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Conférence de presseÉlysée (sur YouTube)· 8 février 2022 32 minContradictoireActualité / polémiqueDéfenseEurope & internationalÉconomie & entreprisesInstitutions & élections

Conférence de presse du Président Emmanuel Macron et du Président Volodymyr Zelensky.

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 8:01OuverteRéponse directe

    Est-ce que les rencontres ont rapproché la réunion des leaders du format Normandie ?

  • 8:22OuverteRéponse partielle

    Commentaire sur les accords de Minsk suite à la citation du président russe ?

  • 10:03OuverteRéponse directe

    Que signifie la finlandisation de l'Ukraine ?

  • 11:05RelanceRéponse partielle

    Avez-vous obtenu des engagements concrets sur la désescalade avec Poutine ?

  • 12:00OuverteRéponse directe

    Quelle est la première étape des accords de Minsk ?

  • 13:00OuverteRéponse partielle

    Poutine vous a-t-il semblé plus ouvert ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 11:05Ania Nussbaum (Bloomberg)Fait
    « Vous avez dit que la finlandisation de l'Ukraine était une des options sur la table. »
  • 12:00Ania Nussbaum (Bloomberg)Fait
    « Le Kremlin dit qu'il n'y a aucun engagement de la part des Russes de geler les progrès de leur présence militaire près de l'Ukraine. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[ INAUDIBLE ] atteindre les objectifs de la paix en Ukraine et il a fait beaucoup car, justement, le processus de la paix c'est une question clé dans nos pourparlers d'aujourd'hui. [ INAUDIBLE ] d'après le sommet de Paris, nous allons organiser les pourparlers [ INAUDIBLE ] de format de Normandie et donc mettre sur place deux dialogues politiques. Nous avons eu une rencontre très résultative et nous espérons beaucoup de la deuxième rencontre des conseillers le 26 janvier.

Justement, à Berlin, on va continuer les travaux du Sommet. Nous avons déjà connu, avec Monsieur Macron, des problèmes et des menaces d'actualité pour l'Ukraine, pour toute l'Europe et pour le monde entier. Cela exige des approches communes et nous faisons beaucoup pour la réoccupation de nos territoires.

Aujourd'hui, de la part de nos partenaires, c'est justement la nécessité de forces armées de l'Ukraine, ce qui est important pour tous les États de l'Union européenne, la sécurité et le soutien économique, ce qui est important et nous apprécions beaucoup la solidarité avec les autres pays. C'est le cas d'Emmanuel, c'est 1,2 milliard d'aides financières pour l'Ukraine, ce qui peut nous aider à stabiliser notre économie. C'est vraiment puissant pour la résistance économique de l'Ukraine.

Le problème de la participation de la France dans les projets d'infrastructures, c'est important. J'apprécie beaucoup que la France participe au renouvellement des structures de notre pays, à l'amélioration de vie de nos citoyens, surtout à l'est de l'Ukraine. Justement, dans nos actions communes, on réalise par exemple le traitement de l'eau potable à Marioupol et la rénovation des stations de traitement de l'eau à Popasna dans la région de Lougansk, ce qui va améliorer l'eau potable de ses habitants.

Nous avons discuté aussi de projets très importants, ce sont les locomotives d'Alstom pour l'Ukraine. 130 locomotives. C'est la réalisation de la fabrication des navettes pour les gardes-frontières [ INAUDIBLE ].

Justement, c'est la création de la compagnie aérienne nationale d'aviation civile. Nous avons signé justement un accord avec [ INAUDIBLE ] et la Société française de [ INAUDIBLE ]. Nous avons discuté les problèmes du complexe militaire de l'Ukraine et je pense que nous avons eu des pourparlers très résultatifs.

Je remercie beaucoup Emmanuel et je suis persuadé que nos pourparlers vont donner un coup d'avance pour l'avancement de notre pays, pour la sécurité en Europe et pour la sécurité en Ukraine. Je te remercie encore une fois, merci du soutien pour l'Ukraine. Merci.

Merci beaucoup, Monsieur le Président, cher Volodymyr, pour l'accueil aujourd'hui à Kiev, dans ce moment de grande tension autour de votre pays, et merci pour vos mots à l'instant. Depuis la révolution de Maïdan en 2013-2014, l'Ukraine a choisi la voie des réformes et de la démocratie. Ce choix a été fait par le peuple ukrainien qui s'est mobilisé pour cet objectif.

Vous le savez, les Européens accompagnent vos efforts de transformation qui sont aussi une garantie de votre souveraineté. Vous pouvez à cet égard, vous le savez, compter sur notre soutien. Depuis huit ans, l'Ukraine s'est déjà considérablement transformée et ce chemin est résolument, nous en avons parlé l'un et l'autre, un chemin sur lequel il n'y a pas de marche en arrière.

Je veux ici rendre hommage aux manifestants du Maïdan et aux milliers de soldats morts sur le front depuis 2014 pour défendre leur patrie. Ils se battaient pour l'Ukraine et je veux ici éviter toute forme de simplification parfois imposée de l'étranger, parfois à des fins de déstabilisation. Monsieur le Président, cher Volodymyr, je vous l'ai dit tout à l'heure comme je l'ai dit hier publiquement à Moscou, dans le contexte que nous connaissons, le sang froid dont vous faites preuve et dont fait preuve le peuple ukrainien face à la pression militaire qui s'exerce à vos frontières et sur votre territoire, force le respect.

Aux côtés de l'Allemagne, la France est déterminée, Monsieur le Président, à poursuivre inlassablement ses efforts de médiation entre la Russie et l'Ukraine pour mettre fin au conflit. Nous avons eu l'occasion ensemble, avec le président Poutine et à l'époque la chancelière Merkel, de tenir ce qui fut la dernière réunion en format dit de Normandie à Paris, en décembre 2019. Les quatre chefs d'État et de gouvernement du format Normandie étaient parvenus à se mettre d'accord sur des mesures immédiates à mettre en œuvre, en particulier dans le domaine humanitaire.

Le 26 janvier dernier, les quatre pays ont réaffirmé leur engagement à mettre en œuvre les accords de Minsk qui ont vocation à rendre à l'Ukraine son intégrité territoriale et qui tracent le chemin vers la paix. Hier, avec le président Poutine, j'ai longuement évoqué évidemment ce sujet et il s'est lui-même réengagé à respecter les accords de Minsk. Je veux ici vous remercier de m'avoir confirmé à l'instant lors de nos échanges, de manière très claire, votre volonté de mettre en œuvre ces mêmes accords.

C'est cette détermination partagée qui est le seul chemin nous permettant de construire la paix, le seul chemin permettant de construire une solution politique viable. Je veux ici rappeler que la base de l'accord de Minsk de février 2015, son objectif, est entre autres le retour des territoires séparatistes de Donetsk et de Lougansk sous la souveraineté de l'Ukraine et qu'à cet égard, les accords de Minsk sont aussi la meilleure protection de l'intégrité territoriale de l'Ukraine. Sur la base de ce double engagement russe et ukrainien, nous avons désormais la possibilité de faire avancer ces négociations.

Beaucoup de temps a été perdu à s'interroger sur tel ou tel format, sur telle ou telle méthode de négociation. Je crois qu'il est désormais temps que tous les participants à ces négociations s'engagent dans un dialogue de bonne foi. Le chemin est possible et notre volonté, pour ce qui est de l'Allemagne et de la France, est de vous accompagner sur celui-ci.

Je souhaite donc, nous allons continuer de l'évoquer ensemble à nouveau en rentrant dans le détail, que nous puissions de manière très concrète avancer sur les sujets techniques qui restent grâce à votre détermination. Vous m'avez également confirmé votre attachement au cessez le feu et une réunion des conseillers du format Normandie aura lieu ce jeudi à Berlin. Je souhaite qu'elle parvienne à à avancer justement à la fois sur la mise en œuvre des mesures politiques et humanitaires.

Ce processus de règlement doit précisément avancer indépendamment des tensions sur notre continent et de la pression militaire à vos frontières mais, très clairement, en plus de ce processus il y a aujourd'hui une pression militaire inédite, des exercices militaires nouveaux et un risque d'escalade. La Russie, en adoptant cette posture menaçante, a décidé très clairement de mettre la pression sur la communauté internationale. J'ai eu l'occasion hier d'en parler longuement avec le président Poutine.

La démarche que j'ai engagée en me rendant à Moscou et à Kiev vise précisément à restituer collectivement ordre, stabilité et sécurité sur notre continent qui est mis à mal par cette pression militaire croissante. Je crois pour ma part qu'il y a des solutions concrètes et pratiques qui nous permettront d'avancer. Nous avons eu l'occasion de l'évoquer ensemble.

J'ai eu l'occasion de l'évoquer également avec le président Poutine, comme je l'ai fait avec mes partenaires européens et plusieurs de nos amis. Notre volonté, pour les prochaines semaines et les prochains mois, est justement que la situation se stabilise et que nous puissions réengager, par des mécanismes de garantie nouveaux, une désescalade durable. Dans ce contexte, le calme dont on fait preuve, la pondération de toutes les parties prenantes, dans les propos comme dans les actes, sont indispensables.

Vous l'avez compris, le devoir qui est le nôtre pour les jours et les semaines à venir est d'avancer sur ce double chemin. Le premier, la mise en œuvre résolue et méthodique des accords de Minsk, dans le cadre du format Normandie. Le deuxième, le dialogue large, exigeant et innovant qui permettra de construire des garanties communes, nouvelles et de bâtir la sécurité et la stabilité sur notre continent, et de le faire en préservant la sécurité de court terme.

Enfin, le soutien de la France à l'Ukraine passe aussi par le renforcement constant depuis plusieurs années de nos relations. Vous l'avez évoqué, Monsieur le Président, nos relations économiques et financières, dans des domaines multiples comme la sécurité civile et le sanitaire, des domaines comme les infrastructures ou les équipements. Je viens aussi à Kiev, dans ce climat régional que j'évoquais de grande tension, pour marquer la confiance que nous avons dans la résilience de l'Ukraine et de son économie.

C'est pourquoi nous avons décidé de mobiliser près de 1,2 milliard d'euros sous la forme de garanties pour financer des projets supplémentaires, plusieurs ont été signés ou seront signés ce matin, et de montrer ainsi notre confiance dans votre économie, dans les projets, ce qui est un gage de la stabilité de tout le pays. Je terminerai en redisant le respect de la France pour les aspirations du peuple ukrainien et la disponibilité de la France à consolider la souveraineté de l'Ukraine, comme la paix dans toute la région. Je vous remercie, cher Président.

Les journalistes ont la possibilité de poser quelques questions, s'il vous plait. Merci. [ INAUDIBLE ].

Je voudrais poser une petite question à la France. Vous avez rencontré hier le président russe Vladimir Poutine. Aujourd'hui, c'est le président ukrainien Zelensky.

Est-ce que ces rencontres ont rapproché la rencontre des leaders de format de Normandie, leur rencontre réelle ? Et au Président Vladimir Zelensky, je voudrais justement que vous fassiez un commentaire en ce qui concerne les accords de Minsk. Le président russe a utilisé le proverbe " Ça te plaît ou non mais tu dois justement avoir assez de patience, ma belle ".

S'il vous plaît, votre commentaire. Merci pour votre question. Il faut répondre de manière sérieuse à cette question sérieuse.

Je vais répondre peut-être en russe pour que l'auteur de la citation comprenne la réponse. En ce qui concerne les accords de Minsk, " Ça te plaît ou non, mais tu dois avoir assez de patience, ma belle. " Naturellement, il y a des choses dont il est difficile de discuter au sujet du président russe.

L'Ukraine est vraiment " la belle " mais, quand il dit ma belle, ça, c'est un peu trop. Hier, vous avez eu après la rencontre, le soir, est-ce qu'il s'est reposé après le repas du soir, le président ? En ce qui concerne la patience, je considère que l'Ukraine a assez de patience.

Mais c'est la sagesse ! Et c'est important non seulement pour l'Ukraine, mais pour toute l'Europe. Et c'est important pour la Russie, car de notre patience dépend l'escalade.

Nous protégeons notre pays, nous sommes sur notre territoire. Et notre patience influence les provocations quand nous ne répondons pas à toutes sortes de provocations et que nous nous comportons de manière digne. En gros, c'est tout pour répondre à votre question, s'il vous plaît.

Par rapport à votre question, deux choses. La première : les discussions que j'ai pu avoir avec le président Poutine et le Président Zelensky ont permis de progresser sur les voies et moyens de bâtir cette sécurité et cette stabilité dans la région, et de ne pas rester enfermés dans des schémas univoques. Ceci prendra du temps, et doit s'accompagner d'une baisse de la tension en particulier militaire.

Mais rien ne peut remplacer ces discussions en profondeur pour essayer justement de rapprocher les vues et de faire baisser la tension. Les résultats mettront du temps à être produits parce que nous parlons là d'un ordre géopolitique qui a été bâti dès la fin de la Deuxième Guerre mondiale, et de plusieurs décennies de désaccords ou de malentendus. Mais je pense pour ma part utile d'aller en profondeur sur ces échanges, et aussi, comme d'ailleurs les communications des dernières heures ont permis de le faire, de clarifier plusieurs éléments sur les postures et de faire baisser la tension.

La deuxième chose, c'est que j'ai pu, durant ces échanges, obtenir l'engagement très clair et explicite des présidents Poutine et Zelensky de s'engager sur la base stricte des accords de Minsk, et en particulier sur le strict respect de plusieurs procédures qui sont un peu techniques, je n'entrerai pas ici dans le détail, nous en avons parlé l'un et l'autre et j'ai pu en parler avec le président Poutine, qui donneront lieu à des échanges dès aujourd'hui au sein du Groupe de contact tripartite, et, à Berlin, dans la discussion qui se tiendra au niveau de nos sherpas. Les choses doivent continuer d'avancer conformément à une compréhension commune des textes qui ont été signés en 2015, et je pense pour ma part qu'en effet, cet échange rend possible, si nous savons avancer sur ces discussions et la clarification de ces textes, une rencontre dans les prochaines semaines. Tout cela n'est possible que si, collectivement, nous arrivons à ce que le calme, la stabilité et le respect réciproque soient maintenus, ce qui est aussi un des objectifs de ces échanges et de ces visites.

Bonjour, Ania Nussbaum de Bloomberg. Bonjour, Messieurs les Présidents. Monsieur le Président Macron, une question pour vous.

Hier, vous avez dit que la finlandisation de l'Ukraine était une des options sur la table. Qu'entendez-vous par là ? Deuxième question : Vous avez aussi dit avoir obtenu des assurances sur la désescalade de la part du président Poutine, mais d'ores et déjà, le Kremlin dit qu'il n'y a aucun engagement de la part des Russes de geler les progrès de leur présence militaire près de l'Ukraine.

Donc, est-ce que vous avez eu des engagements plus concrets sur cette désescalade, et est-ce que vous êtes peut-être déçu de cette rencontre avec Monsieur Poutine ? Et une question aussi pour le président Zelensky : Quelle est, selon vous, la première étape de l'application des accords de Minsk, et comment est-ce que vous avez trouvé finalement Vladimir Poutine hier, lors de la conférence de presse avec votre homologue français ? Est-ce que vous l'avez trouvé plus ouvert qu'à l'accoutumée ?

Est-ce que ça vous a rendu confiance, ou pas ? Sur votre première question, vos deux questions qui me sont adressées, je veux vraiment être précis : je n'ai utilisé aucune de ces formules, et vous ne m'avez jamais entendu dire le mot que vous avez utilisé pour ce qui est de l'Ukraine. Je n'ai d'ailleurs pas fait de comparaison.

J'ai dit que mettre fin à la politique de portes ouvertes de l'OTAN serait un problème pour plusieurs États européens, dont la Finlande et la Suède par exemple, dont je ne crois pas que la Russie veuille enfermer les perspectives. Mais je pense que comparaison n'est pas raison, et je ne suis jamais entré dans ce type de formule que vous venez d'avoir, je pense que c'est très important d'avoir cette clarification, ni dans des propos tenus avec des journalistes, ni dans la conférence de presse d'hier soir. Je pense qu'il faut ici être très vigilants et très clairs dans la situation que nous connaissons.

Il y a une situation qui est le conflit russo-ukrainien. Cette situation a un cadre, les accords de Minsk et le Format Normandie. C'est le seul !

Et il y a une situation qui s'est dégradée aux frontières par le déploiement de troupes et une tension accrue, avec un processus qui est lié à celle-ci : un échange de lettres entre la Russie et l'OTAN, et la Russie et les États-Unis d'Amérique, dont le cœur de la discussion est la question de l'OTAN. Je sépare les deux sujets à dessein, car ils sont historiquement séparés. La question sous-jacente qui est posée, c'est celle de la sécurité collective, des mesures de transparence, de confiance et de désescalade dans toute la région.

Je dis que cette question ne se réduit pas à la question de l'OTAN et de son extension. Cette question recouvre beaucoup d'autres sujets et des processus de confiance et d'avancées très concrètes. Donc, en la matière, c'est une discussion que j'ai eue hier avec le président Poutine, je pense qu'il nous faut poursuivre le dialogue.

Et nous avons commencé à échanger, j'ai eu aussi un échange très riche avec le Président sur les voies et moyens de faire respecter nos principes et nos valeurs. Mais je le redis ici comme je l'ai dit hier, quelque architecture que nous arrivions à bâtir, quelque ordre nouveau que nous cherchions à mettre en place, ils ne peuvent être que respectueux des principes que nous nous sommes donnés à nous-mêmes il y a 30 ans : le respect de la souveraineté des États, l'intégrité territoriale, le respect des droits. Nous les avons signés, tous les uns et les autres, la Russie, la France, l'ensemble des pays concernés, et donc, cet ordre continue à prévaloir.

Pour ce qui est ensuite de la discussion sur la question plus militaire et sécuritaire, nous avons, comme je l'ai dit très précisément hier, échangé avec le président Poutine. Il m'a dit qu'il ne serait pas à l'origine d'une escalade, et je pense que ça a son importance. J'ai noté ce matin la confirmation des engagements qui étaient pris, puisque le deuxième élément important, c'est qu'il n'y aurait pas de base fixe ni de déploiement d'équipements sensibles en Biélorussie.

Je crois que ça a été confirmé. Voilà ! Pour le reste, nul n'est naïf.

Les déploiements récents sont liés à une situation de tension, et vous ne m'avez pas entendu hier annoncer quoi que ce soit sur ce sujet. Ce sera le fruit d'un processus que nous avons ouvert. Je pense que, comme vous m'avez entendu le dire, il ne faut rien sous-estimer de la tension qu'il y a autour de la situation que nous sommes en train de vivre et de son caractère inédit sous sa forme multiple.

La France, depuis le début de cette crise, n'a jamais tenu de propos excessifs en la matière. Mais, de la même manière, je ne considère pas qu'on puisse régler cette crise par quelques heures de discussion. Nous avons donc cherché, en lien très étroit avec l'ensemble de nos partenaires européens et de nos alliés, à faire respecter nos valeurs, l'importance de la souveraineté et de l'intégrité territoriale dans la région, et à amorcer un nouveau processus.

Mais ce sont les jours, les semaines et peut-être les mois qui viennent qui nous permettront ensemble de le faire progresser. Voilà comment je vois les choses. Merci de votre question.

Je ne suis pas certain de l'avoir bien comprise. S'il vous plaît, je voudrais bien la comprendre. Non, je veux justement demander si j'ai bien compris : si le président de la Russie, pendant la conférence de presse, était ouvert.

C'est bien ce que j'ai compris ? Et en quoi consiste la question ? Á quoi cela est-il lié ?

Quel est votre sentiment ? Est-ce que vous êtes confiant, après la rencontre de ces derniers jours, sur une désescalade ou pas ? Merci, je comprends.

Honnêtement, je vais vous dire : hier, je n'ai pas regardé la conférence de presse, je n'ai pas de temps. Moi, je comprends l'ouverture de tout leader. L'ouverture, c'est bien.

C'est toujours bien si c'est la vérité, si ce n'est pas un jeu. Si c'est l'ouverture sérieuse et la compréhension qu'il y a l'insécurité, que ce n'est pas de la plaisanterie, alors, je pense que c'est positif. Je n'ai pas toujours confiance dans les paroles, car je pense que pour tout politicien, l'ouverture, c'est le cas réel.

Dans notre cas, ce sont les pas vers la désescalade. Et je pense que si cette personne est ouverte pour ça, elle a tout le nécessaire, absolument tout ! Et ce que vous venez de dire : les messages qu'ils ressentent que l'escalade n'est pas le sujet, que c'est la pression, à mon avis, je ne sais pas quel est le sujet en Europe qui pourrait imposer, faire pression sur la Fédération de Russie de manière puissante.

De toute manière, la désoccupation de notre pays, nous ne la constatons pas. Mais je veux revenir aux pas. Les premiers pas, ce que Emmanuel vient de dire, c'est que nous avons une plateforme de discussion, c'est le Format de Normandie.

Nous sommes contents de la rencontre de nos sherpas qui va se réaliser les jours prochains s'il y a cette ouverture. Et justement, je pense qu'on aura la rencontre des leaders. Et là, on pourrait manifester sur le sujet et sur son ouverture.

Les défis, il y en a beaucoup, les appels, il y en a beaucoup. Il y a la standardisation comme vous venez de le dire. Mais la finlandisation de l'Ukraine, je l'entends pour la première fois.

Nous [INAUDIBLE] à personne l'organisation d'un pays ou l'autre. Je pense que tout pays est souverain, et c'est son avantage. Mais en ce qui concerne les mots, les paroles, il n'y a pas longtemps, un camarade de Biélorussie a déclaré que si on a l'escalade de la part de la Russie, tout de suite, ils vont arrêter de livrer l'énergie vers l'Ukraine.

Cette personne a dit ces paroles ! Comment doit-on réagir ? Je vais vous expliquer.

Moi, j'ai demandé les chiffres de l'échange commercial entre nos États, entre l'Ukraine et la Biélorussie. Nous avons 6 milliards de chiffre d'affaires : 1,5 milliard, c'est l'exportation de l'Ukraine et 4,5 milliards, c'est la Biélorussie. Si les pays commencent à réduire le commerce entre eux, qui souffrira ?

Dans ce cas, ce sont tout simplement les citoyens, les gens, qui vont souffrir. Si on veut revenir aux époques préhistoriques, de toute manière, ce sont les politiciens qui décident et leurs populations qui souffrent. Et justement, de cette perte de 6 milliards, ce n'est pas l'Ukraine qui va gagner.

Donc, dans ce cas, les pas concrets, les pas ouverts, c'est mieux que les paroles. Merci. Merci, le temps de parole est terminé, mais on continue la manifestation et on commence la cérémonie de la signature des documents bilatéraux.

Le président de la société Ukrzaliznytsia, Oleksander Kamyshyn, et le président de Alstom, Henri Poupart-Lafarge, signent le mémorandum de la compréhension des intentions entre la société Ukrzaliznytsia et la société Alstom. Monsieur Oleksander Kamyshyn, Président du Conseil d'administration d'Ukrzaliznytsia et Monsieur Henri Poupart-Lafarge, Président directeur général d'Alstom, signent un protocole d'accord entre la société Alstom et Ukrzaliznytsia. La cérémonie de signature des documents bilatéraux est terminée.

Nous vous remercions beaucoup.