Guerre au Moyen-Orient : l’onde de choc économique frappe l’Asie - C à Vous l’Intégrale - 25/03/2026
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
... - A.-E.Lemoine: Bonsoir.
Très heureuse de vous retrouver avec toute l'équipe. Salut à tous. Faut-il parler d'un choc pétrolier? - R.Lescure: L'hypothèse d'une crise passagère dont les conséquences économiques s'effaceraient avec la fin des bombardements n'est plus d'actualité.
Cette situation constitue un nouveau choc pétrolier. Je regrette d'avoir utilisé ce terme. Dans mes mots, il s'appliquait à la situation internationale.
En aucun cas, à la situation française. La France est mieux préparée, moins exposée que ses voisins européens et a fortiori que les pays asiatiques, qui sont directement concernés. - A.-E.Lemoine: Le ministre de l'Economie a-t-il eu raison de préciser ses propos en affirmant surtout que c'est surtout les pays asiatiques qui sont les plus exposés? - P.Cohen: Oui.
Il faut distinguer le risque de pénurie et la hausse des prix qui est mondiale et touche tous les pays à des degrés divers, y compris la France. On va détailler les mesures d'urgence prises dans certains pays d'Asie. - A.-E.Lemoine: On en parle avec nos invités, N.Goldberg, expert énergie chez Colombus Consulting.
A vos côtés, G.Philipps, rédacteur en chef de l'actualité internationale sur LCI. On assiste au développement des paris en ligne. - E.Tran Nguyen: Quand la guerre peut rapporter gros.
On peut parier dans un bar à Washington sur le cours pétrolier ou les prochaines frappes sur la guerre. - A.-E.Lemoine: A la une, le témoignage de la fille aînée de F.Bayrou qui dit le poids écrasant d'être une fille de.
H.Perlant sera sur notre plateau. L'arrestation d'une star avec L.Amar... - L.Amar: J.Timberlake, que les policiers américains ne reconnaissent pas quand ils l'arrêtent.
Il était en état d'ébriété. C'est des images de 2024 qui font réagir les Américains, choqués et moqueurs. - A.-E.Lemoine: Après 20h, R.Bougheraba, O.Delacroix et les stars de l'équipe de biathlon français recouvertes de médailles.
Ils disparaissent sous leurs médailles, 13, au total. Q.Fillon Maillet et L.Jeanmonnot seront avec nous. - P.Lescure: Pour les 3 générations de fans de Queen et de F.Mercury, une ressortie magnifique d'album. - A.-E.Lemoine: On commence avec L'Edito de Patrick.
Avec la guerre en Iran, le spectre d'une nouvelle crise énergétique. - P.Cohen: R.Lescure parle de choc pétrolier.
Des propos qu'il a regrettés. Il voulait parler de la situation internationale et française. Même tonalité à la tribune de l'Assemblée nationale chez S.Lecornu.
Il n'y a pas de crise de production, en ce qui concerne la France... - S.Lecornu: Il n'y a pas de risque de pénurie pour notre pays.
Nos approvisionnements sont sécurisés. Nos stocks pétroliers sont mobilisables. Notre système tient.
Nous ne sommes pas dans la même situation qu'en 2022-2023, où nous avions une dépendance vis-à-vis de la Russie. - P.Cohen: Pas de pénurie en vue.
Nous sommes face à un problème de coût de l'énergie. Ce n'est pas un problème d'accès à l'énergie. C'est ce qu'a expliqué le Premier ministre. - A.-E.Lemoine: Plusieurs pays d'Asie sont victimes de leur grande dépendance aux hydrocarbures du Golfe. - P.Cohen: Le Sri Lanka a pris des mesures radicales.
Plus d'éclairage public ni d'enseignes publicitaires lumineuses après 21h. Climatisation réduite. Semaine de 4 jours.
C'est ainsi que le pays a vécu aujourd'hui une 1re journée au ralenti avec des bus sans passager, des salles de classe sans élèves et des services publics déserts. Des images de Colombo, la capitale, quasiment ville morte, avec pour objectif de réduire d'un quart la consommation d'énergie du pays. - P.Cohen: Prochaine fête...
Il parle du Nouvel An qui est fêté au Sri Lanka à la mi-avril. Le pays en est réduit à quémander des barils de brut supplémentaires à la Russie et à l'Iran. Aux côtés du Sri Lanka, l'Inde subit une pénurie de gaz. 90 % de ses importations de GPL transitent par le détroit d'Ormuz.
La pénurie touche les restaurants. Les plaques de cuisson électriques s'arrachent dans tout le pays. New Delhi négocie directement avec Téhéran pour que ses navires puissent traverser sans danger le détroit d'Ormuz.
Il y a quelques jours, 2 méthaniers indiens ont reçu leur bon de sortie. Les mollahs, ceux qui contrôlent le pays, ont le pouvoir de décider qui a du pétrole. Les économies de la région sont déjà impactées par la hausse des coûts de l'énergie.
Au Bangladesh, le kérosène dépasse les 100 % d'augmentation. Il y a aussi des mesures de sobriété, comme au Sri Lanka. La Thaïlande incite les fonctionnaires à privilégier le télétravail.
Télétravail encouragé aussi au Vietnam. Les Philippines, 115 millions d'habitants, ont décrété un état d'urgence énergétique national. Le choc a été adouci par le discours du président philippin. - P.Cohen: Les Philippines ont instauré, comme au Sri Lanka, la semaine de 4 jours pour les fonctionnaires.
Ils font face à une flambée inédite des prix de l'essence. Le litre de diesel était affiché hier à Manille à l'équivalent de 1,90 euro, presque aussi cher qu'en France. Mais c'est dans un pays où le salaire mensuel moyen tourne autour de 200 euros. - A.-E.Lemoine: C'est clairement les pays asiatiques qui craignent pour leur approvisionnement énergétique.
Ce n'est pas non plus une bonne nouvelle pour la France. - N.Goldberg: Non.
Le marché du pétrole est un marché mondial. Quand vous avez une tension sur l'approvisionnement en Asie, ça se répercute sur les prix en Europe. C'est le cas pour le pétrole et le gaz.
Le gaz a aussi augmenté de prix. En Europe, les stockages de gaz nous permettent de passer l'hiver chaque année. Ils sont vides.
Il va falloir les remplir. Là, on a moins besoin du gaz. - P.Cohen: Il y a encore du froid... - N.Goldberg: Surtout, le problème de l'hiver, c'est ce que ça revient chaque année.
La crise gazière, on va la subir l'hiver prochain. - A.-E.Lemoine: Le ministre de l'Economie a raison, de dire qu'on est mieux protégés, moins exposés que les pays asiatiques? - N.Goldberg: Il a raison.
Notre gaz vient moins de cette zone. Notre pétrole vient plus du Maghreb que du Moyen-Orient. Toutefois, on subit l'effet prix sur les bateaux de GNL.
Il y a un risque qu'ils partent plutôt en Asie que chez nous. Une partie de cette crise, on la subit. Il a employé le mot de "choc". - A.-E.Lemoine: Avant de regretter. - N.Goldberg: Je n'ai pas de pudeur à parler de choc.
On a un choc de prix. Ce n'est pas un choc pétrolier comme dans les années 70 où on était beaucoup plus dépendants des énergies fossiles. Le pétrole pesait 3 fois plus dans le PIB qu'aujourd'hui. - P.Cohen: Les hausses du baril étaient plus fortes.
Le choc pétrolier des années 70, c'est fois 4. - N.Goldberg: C'est beaucoup plus fort sur un prix qui était beaucoup plus faible.
La France produisait son électricité à partir du pétrole, à l'époque. Ce n'est plus le cas, aujourd'hui. On a un choc de prix.
Après, on n'a pas un choc de sécurité d'approvisionnement. Ce n'est pas un choc aussi violent que dans les années 70. - A.-E.Lemoine: Si la crise se poursuit, comment amortir ce choc des prix?
Quelles mesures peut-on prendre? - N.Goldberg: On va en revenir au plan sobriété.
Aujourd'hui, il y a certains automobilistes qui ne regardent pas trop la situation, qui la regardent de loin. C'est ceux qui sont passés à l'électrique. Cette transition énergétique, cette électrification de notre économie, c'est important pour le climat et pour notre résilience géopolitique.
Il va falloir remettre en place certaines mesures de sobriété. Ca va être moins violent qu'en 2022 parce qu'on a un parc nucléaire et hydraulique qui produit. On est moins dépendants du gaz pour notre électricité.
Mais on a des plans sobriété qui ont déjà été intégrés par une partie des consommateurs. - A.-E.Lemoine: C'est quoi, le plan sobriété? - N.Goldberg: On pourrait faire un micro-trottoir...
Vous avez déjà des consommateurs qui disent qu'ils font du covoiturage, qu'ils font du télétravail. "Je devais changer mon véhicule. J'hésitais entre électrique et essence, j'ai pris électrique." Il va falloir faire cette transition pour moins dépendre des énergies fossiles. - A.-E.Lemoine: Le blocage des prix à la pompe, c'est une fausse bonne solution? - N.Goldberg: Oui.
J'ai écrit un article...
Il y a des pays qui ont soi-disant mis en place un blocage des prix, la Grèce, par exemple. C'est un faux blocage des prix. La Grèce a baissé les taxes pour aller en dessous du prix plafond et compresser les marges des distributeurs.
Mais le prix n'est pas bloqué. Il varie en fonction des coûts et en fonction des marges des raffineurs. Le seul pays qui a vraiment bloqué les prix de manière autoritaire et qui avait les moyens de le faire, c'est la Hongrie.
Mais avec ce blocage, la Hongrie et V.Orban savent qu'ils risquent la pénurie. Il y a un problème de volume.
C'est pour ça que la Hongrie relâche plus de stocks stratégiques. V.Orban a demandé à avoir accès au pétrole russe parce qu'en bloquant les prix, il risque de créer artificiellement une pénurie qui n'existerait pas autrement en Europe. - A.-E.Lemoine: Le blocage du détroit d'Ormuz, c'est une situation que les stratèges du Pentagone n'avaient pas voulu envisager? - G.Philipps: Ca parait dingue, mais oui.
Tous les experts disaient que le point névralgique allait être le détroit d'Ormuz. 10 jours avant le déclenchement de la guerre, le secrétaire américain à l'énergie disait que si on entrait dans un conflit ouvert avec l'Iran, il n'y aurait pas de conséquences pétrolières. Les militaires avaient évidemment pensé à ça.
Pour une raison qui m'échappe, Trump ne les a pas écoutés. - P.Cohen: Ca échappe à tout le monde. - G.Philipps: Ca fait des semaines que les Iraniens disent que si on les cherche, ils bloquent le détroit. - P.Cohen: C'est invraisemblable que l'administration américaine ne soit pas fichue d'avoir le raisonnement au niveau de tout ce que les commentateurs de plateau télé ont pu dire le jour des frappes. - G.Philipps: Trump parle d'une "excursion" en Iran.
Est-ce qu'il s'attendait à 26 jours de guerre et une République islamique qui arrive à répondre, qui envoie des missiles dans toute la région? Il avait imaginé ça? Je ne sais pas. - A.-E.Lemoine: Aujourd'hui, il évoque un "cadeau" que ferait l'Iran en laissant des navires non hostiles franchir le détroit d'Ormuz.
C'est un cadeau de la part d'un adversaire qu'on bombarde quotidiennement? - G.Philipps: Ce n'est pas tout à fait ça.
Les Iraniens disent qu'ils vont laisser passer quelques navires non hostiles, ceux qui ne les attaquent pas dans l'opération. En gros, les Chinois et les Indiens. Moyennant quoi, il faut payer le péage.
C'est la proposition des Iraniens. Je ne pense pas...
Le cadeau, on ne sait pas bien ce que c'est. Est-ce que c'est le détroit d'Ormuz, autre chose, l'uranium? - A.-E.Lemoine: Il a dit que c'était lié à la circulation dans le détroit d'Ormuz. - G.Philipps: Dans la foulée, ils ont laissé fuiter un plan avec 15 points. - A.-E.Lemoine: Transmis par des médiateurs pakistanais. - P.Cohen: Donc on pense que c'est transmis par des médiateurs pakistanais.
Ce n'est pas officiellement confirmé. - G.Philipps: La République islamique a dit qu'il n'y aurait pas d'accord, qu'ils ne discuteraient pas avec les Américains. "Les Etats-Unis négocient avec les Etats-Unis." Ca ne veut pas dire qu'il n'y a pas de discussion en coulisses.
On parle d'une rencontre indirecte à Islamabad. Je ne dis pas qu'il ne se passe rien. - A.-E.Lemoine: C'est un jeu de poker menteur. - G.Philipps: Exactement.
Peut-être que je serai démenti et que ce week-end, on verra les Américains débarquer au Pakistan. Je ne crois pas à une rencontre directe. Peut-être que les Pakistanais vont réussir à monter quelque chose pour entamer un début de discussion.
Pour l'instant, les Iraniens ferment la porte. - A.-E.Lemoine: Pourquoi ce rôle central du Pakistan? - G.Philipps: Les Omanais avaient tenté des initiatives diplomatiques...
Sans faire offense au sultanat d'Oman, le Pakistan a un autre poids. Le Pakistan a aidé les Etats-Unis dans la lutte contre le terrorisme. Ils n'ont pas de bases américaines sur leur territoire.
Ils sont en position de parler un peu avec tout le monde. Et c'est un pays très puissant. C'est plus gros que le sultanat d'Oman. - A.-E.Lemoine: Plusieurs milliers de militaires sont actuellement en route pour l'Iran.
C'est l'annonce d'une possible intervention terrestre? C'est juste un moyen de faire pression sur l'Iran avec la menace d'une intervention au sol? - G.Philipps: Je n'en sais rien.
Désolé...
C'est peut-être un moyen de dire qu'ils continuent à déployer des troupes, peut-être au sol pour occuper l'île de Kharg, un terminal pétrolier iranien...
C'est peut-être juste un moyen de pression pour montrer les muscles avant la négociation. Ou alors, c'est le début d'une invasion terrestre avec des marines et des parachutistes américains pour occuper des îles du détroit d'Ormuz. Si ça se passe, on rentre dans quelque chose de différent.
Ca veut dire des "boots on the ground". C'est des soldats sur le terrain. Il y a eu 13 morts américains.
Trump était aux cérémonies militaires. S'il y a des hommes au sol, ça va être un autre risque. Il va sans doute y avoir plus de morts côté américain.
C'est un risque politique important. - A.-E.Lemoine: Est-ce qu'on sait qui détient les rênes du pouvoir en Iran? - G.Philipps: Alors...
Sans doute pas M.Khamenei, le nouveau Guide suprême qu'on n'a pas vu. Il se dit que celui qui pourrait discuter avec les Américains serait le président du Parlement, Gahlibaf, un dur du régime, qui aurait été désigné par les Américains comme un interlocuteur possible.
Plus certainement, c'est les Gardiens de la révolution qui prennent le pouvoir. Le successeur de Larijani, qui était l'homme fort de la République islamique, a été nommé. C'est un ancien gardien.
Ghalibaf est un ancien gardien. On a l'impression que ce groupe paramilitaire très puissant au niveau économique prend le pouvoir. Par rapport au clergé...
Ce n'est pas une bonne nouvelle. - A.-E.Lemoine: Pour le peuple iranien.
C'est le signe d'un durcissement? - G.Philipps: C'est des gens qui ont du sang sur les mains, qui jouent leur survie. - P.Cohen: C'est un pied-de-nez à l'administration américaine qui répète que tout a été éradiqué, qu'il ne reste plus rien. - G.Philipps: Sur le plan politique, à chaque fois qu'une tête d'un des dirigeants est éliminée, une autre apparaît.
Sur le plan militaire, les Israéliens et les Américains ont frappé les missiles, les lanceurs de missiles et il y a encore des missiles qui pleuvent sur Israël et les pays du Golfe...
Ca veut dire qu'ils sont encore en capacité militaire de réagir, de se défendre et d'attaquer. On pourrait dire que tout est par terre, mais ils tirent encore des missiles, et des missiles longue portée dans l'océan Indien. - N.Goldberg: Ca me rappelle l'invasion de l'Ukraine par la Russie, où V.Poutine disait qu'il marcherait sur Kiev en 3 jours.
Les Etats-Unis parlaient d'un conflit rapide. C'est complètement raté. L'ennemi a été sous-estimé, de la même façon que l'Ukraine a été sous-estimée par V.Poutine. - P.Lescure: Les citoyens américains s'interrogent de plus en plus sur la situation.
Dans un sondage publié hier, 36 % approuvent la politique de Trump. Pour un demi-sourire, un montage dans un late show...
Des onomatopées de Trump. Gémissements. - P.Lescure: Au-delà du demi-sourire...
Les démocrates ont remporté une législative partielle de Mar-a-Lago, en Floride, là où se trouve la résidence de Trump. Ils ont pratiquement gagné toutes les élections partielles qui ont été organisées ces temps-ci. Les élections de mi-mandat se présentent de plus en plus mal. - G.Philipps: C'est intéressant de voir la stratégie des démocrates.
Il n'y a pas de grandes manifestations anti-guerre comme on a pu en voir à l'époque du Vietnam. - P.Cohen: Il y en a quelques-unes. - G.Philipps: Mais on voit pas mal d'élus démocrates qui font valoir leur expérience en Irak, en Afghanistan et qui prennent la parole pour dire qu'ils ont connu ces guerres et qu'ils ne veulent pas aller vers ça.
Un sénateur dit que c'est la guerre d'un seul homme, celle de Trump, et pas celle des Américains. - E.Tran Nguyen: Un bar a ouvert à Washington, non loin de la Maison-Blanche.
En plus de boire des verres, on peut faire des paris sur l'actualité de la vraie vie, sur n'importe quels événements réels. La guerre, c'est le sujet qui rapporte le plus. On peut miser de l'argent sur la Chine.
Va-t-elle envahir Taïwan d'ici la fin 2026? Les Etats-Unis vont-ils envahir Cuba? Quand sera la prochaine frappe sur l'Iran?
C'est un PMU de la guerre. Ca a été lancé par la plateforme Polymarket en 2020. Elle a fait de la guerre une table de jeu qui permet de gagner ou de perdre de l'argent.
Les paris qui rapportent le plus sont ceux sur la guerre du Moyen-Orient. Ca peut rapporter gros. Un mystérieux parieur se remplit les poches. - E.Tran Nguyen: Près de 1 million de dollars en un an en pariant sur cette guerre en Iran.
En France, c'est interdit. En revanche, dans les Etats-Unis de D.Trump, c'est permis, même si ça provoque des polémiques.
Les démocrates soupçonnent un membre de la Maison-Blanche, du Pentagone ou Trump lui-même de délits d'initiés. Ca touche le vrai monde des finances, la Bourse. Des traders ont parié 600 millions de dollars sur les cours du pétrole brut.
Ils ont revendu leurs actions quelques minutes avant que D.Trump annonce accorder 5 jours de répit aux Iraniens avec lesquels il entretiendrait des discussions constructives. Coïncidence qui a étonné des spécialistes de la Bourse dans le monde entier. - Quelqu'un a vendu à un excellent prix du pétrole sur le marché quelques minutes avant que les cours ne s'affaissent de plus de 10 %.
Une très bonne opération financière. Ca pose question. Soit c'est quelqu'un qui a beaucoup de chance ou beaucoup d'intuition.
Ca arrive. Soit c'est quelqu'un qui a été informé. - E.Tran Nguyen: A voir si les enquêtes aboutissent.
Ce n'est pas étonnant que les parieurs soient de plus en plus nombreux. Ce bar s'appelle Situation Room. C'est en référence à la salle de crise de la Maison-Blanche.
On se rappelle de la tête de B.Obama au moment du raid contre O.Ben Laden en 2011.
Situation Room, c'est aussi ce bar. Ce qui choque la plupart des téléspectateurs... ...
Les informations militaires peuvent rapporter de l'or. A terme, ça pourrait nous faire basculer dans un monde où les paris seraient des paris qui influeraient sur les frappes. - N.Goldberg: C'est nouveau, ça?
Je ne sais pas. - E.Tran Nguyen: Ca a été lancé en 2020. - N.Goldberg: Polymarket, peut-être, mais j'ai toujours connu une époque où on pouvait parier sur tout.
La géopolitique était plutôt plate avant. Les conflits étaient vus comme loin de nous. Là, on est dans une période, depuis le covid, l'invasion en Ukraine, l'élection de D.Trump, un peu plus trouble.
On le voit sur les marchés des énergies fossiles, qui sont plus nerveux. Ils sont objets à spéculation. Je partage le constat que c'est tout à fait horrible et inacceptable.
Est-ce que c'est vraiment nouveau ou c'est nous qui sommes mis en face d'événements tragiques qui ont toujours existé mais qui ont été vus comme loin de chez nous? - E.Tran Nguyen: Quand ça brasse des millions de dollars... - G.Philipps: J'avais fait un reportage là-dessus.
Au départ, c'était très politique. C'était installé près du Congrès, les locaux. On pariait sur les primaires démocrates, républicaines...
C'était plutôt marrant. - E.Tran Nguyen: Il y a des paris sur les municipales. - G.Philipps: La guerre, c'est autre chose.
Vous parlez de délits d'initiés avec cette annonce de Trump, cet ultimatum. C'est incroyable. Il annonce ça...
Il y a la courbe... - E.Tran Nguyen: C'est troublant. - G.Philipps: A se demander s'il n'a pas fait exprès pour faire retomber la pression sur les cours de Brent pour que ça retombe. - N.Goldberg: Ce marché des énergies fossiles est très volatile.
Il a toujours été manipulé par des déclarations. L'Opep, c'est une organisation qui organise la production de pétrole pour maîtriser le prix. Je ne suis pas surpris que sur les énergies fossiles, les déclarations des uns et des autres influent sur le cours et qu'il y ait des délits d'initiés, qui sont évidemment illégaux et scandaleux.
Mais ce n'est pas nouveau. - A.-E.Lemoine: Merci.
Restez avec nous. Un témoignage dit le poids écrasant d'être un fils ou une fille de, en l'occurrence la fille d'un homme d'Etat présent sur la scène politique depuis près de 45 ans, député, ministre, candidat à la présidentielle, Premier ministre...
Bien conscient de la difficulté de porter son nom. - Est-ce que vous pensez que porter votre patronyme, c'est lourd? - F.Bayrou: Oui.
Notamment en politique. Ca a été très dur pour eux quand j'étais ministre de l'Education. Il y avait des mouvements sociaux, d'affrontements.
C'est classique. Il y avait des profs qui leur ont dit des choses que je n'ai pas aimées, que je n'ai pas trouvé justes. Ce n'est pas normal de faire porter à un enfant la responsabilité de son père.
J'ai trouvé que c'était moche. - A.-E.Lemoine: Bonsoir, H.Perlant, agrégée de lettres, fille aînée de F.Bayrou et auteure de "Le Déni".
Vous aviez contribué, notamment sur notre plateau, à parler de Bétharram. Vous avez été victime, comme tant d'autres. Pourtant, beaucoup pensaient que votre statut de fille de vous avait protégée, que vous aviez été exempte de ces violences. - H.Perlant: Oui.
C'est pas mal d'émotions de revenir. Ca fait un an qu'on s'est vus. C'était mon geste.
Il y avait une situation inouïe, une affaire Bétharram et des victimes qui étaient persuadées que c'était d'autant plus horrible qu'il y avait toute une partie de la population protégée. Sa première erreur...
Ca rajoutait à leurs souffrances. "Il y a des gens protégés Qui nous ont laissés comme ça là où ils étaient, tranquilles..." Première erreur.
C'était incroyable. 2e erreur, qui paraissait aussi grave, je ne pouvais plus rester à ma place...
Les gens croyaient que les victimes parlaient. - A.-E.Lemoine: Et non. - H.Perlant: Ma sortie, c'était pour venir ici vous dire qu'il n'y a pas de gens protégés.
Je suis obligée de sortir en tant que fille de. Comment le dire autrement? Je sors... "Vous allez voir, même la fille du Premier ministre." Personne ne le sait.
Je sors sans le lui dire. "Je sors pour vous montrer que les parents ne savent pas, que les victimes ne parlent jamais." On peut parler de choses qui n'atteignent pas très en profondeur...
Il y a des choses qui vous détruisent de l'intérieur. Le 1er réflexe, c'est de le bloquer, se protéger, se refaire une intégrité, empêcher les regards de redoubler par leur violence ce qu'on a vécu. Tout le monde riait.
Une victime ne parlera jamais, 20 ou 30 ans après. - A.-E.Lemoine: C'est le déni que vous racontez dans votre livre.
Vous n'étiez pas protégée parce que vous étiez une fille de, aucun frère. C'est souvent parce que vous étiez la fille d'un homme public que vous avez subi la première violence. "Je n'ai pas mémoire d'un seul moment, un seul âge sans agression." On ne vous agressait jamais en prononçant votre prénom.
C'est votre nom de famille qu'on vous jetait au visage. - H.Perlant: Ce chapitre est au milieu du livre.
C'est un chapitre parmi d'autres, mais il fait pas mal de correspondances. A l'exception des fils de...
Ce n'est pas un livre pour vous faire pleurer. "Encore une erreur de logiciel..." Vous ne comprenez pas ce qui se passe, vous ne voyez pas ce qui se passe chaque fois qu'il y a un article.
Vous ne voyez pas la destruction. Vous ne savez pas ce qu'on vit. Vous ne savez pas, vous n'écoutez pas la liste des suicidés.
Vous ne regardez pas leur corps sur les photos. Vous ne voyez pas ce que ça dit. "Fils de", c'est un concept qu'il va falloir détruire.
A la fin du chapitre, je dis que les phrases des fils de, c'est les mêmes que les fils d'ouvriers ou d'immigrés. Chacun est prisonnier. Pour s'en tirer, il ne reste qu'une alternative.
Comment enlever le fait d'être fils de? C'est le suicide. - A.-E.Lemoine: Ce à quoi vous avez songé. - H.Perlant: Comme tout le monde, bien sûr.
J'ai écrit ces phrases un peu avant cet événement qui m'a bouleversée...
J'ai écrit une phrase que j'aurais voulu avoir donnée avant aux adolescents. Quand il y a Eu le suicide de la petite Camélia pour harcèlement...
Je me suis dit qu'elle attendait cette phrase. Qu'est-ce que c'est que vouloir dire trop? On dit "trop" et ils entendent "très".
Un adolescent va dire que c'est trop. L'administration lui répond: "C'est très dur, mais..." Il faudrait que les adultes apprennent à réentendre.
Quand on dit "trop", ça signifie que si vous enlevez ce mot qui ne veut plus rien dire, la seule façon de faire un acte de langage, c'est de se suicider. Les adultes doivent réapprendre à laisser aux enfants le signe pour dire que c'est trop. - A.-E.Lemoine: Vous avez parlé d'article qui parle du fils de, de la fille de.
Un article est sorti. Vous aviez 18 ans. "La fille d'un député a été agressée." - H.Perlant: Je ne me souviens plus s'il est sorti ou si on m'a téléphonée pour dire qu'il allait sortir. - A.-E.Lemoine: Ca vous a totalement engloutie.
Ca faisait référence à une agression. Vous aviez 18 ans. Vous êtes en classe préparatoire littéraire.
Des élèves de la classe...
Vous vous souvenez d'un bâillon. Vous parlez de procès, de rires et d'humiliations avant d'être relâchée. Vous portez plainte.
Ce qui vous engloutit aussi, c'est ce que vous dit le commissaire chargé de l'enquête. Ce que vous reprochaient ces élèves, c'est que vous aviez tout et que c'était bien fait. - H.Perlant: Toutes les agressions sont fantasmatiques.
Souvent, on donne la parole au fantasme d'un côté et il y a les mêmes de l'autre. Il est temps qu'on soit tous ensemble à dire que c'est complètement fantasmatique. J'avais besoin de le dire, même plus pour moi...
En sortant avec Bétharram, j'ai fait le décalage qu'il faut pour en sortir...
On marquait une singularité, une différence. La confusion s'arrête et le mécanisme de haine déplacée s'arrête. En fait...
Ce qui se passe dans ces moments-là, quand il y a du fantasme...
Ce que j'ai voulu montrer, c'est que ces agressions qui font basculer un régime de déni, en survie, elles ne sont pas énormes par le trauma incroyable de chacune. C'est l'accumulation. On a tous une accumulation, la goutte d'eau.
Pendant toute une période de sa vie, on se raconte qu'il y a une fenêtre. Toute son enfance, on se dit que quand on partira de la région pour faire ses études, ce sera différent. On garde une fenêtre.
J'en avais 2. J'avais celle-là. La 2e: "La prochaine fois, j'oserai porter plainte.
J'en finirai." Cette 2e agression referme les 2 fenêtres. "Ce sera pareil, toujours.
Ce sera pareil toujours partout et toi, tu n'as pas le droit de porter plainte. Si tu portes plainte, ton calvaire est donné dans la presse. Ce n'est plus le tien, c'est celui de la fille de et c'est ouvrir le regard sur ta détresse.
Ton humiliation, tu ne la vis plus repliée sur quelque chose de protecteur. Tu l'offres à tout le monde pour que le rire que tu viens de subir dans cette scène horrible, ce soit la France entière qui se le refile." C'est à bannir, comme tous les autres termes que la société contemporaine a éliminé...
On n'a plus le droit d'écrire des choses abrutissantes et destructrices. Celle-là, il faut la rajouter. Ni pour les fils d'immigrés, ni pour les fils d'ouvriers...
Etre fils de, c'est être obligé de se justifier d'exister. Non. Terminé.
J'ai posé mon nom. On a le droit, chacun, à une vie singulière et à vivre les choses pour soi. - E.Tran Nguyen: Vous avez dit non et vous avez changé de nom.
Vous ne portez pas le nom de votre père. C'était une nécessité? - H.Perlant: Evidemment, un marqueur qui était pour moi et pour les autres...
Ce n'était pas du reniement de mes parents. C'était un marqueur de différence. "J'ai besoin d'un espace." C'est assez émouvant pour moi.
L'état civil ne vous laisse que le choix du père ou de la mère. C'est assez dingue. Après tout, voilà...
On m'a demandé si je ne voulais pas la grand-mère, l'arrière-grand-mère ou un autre...
Non, je n'avais le choix qu'entre père et mère. J'ai écrit ce livre sur cette figure de la mère, qui a été pour moi un déclic. Dans l'analyse des mécanismes, pour me dire que c'est ce livre sur les femmes qu'il faut que j'écrive, sur les mères... - A.-E.Lemoine: Ca peut les transformer en témoins aveugles face à d'autres violences, notamment celles que subissent leurs enfants.
C'est ce que vous développez dans cet ouvrage, "Le Déni", disponible à partir de demain. Merci. - H.Perlant: Merci.
Encore une fois, être là, un an après, avec vous, vous retrouver, pour moi, ça a un sens incroyable. Je suis très émue. - A.-E.Lemoine: On partage votre émotion.
C'est l'heure du 5/5. Le rappeur Gims en garde à vue. - L.Amar: Il a été arrêté à son arrivée en France aujourd'hui au moment de passer la douane à l'aéroport Charles-de-Gaulle, pour être entendu dans une affaire de blanchiment en bande organisée.
Les enquêtes impliqueraient de nombreuses sociétés implantées dans différents pays pour se jouer des taxes françaises ou blanchir des fonds provenant d'activités illégales en passant par des investissements immobiliers étrangers. L'avocat de Maître Gims n'a pas souhaité réagir pour l'instant. - A.-E.Lemoine: Le gouvernement s'attaque au protoxyde d'azote. - L.Amar: Il veut sanctionner sa vente et sa consommation.
Dernier exemple en date il y a moins de 3 semaines, en Seine-et-Marne... 3 morts dans un accident de la route.
Le conducteur avait inhalé du protoxyde d'azote avant de prendre le volant, cette petite bonbonne qu'on appelle aussi gaz hilarant. Elles sont faciles à se procurer sur Internet. Certaines ont même des saveurs aguicheuses pour plaire aux jeunes, aux fruits. 14 % des 18-24 ans disent en avoir déjà consommé.
Le protoxyde d'azote est dangereusement addictif et peut laisser des séquelles graves. Nous avions rencontré un jeune homme en novembre. - J'ai commencé à ressentir des douleurs dans les jambes, au niveau des cuisses.
J'avais du mal à marcher, des problèmes de mémoire, d'érection, des maux de dos... - L.Amar: Est-ce que tu t'es dit que c'était à cause du protoxyde d'azote? - Oui.
Je me suis dit qu'il fallait que j'arrête. Sinon, mon corps allait me lâcher, je pourrais finir paralysé, amputé...
Je regrette. - L.Amar: Si le projet de loi du gouvernement est adopté, inhaler du protoxyde d'azote sera passible d'un an d'emprisonnement et de 3750 euros d'amende.
C'est souvent sur les routes que ce gaz provoque le pire. Mathis, 19 ans, est mort percuté par un chauffard qui en avait consommé. Sa mère témoigne. - L'annonce a été décevante.
On s'attendait à ce que le protoxyde d'azote soit considéré comme une drogue, quelque chose d'illicite. Si je vais sur le Net, je peux encore en commander. Ce n'est pas suffisant.
Ca permettrait que des jeunes ne puissent pas en acheter. Il y a beaucoup de sensibilisation à faire. - L.Amar: La prévention, certains jeunes en font sur les réseaux.
Ces jeunes enregistrent des vidéos au pied de leur immeuble. - Comme dans toute la soirée... - Tu ne sais pas ce qui est arrivé à mon cousin?
Il est à l'hôpital à cause de ça. Il est paralysé des 2 jambes. - Le protoxyde d'azote est utilisé dans la cuisine et la médecine, mais certains jeunes l'utilisent pour un effet euphorisant. - Le gaz hilarant peut provoquer des sensations de plaisir, des rires incontrôlables, des vertiges et des pertes de coordination. - L.Amar: Aujourd'hui, pour beaucoup de jeunes des quartiers, souvent populaires, le protoxyde d'azote est une véritable drogue, au même titre que le cannabis ou la cocaïne.
Pourquoi le gaz hilarant est-il aussi répandu? - Les jeunes se disent que les parents ne vont pas les voir. Ce n'est pas comme la cigarette, quelque chose qu'on va sentir.
Pour eux, c'est la meilleure manière de se cacher. - L.Amar: Le projet de loi sera débattu à l'Assemblée nationale en mai. - A.-E.Lemoine: Un projet de loi qui vise aussi à étendre les caméras de surveillance dopées à l'IA. - L.Amar: La surveillance algorithmique.
L'IA analyse et détecte les dangers potentiels sur les images des caméras. L'humain n'intervient qu'en cas d'alerte. Il n'a plus besoin de rester des heures devant son écran pour tout surveiller.
Ce dispositif a été utilisé à Paris pendant les JO de 2024. Il est expérimenté dans certains commerces, comme cette pharmacie. Les caméras ont trouvé leur comportement suspect.
L'IA a envoyé un signal d'alarme. Benjamin sort du matériel. Les caméras ont détecté leur comportement, parce qu'ils sortaient quelque chose de leur sac.
C'est signalé par un rectangle rouge. Cette fois, rien d'inquiétant, et plusieurs fois, les caméras ont aidé la pharmacie. - J'ai 9 caméras, situées surtout dans les coins et dans les angles morts.
J'ai installé l'IA il y a un an pour qu'elle détecte les gestes ambigus, sacs à dos, gestes près du corps, dissimulations...
Ca rassure aussi mes collègues. Ils n'ont pas besoin de surveiller qui rentre et qui sort. - L.Amar: Nos reporters ont simulé un vol.
L'IA les a repérés en un clin d'oeil. - Je viens de recevoir une alerte. Une personne a dissimulé un shampoing dans son manteau.
Je l'ai reçue sur mon téléphone. Ca fait aussi vibrer ma montre connectée. Je peux être directement prévenue.
Ca me met la vidéo du vol. On met "suspect". Est-ce que ça a été volé, récupéré, payé après intervention...
On l'a récupéré. - L.Amar: L'expérimentation est prévue jusqu'en 2027, mais le gouvernement veut la prolonger jusqu'en 2031 et l'utiliser devant les bâtiments officiels qui font l'objet de menaces terroristes. - A.-E.Lemoine: Plusieurs maires sortants victimes d'insultes avant de quitter leurs fonctions. - L.Amar: Quand l'alternance se transforme en humiliation publique.
Certains maires battus au second tour des municipales ont dû subir des insultes en plus de la défaite et parfois même être exfiltrés de leur QG, comme R.Dati, prise à partie par des opposants et escortée jusqu'à sa voiture, ou C.Estrosi à Nice, qui a quitté l'hôtel de ville dans une atmosphère tendue.
Le maire divers droite sortant de Mantes-la-Jolie a été hué au moment d'annoncer les résultats et de féliciter les vainqueurs. - Je me dis que je ne pourrais jamais sortir de cette salle. Ma femme m'a dit qu'elle pensait que je ne remonterai pas.
C'est de la haine brute contre moi. C'est de l'absence totale de respect pour une personne, pour un élu aussi. Ce sont des scènes qu'on ne doit plus voir en politique. - L.Amar: En Seine-Saint-Denis, au Blanc-Mesnil, le maire sortant, LR, a été pris à partie à l'intérieur de l'hôtel de ville.
Un homme sur scène lui adresse un bras d'honneur. La police a dû l'aider à regagner sa voiture. Le maire accuse La France insoumise d'être derrière ces incidents, mais le vainqueur, soutenu par LFI, affirme qu'il avait appelé au calme.
Les sortants de droite ne sont pas les seuls à avoir été chahutés. Une socialiste a subi le même sort à Vaulx-en-Velin, battue par un candidat LFI. - Tu nous as trop fait la misère! - Dégage de là!
Tire-toi! - L.Amar: Parfois, même, les anciens maires sont poursuivis dans la rue sur des dizaines de mètres, comme à Creil. - Au revoir, Jean-Claude.
Au revoir, Jean-Claude. Après tout le mal que vous avez fait... - L.Amar: Ces images ont fait réagir l'ensemble de la classe politique.
B.Retailleau dénonce le climat de violence et de haine installé par l'extrême gauche et rejette la faute sur J.-L.Mélenchon.
O.Faure parle de hooliganisation de la vie politique. - A.-E.Lemoine: 2 Françaises retrouvées mortes au Portugal après avoir disparu près d'une semaine. - L.Amar: Une histoire sordide aux ramifications complexes.
Un homme de 42 ans est soupçonné d'avoir enlevé son ex-compagne et leur fils de 12 ans parce qu'il ne supportait pas de ne plus en avoir la garde. Il est aussi le père d'une fillette née d'une autre union. Il a été interpellé avec ses 2 enfants, sains et saufs.
En revanche, sa femme et son ex-femme ont été retrouvées mortes, enterrées, dans un lieu isolé. Il a été arrêté hier soir dans un petit village portugais de 7000 habitants. En 2021, il avait emmené illégalement son fils en Espagne pendant plusieurs jours.
Il entretenait avec son ex des rapports conflictuels. Il l'étalait même dans des vidéos sur les réseaux sociaux. - Mon fils est en danger, aux mains d'une folle psychopathe.
S'il le faut, je foutrais le bordel au niveau national. - L.Amar: Ancien policier, aujourd'hui sans emploi...
Le maire du village de son ex-femme affirme l'avoir vu rôder autour de son domicile et l'avoir lui-même importuné. - C'était quelqu'un d'obstiné? - Oui.
Il n'hésitait pas à revenir sur ces faits et à organiser des manifestations qui mettaient en lumière toutes les difficultés qu'il avait eues avec son ex-compagne. - L.Amar: Le procureur de Rodez indique qu'il avait déjà été condamné pour harcèlement sur son ex-compagne. - A.-E.Lemoine: Cette information vient de tomber: la mort de Loana annoncée par "Paris Match". - L.Amar: On l'a appris il y a quelques minutes.
Elle avait été révélé dans "Loft Story" en 2001. Elle est décédée à 48 ans. Sa romance avec un autre candidat, Jean-Edouard, avait passionné les Français.
Son autobiographie avait été vendue à près de 100 000 exemplaires, mais à la gloire ont rapidement succédé les démons. Elle dit avoir tenté 9 fois de mettre fin à ses jours. Sa sortie du "Loft" avait viré au calvaire. - Loana: Quand je suis sortie, tout le monde savait tout sur moi.
Je sors, je sais pas ce qui m'arrive. Ma fille...
Toute ma vie...
C'est comme si on vous voyait par transparence. On n'a rien dit, mais tout le monde sait tout de vous. C'est violent.
Toute notre vie est déballée comme ça...
Je vois ces photos, ces magazines, cette couverture, tout ce qu'on dit sur moi...
J'ai voulu me mettre dans un trou de souris pour qu'on oublie. - L.Amar: En 2024, une série racontait l'histoire de cette première émission de téléréalité en France.
C'est la série "Culte". - Parfois, on la voyait de façon un peu étriquée. C'était une bimbo.
Elle était beaucoup plus que ça. Je suis contente qu'on essaie de la complexifier. - A.-E.Lemoine: Combative, déterminée. - Elle était tout ça.
Avec ce vécu, tu ne peux être qu'une grande battante. - L.Amar: Loana a été retrouvée morte chez elle à Nice.
Les circonstances de son décès sont encore inconnues. - A.-E.Lemoine: Des images inédites de l'arrestation d'une star américaine. - L.Amar: Justin Timberlake, arrêté ivre au volant en 2024.
Il entamait une tournée mondiale d'un an. Coup dur pour la star, d'autant qu'aux Etats-Unis, la loi permet à quiconque d'avoir accès aux vidéos des interpellations. Après 2 ans de bras de fer judiciaire, cette vidéo est désormais publique et fait grand bruit aux Etats-Unis. ... - L.Amar: Ce qui a fait réagir les fans de Justin Timberlake, c'est que le policier ne sache pas qui il était.
Le chanteur n'arrive même pas à marcher en ligne. Il dit qu'il n'a bu qu'un seul verre. Ce qui choque surtout, c'est qu'il ne comprenne pas comment on a pu le mettre en cellule de dégrisement, lui, Justin Timberlake. - A.-E.Lemoine: Cette nouvelle en provenance de Cannes.
On connaît le nom de la prochaine maîtresse de cérémonie, E.Haïdara. - P.Lescure: Elle ne voulait pas seulement être regardée comme noire.
Elle sera sur la scène pour présenter la cérémonie d'ouverture et de clôture. Bravo!
François Bayrou