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interviewParti socialiste (sur YouTube)· 14 juin 2025 50 minAutoproduit

🌹 « Face à la société de marché, le socialisme municipal » - 81e Congrès du Parti socialiste

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonsoir à à toutes et à tous euh chers camarades, chers amis. Après cette séquence intense, nous allons en venir à une table ronde sur les sur les municipales euh et enfin sur les enjeux des municipales et puis également face à la marchandisation, c'est la thématique qui a été retenue, le socialisme municipal à la fois qui s'exerce aujourd'hui et et dans les les perspectives à venir aussi. Je voudrais simplement avant de de passer la parole au aux différents intervenants que je vais représenter, euh je voudrais simplement poser ce débat dans un contexte évidemment qu'on a tous en tête et qui a été évoqué par un certain nombre d'intervenants tout à l'heure du fait que nous sommes à la veille d'élection d'élection municipales que c'est un moment essentiel dans la vie démocratique de notre pays. et ce au moins à deux égards.

Tout d'abord et cela a été bien sûr déjà développé, c'est la prochaine grande bataille démocratique que nous aurons à conduire dans moins d'un an et c'est l'échéance qui va précéder l'élection présidentielle de 2027. Alors évidemment dans le contexte politique que nous connaissons avec qui est plus que préoccupant et là aussi qui a largement fait l'objet de notre congrès avec notamment l'extrême droite aux portes du pouvoir mais aussi avec un président de la République et des gouvernements successifs qui depuis 2017 n'ont cessé de mettre en question le service public. euh et qui ont euh remis en question nos droits, notre planète, nos solidarités, nos modèles socials.

Évidemment, euh les élections municipales sont un moment particulièrement important. L'État recule sans cesse. Ces services publics sont remis en question dans de nombreux domaines qui relève de sa compétence au péril de de la capacité que le pays a accompagné les populations et il le fait au profit bien souvent de la privatisation de nos services publics.

C'est vrai dans le secteur de la santé, c'est vrai dans le secteur de l'école, c'est vrai dans de nombreux dans de nombreux domaines. Donc la première étape de la reconquête, c'est évidemment de gagner les municipales qui s'annoncent en 2026. Et puis le deuxième défi, c'est évidemment d'emporter la victoire dans les communes.

Nous sommes en responsabilité, mais aussi et c'est été évoqué tout à l'heure d'accompagner les camarades pour qu'il gagne pour que nous gagnons de nouvelles villes, de nouveaux villages et de ce fait que les élections municipales soient un succès pour notre parti, pour le Parti socialiste. Pourquoi ? aussi parce que nous savons que dans le socialisme municipal, il y a une capacité à répondre aux besoins des de nos concitoyens par les politiques publiques qui sont qui sont portées parce que nous sommes des remparts à la crise économique, à la crise sociale, à la crise environnementale qui frappe le pays et toujours les plus fragiles de nos concitoyens.

Nous l'avons montré dans nos communes, en particulier au moment du Covid où l'absence de l'État était criante et où les maires ont été à l'œuvre avec la capacité à réagir et à être présent auprès de nos habitants pour les accompagner dans ces moments si difficiles. Nous portons chaque jour des politiques publiques qui sont très diverses et qui répondent dans la proximité aux besoins de nos habitants. Nous le faisons et là aussi cela a été évoqué tout à l'heure dans une approche souvent innovante dépassant les compétences directes que nous exerçons et allant largement au-delà dans une capacité que nous avons à nous adapter et apporter l'innovation territoriale.

L'action municipale, c'est aussi un horizon désirable. La commune est reconnue par nos concitoyens comme une collectivité qui leur est proche. C'est une perspective qui est offerte pour reconstruire du commun.

C'est un espace de reconquête démocratique qui nous permet de de d'avoir ce renouveau démocratique et d'embarquer les citoyens y compris dans la coconstruction des projets. C'est un espace où on peut changer la vie. C'est un espace où on peut créer du commun, du vivre ensemble dans la préservation et évidemment dans le sens des valeurs que nous portons autour de l'égalité, la liberté, la fraternité.

Ce que nous créons à cette échelle, ce sont des services publics qui créent de la richesse, mais surtout des services publics qui créent du commun, du lien social et de la cohésion nationale. face à la société de marché, face à la privatisation des services publics, face au recul de l'État, quelle réponse apporte, peut apporter, apportera encore demain plus largement encore, je le souhaite, le socialisme municipal, c'est la question qui nous est posée aujourd'hui. J'ai le plaisir d'accueillir Émilia New qui est administratrice territoriale qui a créé le laboratoire d'idée le sens du service public qui a qui est l'autrice d'un ouvrage à la fondation George Jorè puissance publique contre les démolisseurs de l'État et qui a aussi par son travail beaucoup apporté en matière de politique publique service public dans la ruralité.

Euh quatre maires qui sont avec nous aujourd'hui. Olivier Bianqui, maire de Clermontferrand, président de Clermont Auvergne, Métropole, Cédric Van Stevendell, maire de Villeurbane, vice-président de la métropole de Lyon, Luc Carbounas, maire d'Alforville, mon cher Luc, président de l'UNCCAS. ancien parlementaire et Philippe Kemel, maire de Carvin, lui aussi ancien ancien député dans la circonscription de Marine Le Pen, ce qui n'est pas ce qui n'est pas rien.

Alors chère Émilie, peux-tu nous apporter ton ton regard, ton analyse sur la question des services publics et les politiques communales et la manière dont les municipalités sont en capacité de répondre aux besoins des citoyens et les questions fondamentales qui sont posées aujourd'hui pour que la gauche soit au rendez-vous et continue de porter ces problématiques euh et apporter également un regard peut-être sur la question des zones rurales et de la ruralité. Merci Hélène, on m'entend bien. Merci Hélène.

Alors effectivement aujourd'hui j'interviens suite à l'apparution de mon essai à la fondation Jean Jorè et aux éditions de l'hobe et en tant que praticienne engagée. Pourquoi j'interviens ici et pourquoi j'ai fait cet ouvrage ? Parce que je crois que nous avons aujourd'hui besoin de refonder une doctrine de l'action publique, des outils de la puissance publique dont les services publics font partie et aussi du rapport à l'État au sens large.

Ce rapport incluant bien évidemment la question des collectivités locales. Alors bien évidemment, ça raisonne particulièrement dans le secteur local puisque la gauche à travers le socialisme municipal a été le faire de lance de l'expansion du domaine d'intervention publique puisque des municipalités de gauche il y a plus d'un siècle se sont saisies d'un certain nombre de sujets qui n'étaient soit pas adressés par l'État, soit pas remplis par le marché parce que elle considérait que c'était juste, qu'il y avait des besoins qui méritaient d'être pris en charge. collectivement et je crois qu'aujourd'hui on est à un moment charnière parce que bien évidemment nous avons un contexte politique que vous avez dressé tout au long de l'après-midi.

Nous avons un contexte budgétaire qui est extrêmement contraint et nous avons des attaques aussi sans précédent à l'égard des outils de la puissance publique. En début de semaine, j'étais encore sur les plateaux pour devoir expliquer pourquoi il était important d'avoir des fonctionnaires dans notre pays et malheureusement, on a régulièrement le droit à ces débats et je crois que les mois qui viennent vont nous réserver encore bien des débats de ce type, mais nous aurions tort de vouloir être dans une logique de restauration ou de réparation par rapport au services publics que nous avons connu jusqu'à présent. Et donc, il me semble qu'il est nécessaire de réactualiser ce logiciel.

Et donc bien évidemment là en quelques minutes, je ne vais pas complètement déflorer le sujet, mais je me permettrai d'explorer quatre pistes qui me semblent importantes pour pouvoir réactualiser cette doctrine. d'une part la nécessité de préciser les diagnostics, ensuite de refonder le narratif autour des services publics, de repenser la question démocratique au cœur des services publics et enfin de réinventer un nouveau modèle à partir de ce qui va se passer en 2026 puisque là nous avons une opportunité historique. Premier élément, il me semble important.

On a l'impression d'avoir tout dit sur la question des services publics et pourtant je crois qu'il est encore nécessaire de continuer à creuser les diagnostics si on veut apporter les bonnes solutions. Bien évidemment, la question des moyens, la question de la privatisation, ce sont des questions extrêmement structurantes dans le débat autour des services public, mais elle ne se suffisent pas à elle seule pour comprendre ce que j'ai appelé dans mon essai les raisons du grand malaise et que j'ai défini comme un malaise dans la relation, dans la perception et dans la société. Et il me semble important de pouvoir décortiquer toutes ces raisons-là qui conduisent à une mise en incompétence des acteurs publics euh et qui conduisent aussi à une perte de maîtrise publique sur nos destins, avec une moindre expertise publique au sein des administrations, avec une réduction du rôle des agents publics à celui de simple exécutant.

Donc c'est-à-dire qu'on a perdu aussi de l'agentivité publique et puis bien évidemment avec une perte de maîtrise sur les acteurs privés qui se sont emparés d'un certain nombre de biens communs de services publics sur lesquels il est nécessaire de pouvoir reprendre la main. Mais je crois que ce malaise, il est lié aussi à une forme beaucoup plus structurelle de déshumanisation de la relation de service public et du fonctionnement des organisations publiques. Il y a six français sur 10 qui considèrent que les liens entre les agents et les usagers se sont dégradés.

Donc on est vraiment dans cette problématique relationnelle qui me semble nécessaire d'adresser avec une mise à distance des acteurs publics par tout un tas de mécanisme. Alors ça va de fermeture de service public à la dématérialisation à des démarches de plus en plus complexes. Alors notamment on l'a vu sur pour les étrangers pour accéder à des titres de séjour et donc bien évidemment les premiers impactés ce sont les plus précaires qui sont pourtant ceux auxquels sont censés être destinés les services publics.

Et tout ça ça crée de l'évitement. du non recours et un moindre consentement à l'impôt. Mais ce que je voudrais ajouter aussi, c'est qu'il y a des points aveugles dans notre action publique.

C'est-à-dire que on ne s'est pas rendu compte que notre action publique, elle a aussi des billets de genre. C'est-à-dire que, comme pour le reste de la société, on a globalement conçu des dispositifs publics par les hommes et pour les hommes. Et on a mené une étude en 2023 qui a montré que euh la majorité des relations de services publics et des démarches administratives étaient prises en charge par des femmes et donc tout dysfonctionnement en matière de service public, ça impacte d'abord les femmes.

Or ça aujourd'hui c'est un vrai point aveugle de l'action publique. Mais ce qu'on dit aussi plus rarement, c'est que il y a un certain nombre de besoins sociaux aujourd'hui dont on pourrait tout à fait se passer si on traitait la problématique de certains comportements problématiques des hommes qui embolisent les tribunaux, les prisons, la justice et qui ont donc un coût aussi pour la société. Et ça, je crois que c'est un vrai point aveugle de notre action publique qu'il faut pouvoir questionner.

Alors, une fois qu'on a nommé ces enjeux, bien évidemment, il faut pouvoir apporter des réponses. Moi, je crois qu'il faut vraiment miser sur la question de l'empathie institutionnelle et sur la question de parcours attentionné. Et ça, je crois que à l'échelle locale, c'est des choses qu'on peut tout à fait réussir à tisser ces parcours attentionnés pour simplifier non pas en dématérialisant, non pas en supprimant des normes comme on le voit trop aujourd'hui au Parlement, mais en remettant de la médiation humaine partout où cela est nécessaire.

Et je crois aussi qu'on a besoin d'instaurer de nouveaux droits. D'abord, un droit au choix dans les modes d'interaction avec la puissance publique. Les Françaises et les Français doivent pouvoir avoir le droit de choisir une interaction humaine de chair avec de la chaleur humaine et un autre droit qui est le droit à l'explication, c'est-à-dire que les Françaises et les Français doivent pouvoir savoir comment ça fonctionne et aussi quand ils n'ont pas accès à un droit.

Pourquoi expliquer la décision publique me semble être une voix importante ? Deuxième élément, il me semble important de refonder un narratif. Aujourd'hui, moi j'entends essentiellement un discours misérabiliste, décliniste quand on parle des services publics.

Moi-même, je viens de me livrer à cet exercice d'un diagnostic qui n'avait pas des atours particulièrement réjouissants. J'en ai bien conscience. Mais pour autant, je crois que ce narrif uniquement négatif, il alimente l'impuissance publique mais aussi l'impuissance politique parce que il y a une très forte porosité entre la question de l'action publique et de l'action politique.

Et donc tout ça bien évidemment fait système. Ça participe d'un sentiment d'un déclassement national, ça nourrit les courants réactionnaires et ça ça alimente ce que j'ai appelé le syndrome de l'abandon, notamment dans les zones rurales qui est aussi une partie de d'instrumentalisation politique. Et c'est aussi ce que j'ai appelé la fin des évidences, c'est-à-dire que pendant longtemps, le service public véhiculait un imaginaire positif dans le discours mais aussi dans les représentations des Françaises et des Français.

Aujourd'hui, c'est plus du tout évident. Euh le service public n'est plus toujours synonyme d'un imaginaire positif. Et pourtant, quand on interroge les Françaises et les Français sur leur satisfaction personnelle vis-à-vis des services publics, alors ça varie bien évidemment en fonction des services publics qui sont sondés.

Mais globalement se français sur 10 sont satisfaits de la qualité des services publics. Et à l'hôpital public, par exemple, c'est 81 % des Françaises et des Français. Et alors quand on va sur des politiques publiques locales, alors là on a des scores qui sont encore beaucoup plus euh importants.

Donc je crois que c'est important de réussir à articuler à la fois une critique légitime des points aveugles, des impasses, des impensés, des dysfonctionnements des services publics, mais avec une approche résolument plus positive et progressiste, de parler des fins plutôt que des moyens. Les services publics ne sont qu'un moyen au bénéfice de fin politique et de restaurer la désirabilité de l'intervention publique, la fierté. Et c'est ce qui passe selon moi par ce que j'ai appelé de l'influence publique et des influenceurs publics positifs.

Troisème élément c'est la question démocratique que j'évoqué au début. On a tendance lorsqu'il y a un problème public qui se présente à en appeler systématiquement et immédiatement à une réponse institutionnelle. Euh et finalement, on concentre tout sur quelques acteurs publics qui eux-mêmes ont été mis en difficulté pour apporter des réponses sociales à des problèmes complexe.

Et on dépossède d'autres acteurs des réponses à apporter. Par exemple, le temps de l'enfant à l'école, c'est 20 à 30 % du temps de vie d'un enfant sur une année. Alors 20 à 30 %, c'est déjà beaucoup et il faut bien évidemment que ce temps soit qualitatif.

Mais qu'est-ce qu'on fait du temps en dehors de l'école ? Les inégalités de destin enfants, elles se jouent aussi en dehors de l'école. Et là, bien évidemment, les collectivités ont un certain nombre de réponses à apporter en partenariat avec d'autres acteurs, mais je pense au temps périscolair, je pense à la culture, je pense au sport, je pense aussi à aux associations et bien évidemment à la question des entourages.

Comment on arrive à outiller les entourages pour qu'ils puissent accompagner ces jeunes ? Et donc par rapport à ce que je disais au début avec cette mise à distance des usagers du service public, je crois qu'il faut démocratiser le fonctionnement de nos services publics. On a mis en place de la démocratie participative, on a mis en place des commissions consultatives sur un certain nombre de services publics.

Et le plus souvent, tout ça, ça se limite à du recueil d'avis, de propositions, à de l'information. Et en réalité, on devrait passer sur une démocratie beaucoup plus implicative et impliquer encore davantage les citoyens dans le fonctionnement des services publics pour leur permettre par exemple d'outil d'auditer ou d'évaluer les services publics, mais aussi pour coconstruire avec eux l'ensemble des politiques publiques. Et je prenne par ailleurs des modèles un peu plus hybrides de type coopérative. pour permettre là aussi à d'autres acteurs de prendre la place mais bien évidemment sous-mîtrise d'ouvrage public pour que tout ça soit organisé et je propose la constitution d'un réseau de sentinelle publique, c'est-à-dire un peu sur le modèle de la réserve de la gendarmerie nationale par exemple ou des pompiers bénévoles de permettre d'identifier de former des citoyens pour qu'ils puissent être des relais auprès de leurs concitoyens pour écouter accompagner repérer, orienter et faire aussi fonction d'intermédiaire avec la puissance publique sur le modèle de la pérédence et des tiers de confiance.

Et enfin, je pense que dans cette visée démocratique, il va falloir requestionner à gauche la question des temps, non pas tant la réduction du temps de travail, mais la question de l'articulation des temps de vie pour permettre à chacune et à chacun de pouvoir travailler, mais aussi s'occuper de ses enfants de manière paritaire et également s'occuper de ses proches parce que dans une société du vieillissement, ça va être un sujet bien évidemment qui va exploser dans les années à venir. Et donc, j'en viendrai à mon dernier point. Il se trouve que en 2026, nous avons avant 2027 l'opportunité très concrètement d'expérimenter, d'inventer un nouveau modèle à partir du local, à partir du terrain parce que tu le rappelais Hélène, c'est là où il y a les plus forts niveaux de confiance.

Et pourtant, moi ce que je constate, c'est que à l'échelle nationale, il y a toujours une forme de défiance qui s'exprime à l'égard des élus locaux, à l'égard des collectivités locales, à l'égard des agents publics locaux, je pourrais vous en parler, y compris dans les parties de gauche où il y a une forme finalement de hiérarchie entre les élus nationaux et les élus locaux. Alors que pourtant les élus locaux se cognent le terrain et apportent des réponses très concrètes aux problématiques des Françaises et des Français. Et cette proximité, c'est une demande de reconnaissance de la population.

Donc je crois qu'il y a là, il y a matière véritablement à l'investir et donc j'en finirai là. Euh je pense que bien évidemment on a la possibilité à l'échelle locale de porter des politiques publiques et de réinventer les services publics. Mais tout ça ne sera pas possible si on ne réinvente pas une doctrine de la décentralisation et une réflexion autour de la fiscalité notamment de la fiscalité locale qui aujourd'hui a été réduite à peau de chagrin.

Merci Émilie. Merci beaucoup Cédric. peut-être en réaction aux pistes de travail que propose Émilie et puis aussi pour nous dire dans dans ta ville qui a enfin qui mène de nombreuses politiques publiques mais qui notamment a beaucoup peuvré pour la pour la culture et qui est d'ailleurs capitale française de de la culture.

Est-ce que tu peux revenir aussi sur les innovations territoriales finalement que tu as apporté ? pour répondre précisément à des sujets évoqués par Émilie sur euh d'une part comment euh on répond aux besoins des concitoyens, comment au-delà des compétences euh je dirais euh obligatoires ou celles qu'on exerce naturellement, euh on va plus loin pour porter l'innovation sociale et territoriale dans nos communes. On a combien de temps ?

Parce que j'ai compris qu'on était un peu plus pressé. D'accord. Bon, très bien.

Non, mais c'est parfait. Je vais tenir. Euh merci euh aux camarades qui qui sont restés.

On s'est dit que la question des municipales était extrêmement importante. On s'est interrogé sur la capacité de notre parti à avoir des idées pour les villes. J'espère qu'avec les maires qui sont là, que ça soit pour animer ou témoigner, on va vous convaincre que on a travaillé, qu'on a deux trois idées à partager.

Voilà, je fais cette petite incise si vous le permettez. Moi, je suis maire depuis 5 ans à Villeurbane. C'est la première fois de ma vie que je suis élu euh dans une ville au 2e tour à 70,3 %.

Villeurbane, il a 162000 habitants et aujourd'hui il y a toute la gauche à Villeurbane n'en déplaise à certains et ça marche. Euh je suis surtout l'héritier extrêmement modeste d'un des premiers maires socialistes de VilleArban qui s'appelait Lazar Gougeon et qui est l'un de ceux qui a réalisé le plus d'utopie socialiste autour de la culture, de la santé, du logement pour tous. Donc autant vous dire que quand vous devenez maire de Villearbane, il vous pèse sur les épaules le regard des anciens et des aînés qui rend pas les choses faciles au quotidien.

Cette utopie sociale qu'il a développé, il l'a développé notamment autour d'un quartier qui s'appelle les Gradeciel que celles et ceux nombreux qui ont participé au congrès de ville urbane dont on disait qu'il avait été compliqué mais ça c'était avant Marseille. Donc finalement, c'était peut-être un des congrès qui s'était bien passé euh autour de gradeciel, autour de logement ouvriers, mais surtout autour d'un lieu dans lequel il y avait un théâtre, une piscine, un centre de dispensaire et un lieu de défenseur des tacherons. Vous savez, celles et ceux qui travaillaient à la tâche à la journée.

Quand je dis qu'il travaillait, aujourd'hui, il y en a beaucoup. Il y a pas de défenseurs des tacherons aujourd'hui. Mais en tout cas, voilà ce qu'il a posé dans cette ville.

Alors, j'aurais pu vous parler de plein de choses sur ce qu'on fait parce que on a des épades et des résidences personnes âgées. On a une cuisine centrale. On essaie de lutter contre le fait de céder au privés toutes nos responsabilités, y compris dans l'appareil commercial de tout le centre-ville dont on reste propriétaire à ville urbane.

Dans une ville de 162000 habitants, je vous assure que c'est un défi de rester propriétaire de plus d'un km de long de commerce. Mais j'ai choisi de vous parler de culture. Pourquoi j'ai choisi de vous parler de culture ?

Parce que aujourd'hui en France l'ensemble de la chaîne de valeur de l'industrie musicale est tenue par 10 familles. Si françaises, quatre européennes ou aux États-Unis. l'ensemble de la chaîne de valeur de production depuis la diffusion jusqu'à tenir les salles et ça doit quand même nous poser un certain nombre de questions.

J'irai pas plus loin là-dessus parce que c'est pas le débat mais c'est pour faire le lien avec le risque de marchandisation ou l'enjeu de démarchandisation d'un certain nombre de politiques publiques. Je vous parle de de culture parce que à Villeurbane effectivement on a été capitale française de la culture. On a une politique culturelle très ancienne avec une école nationale de musique par exemple qui s'est inscrit dans une forme d'opposition au conservatoire de musique en disant pour rentrer dans dans cette école nationale de musique, vous n'êtes pas obligé de maîtriser la gram la grammaire musicale.

Vous pouvez tout de suite commencer à faire un instrument parce que dans les années 80 un certain du dieu à Amel pas pas celui auquel vous pensez un autre un professeur de musique a souhaité laisser l'accès à la musique pour toutes et tous. Euh, on a également un théâtre national populaire qui est un lieu extrêmement important et puis on a une une filière autour des arbres de la rue. Mais qu'est-ce que ça veut dire aujourd'hui développer une forme de service public de de la culture dans notre ville ?

Quelles sont les nouveautés qu'on a développé ? Et effectivement, on l'a fait grâce à la capitale française de la culture. Une des décisions dont nous sommes le plus fiers à Ville Urbane, c'est que maintenant à Villeurbane, dans toutes les écoles, il y a des agentes et des agents du service public. payé par la ville pour développer les projets de culture entre pour l'école publique, pour les enfants de nos écoles et ça permet de multiplier par 10 la production et l'accès à la culture de nos enfants parce qu'il y a des gens qui accompagnent les enseignants pour monter des projets.

Dans chaque école, on a créé un lieu dédié à cela. Ça s'appelle des minix. On les a doté d'un fond bibliothécaire pour avoir aussi des ouvrages et donc pour moi ça fait partie du rôle d'une ville très engagé sur un service public de la culture que de permettre à chaque enfant d'avoir un lieu dédié à la culture au pret de lui et surtout d'accompagner les enseignants qui sont soumis à beaucoup de tensions pour faire tout ce qu'ils ont à faire de les accompagner là-dessus.

Un deuxième exemple, on a mis en place un parlement de la jeunesse. Tous les ans des classes de 3e de seconde ont un travail d'expression sur ce qu'ils attendent de la ville, sur comment est-ce qu'ils veulent prendre part au débat démocratique. Et puis un troisème exemple, puisque le temps est compté depuis septembre, l'accès à nos médiathèques et à nos bibliothèques est gratuit pour toutes et tous. plus 15 % d'adhésion immédiatement sans sans douter.

Euh et je veux j'invite vraiment celles et ceux qui sont maires moi je doutais un peu sur ces questions de gratuité et cetera. Enfin vraiment faites les calculs parce que entre le temps qu'on perd à gérer les adhésions, à contrôler un certain nombre de choses et ce que finalement nous fait perdre la gratuité, les sommes sont, je le dis comme je le pense, ridicules et ça a vraiment un impact pour tout le monde sur cette gratuité des bibliothèques. Voilà.

Et puis je finirai juste en disant que il y a deux autres villes, moi dont je m'inspire. Alors Olivier, il va en parler donc très bien, mais ce qu'il a fait sur la petite enfance en matière de culture, c'est incroyable et il faut regarder ce que fait Olivier. Et puis enfin, je finirai là-dessus parce qu'on est sur une séquence politique, Johanna a eu raison, Johanna Roland, de défendre la culture face à la décision inique de la présidente du conseil régional et ils sont en train de le faire dans toutes les régions et ils sont en train de tout détricoter et il faut qu'on reste très vigilant.

Et si on veut défendre cette culture, il faut qu'on dise comment elle rejoint chacune et chacun là où il est. Sinon, on nous dira que c'est pas essentiel et que ça peut être confié au privé. Merci beaucoup.

Bravo pour le timing, Olivier. Euh donc chez toi, tu souhaitais mettre en avant les les politiques de santé qui sont portées. Dans un récent sondage, la santé est citée comme la première des préoccupations par les Françaises et les Français, 40 % avec évidemment des déserts médicaux qui touchent tous les territoires et des espérances de vie qui sont aussi variables et certaines régions sont particulièrement touchées par ces déserts médicaux.

Les communes prennent les devants sur ces questions-là. Donc est-ce que tu peux nous porter le témoignage de tout ce que vous faites en la matière ? Oui.

Bonjour à tous. Merci. Euh avant peut-être de parler de l'illustration de la santé que j'ai choisi parce que Cédric euh on est en grosse compétition sur la question culturel donc euh il avait euh pris le pris le dossier.

J'ai dit cette fois je vais essayer de montrer que je peux parler d'autres choses. Je voudrais apporter trois remarques d'ordre général si vous voulez bien parce que ça fera résonance aussi avec les débats qu'on a écouté juste avant cette table ronde. La première, c'est que Clermontferrand, c'est une ville de gauche depuis 1914 et c'est une ville socialiste depuis 1946.

Et je crois qu'il y a une forte corrélation avec le fait que chez nous quasiment tout est en service public. de l'eau en passant par les cantines scolaires, une grande partie des l'activité culturelle, la question de la santé et notamment puisque c'est le sujet que j'ai voulu illustrer, le fait qu'il n'y a plus que 11 villes en France 11 villes en France qui comme clairement ont des infirmières scolaires municipales et qui font un travail que je vais essayer de développer. Donc premier élément, il y a une corrélation de mon point de vue entre la reconnaissance par les concitoyens euh de de maire et de de mairie et de municipalité qui les protègent, qui les défendent et qui leur offrent des qualités de vie euh supérieures quand il y a du service public.

La deuxième chose, ça a été évoqué tout à l'heure, il faut que nous fassions attention que ce débat ce soir ne soit pas un champ du signe après les prochaines municipales au vu des situations financières et budgétaires des collectives. Et mes collègues le savent bien, on est quasiment plus souverain sur nos fiscalités. C'est même pas tant qu'on ait perdu des aides parce que ça on l'a connu depuis très longtemps.

Mais nous avons perdu notre souveraineté et si nous ne sommes plus souverains, alors nous ne pouvons pas faire exactement ce que nous voulons et faire le choix du service public dans un certain nombre de choses. Et puis le troisième point, c'est que pour moi la question du service public local, c'est la question essentielle de la transformation des territoires en garantissant à chacun un accès à tout un ensemble de choses. Alors, j'ai j'ai souhaité illustrer sur la la santé parce que je suis un peu devenu fan de mes de mes infirmières scolaires.

Elles sont 11 plus une 12è qui est dététicienne et elles font des un travail formidable et pour moi elles illustre le fait que si on veut travailler comme ça a été beaucoup rappelé cet après-midi, si on veut s'attaquer à la racine des problèmes, alors il faut justement que nous ayons un service public qui agisse. Je m'explique, vous ne pouvez pas avoir les débats permanents sur les interdictions du couteau à chaque fois qu'il y a l'assassinat que nous avons connu. Vous ne pouvez pas avoir des débats en permanence sur la nécessité d'interdire les réseaux sociaux ou les l'usage du téléphone aux enfants.

Vous ne pouvez pas avoir en permanence le débat sur le harcèlement scolaire si vous ne vous donnez pas les moyens d'avoir un outil public d'action, d'anticipation et d'éducation dans vos propres services. Et nos infirmières scolaires, elles ont deux grandes missions pour l'essentiel. une mission assez classique qui est celle du du du de de de faire l'état en fait des lieux de la santé de de 9000 enfants scolarisés dans nos écoles publiques.

Euh et grâce à ça, j'ai pris parce que en général je mais les chiffres, j'aime bien les donner. Les résultats cette année 24 % de bilan détectent des problèmes dentaires. 21 % des bilans signalent des troubles visuels. 19 concernent des vaccinations incomplètes. 6 % identifient des troubles du langage et 7 % signalent des problèmes de corpulence et d'IMC anormal.

On est sur les enfants de maternel et de primaire. Si nous ne sommes pas capables de détecter ça, nous ne sommes pas capables d'accompagner, c'est ce qu'elles font aussi les familles et notamment les familles les plus fragiles pour accéder dans une difficulté quelquefois de trouver un médecin famille traitant généraliste sur le territoire, de les accompagner vers des spécialistes, vers des généralistes. C'est donc un travail aussi de prévention, un travail d'accompagnement.

Je voudrais dire aussi que grâce à ce travail, elles font elles nous permettent de mieux comprendre la question de la protection de l'enfance. Nous avons justement eu un certain nombre de problèmes évidemment de violence intrafamiliale, de situation et de cas d'inceste parce que c'est ce que découvrent ces infirmières au quotidien dans leur travail de suivi et donc elles ont apporté des réponses. On a pu même saisir la justice, on a pu faire des accompagnements, intervenir dans des champs familiaux.

Rendez-vous compte, plus que 11 villes de France ont ces services aujourd'hui. Villeurbane aussi, Nantes, je sais. Euh pour l'essentiel, elles sont de gauche, hein.

Oui, vas-y. Vas-y. Combien d'État qu'on pense alors que c'est sa responsabilité en gros, c'est un Ah non, mais l'État nous donne quasiment.

Non, mais j'allais j'allais dire l'État nous donne rien, enfin quasiment rien. Voir même l'État nous a dit bah puisque vous vous occupez des primaires et des maternels, on va redéployer nos personnels éducation nationale sur les collèges et les lycées. C'està-dire qu'en plus c'est un élément important, il y a pas d'effets vertueux dans le regard de l'État porté sur l'investissement public par les collectivités locales.

C'est presque on voit ça d'ailleurs sur les questions de de la police mais vous l'avez dans tous les autres secteurs. Et puis elles ont une deuxième mission dont je suis le plus fier, c'est qu'en fait elles ont des missions de de de de d'éducation, de programmes en terme de santé et elles se coltinent, elles sont des vigies aussi de l'état d'esprit des familles sur un certain nombre de sujets. Alors comme elles sont extrêmement créatives, je vais vous dire comment s'appelle leur programme.

à chaque fois je l'amène parce que j'adore ça. Il y a mini bullle. Alors programme mini bullle, je pourrais presque dire est-ce que vous savez ce que ça peut être ?

C'est l'hygiène corporelle et dentaire parce qu'il y a des problèmes aujourd'hui repérés. Il y a évidemment ciboulettes. Le programme ciboulettes c'est programme de sensibilisation sur les questions alimentaires.

Il y a évidemment des sensibilisations aux éc aux écrans et aux réseaux sociaux. Il y a parlons pour les violences scolaires, les jeux dangereux dans les cours de récréation. Il y a Charade qui est un vieux circuit chez nous de Formule 1 et oui, il y en avait en Auvergne il y a très longtemps et qui est en fait sur les premier secours dans l'espace public et enfin celui que j'aime le plus, Marguerite et Capuchon.

Marguerite et Capuchon c'est l'éducation à la sexualité. Cachoupuchon, vous avez compris, c'est le préservatif. Et donc, elle se coltine ces sujets là.

Et là où c'est intéressant, si vous voulez pour le maire que je suis, mais je pense pour toutes les forces publiques et les acteurs, c'est que elle repère des situations euh dramatique et elle voit aussi les difficultés, par exemple, de discuter d'éducation à la sexualité, du rapport au corps, de la question homme-femme dans avec un certain nombre d'enfants parce qu'ils sont aussi pris dans des environnements familiaux qui ne permettent pas et qui n'utilisent pas ça. Elles sont donc des vigilies, des pionnières et c'est du service public local dont je suis extrêmement fier. Merci beaucoup Olivier.

Merci beaucoup cher Luc. les centres communaux d'action sociales ont été euh victimes, enfin en tout cas attaqués lourdement par le gouvernement ces ces derniers jours qui souhaitait euh sous couvert de mesures de simplification les rendre optionnelles. C'est un combat que tu as mené avec les CCAS.

Est-ce que tu peux équier une illustration aussi de comment le service public peut reculer par l'effet de décision qui qui s'impose qui s'impose à nous ? Est-ce que tu peux nous faire part déjà pour les CCAS de du rôle qu'ils jouent et de l'importance de leur mission et action dans le champ social et puis de cette problématique qui s'est posée ? Merci.

Merci Hélène. Bonsoir à toutes et à tous. Alors effectivement pour celles et ceux qui ne le savent pas, juste en préambule, l'Union nationale des centres communaux d'action sociales, c'est la deuxè plus vieille association de maire.

Nous avons été créés en 1926. Nous fêterons notre centenaire l'an prochain après l'association des maires de France. Et je crois qu'aujourd'hui, période post-Covid, on n plus vraiment besoin de décrire à quoi sert un centre communal d'action sociale tant dans toutes les collectivités où il y en a.

Il a joué un rôle de coordinateur, je pense notamment sur les questions d'alimentation hein et aussi de prévention puisque nous avons organiser les fameux centres de vaccination sur nos territoires. Alors, le centre communal d'action sociale avec son analyse des besoins sociaux, nous savons parfaitement au niveau du bloc communal ce qui se passe dans notre commune. Nous pouvons travailler à répondre aux problématiques de précarité entre autres, mais pas que avec l'ensemble de l'écosystème des associations de solidarité.

Et c'est aussi ça la force et la richesse d'un conseil d'administration d'un CCS et qu'il n'y a pas que des élus contrairement au conseil municipal autour de la table, il y a aussi tous les acteurs des politiques de solidarité qui nous permettent d'apporter des réponses pratiques et rapides. Et puis nous avons une compétence qui nous est obligatoire, celle de la domiciliation. Et derrière la domiciliation, il y a le fameux accès au droit qui est tant et si nécessaire pour permettre à une personne pas seulement d'avoir une boîte aux lettres, mais aussi avec nos travailleurs sociaux de travailler à l'insertion et au retour au travail et au logement des personnes qui ont le plus besoin.

Et nous participons aussi à ce sujet de la transition démographique. C'est peut-être peu su mais les CCS en France régissent 60 % des résidences autonomes. les CCS en France, c'est 15 % des ÉPADES.

Et puis comme cela se faisait pas au-delà des options facultatives pour aider les personnes à payer leurs loyers, leur facture de gaz et d'électricité avec aussi d'autres singularités selon la volonté du maire ou de la maire président présidente du CCS. Nous avons aussi pris à bras le corps la question du logement d'urgence qui est une compétence régalienne de l'État. 203000 euh logements en France, la très grande majorité en Île-de-France, je crois plus de 150000 logement en Île-de-France.

Et bien une fois que je vous ai décrit tout cela, une fois que l'on entend toutes les associations et moi je me souviens encore du Secours populaire au mois de novembre dernier au congrès de l'association des maires de France qui tirait la sonnée d'alarme sur la précarité et la pauvreté qui n'ont de cesse de croître y compris chez nos retraités y compris chez des salariés en CDI et évidemment on voit ces images de nos étudiants qui font de grandes files pour pouvoir se nourrir auprès des restos du cœur, des épiceries sociales et tout cela. Malgré tout cela, le 28 avril dernier, on a eu les déclarations du gouvernement au travers du fameux roclore avec 12 belles mesures de simplification. Que c'est beau le terme de simplification dans la bouche du macronisme.

Simplification dans la bouche du macronisme, c'est tout simplement rabourrir le service public. Et donc à partir de ce moment-là avec l'ensemble des associations du bloc communal, que ce soit la MRF, que ce soit la PVF dirigée par notre camarade Christophe Bouillon, que ce soit Ville-de-France codirigé par notre camarade Jean-François Debas, que ce soit l'AMF coprésidé par notre camarade André Leniel, que ce soit France Urbaine présidée par notre camarada Jeanard Roland ou que ce soit moi pour l'unecasse, nous avons porté le fer mais pas seul parce qu'au Parti socialiste, j'ai lu dans toutes les textes d'orientation qu'il faut nous ouvrir, travailler avec la société civile, travailler avec toutes les association mais c'est ce que nous faisons depuis des années au travers de nos associations d'élus locaux et en plus si j'ai pris le temps d'expliquer qui les présidait, ce sont les socialistes qui dirigent la grande majorité de ces associations et ce sont les socialistes là où j'entends qu'on ne bosse plus, qu'on ne fait rien, on n'arrête pas de produire, on n'arrête pas de déposer des amendements dans le cadre du PLF, du PLFSS, on propose à nos groupes parlementaires, on dialogue avec le gouvernement et donc fort de ce travail, grâce au travail de Patrick Caner, de tous les sénateurs socialistes, Sandrine Runel qui était ici à la tribune, député de Lyon qui a interpellé Françoisen mardi 10 juin dernier. Bien mes amis, entre le 28 avril et le 10 juin, la force du collectif, la force de ce collectif que nous voulons tant citoyens, associations, partis politiques, en 6 semaines, nous avons fait reculer le gouvernement et donc tout cela est possible.

Nous pouvons travailler et continuer sur tout ce qui va se passer pour les mois à venir et notamment dans le cadre du projet loi de finances. Et donc oui, les socialistes peuvent être fiers, ils travaillent, ils sont là déterminés pour nos concitoyens et on le fait dans nos territoires communaux. Et c'est pour ça, et je finis par là, le plus important parce que j'ai entendu des effets de tribunes, c'est normal, on est dans un congrès, mais si on gagne pas les municipales, c'est même pas la peine de penser à 2027 et on aura besoin de cette ingénierie et de cette richesse dans les territoires pour réussir.

Merci mes camarades. Merci Luc. Philippe Kemel maire de Carvin.

Oui. Donc tu souhaitais intervenir sur les les programmes de réussite éducative. Je te laisse prendre la parole.

Merci. Après l'appel vibrant à souligner et encourager et à soutenir le travail des camarades dans les différentes structures et particulièrement les CCS, je vais vous parler de la politique d'un CCAS d'une ville de l'ancien Bassin Minier dans le Pas de Calé, 18000 habitants, voisine d'Émbaumont. En Baumont est une ville détenue aujourd'hui par le Rassemblement national et l'ensemble du territoire de la communauté d'agglomération, la 11e circonscription et depuis 2017 le siège de la députée Marine Le Pen.

Nous avons donc un travail militant permanent et ce travail militant permanent nous le menons par la proximité avec nos habitants. Finalement, la tradition du socialisme dans le pas de calé, c'est effectivement comme pour vos territoires, accompagner les personnes pour que dans leur difficultés, elles puissent trouver solution. Les CCAS sont fortement développés.

Nous avons un CCS qui prend en charge l'enfant dès le premier jour et finalement au dernier jour de la vie, le CCS intervient. Donc nous assumons cela. Nous avons un SIAD, nous avons un SAD, nous avons aussi des différentes politiques de soutien à toutes les personnes.

Mais je souhaiterais mettre l'accent sur ce que nous avons développé et nous avons pu le développer notamment grâce à à des programmes européens. Ce sont des programmes de d'accompagnement dans la réussite éducative pour faire en sorte que chaque fois qu'il y a du décrochage scolaire, finalement derrière le décrochage scolaire, il y a pas simplement les résultats de l'école mais aussi toutes des problématiques qui sont les problématiques de l'enfant lui-même qui peut ne pas être très bien de la famille et des questions matérielles qui sont celles du logement et et aussi du travail et de l'absence du revenu dans la famille. Alors avec des villes, une ville anglaise Brighton avec une ville belge Tornout, nous avons échangé et on a vu que dans ces villes, il y avait vraiment des manières d'accompagner les familles quand il y avait de la difficulté scolaire autour de ce que les techniciens de l'éducation appellent les pratiques restauratives.

Ce sont des idées qui sont nées notamment autour de l'univers, notamment de l'emprisonnement et la difficulté du pourquoi effectivement d'arriver à commettre le délit. Derrière tout cela, il y a une histoire, il y a des histoires et tout cela peut s'expliquer et ces pratiques restauratives sont devenues la base même de la politique éducative menée dans la ville. Cela a été plébiscité aussi par l'académie, euh plébiscité aussi par les enseignants et les professeurs.

Dans notre ville, j'ai 10 écoles, il y a aussi trois collèges, il y a aussi un lycée. et de l'école maternelle jusqu'au lycée et bien tous les enseignants en lien avec des équipes que nous avons constitué au CCS avec des financements qui sont venus de la politique de la ville bien sûr on mène comme toutes les villes une action dans les territoires politiques de la ville mais on a souhaité que cette politique de réussite éducative soit partagée dans toute la ville quel que soit le lieu où on a v chaque fois qu'il y a difficultés scolaire nous accompagnons et les personnes que nous avons formé. C'est un collectif de cin ou six personnes attachées au CCS que nous finançons et qui accompagne à la fois les groupe de travail qui se constituent dans les écoles chaque fois qu'il y a problème de rencontrre avec les familles, de soutien des enseignants quand ils rencontrent la difficulté avec les familles et tout cet ensemble donne une véritable communauté collective qui agit pour faire que cela nous donne de la réussite.

Et donc ça veut dire que derrière ce point, chaque fois que nous avons pu intervenir et nous intervenons à peu près sur 200 élèves chaque année, il faut savoir que par exemple quand on est au collège, on le sait tous, si un jeune fait un peu de bêtises, n'est pas au rendez-vous de son parcours scolaire, la sanction c'est l'exclusion. C'est le paradoxe, il est pas dans les clous et on l'exclut. Et donc nous, dès qu'un élève est dans une situation d'exclusion, le collège nous prévient et nos équipe interviennent.

Et alors, nous avons créé les structures qui permettent d'accueillir le jeune, lui faire en sorte qu'il reçoive les devoirs, les cours qu'il risque de louper de fait de son exclusion. Et c'est en même temps la possibilité de créer le dialogue avec lui-même sur ses difficultés personnelles, sur ensuite de voir avec la famille comment et pourquoi on en arrive finalement à un sujet de difficulté. Alors, peut-être ce n'est pas grave, mais ça peut aussi euh cacher un certain nombre d'éléments euh qui sont euh à solutionnés.

Et s'il y a euh des questions de logement, s'il y a des questions d'emploi, alors toute la machine se met en place pour résoudre cela. Chaque fois, on considère que chaque fois qu'on évite le décrochage total, chaque fois qu'on évite aux jeunes de se retrouver à l'école de la rue, c'est-à-dire sous les réverbaires, et bien finalement on gagne la société dans son ensemble gagne puisque moins de décrochage, moins d'école de la rue et forcément à l'arrivée c'est moins de situations qui peuvent être des situations ressenties. comme de l'insécurité pour notre population.

Nous avons une une ville, je sais pas si c'est grâce à cela mais qui apparaît paisible. En tout cas, dans ma ville, je fonctionne sans police municipale. Merci beaucoup.

Nous nous en venons à la fin de cette table rondre. peut-être remercier les différents intervenants. relayer quand même ce que disait Olivier Bianqui tout à l'heure sur le fait qu'il n'y a pas de de politique municipale si il n'y a pas le respect initial de la de la libre administration des collectivités de l'autonomie fiscale et financière et que c'est une autre manière que de nous asphyxier que de nous mettre de ce point de vue-là dans la difficulté maintenant depuis plusieurs plusieurs années.

Merci à vous. On aurait pu aborder bien d'autres innovations territoriales portées par les maères. Bonne bonne soirée.

Merci.