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InterviewRMC — Face à Face (sur Podcast)· 21 mai 2020 6 minComplaisantActualité / polémiqueSanté

Témoin RMC : Jacques Battistoni - 21/05

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:26OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'on peut commencer à souffler ou faut rester prudent ?

  • 0:44FerméeRéponse directe

    Vous êtes inquiet ?

  • 0:58OuverteRéponse directe

    Les premiers résultats du déconfinement, on pourra les mesurer dans 8-10 jours ?

  • 1:28OuverteRéponse directe

    À l'étranger, c'est plutôt encourageant pour l'instant, non ?

  • 1:59OuverteRéponse directe

    Est-ce que porter un masque dans l'hypercentre de Strasbourg est une bonne chose ?

  • 2:38OuverteRéponse directe

    Faire porter le masque aux enfants à partir de six ans, ça vous paraît une bonne chose ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:17PrésentateurFait
    « « Attention, le virus est toujours là, il faut rester prudent, ne pas se relâcher » »
  • 0:30InvitéFait
    « Je crois qu'il ne faut pas se relâcher pour l'instant. »
  • 1:08InvitéFait
    « On devra avoir les premières indications, mais premières seulement. »
  • 1:32InvitéFait
    « aujourd'hui on n'a pas de pays où on est véritablement une deuxième vague forte qui soit réapparue. »
  • 2:08InvitéFait
    « Nous l'avons demandé au gouvernement. Nous l'avons dit au gouvernement, dans l'espace public, le masque est vraiment la meilleure solution pour éviter la contamination. »
  • 3:09InvitéFait
    « Le coronavirus est présent parce que la quasi-totalité des patients viennent en consultation en portant un masque. »
  • 5:29InvitéFait
    « Je dirais que c'est enfin le moment où on commence à voir qu'on a à peu près à disposition ce dont on a besoin. »

Temps de parole

  • Invité54 %
  • Présentateur46 %

1,7 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Vous écoutez RMC. Le docteur Jacques Battistoni sur RMC ce matin. Bonjour docteur. Bonjour. Merci d'être avec nous. Vous êtes président du syndicat de généralistes MG France. Vous êtes vous-même médecin généraliste à Caen. Quand vous entendez la phrase d'Emmanuel Macron qui nous dit « Attention, le virus est toujours là, il faut rester prudent, ne pas se relâcher », c'est le message que vous voulez faire passer ce matin ou est-ce qu'on peut commencer quand même à souffler et à se dire que c'est un peu derrière nous ?

0:30
Invité

Je crois qu'il ne faut pas se relâcher pour l'instant. On n'a aucun moyen de mesurer, savoir si le virus est en train de diminuer vraiment, si sa diffusion a cessé. On ne mesure que les effets du confinement pour l'instant. Donc il faut être extrêmement prudent pour l'instant.

0:44
Présentateur

Vous êtes inquiet ?

0:46
Invité

Je ne suis pas inquiet, je suis vigilant. Je suis très attentif à ce qui se passe. J'attends avec beaucoup d'altérêt et presque d'impatience les premiers résultats. Mais il faut être patient, ce n'est pas aujourd'hui qu'on les aura.

0:58
Présentateur

Les premiers résultats, vous pensez aussi au décalage avec le début du déconfinement ? C'est-à-dire les premiers résultats de ce déconfinement, on pourra les mesurer dans 8-10 jours ?

1:08
Invité

À peu près, oui. Rappelez-vous la première phase. Quand on a fait la phase épidémique où on s'est confiné, à ce moment-là on a dit aux gens, il va falloir attendre 2-3 semaines pour savoir si la politique qu'on met en place va être efficace. Et là, c'est la même chose. On va devoir attendre à peu près la fin de la semaine prochaine. On devra avoir les premières indications, mais premières seulement.

1:28
Présentateur

Et quand on regarde à l'étranger, c'est plutôt encourageant pour l'instant, non ?

1:32
Invité

Oui, parce qu'aujourd'hui on n'a pas de pays où on est véritablement une deuxième vague forte qui soit réapparue. On voit que les pays commencent à relâcher un petit peu la pression et que ça se passe bien. Donc on espère que ça va être la même chose. Mais voilà. Je suis très attentif aussi aux mesures sur les masques qui ont été annoncées, qui me paraissent tout à fait utiles.

1:50
Présentateur

Alors quand vous entendiez effectivement à l'instant Quentin Vinet qui nous disait que certaines villes comme Strasbourg avaient pris un arrêté, à partir d'aujourd'hui il faudra porter un masque dans l'hypercentre de Strasbourg. Est-ce que vous, médecin, de votre point de vue justement, vous vous dites que c'est une bonne chose ? Est-ce que d'autres villes auraient dû le faire ? Est-ce qu'on aurait dû le généraliser ?

2:08
Invité

Nous l'avons demandé au gouvernement. Nous l'avons dit au gouvernement, dans l'espace public, le masque est vraiment la meilleure solution pour éviter la contamination. Donc nous demandons, et nous continuons à le demander, que dans toutes les villes, dans tous les endroits où il n'est pas possible de respecter une distance de sécurité, d'un mètre, un mètre cinquante, il faut pouvoir porter le masque. C'est absolument nécessaire.

2:28
Présentateur

Quand vous voyez qu'en Espagne, ils le font porter, y compris à des enfants à partir de six ans, même ça, ça vous paraît être quand même une bonne chose si on arrive à leur faire porter ?

2:38
Invité

Oui. Le seul endroit où vous n'avez pas besoin de porter un masque, c'est à partir du moment où vous avez de la place, où vous pouvez, pour vous croiser quelqu'un, mettre quelques mètres entre lui et vous. Mais dès lors que vous êtes dans un magasin, sur un trottoir fréquenté, dans un lieu public, dans un restaurant, plus tard, éventuellement, il faudra effectivement porter un masque.

2:55
Présentateur

Qu'est-ce que vous constatez chez les patients qui viennent à votre cabinet ? Est-ce que le coronavirus est toujours présent au quotidien ?

3:04
Invité

Il est toujours présent dans toutes les conversations. Il n'y a pas de consultation dans lesquelles on n'en parle pas. Le coronavirus est présent parce que la quasi-totalité des patients viennent en consultation en portant un masque. Et je crois que là, ça montre bien quand même que les Français ont saisi l'importance à la fois de l'infection, mais aussi de la nécessité de se protéger. On en parle tout le temps.

3:25
Présentateur

Est-ce que vous vous dites que, malgré tout, on peut progressivement retrouver une vie sociale ? Parce qu'on parle beaucoup de ce qui se passe dans l'espace public, dans la rue, la question des masques, la question des magasins, les contacts dans les transports publics. Est-ce que progressivement, on le sait bien, au début, Edouard Philippe nous avait dit qu'il ne faut pas de rassemblement de plus de 10 personnes. Et puis finalement, cette limitation, elle a volé en éclats. Quel est le conseil que vous pouvez donner à ceux qui nous écoutent, justement à la veille de ce long week-end de pont ? Est-ce que ce week-end, on peut se retrouver en famille ?

Est-ce qu'on peut quand même faire des grandes tablées ?

4:02
Invité

J'ai envie de dire, retrouvons-nous, mais commençons quand même prudemment et progressivement. Est-ce qu'on a besoin de se retrouver à 30 ? Je pense que retrouver sa famille, c'est déjà retrouver des petits groupes et puis se voir plusieurs fois, peut-être, plutôt que de faire un grand groupe. On voit bien quelques clusters. Vous savez, ces lieux où il y a plusieurs cas groupés, ces foyers d'infection, ces foyers d'infection étaient autour de rassemblements familiaux. Donc prudence, attention, je crois que la limite de 10, elle n'est quand même pas bête, pas idiote.

4:30
Présentateur

Beaucoup de nouveaux cas dans le monde, pour le coup. Je voudrais simplement savoir si vous avez commencé à regarder ces questions. On parle de l'Amérique du Sud qui pourrait être une véritable bombe parce que de nombreux cas commencent à être décelés. Quel regard vous portez là-dessus ?

4:45
Invité

Les politiques dans différents pays sont parfois extrêmement différentes. En Amérique du Sud, clairement, si ça ne se passe pas bien, c'est possible parce qu'il y a une incohérence totale entre la politique décrétée par les gouvernements provinciaux, enfin des États, parce que c'est des États, et le gouvernement central. C'est un petit peu la même chose en Amérique du Nord, ou aux USA, avec la politique qui est menée par le président.

5:08
Présentateur

Docteur, encore un mot. On a beaucoup parlé au début de la question de la pénurie, des masques, mais aussi la crainte de pénurie de médicaments. Est-ce qu'au moment où on se parle aujourd'hui, vous estimez que vous avez tout ce qu'il vous faut ? Est-ce qu'il y a des choses qui vous manquent ? Est-ce qu'il y a des choses qui manquent à vos patients quand vous les envoyez à la pharmacie ? Ou est-ce que ça y est, tout est sous contrôle ?

5:29
Invité

Je dirais que c'est enfin le moment où on commence à voir qu'on a à peu près à disposition ce dont on a besoin. Au début de l'épidémie, on n'a pas eu la possibilité de prescrire des masques à nos patients. Aujourd'hui, on peut le faire. Ça a toujours été vraiment extrêmement important. Je dirais que je regrette que ce n'ait pas été le cas au moment de l'épidémie, au moment où on aurait dû pouvoir à la fois nous protéger nous-mêmes, mais aussi protéger nos patients.

5:51
Présentateur

Merci beaucoup. Merci docteur Jacques Battistoni, qui nous dit de rester encore extrêmement prudent. Merci.

5:58
Locuteur

Merci. Merci.