La guerre d'Orban contre Zelensky jusqu'à sa défaite aux élections?
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- 3:00Sébastien GobertChiffre
« Un dernier sondage du quotidien en ligne 24.hu révèle que le parti de Victor Orban la Fidesse remporterait 39 % des voix alors que son opposant, le parti Tissa de Robert Mayard lui remporterait 53 % des voix. »
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Vous avez sans doute vu que les tensions s'accumulent entre la Hongrie et l'Ukraine dans le contexte des élections législatives hongroises du 12 avril que Victor Orban n'a pas l'air bien parti pour gagner. Un dernier sondage du quotidien en ligne 24.hu révèle que le parti de Victor Orban la Fidesse remporterait 39 % des voix alors que son opposant, le parti Tissa de Robert Mayard lui remporterait 53 % des voix.
C'est un match avec seulement deux concurrents et donc Victor Orba n'a pas l'air très bien parti pour le gagner et ce qui fait que dans un mois, on pourrait assister à la défaite de celui qui a été au pouvoir depuis 2010, depuis 16 ans. Et donc les enjeux sont colossaux et pour mener sa campagne, Victor Orban mise tout sur son opposition à Volodimir Zelenski en allant jusqu'à voler tout simplement l'équivalent de 100 millions d'euros en cash et en or d'une banque nationale ukrainienne. Alors, je vous explique tout ça et je vous explique aussi pourquoi, quels que soient les résultats de cette élection, ça ne sera probablement pas la fin de l'histoire.
Bonjour à tous, c'est Sébastien et bienvenue dans cette nouvelle vidéo que j'enregistre donc après une nouvelle pause. J'ai vraiment pas le temps de faire des vidéos. J'écris un nouveau livre.
Je suis aussi parti dans l'est de l'Ukraine pour faire un reportage qui devrait bientôt être publié dans le quotidien La Croix. Et de toutes les manières, comme vous le savez tous, l'actualité est complètement monopolisée par la guerre israélo-américaine contre l'Iran. Là-dessus, l'Ukraine a réussi à trouver un créneau hein en faisant valoir son expertise militaire et en envoyant au Moyen-Orient des experts, mais aussi des producteurs de drones et d'intercepteurs de drones pour aider les Israéliens et les Américains à stopper les drones iraniens.
Et là-dessus, évidemment, il faudrait que j'enregistre une vidéo, mais encore une fois, je manque vraiment de temps dans ces journées de 24 heures. Et d'ailleurs, j'en profite pour vous rappeler que si jamais vous appréciez mes vidéos, si jamais vous appréciez mon expertise, et bien évidemment une motivation financière m'aiderait à produire encore plus de vidéos. Et donc si vous voulez me soutenir, n'hésitez pas, vous pouvez trouver tous les détails dans la description de mon profil YouTube.
Merci par avance. Mais donc là, je plonge dans le vif du sujet. Euh ces tensions entre l'Ukraine et la Hongrie, on sait qu'elles sont anciennes, hein, je vais pas remonter plusieurs années.
La séquence actuelle, elle a démarré le 23 février quand une attaque russe a endommagé une nouvelle fois l'oléoduc drouba qui relie la Russie à la Hongrie et ensuite à la Slovaquie à travers le territoire ukrainien. Et à partir de ce moment-là, ni Budapest ni Bratislava n'ont pu recevoir leurs approvisionnements de pétrole russe. Évidemment, les critiques sont montées très vite de la part de la Hongrie et de la part de la Slovaquie.
La position ukrainienne là-dessus, elle est relativement ambigue. On ne comprend pas vraiment si jamais l'oléoduc est en état de livrer ce pétrole ou pas. La position européenne, elle aussi est assez ambigue étant donné que Bruxelles essae en sous-main de faire un peu pression sur Kief pour réparer cet oléoduc et pour résorber ses tensions.
Mais en même temps, les Européens sont aussi très contents que Victor Orban en campagne électorale se retrouve en difficulté comme ça. Là-dessus, voilà, il y a beaucoup d'ambiguïés, mais ce qu'il ne faut pas oublier, c'est que c'est bien une attaque russe qui a endommagé cette oléoduc et que les critiques de Victor Orban n'ont pour l'instant pas du tout visé Moscou mais se sont bien plus concentrés sur Kief. Les tensions sont vite montées de plusieurs camps avec des invectives dans toutes les directions.
Victor Orban s'est très vite opposé au déboursement d'un prêt de 90 milliards d'euros auquel il avait lui-même souscrit lors d'un Conseil européen en décembre 2025. Il s'est aussi opposé à l'adoption du 20e paquet de sanction européenne qui était prévu pour la date d'anniversaire du 24 février. Ça, il l'a bloqué et pour l'instant c'est toujours bloqué.
Et dans ce concert d'invective, Volodimir Zelenski en est arrivé à proférer des menaces physiques à l'encontre de Victor Orban. En plaisant que si Victor Orban ne descendait pas d'un cran, et bien Vladimir Zelenski pouvait donner son adresse à des groupes armés ukrainiens pour que il vienne lui parler dans la langue qu'il comprenne. Autrement dit par la force.
Ça à mon sens cit vraiment une erreur de communication. Euh Vodimir Zelenski avait vraiment d'autres possibilités de répondre à ses invectives mais quoi qu'il en soit et aussi répréhensible que puissent être ses menaces physiques contre un dirigeant européen. Et bien ça n'est qu'un épiphénomène dans une longue longue longue histoire de tension entre Victor Orban et Vladimir Zelenski.
Et c'est un épithiphénomène qui ne justifie pas du tout la séquence qui a suivi, c'est-à-dire l'arrestation vendredi dernier de deux fourgons bancaires ukrainien par les forces spéciales et les forces antiterroristes hongroises. C'était deux fourgons bancaires ukrainiens qui acheminaient depuis l'Autriche vers l'Ukraine à 40 millions de dollars en liquide, 35 millions d'euros en liquide et 9 kg d'or sous la forme de lingot. Et ça, ça fait partie des pratiques interbancaires très courantes de s'échanger comme ça des liquidités pour maintenir les équilibres des comptes.
Les Ukrainiens ont procéder à ces transferts plusieurs fois par mois depuis de nombreuses années, mais cette fois-ci ça a bloqué. Seployés de banque, donc de la banque d'État au chat de banen pendant au moins 2 jours. Ils ont été visiblement violentés, molestés, en tout cas soumis à une rue de pression psychologique avant d'être libéré.
Mais par contre l'argent lui, il est encore bel et bien en Hongrie. Et le Parlement hongrois a procédé à la légalisation de sa saisie, d'abord sur la base d'une enquête antiterroriste et ensuite en admettant clairement que c'était un levier de pression pour obtenir la remise en service de l'hologque Drouba. Et dans la foulée, le même parlement hongrois donc qui est encore à la botte du premier ministre Victor Orban a voté une résolution pour s'opposer au processus d'adhésion de l'Ukraine à l'Union européenne.
Et donc ça c'est quelque chose qui potentiellement en fonction des résultats des élections pourrait encore plus contrarier le processus d'intégration européenne de l'Ukraine. Et puis dans la même session parlementaire, Victor Orban a assuré qu'il ne voulait pas du tout la perte et la fin de l'Ukraine puisque entre la Hongrie et la Russie, il était dans son intérêt qu'il y ait toujours quelque chose. Évidemment, il ne l'a pas cité mais ce quelque chose en ce moment, c'est l'Ukraine.
Donc voilà, ça c'est un résumé très succin des trois dernières semaines de ces tensions entre la Hongrie et l'Ukraine. Aujourd'hui, ce 11 mars, on assiste potentiellement à un élément de désescalade puisque une mission hongroise vient en observation en Ukraine pour constater les dégâts sur le léoduc de rouge bas. Donc on va voir si ça débouche sur quelque chose, si ça fait évoluer des positions et si jamais effectivement cette olieoduc est remise en marche.
Mais de toutes les manière, comme j'ai dit, tout ça n'est vraiment qu'un épiphénomène dans un épiphénomène qui s'inscrit dans une très longue série de tensions entre l'Ukraine et la Hongrie. Parce que ces dernières années, Victor Orban a toujours une bonne raison pour s'opposer à un quelconque soutien européen à l'Ukraine. Des fois, il est contourné, des fois il bloque, mais de toutes les manières, il a toujours une bonne raison.
Et là en l'occurrence ce qu'il faut voir c'est que ces approvisionnements pétroliers russes par l'oléoduc de rouge bas ils peuvent facilement être remplacé par d'autres sources d'approvisionnement notamment en ce moment c'est la Croatie qui propose ces oléoducs pour fournir à la Hongrie et à la Slovaquie ce que la Russie ne peut plus fournir. Ça coûterait un tout petit peu plus cher, mais c'est tout à fait faisable. Et la meilleure preuve, c'est que la République tchèque aelle coupé ses approvisionnements en pétrole russe depuis déjà 2 ans alors que elle-même est aussi un pays enclavé sans accès à la mer.
Et donc si on prend un peu de recul et queon remet euh cette séquence de tension dans le contexte électoral hongrois, et bien on voit que c'est là que Victor Orban a vraiment euh tout misé pour tenter de ne pas perdre le 12 avril prochain. On se rappelle des campagnes précédentes, c'était George Choros qui était l'épouvantail, c'était les migrants notamment les migrants syriens, c'était évidemment Bruxelles et l'ordre libéral européen. la guay y pasa l'Europe gay pour reprendre un terme de la propagande russe.
Mais cette fois-ci, on voit que vraiment tout est axé sur l'Ukraine, ce qui est fondamentalement assez classique depuis 2022 puisque on a vu que des élections par exemple en Slovaquie ou en Geéorgie et bien elles étaient articulées comme ça autour d'un parti qui se disait le parti de la paix, c'est-à-dire un parti prousse qui ne voulait pas soutenir l'Ukraine et qui donc à ce titre se promouvait comme le parti de la paix. Donc ça c'est assez classique mais on voit que ça ne prend pas dans l'opinion publique hongroise puisque ça fait maintenant plus d'un an que Victor Orban est à la traî dans les sondages et sur le mois qui reste, il est quand même assez peu probable qu'il puisse inverser la tendance. Donc moi, je vois ça, cette focalisation sur l'Ukraine comme une espèce de fuite en avant en fait d'un despot illibéral qui bah après 16 ans de pouvoir voilà a vraiment peur de perdre le pouvoir et de perdre tous les avantages qui vont avec puisque rappelons-nous que la Hongrie est devenue le pays le plus corrompu l'Union européenne pendant donc ce règne de Victor Orbane.
Il ne faut pas non plus écarter le risque que cette focalisation sur l'Ukraine et sur les risques sécuritaires qui sont liés à toute cette configuration et bien ça pourrait créer les conditions pour annuler ou pour reporter le scrutin. Pour l'instant évidemment on en est pas du tout là et dans un contexte européen, ça voudrait vraiment dire que Victor Orban franchirait un Rubicon. Mais en tout cas, ce qui est plus ou moins sûr, c'est que Victor Orban bénéficie à la fois du soutien russe, mais aussi du soutien trumpien pour mener des campagnes de propagande et de désinformation pour le maintenir au pouvoir parce qu'évidemment c'est dans l'intérêt à la fois de Moscou mais aussi de Washington et bien sûr de l'éléphant dans la pièce, la Chine puisque la Hongrie de Victor Orban a accueilli énormément d'investissements chinois sans vraiment prêter attention au détail.
Et donc même si Victor Orban est vraiment à la traî dans les sondages depuis déjà plus de 1 an, l'histoire de cette élection n'est pas du tout écrite. Cela étant dit, quels que soient les résultats de ce scrutin, si effectivement il a lieu, et bien ça ne sera pas non plus la fin de l'histoire puisque si Victor Orban remporte un nouveau mandat, alors évidemment ça va continuer de plus belle et il appartiendra aux Européens de trouver de nouveaux moyens pour contourner les blocages intempestifs de Budapest. et il appartiendra aussi aux Ukrainiens de se positionner par rapport à ça.
Et il faudra que Volodimir Zenski trouve une autre manière de communiquer avec Victor Orban plutôt que des menaces physiques. Mais si jamais Victor Orban perd les élections et que Peter Mayard arrive au pouvoir, il n'est pas du tout sûr que ça change les relations de la Hongrie avec l'Ukraine. Puisque quand Vladimir Zelenski a proféré des menaces contre Victor Orban, on a vu Peter Mayard prendre la défense de Victor Orban, ce qui à mon avis dans le cadre de la campagne était quelque chose que vraiment personne n'avait vu venir.
Peter Mayard a même appelé l'Union européenne à couper, à suspendre tout lien avec l'Ukraine tant que cette situation n'était pas résolu, c'est-à-dire qu'on nit pas obtenu d'excuses après les menaces de Vladimir Zelenski, mais aussi qu'on nit pas revu du pétrole circuler à travers le Léo du Cub et quand bien même ce ne serait qu'une manœuvre électorale et que Peter Mayard voudrait renouveler des liens constructifs avec l'Ukraine, et bien on voit que le pays voisin, la Slovaquie là, le Premier ministre Robert Pitzo a d'ors et déjà annoncé que si jamais Victor Roban perdait les élections, et bien lui reprendrait le flambeau du blocage intempestif du soutien européen à l'Ukraine. Et donc c'est particulièrement intéressant à suivre et à décrypter parce que c'est vraiment structurant et ça on dit aussi long de la cohérence de la position européenne dans son soutien à l'Ukraine après 4 ans d'invasion généralisée par la Russie. Là-dedans, il faut aussi rajouter la situation au Moyen-Orient puisque on voit que la flambée des cours du baril du pétrole pourrait avoir un impact sur la position européenne, donc du bloc européen à un moment donné si jamais la situation venait à être trop intenable.
Et on a déjà vu Vladimir Poutine animé des meilleures intentions du monde sans aucun doute proposer de restaurer ses livraisons de gaz et de pétrole à l'Europe pour compenser ce qui ne vient plus du golfe persique. Pour l'instant Bruxelles oppose un niet catégorique mais si jamais la guerre au Moyen-Orient continuait pendant encore des semaines voire des mois, je ne serais pas étonné de voir quelques mouvements de plaque tectonique notamment du côté des industriels allemands. Donc voilà, évidemment, on va continuer à suivre ça.
Là, je vous livre cette vidéo sans montage, sans photo parce que vraiment, je suis vraiment désolé mais je n'ai pas le temps. Mais j'espère bien que les prochaines vidéos seront un peu plus illustrées. En tous les cas, merci d'avoir regardé celle-ci jusqu'au bout. je file et je vous retrouve très vite.