Elisabeth Doineau : " Certains pays vivent la guerre, nous, c’est juste la hausse du carburant."
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Vous êtes sénatrice union centriste de La Mayenne, rapporteure générale de la commission des affaires sociales. On va évidemment revenir sur le conflit au Moyen-Orient, ses conséquences notamment sur les prix à la pompe. Mais d'abord on va regarder comme tous les jours 3 unes de la presse régionale.
D'abord la une de la dépêche nucléaire, le grand retour de l'atome à Paris. Une trentaine de pays ont défendu le nucléaire comme levier de souveraineté, de la décarbonation et de la compétitivité. 15 ans après Fukushima, l'Europe admet avoir affaibli sa sécurité énergétique en réduisant trop vite la place du nucléaire.
La France veut donc accélérer. Deuxième une, c'est celle de l'union protoxyde d'azote démunie face au fléau le week-end dernier. Trois jeunes sont morts dans un accident de voiture en Seine-et-Marne pour lequel le gaz hilarant a été mis en cause, détourné comme stupéfiant.
Ce produit légal fait des ravages jusque dans les campagnes. Et puis, dernière une, celle du Maine Libre, des petits villages. Mais trois listes quand même.
On parle des municipales. Et c'est vrai qu'on a beaucoup parlé des 68 % de communes qui n'ont qu'une seule liste. Mais il y a aussi, c 'est le cas dans la Sarthe, on le voit des communes qui comptent environ 500 habitants et qui devront départager trois listes concurrentes.
De quelle une avez-vous envie de nous parler ? Alors toutes les unes que vous venez de présenter sont importantes. Néanmoins je choisirais démunis face au fléau parce que ça fait quand même plusieurs mois, voire des années que nous parlons de lutter contre le protoxyde d'azote.
Le Sénat s'est beaucoup investi. Vous avez reçu ma collègue tout dernièrement, Marion, Marion Canales, qui portait donc une proposition de loi pour limiter la vente aux professionnels. Mais je rappelle aussi le travail de Valérie Létard en tout premier lieu.
Et donc là vraiment on se sent totalement démunis, c'est le cas. C'est-à-dire qu'en fait, on s'aperçoit que la loi française ne suffit pas pour éradiquer ce fléau et des jeunes voilà, s'engouffrent dans son paradis voilà, et en réalité, c'est C'est vraiment, comment dirais-je, pour nos villes, vraiment un fléau parce qu'on retrouve les bouteilles partout. Et franchement, c'est surtout en termes de santé que les choses sont époustouflantes sur les résultats.
Et ça ne suffit pas à décourager les jeunes. C'est pourquoi on n'y arrive pas par la loi, mais aussi qu'est-ce que ça dit de notre société qu'aujourd'hui, de plus en plus de jeunes consomment ce protoxyde d'azote. Mais oui, mais oui.
Qu'est-ce que ça dit ? Ça dit beaucoup de choses sur le mal-être, certainement. Et peut-être besoin de repères, des difficultés à s'inscrire dans un un parcours tel qu'on peut les proposer.
Il y a peut-être aussi une recherche autour de cela. Et non, je pense que les jeunes ont toujours cherché des paradis en quelque sorte éphémère et perdue d'avance. Et on voit bien qu'aujourd'hui, dans notre société, il y a ce syndrome de mal-être.
Et franchement, c'est préoccupant pour nous, pour les familles c'est désespérant et je pense que vraiment le protoxyde d'azote c'est notre ennemi, on l'a tous dit. Et c'est effectivement encore la une de la presse régionale ce matin. On revient sur le conflit au Moyen-Orient, on On l'a vu dans le journal Donald Trump qui soutient que l'Iran est proche de la défaite.
Est-ce que du coup, avec ce genre de déclaration, vous arrivez à y voir clair sur ce que Donald Trump cherche jusqu'où il veut aller – Écoutez, pour ce qui est de mes réflexions, c'est vrai qu'on est tous suspendus aux lèvres de Donald Trump. Et c'est encore plus flagrant que les chaînes en continuent aussi, voilà, vont nous donner des informations à la minute, à l'heure, au jour, etc. Et on sent que c'est entretenu, cette espèce de suspense et cette story.
Et donc, voilà, on ne s'inscrit que dans la parole de Donald Trump. Or, la parole de Donald Trump, on sait qu'elle virevolte, c'est-à-dire qu'un jour, elle va nous annoncer ceci, le lendemain, elle va nous annoncer le contraire. Donc, moi, ce que je crois, c'est qu'il faut être attentif, effectivement, aux rumeurs dans le monde qu'elles viennent de Donald Trump ou qu'elles viennent d'ailleurs.
Mais ce n'est pas là-dessus qu'on bâtit finalement une réaction par rapport notamment au conflit au Moyen-Orient. Mais on l'a bien vu en Ukraine. C'est exactement la même chose.
Un jour, je suis l'ennemi de l'Ukraine. Le lendemain, voilà, je vais presque lui taper dans le dos. Enfin, c'est complètement irraisonnable.
Enfin, il y a quelque chose d'irrationnel dans tout cela. Et donc, moi, je pense que c'est effectivement une parole qui s'écoute. Mais de là à en tenir compte...
Il y a de la marche. Dans le secret des dieux, en fait. Concernant la position de la France, posture défensive, dit Emmanuel Macron.
Est-ce que pour vous, il a trouvé la bonne ligne de crête ? Être présent dans la zone aux côtés de nos alliés mais ne pas être partie prenante de cette guerre ? En tout cas, le président de la République a montré qu'il était là et qu'il avait une parole, et qu'il portait une parole plutôt de paix.
Et presque...
On a le sentiment qu'il pourrait se poser en médiateur. Bon, la réalité, c'est que nous n n'avons pas été prévenus de ce conflit, ni la France, ni l'Europe. Ce qui met aussi en difficulté tout cet espace, je dirais, géographique.
Et donc quel est le poids de notre parole ? C'est la question qui se pose. Est-ce qu'on peut être médiateur ?
Est-ce qu'on peut s'interposer comme un moralisateur, comme un arbitre presque d'un jeu féroce ? Je ne le sais pas. Mais en tout En tout cas, je trouve bien la position du président de la République.
Je trouve qu'elle donne une ligne forte malgré cette faiblesse qui était effectivement pour tous un handicap. Et elle est forte et elle Elle est en tout cas au-dessus du conflit. Je trouve qu'il y a une bonne prise de distance.
On le disait, Sébastien Cornuyer a reçu les représentants des chefs de parti. On va écouter Marine Tondeuillet, la secrétaire générale des écologistes. Alors pour elle, la France va trop loin et elle aurait dû suivre la position espagnole qui refuse que ces bases servent à l'opération israélo-américaine.
Pour nous, la France devrait suivre la voie de l'Espagne. Je vous en avais parlé en arrivant. La voie du respect du droit international, de l'affirmation de la solidarité internationale des peuples face aux états agresseurs.
Et on salue, nous, on le redit et on le redira, le refus du premier ministre espagnol Pedro Sanchez de mettre ses bases militaires à disposition dans le cadre du conflit contre l'Iran. On en a demandé, nous au premier ministre, qu'il puisse faire la même chose et que toutes les garanties soient données, qu'aucune base française ne participe aux opérations menées par les Etats-Unis en Iran parce que c toutes ces opérations sont illégales. Qu'est-ce que vous pensez ?
Il aurait fallu suivre l'Espagne ? Bah écoutez, moi je ne vais pas du tout porter un avis sur la réaction de l'Espagne. Ce que je pense, c'est qu'Emmanuel Macron suit aussi les conventions européennes et qu'il est normal qu'on puisse aider en tout cas un territoire qui s'inscrit dans l'Union Européenne.
Et donc, Marine Tondelier sur un autre positionnement, voilà, qui est respectable tel qu'il est présenté. Mais moi, je suis plutôt du côté d'Emmanuel Macron qui dit, voilà, nous sommes aussi une force et nous nous inscrivons face à vous parce qu'en fait, on n'a pas voulu ce conflit, mais on doit défendre aussi les frontières européennes. Et ça, c'est important.
Il y a une inquiétude également au Au Liban, au moins 7 morts ces dernières heures dans une attaque sur Beyrouth. Emmanuel Macron s'est entretenu hier avec son homologue Joseph Aoun. Il appelle Emmanuel Macron à la fois le Hezbollah à arrêter les attaques et Israël a renoncé à une opération militaire.
Est-ce qu'il peut être entendu – Écoutez, je ne sais pas, mais en tout cas, ce que j'observe, c'est que le Liban est victime collatérale du conflit israélo-américain. contre l'Iran et que le Liban, hébergeant quelque part le Hezbollah, est forcément un ennemi aussi. Et c'est délicat parce que c'est compliqué pour la population libanaise.
On a tous connaissance de tout ce qu'ils ont vécu ces dernières années, la dureté de la vie pour eux. Et beaucoup, d'ailleurs, se sont expatriés pour ces raisons Et on voit bien que là, ce conflit finalement qui se répercute sur leur territoire, dans Beyrouth, évidemment s'inscrit dans un déplacement de population énorme et surtout surtout sur des morts et forcément des blessés. Et que dire sur ce qu'annonce effectivement le président ?
On va écouter, lui en tout Mais oui, c'est normal qu'il soit dans cette position-là et qu'il dise...
En tout cas, il essaie de chercher des solutions. C'est plus compliqué pour nous de voir quels sont les enjeux et surtout si ce sont les bonnes réponses. Et est-ce que la France en fait assez pour soutenir le Liban ?
Non. Si on écoute le patron du Parti communiste, Fabien Roussel, il dénonce un deux poids deux mesures. Il faut protéger le Liban, protéger sa souveraineté, protéger ses frontières.
Il y a un accord de défense avec les pays de l monarchie. Il y en a aussi avec le Liban, j'ai le sentiment qu'il y a un peu de poids deux mesures parce que sur le Liban il y a une aide humanitaire mais il n'y a pas de protection. On n'empêche pas les missiles israéliens de tomber sur des routes.
Voilà par contre, on empêche les missiles iraniens de tomber sur Doha et c'est normal. C'est là où il faudrait agir un peu plus. Vous avez un sentiment d'un deux poids deux mesures ?
Emmanuel Macron envoyait une aide humanitaire, des médicaments moi je pense que ce sont des postures politiciennes en fait il faut bien avoir aussi la possibilité de se rappeler à l'opinion surtout en période d'élection en tout cas voilà c'est C'est ce qu'exprime le président du groupe communiste. Moi, je pense au contraire qu'on est des amis très forts du Liban et que ce qui est fait par Emmanuel Macron comme par l'ensemble des personnes qui qui agissent, peut-être sans qu'on le sache, pour protéger le Liban. Mais cependant, faire en sorte que le Hezbollah soit tué dans soit désarmé.
Il y a aussi des inquiétudes évidemment sur les prix de l'énergie et ça, ça concerne également la France. Le détroit d'Ormuz est bloqué, c'est par là que transite 20 % du pétrole mondial. Le blocage a des conséquences économiques.
Hier, 32 pays de l'Agence internationale de l'énergie ont libéré des stocks stratégiques d'une manière inédite. Pour le moment, on le voit que le prix du baril du pétrole remonte quand même. Est-ce qu'à un moment, il faut craindre un choc pétrolier, un choc énergétique qui pourrait avoir des conséquences durables, y compris sur le porte-monnaie des Français ?
Ce n'est pas exclu. Ça va dépendre de la durée du conflit. S'il le conflit dure, évidemment que les stocks stratégiques seront au bout.
Et puis je pense aussi que les stocks stratégiques, on ne va pas les mettre totalement à la disposition des usagers. Moi, je crois qu'il faut mettre ça aussi à bonne distance. C'est-à-dire que nous le savons, depuis quelques jours, ça va avoir un impact sur le prix d'essence et du gasoil.
Eh bien, à nous, Françaises et d'être collectivement solidaires aussi les uns des autres. Parce que qu'est-ce qu'on a vu les premiers jours ? Les gens se sont rués sur les stations-service au détriment des personnes qui travaillent et qui avaient besoin de l'essence et du gasoil.
Donc moi, ce que je demande surtout et j'en appelle à la solidarité parce qu'imaginez il y a des pays, des peuples qui vivent la guerre, qui souffrent de mort et de blessés. Nous, nous ne souffrons que de la hausse de l'essence et du carburant en général. Donc, vous allez me dire, pour certains, c'est terrible, mais c'est terrible pour nous tous.
En milieu rural, on a besoin de l'essence et du gasoil tout le temps. Mais voilà, il va falloir faire preuve de solidarité. Et ça veut dire quoi ?
Ça veut Je veux dire qu'il va falloir faire attention, être économe. Est-ce que nous pouvons être sobres en usage des carburants ? Moi je pense que oui.
On peut faire plus de covoiturage, on peut faire de l'auto partage, on peut éviter de prendre sa voiture pour aller chercher peut-être sa baguette de pain si on est en ville. Il va falloir que chacun, on pense à notre petite part de sobriété en matière de consommation de de carburant parce qu'en totalité ça fera beaucoup. L'histoire du colibri ?
Alors il y a ce qu'on peut faire chacun puis il y a ce que peut faire l'État. Le gouvernement est face à la hausse des prix des carburants. Johan, le gouvernement met la pression sur les distributeurs.
Exactement, le gouvernement qui s'attaque en en particulier aux distributeurs qui profitent de la guerre au Moyen-Orient pour augmenter de façon abusive leurs prix. Écoutez Maude Bréjon, la porte-parole du gouvernement hier. Les Français ont largement remarqué la rapidité avec laquelle les prix avaient monté il y a maintenant 8 ou 9 jours, les baisses doivent être répercutées là encore de façon aussi rapide.
Et le gouvernement qui a contrôlé 513 stations-service entre lundi et hier, 5 % ont fait logé de sanctions, 13 % d'anomalies. Pour les stations-service en faute, les punitions sont lourdes, comme l'explique le ministre du Commerce Serge Papin. Pour les personnes physiques, l'amende peut aller jusqu'à 300 000 euros, pour les personnes morales jusqu'à 1 ,5 million d'euros.
Alors ça c'est pour les sanctions mais en plus de ça l'exécutif réfléchit à d'autres mesures pour stopper la flambée des prix. Exactement, hier en conseil des ministres le premier ministre Sébastien Lecornu a a demandé à son gouvernement de lui faire des propositions. L'une d'elles pourrait être de plafonner les marges des distributeurs.
L'exécutif se dit prêt également à faire évoluer des mesures déjà existantes, celles visant à protéger le pouvoir d'achat. Pour le moment, on ne sait pas quelles mesures sont concernées. En revanche, Sébastien Lecornu s'oppose aux propositions de l'opposition des propositions, je le cite aussi, démagogues qu'inutiles.
Et pardon, et qui vise-t-il en disant cela Eh bien c'est une attaque contre le Rassemblement national qui appelle à baisser deux taxes sur les carburants, la TVA et l'axi sur les produits énergétiques. Ça pourrait effectivement soulager les consommateurs car en moyenne les taxes représentent la moitié du prix du litre à la pompe mais cette proposition n'est pas possible pour deux raisons déjà parce que le droit européen l'interdit et aussi parce que le gouvernement est contre le manque à gagner pour l'état serait trop important 17 milliards d'euros le gouvernement ne veut pas non plus d'une autre proposition celle de la france insoumise qui veut bloquer et qui veut bloquer les prix de manière temporaire position donc moins radicale au parti socialiste pardon olivier fort propose un un chèque énergie pour les ménages les plus modestes. Et chez les écologistes, Marine Tondelier réclame des aides ciblées pour les ménages populaires et ruraux.
Et ce n'est pas la première fois qu'un conflit fait flamber les prix des carburants. Comment avaient réagi les gouvernements de l'époque ? Oui, on avait connu une situation similaire en août 1990 à l'époque de la guerre du Golfe.
Le gouvernement de Michel Rocard avait pris un décret permettant de bloquer les prix des carburants pendant 5 semaines et puis déjà à l'époque, la France était entendue avec ses partenaires de l'Agence internationale de l'énergie pour puiser dans les réserves stratégiques de pétrole. Une décision collective qui a de nouveau été prise par deux fois après l'invasion de l'Ukraine par la Russie, c'était en 2022. En complément, l'exécutif avait instauré des ristourne directement à la pompe entre avril et décembre 2022 jusqu'à 30 centimes par litre avant de retomber à 10 centimes.
Et pour compenser cette baisse, le gouvernement avait ensuite créé une indemnité carburante de 100 euros pour les 10 millions de foyers les plus modestes, des aides qui avaient coûté cher à l'État 8 milliards d'euros. Elisabeth, donne-nous une question pour vous. Est-ce qu'on a les moyens de mettre de nouveau en place des aides similaires Alors, chacun sait en France que nous n'avons plus les moyens de faire des ristournes et des chèques et le quoi qu'il en coûte finalement.
Et d'ailleurs qui a été critiqué, qui a été finalement trop ouverts et qui a mis la France à place, si je puis dire. En tout cas, la dette est tellement importante aujourd'hui qu'on ne peut plus avoir cette capacité à formuler ce de propositions. Je suis très attentive à ce que va proposer le gouvernement, mais comme je le disais tout à l'heure, il faut attendre de voir combien de temps ce conflit et donc il faut garder des étapes successives.
Il ne faut pas tout de suite on dit voilà on baisse les taxes ou alors on fait des chèques etc attendons un peu et moi j'attends de la solidarité collective et je le dis droit dans les yeux à la population soyez est sobre en consommation de carburant. Il ne faut pas tout attendre de l'État. Et ma foi, si c'est notre petite contribution à chacun, elle méritera d'être faite.
On ne peut pas toujours attendre que l'État nous envoie l'aide. Par contre, il y a effectivement des secteurs sur lesquels il faut être très attentif. Évidemment, les routiers, ceux qui ont besoin de transporter la marchandise, etc.
Donc il y a des secteurs sur lesquels il faut effectivement être beaucoup plus attentif à la réponse que nous allons apporter, les plus modestes, les plus fragiles, qui ont besoin de se déplacer, en termes sanitaires, en termes de sécurité. Il y a des secteurs qu'il faut protéger, mais que le reste de la population soit un petit peu plus économe, fasse attention à son voisin, puisse porter des puisse le transporter, eh bien moi je trouve que ça ferait un petit peu preuve de solidarité et on en a besoin. On devient de plus en plus individualiste.
Eh bien cette forme de réponse à une guerre qui est lointaine mais qui a des impacts chez nous, serait de bonne augure. Protéger les consommateurs, ça passe aussi par des sanctions qui seraient plus sévères ? Oui, écoutez, il faut absolument...
Ça c'est le devoir de l'État et des des institutions, enfin des différentes institutions de contrôle. Il faut absolument regarder à ce que le consommateur ne soit pas abusé par justement des ventes excessives, des coûts excessifs des carburants. Ça, c'est le rôle de l'État et moi je compte sur une surveillance accrue parce qu'on est dans une situation difficile pour tout le monde.
Un conflit au Moyen-Orient, Elisabeth Donneau qui se tient en pleine campagne des municipales. On va regarder la ligne de ouest France. Ce matin, les municipales parasités par le contexte international.
Est-ce que c'est ce que vous avez comme sentiment quand vous êtes sur le terrain ? Alors quand on est sur le terrain, ça dépend quel territoire ? Sur un territoire rural comme le mien, c'est-à-dire le département de la Mayenne, on parle plutôt du quotidien.
Mais néanmoins, la question effectivement du carburant revient. Encore un autre conflit dans le monde qui a des impacts chez nous. Enfin voilà, ça inquiète beaucoup.
Il faut dire aussi que le fait de ne parler que de ça à la télévision, sur les réseaux, eh bien ça a une influence vraiment importante sur l l'ensemble de la population. Et on peut oublier effectivement les élections municipales, mais bon, dans les territoires ruraux, il est important aussi de connaître l'identité de nos candidats et de savoir pour qui on va voter. Ça reste quand même des sujets de conversation actuel.
Il y a beaucoup de communes, 68 % des communes, où il n'y aura qu'une seule liste, avec pour la première fois dans les très petites communes plus de possibilités de panachage. Est-ce que vous craignez que ça favorise l'abstention ? Est-ce que c'est une erreur d'avoir modifié ce mode de scrutin ?
Alors vous savez qu'en Mayenne, on est le deuxième département après le Gers où il y a le plus de communes qui n'ont qu'une seule liste. C'est pour vous montrer aussi que finalement la population est suffisamment satisfaite puisqu'il n'y a pas de contradiction qui se propose. Alors est-ce que c'est le nouveau mode de scrutin ?
Je ne le crois pas. En fait, moi j'ai eu très peu de maires, alors je sais que dans d'autres territoires ça a plutôt été l'inverse, mais qui m'ont dit voilà la parité désormais, ce sera compliqué, on n'aura pas de candidat. Écoutez, tout le monde a trouvé finalement à présenter des listes.
Est-ce que vous avez des Français sur le terrain qui vous disent il n'y a qu'une liste à quoi bon aller voter Alors, il y a ceux qui étaient énervés et adoraient mettre un coup de crayon sur telle personne ou sur telle liste, etc. Ils pourront toujours le faire, mais ce sera finalement des bulletins qui seront mis à la poubelle, nul. Mais la réalité, c'est que la plupart des gens trouvent que c'est plutôt bien qu'il n'y ait plus ce tir au pigeon.
Et que surtout quand une liste est identifiée avec un projet, un programme, une continuité parfois, puisque comme vous le dites c'est des listes uniques donc eh bien ils trouvent que c'est plutôt d'une manière de montrer que finalement on est assez en consensus avec la proposition enfin j'ai pas eu de pour vous ça ne traduit pas une difficulté de l'engagement local le fait qu'une seule liste non moi je pense que le défaut d l'engagement local il vient plutôt du fait que pour on le sait pour certaines personnes qui se seraient présentées il ya quelques années aujourd'hui ne le font pas parce que trop d'administratifs trop de normes la violence aussi le fait que des personnes des citoyens soit d'une violence excessive dans notre territoire ruraux le problème des ordures ménagères ça revient très souvent et on a vu beaucoup de maires qui ont été mis à mal par justement la violence de certains de leurs concitoyens qui venaient réclamer etc donc non je pense que ça c'est plus les raisons pour lesquelles il y a un manque peut-être de candidature mais très honnêtement ça se passe plutôt bien quand même question un peu plus politique qui concerne la droite et le centre on va écouter ce que disait gérard larcher hier sur france inter notre ambition c'est que j'allais dire la vague bleue la vague du centre et de la droite soit au rendez-vous dimanche vous croyez vraiment une vague bleue de la droite et du centre dimanche alors écoutez moi je ne veux surtout pas contredire le président du Sénat que je salue à travers cette interview. Mais déjà, ce qu'on constate, c'est que beaucoup de communes sont dirigées par des maires de droite et du centre. Donc je ne pense pas...
Vu effectivement le fait qu'il n'y ait qu'une seule liste, il n'y aura pas de changement notable. Moi, je vois plutôt, si on veut parler de vagues, de changements, c'est plutôt du côté des Verts, que là il y a des craintes à avoir pour eux. Et par contre de vagues de l'autre côté du RN peut-être avec une résonance au Sénat parce que les sénateurs qui seront renouvelés par moitié cette année en septembre verront peut-être à leur côté des candidatures en plus grand nombre du RN.
Et donc un affaiblissement des groupes de droite et du centre ? Alors nous on était épargnés ici au Sénat, on n'avait ni LFI, ni RN. Notre assemblée était plus sage en quelque sorte et un peu moins dans l'excessif.
J'espère que ça le restera. Il faut Il faut faire attention parce que les élections municipales, ça a une conséquence sur les élections sénatoriales. Donc attention. – Merci Elisabeth Donneau.
Merci beaucoup d'avoir été notre invitée pendant cette première demeure.
Elisabeth Doineau