"Effort" des Français, TVA sociale... Les propositions de François Bayrou sur le budget 2026
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
François Bairou, le premier ministre était donc l'invité ce matin de BFM TV et des RMC. Il répondait aux questions d'Apoline de Malerbe. Le chef du gouvernement a donné ses objectifs et son calendrier.
Rien de neuf sous le soleil mais les Français sont prévenus. Ils devront tous faire des efforts. Au début du mois de juillet, avant le 14 juillet, le gouvernement proposera aux Français de manière transparente, c'est sans précédent.
D'habitude, les budgets, ça se fait au mois de septembre, au début octobre. C'est là que le Parlement fait sa rentrée et qu'on rencontre les débats habituels sur le budget. Nous avons décidé de prendre de l'avance sur ce calendrier pour que tout le pays réfléchisse à la situation dans laquelle on se trouve.
On ne peut pas en rester là. Je sais pas si si tout le monde entend ce que je dis. Il est il serait irresponsable, il serait scandaleux et il serait une traîrise de l'intérêt du pays.
Que on en reste à la situation actuelle. François Baou sur BFM TV RMC ce matin avec Pauline de Malerme. Antoine Armand, bonsoir ancien ministre de l'économie.
Un effort des Français, ça sent les impôts. Non. Oui, quand on utilise cette expression, en général, c'est mauvais signe.
Voilà. Euh moi je suis élu à NC. Quand sur le marché d' NC euh les gens entendent qu'il faut tous faire un effort, ils ont quand même le sentiment que c'est pas eux majoritairement qui ont créé la dette pays, euh qui ont créé notre incapacité à tenir la masse salariale du pays et qui ont créé les dépenses sociales sans précédent qui explosent.
Oui, ils en sont bénéficiaires. Oui, les taxis qui manifestent aujourd'hui sont rémunérés par la sécurité sociale et ça permet quand vous avez une consultation, quand vous avez un soin de vous rendre à l'hôpital parfois gratuitement ou pour très peu d'argent payer pour la sécurité. Donc faire des économies, ça touche tout le monde.
Maintenant si la première chose qu'on met sur la table, c'est une un impôt sur la consommation ou un impôt sur les Français qui travaillent par la TVA sociale dans le pays qui taxe le plus au monde, j'ai tendance à dire qu'on n'est pas absolument sur la bonne route. C'est là vous auriez aimé que le premier ministre commence par dire voilà nous on va faire telle économie dans tel secteur et puis ensuite on verra si les Français doivent aussi participer à cet effort. Ce que j'apprécie c'est que François Baï a posé les termes comme premier ministre. ce serait une traîrise de ne pas baisser les dépenses publiques et de ne pas réduire le déficit.
Il a annoncé depuis vous êtes sur objectif plus semaine 40 milliards d'économie. Ben, il reste plus qu'à passer aux travaux pratiques comme on disait en cours de physique. Donc je suis malheureusement bien placé pour vous dire que c'est difficile de faire des économies en France.
Il reste très évasif sur comme tout, pardon, je vous fais part de ma modeste expérience. Vous restez évasif le plus longtemps possible parce que dès que vous mettez un exemple d'économie sur la table, vous avez forcément des bénéficiaires, des gens qui sont concernés et qui disent c'est pas juste depuis des années pas une bonne idée. C'est pour ça qu'on fait pas d'économie.
Sauf que là et le rapport de la cour des comptes l'a rappelé, c'est pas seulement le fait que notre déficit dérape, c'est pas seulement qu'on a de la dette. C'est qu'on est arrivé à un tel niveau que certains organismes de sécurité sociale pourraient ne même plus réussir à emprunter pour financer notre déficit. Si ça ça nous alerte pas.
Si ça bien sûr l'heure est grave. Laurent Baumel c'est un discours de vérité. Bonsoir vous êtes député socialiste apparenté.
On risque de vous surprendre. Je suis d'accord avec vous sur un point c'est qu'effectivement dès qu'on met une économie sur la table il y a une levée de bouclier parce que comme vous l'avez dit ces économies sont des dépenses sociales qui participent dans notre modèle social. Donc il y a des catégories de Français qui se sentent bénéficiaires de cette dépense publique et qui du coup se mobilisent par peur qu'elle disparaisse.
Et du coup, ça réinterroge en fait la la question, c'est que le point aveugle dans le discours de de François Berou et et c'était le cas dans le gouvernement que dans lequel vous avez été ministre de l'économie, c'est que on ne met jamais en cause le sujet central qui est que depuis une dizaine d'années, il y a eu des baisses extrêmement importantes de recettes fiscales et que ces baissés, ces baisses de recettes fiscales, elles sont dues à des politiques de défiscalisation des plus riches et des plus aisés. Donc je dis pas qu'il faut tout euh rétablir, comment mais ne jamais se poser cette questionlà dans l'approche budgétaire, c'est donc il faut augmenter les impôts de certains. Bah oui.
Alors je préférerais Moi, je suis d'accord pour qu'il y ait une part de d'augmentation de recettes dans le pays où les problements obligatoires atteign. Un, je suis d'accord et on est d'accord pour dire qu'il y a une question de déficit, on le ni pas de on considère qu'il y a un volet recette non négligeable à activer pour réser jamais du volet dépense. Mais je parle non, d'autres ne font que ça.
Donc oui, mais vous vous le faites jamais. Mais encore faut-il expliciter les dépenses si c'est l'idée le remboursement de médicaments, c'est non. Donc il faut on ne touche pas aux dépenses.
Je dis pas qu'on touche pas aux dépenses. Je dis pas par exemple, vous pourriez nous donner un exemple que le de dépenses que le Parti socialiste est prêt à baisser parce que il se trouve qu'entre les deux budgets, vous avez demandé à ce qui est 12 milliards de dépenses supplémentaires qui soient faits. Ça a été le prix de la censure que euh les Français ont payé.
Peut-être juste un exemple de dépenses publiques qui touche forcément nos concitoyens parce que c'est de la dépense publique que le Parti socialiste serait prêt à endosser. Juste un. Bah, il y a des dépenses fiscales par exemple, c'est de la dépense publique.
Non, les dépenses fiscales, ça veut dire que vous voulez augmenter les impôts, que vous voulez réduire les les réductions d'impôts. Juste une dépense sociale de santé dans la masse salariale de l'État. une seule et moi c'estàd que si vous reveniez au pouvoir, il n'y aurait pas de baisse de dépenses.
Je dis pas ça, je dis que avant de considérer des baisses de dépenses qui sont toutes douloureuses et toutes compliqué, on pourrait peut-être aussi s'interroger sur les 60 milliards de baisses de recettes qui ont été consentis chaque année. Et là, on a fait des propositions. Par exemple, on a voté dans la niche parlementaire des écologistes, la taxe Zucman qui est une petite taxe sur le patrimoine qui pourrait ramener 10 à 12 milliards d'euros par an dans le budget de l'État. ce serait déjà un premier effort qui permettrait de se poser certaines questions.
Colè, chers collègues, on est le pays qui taxe le plus au monde et qui dépense le plus au monde. Soit vous considérez qu'il y a aucun problème sur la dépense publique et on appartient pas à la même planète, soit vous êtes d'accord avec moi pour dire qu'il faut faire des économies et vous êtes capable comme parti de gouvernement d'en nommer au moins une. Est-ce que finalement vous avez privilégié les les classes plus ais ?
Je suis quand même impressionné par le fait que même pas une économie, pas un exemple d'économie ne peut être donné ce retour impressionné par votre incapacité durable à accepter de remettre en cause la moindre baisse fiscale consentie depuis 10 ans par le par le président Macron. C'est un tabsolu. C'est un tabou absolu dans nous sommes le pays qui taxe le plus au monde.
Si la solution venait des impôts, est-ce que vous cro est-ce que vous croyez vraiment qu'on serait le pays quasiment le plus endetté de l'Union européenne ? Franchement ça vous ça vous traverse pas l'esprit que peut-être l'esprit c'est que les 4000 contribuables qui ont un patrimoine supérieur à 100 millions d'euros peuvent payer vous prenez les dépenses publiqu pardon pardonnez-moi mais vous prenez les dépenses publiques, elles ont augmenté de 63 milliards en 2024 on se dit quand même mais alors qu' on savait déjà que la situation elle était très difficile. Aujourd'hui on dit qu'elle est hors de contrôle mais on savait déjà que la situation des finances publiques de la France était très difficile.
On se dit mais pourquoi on continue à dépenser toujours autant de l'argent qu'on a pas l'argent qu'on a pas il en a il a 6 dessus le premier minist 10 % de plus c'est qu'il a dit c'est vrai pardon mais vous avez la réponse sur ce plateau parce que vous avez la moitié de l'hémicycle qui refuse de même évoquer une mais vous étiez aux affaires excusez-moi Emmanuel Macron est président depuis 8 ans, vous avez été député de la majorité vous étiez même ministre de l'économie donc c'est difficile aujourd'hui de faire le procès de la gauche. Attendez puisque vous puisque vous m'interpellez personnellement, je vais vous répondre très simplement. J'étais dans j'étais dans le gouvernement de Michel Barnier.
On a proposé 60 milliards d'économies, on s'est fait censurer par la gauche et le RN qui a 10 milliards les dépenses. Pendant 5 ans, pendant 5 ans, vous avez la majorité absolue budget pendant 5 ans. Je veux bien non parce que j'étais pas député, j'étais pas député avant 2022.
Donc si vous voulez qu'on aille làdedans d'accord donc vous ne pouvez pas à un moment donné aussi faire un peu un devoir d'inventaire un droit d'inventaire en disant voilà effectivement on aurait dû faire ces économies avant et pas qu'est- qu'on est en train de faire on est en train d'en parler simplement je constate qu'il y a qu'une seule personne sur tout ce plateau qui parle d'économie et que visiblement personne ne veut aborder le fait qu'on dépense trop juste est-ce qu'on peut se rendre compte de la dimension lunaire qu'on a dans la discussion personne n'ose faire une proposition d'économie je le constat et vous alors c'est laquelle votre proposition j'en ai fait plusieurs quand j'étais ministre, je reprends celle du transport sanitaire sur lequel nous devrions aller plus loin. Je reprends un certain nombre de propositions que nous avions fait sur les opérateurs sur la capacité à tenir l'objectif national d'assurance maladie qui à la demande du Parti socialiste a été réhaussé de plusieurs milliards d'euros et je pourrais vous en donner beaucoup d'autres puisque j'ai justement présenté un budget d'économie. Je constate que pour le moment sur ce plateau, personne d'autre ne le fait.
Laurent Nane, pourquoi François Bairou annonce un plan avant le 14 juillet alors que le budget, ça se discute plutôt à l'automne ? Ah, j'ai eu peur. J'ai cru que vous allez me demander quelles économies faire.
Là, pour le coup, me pose une question extrêmement facile. Il fait ça tout simplement parce qu'il a pas de majorité à l'assemblée et donc toutes les économies qu'il va proposer ou tous les impôts qu'il va proposer d'augmenter n'ont aucune chance d'être validé par l'Assemblée nationale. Donc, qu'est-ce qu'il fait ?
Bah, il vient ce matin sur l'antenne de BFM TV faire 1h3 de de pédagogie de prise de conscience comme il dit jamais sans les Français. Et il dit au Français euh c'est à vous d'en décider sous-entendu parce que à l'Assemblée ils ne décideront pas. Et donc du coup, il veut tordre le bras d'Emmanuel Macron, je sais pas s'il parviendra d'ailleurs pour obtenir un référendum sur une loi fiscale sur le budget.
Euh et vous croyez que les Français vont dire oui un référendum qui leur demande au contraire de se serrer la ceinture ? C'est une bonne question. Je un référendum sur l'ustérité.
Et d'ailleurs euh si euh je sais pas, j'ai je l'impression que la réponse sera plutôt non. Mais je me trompe peut-être hein. Ça dépend ce qu'il y a dans le budget.
Moi je demande à voir, je suis comme Saint Thomas. Il se trouve que François Baou va dire entre le 1er et le 14 juillet, voilà ce que je vous propose et pas pour l'année 2026 si j'ai bien compris, jusqu'en 2029 et peut-être même jusqu'en 2030. Je parle sous le contrôle d'Edvig, mais ça veut dire qu'il devrait proposer 200 milliards. 200 milliards puisqu'on va jusqu'en 2030.
C'est énorme, c'est massif, c'est colossal. Évidemment que personne peut peut accepter ça. Donc il va y avoir une discussion qui va être entamée, j'imagine.
Et ce matin, soyons honnête, la seule piste qu'il a évoqué, la seule, c'est la TVA sociale. Oui. Qui n'est pas une économie en soit.
On a aucune économie. On est une hausse d'impôt. Qui est une hausse d'impôt.
Exactement. Voilà. Donc et et TVA social qui a déjà été expérimenté à l'époque de Nicolas SarkoZi en 2012 et qui avait été abolie si ma mémoire est bonne euh par la TVA sociale c'est une augmentation de taxe hein c'est une augmentation d'impôt on soci que c'est que la TVA sociale ah c'est fait justement ça c'est ça va être le travail de Maeva voilà qui va nous l'expliquer parce qu'elle avait été mise en place en 2012 par Nicolas Sarkozi abrogé par François Holland on va en discuter Maeva mais de quoi s'agit-il alors et bien la la TVA sociale c'est en en fait une mesure qui consiste à augmenter la TVA, la taxe sur la valeur ajoutée qu'on paye en fait sur à peu près tout ce qu'on achète pour en affecter une fraction au financement de la sécurité sociale et en échange et bien ça permet de baisser les cotisations prélevées sur le travail, les cotisations patronales voire salariales.
En d'autres thèmes, en d'autres termes, une partie du financement de notre système de santé reposerait non plus sur les entreprises et les salariés, mais plutôt sur les consommateurs. Et là, on a bien sûr ceux qui sont pour, ceux qui sont contre. Évidemment, il y a d'abord les pour, les organisations d'employeurs, mais aussi certains économistes.
Ils estiment que la baisse de ces cotisations sociales permettrait en fait d'alléger le coût du travail, de gagner en compétitivité mais aussi d'augmenter les salaires. Et puis on estime aussi que la hausse d'un point de la TVA permettrait de rapporter environ 10 milliards d'euros par an à l'État. Ce serait donc assez assez considérable.
À l'inverse, il y a aussi ceux qui sont contre les syndicats mais aussi la gauche. Il juge cette mesure injuste. Pourquoi ?
Et bien parce qu'elle toucherait tous les consommateurs sans distinction de revenus. Et puis il redoute aussi que la hausse de la TVA se répercute sur les prix des produits et donc que cela ait un effet négatif sur la consommation. Alors cette TV associale Rambo vous voterez contre si jamais ça se présente mais mais évidemment moi je trouve absolument absurde de se dire on va toucher tout le monde y compris donc les Français les plus modestes ce qui qui qui gagnent le SMIC parce que la TVA c'est eux qui sont le plus touchés proportionnellement à leur revenus.
Ça tout le monde le comprend bien. Bon, plutôt que de consentir à mettre une petite taxe de 2 % maximum sur 0,01 % des Français, 4000 contribuables qui qui qui ont plus de 2 millions d'euros 10 millions d'euros de 100 log et avec un même le même rendement. Laurent, la logique c'est qu'aujourd'hui tout repose sur le travail et que pourquoi ne pas faire reposer une partie justement du système social français sur la consommation.
D'autant plus que si c'est pour consommer des produits étrangers, c'est ça rapporte pas grand-chose à la France. Mais la consommation de qui on parle quand vous faites une hausse de TVA, ça sera pas sur les les ça sera pas sur les biens de première nécessité. On peut mettre des gardes de fous.
J'en sais rien ça. J'en sais rien. Des gardes de fou comme ça existent avec le taux actuel de TVA.
Vous savez bien qu'il y a plusieurs taux de TVA. D'accord. Donc si à l'arrivée l'idée c'est qu'on va taxer entre guillemets les plus riches en mettant des surcroit de TVA sur les produits de luxe, autant autant franchement s'attaquer parce que derrière au patrimoine et au revenus, c'est plus simple.
Oui. Mais en même temps la PVA sociale, vous le savez bien, c'est que ce qui peut permettre justement de faire que les un salarié soit mieux payé. C'est c'est un des objectifs que ça peut obtenir.
Il y a il y en a plusieurs hein, c'est aussi puisque vous avez la TVA pour les entreprises, enfin la les cotisation sociale pour les entreprises, les cotisation sociales pour les salariés. L'idée c'est de faire que il faut que les gens travaillent plus. Il y a un taux d'emploi qui est insuffisant.
Si on y travaillait plus, à ce moment-là, ça dégagerait plus de recettes. À ce moment-là, on pourrait revenir à un équilibre de finances publiques. C'est toujours ça la la la mécanique est derrière.
Après vous vous retrouvez avec des salariés puisque tout repose sur les salariés le financement de la protection sociale qui ont une telle différence entre le salaire brut et le salaire net qu'il faut absolument trouver un moyen, enfin en tous les cas c'est le raisonnement de ces des économistes et visiblement du premier ministre, c'est d'augmenter le salaire net d'un salarié pour que un il a plus envie de travailler et de que ça lui rapporte plus de pouvoir d'achat. C'est ça la logique, vous voyez, c'est pas uniquement pour euh taxer plus les consommateurs. C'est une des logiques.
Moi, j'avais cru comprendre euh que ce matin François Baou nous disait "Il y a un mur de la dette, il faut donc trouver ou des impôts en plus ou des dépenses en moins pour réduire la dette." La TVA sociale, c'est pas tout à fait ça. La TVA sociale, c'est on transfert pour que on rapproche le salaire brut du salaire net.
Et deuxièmement, il y a quand même une préoccupation de beaucoup de Français quand même. Mais oui, parce que derrière il y a toute la logique économique et sociale. Voilà.
Voilà. Et dernière chose euh donc c'est peut-être deux dossiers différents en fait ces deux choses. C'est deux sujets différents.
On mélange un peu là. Ça dépend de combien de points vous l'augmentez. Si vous l'augmentez d'un point, bah c'est juste un impôt de plus.
Mais si vous l'augmentez de 3 4 points pour faire baisser effectivement les cotisations, là c'est un autre mode de financement de faire. Antoine Armand, vous êtes pour la TVA socioe. Je pense que tout a été dit.
C'est pas du tout une manière de réduire, enfin j'espère pas dans l'esprit du premier ministre une manière de réduire les déficits. D'abord, ça a été expliqué tout à l'heure, il y a différents taux de TVA. Si on applique la TVA supplémentaire la taxe sur les produits de première nécessité pour des gens qui en payent plus alors qu'ils ont des revenus plus modestes, c'est totalement inacceptable.
La deuxième chose, si on s'en sert pour réduire les déficits, on continue juste qu'on a fait depuis 50 ans. C'est-à-dire qu'au lieu de réduire nos dépenses, on augmente les impôts et puis on considère pas l'autre. Faut faire des économies, rendre du pouvoir d'achat au français. le dossier ensuite.
Oui, enfin pour le moment pour le moment on a du mal je veux dire vous vous parliez de faire amende honorable tout à l'heure si vous voulez qu'on fasse amende honorable un sujet sur lequel pardon je parle sous votre contrôle mais il y a déjà près plus d'un quart de nos dépenses de sécurité sociale qui vont fin des retraites qui non mais qui sont financés par l'impôt qui sont déjà financés par l'impôt. En fait, c'est ce que vous disiez tout à l'heure aussi, nous ne travaillons pas assez collectivement en France tout au long de la vie. Euh je veux pas rallumer tous les sujets brûlants d'un coup mais tout au long de la vie pour que les cotisations et on peut d'ailleurs avoir le débat que vous avez souligné tout à l'heure qui est pertinent sur les cotisations, l'équilibre de financement du modèle social à tel point que les impôts qui sont censés financer les services publics, les routes, l'école se trouvent à financer la sécurité sociale tellement on manque de recettes parce que les dépenses ne font qu'augmenter.
Ensuite le débat économique, lui il est très juste. Aujourd'hui, le travail c'est ce qui est le plus taxé. Il est plus taxé que le capital, il est plus taxé que l'héritage, donc il est plus taxé que la consommation.
Et au fond, c'est ce qui provoque la que les retraites il est voulez pas toucher, c'est ce qui provoque le plus vou ni toucher au capital, ni aux retraites, ni au succession. J'y viens. C'est ce qui c'est ce qui provoque le plus de crise passion et de mécontentement, voir de crise sociale vis-à-vis des gens qui travaillent et qui gagnent pas correctement qui arrivent pas à se loger.
Donc si les partenaires sociaux parce que c'est d'abord du paritarisme quand on parle des cotisations qui sont contre la TV sont capables autour de la table de de proposer un transfert d'une cotisation vers une partie d'impôt avec l'aval du gouvernement. Pourquoi pas ? Alorson est ben on va continuer d'en discuter justement puisque le premier ministre François Bairou euh annonce que tous les Français devront faire un effort.
Le calendrier sera donné début juillet mais quels efforts ? Quelles sont les pistes de réflexion du gouvernement pour faire des économies ? On continue la discussion dans un instant.
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A mer. Voilà, on continue notre discussion sur le plateau de BFM story sur le cap qu'a donné ce matin le premier ministre François Bairou sur la manière dont la France devrait faire des efforts. Enfin, la France, les Français devront tous faire des efforts et le premier ministre de rappeler face à à Pauline de Malerve ce matin une règle simple.
Tout le monde va devoir faire des efforts. La situation du pays, vous avez utilisé les mots qui ont été utilisés hier, hier lundi par la Cour des comptes. La Cour des comptes par d'une situation qui est hors de contrôle.
La Cour des comptes sur la situation de la sécurité sociale dit c'est aujourd'hui hors de contrôle. Les dépenses dérapent. Je vais vous dire une règle simple.
Un pays comme le nôtre ne devrait pas pouvoir dépenser plus que la croissance. cette règle là. Nous ne pouvons pas dépenser plus que ce qui rentre dans les caisses.
Nous ne pouvons pas avoir une croissance des dépenses plus grande que la croissance des recettes. Et ceci est une est une orientation élémentaire de bon sens que chaque famille et que chaque entreprise a en tête au moment où l'année commence. Edvig, depuis quand la France dépense plus que le produit de sa croissance ?
Euh alors là ça fait 1976 ans depuis bar. Donc la règle que voudrait mettre en place, on n'applique pas depuis Raymond Bar, grosso modo à une exception depuis les années 70, depuis la fin des tr glorieuses. Oui, il y a une exception.
Euh bah oui, c'est-à-dire qu'on est tous, on voit bien que on est une incapacité quand même. Mais pardon, quand je regarde les États-Unis, par exemple, quand je regarde la première puissance économique du monde, elle est aussi très endettée. Bah, est-ce que c'est un problème ?
Ah bah, c'est la grande question. une bataille d'économie, il y a certains qui disent et une bataille politique hein, aussi de dire finalement c'est ce que dit Jean-Luc Mélenchon, on n'a pas besoin mais pourquoi on veut absolument rembourser la dette ? Euh euh non, il y a il y a un poids quand même qui est important.
Tant qu'on nous prête de l'argent, tant qu'on nous prête de l'argent, on prête de l'argent à la France, même si parfois ça en ce moment, en tous les cas, c'est ce qu'avait l'air de dire Pierre Moscouvici, euh les finances deviennent un peu hors de contrôle et là là, il y a un risque notamment sur sur l'aspect social. Ce qu'il y a, c'est qu'il faut quand même rembourser cette dette et c'est là où ça quand même ça de les intérêts la dette. les intérêts de la dette et c'est là où ça devient vraiment difficile, c'est que les intérêts de la dette c'est au-delà ça va devenir le premier poste, c'est le budget de l'éducation nationale.
Oui, c'est le budget aujourd'hui mais ça va devenir le premier autant pour rembourser les intérêts que pour nos enfants. Exactement que de payer les professeurs et de ce qui leur manque. Alors, j'ai trouvé intéressant la réflexion sur est-ce qu'on dépense plus que la croissance.
Il faut quand même aussi avoir en tête que les dépenses contribuent à la croissance. Ça joue les bonnes dépenses la bonne dette et la mauvaise dette. C'est à chaque fois on dit c'est comme le cholestérol.
La dette c'est comment on finance les dépenses publiques euh sont des territoire ça structure les infrastructures entre ça voilà c'est du pouvoir d'achat aussi qui descend ensuite chez les gens qui contribue au moteur de la moteur de la consommation qui est quand même quand c'est de la dépense bureaucratique c'estàd que quand on s'aperçoit par exemple qu'à l'hôpital il y a plus administratif que chez nos voisins administration on surestime la ce que ça représente comme potentiel d'économie Ouais. Voilà. Et c'est pour ça que moi je je répète très honnêtement, je crois que la droite française se fait des nœuds dans la tête et s'est mis dans une situation impossible parce que son refus d'envisager le volet recette de si vous voulez de remettre un peu à niveau les recettes fiscales en allant chercher.
C'était le même débat pardonnez-moi mais le même débat lorsqu'il y avait François Mitteran lorsque la gauche était au pouvoir on était déjà en déficit. Vous voyez ce que je veux dire ? C'est c'est pas uniquement parce qu'on a on les a notablement aggravés depuis 10 ans.
Quand il y avait l'ISF, on était aussi endetté hein. Oui. Oui.
Je dis pas je dis pas que la dette vient d'arriver. Je dis que depuis 10 ans, la contribution des baisses d'impôts à l'aggravation de la dette. Si vous regardez l'impôt sur les sociétés des entreprises, il est plus important alors que maintenant il a été baissé à 25 % que lorsqu'il était à 33 %.
Regardez, on est dans un état qui a créé les grandes régions, qui a créé les métropoles et qui n'a jamais enlevé des strates. Oui, c'est la réforme des euh est-ce que est-ce qu'aujourd'hui on peut on doit pouvoir arriver à ces connectivités font pas toutes la même chose. La région fait pas la même chose que le département qui fait pas la même chose que les doublons enfin on a tout on y a tous été confrontés les lycées. aur supprimé tr qu qure postes de de de cabinets de trucs comme ça dans les on est quand même le seul pays au monde à avoir 630000 élus les 630000 élus ça n'existe pas il a pas de permettez-moi de vous dire je sais pas si mon collègue sera d'accord que nos 36500 communes c'est la structure de base de notre société et que le jour où vous n'avez plus ces milliers d'élus locaux touch non mais là c'est pas des gens qui vous coûtent cher c'est pas des gens qui vous coûtent cher he les 36500 communes par contre c'est des gens qui se relèvent la nuit quand un arbre tombe sur une rout c'est des gens gens qui sont là quand il y a une inondation.
Comment ils font les autres pays en fait ? Mais c'est pas vos 36 pas nos 36500 communes qui coûtent cher au pays les communes mais c'est les comités d'aglo. Et puis ensuite je rappelle que quand on est passé de 22 régions, quand on est passé quand on est passé de 22 régions à 13 la justification c'était de faire des milliards d'euros d'économie.
On dépense plus depuis qu'il il y a 13 régions que quand tu en avais 22 pas fait d'économie. Et est-ce que alors justement peut-être ce qui manquait dans le discours de François, il a parlé quoi 1 heure et demi à peu près, c'est c'est il a pas prononcé le le terme de réforme de l'État. Est-ce qu'il faudrait pas commencer par redéfinir l'émission de l'État, se concentrer sur le régalien ?
Parce que c'est souvent le régalien qui qui manque d'argent hein. On parle, les policiers ont pas assez d'argent, la justice, le budget de justice est très en retard. l'éducation, se concentrer sur les missions premières de l'État et peut-être le reste s'en débarrasser.
Ah, deux choses. La première, c'est que oui, évidemment, mais enfin si on fait sur ce plateau ensemble la liste des missions essentielles de l'État, j'imagine qu'on mettra ensemble la diplomatie, euh le ministère des finances, je finis la santé, l'éducation, les militaires, la police, la justice, l'enseignement supérieur qu'on avait un peu abandonné d'ailleurs ces derniè années, pardon, mais une fois que j'aurais fini de faire la liste, on aura 95 % des dépenses de l'État. Donc il faut quand même regarder les choses avec les dépenses sociales, les retraites par exemple.
Les retraites, c'est un sujet tabou en France. Ouais, je je suis bien placé pour vous le pour vous le dire. Oui, je vous rappelle que le gouvernement Michel Barnier avait essayé de désindexer une partie.
Maintenant, chers collègues, et je je suis persuadé que la discussion qu'on a est assez révélatrice. Soit on prend collectivement conscience du problème et donc y compris des partis de gauche de gouvernement avec qui on a des différences de sensibilité, de manière de voir les choses arrivent à convenir qu'il y a des économies à faire. Soit on s'enferde dans le débat qu'on a aujourd'hui où on vous dit doublons de la collectivité, vous dites je pense pas vraiment sur administration pas tant que ça démission essentiell non elle le sent toutes et dans ce cas-là à la fin on arrive au résultat selon lequel la seule solution c'est de continuer à augmenter les impôts.
Je suis sûr qu'on peut trouver un compromis et avancer sur ce mois j'étais favorable à un compromis budgétaire quand nous sommes partis en discussion au mois de janvier-février dernier avec le gouvernement de François Berou les socialistes. Moi, je faisais partie de ceux qui étaient favorables à la recherche d'un compromis budgétaire. Mais un compromis, c'est des concessions réciproques.
Ça veut dire que chacun doit faire au moins la moitié du chemin. Et ce qui me navre, c'est le sentiment que j'ai peut-être que je me trompe, mais c'est que du côté, disons de du gouvernement, de la majorité, notamment du groupe central macroniste, il y a une grande difficulté parce que c'est l'héritage, parce que c'est le bilan à accepter qui est la moindre remise en question de toute la politique dite du ruissellement. toute la politique de baisse d' là il y aura une fiscalité supérieure notamment pour les plus riches rentrez si vous rentrez dans ce débat en considérant que ça c'est totémique ça les entreprises ont eu une à gauche vous remettez jamais en cause un système qui a été mis en place après la guerre système de retraite système social et qui correspondait sans doute à la France des années 50 mais qui quand même assez éloigné de la France des 2025 notamment sur les retraites moi je vous ai entendu au Parti socialiste dire fait revenir à 60 ans mais il y a aucun pays du au monde qui propose Quand vous je vous dis que j'étais pas fermé en et d'autres comme moi socialistes étaient pas fermé à un compromis, ça veut pas dire qu'on aurait approuvé toutes ces baisses de dépenses, mais ça veut dire qu'on aurait considéré qu'elles étaient la marque de la droite dans ce budget, que vous les assumiez pas donc en gros, qu'on les aurait pas approuvé en tant que tel, mais on était euh dans la capacité de chercher un compromis.
Un compromis c'est un système de concession réciproque. Ça veut pas dire que vous êtes d'accord avec tout. Bien sûr, mais je vais plus loin que vous.
Moi ce que je vous dis de collègue de de députés à députés c'est qu'on a besoin que tous les partis sortent du déni sur la dépense. Si vous et du dénis sur les baiss nous sommes le pays qui taxe le plus au monde. Le plus au monde et qui dépense le plus au monde de dépenses publiques.
C'est pas moi qui suis dans le dénis chers collègues. C'est vous qui n'arrivez pas à dire 1 € d'économie qu'on pourrait que je comprends pas. La Cour des comptes chaque année sort en rapport avec des propositions et là même d'ailleurs le premier président de la Cour des comptes dit on ne certifiera pas les comptes de l'État.
Tout est hors de contrôle. Si jamais il y a pas des efforts, pourquoi ne pas prendre le rapport de la cour des cours des compes qui est présidé par un socialiste Pierre Moscov Pierre Moscovici ? Monsieur Gomel, prendre le rapport de la cour des comptes.
Regarder ce que propose monsieur Moscovici et dire vous avez raison là on y va, là on y va, là on y va ou alors on supprime la cour des comptes et on fera des économies aussi. Mais parce que moi je récuse l'assimilation du déficit aux dépenses. Un déficit c'est la la le solde entre des recettes et des dépenses.
Le déficit s'aggrave quand vous baissez les recettes. Mais les dépenses les dépenses sont augmentées. Vous êtes d'accord ?
Bien évidemment et nous entrerons dans Oui, mais à la force d'augmenter les recettes, vous voyez bien qu'on a un peu d'osition qui est qui est quand même largement supérieure à tous les autres pays qui sont un peu nos concurrents. Et alors et je reprends l'exemple de la de la taxukmbane, excusez-moi. En quoi les 4000 français en quoi les 4000 français 4000 hein français euh 0,01 % de la population qui ont 100 millions plus de 100 millions de patrimoines.
Je sais pas si les gens qui nous regardent se représentent ce que c'est que 100 millions de patrimes. D'accord. On dit on dit on dit si jamais avec l'impôt sur le revenu et tous les autres impôts il ne payent pas plus de 2 % du patrimoine, on introduirait une taxe.
C'est-à-dire que c'est un système. Est-ce que c'est la solution ? 13 milliards de monsieur, ce n'est pas 13 milliards.
Ce n'est pas 13 milliards parce que ces gens-là, ils iront ailleurs. C'est pour ça qu'on essaie de faire ce travail là au niveau européen. Pour ça qu'on vous pouvez continuer à faire la politique du B émissaire, mais on est pragmatique.
On cherche des vrais milliards d'euros, pas des milliards inventés par la France. M.
François Bayrou