79ème Festival international de musique : Jean-Michel Mathé
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« 'est 33 concerts, ce qui est énorme. »
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« On attend 14 000 personnes, je sens que les bénévoles doivent être en train de se bouger dans tous les sens. »
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« 14 lieux à Besançon. »
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« Mais on sera aussi trois concerts en région. »
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« Il reste des places. »
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« Il y a moins maintenant de grandes tournées qu'il y a 20 ou 30 ans. »
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« cette année, il y a une quarantaine de bénévoles. »
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RCF Notre-Dame
Allégros
Molérato,
l
'actualité du classique, mais pas seulement.
Une
émission proposée par Baptiste Masson
sur
RCF.
Bonsoir
à tous, ravis de vous retrouver pour partager ensemble ce moment de musique et profiter de ce premier direct de l'année pour accueillir Jean-Michel Maté qui est le directeur du Festival international de musique de Besançon. Mais comme c'est de tradition dans cette émission, nous allons commencer en musique avec Georges Frédéric Handel et l'ouverture de son Water Music.
Et
voilà, nous venons d'introduire cette émission par le Water Music, l'introduction du Water Music de Handel comme ce sera aussi l'introduction de cette 79e édition du Festival international de musique de Besançon et nous recevons avec un immense plaisir, un habitué de ce micro, Jean-Michel Maté, le directeur. Bonsoir Jean-Michel. Bonsoir Baptiste, merci de m'accueillir. C'est un joueur avec un grand plaisir, on se connaît depuis de nombreuses années, on se retrouve avec plaisir régulièrement et puis il était tout à fait naturel d'ouvrir cette saison d'Allegro Moderato par la traditionnelle émission autour du Festival international de musique de Besançon.
79e édition, ça veut dire qu'on va faire la fête l'année prochaine. Encore plus, oui. Mais c'est déjà une fête et c'est pas loin de... Bah non,
c
'est 33 concerts, ce qui est énorme. On attend 14 000 personnes, je sens que les bénévoles doivent être en train de se bouger dans
tous les sens. C
'est une équipe hyper
dynamique. Oui, donc tout s'annonce... Voilà, c'est une année... Alors vous savez que ce festival porte également le concours de jeunes chefs d'orchestre qui aura lieu l'année prochaine. Donc cette année, pas de concours. Mais en effet, un festival qui se veut toujours aussi intense, varié, avec donc 33 concerts. Beaucoup de musiques sont finies, on va y revenir, mais pas que. Et puis aussi, il
y a
un festival qui veut s'ouvrir le plus possible vers le public avec une séquence d'ouverture qui va ouvrir une série de 13 concerts. Mais pendant 24 heures, on aura 6 concerts gratuits au centre de Besançon avec, comme on vient de l'entendre, plus de musique classique par rapport à l'année dernière. L'année dernière, on avait un
peu
plus de musique du monde, de jazz. Là, on a voulu dire, festival de Besançon,
c
'est avant tout la musique dite savante, la musique classique.
Et
donc on va commencer par, en effet, Endel, donc demain soir, et la météo est avec nous, c'est une bonne nouvelle. Donc sur la place de la Révolution, et ça sera interprété par le concert spirituel, donc Hervé Niquet, c'est vraiment un grand spécialiste de la musique baroque, il a une carrière incroyable. Et donc je serai très heureux. C'est une musique qui a été écrite pour l'extérieur. C
'est une musique de fête.
Ben oui,
c
'est une musique de fête, une musique qui a été faite pour jouer sur des parcs, sur la Tamise, pour la cour du roi Georges. Mais là, ça ne sera pas pour la cour,
ça
sera pour tout le monde. Et puis on aura, donc ça va être le début de cette série de six concerts gratuits. Le lendemain, on aura deux concerts dans les salons de la préfecture, guitare et voix, c'est complet. À 15h et 16h30, là, au kiosque du Parc Mico, ensemble de cuivres et percussions, 14 musiciens,
avec
des oeuvres vraiment qu
'on
n'entend pas souvent. Alors, le fanfare de Paul Ducas,
il
y aura le fanfare de Richard Strauss et d'autres pièces
plus contemporaines. Oui,
des choses plus contemporaines. Et puis, deuxième concert place de la Révolution, samedi à 19h. Un ensemble qu'on connaît un petit peu, à Besançon, c'est Sirba Octet, qui remplace, pas au pied levé, mais on devait avoir un groupe hongrois qui s'appelle Sandergeu. Alors,
c
'est effectivement Sirba Octet qui les remplace. Musique yiddish, klezmer, la musique des Balkans. Voilà, ça sera cette séquence qui débute ce grand week-end d'ouverture du festival.
C'est une vraie ouverture festive, effectivement, ce Water Music. Alors, ce n
'est
pas Fire Music, il n'y
a
pas de feu d'article.
Mais on
aura aussi dans le programme des extraits de Fireworks Music. Il y a les deux, Water Music F, donc la musique pour les jeux d'eau du roi et puis pour les feux d'artifice. Donc, je crois que c
'est
une même manière d'ouvrir ce festival.
Très
bien, on va nous continuer avec une musique qui fait du bien également et puis écouter avec grand plaisir ce Sirba Octet que vous recevrez très bientôt. C
'est samedi
soir. C'est samedi soir. C'est à 19h, place de la Révolution.
C'est gratuit. C'est gratuit. Mais
on va les écouter tout de suite dans une pièce qui s'appelle Bessarabier. Et c'est un live fait à la Philharmonie de Paris. On écoute tout de suite le Sirba Octet. Rabier et le Sirba Octet, c'était un live de la Philharmonie. C'est toujours agréable d'entendre cette musique du monde. Et bien, nous les entendrons samedi 12 septembre à 19h, place de la Révolution. C'est gratuit. Courez-y rapidement. Évidemment, j'espère qu'il y aura du monde. Le temps est là. Le lieu va être super agréable. C'est un moment à partager ensemble.
Et ça fait partie de la programmation de cette 79e édition du Festival international de musique de Besançon qui joue sa carte de l'éclectisme, n'est-ce pas, monsieur le directeur Jean-Michel
Maté ? Absolument
aujourd'hui. Donc la musique klasmère, il y a d'hiches avec toute cette nostalgie et toute cette mélancolie, mais aussi une énergie dans certains morceaux qui est incroyable. Mais il y aura d'autres concerts un peu dans ce cycle de musique du monde. Il y a un concert le 15 septembre à 21h avec Ebam Quartet. Alors là, on est à la croisée du jazz. Et puis des musiques inspirées de la Hongrie, de la Grèce et de la France. C'est un trio féminin accompagné par un percussionniste. J'adore ce groupe. C'est un petit coup de cœur perso. Ebam Quartet. Là, c'est vraiment une belle découverte.
Et alors, dans un autre genre, si vous aimez les musiques celtiques, on a un groupe qui est absolument magnifique.
C
'est The Kraken Consort. Ils viennent de Bretagne. Il y a deux chanteurs à la voix magnifique, un container et une soprano. Et c'est un mélange entre des musiques irlandaises, celtiques et aussi des musiques baroques. Donc ça s'appelle les maîtres sonneurs parce que son titre a inspiré du roman de Georges Sand. Donc vous aurez des cornomuses, des flux, des scies, des théorbes et des cordes et des très belles voix. Ça, c'est les maîtres sonneurs pour la musique un peu celtique.
C
'est vendredi 18 septembre à 21h. Et puis alors, toujours dans cet éclectisme, il y a du jazz également. Là, on revient à des concerts gratuits. Quatre concerts gratuits, ce qu'on appelle nos apéros jazz. Place Grand Vell à 19h. On les a lancés il y
a
quelques années.
C
'était au départ une scène vraiment régionale avec que des groupes vraiment de la région. Là, on a vraiment ouvert cette programmation avec un groupe qui vient de la région qui s'appelle Hugo Diaz. Hugo Diaz,
c
'est quoi ? En quintet. Oui. Avec en soliste une belle chanteuse s'appelle Mathilde Gardien. Et puis trois autres groupes invités. Alexandre Millier, Mena Lua et Pablo Murgier. Alors, ce sont vraiment de très très beaux jazzmen. On est entre du jazz actuel,
du
jazz contemporain, du jazz un peu latino. Donc, quatre propositions de jazz. C'est du mercredi au samedi, donc du 16 au 19 septembre. 19h, là aussi, gratuit. Voilà. Et bien sûr, tout ça ponctue. On va y revenir après. Tous ces concerts de musique classique, voix, musique de chambre, musique symphonique, on va y revenir.
Alors, moi, ce que j'aime bien dans la proposition que vous faites par rapport à ces apéros de jazz, c'est que ça pourrait être un moment un peu simpliste, on va dire, où on vient écouter simplement en buvant un verre. Mais le festival fait toujours attention à la qualité de la technique, on va dire. et
on
écoute dans une bonne qualité d
'écoute. C'est très
important. Les deux concerts, d'ailleurs, d'ouverture, dont on parlait tout à l'heure, évidemment, sont sonorisés avec une sonorisation de haute qualité. Et c'est pareil pour le jazz. Alors, pas pour les concerts intérieurs, mais c'est vrai que c'est très important de proposer une belle qualité sonore. Ça sera le cas aussi pour ces concerts de jazz.
Voilà, ça fait. Et je me rappelle l'année dernière avoir reçu votre... Ah, j'ai mangé le nom, ça y est. La reprise est difficile pour
moi. J
'arrive directement du Perche, où je me suis régalé d'un petit festival. Mais c'est vrai que la tête ne suit pas encore complètement votre régisseur général.
Oui, Romuald.
Romuald. Et nous
avions parlé justement de ces moments où la technique doit faire son travail pour qu'un festival se passe pour le
mieux. Absolument.
Surtout quand il est comme ça, avec beaucoup de musiques différentes et de lieux différents, puisque là, on est aussi sur 17 lieux
investis. Oui, tout à fait. 14 lieux à Besançon. J'en ai cité quelques-uns. Bien évidemment, le Thâtre, le Doubs, le Cursal, la Cathédrale, le Conservatoire. Mais on sera aussi trois concerts en région. Très beau concert samedi soir avec le Quatuor Zahid à Beaum-les-Dames. Il reste quelques places parce que le lendemain, Besançon,
c
'est complet. Donc, allez à Beaum-les-Dames si vous êtes tout prêts pour écouter le magnifique Quatuor Zahid avec le Quatuor La jeune fille et la mort de Schubert. C'est un magnifique chef-d'oeuvre. Et une création, on va y revenir, de Régis Campos, son huitième Quatuor. Et puis, dimanche soir, là aussi, précipitez-vous à Luxeuil, puisque le Chœur, la Tempête, qui est vraiment une compagnie qui fait des programmes incroyables, c'est complet lundi soir à Besançon. Il reste
des places à Luxeuil.
On va dimanche soir, 20h, pour leur programme Nocturne 2, à Luxeuil-les-Bains, dans la magnifique basilique. C
'est
avec plein d'œuvres a cappella, 32 chanteurs, avec au centre du programme la messe à double cœur de Franck Martin, un chef-d'œuvre absolu. Et puis, il
y
a de la scénographie, des lumières mises en espace. Donc, si vous n'êtes pas loin de Luxeuil, venez dimanche soir à écouter ce magnifique concert de musique sacrée.
Oui, et puis, c'est l'occasion, peut-être, dimanche après-midi, de se promener dans Luxeuil et de voir cette ville un petit peu oubliée, qui est absolument sublime, et de profiter de ce concert sous l'orgue, qui est aussi, lui, monumental et incroyable. Peut-être un peu en ouverture de la séquence du Grand Symphonique, puisque le Festival International de Musique de Besançon, c'est la musique symphonique avant tout, on va écouter un petit peu de Mendelssohn et de sa symphonie numéro 3, dite Scottish.
Et
voici Mendelssohn, la symphonie numéro 3, dite Scottish, écossaise, et qui ouvre un petit peu notre moment autour de la musique symphonique de ce Festival International de Musique de Besançon, dont c'est la 79e édition cette année. Vous savez, chers amis et auditeurs, que vous retrouverez sur le site RCF, à la page de l'émission, toutes les indications qui vous permettent de réserver quand il reste un peu de place.
Il y en a quelques concerts complets, on va y venir, mais c'est vrai. Alors là, la symphonie de Mendelssohn, ça sera la clôture. Le concert s'appelle Clôture écossaise, avec nos amis de l'orchestre Victor Hugo. Au programme, il y aura également le constat pour deux pianos de Francis Poulain, qui est vraiment un chef-d'oeuvre.
Et puis
une oeuvre beaucoup moins connue, une oeuvre de Benjamin Bruton, également pour deux pianos d'orchestre, qui est Scottish Ballad. Donc deux oeuvres inspirées par l'Écosse. Et donc ça sera dimanche, 20 septembre, 17h. Il reste des places. Et il y
aura
une version un petit peu plus courte, la veille, à Montbéliard, où là, on peut prendre ses places directement auprès de Ma Seine Nationale, samedi 19. Donc ça, ça sera la clôture. Mais avant, vous l'avez dit, Baptiste, beaucoup de symphoniques cette année. Beaucoup de symphoniques. Avec six orchestres symphoniques. Samedi soir, l'orchestre de chambre de Wallonie, avec les concertos de Chopin, avec François-Fédéric Guy.
C
'est complet. Dimanche, en revanche, dimanche après-midi, orchestre de Stuttgart. On a un très beau programme, avec une pièce de Régis Campo, pour finir sa résidence,
on
va y venir. Mort et Transfiguration de Strauss, et la quatrième de Brahms. Alors, c'est avec Régis Campo. J'en dis un petit mot, si vous permettez, Baptiste.
Allons
-y, puisque c'est sa dernière année de résidence.
Et oui,
c
'est
la fin de la résidence, ce clap de fin. D'ailleurs, à ce concert de dimanche, il va passer le relais
à
sa successeuse, ce sera une compositrice, on découvrira son nom dimanche, qui va passer le relais après deux ans de résidence. Donc cette année, plein de concerts. Donc ce concert, il y
aura
une pièce qui s'appelle l'Humaine. Alors je ne
vais
pas tout citer les concerts, avec des pièces de Régis Campo. Il y
a
un nouveau quatuor commandé par le festival, son huitième quatuor, donné à Beaumne-les-Dames, je l'ai dit, à Besançon, dimanche. Et il y aura, en autre temps fort, deux autres que vous récitez rapidement. Un concert jeune public, The O'Circus, qui est un
peu
une suite du carnaval des animaux.
Et
un spectacle, c'est un vrai spectacle, un peu un pas de côté pour le festival,
il
s'appelle Street Art. On va donner ça le jeudi 17 septembre à 20h au Théâtre L'Espace. Et là, c'est un spectacle qui mélange musique contemporaine.
Il
y aura une pièce de Régis Campo, mais il y
aura
aussi du Steve Reich, du Pascal Zavaro et d'autres pièces. Il y a de la vidéo, il y a de la danse, il y a des free runners, c'est-à-dire des artistes, vous savez, qui sautent comme ça d'immeuble dans un autre et qui vont enregistrer des vidéos. Donc, c'est un spectacle total qui a été créé il y a quelques années et qui a été donné notamment au musée d'Orsay. C'est extrêmement impressionnant.
On
fait ça à l'espace, donc on sort un peu de la
boucle. Et
puis, pour ceux qui veulent un peu se laisser surprendre, ça sera vraiment un temps fort de la résidence avec Régis Campo. Après, on va y venir dans la dernière partie, il y
aura
encore d'autres symphoniques, mais Régis Campo vraiment a eu une résidence très intense. Ça sera jusqu'au bout, puisque même avec Romain Leleu, sextet, samedi soir au Théâtre de Dôles, on a rajouté deux petites pièces qu'il a réécrites spécialement pour Romain Leleu, pas Gamania et puis Jubile non de la dernière, mais enfin, deux petites courtes pièces qui sont des petits bijoux, comme il le sait faire, avec toujours beaucoup d'humour, une musique contemporaine qui est sérieuse, mais qui ne se prend pas au sérieux. Exactement.
Effectivement. Et puis, comme vous l'avez dit, ce street art qui est peut-être une incursion dans le théâtre, qui est un petit peu une nouveauté pour le festival. Sinon, on a aussi, donc on a dit Romain Leleu, la nuit fantastique, dans ce magnifique petit théâtre à
l
'italienne de Dôles,
samedi soir.
Oui,
on l'avait reçu à ce micro l'année dernière, et il nous avait dit que, voilà, cette forme, ce projet qui est aussi un peu son bébé, était une forme de musique qu'il avait envie de chérir bien particulièrement. Et c'est une forme de musique de chambre d'une certaine manière, mais on a aussi, par exemple, 1920 à Vienne.
Alors, il faudra faire un choix, parce que c'est au même moment que, donc samedi soir, à 20h, il y aura donc Romain Leleu, et en même temps, un concert pour ceux qui veulent vraiment aussi, peut-être, découvrir ou redécouvrir, grand répertoire du début du XXe siècle à Vienne, on l'appelle ce programme 1920 à Vienne. C'est un ensemble qui n
'est
pas très connu en France, que j'ai découvert, qui est d'une grande, grande qualité, c'est Head Collectif, ils viennent de Belgique. Et là, on est sur ce que voulaient faire Schönberg, Berg et Weber, qui était un peu de casser les codes du conservatisme et de faire des arrangements, donc pour petit ensemble, donc ils vont être 12 ou 13 musiciens, avec une chanteuse, il y
aura
des magnifiques leaders de Zemlinski. C'est beau. Ça,
c
'est absolument magnifique, la Passacay d'Antoine Weber. Donc, ça fait peur comme ça, mais c'est des musiques magnifiques. Et vraiment, si vous êtes un petit peu curieux, samedi soir, 20h au Cursal, 1920 à Vienne, c'est un programme vraiment que j'ai hâte d'entendre, parce qu'on est vraiment sur beaucoup de choses qui ont irrigué ensuite tout le XXe et le XXIe siècle, et les racines, elles sont là.
Absolument. Et puis là, on est encore dans une période où il
y
a une extrême douceur dans cette musique, finalement.
Oui, on
n'est pas sur
le sérialisme,
sur des
choses très, très, très ardues ou très exploratrices. On est vraiment dans la fin du romantisme, mais quand même d'une sonorité nouvelle, des harmonies assez étonnantes et une très grande pureté dans cet ensemble qui n
'est
pas trop grand. Donc, il y
a
un son qui est très facile à écouter aussi.
Et
puis, on n'a pas encore parlé de musique vocale, mais on aura quand même un beau moment de la grande messe, enfin, la grande messe en Udde de Mozart, il y
a
un beau moment de musique vocale et de musique ancienne. Alors, je ne sais pas si j'ai mal lu ou si je suis surpris qu'il ne se passe rien à la cathédrale. Mais si, mais si.
Ah, alors j'ai mal lu.
Si, si, on l
'a
dit tout à
l
'heure, c'est la compagnie La Tempête, avec le programme Nocturne 2, j'ai parlé de la messe de Franck Martin, à la cathédrale lundi 14, mais c'est complet.
Et c'est là, j'ai dit, voilà,
on peut l'entendre à Luxeuil la
veille. C'est pour ça qu'on peut l'entendre à Luxeuil. Donc, on serait bien à la
cathédrale, mais c'est complet. Et en effet, deuxième moment de musique vocale, c'est la grande messe en Udde de Mozart, avec l'orchestre de chambre de bal, le chœur Tolser-Knamenkor, c'est un chœur qui mélange des enfants et des adultes, et puis quatre grands solistes. Alors, là aussi, c'est complet. Mais on est très heureux de quand même conserver toujours une place pour la musique vocale au sein du festival.
C'est important. Et puis, lorsqu'on est porté aussi par l'orchestre de chambre de bal, Conqui est un habitué du
festival.
Oui, ils viennent régulièrement. C'est vraiment des voisins. Et c'est toujours d'une grande qualité, avec des projets très variés suivant les années, mais ça fait partie des ensembles qui viennent régulièrement au festival.
Très bien. Je crois qu'on a presque fait à peu près le tour de cette
programmation qui
est immense. Mais il reste effectivement un temps fort.
Baptiste,
je
voudrais vraiment, je dirais,
l
'orchestre star du festival.
On
a parlé de cette ligne internationale du festival, les grands orchestres symphoniques, l'orchestre de Schuttgart, l'orchestre de Sarlande, je n
'ai
pas le temps de le citer, l'orchestre Victor Hugo, et l'orchestre philharmonique de Bergen. Ça sera vendredi soir. C'est un orchestre qui... Il y
a
moins maintenant de grandes tournées qu'il y a 20 ou 30 ans. Donc là, ils sont en tournée, donc on a pu les avoir, les réserver. Ça sera le théâtre de Douvon, l'orchestre philharmonique de Bergen, qui nous vient de Norvège, en soliste, Life of Ansonness. C'est vraiment des plus grands pianistes de notre époque.
C
'est vraiment un très, très grand talent. Au programme, deuxième concerto pour piano de Brahms, une pièce contemporaine de Amnaberg, et mon compositeur fétiche, Sibelius, avec la cinquième symphonie. Il reste des places, il n
'est
pas encore complet, donc profitez-en. C'est vraiment un très grand temps fort de ce festival. Vendredi soir à 20h au théâtre le Douvon. Ces
couleurs nordiques. Et effectivement, on note que dans cette 79e édition du Festival International de Musique, on passe par presque tous les arts, on passe par toutes les époques, on passe par l'Europe dans ce qu'elle a de plus large, et en fait, on peut vivre sur ces quelques jours un voyage incroyable, en ne quittant presque pas Besançon.
Absolument. À part ces trois incursions à Dole, Duxoyer, Baume, Les Dames. Après, à Besançon, 33 concerts en tout. Donc, comme vous l'avez dit, Baptiste, toutes les informations sur notre site internet, il reste des places sur certains concerts. Donc, c'est encore temps. On n'a pas cité tous les concerts, évidemment.
On
ne peut pas. On ne peut pas.
Je pense recevoir Myriam Grandmotté la semaine prochaine. Donc, on pourra peut-être affiner certaines choses. Et nous essayerons de parler, parce que j'aime beaucoup transmettre aussi ça, c'est-à-dire la vie intérieure du festival. Et de ces bénévoles qui sont nombreux. Combien il y en a cette année
? Alors, cette
année, il
y a
une quarantaine de bénévoles. Évidemment, il y a l'équipe des permanents, le conseil d'administration qui s'est réuni. Récemment, avec tous nos partenaires qui nous soutiennent et que je remercie chaleureusement.
Les
bénévoles sont toujours, évidemment, très importants dans un festival comme le nôtre. Pas seulement pour rendre des services, mais aussi pour l'ambiance d'un festival.
Parce
qu'on se sent bien accueillis, aussi bien les artistes que le public. Voilà, c'est une ambiance particulière, un festival. C'est une intensité pendant dix jours. Donc là, tout est prêt. Tout est prêt. En plus, la météo est avec nous. Absolument. Donc, pour un beau festival.
Et
puis, voilà. J'espère qu'on va peut-être goûter un petit bout de cinquième sa
vie. Exactement. Juste au moment de se dire au revoir.
Mais oui, nous aurons la cinquième de Jean Sibelius. Mais je dis à tout le monde qu'on se retrouve demain soir, Place de la Révolution, à partir de 19h pour écouter Water Music, qui sera le grand spectacle de lancement de cette 79e édition du Festival international de musique de Besançon. Merci beaucoup, Jean-Michel Maté. Merci, à très vite. Et merci aux éditeurs d'ERCEF et à vous, Baptiste. Avec grand plaisir. Et comme promis, on écoute Jean Sibelius. Un extrait de la cinquième symphonie. C'est le Oslo Philharmonic Orchestra, dirigé par Yuka Pekka Sarazat.
À
la semaine prochaine.
un extrait de
la fin.
Départ mister.