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interviewSénat· 2 mars 2023 96 min

Actualités et perspectives des régions : Carole Delga entendue

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

je suis vraiment très très heureuse de vous accueillir ici alors la salle est un peu impressionnante je disais madame la Présidente d'alga c'est un lieu d'inspiration aujourd'hui carrément peut-être un lieu de méditation parce que les rideaux ont été baissés mais ça n'est pas un lieu de confession voilà je vous je vous rassure en tout cas elles ne sont pas interdites voilà je sais que vous avez un grand cœur vraiment merci merci beaucoup vous savez notre délégation au collectivités et à la décentralisation est au cœur de la mission du Sénat et puis l'écoute la rencontre avec les associations des lieux est essentielles pour nourrir notre notre réflexion et puis pratiquer ce que nous appelons ici le bottom up plutôt que le Top Down alors on sent que ici un peu parfois mais il nous semble et depuis enfin je veux dire des travaux que nous menons aujourd'hui à la fois la délégation mais sur d'autres missions on voit combien il est important de partir des réalités de la diversité de nos territoires pour construire l'organisation et la définition de l'action publique plutôt que de d'avoir de ces définitions un peu théoriques dans lesquelles on s'évertit à faire entrer la vie de nos concitoyens et des élus qui ne rentrent jamais dans des modèles un peu trop carrés alors le plaisir que nous avons aujourd'hui c'est de parler avec vous de l'actualité naturellement des régions alors j'évoquerai quelques sujets que nous partageons ensemble le zéro artificialisation nette qui est aujourd'hui la préoccupation majeure de tous les élus et dont tous nos territoires vous savez que à la suite de la parution des décrets d'applications de la loi résilience beaucoup d'émotions est apparue à la fois chez les élus ici au Sénat parce qu'on s'est rendu compte que il y avait une vraie difficulté à transformer un objectif de zéro artificialisation n'est que personne ne conteste au sens où la frugalité ou la sobriété foncière est déjà souvent pratiquée qu'il convient de le faire est quand même temps ces décrets d'application contenaient des injonctions contradictoires et il nous paraît un peu difficile de devoir concilier la réindustrialisation dans notre pays l'aménagement d'infrastructures l'accueil de population et que nous nous sentions et c'était fortement exprimé les collègues le diront une nouvelle fracture territoriale un peu épidermique qui apparaissait des régions rurales considérant que le zan tel que le décret d'application le décrivait pouvait être en quelque sorte une extinction des lumières dans la ruralité donc le Sénat organisé une mission spéciale conduit par Valérie l'Etat et Jean-Baptiste blanc pour entendre écouter réfléchir et cette mission aboutit une proposition de loi qui va être discuter très prochainement au Sénat à la Mima et nous savons que dans ce zéro artificialisation le rôle des régions est un rôle éminent parfois plus ou moins comment dire qui suscite semble-t-il dans certaines régions peu d'appétence en disant qu'il ne s'agit pas pour nous les régions d'être amenés à être l'autorité qui va apparaître comme celle qui rationne kiabitres voilà donc c'est un vrai sujet pour nous et aussi pour vous c'en est certainement un puisqu'il y a cette notions d'équilibre territorial dans chacune des régions le deuxième sujet celui des mobilités aujourd'hui il y a un enjeu majeur en termes de mobilité on le sait moi je suis très sensible à aux déclarations de régions de France qui enfin les régions sont des acteurs majeurs de la mobilité et que cela bien été défini dans la loi mobilité qui était porté à l'époque où armadamboard mais qui comme bien souvent dans notre pays parce que c'est ainsi que les choses se font on parle philosophie alors on trouve les idées assez géniales et dans un deuxième temps on parle argent et là ça devient un petit peu plus compliqué et on voit bien qu'il y a un véritable une véritable question pour les régions sur le financement de votre compétence mobilité à force y aurait avec le New Deal ferroviaire qui est annoncé qui est en soit une bonne chose donc je pense que vous nous en parlerez certainement et puis troisième point et j'en terminerai là pour les questions un peu technique c'est la situation financière des régions c'est à dire comment est-ce que on voit aujourd'hui l'évolution de cette situation financière sachant que vous êtes aussi particulièrement impacté par la hausse du coût de l'énergie car je crois que c'est un milliard 15 de surcoût de coûts supplémentaires dont 30% dans les lycées et les transports et puis une question alors non pas philosophique mais c'est une question qui va nous permettre de nous élever n'est-ce pas qui à laquelle vous avez beaucoup participé dans la réflexion qu'avec conduit le président l'archet en 2020 réflexion qui avait amené au 50 propositions en faveur des libertés locales puisque au centre territoire Unis vous aviez été très actif dans dans le travail que nous avions conduit aujourd'hui le président du Sénat à nouveau relancé la réflexion avec un on peut transpartisan et nous pensons que il faut vraiment que nous t'ayons la leçon de la crise de la covid qui a vraiment permis de découvrir à ceux qui l'ignoraient l'important et la capacité des collectivités à gérer un certain nombre de compétences avec beaucoup d'agilité de réactivité et dans un mode que j'appelle les circuits courts qui sont très tendance en ce moment au salon de l'agriculture de manière générale mais qui dans notre pays dans notre culture on va dire de l'action publique sont encore un peu des choses oubliées que on cultive alors peut-être que c'est malgré nous je ne sais pas et quand je dis on a assez général c'est de recentralisation donc peut-être par leur aurons-nous de ça les perspectives de décentralisation et si l'on peut parler aussi un peu de votre vision du conseiller territor IAL qui semble ressusciter voilà merci beaucoup madame à présent merci à vous donc nous disposons d'envir une heure un peu plus et je suis sûr que mes collègues que je salue auront également beaucoup de questions merci présidente mesdames et messieurs les sénateurs vous remercier pour cette audition sur les sujets que vous avez abordés madame la Présidente mais de façon on va dire plus générique sur la situation de la France et quels sont les solutions que nous pouvons apporter à travers une réforme institutionnelle annoncée par Monsieur le Président de la République à travers le travail mené par le Sénat comme vous l'avez rappelé que ça soit sur les 50 propositions qui avaient été menées en lien avec territoires unis ou également sur toutes les initiatives qui sont menées en termes de proposition de loi pour le zéro artificialisation nette ou également le rapport du Sénat sur l'addiction aux normes voulions en fait l'ensemble des présidentes des présidents de région de France vous faire partager notre notre vision la réalité de ce que nous vivons et également les ambitions que nous avons pour le pays nous sommes dans un temps de crise et donc nous pensons que dans ce temps de crise il est nécessaire d'avoir de la clarté et de l'audace alors il faut quand on est en responsabilité politique avoir toujours de l'optimisme et revenir au sens étymologique du terme crise et nous savons que la crise donc au niveau de la civilisation grecque était un moment de transition et qui permettait d'avoir une transformation du modèle et nous avons une crise d'une journée au débute le débat sur les retraites une crise sociale sur cette réforme des retraites une crise climatique mobilisation à l'échelle de la planète contre lutte contre le réchauffement climatique bien entendu crise de l'énergie avec les conséquences sur une inflation qui est forte pour nous concitoyens pour nos entreprises également et risque de perte majeures de compétitivité pour nos entreprises en particulier sur les questions de production et puis aussi une crise de confiance dans dans l'action publique qui se traduit par bien sûr l'abstention mais également par les votes populistes que nous combattons bien entendu tous attachés à la République pour notre pays cette crise bien sûr de la confiance dans l'action publique c'est parce que nous concitoyens le sentiment de ne pas être entendu on le sentiment que la politique ne peut pas changer le cours du destin du destin au titre collectif au titre aussi individuel et je lisais ces derniers jours les propos de docteur anciences politiques madame kg qui était très très intéressant c'est propos et qui en fait mettaient en avant le sentiment de classe enfermé plutôt que la dichotomie que nous connaissons de classe moyenne ainsi de suite ce sentiment d'être dans une classe enfermée dans une classe empêchée et je trouve que cela fait particulièrement écho à vos propos introductifs madame la Présidente parce que nous avons besoin de donner de la liberté à nos concitoyens et de la liberté aux collectivités locales et la question de l'enfermement elle est bien sûr liée ce n'est pas notre sujet de coeur aujourd'hui mais elle est liée bien sûr à la problématique de l'éducation nationale reviendront dans les propositions que les présidentes et les présidents de région de France nous faisons sur la question de l'orientation scolaire et également sur la question de la formation la question du sentiment d'enfermement elle est liée aux mobilité mobilité physique après les mobilités de l'esprit et puis la question bien sûr du du rapport au travail et la question aussi de l'aménagement du territoire et de ne pas être dans des territoires figés mais dans des territoires qui puissent évoluer donc nous souhaitons vraiment avoir de la clarté et donc nous avons demandé un rendez-vous à monsieur le Président de la République au niveau de territoires Unis ce sera le 13 mars l'ensemble des associations des élus vont être reçues le 13 mars et nous demande monsieur le Président de la République qui nous explique que les objectifs qui fixe à cette réforme institutionnelle et d'avoir à partir des objectifs partagés une méthode avoir de la clarté mais aussi avoir de l'audace l'audace d'aller dans une vraie décentralisation dans dans ce pays avec la question des libertés locales le Sénat il travaille voilà de façon forte et depuis longtemps parce qu'à travers la démocratie de proximité à travers un pouvoir de décision plus proche de nos concitoyens on renoue le lien de confiance et surtout on apporte des vraies solutions aux problèmes de nos concitoyens il faut avoir le courage ou l'audace de renoncer à la l'inflation des normes comme vous l'avez appelé à vos vœux parce que outre la complexité ça a un coût tout budgétaire et que vous avez évalué à 2 milliards euros sur le coup de normes supplémentaires sur les cinq dernières années et puis également avoir de l'audace sur la question de la différenciation territoriale et j'ai pu m'entretenir le mois dernier avec monsieur le Président Larcher et que nous puissions aller dans une différenciation dans la différenciation et je pense tout particulièrement au territoire d'outre-mer ou à la Corse puisque l'ensemble des présidents des présidents de région sont favorables à une autonomie renforcée pour la Corse mais également à ce qu'ils puissent y avoir une différenciation dans la différenciation pour nos territoires d'outre-mer parce que les sujets de la Réunion sont différents de ceux par exemple des Antilles et nous devons avoir cette capacité à agir parce que nous en avons la maturité politique et nous avons aussi un état de droit qui garantit bien sûr que les principes de notre République soit appliquée sur l'ensemble de nos de nos territoires alors les les régions nous sommes des acteurs qui avant à travers leur nouveau le permis périmètre et à travers les nouvelles compétences un acteur qui est encore plus présent dans le quotidien des Français nous l'avons démontré au moment de la crise sanitaire nous sommes unis pour pouvoir acheter massivement des masques organiser des centres de vaccination avec les communes et surtout nous avons augmenté fortement notre investissement entre 2019 et donc 2021 nous avons augmenté notre investissement de plus de 20% parce que nous avons été accompagnants et également stimulant pour les de relance qui avait été lancé sous l'égide de l'ancien premier ministre Jean Castex donc des régions qui sont engagées qui n'ont pas retrouvé leur niveau de l'autofinancement avant crise parce que il a été nécessaire d'augmenter fortement les aides aux entreprises à toutes les entreprises que ça soit un des commerçants des artisans mais également aider pour l'innovation et la recherche pour les grandes entreprises parce que nous partageons l'absolument l'absolu nécessité que nous puissions avoir une souveraineté dans notre pays souveraineté bien sûr industrielle qui passe par des investissements forts au niveau de l'innovation mais également un accompagnement sur l'ensemble des territoires souveraineté alimentaire semaine sur du Salon de l'Agriculture souveraineté sanitaire et souveraineté aussi énergétique il y a des rumeurs comme quoi il y aurait des réflexions sur le redécoupage des régions alors de quatre grandes régions grands tests donc nouvelle Aquitaine Auvergne Rhône-Alpes et donc l'Occitanie donc j'ai répondu en tant que présidente de région de France nous n'avons pas souhaité les autres présidents rentrés dans une polémique à partir de rumeurs ou de propos d'un président d'un parti politique parce que nous pensons que avant de parler de redécoupage faisons le bilan et des Lindsay en a fait des une première évaluation et à démontrer que dans ces grandes régions la dynamique économique était beaucoup plus renforcer et c'est pour cela qu'en plus à titre personnel j'ai toujours défendu les grandes régions quand j'étais même vice-présidente de la Région Midi-Pyrénées parce que avec les grandes régions c'est la bonne taille pour pouvoir créer de vraies filières économiques et si on prend la question de l'hydrogène sur les énergies renouvelables cela a été possible de pouvoir mettre la Supply chaîne dans l'ensemble de l'hydrogène parce que nous avons les tailles qui nous permettent de commencer sur la production sur la distribution et ensuite sur les les usages donc des régions qui ont une situation financière qui est solide parce que nous n'avons pas niveau d'endettement trop élevé nous l'avons maîtrisé bien sûr un investissement qui a été accru comme je voulais indiquer mais des Finances qui sont soumises là à la question énergétique de vraiment de façon forte puisque nous avons comme les communes comme les départements la question des dépenses énergétiques dans nos bâtiments mais en plus nous avons la question des dépenses énergétiques sur les questions des transports transports scolaires donc avec aussi le prix des carburants mais également dans notre partenariat avec la SNCF donc là nous négocions sur ces conventions qui sont assez techniques pour que la SNCF nous facturent pas au-delà du coût réel de ce qu'ils ont pu subir et de plus cette problématique budgétaire très significative sur l'augmentation des factures énergétiques de la SNCF est aggra par un coût des péages qui pourrait être augmenté de l'ordre de 8%. alors donc je vais pas rentrer dans le détail du financement des réseaux ferroviaires en France mais c'est quand même un non sens parce que plus vous faites rouler de tringle et plus votre coude des péages augmentent donc si nous n'étions pas des présidents responsables la solution budgétaire serait qu'il y ait le moins de train possible et nos finances s'emporteraient le mieux possible mais seulement nous territoire nous les aimons et surtout nous les vivons et nous savons à quel point il est indispensable d'avoir le rail d'avoir des trames des tringles d'aménagement du territoire et puis des tringles aussi grande vitesse pour finir le maillage des LGV donc ce que nous souhaitons nous les régions c'est d'avoir une vision des objectifs qui qui soit clair et des réponses qui soient apportées à ce que nous considérons comme des difficultés pour notre pays donc le premier sujet la question de l'écart de l'école au sens générique du terme ce n'est pas juste école primaire c'est nous pensons que nous devons redonner la pleine ambition donc à l'école à la méritocratie républicaine et nous les régions nous souhaitons que au niveau de l'orientation scolaire il y ait une vraie délégation aux régions puisque il y a une loi qui existe mais dans les faits il y a des freins qui sont très très significatifs et nous souhaitons que cette question de l'orientation scolaire tout particulièrement au collège parce que c'est là que l'orientation scolaire se joue avant même le lycée et puisse y avoir de la part des rejoins des régions qui sont le Goby twin entre le monde de éducation et le monde de l'entreprise vraiment une implication plus forte des salariés des chefs d'entreprise pour venir témoigner soit dans les écoles soit dans des salons que nous organisons à proximité c'est une question de lutte contre le déterminisme social c'est aussi une question de compétitivité de nos entreprises pour qu'ils puissent y avoir des salariés qui soient formés qui soient épanouis dans leur métier et aujourd'hui quand on rencontre des chefs d'entreprise le premier sujet est certes l'énergie mais celui qui vient quasiment au même niveau c'est la question des difficultés de recrutement et donc là nous devons prendre le problème à la base et nous avons une orientation scolaire qui est déficiente et nous avons trop de jeunes qui ne connaissent pas la diversité la réalité des métiers et qui parfois vont dans des voies qui ne leur conviennent pas et quand vous êtes un échec scolaire pendant plusieurs années cela après a des en tant que citoyen et également en tant que que salarié nous demandons également une réflexion sur la question de la formation aujourd'hui les régions nous avons les missions de formation initiale que ce soit à travers les lycées que ça soit à travers l'enseignement supérieur la formation des demandeurs d'emploi et la formation des salariés étant organisée par les OPCO cette division de la formation ne nous paraît plus pertinente parce que à la suite de cette crise sanitaire du confinement il y a deux tendances structurelles de fond tout d'abord que nos salariés souhaitent avoir plusieurs métiers dans une vie et donc le fait de rester dans une même entreprise et d'évoluer cela ne correspond plus avec des métiers très différents donc c'est pour cas cela que la question de la de la césure entre la formation continue et la formation initiale n'est plus pertinente parce que souvent des salariés d'un des grandes entreprises qui ont des moyens financiers des formations veulent avoir des formations tout à fait différentes des métiers de l'entreprise pour aller vers d'autres horizons et on a le cas souvent de l'ingénieur qui veut devenir agriculteur ou commerçant ou d'un des plus petits entreprises à ce moment-là des salariés qui vont négocier une rupture conventionnelle pour pouvoir après passer par la case de demandeurs d'emploi pour pouvoir financer une formation donc on doit prendre en compte cette relation au travail parce que nous pensons je le précise dans ces temps troublé que pour nous le travail est source d'émancipation de nous partageons que il est nécessaire de prendre en compte ce rapport au travail qui est différent et d'avoir la volonté d'avoir plusieurs métiers dans une vie et nous demandons en effet que l'information des salariés les régions puisse également intervenir deuxième tendance structurelle c'est la nécessité de retrouver la souveraineté et pour retrouver de la souveraineté souveraineté industrielle souveraineté énergétique nous devons de nouveau avoir de nouveaux métiers que nous avions il y a de 150 ans dans ce pays mais que nous n'avons plus parce qu'il n'y a plus là il y a eu des industrialisations nous avons perdu des savoir-faire donc nous avons besoin de réactualiser ou carrément de réintroduire de nouveaux métiers dans notre pays et nous avons aussi par rapport à la souveraineté énergétique tous les métiers divers qui sont liés à la transition écologique et énergétique que nous devons mettre en œuvre donc le premier sujet de nos concitoyens c'est la question de ce sentiment d'enfermement que le que l'école ne joue plus son rôle j'aime pas trop le terme ascenseur social je préfère escalier de la réussite parce que dans la vie on n'a plus jamais sur un bouton pour que chose se passe il faut toujours faire un effort et dans un escalier il y a une rampe qui est de cagnards et le deuxième sujet c'est bien sur la question de la santé c'est la difficulté d'accès aux soins et là nous souhaitons que les régions aient plus de missions sur la détermination des places dans les formations sanitaires et sociales et que nous ne dépendions pas du gouvernement pour définir le nombre des places alors qu'il y a des besoins majeurs sur l'ensemble de de ces métiers et que nous puissions avoir dans le cadre de l'expérimentation la possibilité pour les présidents et les présidents qui le souhaitent d'investir dans les hôpitaux locaux le troisième sujet c'est la question des mobilités vous en avez parlé madame la Présidente nous pensons que il est absolument nécessaire de développer le rail pour trois raisons tout d'abord pour les questions de transition écologique énergétique le rail et la bonne solution elle n'est pas l'unique mais la bonne solution au niveau environnemental sur la question du pouvoir sur la question de la souveraineté industrielle il est absolument nécessaire et donc nous avons appelé dans une tribune alors Franck c'était 22 octobre voilà parce que toi tu la mémoire des dates mieux que moi donc du 22 octobre donc New Deal ferroviaire nous avions demandé donc 100 milliards sur les 10 prochaines années ça correspond pas tout à fait à la nouvelle donne annoncée par la première ministre même si nous avons salué l'intention favorable puisque là c'est 100 milliards sur les 17 prochaines mais donc nous allons travailler pour faire monter ce sujet donc un investissement massif parce qu'il n'y a pas d'investissement la moitié des lignes ferroviaires dans ce pays d'ici 5 ans fermeront c'est une réalité nous avons un réseau qui est un très mauvais état donc nous avons la nécessité de régénérer sur le terme technique le réseau ferré nous avons besoin de le moderniser et tout particulièrement avec les équipements de RTS de niveau 2 c'est la signalisation j'étais la semaine dernière au Sénégal et voilà j'ai pu visiter le nouveau RER de Dakar et donc là équipé de niveau 2 et donc là à ce moment-là quand on parle de RER comme l'a fait le monsieur le Président de la République c'est la condition essentielle pour avoir en cas d'encement au quart d'heure parce que si nous n'avons pas ce système de signalisation il n'y aura pas le cadencement au quart d'heure sur un réseau ferré qui a une lourdeur technique qui est quand même assez différente des du RER qu'on peut connaître ici en région parisienne nous avons donc besoin de régénération de modernisation également de financement des grands projets les grands projets que ce soit Lyon Turin que ce soit le canal c'est le nord ou les LGV donc Marseille Nice donc Toulouse Bordeaux Dax et Montpellier Perpignan et c'est pourquoi nous avons estimé que si on était sur les 17 prochaines années c'est à l'auteur de 170 milliards qui serait nécessaire de monter et nous avons outre développer cette effort budgétaire avec plusieurs sources bien sûr un engagement du gouvernement français plus fort je rappelle que la moyenne par habitant en France de 44 euros par habitant nous sommes à 124 euros par habitant en Allemagne donc nous avons quand même un déficit d'investissement significatif depuis longtemps il faut être là aussi très objectif donc un effort budgétaire de la part de l'État nous appelons aussi que ce plan d'investissement ce nous dit ferroviaire soit porté à l'échelle européenne avec des crédits européens qu'il y ait également de nouveaux systèmes de financement inspirés de la Société du Grand Paris ou des sociétés de financement LGV que nous avons pu créer et également la fin des concessions autoroutières puisque à partir de 2028 avec un pic en 2031 nous aurons la fin des des concessions autoroutières donc un effort budgétaire significatif mais qui doit être également corrélée avec la structuration d'une filière industrielle à l'échelle de l'Europe c'est ce que nous avons appelé l'Airbus ferroviaire et c'est un projet que j'ai indiqué au président de la République j'ai suggéré qu'il soit porté par le couple franco-allemand Airbus avait été fait dans les dans les années 60-70 parce que nous avons encore une un temps d'avance on échelle internationale sur les savoir-faire ferroviaires nous devons avoir un géant industriel européen puisque aujourd'hui en Chine nous avons ce géant industriel qui est constitué qui s'appelle CRC qui est en train de gagner de nombreux marchés dans le monde et en particulier aux États-Unis et nous avons marché mondial du ferroviaire ou l'industrie française européenne pourrait prendre toute sa part mais nous devons avoir une taille optimale voilà je ne reviendrai pas sur la fusion avortée de siemensa Alstom mon ami Alain Châtillon donc avait travaillé sur sur ce sujet mais nous devons remettre ce sujet au cœur de notre réflexion à travers bien sûr Siemens Alstom mais également le groupe CAF qui est un groupe espagnol pour avoir une taille pertinente et pour pouvoir gagner ces marchés parce que la position de la Commission européenne est incompréhensible elle limite la vision du marché ferroviaire à l'Europe alors que le potentiel de développement sur le marché ferroviaire il est mondial et tout particulièrement je me dis que je rentre d'Afrique là on voit les besoins qui sont immenses et y compris en Amérique du Sud et y compris aux États-Unis puisqu'il y a certaines États qui sont très volontaristes sur sur ces sujets là et cela permettra en ayant un Airbus ferroviaire d'avoir aussi une possibilité de reconversion pour nos salariés de l'industrie automobile qui vont être frappé de plein fouet par la fin de la motorisation des ailes alors quand je dis nos salariés salariés français mais salarié allemand encore plus impactés que nous sur sur ces sujets et nous avons donc cette ambition parce que qu'on veut parler d'un RER métropolitain il faut être conscient que dans de nombreuses métropoles cela n'est possible que si la création d'une deuxième voix et donc souvent c'est corrélé avec la question des LGV donc là nous devons y travailler et nous rappeler madame la Présidente nous avions porté le projet d'agence des mobilités parce que à part Paris et Lyon qui est donc qui ont une organisation spécifique pour les transports les autres métropoles françaises ont différents acteurs on va dire une multiplicité d'acteurs qui interviennent sur la question des mobilités bien sûr la métropole bien sûr la région souvent l'État avec les routes nationales un propre ou concéder avec les autoroutes et donc là nous avons parfois les départements avec les voies cyclables et là nous avons donc une multiplicité d'acteurs ou pour organiser l'intermodalité ça devient quand même compliqué et c'est pourquoi il est nécessaire d'avoir une structure qui puisse piloter cette complémentarité là alors différentes d'âge de France mobilité parce qu'il est pas question d'aller discuter de l'implantation de l'arrêt de bus mais c'est la question de la programmation de la complémentarité des infrastructures routières ferroviaire et dans nos métropoles nous devons nous inspirer de ce qui se fait à Madrid ou aussi aux États-Unis avec des voies réservées sur les axes entrants dans les métropoles que ce soit des routes nationales ou des routes concédées avec les voies réservées pour le covoiturage et pour l'écart dont nous avons la compétence les régions qui font des moyennes et des longues distances c'est absolument indispensable pour favoriser le transport collectif routier nous avons donc les ces missions que nous semblent à améliorer sur la question de l'éducation de la santé de la mobilité on se rappelle tout et tous que ce sont les questions des mobilités qui ont poussé au mouvement des gilets jaunes et puis vous l'avez indiqué sur la capacité des territoires à évoluer à se transformer et le zéro artificialisation nette ne doit pas geler des situations doit au contraire permettre de stopper l'hypermétropolisation et de permettre un développement à des territoires qui sur les 20 dernières années ne l'ont pas connu mais ces territoires connaissent en revanche un gain regain d'attractivité de par les tendances sociétales qui ont évolué parce qu'à travers le confinement chacun et chacune a repris goût à avoir une vie un territoire rural dans des petites villes ou dans des villages d'équilibre et cela il faut arriver à tenir cet objectif d'artifilisation artificialisée moins de terre pour avoir une souveraineté alimentaire c'est absolument indispensable mais qu'il y ait un effort qui soit fait de façon plus grande dans des territoires qui ont beaucoup consommé et au contraire de pouvoir permettre un développement dans des territoires qui eux n'ont pas vu ou même parfois on perdus des habitants ces dernières années c'est ce travail que nous devons mener c'est pourquoi région de France Association des Maires de France nous avons signé ensemble donc un courrier gouvernement et nous avons demandé donc qu'il y ait des caractères moins impératif que ce que le décret avait prévu et puis également que les grands projets pardon de souveraineté ne soit pas impactée régionalement projet liés aux infrastructures de transport projets liés aux infrastructures économiques parce que si nous voulons avoir le retour d'une souveraineté par nous vont permettre à nos entreprises de pouvoir aussi mener des projets donc nous sommes dans cette dans cette esprit là que nous avons souhaité je pense que j'ai à peu près indiqué des pistes de réponse à l'ensemble des de vos remarques mais voilà maintenant nous nous tenons François Bonnot Franck Leroy et moi-même à votre disposition pour répondre à l'ensemble des questions si madame la Présidente j'ai envie que les collègues qui souhaitent interpeller madame la Présidente et président a manifesté merci beaucoup madame la Présidente d'abord pour cette vision qui est la vôtre au-delà des sujets techniques qui relèvent des compétences des collectivités la question qui est sous tendue derrière et qui est essentiel c'est quelle vision pour notre pays quelle stratégie on met en œuvre et pour l'ensemble de nos concitoyens et vous vous avez tenu un propos très juste c'est à dire la crise parfois est vécue comme un élément que nous subissons est difficile alors qu'aujourd'hui je pense que nous sommes un peu comme sur la transformation d'un papillon nous sommes en pleine période de mutation et de transformation et que je crois qu'il y a aussi un regard positif à avoir sur les choses sa nouvelle avenir qu'il faut construire qui sera très différent de ce que nous connaissons mais quand même temps qui empruntent vous l'avez dit notamment en termes de réindustrialisation qui empruntent parfois à une histoire à une histoire récente donc merci vraiment pour poser le vrai sujet vous l'avez dit aujourd'hui je pense qu'il faut de la clarté de l'audace et cette vision comment on serait organise quelles compétences mais pourquoi faire et pour qui et moi j'aime beaucoup ce que vous décrivez comme une société qui est un peu empêchée qui est bloqué c'est ce que ce qui m'arrive d'appeler de la signation à résidence c'est-à-dire que là où vous habitez là parfois vous êtes condamné à vivre et que il est compliqué pour un étudiant de la Creuse d'aller dans une école de commerce universitaire en Normandie parce que ça n'est pas son univers il est vraiment empêché donc les régions jouent un rôle je lui dis que beaucoup de convictions absolument stratégiques dans la capacité à sortir chacun de de son espace vous avez parlé des mobilités la mobilité est un enjeu majeur à la fois pour les entreprises et je ne peux pas m'empêcher madame la Présidente on vous entendons de repenser aux déclarations de la direction de l'entreprise le grand qui explique que aujourd'hui il est absolument impossible pour elle où il peut être impossible de manière des centres de décision et on connaît l'importance pour un territoire d'avoir des centres de décision si nous n'avons pas enfin ce qu'on appelle le puddingment une modernisation une modernisation du du ferroviaire je pense qu'en matière de mobilité votre votre proposition d'agence des mobilités les indispensable parce qu'aujourd'hui là encore on voit des opérateurs qui peuvent être des intercommunalités qui agissent sur leur périmètre administratifs alors que la mobilité répond à des exigences de bassin de vie la mise en place des et des Fe va aussi aggraver aggraver les choses et qu'il faut effectivement qu'il y a une coordination entre les régions les départements les interco c'est je crois un enjeu un enjeu majeur pour débloquer pour débloquer notre pays dernier point que je voudrais évoquer et monsieur le Président Bono avait invité quelques-uns d'entre nous il y a très peu de temps pour parler des interrogations qui se posent sur les questions de l'Emploi et de la Formation et vous savez comment c'est là nous on a soutenu au moins une fonction de coordination des régions sur l'emploi et la formation parce qu'il y a un lien entre la stratégie et la compétence économique et la vôtre et qui exercent de manière très forte et puis l'emploi pour coordonner tout ça il faut vraiment qu'on soit en clarté et en cohérence d'action donc nous nous sommes très attentifs à cela au Sénat et vous savez que le Sénat soutenu ses propositions comme nous sommes aussi très sensibles à la formation tout au long de la vie parce qu'aujourd'hui on voit bien la mobilité professionnelle l'envie d'avoir plusieurs métiers dans sa vie et cela ne peut se faire que si effectivement il y a une cohérence entre les emplois les envies ça peut être des emplois salariés mais aussi des emplois de création d'entreprises et un dispositif indestructible de formation et puis dernier point rapide sur le découpage voilà c'est à dire on a découpé les intercos il y a cet atelier que moi j'appelle des coupages voyez ciseaux colle bon pourquoi pas en tout cas voilà aujourd'hui moi je pense qu'il est extrêmement imprudent d'entreprendre de quelques réformes que ce soit sans évaluation et nous l'avons dit dans le rapport sur la simplification que nous avons fait avec Rémi quintro le déficit d'évaluation qu'on dit parfois à des aventures un peu hasardeuse et que l'expérimentation et l'évaluation devrait vraiment quitter notre ex je ne serais pas plus longue je regarde mes collègues qui déborde de questions madame la Présidente Monsieur est président dans l'ordre d'inscription Bernard delco et Charles guene et ensuite Olivier Pacaud Patricia gillingy et Dominique Estrosi ça sonne mes chers collègues bien merci merci beaucoup madame la Présidente Monsieur le Président de ce moment d'échange et madame la Présidente pour votre propos que que je partage complètement j'aurais envie de rebondir sur beaucoup de sujets mais évidemment je vais me limiter et revenir sur les mobilités juste avant vous dire que je partage complètement l'orientation que vous proposez sur la question du droit à construire qui est un moment de de mettre fin ou de limiter ou de stopper vous avez dit l'hyper métropolisation pour garder des marches de droit à construire dans les territoires ruraux c'est des questions des enjeux importants à la fois la matière d'écologie d'environnement mais aussi et de codion sociale et d'apaisement social j'ai envie de dire sur les mobilités je reviens sur la question du ferroviaire vous aviez sollicité un plan de 100 milliards avec une durée qui est scalée ça ça se regarde dans quelques années repris dans les médias même si ce n'est pas tout à fait l'annonce la première ministre on a beaucoup parlé des RER métropolitaires on a beaucoup parlé de l'urbaine et peu des petites lignes nous partageons des lignes que nous connaissons bien pour lesquelles nous nous battons le Massif Central est vraiment doté d'un réseau ferroviaire important qui depuis des années des années vous l'avez rappelé ça date pas d'aujourd'hui a été pénalisé par non seulement pas d'investissement pas de modernisation mais aussi pas d'entretien nous avons une ligne que nous partageons la ligne de l'Aubrac qui a fermé 11 mois en 2021 faute d'entretien c'est quand même incroyable et donc ma question est simple je sais que vous êtes attaché personnellement à cette ligne en fait pour vraiment remettre en service ces lignes et offrir un service tel qu'il doit être aujourd'hui combien il faudrait-il investir sur les réseaux des petites lignes sur le réseau des petites lignes et dans quel dans quel délai et comment Céline qui sont parfois fréquentées parfois peu faute faute évidemment de service adaptés aux besoins d'aujourd'hui combien faudrait-il investir sur ces petites lignes plutôt dans le secteur rural et ces territoires qui n'ont pas la chance de disposer de de grandes infrastructures ferroviaires combien faudrait-il vraiment investir pour remettre ces lignes en état de répondre aux besoins des usagers mais aussi des entreprises de ces territoires oui merci madame la Présidente madame la Présidente nous avait parlé à la fois des libertés locales et un peu de la crise et la nécessité du changement de modèle s'il est bien un domaine où on est obligé de constater de changement de modèle c'est notamment celui de la fiscalité et des finances locales et simplement autrefois la liberté est dans ce domaine s'appelait autonomie fiscale force cette constater que maintenant on partage beaucoup les impôts nationaux et disons que vous êtes probablement les chefs de fil dans ce domaine puisque nous encore le bloc communal est encore plus à l'aise mais on sent quand même que c'est une une tendance lourde et alors comme vous allez rencontrer le président le 13 mars bien entendu je pense que vous avez peut-être à évoqué cet aspect on ne sait jamais mais bien que vous n'ayez pas l'air de mal vivre cette mutation il me semble qu'elle pose de sujets au moins celui de la gouvernance un peu parce que vis-à-vis de l'État comment on partage-t-on cette ressource et je crois que je ne sais pas si notre pays est vraiment équipé pour faire ça il y a des pays riverains comme comme je regarde Franck mais par exemple l'Allemagne qui a l'habitude de partager beaucoup plus ces choses là et le second aspect c'est non seulement avec l'État le partage doit être fait mais entre les régions aussi comment cela peut-il se passer et est-ce que vous avez dans ce domaine une stratégie où on est votre réflexion est-ce que vous allez poser en disant peut-être au niveau institutionnel quelques questions de dans ce domaine au président de la République madame la Présidente avec une série de trois questions parfait merci beaucoup madame le présidente d'abord excusez-moi de mon retard je ne sais pas qui intervenu en premier moi j'ai eu le plaisir que d'entendre votre accent chantant et c'est toujours plaisant pour débuter la journée je j'ai deux petites questions la première vous l'avez très brièvement évoqué la présidente Gatel aussi c'est la taille des régions suite à cette rumeur d'éventuelles redécoupage j'avoue que j'étais très surpris de cette rumeur même si faut pas se voiler la face les grandes régions posent problème je suis issu d'une région entre guillemets intermédiaire c'est-à-dire une région ce sont les hauts de France j'ai deux de mes collègues Picards nous étions jadis des Picards donc Laurent de la Somme Antoine de laine on a de l'Oise j'étais conseiller régional et ça fonctionnait très bien la région Picardie la région Hauts-de-France qui est plus grande c'est un peu plus difficile très objectivement alors il faudra si jamais on redécoupe parce que le but c'est une efficience de gouvernance les régions sont-elles elles-mêmes les mieux placées pour s'auto-évaluer évidemment non on peut pas être jugé parti et je vois mal un exécutif dire on fonctionne pas bien pour tel ou telle chose mais je vais vous prendre un exemple moi qui me semble symbolique de cette difficulté à fonctionner quand on est dans des territoires un petit peu trop grands ce sont les transports scolaires les transports scolaires bon Nadine tu voulais peut-être en parler bon les transports scolaires qui jadis étaient du département et alors évidemment ce sont les mêmes services qui s'en occupent ils ont été transférés c'est évident sauf que jadis le vice-président dans mon département qui était en charge des transports scolaires ils connaissaient toutes les lignes mais vraiment au coup de près moi j'étais vice-prés en charge des collèges j'allais dans tous mes collègues deux fois par an et je connaissais tout par coeur l'actuel vice-président charge de cette question à la région des Hauts-de-France il sait pas où se situe précis où il est groseilliers etc ce n'est pas possible et la problématique c'est que finalement qui prend le pouvoir ce sont les administratifs il y a une technocratisation dans ce cas très précis et la réponse apportée lorsqu'il y a un problème alors apporter à un usager à un parent d'élèves à des des élus elle est pas forcément la plus adaptée l'élu va faire l'élu régional en charge de la question on va faire confiance à ses services c'est logique mais il l'aura peut-être pas la bonne réponse je veux dire il y a un risque de technocratisation dans ces grandes régions moi je le ressens vraiment on a un excellent président de région dans les Hauts-de-France mais je dis va convaincu que la cette course au gigantisme ait été efficace j'ai une deuxième toute petite question je suis pas sûr que ça a été abordé mais le conseiller territorial quid qu'en pensez-vous voilà des questions diverses et variées fort pertinentes en tout cas je vais je vais vous répondre sur la question des grandes régions Franck pourra également complété sur les questions fiscales également et puis Franck voilà développera sur la question du financement des lignes d'aménagement du territoire et toi François tu pourras après compléter ces différents sujets alors sur la question du Conseil Territorial les présidents de région sont majoritairement contre le conseiller territorial parce que les nouvelles les nouvelles régions donc des grandes régions cela rend complètement inopérant la volonté qui avait pu prévaloir sur le conseil territorial parce que sur l'Occitanie ça voudrait dire qu'il y aurait 458 il y a une assemblée à 458 personnes oui mais oui messieurs là attention vous pouvez pas redécouper les cantons vous pouvez la question si on fait si on veut à son voilà ça veut dire si on veut avoir de la proximité enfin je veux dire il faut savoir que je reviens au début de mon propos introductif c'est la clarté il faut savoir quel est l'objectif si l'objectif c'est la proximité aussi réduire le nombre lit c'est pas pareil parce que donc sur la question des des cantons j'ai participé au gouvernement valse et donc j'ai défendu cette réforme et le canton le plus grand de France en termes de superficie est en commun j'ai sur mes terres natale il y a sandy communes donc je voilà je mesure non mais je mesure ce que c'est qu'un canton à Sandy communes voilà l'ancienne député que je suis d'une circonscription de 290 communes voilà c'est ce que c'est donc bon aujourd'hui majoritairement les présidents de région voilà ils sont opposés de pour être transparent de son dans un état d'esprit plutôt ouvert et prêt à y travailler donc exavi Bertrand et Christelle Morancez et puis après pour tout le reste nous y sommes opposés parce que nous jugeons que cela n'est pas pertinent alors pour les présidents de gauche ça a été c'est une constance mais pour les autres de par les nouvelles configuration alors sur le question du fonctionnement des grandes régions je partage votre analyse que ce n'est pas au président de nos régions de faire juste le diagnostic mais ce que j'ai indiqué c'est que l'INSEE a fait une évaluation des grandes régions sur l'aspect du développement économique et là a démontré la plus-value des grandes régions pour la structuration des filières industrielles donc très clairement parce que là aussi il faut savoir quels sont les enjeux voilà quels sont les enjeux et on doit fixer les enjeux aux régions alors soit les régions on considère que nous devons être sur la question de la création d'emploi de la création de valeur et là je mets au défi un quelconque expert de démontrer que les grandes régions ce n'est pas pertinent quand vous voulez créer une filière économique vous devez la créer de bout en bout et sur quatre départements je suis désolé ce n'est pas pertinent voilà ce n'est pas pertinent une filière économique il faut que vous puissiez en jeu parce que du terme non comme on est de Toulouse c'est la Supply Chain la Supply chaîne il faut la prendre du début à la fin une filière économique c'est ça voilà et sur la question des énergies renouvelables des nouvelles de la reine industrialisation vous devez être en capacité d'agir un sur la formation c'est d'ailleurs les universités d'agir avec les centres de recherche et l'innovation de nouveau là c'est les régions ensuite vous devez avoir des grands porteurs industriels là de nouveau c'est les régions qui puissent travailler vous devez après travailler sur la structuration de la sous-traitance vous devez également travailler sur toutes les infrastructures en plus de celles de la formation de l'enseignement supérieur qui favorise le développement économique c'est la question des mobilités voilà et là à ce moment là vous avez une une pertinence donc après il faut qu'on ait une évaluation et nous sommes alors là bien sûr tout disposer à donner tous les chiffres de cette démonstration alors sur la question des transports scolaires sur la question des transports scolaires en Occitanie le transport scolaire il est gratuit il est gratuit j'ai vu mes dotations UBC comme tous les présidents de région on rend la première ministre borne c'est la première année où nous n'avons pas de baisse des dotations mais depuis cinq ans nous avons eu chaque année de baisse de dotation et la région Occitanie et la région de France ont été les deux régions les plus impactées pour des sujets qui sont liés mais monsieur le sénateur de la Haute-Marne s'en rappelle de la réforme de la TP ou c'est des avions été les deux régions les voilà les plus impactés donc on a vu quand même nous avez Bertrand et moi-même nous avons une notation mais cette façon significative si j'ai réussi à faire la gratuité des transports scolaires sur 13 départements c'est parce que les économies que j'ai faites sur la gestion qui était faite par les départements m'ont permis de faire la gratuité il y a 180 000 enfants tous les jours qui circulent dans du transport scolaire et cette question de la connaissance vous l'avez un mon accent le commun j'étends des territoires les moins dense de France j'y suis très attachée à ce qu'on connaît cela la réalité de vie de nos concitoyens et je comprends tout à fait que vous pouvez penser que une région comme la mienne pas très départements ne permet pas d'avoir une bonne connaissance ce n'est pas vrai quand il y a une volonté politique on connaît bien je sur les 13 départements j'ai 18 maisons de la région c'est-à-dire que j'ai des fonctionnaires qui sont implantés donc des élus régionaux qui ont les bureaux aussi qui sont implantés dans 18 maisons de la région et j'ai réussi à faire sur mon premier mandat 200 millions d'euros d'économies donc ça veut dire qu'il y a des solutions parce que je partage la nécessité parce que le transport scolaire c'est pas du porte-à-porte mais quasiment voilà donc il faut connaître que la route elle est en pente que dans telle territoire ben les enfin n'étant pas où elle est à côté d'un ruisseau et donc ça veut dire que elle est plus souvent gelée ainsi de suite voilà tout ça je connais par coeur je suis une pyrénéenne voilà mais quand vous voulez connaître le terrain vous mettez en place un dispositif et vous pouvez le faire ça s'appelle du volontarisme politique et sur la question du transport scolaire c'est cela la réalité sur 13 départements voilà j'ai réussi à mettre en place la gratuité des transports scolaires et c'est pas parce que j'ai eu des dotations supplémentaires c'est parce que et je le dis à mes collègues par président de département voilà je leur dis voilà ça a été mieux géré voilà c'est simple clair et net et ça si vous préférez sur la question de lutter contre l'enfermement parce que il y a l'éducation ça y participe sur sur ces sujets là donc après mais je ne sommes ouverts sur d'autres dysfonctionnement qui peuvent être vécues mais moi je me permets d'insister sur la question de l'économie on voit quand même que l'industrie en France elle est au même niveau que l'industrie en Grèce au début mais je suis une ancienne latiniste helléniste et je suis passionnée par la Grèce voilà ce pays j'adore ce pays mais quand on me dit que mon pays la France a le même niveau d'industrialisation que la Grèce si on prévoit je pense quand même quand il y a un vrai sujet la Grèce a de nombreuses qualités que j'admire mais d'être ramené quand même au niveau de l'industrie de la Grèce si vous préférez c'est pas quand même ça jamais briller de ce côté là par la pensée la graisse à briller mais pas quand même par le système industriel donc nous avons un enjeu et si nous continuons à ne pas privilégier la question de la souveraineté nous aurons des lendemains qui descendent voilà donc moi je il faut savoir quels sont les objets quels sont les priorités dans ce pays si nous ne reprenons pas notre destin en main si nous ne sommes pas en capacité d'avoir une souveraineté chacun sait que quand je dis souveraineté sur certains même pas de se replier sur soi pour pour l'ouverture je pour la rencontre je pour la mondialisation et je considère que l'autre quel que soit sa couleur de peau est une chance voilà mais nous devons avoir une reprise en main et nous devons en termes économique être très volontariste voilà et on peut pas continuer sur la division et si juste sur l'économie les régions elles ça va aussi bien aider le boucher qui fait sa tournée c'est à dire qu'on finance un centre Val de Loire François il finance le boucher qui a un camion qui fait la tournée des villages comme on finance la le centre de recherche international d'une entreprise ainsi de suite on sait le faire il faut avoir de la de la volonté et puis sur la question des finances locales les l'ensemble des présidents de région nous préférerions que avoir une autonom Ie fiscale qu'une autonomie financière parce que la problématique dans ce pays c'est que l'autonomie financière n'est pas garantie par la Constitution contrairement mais ça Franck peut le défaut le fait encore mieux que moi que les lendeurs Allemands c'est-à-dire que nous avons une autonomie financière qui chaque année est soumise vote du Parlement et nous avons eu quand même je le rappelle la désagréable surprise en 2017 les régions de voir nos dotations d'une année à l'autre de baisser quand même de 500 millions donc l'année 2017 elle a été compliquée pour nos budgets donc nous préférerions avoir une autonomie fiscale d'ailleurs c'est le livre blanc des régions et que nous avions rédigé pour les candidats à la présidentielle il y a de son nom nous l'avions mis ce n'est pas la tendance actuelle puisque les départements ont perdu l'autonomie fiscale le bloc communal en garde un peu mais de façon certes peut-être philosophique mais surtout de façon responsable nous pensons les présidents de région que quand on dirige on doit être responsable et la question de l'impôt est une forme de responsabilité j'ai été maire voilà je menais une politique fiscale et je l'assumais donc et quand il faut faire des augmentations on fait des augmentations donc moi je pense que même pour la démocratie locale si vous préférez il est une bonne chose d'avoir un impôt local corrélé à aux compétences parce que il y a ce sujet quand même aussi sans être trop longue quand les régions nous investissons massivement sur l'économie nous en avons aucune retombe mais ce sont les intercommunalités qui l'ont voilà parfois dans les discussions avec mes 150 présidents de concombre quand ils me disent oui mais il faut que tu augmentes encore la subvention pour ça je fais oui d'accord mais j'ai la fiscalisé c'est qui qui la reçoit les amis voilà Olivier Pacaud un témoignage une région qui n'a pas changé de périmètre même si c'est une grande région puisque en taille malgré les changements qui se sont faits on reste dans la moyenne supérieure des régions la région Centre-Val de Loire et je veux dire de ce point de vue là combien je suis d'accord avec ce que vient de dire Carole delgas sur ce que sont les régions ce qu'elles apportent aujourd'hui à la modernisation de notre pays il est des compétences il est des compétences qui si elle n'était pas abordée par les régions sur un nécessairement portée par l'État dans un retour à la sonde à la centralisation nous sommes le rempart contre une nouvelle centralisation je le dis avec beaucoup de force les sujets économiques que tu as évoqué avec beaucoup de patients ne peuvent pas si on veut les prendre dans leur globalité ne peuvent pas être abordés par des mailles qui seraient des mailles plus petites ça veut pas dire qu'ils ne sont pas abordés avec ces mailles plus petites mais ne peuvent pas être abordés pourquoi parce que lorsqu'il s'agit de la recherche et du développement il faut penser les laboratoires il faut penser les universités lorsqu'il s'agit des ressources humaines il faut penser la mobilité et bien au-delà des com com et souvent au-delà des départements lorsqu'il s'agit de la mobilisation financière importante et c'est sur ce point là vous y avez fait allusion qu'il faut créer et renforcer les solidarités des régulations nationales et interf régionales il faut véritablement penser à l'échelle des régions ce qui m'amène à dire que sur le conseiller territorial c'est pas une histoire de défense mais je sais par expérience il y a quelques années je préside cette région je sais par expérience que les bonnes solutions sur l'économie les bonnes solutions sur l'enseignement supérieur les bonnes solutions sur l'aménagement du territoire en termes de mobilité ça n'est pas ça n'est pas la somme des intérêts locaux et lorsque ce sujet il est abordé par la somme des interlocaux dans nos hémicycles et ça arrive j'appelle mes collègues à travailler avec la vision qui est la vision globale en articulant avec les intérêts locaux ici vous partez de la somme des intérêts locaux avec le conseiller territorial et il pourra pas en être autrement il ne pourra pas en être autrement je le vois moi session après session à ce moment-là on perdra la force de l'aménagement du territoire et soyez assurés qu'elle sera prise reprise à un autre niveau et ce sera à nouveau un isolement de la France dans cette vision hyper centralisée hyper verticale qui nous a fait tant de mal parce qu'on ne peut pas régler des problèmes territoriaux à partir de Paris et seulement à partir de Paris je veux insister là-dessus regardons quand même et je laisserai la parole à Franck regardons quand même le problème de la de la mobilité on a quand même eu le rapport Spinetta personne oserait le dire aujourd'hui mais il y a pas très longtemps le rapport Spinetta je me rappelle j'étais en session mon cabinet m'apporte un une déclaration il y avait la liste des régions des lignes dans ma région qui allaient fermer alors que nous nous demandions la réouverture de ligne de fret nous demandions la modernisation et la réouverture de ligne de voyageurs et donc il faut tout faire pour que la vitalité de nos territoires il a reçu je crois qu'on est en phase avec vous et avec l'expression du constante du président marché la vitalité des territoires doit être un élément qui construit qui participe à la construction de la vision nationale si nous rompons avec cela et si nous affaiblissions les régions on serait dans une situation particulièrement délétère déposer la question des sommes si on relie le problème du transport transport collectif et par la route et par le rail au problème qui est le problème central aujourd'hui de la lutte contre le réchauffement climatique on voit bien qu'il y a là un enjeu financier considérable qui nous dépasse et qui nous dépasse tous et qu'il faut trouver les modèles financiers de portage de ces investissements sur des durées moyennes et longues parce que sans quoi on sera pas au rendez-vous moi dans ma région j'ai il y a urgence à réouvrir un certain nombre de lignes parce que la population s'est agrégée de manière différente et parce que aujourd'hui on a des routes qui sont totalement dangereuses et saturées que le réflexe ça peut être faire plus de route mais ce serait complètement stupide d'aller ainsi c'est pourquoi la proposition des RER urbains etc il faut la réfléchir et la prendre au sérieux mais elle est loin de tout couvrir réouverture des petites lignes ouverture de nouvelles lignes ligne de fret on vient de faire entre entre deux régions la région Normandie et la région Centre-Val de Loire une un accord pour lancer un programme pour le transport sur le rail de l'équivalent de 170 camions par jour entre Orléans puisqu'on est au centre de la France et qu'on a beaucoup beaucoup de d'enjeux de logistique et Le Havre mais ces sujets là il faut que nous les à une échelle bien supérieure je un point sur le zan quand même un point sur Lausanne je veux attirer votre attention c'est un combat que je mène avec l'ensemble des collectivités territoriales et hier encore Nadine dans le dans l'Indre puisque j'ai animé une réunion sur l'économie une réunion avec des collectivités territoriales je trouve et je l'ai dit un faux ministre et puis préfet de région je trouve que le terme il est particulièrement dangereux parce que si on pose ça sur le bureau d'un fonctionnaire de l'État et je le remets absolument pas en cause ni sa compétence ni son intégrité mais si on dit que l'objectif c'est zéro très franchement des choses bloquées on va en avoir énormément et moi je suis pour l'objectif il faut reconstruire le village sur le village la ville sur la ville il faut qu'on ait des constructions verticales en matière industrielle il y a très beaux exemples à l'extérieur inspirons-nous de cela mais ne posons pas cette histoire il faut qu'il y ait une intelligence du projet de chaque projet qui soit mesuré par les l'autorité de l'État qui a un avis à donner mais ne posons pas un cadre même si l'objectif est bon attention à ce cadre on peut pas dire ça et en même temps on dit rien industrialisation pousser nos industriels aller rapatrier des productions qui sont en Asie aujourd'hui et pour leur dire notre horizon c'est zéro juste un mot si vous permettez pour terminer peut-être sur le conseiller territorial il faut souvenir que l'idée elle a 15 ans il y a 15 ans un conseiller départemental un conseiller régional co-financer les mêmes les équipements c'est-à-dire qu'on avait partout des financements croisés on parle plus des financements croisés aujourd'hui ou quasiment plus aujourd'hui quand on fait de l'économie dans les régions et les seuls à faire de l'économie quand on fait les transports on est les seuls à faire du transport les départements font autre chose ils sont l'univers social qui est un défi énorme donc à l'époque l'idée c'était de se dire puisque tout le monde finance la même chose et qu'on veut moins d'élus faisons le conseil territorial sur le papier c'était séduisant et ça pouvait être entendu par la population donc moins d'élus mais demain moins d'élus ça veut dire moins de proximité avec les territoires et les territoires étang gigantesques ça veut dire un conseiller alors que je sais pas comment on l'appellera territorial qui aura peut-être 250 communes à gérer il y arrivera pas donc on aura une perte de proximité et je sais que le Sénat est toujours sensible à cette question la proximité et puis deuxièmement c'est le métier de Conseiller régional le métier entre guillemets de conseil régional aujourd'hui est très différente celui d'un conseiller départemental alors qu'à l'époque étant donné qu'on financer tous et qu'on apparaissait tous dans le fameux millefeuille voilà la loi notre et la loi Matam sont échangés complètement l'action des régions d'un côté l'action des départements de l'autre donc pour moi il y a plus le sujet un mot effectivement pour répondre aux questions du sénateur de cross sur le les petites lignes je suis pas sûr qu'un recensement été fait au niveau national dans cette petite ligne sont importantes on parle on parle de capillaire c'est tout dire de capillaire voyageur de capillaire fret je vais vous citer un exemple pour mon seul département et sur la seule question du capillaire fret pour desservir des coopératives agricoles betteravières etc il y a même pas un an SNCF on dit réseau nous indique 5 mois avant voilà on va fermer les lignes 5 mois avant il y a ça veut dire qu'on basculé environ 12 à 15000 camions en lieu et place des trains qui passent à tous les jours mais régulièrement sur un seul département celui de la Marne 44 millions pour deux lignes de fret donc vous imaginez à l'échelle nationale contenue du réseau qu'on a sur lequel on a parfois pas investi depuis plus de 100 ans l'état du ballast le nombre de passages à niveau l'état de l'infrastructure des rails qui ont plus de 100 ans qui avec le réchauffement climatique entraîne aujourd'hui des déraillements donc la somme elle est en dizaines de dizaines de milliards pour le seul réseau capillaire et je pense que l'exercice n'a jamais été fait au niveau national tant les sommes sont effrayantes moi je pense que l'avenir de ces petites lignes c'est probablement un autre modèle de train plus léger avec un changement de référentiel la SNCF il se trouve que j'ai visité dans ma région il y a peu de temps mais je sais qu'il y a d'autres expériences dans d'autres régions un train beaucoup plus petit beaucoup plus léger qui a une empreinte carbone au kilomètre inférieur de 90% par rapport au train actuel parce qu'il fonctionne sur des batteries électriques et que les coûts d'exploitation sont divisés par 5 par rapport au référentiel actuel de la SNCF je pense que l'avenir de ces petites lignes il faut les préserver parce que je suis intimement persuadé que si on fait le choix de ce que Carole expliquait tout à l'heure qui est de redevenir des grands spécialistes du transport mais aussi bien des TGV que du transport de pitling il faut qu'on invente ces trains de demain il fonctionne en Alsace sur une ou deux lignes expérimentale dans un an dans un an et demi exactement ce train circulera il s'appelle le drésy il s'appelle draisy on va le faire fonctionner pendant un an sans passager simplement pour voir s'il fonctionne mais par exemple je vous donne l'exemple de ce type de train il est avec un pilote à bord il peut devenir autonome un jour l'autre mais quand on arrive près d'un passage à niveau il a la capacité de ralentir pour laisser passer les voitures ou passer etc c'est à dire qu'on n'a pas à refaire tous les passages à niveau ce qui engendre des coûts sur ces petites lignes qui sont insurmontables pour aucune collectivité et pour l'État donc l'avenir de ces petites lignes il faut le penser autrement je pense que si on veut j'allais dire donner des signes forts à la ruralité il faut inventer un autre type de train nos industriels sont capables de le faire aujourd'hui ils travaillent aujourd'hui et je pense qu'on aura besoin pour le coup de régions fortes pour investir au côté de l'État sur cette problématique des transports sur le zan je vais prendre encore l'exemple de l'Alsace on a une sénatrice de l'Alsace qui est présente ici un département comme l'Alsace un département très dense ce département ne pourra jamais arriver aux ânes pourquoi parce que son développement est-elle qu'il n'arrivera pas à compenser l'urbanisation qu'il connaîtra ou qu'il subira quand on est à proximité du SUNGO du côté de Saint-Louis vous êtes en bordure de la frontière suisse quand vous êtes à l'heure en métropole de Strasbourg ou ailleurs vous connaissez un développement économique extrêmement important qui va falloir compenser à l'échelle a supposer que la région Alsace redevienne région à l'échelle d'une région Alsace l'Alsace est incapable de compenser l'arrivée aux âmes si elle ne va pas compenser sur une autre partie de la région où on a parfois des dizaines de milliers d'hectares de friches qui pourraient retrouver vie ou être renaturé dans l'équilibre du Zam et ça on a quand même dans notre pays entre 180 000 et 200 000 hectares de friches c'est considérable c'est bien plus que ce que nous artificialisons en globalité le problème c'est que il faut aller les chercher elles sont pas forcément à l'endroit où on voudrait faire du développement économique parce que c'est friche elles sont liées à une crise industrielle qui a vécu et si on a mis à une époque dans certaines vallées des usines on les mettrait plus dans ces mêmes vallées aujourd'hui donc il faut avoir des régions suffisamment grandes pour que cette organisation du zan se fasse et je rejoins évidemment totalement ce qu'a dit François tout à l'heure sur sur la maladresse de ce de ce terme qui fait peur à tout le monde moi je suis en plus président des maires de la Marne puisque je suis encore présent de l'agglomération c'est la question numéro 1 dans toutes nos assemblées parce que ce terme a fait peur à tout le monde et tout le monde imaginait que le développement enfin Lausanne c'était demain matin la réforme n'a pas été expliquée les décrets d'application n'ont pas correspondu à l'esprit de la commission mixte permanente c'est le moins qu'on puisse dire c'est le moins qu'on puisse dire et puis on mêlait les projets d'État une centrale nucléaire avec un petit lotissement ou une petite zone artisanale donc on mettait tout dans le même dans le même sac et demain l'installation par l'état d'un centre de retraitement de déchets nucléaires comme on chez nous j'allais dire impacter l'enveloppe régionale de manière considérable et on avait le sentiment d'être lésé et puis tous les territoires ruraux avaient le sentiment que une fois de plus je reprends leur expression entre guillemets c'était les territoires métropolitains qui allaient absorber toute la capacité d'urbanisation au détriment des honorales donc l'idée on ne peut que qui souscrire parce qu'effectivement les sols ont un rôle extrêmement important dans la séquestration du carbone et si on veut arriver en 2050 à la neutralité carbone il faut aller aux ânes mais la méthode a été désastreuse et il est temps de la corriger si on veut entraîner les élus dans cet objectif mais effectivement on sait reconstruire la vie sur la ville on sait redensifier les coeurs de village on sait j'ai vu notre jour j'étais dernier exemple que je cite en Lorraine dans l'usine qui fabrique les masters de Renault c'est une ligne qui se trouve à bâtir le chef d'entreprise le chef du site responsable du site a réussi à récupérer trois hectares sur 16 hectares construits en réorganisant son stockage en entreprise il me dit avec ça je vais rapatrier des sous-traitants dans mon entreprise alors qu'avant il y avait les transports etc mais je me suis rendu compte qu'avant stocké à l'horizontale maintenant c'est stocké la verticale quand on doit chauffer 16 hectares au lieu de 13 c'est pas la même chose donc il me dit moi l'enjeu énergétique j'ai dit à mes équipes regardez on peut gagner de la place et je dégage trois hectares dans mon entreprise donc ça aussi c'est du zen combien d'entreprises ont acheté dans les années 70 hectares et n'en occupe que 5 aujourd'hui parce qu'on stocke on stocke des palettes on sait les trucs comme ça donc ces espaces ils existent aujourd'hui et je pense que les ânes il est aujourd'hui compliqué parce que le projet était mal vendu il a pas été vendu du tout d'ailleurs puisque en plus on arrivait en période électorale il a pas été ça c'est clair ça c'est clair et donc l'idée elle est louable mais il faut reprendre la méthode il faut reprendre la méthode en lien avec les territoires parce que sinon on risque d'avoir un rejet ce qui serait une catastrophe pour l'écologie juste sur ce sujet du juste sur ce sujet du zan il faut le mettre en corrélation avec la question des établissements publics fonciers parce que là j'ai pu constater un devenant présidente de région de France que la relation avec les établissements publics fonciers et très différentes d'une région à l'autre parce que nous avons un Occitanie une très très bonne relation avec l'établissement public fonciers et donc c'est clairement un bras armé de la région pour la question de la reconquête des friches industrielles voilà des friches tout court vous savez sur les îlots dans certaines villes qui sont laissées à l'abandon ainsi de suite mais cela voyez je me suis rendu compte en discutant et en allant sur d'autres régions de France que c'est très variable d'une région à l'autre et ça c'est très dommageable parce que quand vous avez une vraie politique du foncier mené par la région avec le PF il y a une vraie efficacité une vraie efficacité pour la question des friches ça c'est vraiment sur les friches commerciales sur les friches artisanales sur même le conseil comme tu l'indiqué que l'on peut mener parce que quand vous avez des agences régionales de l'aménagement et de la construction comme j'ai un Occitanie moi mon agence régionale travaille fortement avec le PF parce que à la fois on permet l'achat de friche et en même temps on donne le conseil pour la reconfiguration voilà mais cela en fait je me suis rendu compte que c'était un écosystème qui était favorable parce que les personnes se connaissent bien ainsi de suite dans d'autres régions quand il n'y a pas cette coopération il y a une perdition d'efficacité qui est terrible et pour aider justement à la réussite du Zéro artificialisation nette qu'il y ait vraiment une une prise vraiment emmène des EPF par les régions ça permettrait d'avoir une très grande efficacité vraiment juste pour clan sur le zan alors je vous encourage à soutenir la proposition de loi du Sénat qui remet on va dire un peu de d'intelligence territoriale et surtout d'efficacité et que cette proposition de loi n'intègre pas les deux éléments que vous avez évoqués qui sont importants le financement par le biais des EPS et l'ingénierie qui est nécessaire pour permettre aux collectivités de définir un projet intelligent ça nous n'avons pas pu le mettre dans la première proposition parce qu'il y avait urgent à permettre de redonner du possible et du faisable sur sur un texte qui a été on va dire interpréter d'une manière on va dire excessive pour être très aimable le voir détourner de l'esprit du législateur je serai pas plus parce que on a voilà cette rencontre nous passionne on a trois demandes d'intervention il nous reste 10 minutes je crois donc Patricia chinangé Dominique escrossi ça sonne et Antoine Lefebvre qui sont des maîtres en matière de de contraction de d'intervention merci à merci beaucoup oui d'Alsace bonjour Monsieur Franck le roi félicitations aussi pour votre élection qui est voilà c'est on sait pas encore rencontré mais je me permets de je suis là alors donc je me permets vous avez évoqué justement la mobilité et puis surtout les travaux au niveau ferroviaire et c'est vrai que on a cette lenteur est presque insupportable parce qu'on sait que des millions ont été déjà mis en place mais on voit pas les investissements de faits sur sur des régions comme l'Alsace puisqu'on sait qu'il y a plus de 750 millions qui devraient être investis sur les sur les petites lignes et on y a des attentes sur des lignes comme Colmar Fribourg au bolv et c'est vrai que on aimerait bien que il est plus de d'engagement vers la mobilité et on en a besoin vous avez rappelé que l'Alsace est un petit départ deux petits départements qui sont très denses et où les transports vraiment pèsent sur les citoyens et donc effectivement comment travailler mieux en niveau général au niveau national de tous ces investissements avoir au moins des projets sur 20 ou 15 ans mais que ces projets soient réalisés et pas à chaque fois une mandature on dit oui oui ce sera fait puis le mandat d'après ce sera toujours pas fait l'harmonisation je vais revenir aussi sur l'harmonisation des taxes poids lourds vous savez que depuis le premier juillet 2000 l'année dernière les routes nationales allemandes sont les poids lourds sont taxés et ils vont avoir un gain de plus de 2 milliards d'euros comment aussi travailler avec toutes les régions en ayant une harmonisation je crois qu'aujourd'hui les régions elles font plein de choses mais elles font souvent des choses aussi seules et on voit pas cette harmonisation qui est importante au niveau des transports mais il y a d'autres je pourrais évoquer plusieurs sujets mais il est important de trouver vraiment ce travail d'efficacité au niveau national mais au-delà de ça européen je sais qu'en Alsace il y a une taxe poids lourd qui va être prévue mais c'est vrai que sa chagrine un peu que ce soit que une petite que deux départements la CEA travail dessus il faudrait vraiment aujourd'hui on bouge beaucoup donc voilà ma question d'harmonisation en train de ainsi chers Dominique Estrosi ça nous partons vers le sud merci Françoise madame la Présidente Messieurs les Présidents moi je voudrais vous interroger sur la question de la décentralisation et de la déconcentration des politiques du logement et de l'habitat alors certes ça relève pas directement de vos compétences puisque c'est compétences elles sont plus aux intercommunalités voire au département mais les régions sont en la compétence de l'aménagement du territoire et donc je pense que c'est important aussi de relier ces politiques vous savez que la loi 3DS a créé des autorités organisatrices de l'habitat qui vise à permettre justement à donner aux collectivités la capacité locale d'ajustement des différentes dispositifs concernant le logement dans leur territoire aujourd'hui comment est-ce que vous envisageriez ce contenu de ces aouaches au travers des dispositifs justement en lien avec des politiques du logement et on a besoin aussi que demain si ces autorités organisatrices de l'habitat puissent véritablement jouer leur rôle puissent bénéficier de financement dédié ce qui n'est aujourd'hui pas le cas et on réfléchit fortement à l'instar des autorités organisatrices de transport est-ce que là-dessus vous avez des informations et des jugements à pouvoir m'apporter s'il vous plaît dernière question pour l'aine Antoine le fond dans le Nord mais frontalier de du Grand Est de la Belgique en fait madame le Président j'ai beaucoup de questions étaient évoquées moi je voulais simplement faire un commentaire et remercier Franck le roi justement sur son éclairage par rapport à la question que j'avais sur le conseil territorial je pense qu'il y a des choses à creuser dans ce qui nous a partagé comme comme expérience avec notamment cette prise en compte des des compétences dédiées on n'est plus en compétence partagée donc je pense qu'il faut qu'on en tienne compte si on veut garder justement cette notion de proximité qui nous est chère ici au Sénat et puis aussi mais ça je pense qu'on est on est bien en phase avec région de France madame la Présidente sur la position équilibrée que vous avez exprimé par rapport aux ânes plusieurs exemples ont été donnés donc je vais pas être plus long moi j'avais simplement madame la Présidente vous avez évoqué des solutions sur la fin des concessions autoroutières est-ce que vous pouvez rapidement préciser un peu ce que vous entrevoyez dans ce domaine parce que je pense qu'il y a il y a aussi quelques gisements de ce côté merci les réponses répondre [Musique] c'est toi Françoise qui me mais oui mais voilà c'est tout arrive mais tu vas pas commencer à être dictatrice maintenant [Rires] donc sur les autorités organisatrices de l'habitat nous n'avons pas voilà d'informations assez récentes nous sommes majoritairement les présidents de région plutôt favorables à le sur la politique du logement pour le niveau intercommunal pour pouvoir avoir une vraie réactivité là il faut parce que certaines de vos collègues au Sénat envisagés que ce soit plutôt les régions et je leur ai indiqué que nous ne semblait pas pertinents sur ce sujet où il y a quand même de grands besoins vraiment donc mais l'habitat c'est encore différent du logement et nous n'avons pas d'informations sur ce sujet mais en effet si on veut qu'il y ait un vrai travail sur le logement sur les tous les aménités tous les services qui sont amenés à au tour et qui constituent donc l'habitat il faut à ce moment-là qui si on doit avoir une coordination qui est en financement et sur ce sujet de façon récente nous n'avons aucune indication donc Philippe je ne pense pas oui mais juste voilà c'est vrai que nous sur ce sujet là ce qu'on a fait remonter au ministère c'est que vraiment on était attachés à ce qui est une évolution sur la gouvernance des EPF et que ça puisse être vraiment j'aime le terme des bras armés de la région parce que quand il y a on va dire une dissonance entre la région et les EPF c'est c'est terrible sur la perte de d'efficacité voilà donc vraiment oui sur le mais c'est vrai que sur la question de l'autorité organisatrice de l'habitat permettrait également d'avoir une liaison sur l'habitat des jeunes comme le souffle François également sur le logement des saisonniers ça c'est voilà c'est un sujet aussi que nous avons mais nous récemment nous n'avons pas été consultés sur les réflexions qui sont qui sont portés et sur les concessions autoroutières donc nous avons la fin des concessions autoroutières c'est quand même une main financière substantielle c'est 3 milliards par an et je pense que on doit revoir complètement ces contrats et qu'il y ait une réorientation de crédit pour les mobilités propres quand j'indique cela bien sûr il y a le ferviaire mais pas uniquement parce que moi j'ai beaucoup développé le ferroviaire mais les régions mènent aussi des politiques d'aide pour l'achat de véhicules individuels propres parce que nous développons le rail quand c'est possible il y a certaines territoires où la voiture est la seule et la seule solution et donc là il est nécessaire également d'avoir des efforts qui soient significatifs pour permettre à des personnes de milieu modeste d'acheter des véhicules électriques qui sont quand même objectivement encore d'un coup élevé voilà je complète juste d'un mot sur le les péages CPH s'arrête vers 2031 2032 et leur niveau va s'effondrer parce qu'en fait étant donné que ils amortissaient des travaux de nouvelle autoroutes créées et qui a plus d'autoroute créée si on l'obligation que nous avons c'est normalement de faire fondre le niveau des sondages des des péages juste pour l'entretien des autoroutes or nous considérons que ce serait une erreur que de baisser le niveau des sondage autant utiliser cette différence pour investir dans les infrastructures parce que là pour le coup ça coûtera pas un centime de plus au usagers de l'autoroute mais pour le coup c'est une manne considérable qui pourrait être utilisée ou vers des mobilités négatives comme l'évoque Carole instant ou tout simplement pour entretenir les lignes ferroviaires etc enfin voilà il faut pour ça qu'il faut penser le transport dans sa globalité parce que parfois c'est un produit de transport routier qui va servir à financer la rail et quand on est dans une logique de diminution de l'empreinte carbone il va de soi qu'on a intérêt à favoriser le rail je réponds très rapidement à la scène triste Patricia l'investissement en Alsace sur les infrastructures depuis que la région Grand Est existe par rapport à l'Alsace sur un exercice complet des deux côtés c'est 74% de plus et pourtant on est loin du compte c'est-à-dire que le besoin en termes de financement de ferroviaire mais il est gigantesque c'est pour ça que les 100 milliards annoncés sont très en dessous du besoin réel c'est un effort qu'on a noté parce que effectivement ça change de la dimension de l'investissement d'État mais on est encore très en dessous de ce qu'il faudrait faire l'Italie met 180 milliards d'euros sur la table donc on est encore présent en dessous donc là on a augmenté nous notre financement sur la seule Alsace de 74% et pour la petite pour la petite histoire si vous me permettez on était l'Alsace s'était mis en difficulté financièrement quand lorsqu'elle existait parce qu'elle avait financer ses trains et l'Alsace a toujours été assez exemplaire en matière ferroviaire par du crédit-bail etc qui faisait que c'était la deuxième région la plus endettée de France à cause de du portage du ferroviaire aujourd'hui nous sommes le grand est la deuxième région la moins endettée de France parce que notre surface financière nous a permis de supporter des investissements qui ont profité à l'Alsace nos autres territoires également et et ça ça change tout donc ça revient un petit peu au sujet des grandes régions c'est que les grandes régions une influence quand on discute je représente une région depuis quelques semaines qui pèse 5 millions et demi d'habitants le président de la SNCF me regarde autrement que si je faisais un million d'habitants ou un million et demi d'habitants le rapport de force a changé aujourd'hui il est obligé de faire avec le président de région avant on était enfin il nos présidents de région précédente était souvent considérés comme quantité négligeable parce qu'il faisait pas grand chose face à la SNCF et la SNCF est quand même un état dans l'état vous le savez tous mais c'est de l'ordre c'est de l'ordre de 3 milliards d'euros par an vous avez interpellé dans vos travaux par une réforme qui est celle de France travail absolument on mène on mène ce dossier avec avec Carole avec beaucoup beaucoup de patients pour faire en sorte que au détour de cette loi nous n'ayons pas une reverticalisation et nous n'ayons pas de confusion entre l'autorité qui organise en la matière qui doit être une autorité politique et l'autorité qui exécute on ne veut pas d'infrance travail qui serait demain à la fois la structure qui dit ce qui doit être et qui a la prétention de faire soyez attentif à ça les régions marquées beaucoup de points sur le secteur de la formation professionnelle on doit rester vraiment en visibilité et le deuxième point le sujet de la santé Carole l'a évoqué rapidement nous sommes preneurs de discussion à tous les niveaux pour prendre notre part pour prendre notre part on sait aujourd'hui la difficulté du sujet il est absolument incontournable on va vers une catastrophe entre l'augmentation du besoin avec le vieillissement et la chute des effectifs de médecins il faut des réformes il faut de la formation on est preneur pour être plus encore considéré dans les réflexions qui vont accoucher nous l'espérons de solutions urgentes merci monsieur le Président pour ces deux messages complémentaires que nous n'avons pas eu le temps de traiter mais vous savez qu'ils sont nous partageons la même préoccupation et la même vision avec le Sénat et c'est très important que ici on puisse entre guillemets contaminer les esprits sur ce que vous disiez autour de France travail parce que c'est un vrai un vrai sujet et un sujet de cohérence c'est-à-dire comment on fabrique l'efficacité de l'action publique il faut qu'on sorte de nos silos et de cette vision centralisée alors je suis vraiment navré de devoir conclure parce que nous avons un autre intervenant je voulais vous dire vraiment l'intérêt qui a été le nôtre de vous entendre et d'échanger la conversation que nous devons poursuivre sur des thèmes qui sont au cœur de la vie du territoire et brièvement je voudrais vous dire alors c'est mon ma conviction personnelle mais je ne doute pas qu'ici elle soit partagée parce que nous sommes la chambre des territoires et qu'ici nous sommes tous encore des élus locaux et avons été membres d'exécutive nous portons mais vraiment Chevilly au corps la conviction que c'est la vitalité des territoires qui va faire le dynamisme de la France ça n'enlève rien à l'exigence d'un État fort régalien naturellement ne nous méprenons pas et que sincèrement moi je suis convaincu que les régions sont aujourd'hui des acteurs majeurs du dynamisme et de la renaissance économique de nos territoires et partout ce qui veut dire que c'est ainsi qu'on désenclavera parce que vous avez une taille moi je suis de Bretagne nous sommes à 4 mais nous sommes pas mal madame la Présidente voilà vous savez bien bon voilà bon et que moi je suis toujours sur les tailles je pense pas que l'efficacité vient de la taille mais que changer tout le temps ça bref je vais revenir sur mon propos je pense que la force que vous avez c'est votre capacité d'agir mais surtout le fait que vous êtes des gens de conviction on l'a vu et que vous êtes attachés à vos territoires et que vous avez la capacité unique mais c'est bien ça le levier du développement une capacité unique à fédérer tous les acteurs au lieu de décider depuis Paris que dans tel endroit ça et qu'on sait que la réussite elle vient de cette capacité à fédérer et à emmener donc vraiment mille merci de cet échange remarquable et passionnant que je souhaite que nous continuons à entretenir nous sommes vraiment preneurs de vos contributions que nous lisons merci vraiment et puis nous comptons sur vous merci Madame présidente merci mesdames et messieurs les sénateurs merci chers amis nous attendons quelqu'un qui va nous aider à réfléchir martial Foucault qui est déjà là et nous allons parler du blues des mers mais le blues des mers est un type qui doit pas nous affoler parce que c'est plein d'espérance aussi voilà

Actualités et perspectives des régions : Carole Delga entendue — Carole Delga · Pourquijevote