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interviewC à vous· 8 novembre 2024 59 min

Pharrell Williams : emblème de la pop culture - C à vous la suite, l’intégrale - 08/11/2024

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

... - A.-E.Lemoine: Nous sommes en direct jusqu'à 21h.

Mohamed et Bertrand entourent le chef pour une recette à 6 mains, 30 doigts...

Vous cuisinez quoi? - G.Fernandez: On est sur le céleri rôti avec la purée de céleri.

On va dresser. - M.Bouhafsi: A 3?

Je fais des pointes sur le céleri? - X.Beauvois: Plus gros. - B.Chameroy: Si tu pouvais faire ça bien... - A.-E.Lemoine: A quoi sert Bertrand? - B.Chameroy: Merci, Babeth. - A.-E.Lemoine: C'est magnifique.

A tout à l'heure pour le dîner. C'est une star planétaire qui a imprimé sa marque sur le monde, d'abord en modelant la musique de son temps, faiseur de sons tous devenus des tubes...

Les Daft Punk, B.Spears, J.Timberlake ou encore Snoop Dogg... ...

Un auteur-compositeur-interprète very happy. ... ...

Happy et insaisissable, jamais là où on l'attend, en perpétuelle révolution, créateur d'un style copié partout dans le monde aujourd'hui...

Il est aujourd'hui directeur créatif des collections masculines de la maison Vuitton. Il nous invite à revivre son parcours dans un biopic animé pas tout à fait comme les autres. - A.-E.Lemoine: "Piece by Piece", au cinéma le 20 novembre.

C'est signé du réalisateur M.Neville. Il raconte comment, brique par brique, l'enfant turbulent est devenu l'emblème de la pop culture.

Un parcours extraordinaire qui passe par le plateau de "C à vous". P.Williams est ce soir notre invité.

Hello. Bienvenue. Je vous présente Bertrand et Mohamed.

Je vous en prie. On est très heureux de vous recevoir à l'occasion de ce biopic à la forme inédite, un documentaire animé. C'est vous qui avez eu l'idée et l'envie de devenir un personnage Lego qui s'anime au son de votre voix.

Il y a aussi les Lego de vos proches et des grands artistes avec qui vous avez collaboré. On vous a traité de fou quand vous avez eu cette idée? - P.Williams: Vous me demandez si Snoop estimait que j'étais un peu fou d'avoir cette idée?

Disons qu'on est tous un peu fous de s'être lancés dans cette aventure. C'est un rêve, un rêve que je ne pensais même pas avoir. Je ne pensais pas pouvoir m'exprimer de cette façon.

J'adore faire de la musique, créer des vêtements, des chaussures...

Mais un film sur ma propre vie...

C'est quelque chose auquel je n'avais jamais rêvé. Je vais vous dire pourquoi. C'est parce que, quand on s'écoute soi-même, c'est un peu comme quand on écoute une autre voix.

Vous aimez entendre votre voix sur un répondeur? Je déteste ça. Imaginez entendre votre voix pendant une heure sur un répondeur...

Mais...

Je me suis rendu compte qu'en faisant ce film, j'ai en quelque sorte objectivisé mon histoire. J'ai pu apprécier des aspects de mon histoire auxquels je ne réfléchissais pas. - A.-E.Lemoine: Vous pouvez la rendre plus universelle avec un message plus universel auquel on peut tous s'identifier.

Pour la 1re fois, vous revenez sur votre parcours. On vous découvre enfant, infiniment rêveur, hypnotisé par la musique. ... - A.-E.Lemoine: Une explosion de couleurs en écoutant de la musique.

C'est ce qui se passe toujours dans votre tête maintenant, dans le Pharrell grand? - P.Williams: Oui.

Ca continue. Effectivement, ça s'appelle la synesthésie. Ca a l'air super sympa, dans le film, on voit ces images...

Ca a l'air cool quand je raconte cette histoire. Mais en réalité, beaucoup de gens ont ce phénomène de synesthésie sous diverses formes. Quand j'entends des sons, je vois des couleurs.

Je vais vous expliquer. A votre naissance, bébé, tous vos sens, le goût, l'odorat, le toucher sont réunis dans un seul. Lorsqu'on excite un son...

Les sens se dispersent. Il y en a qui restent unis. C'est ça, la synesthésie.

Ils restent confondus. J'entends des sons et je vois des couleurs en même temps. Il y a des gens qui voient des couleurs et qui sentent des choses.

Ils sentent le goût de la chose. Par exemple, le violet va avoir le goût de la rouille. C'est presque un état pathologique...

C'est quelque chose qu'on subit. Il y a diverses versions. Il y a des gens qui sont des synesthètes graphiques.

Lorsqu'ils voient des lettres, des chiffres, ils les voient en couleur. Si on leur demande...

Il y a des gens qui sont capables de faire des additions incroyables sans calculatrice. Ils arrivent à le faire parce que pour eux, le chiffre 1 est à gauche, est rouge...

On les appelle des génies. En réalité, ils souffrent de synesthésie. - A.-E.Lemoine: Mais vous avez une particularité, une singularité.

Votre grand-mère était persuadée que vous aviez un don, que vous étiez différent, mais que cette différence serait votre atout et non pas une faiblesse. Malgré tout, il a fallu vous battre pour imposer votre différence. Avant de conquérir le monde, vous avez essuyé beaucoup de refus.

Vous étiez même prêt, pour vous faire entendre, à monter sur le bureau des directeurs de labels? - P.Williams: Oui.

Quand j'étais gamin, j'avais une réelle détermination. Pas du style à dire: "Je sais ce que je veux." Au lieu d'être déterminé, je souffrais d'illusions.

Il faut un peu d'illusions pour réussir. Lorsqu'on a des illusions, ne serait-ce qu'un peu, on a une vision vraiment focalisée sur ce à quoi on croit, une obsession qu'on ne peut pas se sortir de la tête. On est convaincu que c'est ça qui doit se faire.

On reste centré là-dessus. Je n'ai pas conquis le monde. Ce que je suis aujourd'hui a su reconnaître ce que le monde a pu faire de moi...

Je n'en crois pas ma chance. Je ne crois pas que ce soit grâce à moi... - A.-E.Lemoine: Un groupe français a énormément compté dans votre carrière, les Daft Punk.

Vous avez décroché avec eux le Grammy du meilleur enregistrement pour leur dernier album. Une expérience particulière sur laquelle vous revenez dans le film. Elle est aussi évoquée dans une série documentaire que les Daft Punk nous ont autorisé à citer ce soir.

C'est quand vous entendez "Get Lucky" pour la 1re fois sur scène. ... "Lose Yourself to Dance", Daft Punk. ... - A.-E.Lemoine: Cet enregistrement est arrivé à une période particulière de votre vie.

Dans le film, on comprend à quel point ça a compté. Ce Grammy vous a fait pleurer. A cette époque, vous étiez une machine à tubes.

Avec les Daft Punk, vous vous êtes reconnecté à votre âme d'artiste. - P.Williams: Tout à fait.

C'était très touchant. Ce que j'ai appris ce soir-là, c'est d'être reconnaissant, de savoir apprécier ce que les autres pouvaient faire pour moi. Si on est ouvert, reconnaissant, on peut toujours reconnaître ces bénédictions.

On a tellement l'habitude des choses que...

On trouve que tout ce qui nous arrive est normal. A cette époque, je suis vraiment frappé de plein fouet par cette expérience. Je dis à l'univers entier: "Ce n'est pas moi qui maîtrise les choses.

Les choses m'arrivent. Je peux maîtriser ce que je fais mais pas toutes les opportunités qui me sont présentées. Merci pour ça." Je ne suis pas la cause des choses.

Je suis un récepteur. C'est moi qui reçois. - B.Chameroy: Vous préférez réunir les stars autour de la mode et de la création.

Vous êtes directeur créatif hommes pour Louis Vuitton. Pour votre 1er défilé, vous avez recouvert d'or le Pont-Neuf. Il y avait une pluie de stars présentes.

Nous n'étions pas invités. C'est un peu vexant, mais on ne vous en veut pas. Le défilé s'est clôturé en beauté avec un concert de Jay-Z et de vous. ... - B.Chameroy: Qu'est-ce que ça a représenté pour vous quand cette maison vous a demandé de prendre la direction de la création hommes? - P.Williams: C'est encore et toujours un grand honneur.

Je suis époustouflé chaque semaine. B.Arnault, c'est quelqu'un d'extrêmement intelligent.

C'est un homme d'affaires extrêmement fin. C'est un homme de vision, un visionnaire. Il travaille avec P.Beccari, qui a énormément de talent et qui est également un visionnaire.

Ils m'ont donné les clés de la porte pour le département hommes. Pour moi, c'est un rêve éveillé. - A.-E.Lemoine: Vous êtes depuis toujours un faiseur de styles, incroyablement élégant.

Vous avez été élu l'homme le mieux habillé du monde. Vous avez toujours mêlé les codes classiques et plus urbains. Vous avez une passion pour les accessoires.

On se souvient de votre maxi chapeau en 2014 ou des lunettes en diamants que vous avez créées. Quelle est la définition du chic pour P.Williams? - P.Williams: Cette définition change tous les jours.

Disons que les vêtements que je crée sont chics, confortables et bien conçus. - M.Bouhafsi: Le 26 juillet dernier, j'ai eu la chance et le plaisir de vous rencontrer à l'occasion des JO.

Vous avez été le seul relayeur de la flamme olympique à déroger à la règle vestimentaire. Un short et des lunettes teintées plutôt que le survêtement blanc officiel. Votre apparition sur le toit de la basilique de Saint-Denis a été un des grands moments de la fête olympique.

J'étais aux commentaires. On sent ma joie. Pas du tout enflammé quand j'évoque la situation...

Incroyable! A Saint-Denis, la star américaine! Messieurs-dames, P.Williams! ...

Votre joie était contenue, mais elle était là. On est un peu chauvins, en France. Il est impossible que Los Angeles en 2028 fasse mieux que la France cette année. - P.Williams: Ecoutez, vous savez...

Je suis un Parisien d'honneur. A ce titre...

Je pense que les JO de Paris et la cérémonie d'ouverture étaient quelque chose de monumental. Los Angeles va faire quelque chose de complètement différent. Ce ne sera pas pareil. - A.-E.Lemoine: "Piece by Piece", c'est une formidable réussite.

La forme est originale, le récit est passionnant, la réalisation est extraordinaire. Il y a la participation de Snoop Dogg, J.Timberlake, K.Lamar, Busta Rhymes...

La bande originale est disponible sur toutes les plateformes de streaming. I am not pop culture number one, sorry...

J'ai oublié Jay-Z! Vous avez créé un coffret spécial du célèbre jeu de briques pour l'occasion. La pièce phare, c'est cette fusée.

Enfant, vous étiez fasciné par l'espace. Ca représente le destin qui décolle vers l'infini et au-delà. Vous qui êtes parisien d'honneur, quel est votre mot français préféré?

En français? - P.Williams: Il y en a tellement... - A.-E.Lemoine: One! - P.Williams: "Mange".

Mange un croissant. Il y a quelque chose de véritablement élégant dans le mot "enchanté". C'est une façon vraiment élégante de dire bonjour. "Enchanté". - A.-E.Lemoine: Nous étions enchantés de vous recevoir sur le plateau de "C à vous".

J'étais enchantée devant vous de mal prononcer le nom de Busta Rhymes. J'espère vous croiser à nouveau, cher P.Williams, pour manger un croissant ensemble, si vous n'avez pas d'autres choses à faire.

Merci d'avoir accepté notre invitation. Rendez-vous au cinéma le 20 novembre. Dans un instant, J.-P.Rouve est notre invité.

C'est l'heure de la Fan-zone d'O.Leray. Bonsoir, Olivia.

Vous nous menez en bateau et vous nous parlez d'une course mythique qui s'élance dimanche des Sables-d'Olonne, le Vendée Globe. 2 bateaux s'élancent, ceux d'un couple. - O.Leray: Imaginez que vous partez avec votre amoureux faire un tour du monde, mais chacun de son côté, chacun sur son bateau.

C'est presque le début d'un film, mais c'est la vraie histoire de Clarisse et Tanguy qui sont mariés et deviennent concurrents à partir de dimanche. Ca va durer 3 mois. C'est la 1re fois pour Tanguy.

Clarisse a fini 12e il y a 3 ans. Ils ont une petite fille, Mathilda. Elle a 2 ans dans quelques jours.

Ils ont fêté son anniversaire en avance hier. Mathilda va rester sur terre. Elle n'accompagne ni son papa ni sa maman. - A.-E.Lemoine: Elle ne va pas rester seule? - O.Leray: Non.

Elle va rester avec sa tatie, que vous allez voir à l'écran. C'est la soeur de Tanguy. Elle vit avec eux depuis un an et demi.

C'est toujours elle qui garde la petite quand ils partent en mer. C'est la 1re fois que ce sera aussi long. Mais la petite garde son équilibre.

C'était un très gros dilemme pour Clarisse et Tanguy. - On s'est demandé ce qu'on allait raconter à notre fille. Est-ce qu'on allait lui raconter que ses parents avaient abandonné leur rêve parce qu'elle était arrivée dans la famille?

Ou alors, qu'on s'accrochait à nos rêves? Je comprends que de gens puissent avoir la sensation qu'on l'abandonne. Ca m'arrive de me demander pourquoi je ne suis pas à côté d'elle.

On a tout mis en place pour que ça se passe bien pour elle. C'est l'opportunité de réaliser mon rêve. - O.Leray: Mathilda aura des nouvelles de ses parents.

Le téléphone fonctionne à bord. Il faut lui envoyer des photos pour que sa tatie lui raconte une histoire avant qu'elle s'endorme. Pour Clarisse, ce Vendée Globe est une revanche énorme.

Après sa maternité, elle avait été lâchée par son sponsor parce qu'elle était devenue maman. Elle en a retrouvé un. Je voudrais terminer par les mots magnifiques qu'elle a écrits à Mathilda avant de partir.

Les voici. ... ... - A.-E.Lemoine: C'est ce qui s'appelle une magnifique déclaration féministe.

Le Vendée Globe, auquel plus d'un million de navigateurs amateurs ont participé il y a 4 ans devant leur ordinateur grâce à un logiciel de course en ligne. Un tour du monde virtuel. Aujourd'hui, une aventure cinématographique.

Quand un restaurateur au bord de la faillite décide de disputer la course dans un vieux bateau qui pourrit au fond de son jardin avec l'objectif d'empocher les 150 000 euros promis au vainqueur. ... - Ca va?

Tu sais, c'est provisoire. - C'est le bordel, là-haut! - C'est chez moi. - On gardera tes meubles le temps qu'il faut. - Au restaurant, ma chambre est toute petite. - Il picole toujours autant? - Il fait ce qu'il peut.

Ta fille ne va pas bien. Il faut que tu fasses quelque chose. Ce n'est pas à elle de te protéger. - J'ai quelque chose d'important à vous annoncer: je vais faire le Vendée Globe. - En mer? - Non.

Je vais faire la course sur "Virtual Regatta", mais sur mon bateau. - Tu vas faire le tour du monde dans le jardin? - En restant plus que 3 mois dans ce bateau? - Ca marchera jamais, ton truc! - C'est exactement ce qu'ils emmènent sur le Vendée Globe. - Vodka...

Tu es ridicule, avec tes bouteilles. - Si je gagne, 150 000 euros et là, nos problèmes, terminé. - Si tu en es là aujourd'hui, c'est un peu grâce à ton père. - J'ai changé. - Lui aussi! - 1 million d'inscrits.

Je suis le seul à avoir pensé à ça. - C'est sûr. ... - Il tiendra pas. - Il tiendra, mais fais-lui confiance. - Il a fait 25 000 vues. - Un peu folle, votre idée. - C'est la Vallée des fous, ici. - Ton père croyait faire un tour du monde sur son bateau, mais il est en train de faire le tour de son monde. - Même si je ne la gagne pas, j'aurais gagné autre chose. ... - Ton aventure, c'est extraordinaire. ... - Moi, je crois en toi. - A.-E.Lemoine: "La Vallée des fous", autre nom pour cette ville dans le Finistère, berceau de la course au large, sort en salle mercredi prochain.

C'est signé X.Beauvois, passionné de voile. Ca fait de J.-P.Rouve un héros sensible.

Ils sont tous les deux nos invités. Les voilà. Salut, Jean-Paul.

Ca va? - J.-P.Rouve: Il faut que Pharrell arrête de fumer.

Les dents... - A.-E.Lemoine: Vous n'aimeriez pas? - J.-P.Rouve: Je trouve ça assez joli. - M.Bouhafsi: Ca se retire. - A.-E.Lemoine: C'est temporaire.

Pour le prochain, peut-être. On est ravis de parler de cette aventure pas si virtuelle. Il se met vraiment en condition d'isolement que les navigateurs... - J.-P.Rouve: C'est mal parti.

Je l'ai senti. Dès le début, je me suis dit qu'elle n'allait pas aller au bout... - A.-E.Lemoine: Le héros de Xavier se met dans les mêmes conditions que les navigateurs du Vendée Globe.

C'est aussi physique. Il se blesse, il se soigne lui-même. C'est aussi la lutte d'un homme contre lui-même. - J.-P.Rouve: C'est triste de voir quelqu'un comme ça... - A.-E.Lemoine: Ce personnage vous a bouleversé, dans la lutte qu'il livre contre lui-même, autant que les océans qu'il affronte.

Vous m'avez agacée. - J.-P.Rouve: La bonne ambiance...

C'est magnifique. Il part au bout de son jardin pour faire une course. Tout ça pour gagner de l'argent.

Il a des dettes. Il se dit qu'il va peut-être gagner la course. - A.-E.Lemoine: Et il gagne bien mieux que ça. - J.-P.Rouve: C'est ce que dit P.Richard dans le film.

Il pense faire le tour du monde, mais il fait le tour de son monde. - A.-E.Lemoine: Vous dites que c'est Xavier. - J.-P.Rouve: Bien sûr, mais il ne le sait pas.

On passe quelques jours chez lui avant avec son épouse, sa fille et Madeleine, qui joue ma fille. Je dis que le personnage, c'est un peu lui. Il me dit: "Ah bon?" Sa femme dit "bien sûr". - X.Beauvois: Tu l'as vu avant moi. - A.-E.Lemoine: C'est l'histoire d'un homme qui lutte contre ses névroses en s'isolant.

C'est ce que vous avez fait durant le confinement. Vous avez fait ce Vendée Globe virtuel. Vous en êtes ressorti différent. - X.Beauvois: Quand je me suis isolé, c'était plutôt après le film, pas pendant le Vendée Globe.

J'ai fait un peu le tour de mon monde dans une clinique plus que dans un bateau. J'en avais besoin. - A.-E.Lemoine: Vous êtes passionné de voile.

On voit des tas de navigateurs, M.Desjoyeaux...

Vous n'avez pas du tout le pied marin, J.-P.Rouve? - J.-P.Rouve: Non, je suis malade. - X.Beauvois: Il voit un bateau à la télé et il a le mal de mer. - J.-P.Rouve: Mais c'est sublime.

C'est extraordinaire, ce qu'ils font. - A.-E.Lemoine: Vous dites que c'est les vrais aventuriers de notre époque. - X.Beauvois: Bien sûr.

Pour être au départ d'une course, c'est un exploit. Il faut être ingénieur, intelligent, bricoleur, grand marin, aventurier, un peu fou. Il faut une quantité de qualités impressionnantes.

Ce qui est beau, c'est aussi que c'est à armes égales pour les femmes. La femmes a toutes ses chances. - A.-E.Lemoine: C'est Mbappé et Zidane réunis, un navigateur. - X.Beauvois: D'être devenu ami avec J.Le Cam et sa femme...

C'est inespéré. - M.Bouhafsi: Dans ce film, vous réalisez tous les deux l'un de vos rêves: tourner avec la légende P.Richard.

Il brille dans un rôle complètement à contre-emploi, de père bouleversé par la dépendance de son fils. - Vodka, vodka, vodka...

Oh! Tu es ridicule, avec tes bouteilles. Ridicule et pathétique. - M.Bouhafsi: Vous rêviez de faire tourner P.Richard.

Il joue son rôle de père tout en retenue autant qu'il peut être burlesque dans la vie. Racontez-nous ce qui s'est passé dans la vie quand il a piqué votre place à la cantine du tournage. - X.Beauvois: A la cantine, il y avait des bancs.

Mon banc était au bord du parquet. J'étais au bord de tomber. Je faisais attention.

Je vais chercher mon plat et Richard arrive. Il me pique ma place. Il n'a pas vu qu'il y avait quelqu'un, donc je ne dis rien.

Boum, il s'étale. C'est exactement comme dans "La Chèvre". Il s'est vraiment étalé.

C'est un gamin. Je pense toujours à la chanson de J.Hallyday, "L'envie d'avoir envie".

Il a envie de tout, de tourner. Il vient de tourner son film comme réalisateur à 90 ans. Il joue au théâtre le soir.

Il écrit un livre. Je souhaite à tout le monde d'être comme ça à 90 ans. - B.Chameroy: Vous vous êtes offert un petit rôle de cuistot dans le film, un cuistot peu recommandable à qui Jean-Paul propose de gérer son affaire pendant qu'il fait la régate alors que les autres membres de la famille militent pour que vous embauchiez votre fils avec qui vous êtes fâché.

Le problème, c'est que votre personnage est plus motivé par la bière que la choucroute de la mer. - Choucroute de la mer, je ne suis pas un grand fan. Le mariage de la mer et de l'Alsace...

C'est un peu la carpe et le lapin. - J.-P.Rouve: C'est notre plat référence. - X.Beauvois: Ah... - Vous pourriez commencer quand? - Semaine prochaine. - Ca serait bien. - Il y a plus qu'à faire. - Je vous offre un café? - Une petite bière? - B.Chameroy: Vous vous réservez toujours des rôles de salaud dans les films que vous réalisez.

Ca vous fait jubiler? - X.Beauvois: J'aime bien. - B.Chameroy: Qu'est-ce qu'il y a de jouissif? - X.Beauvois: Je ne sais pas.

C'est jouer quelque chose de très éloigné de soi. Dans le film d'avant...

J'aime bien mélanger des amateurs. Parfois, ils sont très bons aux essais, mais le jour du tournage, il n'y a plus personne. Là, j'avais envie de m'offrir un petit truc avec Jean-Paul. - A.-E.Lemoine: Jean-Paul vous a bluffé.

Il incarne un antihéros qui lutte contre son addiction à l'alcool. La façon dont Jean-Paul...

Il a les marques de l'alcoolisme et de la lutte contre l'alcoolisme sur son visage. Ca vous a sidéré. - X.Beauvois: Oui.

J'ai déjà eu ça avant avec N.Baye. Il y a très peu de gens capables de faire ça.

Il est reposé, détendu. Je lui dis "action" et son visage change. Il arrive de l'intérieur à changer l'extérieur, à se déstructurer.

A voir, c'est impressionnant. A "coupez", il redevient comme il était avant. - A.-E.Lemoine: Avec son chien. - J.-P.Rouve: Il y a plein de scènes où il est caché. - A.-E.Lemoine: C'est intéressant... - J.-P.Rouve: Ah, c'est votre revanche. - A.-E.Lemoine: On a presque envie de vous voir vous déstructurer. - J.-P.Rouve: Je ne me rends pas compte.

Ce n'est pas conscient. Je l'entends. C'est ce que j'appréhendais le plus, de jouer l'alcoolisme.

Je trouve ça très difficile. Dans une comédie, on peut s'en sortir, mais...

Xavier fait des films très naturalistes. On est à la limite du documentaire. Il faut être très juste.

Il ne faut pas trop en faire. C'est l'oeil. Je joue un alcoolique, pas un alcoolique mondain.

Il boit dès le matin. Il est un peu habitué. Je m'aidais beaucoup de mes partenaires, de Madeleine, de Pierre...

Quand tu es à ce niveau d'alcoolisme, tu as un bout de conscience et tu sais que tu es pathétique. C'est ce que j'essayais de jouer. - A.-E.Lemoine: C'est extrêmement réussi.

Un mot sur M.Blanc. Sa disparition a touché tous les Français.

Vous aussi. Il était devenu un ami. On se souvient de votre 1er film, "Les Souvenirs".

C'était le moment de votre rencontre. Vous avez tourné sous sa direction. "Embrassez qui vous voudrez".

Il a été votre beau-frère dans "Les Tuche 4". Vous étiez venu nous en parler. C'est votre cadeau de Noël, de participer aux "Tuche"? - M.Blanc: Je n'aurais jamais osé lui demander.

J'en rêvais. Je me disais que je voulais y participer. Je me serais bien gardé d'aller voir un des représentants ici présents pour lui demander s'il n'y avait pas un petit truc pour moi.

Mon agent m'a demandé si je voulais être dans "Les Tuche 4", et j'ai dit oui. - A.-E.Lemoine: C'est dingue. - J.-P.Rouve: J'ai vu cette photo quand j'avais commencé à en parler.

Je ne m'y fais pas. J'ai l'impression qu'il est invité. Ca me fait trop bizarre.

Quand il est parti, ils ont passé des souvenirs...

Je n'ai pas pu regarder. Ce n'est pas possible. - A.-E.Lemoine: Cet immense artiste était incapable de faire le 1er pas.

Il crevait d'envie de tourner avec vous. - J.-P.Rouve: Alors qu'on se voyait beaucoup.

Jamais il n'aurait osé. Je peux comprendre. Je n'ai jamais demandé à Xavier... - A.-E.Lemoine: Alors que vous en rêviez. - J.-P.Rouve: Bien sûr.

C'est l'un des plus grands cinéastes. Il le sait. Jamais je n'aurais osé demander à Xavier: "Tu penses à moi pour un de tes films?" - A.-E.Lemoine: "La Vallée des fous" est en salle mercredi prochain.

On va parler d'A.de Caunes qui adore être vieux. Tout de suite, le PVPP de Mohamed.

On commence avec l'image du jour. - M.Bouhafsi: Le Salon Made in France a ouvert ses portes à Paris pour cette 12e édition.

Près de 100 000 visiteurs sont attendus pour ce grand événement mettant en valeur les produits fabriqués en France. Notre reporter s'est rendu sur place et a croisé un revenant, A.Montebourg, l'ex-ministre de l'Economie retiré de la politique.

Il devient quoi? - J.-P.Rouve: J'avais entendu qu'il faisait du miel. - M.Bouhafsi: Bravo.

Il expose au salon et il semble adorer sa reconversion. - A.Montebourg: On va vous faire déguster.

Vous allez vous partager la cuillère. C'est le sort qu'on réserve aux amoureux. - J'ai adoré. - C'est un excellent commercial, plus que politique. - Vous avez l'air de vous éclater.

Comment on passe de cadre du PS à vendre du miel? - A.Montebourg: C'est une 2e nature, à l'évidence. - Je ne sais pas s'il a bien fait son taf avant, mais là, il le fait bien. - A.Montebourg: Venez déguster les miels de France. - A.Montebourg: Ca me fait plaisir.

C'est une reconversion réussie. - Vous n'acceptez pas le liquide? - A.Montebourg: Jamais.

Je ne veux pas être contrôlé par monsieur B.Le Maire. Enfin, c'est fini. - Il est auditionné au Sénat en ce moment. - A.Montebourg: On lui souhaite du courage. - M.Bouhafsi: Notre reporter avait une mission.

Il fallait qu'A.Montebourg nous donne son opinion sur l'état de la gauche actuelle. Une mission quasi impossible. - La gauche, actuellement, c'est impitoyable? - A.Montebourg: Je ne peux pas répondre à toutes ces questions.

Je ne sais pas. - La gauche made in France, vous l'observez comment? - A.Montebourg: Je ne peux pas répondre à vos questions politiques.

C'est fini. J'ai 62 ans. - Vous n'avez pas envie de refaire de la politique? - A.Montebourg: Pas du tout. - A.-E.Lemoine: Le Narval, c'est votre rendez-vous hebdo. - M.Bouhafsi: C'est notre bar-tabac fétiche.

Comme chaque vendredi, on y retrouve un habitué qui commente l'actualité. Ce matin, le sujet de conversation principal, c'était l'élection de D.Trump. - La victoire de Trump... - C'est ce que j'avais dit... - Trump, c'est un grand comédien. - Ils l'ont montré à la télé.

Le micro est trop bas, il fait un geste obscène. Obscène pour la France, mais aux USA, ça passe. - Il me fait penser à JR dans "Dallas". - Je n'ai jamais regardé. - JR était toujours derrière et il voulait attraper le pétrole. - Il veut taxer le luxe.

Pour la France, c'est ce qui marche le mieux. Ca ne va pas être bon. - K.Harris est intelligente, mais une campagne en 100 jours, ce n'est pas possible. - Le peuple américain est-il prêt à avoir une femme en qualité de présidente? - La preuve que non... - M.Bouhafsi: C'est un sujet de préoccupation, cette élection de Trump, pour tous les Français.

On voit leur inquiétude. C'est un vrai sujet? - J.-P.Rouve: Oui.

Attends...

C'est une question? Je trouve qu'il a un côté un peu "Strip-tease", un truc vrai du moment. - A.-E.Lemoine: C'est le rendez-vous hebdomadaire.

Ils lisent les journaux et ils ont installé une télévision pour commenter les chaînes d'info pour nous. - J.-P.Rouve: C'est super. - A.-E.Lemoine: En 1984...

Je ne sais pas quel âge vous aviez. - J.-P.Rouve: Je suis né en 67... - A.-E.Lemoine: Oh!

En 84, J.-P.Rouve avait 17 ans.

C'est un tout jeune homme...

Il était tout jeune homme, A.de Caunes, un petit chanceux qui a fait partie de l'aventure Canal+ dès ses débuts. - J.-P.Rouve: Ne jamais venir le vendredi... - A.-E.Lemoine: Il assume avoir très bien vieilli. - A.de Caunes: Je ne sais pas si l'esprit Canal va répondre, mais Hakim et Brahim sont les bienvenus, même en survêtement. - Tu ne trouves pas qu'il se déplace bizarrement? - Je suis sûr qu'il a subi une opération... - Il grisonne. - Il a encore des cheveux. - Je suis sûr que c'est un toupet. - A.-E.Lemoine: Salut, Antoine.

Bienvenue. On va déguster ce céleri rôti préparé par G.Fernandez, chef propriétaire de Fana Bistro, dans le 18e.

On fête les 40 ans de Canal+ et le succès de votre magazine "Vieux", qui est un vrai carton. Comment ça se fait? - A.de Caunes: Parce que c'est un bon journal qui remplit une fonction qui manquait jusqu'alors, de s'adresser à un public senior qu'on appelle "vieux".

Ca nous convient. C'est le mot. Il faut arrêter de tourner autour du pot.

On est des vieux. Je suis un vieux. On a fait un journal pour les gens comme moi. - A.-E.Lemoine: Pour les vieux.

Il y en a de plus en plus, en France. - A.de Caunes: Toi, tu es jeune encore... - A.-E.Lemoine: Et vous savez de quoi vous parlez, pour la 1re fois de votre vie. - A.de Caunes: Enfin! - A.-E.Lemoine: Je pique sa vanne. - A.de Caunes: J'en suis très fier.

C'est la 1re fois que j'ai un peu de compétence sur un sujet que je traite. - A.-E.Lemoine: A quoi on reconnaît un vieux? - A son langage. - Mon père répond "oki" au lieu de "OK". - Ils adorent dire les "djeuns". - Ma mère met des points.

C'est un peu sec. - Ils marchent un peu lentement. - On reconnaît quelqu'un de vieux quand il ne met pas de clignotant. - Cuisiner un peu les mêmes plats, aller au marché... - Les bérets. - Le motif floral. - A.-E.Lemoine: On s'est tous reconnus.

Les jeunes ne sont plus les mêmes qu'avant. - A.de Caunes: Très bon magnéto.

La classe à Dallas. - A.-E.Lemoine: Les vieux ne sont plus les mêmes qu'avant? - A.de Caunes: Ils ont changé.

Les vieux d'aujourd'hui sont les jeunes d'hier. Quand j'étais môme, un homme de 70 ans, c'était un type voûté, résilié qui avait renoncé à tout et qui attendait que la mort vienne cueillir. Aujourd'hui, les septuas...

Regardez dans le rock. Ils ont passé leur vie à se défoncer, à se détruire. Quel exemple pour la jeunesse!

M.Jagger, Iggy Pop... - O.Leray: Il y a un truc qui trahit l'âge, c'est la façon dont on parle.

Ca vous concerne. Il y a quelqu'un qui vous connaît très bien et qui nous l'a dit. *-D.Roulier: Je sais que vous recevez Antoine pour son journal.

Il va vous faire son numéro, que la vieillesse, c'est dans la tête. Il n'a plus toute sa tête. Il a oublié de mettre ses chaussures en partant ce matin.

Ne vous inquiétez pas. Ne vous inquiétez pas si vous l'entendez utiliser une expression d'un autre âge. Du genre "la classe à Dallas".

Articulez bien en lui parlant. Il est sourd comme un pot. Il a appris à lire sur les lèvres. - O.Leray: Elle vous connaît très bien parce que vous n'avez pas de chaussures. - A.de Caunes: Je viens de m'en rendre compte. - A.-E.Lemoine: C'est sérieux! - A.de Caunes: J'ai oublié mes chaussures à la maison.

Articulez bien! Avoir les dents jaunes à la P.Williams... - O.Leray: Est-ce qu'on est toujours trahi par la manière dont on s'exprime? - A.de Caunes: Evidemment.

C'est un marqueur. J'ai beaucoup beaucoup de mal à comprendre. J'ai un fils de 16 ans dont le vocabulaire m'échappe.

J'essaie de traduire. Ca va très vite. Ca s'est accéléré.

Avant, il y avait l'argot. Il y avait le verlan. Le rap a changé beaucoup de choses.

Il faut se tenir à la page. - A.-E.Lemoine: Déjà, "se tenir à la page", on a pris 25 ans. - B.Chameroy: Vous revenez sur les émissions cultes qui ont marqué Canal, à commencer par "Nulle part ailleurs".

Ca a révolutionné le talk-show en France, notamment grâce à vos personnages, dont Didier L'Embrouille et le scout un peu naïf. - A.de Caunes: Bonsoir.

Je m'appelle Ouin-Ouin. Tout le monde m'appelle Pine d'huître, rapport à mon totem, l'huître. J'ai vu ton film et ça m'a fait envie.

Je n'aimerais pas que ma mère soit morte mais j'aimerais avoir des copains comme Martin dans le film. - B.Chameroy: A l'époque, vous vous rendez compte que vous étiez en train de révolutionner la télé? - A.de Caunes: Pas du tout.

On s'amusait comme des gamins. On n'était pas dans cette perspective. On avait conscience de jouer avec un outil différent.

On avait une liberté d'expérimenter, d'essayer qui était totalement folle. On ne se disait pas "on s'inscrit dans l'histoire de la télé". Qui pense à des choses pareilles? - A.-E.Lemoine: Jean-Paul? - J.-P.Rouve: C'est la 1re fois que je viens...

Quand on m'a dit Cannes, pour moi, tout de suite, le Festival, les meufs...

Hier, je suis sorti en boîte et je n'ai pas chopé une meuf. Je sens que vous comprenez. Je ne peux pas me coucher sur cet échec.

Je vais voir une prostituée, 2000 euros. Je demande une fiche. Ce matin, je vais à la compta.

Je leur présente la fiche. Ils m'ont ri au nez. Je vous pose la question.

On est où? - Tu étais à Canal+. - J.-P.Rouve: Je ne me souviens pas du tout. - A.-E.Lemoine: Vous auriez pu faire n'importe quoi, jamais on ne vous aurait viré. - J.-P.Rouve: C'est même allé loin.

On a fait un sketch en direct. C'était A.Banderas l'invité.

Je faisais un personnage qui traduisait en espagnol. Il n'avait aucun rapport avec A.Banderas, mais il l'a pris pour lui.

Coupure pub. Il part. - A.-E.Lemoine: Panique à bord. - J.-P.Rouve: Ils appellent A.de Greef à son bureau. "A.Banderas vient de partir".

Et il répond: "Qu'il se casse." C'était fou. Il y avait P.Lescure... - A.-E.Lemoine: Il vous embrasse.

Il est aux Etats-Unis. On n'est pas nostalgiques pour autant. Ca nous appartient.

Ca fait partie de l'histoire. On n'est pas nostalgiques. On fait tellement bien de la télé...

Surtout moi. - A.de Caunes: Elle est... - A.-E.Lemoine: Félicitations à "Vieux", toujours disponible.

On est tellement à la bourre...

Iggy Pop à la une. Je fais n'importe quoi. - A.de Caunes: On n'a pas le temps de dîner? - A.-E.Lemoine: Vite, pendant les Actualités de Bertrand! - B.Chameroy: J'attends le jingle. ...

Pour les 40 ans de Canal, j'étais obligé de marquer le coup. Bonsoir. L'image du jour, c'est le retour d'un duo qui cartonne.

Après Shirley et Dino, Migaud et Nono. Dans 3 secondes, Migaud va faire apparaître Nono. Magie.

Ils tenaient une conférence de presse sur le narcotrafic. 2e tour de magie, après avoir fait apparaître Nono, il l'a transformé en Jeanne d'Arc. - J'entends des voix. - B.Chameroy: Il entend des voix, mais pas celles des journalistes. - Quoi?

J'active mon oreille bionique. - B.Chameroy: B.Retailleau est dur de la feuille, mais il a l'oreille musicale.

Pour divertir les journalistes, il a improvisé un petit concerto de piano sur son clavier invisible. ... - Je ne doute pas... - B.Chameroy: S.Pamart peut dormir tranquille.

Ca lui permettait de s'occuper. Il n'était pas passionné par cette conférence. "Viens là..." "Viens.

On boit un drink, après? Il me reste ça à lire. Après, je suis dispo.

Je retourne faire semblant d'écouter Migaud." D.Deschamps dévoilait hier la liste des Bleus pour les 2 prochains matchs contre Israël et l'Italie.

Il est champion du monde en excuses pour justifier un retard. - Petit souci d'imprimante, désolé. - B.Chameroy: Bourrage papier, la classique.

Il a dû trop regarder "La Nuit américaine". Il a fini par en perdre son français. Il bafouille.

B.Le Maire était auditionné par les sénateurs sur la question du déficit public, mais également pour participer à une partie de 1, 2, 3, soleil. 1, 2, 3, soleil! 1, 2, 3, soleil!

Très fort. Il est aussi un énorme bosseur. - J'ai pris 5 semaines pour préparer cette audition. - B.Chameroy: C'est au tour de B.Le Maire de reprendre Alizée, "C'est pas ma faute". - Jamais aucun dossier fiscal n'a été porté à ma connaissance.

Quand je dis "nous", c'est le service du ministère des Finances. - B.Chameroy: "Ce n'est pas moi, ce n'est pas ma faute." Pour expliquer le dérapage des dépenses publiques, nier en bloc. - Je conteste en bloc ce chiffre... - B.Chameroy: Dire qu'on a changé d'avis... - J'avais émis des réserves, mais je n'ai plus de réserves sur ces positions. - B.Chameroy: "OK, j'ai un peu merdé, mais seulement 5 fois en 7 ans." - Il y a eu un petit écart... - B.Chameroy: Ca valait le coup de se fader 2 heures d'audition.

L'ancien ministre de l'Economie a fini par faire une confidence de dingue. - Je vais vous faire une confidence. Je crois savoir que la confidence pourrait être révélée au public. - J'aime beaucoup cette audition. - B.Chameroy: C'était décevant.

Cette confidence a eu raison de l'estomac de C.de Courson. - C'est vraiment... - B.Chameroy: Une choucroute de la mer.

Vous avez des questions et des remarques, j'ai les réponses. Un 1er message de Dora, qui nous a écrit ceci. entre "C à vous" et "La Grande Librairie".

C'est un duplex en split, donc on te voit. - A.-E.Lemoine: Salut, Augustin.

Qui est au menu? - B.Chameroy: Du yaourt, du liquide vaisselle... - A.Trapenard: Ca se passe ici, en direct. - J.-P.Rouve: Mais tu l'as déjà fait? - B.Chameroy: Mais on y croit.

Une autre question. C'est vrai que cette semaine, nous avons délocalisé l'ABC à Morlaix pour les élections armoricaines. Babeth a réenregistré des lancements cet après-midi.

Elle parle en breton. C'est le lancement d'hier. Dernier message.

Les infos peuvent étonner, surtout quand on les mélange. - M.Bouhafsi: Il est possible de ramener l'air de ce fameux Picasso en couche-culotte diagnostiqué bipolaire.

Il a été euthanasié. - A.-E.Lemoine: Mais, ça va pas! - B.Chameroy: Histoire terrible.

On referme les Actualités avec le concours du meilleur sommelier de France qui va ravir les fans d'ASMR. Le son et le volume sont d'origine. Il déglutit.

Il crache. C'est un concours d'une dégustation à l'aveugle. C'est très stressant et ça débouche sur d'étranges analyses.

On connaissait le petit arrière-goût de bois, mais celle-ci, je ne connaissais pas. - Verre numéro 6, liqueur de fromage. Liqueur de fromage...

Je suis perdu. C'est quoi? - B.Chameroy: Un peu de morbier, non?

Le finaliste n'a pas été aidé par le jury contre lui. - Identifiez le cépage dominant. Quelle boisson recommandez-vous sur ce plat dressé devant vous? - Est-ce que vous pouvez répéter? - Non.

Vous pouvez identifier les boissons et repérer les numéros du verre? Vous disposez de 4 minutes. - Vous pouvez répéter la consigne? - Non. - B.Chameroy: Tellement stressant que quand le plateau de verres valdingue, ce sont les verres qui prennent. "Chut, vos gueules, les verres." Ciao et bon week-end. - A.-E.Lemoine: Vous regardez ce genre d'événements? - X.Beauvois: Oui, c'est assez passionnant. - A.-E.Lemoine: Antoine disait que c'était un cauchemar. - A.de Caunes: Pour les misophones. - X.Beauvois: Le reste...

Ils sont très forts. - A.de Caunes: Merci pour la typo, au passage. - A.-E.Lemoine: On célèbre encore avec plaisir les 40 ans de Canal+.

Le prime est toujours disponible. "Vieux" est un formidable magazine. Je me sens concernée, malheureusement.

Merci à vous. "La Vallée des fous", c'est mercredi prochain au cinéma. Vous serez sur scène, Jean-Paul, et en tournée dans toute la France, les 13 et 14 octobre 2025.

On a le temps de se revoir. - J.-P.Rouve: Je viendrai avec plaisir un lundi. - A.-E.Lemoine: Le vendredi, c'est fini. - J.-P.Rouve: Il faut faire la semaine de 4 jours. - A.-E.Lemoine: Demain, c'est A.Casse.

Vous avez eu le plan B. Vous pouvez vous tourner vers John. - A.de Caunes: Salut, John. - A.-E.Lemoine: Tout de suite, un formidable film.

Excellente soirée. Excellent week-end. On se retrouve lundi en direct et en pleine forme.