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interviewLe Média — Podcasts· 12 février 2025 39 min

« République exemplaire » : comment Macron a trompé les français | Philippe Pascot

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:00
Présentateur

Pour ne rater aucune de nos vidéos, n'oubliez pas de vous abonner et d'activer la cloche. Il y a bientôt 8 ans, Emmanuel Macron, alors candidat d'En Marche à l'élection présidentielle, évoquait la nécessité de mettre en place ce qu'il appelait une république exemplaire. Il annonçait un grand projet de moralisation de la vie politique.

0:21
Emmanuel Macron

Le projet de moralisation de la vie publique que nous porterons consiste d'abord à éradiquer les conflits d'intérêts, qui aujourd'hui parfois trop souvent existent. C'est ce qui, entre autres, nous conduira à organiser l'interdiction de toute fonction de conseil pour les parlementaires, quel que soit d'ailleurs le type de parlementaire. Parce qu'il n'est pas possible de construire la loi de la République et de dépendre financièrement d'intérêts tiers ou d'être rémunéré par ces intérêts tiers. C'est pour cela aussi que nous porterons une réforme qui interdira l'embauche de proches ou de membres de sa famille.

Cette réforme fait partie des statuts d'En Marche depuis le premier jour, mais nous la porterons pour que tous les parlementaires la respectent. C'est cela aussi qui nous conduira à demander à l'Assemblée nationale et au Sénat de rapprocher le régime de retraite aujourd'hui, nos parlementaires, avec le régime de retraite de droit commun.

C'est aussi cela qui nous conduira, un texte d'ailleurs a été récemment discuté au Parlement sur ce sujet et rapporté par plusieurs parlementaires ici présents, qui nous conduira à ne pas investir pour notre part en tant que candidat d'En Marche aux élections législatives, un candidat qui aurait un casier judiciaire de type B2 ou qui aurait fait l'objet de peines d'inéligibilité. Mais plus largement, nous souhaitons l'inscrire dans la loi.

1:48
Présentateur

Que reste-t-il de ces belles paroles ? Emmanuel Macron peut-il se vanter d'avoir porté un coup fatal à la corruption multiforme des politiques en France qui elle-même nourrit les pires défiances populaires ? Pour en parler dans le détail, j'ai à mes côtés Philippe Pascault, homme politique défroqué si on peut permettre. Philippe Pascault a été conseiller municipal, conseiller régional et même adjoint de Manuel Valls à la mairie d'Evry jadis. Philippe Pascault est aujourd'hui militant pour, et je cite, « une transparence totale de l'exercice politique » et auteur de sept livres, dont voici le dernier, « pilleur d'État » encore et encore, qui vient de paraître aux éditions Max Milot.

Bonjour Philippe Pascault. Bonjour Théo. Le second mandat d'Emmanuel Macron, on est au point où l'on ne peut plus attendre de lui une grande loi qui entrera dans l'histoire. Il n'en a plus le pouvoir, très clairement. Son bilan en termes de moralisation de la vie publique peut donc déjà être évalué. Comment le jugez-vous ? Zéro. Rien. Mais encore.

2:58
Invité politique

Aucun. Que des promesses, que de la communication, mais rien de bénéfique et rien d'efficace pour le peuple français. Vous avez juste oublié un petit détail que j'ai toujours à signaler dans mon parcours, c'est que je suis la seule personne qui me soit battue physiquement deux fois avec Manuel Valls quand même. Avec qui a gagné ? Alors une fois il m'a collé contre le mur, une fois je l'ai collé contre le mur.

3:17
Présentateur

Machul et donc très masculinisme. Alors donc, le bilan d'Emmanuel Macron...

3:23
Invité politique

Il n'y en a aucun bilan, environ quel bilan ? Les promesses, des promesses, des promesses, et de l'action, il n'y en a pas. Des résultats, il n'y en a pas. Le casier judiciaire vierge, est-ce qu'il existe aujourd'hui pour se présenter à une élection ? Non. Il n'y a toujours pas... On peut toujours se présenter à une élection, quel qu'il soit, avec un casier judiciaire chargé. J'en ai des preuves et je les ai mis dans mon livre. Alors qu'il l'avait promis. Et qu'en plus, et là je regarde l'écran, je traite Macron de menteur parce qu'il m'avait promis personnellement que le casier judiciaire vierge serait inscrit dans la loi.

Il est venu me voir, un de ses camarades de campagne a donné Julien, il est venu me voir au mois de mars 2017 pour dire, bah monsieur Pasco, vous avez lancé la pétition sur le casier judiciaire vierge, tu as lancé la pétition sur le fait qu'il y a 396 métiers en France où il y a obligation de présenter un casier pour pouvoir travailler. Fais-nous une note. J'avais fait une note pour Jean Lassalle, j'avais fait une note pour Asselineau, j'avais fait une note pour Nicolas Dupont-Aignan, je fais une note pour monsieur Macron. Monsieur Macron inscrit le casier judiciaire vierge obligatoire pour se présenter dans son programme présidentiel à la page 27. Ça y est, c'est bon.

On vient me voir entre les deux tours. Toujours le même Julien qui me dit, Philippe, on est bien embêté, on ne pourra pas le faire le casier, Bérou ne veut pas. J'ai répondu, tu diras à ton candidat que c'est un menteur. Et depuis, je traite Macron de menteur sur le casier judiciaire vierge. Ce que vous avez entendu, là, il y a cinq minutes, c'est un mensonge et hanté. J'ai, dans mes livres, des gens qui sont même inéligibles, qui se sont présentés à des élections et qui ont été élus.

5:00
Présentateur

C'est ça ? Comment ça peut se passer, justement ?

5:02
Invité politique

Eh bien, ça se passe très bien. Il y a un monsieur qui s'est présenté à une élection départementale qui était inéligible mais qui ne l'a pas dit. Il a été élu. Le préfet s'en est rendu compte, s'est dit, mais attendez, monsieur, vous êtes inéligible. On ne peut pas, je suis obligé d'annuler l'élection. Vous savez ce qui s'est passé ? C'est le préfet qui a été viré. C'est aussi, c'est ça la loi aujourd'hui. C'est ça le respect de la loi aujourd'hui. Par contre, vous, si vous voulez travailler dans une mairie, vous devez avoir un casier judiciaire vierge. Pire, si vous êtes condamné pendant que vous êtes fonctionnaire, vous pouvez être viré et on peut vous retirer votre retraite.

Par contre, dirigez la mairie, il n'y a pas de problème, vous pouvez avoir un casier. Rien que cette promesse que vous venez d'entendre, qui n'a pas été tenue, c'est inadmissible dans le bilan de la moralisation de la vie politique en France. Il y avait, vous avez oublié, vous n'en avez pas parlé, le cumul des mandats. Il devait y avoir une loi défendue par monsieur Bérou, je le mets dans mon livre, où on ne pouvait pas faire plus de trois mandats successifs. Bel effet de communication. Aujourd'hui, j'ai des élus qui se présentent qui ont encore cinq ou six mandats en cumul. C'est ça, la moralisation de la vie politique. Ah ben oui, légal, oui. Immoral, oui. Mais c'est légal.

6:15
Présentateur

Parce qu'il n'y a pas eu de loi...

6:16
Invité politique

Parce qu'ils ont fait de la communication sur la loi, qu'ils n'ont pas voté la loi, et qu'ils ont fait totalement le contraire de ce qu'ils disaient. Les intérêts. Les intérêts. Vous savez, je suis aussi administrateur anticorps. On en parlera. On a 160 dossiers au pénal. En ce moment, on a essayé de nous retirer notre agrément pour pouvoir se porter partie civile. Je suis désolé, mais les conflits d'intérêts dans le gouvernement Macron, j'en ai jamais vu autant depuis 1958. Je vais vous donner un petit exemple bien précis, bien simple, que j'ai référencé aussi. Je ne fais que dans le factuel. Moi, je ne crie, je ne parle que si j'ai les preuves.

En 2018, c'était pas loin après mai 2017, il y avait déjà dans le gouvernement Macron 21 ministres qui avaient eu affaire au fisc. 21 ministres. Je n'ai jamais vu d'en pourcentage, et Dieu sait si le gouvernement Hollande, j'avais déjà référencé, 30% des membres du gouvernement Hollande qui avaient eu affaire à la justice et au fisc. Aujourd'hui, vous savez à combien j'en suis sous les gouvernements Macron successifs ? Non. 60% des membres du gouvernement Macron successifs ont eu affaire au fisc ou à la justice. C'est ça, une moralisation de la vie politique ? C'est ça qu'on nous a promis ? C'est ça qu'on nous a annoncé ? Eh bien, je vous annonce une grande chose.

En 2025, c'est pot de balle.

7:34
Présentateur

Eh bien, Hérault, justement, en fait, c'est un personnage assez paradoxal. Il a porté des idées sur la moralisation de la vie publique. Et lui-même... Il les a bien portées, oui.

7:44
Invité politique

Puis il les a vite posées dans sa poche. Et puis il a vite posé la valise à côté, puis il a regardé ailleurs. D'ailleurs, j'adore M. Bérou pour ça. Je veux dire, M. Bérou, la première chose qu'il a déclarée quand il est devenu Premier ministre, je garde mon poste à peau. Ah bon ? Mais je croyais que vous étiez un ministre, ça devait s'occuper totalement de son fonction. Je croyais que vous aviez déclaré que c'était... Justement, on ne devait pas avoir de cumul de mandats quand on était ministre. C'est la première déclaration. Avant de parler de la dette, il dit, je reste à peau.

8:13
Présentateur

En plus, c'est incertain d'être Premier ministre aujourd'hui. Mais ce n'est pas mon problème.

8:18
Invité politique

Quand vous bossez aujourd'hui, quand vous êtes salarié, votre boulot, il est aussi incertain. On ne vous donne pas de garantie. Quand on vous met en CDD, vous ne savez pas si au bout de six mois, vous n'allez pas être viré. Même en CDI, aujourd'hui, vous pouvez être viré facilement. Pourquoi ce qui est valable pour le peuple, ce n'est pas valable pour les élus ?

8:34
Présentateur

Justement, en parlant de casier judiciaire vierge pour les élus, vous dites qu'une loi, pareil, existe depuis 2017. Mais oui. Quel est un fond de tiroir au Sénat ?

8:42
Invité politique

Depuis le 1er février 2017. C'est une loi qui a été concoctée concoctée par le sénateur Cabanel, la députée Coste-Dombre, etc., sur laquelle on avait travaillé suite à la pétition que j'avais lancée, etc. On avait vraiment écrit cette loi. On l'avait, entre guillemets, pris la précaution de passer deux, trois coups de fil au Conseil constitutionnel pour être sûr que la loi qu'on avait fait n'allait pas être retoquée. Elle a été présentée à l'Assemblée nationale en première lecture le 1er février 2017. Elle a été votée à l'unanimité de tous les députés présents, tous partis cofondus. Depuis, elle est, pour une deuxième lecture, au Sénat, dans un tiroir.

J'ai le nom du tiroir, si vous voulez, l'endroit où elle est et à quel endroit ils l'ont mis sous la pile. Il suffirait qu'un groupe politique au Sénat, qu'il soit de gauche ou de droite, du centre ou du Front National, pardon, du Renaissance. Je ne sais plus comment ça s'appelle. Le Prenne...

9:42
Présentateur

La Renaissance et Front National, c'est un peu... Ah oui, moi, c'est pas...

9:44
Invité politique

Vraiment, je me gourde. Des fois, je ne suis un peu dyslexique sur ces noms-là. Le Prenne, la sorte et la loi pourrait passer puisqu'elle est déjà votée. Ils l'ont enterrée. Et cette loi-là, ce n'était pas une loi pour interdire un élu de se présenter s'il avait une amende de voiture, le petit délit. C'était corruption, concision, abus sexuel, etc. C'est la loi, vraiment une loi pour empêcher des malfaisants de se présenter à une élection. Eh bien, elle est en train de pourrir dans un des casiers du Sénat. Alors... Et Macron, M. Macron pouvait la sortir. Et l'excuse de M. Béroud, j'adore, l'excuse que nous a donnée M.

Béroud pour ne pas faire ça, c'est de dire on ne peut pas voter une loi sur le casier judiciaire vierge pour les élus parce que c'est anticonstitutionnel. En gros, il y avait un pénalty. M. Béroud avait le ballon devant le pied et il refuse de tirer dans les buts de peur que ça ne rentre pas. Tire ! Si ça ne rentre pas, on recommence. Ils n'ont pas voulu le faire parce qu'ils ne voulaient pas et M. Béroud avait sans doute de bonnes raisons à l'époque pour ne pas voter cette loi. Il ne savait pas du tout si les petits soucis judiciaires qu'il avait du côté de l'Europe avec des emplois, etc. ne risquaient pas d'arriver au bout. Donc, ils ne voulaient pas la voter.

Par contre, ils l'ont fait croire au peuple.

11:02
Présentateur

Mais ça arrivait au bout, justement. Et aujourd'hui, en fait, il se trouve qu'il est très aux côtés de Marine Le Pen sur les mêmes problématiques que des assistants parlementaires européens.

11:16
Invité politique

Tous les élus de tous les partis politiques ont utilisé ce système pendant un moule tannée. Donc, il n'y a pas que Marine Le Pen, il n'y a pas que M. Béroud. La plupart des partis politiques, je pèse mes mots,

11:26
Présentateur

ont utilisé ces systèmes. Alors, dans l'extrait d'Emmanuel Macron qu'on a entendu, il est question de la fin des emplois familiaux. Mais ce serait seulement en apparence qu'elle est la technique qui peut être utilisée. C'est Pipo,

11:38
Invité politique

c'est Pipo, encore une fois, ce qui nous a balancés. Alors, aujourd'hui, vous n'avez plus le droit, c'est vrai, M. Macron a fait une superbe loi de moralisation avec M. Béroud. Vous ne pouvez plus embaucher votre femme et vos enfants comme assistants parlementaires en tant que députés ou en tant que sénateurs. C'est interdit par la loi maintenant. Alors, c'est vrai qu'avant, ils abusaient un petit peu. Vous pouvez toujours embaucher votre maîtresse ou votre amant, ça ne pose aucun problème. Même si c'est une coiffeuse.

12:01
Présentateur

C'est difficile à évaluer. Comment on peut ça ? Si, je peux vous dire, j'ai été élu.

12:05
Invité politique

Donc, moi, j'ai vu un paquet de coiffeuses devenir assistantes parlementaires. Donc, il y a un problème de compétence. Moi, qu'on embauche qui on veut, ça ne me pose pas de problème. Je parle juste des compétences. Et souvent, quand ces gens-là embauchent des gens, ce n'est pas pour leurs compétences. C'est uniquement parce que c'est des élus de proximité. Pardon, c'est des amis de proximité. Épouse, femme, enfant ou maîtresse ou amant. Là, il ne faut pas tricher avec les mots. Alors, ils ont trouvé une super technique maintenant. D'ailleurs, il y a un ministre qui l'employait et qui est actuellement au gouvernement de M. Macron.

Tu fais embaucher ta femme par un autre sénateur ou un autre député. Et puis, moi, j'embauche la tienne ou j'embauche ton fils. C'est-à-dire qu'il s'échange. Donc, en fin de compte, ça n'a rien changé. Il continue quand même à embaucher...

12:45
Présentateur

C'est du blanchiment d'emplois familiaux, on va dire.

12:46
Invité politique

C'est à peu près ça. Familiaux ou amis. Ou amicaux. Ou amicaux. Ou emplois fictifs pour que, quelque part, des gens puissent travailler au sein d'autres organismes.

12:56
Présentateur

En gros, l'idéal serait qu'il y ait une validation des CV des assistants parlementaires par une administration.

13:03
Invité politique

Quand on embauche quelqu'un dans une entreprise, à ce que je sache, on lui demande ses compétences. On lui demande son travail. Eh bien non, à l'Assemblée, ça, c'est pas du tout. Pas du tout. Il n'y a aucun contrôle sur les CV. Aucun.

13:16
Présentateur

Peut-être que c'est parce que, justement, ce sont des élus et qu'il faut... Ah oui, comme c'est des élus, ils ont droit de tout, c'est vrai. Que, disons, il ne faut pas contrarier la volonté démocratique.

13:24
Invité politique

C'est ça. Il ne faut pas les vexer. Surtout qu'on peut embaucher, je vous dis, je l'ai vu, des coiffeuses comme assistantes parlementaires, ça ne pose vraiment aucun problème pour ces gens-là. Alors, l'alignement

13:35
Présentateur

du régime de...

13:36
Invité politique

Et je ne suis pas anti-parlementaire, qu'on soit bien clair. Je ne suis pas marxiste, léniniste, anti-tout, etc. Ce que je dénonce, c'est des faits que, nous, on ne nous accorde pas. Moi, si la loi était la même pour tout le monde, je n'ai aucun problème. Mais la loi est de plus en plus différente entre le peuple et les élus. C'est-à-dire que les élus ont le droit de faire n'importe quoi, mais nous, il faut surtout qu'on marche droit.

13:57
Présentateur

L'alignement du régime de retraite des parlementaires sur le régime de retraite ordinaire, c'est encore une promesse très vite au biais d'Emmanuel Macron.

14:06
Invité politique

Là, ils ont un petit peu habillé. C'est vrai. C'est vrai que, par exemple, les retraites ne sont plus abondées. Parce que là, c'était vraiment... Moi, j'en ai bénéficié. Vous savez ce que c'est que l'abondage des retraites chez les élus ? Je vais vous expliquer. Donc, quand moi, je cotisais 1 euro, ma collectivité cotisait 1 euro. Donc, quand j'avais cotisé pour un an, j'ai fait 15 ans d'élus moyennement payés. Donc, j'ai cotisé pour 30 ans de retraite. Vous faites le calcul, c'est quand même relativement intéressant pour les élus. Donc, ils ont arrêté l'abondage, c'est déjà pas mal. Mais je vous assure, les retraites d'élus, c'est encore vraiment un bonheur.

Moi, j'ai fait 15 ans d'élus payés. Mère adjoint d'Evry, un an et demi, parce qu'au bout d'un an et demi, je me suis retrouvé dans un placard. Conseiller régional pendant 6 ans, je crois, etc. J'ai été voir, cas du livre, dans la mine, dans la presse. J'étais voir pour ma retraite. J'ai quasiment autant de points ircanthèques avec 15 ans d'élus que de l'âge depuis 14 ans où je travaille. Vous n'êtes pas trompé, madame ? Non, non, c'est ça. Je vous assure que la retraite des élus, c'est vraiment un bonheur.

15:14
Présentateur

Et la retraite des parlementaires est particulièrement intéressante parce qu'elle est hyper intéressante. En plus, elle est cumulable.

15:20
Invité politique

Donc, faites le calcul, les gens ne le savent pas. Mais quand vous avez 50 mandats, enfin, maintenant, ce n'est plus le cas, mais quand vous avez plusieurs mandats, vous codisez sur plusieurs mandats. À la finale, ça compte et ça s'additionne. Et eux, il n'y a pas de... Il n'y a pas de plafondement. Ah, ben non, il y en a un pour nous mais pas pour eux. Vous comprenez que c'est des élus, donc ils doivent, ils peuvent cumuler même quand ils meurent. Ils ont des à-côtés intéressants. Vous l'avez lu dans mon livre, ça ?

15:48
Présentateur

Oui. C'est intéressant, ça. Alors, vous avez la dent dure contre la Cour de justice de la République, celle qui doit juger les ministres et les présidents. Je n'ai pas la dent dure contre. J'ai la dent dure contre les gens. Pour voir des crimes commis dans le cadre de leur fonction. Des crimes ou des délits d'ailleurs.

16:01
Invité politique

J'ai la dent dure contre ceux qui disent qu'ils vont la supprimer et qu'ils ne le font jamais. Ça aussi, c'est des promesses qui ne sont pas tenues. Je l'ai mis dans le bouquin depuis maintenant 40 ans. Les présidents de la République successif, les premiers ministres successifs disent tous qu'ils vont supprimer la haute cour de justice qui est quand même un non-sens. Et ils ne le font jamais. Il y a une super truc qui s'est passée il n'y a pas longtemps à la Cour de justice qui a changé par rapport à avant. Avant, la formule, c'était coupable mais pas responsable. Vous vous souvenez de l'affaire Georgina Dufoy du sang contaminé ? Responsable mais pas coupable. Responsable mais pas coupable.

C'était ça la formule. Et bien maintenant, c'est coupable mais pas responsable. C'est ce qu'ils viennent de juger dans l'affaire de... Comment il s'appelle ce monsieur ? Moi je l'appelle Moriarty. Vous savez le type de... Eric Dupont-Mauriarty. Voilà, voilà. On s'est misé à la justice. Ah voilà, voilà. Moi je l'appelle Moriarty. Ça va plus vite. Ça passe mieux dans ma tête. Il m'évoque un peu un type qui bossait avec Charles Lecon. Charles Lecon.

17:00
Présentateur

Le Moriarty le méchant.

17:02
Invité politique

C'est vous qui l'avez dit. C'est pas moi. Donc, il y a un monsieur qui s'appelle Moriarty qui quand même a oublié de déclarer 300 000 euros. Moi j'ai du mal à oublier de déclarer 300 000 euros sur mes revenus qui a été absout parce qu'il ne l'avait pas fait exprès. Donc coupable mais pas responsable. Ça, c'est la haute cour de justice aujourd'hui. Monsieur Moriarty a été mis en examen parce qu'il est... Du pont Moriarty ? Vraiment, j'ai du mal. Et la justice sur lui de la haute cour de justice en fin de compte elle ne sert qu'à s'absoudre les uns les autres et puis c'est simple à comprendre.

17:37
Présentateur

C'est une justice d'exception ?

17:38
Invité politique

Alors c'est une justice de... Je n'ai pas le bon mot mais ce n'est pas une justice d'exception. C'est une justice de copains. C'est-à-dire dedans il y a des députés et des sénateurs qui se connaissent depuis 20 ans qui ont été mangés avec celui qu'ils vont juger. À un moment donné elle est où la justice ? Et en plus ils ont la majorité quand ils votent. C'est-à-dire que les juges ne servent pas grand-chose dans cette cour-là. Et pourquoi qu'on me donne une raison valable ? Encore une fois je suis un type très pragmatique.

18:05
Présentateur

Pourquoi un ministre... On va dire que les jurés dans les tribunaux ou dans les cours d'assises ce sont des citoyens ? Oui mais là ce n'est pas des citoyens

18:14
Invité politique

qui jouent dans la haute cour de justice. C'est des députés et des juges professionnels qui se connaissent bien, qui sont dans le même Rotary Club, qui mangent au même restaurant, etc. Pourquoi un ministre entre guillemets dont on a prouvé le délit dont on a prouvé le délit puisque c'est des gens qui passent devant une justice ils ont droit à une justice différente du simple lambda ? Moi j'ai du mal à comprendre. Je veux qu'on m'explique. Et quand on m'explique en plus que ces gens-là me disent à chaque fois qu'ils vont la supprimer parce que c'est une justice comme vous dites d'exception et quand ils sont au pouvoir ils ne le font pas.

18:47
Présentateur

Je trouve ça intolérable. Je l'écris. Je voudrais vous entendre sur un amendement qui était contenu dans le projet de loi de finances 2025. Un amendement symbolique en ces temps d'austérité qui devait faire porter aux anciens présidents et premiers ministres une partie de l'effort qui est demandé aux citoyens ordinaires. La commission mixte paritaire finalement a choisi de ne pas retenir cette modification opérée par le Sénat. C'était un amendement emporté par la centriste Nathalie Goulet. Donc ça avait effacé dans le projet de loi une ligne de 2,8 millions d'euros consacré aux dépenses afférentes aux anciens présidents de la République et aux anciens premiers ministres.

Et donc finalement dans le canard enchaîné du 29 janvier a dit que François Bayrou s'est opposé en personne à cette modification. Il faut bien qu'il y ait dans l'état des choses stables. C'est ce qu'il a dit quand on occupe des postes à responsabilité dans des moments de crise. Il y a forcément pour le futur des précautions à prendre. A-t-il ajouté devant les députés modems selon toujours le canard enchaîné ?

19:52
Invité politique

J'ai bien suivi l'affaire. Déjà il y a une petite erreur. Nathalie Goulet a ségouré parce que c'est un peu plus de 2,8 millions quand même si on fait les comptes et je référençais ça aussi dans mon dernier livre. Mais en plus c'est encore une histoire de communication. Le Sénat je vais vous donner un scoop le Sénat savait que de toute manière cet amendement n'irait pas plus loin que la déclaration de communication qu'ils ont fait. Donc c'est encore une épée dans l'eau. Comment ça il le savait ? Mais il savait que ça passerait pas.

Il savait qu'en deuxième lecture de toute manière à l'Assemblée nationale ça serait pas voté ou que de toute manière il y aurait une interférence gouvernementale pour le stopper. Il savait que ça passerait pas.

20:25
Présentateur

Ça ne passera jamais. De toute façon aujourd'hui tous les budgets passent par la commission mixte paritaire et ça donne une sorte de prééminence à l'exécutif.

20:31
Invité politique

Prééminence mais pas une obligation. Et il y a plein de trucs qui passent à cette commission paritaire qui vont pas plus loin. On fait un petit peu de communication en disant vous voyez on a essayé de moraliser la vie politique. Mais c'est le gouvernement qui n'a pas voulu. Mais oui mais de toute manière c'était d'une évidence absolue. Moi avant qu'il le dit j'avais quelques informations je savais que ça passerait pas. Pourquoi vous voulez qui ? Donc c'est du cinéma parlementaire ou c'est des institutions qui sont ? Non c'est de la communication c'est de la com. Ces gens là se couvrent les uns les autres pourquoi vous voulez qu'ils changent les choses ?

On a beaucoup de mal à faire changer les choses. Ils savent voter des lois pour nous nous serrer la ceinture. Mais moi je peux vous prouver et je le prouve dans mes livres que eux se mettent des crans en plus à chaque fois dans leur ceinture. Et moi ça me rend fou. J'ai des gens aujourd'hui qui me gagnent le SMIC et qui dorment dans leur voiture. Moi je suis fou de rage quand j'écris et que je prouve qu'il y a des parlementaires qui se font rembourser trois fois leurs notes de restaurant. Trois fois. Ils mangent une fois et ils se font rembourser trois fois. Alors que c'est des gens qui ont déjà entre guillemets des indemnités des frais de représentation déjà énormes.

Et en plus quand ils se font attraper la justice est vachement clémente aujourd'hui. Aujourd'hui un élu encore une fois et encore une fois je ne suis pas anti-élu. Ce que je dis c'est juste des constats. C'est juste des preuves. Un élu qui se fait condamner aujourd'hui c'est une circonstance atténuante. Le fait d'être élu. Mais oui. Alors je pèse mes mots. Si vous êtes un élu connu si vous êtes un élu un peu haut le petit élu lui quand il se fait prendre les mains dans la confiture ou parce qu'il a fait une petite erreur de gestion sur sa commune lui il morfle grave.

Par contre le grand élu par exemple je vais vous donner un exemple je l'ai mis dans mon bouquin j'ai un sénateur vous savez que le juge monsieur Macron dans sa grande magnificence a déclaré que les juges pouvaient nommer eux-mêmes l'inégibilité de l'élu ce qu'ils ne font pas toujours et pas souvent. et bien j'ai noté preuve à l'appui que quand vous êtes un petit élu souvent maintenant vous êtes condamné une éligibilité tout de suite et pour 5 ou 10 ans alors que vous êtes un sénateur là j'en ai un qui vient de se faire condamner et bien ils ont mis une éligibilité qui s'arrête juste avant la prochaine élection c'est facile

22:47
Présentateur

c'est une inéligibilité avec des gros guillemets

22:52
Invité politique

avec un curseur variable mais c'est comme la légion d'honneur je vous fais juste une aparté moi je rigole là j'en ai un qui a été condamné on lui a retiré la légion d'honneur pour 5 ans au bout de 5 ans il remet sa breloque il a été condamné pour des faits graves on lui a quand même retiré sa légion d'honneur mais pour 5 ans oui mais il y a

23:10
Présentateur

la réinsertion

23:10
Invité politique

je veux bien mais je voudrais qu'on me l'explique pourquoi il n'y en a pas un petit peu plus pour les 67 000 prisonniers qui sont dans les prisons et qui croupissent dans les prisons françaises avec un taux de remplissage de 120% là bizarrement il n'y a pas tellement de réinsertion

23:24
Présentateur

alors dans cet ouvrage Pilleurs d'état encore et encore vous ne vous contentez pas d'épingler les politiques mais aussi les grands patrons notamment au sujet des procédures Bayon pourquoi mêler politique et grand patron dans cette sortie-ci parce qu'ils se tiennent la main

23:44
Invité politique

ils se tiennent la main ils se tiennent la main et l'argent qui est distribué ou qui n'est pas distribué ou la liberté d'expression qu'on est en train de juguler vous êtes bien placé vous ici pour le savoir parce que c'est de plus en plus dur d'être libre quand vous êtes un petit journal comme le Rafi comme l'association Yuka qui se bat pour que quelque part on sache sur une application si ce que vous mangez est sain ou pas sain la dame qui s'est battue la journaliste qui s'est battue en Bretagne pour l'Elysée etc etc qui a été obligée de vendre la maison de sa grand-mère avec un procès des baillons les deux journalistes qui ont sorti il y a quelques années un journal vérité sur lequel un grand patron d'entreprise a fait un procès des baillons il leur a demandé 500 000 euros de dommages et intérêts c'est pas couper la liberté d'expression la liberté d'expression c'est intimement lié à la politique quand vous savez qu'aujourd'hui pour parler dans un journal c'est de plus en plus dur parce qu'il y en a de moins en moins qui sont libres et que si vous êtes un grand chef d'entreprise vous ne pouvez pas parler de ce chef d'entreprise dans cette télé vous ne pouvez rien dire sur celui-là dans cette radio elle est où la liberté ?

et en plus les lois

24:47
Présentateur

le média s'expose lui-même c'est-à-dire que la force de la procédure baillons c'est que même si mais ils vont gagner les deux journées dont je vous parle le chef d'entreprise perd le journal a perdu beaucoup d'argent du temps et de l'argent et beaucoup d'argent et de l'énergie et de l'énergie

25:03
Invité politique

c'est-à-dire que les deux journalistes pendant qu'ils sont et puis aussi c'est très honnêtement personne ne s'en rend compte mais c'est des messages subliminaux pour les autres journalistes ça crée une espèce d'auto-censure parce que quand votre copain du bocal du journal Lousette a un procès à 500 000 euros sur le dos vous réfléchissez à deux fois après à vous avant d'écrire et ça c'est intrinsèquement lié à la politique donc c'est une sorte de disons de convergence

25:30
Présentateur

d'intérêts mais complètement d'ailleurs c'est pas moi qui le dis il y a des humoristes qui le disent très bien mais de plus en plus d'hommes politiques épousent des journalistes alors en parlant de procédures Bayon l'association Anticor dont vous êtes administrateur a perdu son agrément auprès de la haute autorité de transparence on ne l'a pas perdu on ne l'a pas perdu où est-ce que ça en est

25:49
Invité politique

ah bah si on l'a retrouvé on l'a retrouvé monsieur Attal avant de avant de quitter trois minutes après son poste de premier ministre nous a signé nous a re-signé notre agrément donc on a c'est un agrément un peu clignotant l'agrément de Anticor c'est un agrément qui est complètement fou puisqu'il est donné par des parties par l'état alors que ça devrait être un organisme indépendant qui nous le donne c'est pour ça que par exemple monsieur Moriarty n'a pas pu nous donner l'agrément puisqu'il a été mis en cause sur des procédures qu'on nous madame madame l'autre première ministre Elisabeth Borne Elisabeth Borne n'a pas pu nous donner notre agrément à un moment donné puisqu'elle était elle aussi hein pardon puis ou voulu elle ne pouvait pas elle a été mise en cause dans une affaire donc elle est obligée de se déporter donc à la finale c'est notre agrément le deuxième troisième quatrième parce qu'on est obligé de faire huit référés c'est pour ça que je parle d'agrément clignotant oui clignotant ils avaient mis le bébé dans les mains du ministre la ministre des affaires étrangères qui nous a jamais répondu et au départ il faut que vous le sachiez on nous a retiré notre agrément sur une erreur des services du premier ministre à l'époque monsieur Castex c'est à dire que l'agrément avait été rédigé par les services de monsieur Castex et ils avaient fait une erreur administrate gros de gros je résume de virgule dans cet agrément c'est pour ça qu'on nous l'a retiré mais aujourd'hui il est stabilisé mais oui ça y est on l'a on l'a on a refait une demande on l'a maintenant ils peuvent nous retirer il faudrait qu'ils nous disent comment donc là à combien de temps est-ce que ah bah là on a pour 3 ans c'est renouvelé tous les 3 ans les agréments et donc dans 3 ans il faudra se remettre il faudra se remettre vous savez c'était un combat il n'y a pas photo nous on a des dossiers qui les gênent et c'est sans doute pour ça

27:29
Présentateur

la particularité

27:30
Invité politique

d'anticorps c'est qu'on peut se porter partie civile c'est à dire que quand on a une association grade 1901 totalement indépendante totalement bénévole moi je suis administrateur il y a 21 administrateurs dans l'association on est tous bénévoles d'accord donc il n'y a pas photo les comptes sont sont vérifiés par des experts comptables tous les ans il y a une assemblée générale il y a tout on est totalement clean et c'est difficile de nous attraper

27:52
Présentateur

justement il y avait eu une histoire de millionnaire

27:55
Invité politique

qui avait fait qui avait versé une certaine somme d'argent bon on a rectifié parce que de toute manière c'était légal on a rectifié le truc aujourd'hui dans les statuts toute personne qui nous donne plus de 5000 euros son nom est publié publiquement on est absolument vous savez c'est simple de balancer des rumeurs c'est simple de balancer des saloperies sur les gens aujourd'hui c'est très facile dites vous bien que si jamais il y avait la moindre malversation au sein d'anticorps le moindre argent détourné et il y a longtemps qu'on aurait été tous mis en garde à vue que le PNF serait descendu à 6h du matin chez nous pour prendre nos ordinateurs il n'y a rien il n'y a que de la rumeur

28:33
Présentateur

enfin bref

28:35
Invité politique

il n'y a rien d'illégal

28:37
Présentateur

voilà c'est à dire que d'un point de vue moral on peut se dire qu'il n'est pas simple que des personnes riches soient trop impliquées dans les associations

28:47
Invité politique

alors il n'est pas ça que des personnes riches soient trop impliquées dans les associations à partir du moment ils mettent leur nez dedans et ce n'était pas le cas non non non ils nous ont même reproché de connaître monsieur Montebourg ça va quoi ça va arrêter arrêter il n'y a rien il n'y a rien tout ça c'était de la manipulation populaire pour décrédibiliser l'anticorps qui est une association moi j'estime d'utilité publique nous sommes trois états grés pour pouvoir nous porter partie civile il y a Sherpa Transparency International et nous nous nous sommes un peu plus spécialisés sur les élus ça les gêne nous on a une plainte contre monsieur Collaire ça le gêne secrétaire général de l'Elysée oui ça le gêne on a toujours suivi les dossiers Benalla vous avez accès au dossier sur ces affaires Collaire Benalla etc nous pouvons nous porter partie civile donc quand un juge quand un juge en France classe le dossier sans suite ou évacue un certain nombre de choses dans l'affaire Benalla ou dans l'affaire Collaire l'association anticorps peut prendre le dossier le donner à un juge indépendant et se porter partie civile et donc ils sont obligés de continuer l'enquête c'est vachement embêtant en France

29:57
Présentateur

pour ces gens là alors de manière générale on peut vous accuser de faire un peu dans le populisme parce que vous tapez sur tout le monde gauche et droite confondus et dès les premières pages vous vous en prenez très violemment à Jean-Luc Mélenchon qui est aujourd'hui l'opposant à une sorte de majorité à participation variable on va dire qui va du PS au RN si vous regardez je ne tape pas que sur Mélenchon je tape sur la droite je tape sur la gauche alors est-ce que être populiste c'est taper sur tout le monde ben non non parce qu'on va vous dire finalement est-ce que vous ne nourrissez pas le tous pareil ah oui ça on me l'a fait ça je dis toujours

30:30
Invité politique

dans mon discours et je vous l'ai déjà dit tous les élus ne sont pas pourris sauf que plus on remonte en haut de la pyramide aujourd'hui et ceci n'est pas un geste maçonnique plus on remonte en haut de la pyramide plus malheureusement je rencontre des élus corrompus et plus la corruption prend du terrain quel que soit le parti politique parce que ce n'est pas les hommes en fin de compte c'est le système qu'il faudrait changer et comme le système est hyper intéressant ils croquent tous je vais vous donner un exemple précis je rencontre et j'ai des exemples plein d'élus qui peuvent faire plein de choses qui peuvent changer la réalité de la société française et aider les français seulement quand ils sont dans l'opposition dès qu'ils passent dans la majorité je ne sais pas pourquoi ils se mettent à croquer ils se mettent à être souvés d'horreur donc en fait il faut changer les lois mais il faut changer le système comment ça se fait que les élus sont si gratifiés comment ça se fait que les élus sont des dieux qui sont élus moi j'ai été élu je sais ce que c'est mais il n'y a que les élus qui peuvent changer le système et c'est là que le serpent se met en la queue non il y a aussi le peuple cher monsieur dans mon bouquin je ne tape pas que sur les élus je tape aussi sur le peuple qui ne va pas voter ou qui vote pour des élus corrompus depuis x années ou qui quelque part laisse faire sans regarder c'est à dire regarde ailleurs ou qui veulent tous des élus propres rigueux mais pas le mien parce que le mien je le connais tu comprends il me paye le café surtout les mères ben oui mais je le connais depuis 20 ans il a aidé mes enfants il a trouvé du travail à ma fille il m'a retiré des contredenses bon je sais il est un peu pourri mais bon c'est pas grave c'est le mien et ben non il faut que maintenant les français arrêtent d'être des consommateurs de la politique mais des acteurs de la politique française mais dans le fond aujourd'hui

32:08
Présentateur

l'intervention des citoyens par exemple dans la rédaction des lois elle est extrêmement cadrée

32:13
Invité politique

pardon

32:14
Présentateur

l'intervention des citoyens c'est à dire si nous citoyens nous voulons des lois de moralisation à la vie publique et pas nous attendre à des élus pour les écrire en fait c'est très difficile

32:25
Invité politique

mais non j'ai bien rédigé avec monsieur Camanel et madame Coselle la loi sur le casé judiciaire bien on l'a bien fait donc quand on veut on peut ah pour l'instant on est au placard mais ça c'est un autre problème quand vous me disiez qu'on ne pouvait pas on peut chaque élu peut surveiller peut aller au conseil municipal de sa ville moi je vais dans des conseils municipaux il n'y a personne il n'y a personne on vote pour un type et puis on ne s'en occupe plus on ne s'en occupe plus

32:50
Présentateur

et puis il n'y a plein de choses on ne s'en occupe plus aussi parce qu'on travaille parce qu'on est pris à la gorge par le quotidien et la quotidienneté finalement elle prend de plus en plus de place avec l'inflation avec ces dernières années l'appauvrissement des français peut aussi les conduire à moins s'intéresser à la vie politique vous prêchez un convaincu mais ce n'est pas une raison

33:10
Invité politique

on ne s'en sortira en France que quand on se débarrassera dans le vote des élus pourris et on ne le fait pas aujourd'hui il y a des endroits où il y a 90% d'abstention je voulais que je vous donne un chiffre oui élection du remplaçant de monsieur Valls monsieur Chouac qui est décédé dernièrement vous savez avec combien d'électeurs il a été élu ? non ce que je dis est factuel 0,9 électeurs sur 10 moins de 1 électeur sur 10 et il a été élu à 100% des voix ça vous parle ?

le remplaçant de monsieur Serge Dassault ça vous parle aussi du S&A mais j'ai bien connu le remplaçant de monsieur Serge Dassault au conseil départemental a été élu avec 0,6 électeurs sur 10 tout juste un demi un peu plus d'un demi électeur sur 10 pour le vote obligatoire ? à complètement il y a 96 pays au monde qui ont le vote obligatoire je ne dis pas que c'est la meilleure solution je dis que si le vote obligatoire est mis en place le bulletin blanc devient un vote politique et donc on est obligé de mettre des seuils aujourd'hui les gens ne vont pas voter pourquoi ?

parce qu'ils disent moi je les rencontre ça ne sert à rien bon de toute manière que ça soit lui ou que ça soit l'autre c'est les mêmes il y en a un qui gueule fort il y en a un qui triche il y en a un qui ment donc les gens ne vont pas voter parce qu'ils ont l'impression que le vote blanc ne sert à rien et moi je me bats contre ça parce que le vote blanc ne sert à rien vous savez pourquoi ? parce qu'il n'y en a pas assez mai 2017 ça vous parle ?

34:37
Présentateur

oui

34:37
Invité politique

mai 2017

34:39
Présentateur

aujourd'hui on ne distingue pas le vote blanc du vote

34:41
Invité politique

si ça c'est le pipeau qu'ils ont fait parce qu'avant on mettait le blanc et le nul ensemble et ils ont fait le mensonge je l'ai mis dans un de mes derniers livres le truc pas démographique comme on dit l'avancée démocratique ils ont séparé les bulletins blancs des bulletins nuls avant les deux étaient ensemble ça ne sert à rien du tout c'était uniquement à l'heure une fois de plus donc mai 2017

35:02
Présentateur

élection d'un type qui s'appelait de fait on les met souvent enfin c'est souvent écrit bulletin blanc et nul malgré tout toujours

35:10
Invité politique

oui oui oui puis je peux vous en parler deux heures vous savez vous savez quelle est la dévision juridique du bulletin blanc ? non rien dans l'enveloppe et vous savez pourquoi c'est fait ?

je vous écoute c'est simple quand vous avez une enveloppe vide dans une élection et que vous la posez ça se voit donc tout le monde sait que vous avez voté blanc c'est pour ça que les gens mettent une feuille dedans comme ça on a l'impression que vous ne savez pas pour qui mais au départ ils ont pensé le truc que le véritable bulletin blanc il n'y avait rien dedans je reviens à mai 2017 parce que c'est important que les gens comprennent il y a eu 12% de blancs et de nuls à l'élection du deuxième tour de monsieur Macron en 2017 12% de blancs et de nuls c'est la première fois depuis 1958 qu'il y avait eu autant de blancs et de nuls la presse en a parlé une demi-journée parce qu'ils ne veulent pas que le bulletin blanc devienne un vote politique nous sommes dans une société médiatique le jour où dans l'urne il y a ça de blancs et ça pour les exprimer ils sont morts mais les partis politiques ne veulent pas donc ils préfèrent que les gens n'aillent pas voter sauf que le véritable mécontentement aujourd'hui par rapport au panel politique qu'on nous offre c'est le bulletin blanc parce que là on sait que vous n'êtes pas content

36:24
Présentateur

alors il y a une curiosité dans votre livre ce sera ma dernière question il y en a plein dès le début vous faites un inventaire à la prévère des raisons de s'indigner dans le monde ça va des femmes iraniennes persécutées par les Moula au peuple palestinien en passant par les Ouïghours ou même les Touareg et j'en ai oublié mais est-ce que c'est pas un peu léger d'évoquer des problèmes aussi graves et aussi complexes en quelques mots dans un livre qui n'a rien à voir avec des problèmes en quelques temps pourquoi ce... alors si vous aviez lu tous mes livres mais cet livre

36:49
Invité politique

je le fais systématiquement parce qu'on parle pas de ces gens là ils sont écrits ils nous parlent la plupart de moi je veux qu'on continue à en parler je veux que ça soit inscrit j'ai mis dans le livre le nom des gens qui sont morts dans l'affaire Karachi les 11 personnes qui sont morts dans le bus qui a explosé à cause des rétrocommissions j'ai mis leur nom pour pas qu'on les oublie sous baladure je crois oui sous baladure pour pas qu'on les oublie et c'est ma petite participation ma petite participation au fait qu'il faut pas oublier pendant deux ans moi j'ai mis un petit badge Julien Assange j'allais partout parce que c'était ma petite manière à moi de dire on n'oublie pas Julien Assange qui est le défenseur de la liberté et j'en ai mis un pendant pas longtemps qui s'appelait sur Paul Watson qui était en prison de façon c'est ma petite façon à moi de lutter contre l'injustice alors ça plaît ça plaît pas on dit que c'est populiste mais en un temps je le fais parce que parler de quelqu'un qui est en prison depuis dix ans dont plus personne ne parle parler de mettre une ligne sur les ouïghours qu'on est en train de tuer dans certains pays ok en Chine en particulier en Chine en particulier et il y en a d'autres je mets les autres les iraniennes dont on ne parle pas je mets des noms de femmes iraniennes c'est ma petite façon à moi toute petite façon de lutter contre l'injustice

38:00
Présentateur

dans tous ces pays merci Philippe Pasco et merci à vous d'avoir regardé toujours debout n'hésitez pas à nous dire ce que vous en pensez en commentaire si vous nous regardez via Youtube et par email si vous nous regardez à la télé continuez de nous soutenir de soutenir votre média un média qui vous garantit une information libre abonnez-vous à partir de 5 euros par mois ou devenez sociétaire de notre coopérative rejoignez-nous dès maintenant via soutenez.lemédiatv.fr très bonne soirée sur le média