EN DIRECT : Alexandre Loubet, député Rassemblement national
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 25 %Défensif 15 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 50 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:19OuverteRéponse directe
On va parler de réindustrialisation, d'énergie, de budget mais je voudrais qu'on parle natalité parce que c'est notre actualité ce matin.
- 5:23RelanceRéponse partielle
Est-ce que vous êtes prêt à dire aux Français pendant la prochaine présidentielle qu'il va falloir travailler plus ?
- 8:31FerméeÉludée
Vous défendez la politique de l'offre d'Emmanuel Macron ?
- 10:25RelanceRéponse partielle
Vous êtes pro-business, vous êtes libéral ? Vous défendez une autre vision de l'économie ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:41non_speechFait
« Le nombre de morts en France est désormais supérieur au nombre de naissances. »
- 4:05Alexandre LouetChiffre
« Actuellement chaque année, nous avons à peu près 500000 immigrés légaux, je ne parle pas des clandestins, qui viennent dans notre pays. »
- 4:44Alexandre LouetChiffre
« On a un taux d'emploi qui est à 68 %, les Pays-Bas 82 %. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0,8 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
de créer de nouvelles formes de valeur. Nous construisons l'avenir pour vous permettre d'y accéder dès maintenant. PWC So you can encore mo avec vos produits structurés, est-ce que mon argent reste toujours disponible ? Mais vous avez pas besoin d'argent et pour quoi faire ? Non non, vous êtes beaucoup trop inquiète et puis vous verrez bien madame Durant. Vos produits structurés ne sont pas des gammes H. Dommage. L'intelligence artificielle n'est plus une promesse, c'est une révolution déjà à l'œuvre. Pour les [musique] entreprises, la question n'est plus de savoir s'il faut l'adopter mais de quelle façon.
Car demain, la différence ne se fera pas entre l'humain et l'IA, mais entre ceux qui la maîtrisent [musique] et ceux qui la subissent. Chez, nous vous guidons du conseil à l'usage pour orchestrer la symbiose Homia en entreprise et [musique] en faire un véritable levier de croissance. Marre de courir après vos paiements ? Avec Clearnox, reprenez le contrôle et accélérez vos encaissements. Clearnox, facturer, c'est bien, encaisser, c'est mieux.
[musique]
BFM Business, le média référent de l'actualité économique. BFM Business, premier sur l'écho. Good Morning [musique] Business, le grand entretien. Il est 7h45 sur BFM Business et sur MC Live. Notre invité ce matin, c'est Alexandre Louet. Bonjour, vous êtes député Rassemblement national de Melle. Vous êtes membre de la commission des affaires économiques et vous êtes conseiller spécial du président du Rassemblement national Jordan Bardella. On va parler de réindustrialisation, on va parler d'énergie de budget mais je voudrais qu'on parle natalité parce que c'est notre actualité ce matin. On a ces chiffres sur la grande bascule sur un an.
Le nombre de morts en France est désormais supérieur au nombre de naissances. Notre question c'est qui va travailler demain ? Vous ne défendez pas évidemment la question migratoire. Vous ne poussez pas pour le fait qu'on ait plus d'immigrés dans le pays. Du coup, qui va bosser ? D'abord, merci pour votre invitation. Bonjour. Euh et de même qu'à ceux qui nous écoute et nous regarde. Euh effectivement, un pays qui renonce à mener des politiques de natalité est un pays qui programme sa mort et nous le voyons bien cette année avec un sol négatif de près de 20000 avec malheureusement davantage de décès que de naissance. Il y a aucun pays dans lesquels les politiques de natalité fonctionnent.
Aucun. Cela dépend. Cela dépend aussi des modalités et des politiques publiques qui sont menées. En France, il y a un véritable problème. C'est-à-dire que contrairement à de nombreux pays, le désir d'enfant est beaucoup plus important que le taux de fécondité. On a un désir d'enfant d'à peu près 2 et demi par femme contre un taux de fécondité d'à peu près 1,4 ou 5. Ce qui signifie que cet écart démontre une véritable problématique qui est notamment essentiellement liée à la question du pouvoir d'achat, la question de l'accès au logement qui est lié, mais aussi à la question de dans quelle vie euh allons-nous laisser notre enfant, notamment quand on voit l'ensauvagement de notre société.
Donc évidemment, il s'agit d'une d'une problématique qui est extrêmement diverse. Maintenant, ce que défend le Rassemblement national, c'est la mise en place, l'instauration d'une part fiscale pleine dès le deuxème enfant pour créer une incitation fiscale aux jeunes couples qui souhaitent avoir davantage d'enfants. Étonné, comme je l'ai dit, qu'il s'agit d'un problème de pouvoir d'achat. Nous considérons également qu'il nous faut desserrer les taux euh dans l'accès au logement parce que aujourd'hui euh la contrainte normative est l'un des principaux freins dans l'accès au logement et euh on le voit bien euh le limite euh la construction du nouveau bâti.
Euh les DPE avec l'interdiction des catégories G et F entre 2025 et 2030 vont privé de près de 17 % le de logement du parc locatif. On peut pousser les Français à faire plus d'enfants, c'est possible. Vous dites pas comme mélodie je suis pragmatique, je vais changer les règles sur les les questions d'immigration contrairement à ce qu'elle avait promis pendant la campagne et j'ouvre un peu les vannes parce qu'à un moment donné il y a un besoin, il va falloir financer les retraites. Il faut raisonner avec pragmatisme. Actuellement chaque année, nous avons à peu près 500000 immigrés légaux, je ne parle pas des clandestins, qui viennent dans notre pays.
Sur les 500000 qui viennent dans notre pays, un peu moins de 50000, donc même pas 10 % viennent au motif du travail. Que viennent faire les autres qui payent. On ne sait pas si le contribuable français. Donc la réalité c'est qu'aujourd'hui on sait que nous avons un taux de chômage qui est important en France, qui est en baisse certes, mais quand on prend en compte l'ensemble des catégories de chômeurs, on est à 5,5 millions de chômeurs. Moi, je vois qu'il y a à peu près 300000 emplois vacants dans notre pays. Ce qui signifie qu'il faut remettre la France au travail. Vous savez, on a un taux d'emploi qui est à 68 %, les Pays-Bas 82 %.
Si on avait le même taux d'emploi qu'au Pays-Bas, il n'y aurait pas de déficit du système de retrait. Globalement, vous dites il faut que les Français travaillent plus. Il faut non, il faut qu'il y ait davantage de Français qui travaillent. Les Français peuvent travailler plus s'il le souhaitent. C'est la raison pour laquelle nous sommes favorables à la à la défiscalisation des heures supplémentaires. Je crois que c'est une incitation fiscale qui permet effectivement de récompenser par le mérite le travail.
Nous y sommes bien évidemment favorables, mais ce qu'il faut essentiellement, c'est relancer la croissance parce que la croissance seule permettra de remettre les Français au boulot et qui le veulent. Euh évidemment, puis étant donné que nous avons un taux d'écart euh extrêmement important et euh bien évidemment ça nous permettra de euh résorber ce déficit des retraites qui est euh de plus en plus important. Alors justement, c'est assez cocass parce que ces chiffres de Linal, ils sont publiés le jour où on va adopter définitivement la suspension de la réforme des retraites sur le plan des retraites aujourd'hui que défend le Rassemblement national ?
Est-ce que vous êtes prêt à dire aux Français pendant la prochaine présidentielle qu'il va falloir travailler plus ? La réforme des retraites portée par le Rassemblement national est très claire. Lorsque on a commencé à travailler avant 20 ans, on partira à ta plein avec 40 annuités et à partir de 60 ans. Lorsque on entre sur le marché du travail après 20 ans, et bien il y a une progressivité de 40 à 42 annuités et un âge de départ légal de 60 à 62 ans.
Vous savez, actuellement avec la réforme d'Emmanuel Macron des retraites et d'Élisabeth Borne, en repoussant l'âge légal de départ à la retraite, il y a près de la moitié d'une génération qui arrivent en âge de départ à la retraite sans travail, ce qui signifie qu'ils vivent du RSA, du chômage et cetera. Donc il y a une décote. Donc cette réforme entraîne une popérisation des retraités malheureusement. Par conséquent, je vous réponds là. Ce qu'il faut pour équilibrer notre système de retraite, c'est d'une part euh le euh employer recourir au levier de la natalité, j'en ai parlé. Et d'autre part, le plus important, c'est la productivité et la croissance.
Et si vous me laissez une petite minute, je peux développer le sujet. Alors, comment on augmente la productivité ? Déjà, je suis très inquiet de constater que nos entreprises qui vous écoutent d'ailleurs ont énormément de retard de productivité. On est tout de même à euh 6 points euh de numérisation en moins pour nos PME par rapport à la moyenne européenne en terme d'intensité numérique. On a deux fois moins de robots qu'en Allemagne, cinq fois moins qu'en Corée du Sud. Il faut provoquer un véritable choc de compétitivité et le Rassemblement national est le seul parti politique de la classe politique qui défend ce choc de compétitivité. Mais comment je vous repose comment ?
Le seul levier qui sera un peu coûteux, c'est et nous l'achons, c'est la baisse massive des impôts de production. Mais vous savez quand on voit que la baisse de l'IS euh de près de 11 milliards d'euros a permis de collecter 27 milliards d'euros de recettes supplémentaires, on se dit effectivement que trop d'impôt tue l'impôt et moins d'impôts permet d'avoir davantage de recettes fiscales. Premier levier, la baisse des impôts de production. Deuxème levier, ça coûtera pas un centime au français, c'est le rétablissement d'un prix français, de l'énergie, de l'électricité.
Parce qu'il faut savoir que les entreprises en moyenne aujourd'hui payent une électricité de vir8 fois supérieure à nos coûts de production. Par conséquent, nous nous avons l'électricité à produire la moins chère d'Europe, mais nous payons une électricité qui est complètement décorrélée des coûts de production à cause des règles du marché européenne énergie. Troisièmement, le levier normatif, excusez-moi, je vous coupe. Et le levier normatif, il est considérable. Vous savez, par rapport à 2017, nos entreprises payent 31 milliards d'euros d'impôts papra supplémentaires, c'est-à-dire de coût des normes. C'est considéré encore, c'est une estimation basse, estimation au CDE en France évidemment.
Ce qui signifie que toute la politique de l'offre d'Emmanuel Macron n'a pas eu lieu. Les allègements fiscomes ont été complètement neutralisés par la hausse du coût des normes. Nous dégraisserons ce mammouth normatif. Donc vous défendez la politique de l'offre d'Emmanuel Macron. Absolument pas. Je viens justement de vous dire que les allègements fiscaux vous parlez de baisse d'infos de production CVA Macron.
Bah en l'occurrence, vous savez, le Rassemblement national a obtenu a obtenu, pardon, dans le cadre de l'examen du budget euh la suppression de la C3S, l'un des principaux impôts de production qui pèse sur nos entreprises et en particulier les entreprises qui exportent, les ETI, les grandes entreprises. Euh nous avons obtenu de cette suppression à l'assemblée. Malheureusement, le gouvernement a paniqué et a réclamé un deuxième vote, une deuxième dénigération pour revenir sur cette suppression. Alors, j'imagine que quand vous parlez de ça au patron que vous rencontrez, il paraît que vous avez rencontré la moitié du CAC 40 avec le avec Jordan Bardella.
Je sais pas si c'est vrai est-ce que c'est à peu près une fourchette exacte. J'aurais dit peut-être un peu plus. Effectivement, peut-être un peu plus. Quand vous leur parlez des impôts de production ABC, j'imagine qu'ils applaudissent. Par contre, ils vous en veulent pour l'ISF et pour des votes sur ce plan-là où ils n'ont pas très bien compris où vous situez économiquement. Nous nous n'avons pas rétabli l'ISF et il faut lutter contre les ces ces préjugés qui sont des éléments malheureusement de langage de la Macronie et de nos adversaires. Donc merci de me donner l'occasion de le préciser. Vous avez voté. L'ISF concernait 400000 personnes dans notre pays.
Nous ce que nous avons voté, c'est une transformation de l'impôt de l'IFI de la euh de de l'impôt sur la fortune immobilière qui concernait 180000 personnes euh pour un impôt sur la fortune improductive qui lui concernera moins de personnes encore, c'est-à-dire 1400 personnes dans notre pays. Cet impôt, il fait quoi concrètement ?
Il il ne taxe que les patrimoines de plus d' 1,3 million d'euros exemptés de la résidence principale ou unique à hauteur de près d'un million d'euros contrairement à un abattement précédent qui était de 30 % et en plus nous incitons les personnes donc qui en ont les moyens à aller investir dans nos entreprises pour répondre aux besoins de financement en taxant ce qu'on appelle et bien improductif comme les avions, les yachtes, les œuvres d'art, ça concerne pas grandement dans notre pays pour qu'ils viennent justement financer mais c'est c'est la fortun ce sont alors non attention nous ne taxons pas les actions et la taxation de l'assurance vie est marginale mais vous savez c'était pas une une proposition du rassemblement national à la base nous avons fait des compromis c'était une proposition du modem que nous avons justement amélioré en exemptant la résidence principale et unique de impôt à fin à la fin Alexandre Louet quand on ne défend pas la politique de l'offre d'Emmanuel Macron qu'on la combat comme vous avez voté complètement liquid les avantages d'allègement fisca par le norme vous êtes où économiquement c'estàd que les patrons quand ils vous posent la question ou mais pragmatique ça veut rien dire vous êtes prousiness vous êtes libéral vous êtes vous défendez une autre vision de l'économie vous êtes où je n'aime pas qu'on soit catégoris catégorisé dans une case pour être franc moi je considère qu'on est pragmatique.
On défend la puissance de la France et la prospérité des Français. Et pour défendre cet objectif-là, nous avons besoin largement de nos entreprises. Mais nous, notre objectif, c'est pas de diriger les entreprises, c'est de créer les conditions de réussite de nos entreprises.
Et quand je vous parle du choc de compétitivité que nous sommes les seuls à défendre par la baisse des impôts de production, par le rétablissement du préfoncé de l'énergie parce que actuellement nous sommes privés de notre avantage comparatif au sein du marché européen et surtout par la baisse de l'ensemble de ce magma normatif, et bien j'estime que nous sommes le parti politique qui répondra le plus aux préoccupations de nos entreprises. On déplaise à nos adversaires qui laissent entendre l'exact inverse. Vous savez, moi je regarde ce qui se fait à l'étranger. On voit que la Chine, l'Asie de manière générale accélère. On voit que les États-Unis sont en train de réagir.
Pourquoi est-ce que nous nous adoptons des recettes diamétralement opposées à ce qui est en train de se faire partout dans le monde ? Et même si je regarde en arrière dans l'histoire de notre pays, on voit bien qu'un sorte de libéral colbertisme qui avait été mené par le général de Gaul qui consistait à ce que l'État impulse et soutienne nos entreprises mais à laisser dans le cadre de partenariat public privé nos entreprises innover et impressionner le monde. Moi je remarque que c'est la recette qui marche. C'est celle que nous voulons Merci. Merci Alexandre Lou d'être venu ce matin dans la matinale de l'économie.
Dans un instant, on va revenir sur les questions de natalité avec cette grande bascule et puis on revenir sur l'Ukraine. Un accord très proche selon Donald Trump. à tout de suite.