hui la première force politique au Sénat de Paris ce sont les républicains nous nous avons quatre sénateurs elle elle en a trois et demi est-ce qu'il y a une liste d'union de la gauche et que donc ils se sont répartis les sièges en fonction des forces politiques à gauche le PS les écologistes et les communistes et les poires mais vos professeurs de mathématiques vous disent que ça marchait pas moi si je regarde les résultats les communistes ont un siège les écologistes en ont trois les socialistes en ont trois plus un quatrième qui apparenté au groupe socialiste et nous nous en avons quatre donc la première force politique au Sénat qui a envoyé au Sénat à Paris des élus CE c'est les républicains donc venir dire et vous êtes quatre à gauche ils sont vite à gauche et vous êtes 4 coalition qui ne s'entend pas et qui ne s'y réunit que pour se partager les places mais madame Hidalgo qui font farod n'a pas plus de sénateurs que les républicains donc c'est le résultat des municipales et ils avaient excusez-moi dans l'assemblée sortante ils avaient 7 sénateurs plus 1 parce que monsieur barjoton était l'adjoint socialiste de Madame Hidalgo il avait été élu par une partie de la majorité socialiste qui avait quitté madame Hidalgo pour aller en marche et les socialistes n'ont fait que la gauche n'a fait que récupérer son siège donc en réalité nous avons un rapport de force qui est strictement le même qu'avant si ce n'est qu'avant c'est pour ça que Madame Hidalgo de voit doit se revenir au principe de réalité avant nous avions quatre sénateurs sur trois listes et qui siégeait différemment aujourd'hui au groupe LR ou groupe changer Paris nous sommes les seuls à voir 4 sénateurs présents dans l'hémicycle et trois ça n'est jamais arrivé pendant 20 ans d'avoir sur la liste officielle 3 sénateur l'ancien prédécesseur dont j'ai oublié le nom qui menait la liste il y a 6 ans la liste officielle avait fait qu'un siège le sien on va continuer à parler d'Anne Hidalgo merci Mathias à tout à l'heure évidemment on parle Daniel Go avec Jacques Pâquier qu'on retrouve tout de suite bonjour Jacques directeur de la rédaction du journal du Grand Paris et Jacques vous allez nous parler de la hausse de la taxe d'habitation à Paris je voulais connaître le le positionnement de maître spinner sur cette question qui a été relancé bon d'une part parce que les contribuables parisiens sont en train de la payer et d'autre part parce que le Président de la République lui-même a créé une certaine émotion dans les collectivités en rappelant que c'était la responsabilité des collectivités locales vous le savez Francis spinner l'argumentation d'un Hidalgo j'aurais voulu savoir que vous en pensez c'est de dire que finalement c'est la faute de l'État si elle elle doit augmenter à ce point-là la taxe foncière parce que l'État ne rembourse pas certaines dépenses liées au covid parce que l'État refuse systématiquement les idées de cette nouvelle que la mairie a à formulé je pense à l'augmentation de la taxe de séjour à la création d'une taxe sur les logements vacants ou sur les résidences secondaires elle dit aussi parce que vous faisiez référence mettre à la à la conviction Jacques Chirac sur le climat elle dit aussi un Hidalgo comme vous le savez que ne pas augmenter la taxe foncière c'est se condamner à l'inaction climatique qu'en pensez-vous alors attendez la question globale c'est les finances de la ville et d'abord c'est le train de vie de la ville je constate que la ville a beaucoup de une masse salariale très importante pour un taux de satisfaction très inversement proportionnel pour les Parisiens alors après il y a des il y a des questions il y a des causes qui sont effectivement normal la baisse des transactions immobilières va entraîner une baisse des recettes madame Hidalgo n'y est pour rien mais en réalité le budget la question du budget de la Ville de Paris et de sa sincérité se pose avec la question des loyers capitalisés et donc depuis des années nous sommes en réalité dans une dérive budgétaire qui est masquée par cet artifice auquel il faudra mettre fin donc dire que c'est toujours la faute de l'État sur le covid certainement que l'État aurait pu faire plus moi je me rappelle que dans ma mairie on m'a demandé de faire deux centres de vaccination j'ai pas vu mais bien sûr bien sûr c'est elle qui gère la ville c'est elle qui engage les dépenses c'est elle qui a une politique de suite cette augmentation de la taxe foncière selon vous ah bah compte tenu des finances de la ville je pense que [Musique] elle doit trouver de l'argent alors elle aurait pu soit vendre une partie du patrimoine mais c'est le contraire par exemple je vois dans mon arrondissement lorsqu'il y a des logements libres elle exerce un droit de préemption et on paye très cher on paye très cher ce qu'elle achète pour faire des logements sociaux dont d'ailleurs la question est à qui il profite bon donc c'est toujours la même politique chez Madame Hidalgo c'est jamais de sa faute voilà alors que l'Etat lui fait quand même des cadeaux lorsque on met à la disposition un certain nombre de biens appartenant à l'État qui sont vendus pas toujours à la valeur ce qui est une forme de subvention d'église à la ville là elle ne se plaint pas de dire que elle a pas acheté au prix du marché non il faudra toute façon faire un véritable outil des finances de la ville et examiner de près mais déjà il faut mettre fin à l'artifice comptable des loyers capitalisés et ça c'est quelque chose qu'il faudra faire après quand effectivement moi je ne suis pas opposé à une augmentation éventuellement de la taxe de séjour mais c'est pas ça qui va remettre à plat les finances publiques mais là vous souhaitez ça demande je pense que ça s'étudie parce qu'attention c'est sûr que moi dans mon arrondissement j'ai quelques palaces une augmentation de la note dans le palace de la taxe de séjour au prix de certains des chambres ça passera inaperçu et c'est pas un problème il faut voir aussi c'est la même chose si vous mettez ça dans un petit hôtel deux étoiles à la demande pour les grands hôtels oui non mais à partir de quand vous êtes classifié comment etc merci Francis piner on remercie Jacques paquet merci Jacques d'avoir été avec nous la une journal du Grand Paris et bien revisite la place de l'architecte merci Francis piner d'être venu nous voir quelques heures après votre élection on espère que vous reviendrez nous voir régulièrement dans cette émission merci beaucoup d'avoir été notre invité