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InterviewBFM TV (sur YouTube)· 16 décembre 2025 12 minComplaisantActualité / polémiqueSécuritéJusticeNumériqueSolidarités & famille

Narcotrafic: Emmanuel Macron veut traquer les têtes de réseaux et blâme les consommateurs

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:00OuverteRéponse directe

    Comment lutter contre les réseaux sociaux utilisés pour le narcotrafic avec seulement 22-23 policiers déployés pour 140 000 habitants dans les 13e et 14e arrondissements ?

  • 7:00OuverteRéponse partielle

    Pourquoi ne pas inclure le financement des centres sociaux dans le plan Marseille en grand ?

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Merci monsieur le président. On va ouvrir la 4e et dernière partie de de cette rencontre. Elle nous paraissait évidente, pertinente un mois après l'exécution de médi alors même que le Marseille est confronté plus que jamais aux dérives du narcotrafic.

Vous avez beaucoup échangé sur le sujet, vous êtes beaucoup intervenu sur le sujet et donc notre 4e partie s'appelle l'impact des réseaux sociaux face aux violences et au phénomène de criminalité organisée. Vous êtes très attendu monsieur le président sur ce sujet ici à Marseille avec nos questions évidemment. Fadela Widef, présentez-vous et vous allez poser votre première question.

Bonjour, je m'appelle Fadéa, j'habite, je suis associative, j'habite dans les quartiers nord de Marseille dans le 14e arrondissement. on s'est déjà rencontré lors de votre visite. On avait échangé malheureusement toujours sur sur ces thèm-là.

Et euh aujourd'hui euh bah je vais vous poser ma ma question concernant les réseaux et le lien entre les réseaux et le narcotrafic pour le coup. Donc aujourd'hui, il est évident, il est évident que les réseaux sociaux jouent un rôle aussi central que les points de deal traditionnels dans pour les trafiquants. Euh le recrutement via les applis, les moyens semblent insuffisants.

Pourtant, il faut des moyens pour lutter contre la DZ Mafia et autres réseaux sur les réseaux autant que dans les quartiers. Dans les 13e et 14 arrondiss dans les 13e et 14e arrondissement, seuls 22 23 policiers seraient déployés sur un sur le terrain pour une population de 140000 habitants. Comment vouloir que la police soit efficace sur les réseaux et sur le terrain dans de telles conditions sans se mettre elle-même en danger ?

Merci Fadouvre. Je vous propose, monsieur le président, peut-être de répondre à cette première question qui est importante. Il y en aura d'autres bien sûr.

Merci beaucoup. Merci madame et vous l'avez dit, on a tous une pensée pour la famille Kessassi, sa maman, ses frères et sœurs et après le drame qui s'est passé et je veux ici vous dire qu'en ayant cette pensée, c'est aussi une pensée de combat que j'ai et je sais l'engagement que j'ai pris à l'égard de sa de sa famille. Si vous me le permettez, je voudrais avoir une réponse un peu un peu complète sur la lutte contre le narco.

D'abord, elle a pas commencé hier quand on s'est vu, on avait déjà commencé le combat. et j'essaie de tenir les engagements que j'ai pris. Il y a quelques années, on a lancé une mobilisation général contre le narco parce qu'on a vu que les trafiquants s'organisaient et que ça prenait une autre dimension.

On a créé ce qu'on a appelé l'Ofaste qui a été un organisme national qui a permis de mettre des moyens qui étaient jusqu'alors complètement séparés, police, gendarmerie pour aller traquer les réseaux partout sur le territoire national. Dans le 13e et 14e que vous évoquiez, j'étais là en 2021 au commissariat. J'ai pris un engagement tout à l'heure dès que je vous aurai quitté, je serai dans le même commissariat parce qu'on a investi, on a créé, on a réinvesti.

Et je vais vous dire que surtout on a remis des moyens. Je je préfet pour vous donner les chiffres, mais c'est pas du tout cela. Euh on a sur ces dernières années, conformément aux engagements que j'ai pris, mis 500 policiers en aide en plus sur Marseille.

Ce qui prenant en compte les départs fait pardon 500 policiers en plus qui prenant en compte des départs fait 300 policiers en net en plus. 500 en plus de 100 départs. Il y a plus 300 fonctionnaires de police sur la plaque marseillaise avec une action de harcèlement permanente, on a mobilisé, mobiliser mobilisé et on a d'ailleurs dit à chaque fois point de deal par point deal, on les a diminué par deux les points de deal physique.

Le taux de suivi s'est multiplié par 3. Donc c'est très dur à entendre quand on a vécu ce qu'on a vécu là. Et on pense aussi, vous l'avez vous avez évoqué un drame récent aussi madame le proviseur tout à l'heure, mais on lâche rien et je veux saluer la mobilisation des préfets, de l'ensemble des équipes de sécurité, des magistrats qui sont là.

Là, on est passé à une deuxième étape. On a fait la loi narcotrafic et on a dit on met en place un étatmajor national, un parquet national qui sera installé le 5 janvier. On remet des moyens et là, on remet sur Marseille des moyens parce qu'en fait plus on crée plus on poursuit.

Vous pourrez me poser la suite, vous inquiétez pas président, allez-y. Plus on poursuit, plus en fait on a on en a qui arrivent dans les tribunaux et donc là on remet des salles d'audience, on remet des magistrats. On en a déjà créé ces dernières années plusieurs dizaines.

Donc on va rien lâcher, on doit pilonner. Maintenant, on doit s'adapter aussi à la pratique. Soyons clair.

Vous avez parfaitement raison. Les réseaux sociaux sont devenus au fond des lieux de trafic. Donc qu'est-ce qu'on veut faire ?

On va les chercher, on met leur responsabilité en cause. Nous, on engage le dialogue. Aujourd'hui, on a des moyens qui sont très limités.

On va les on va les chercher. On va vous leur dire là-dessus, vous êtes en train de recruter des jeunes, vous mettez en danger la vie des autres. Une fois sur deux, on arrive à faire le retrait. une fois sur deux, ils nous disent c'est pas c'est c'est dans nos conditions de vente.

Donc on va changer la norme européenne pour pouvoir les poursuivre, mettre en cause leur responsabilité et les attaquer. Ce qui est aujourd'hui très difficile pour nous. Premier point.

Le deuxième point qui est absolument fondamental, c'est les têtes de réseau. H Et c'est ce qu'on est en train de bouger, c'est que vous avez fait référence à quelques réseaux bien connus. On est aujourd'hui en train de tout secouer.

Le garde des saut a fait plusieurs visites diplomatiques. Le directeur national de la police judiciaire, moi-même, j'en ferai dans les prochains jours, pour aller chercher dans les pays où sont les têtes de réseau de la coopération pour pouvoir saisir leurs biens, pour pouvoir arrêter les têtes de réseau, nous les restituer. C'est la clé de tout ça.

Et nous, on a durcit notre position en faisant quoi ? ces quartiers de lutte contre la criminalité organisée en les mettant justement dans des quartiers super sécurisés où on s'assure qu'il y ait plus aucun portable, plus aucun contact et où il y a un niveau de sécurité d'encadrement qui est absolument inédit dans les prisons françaises. C'est ce que le garde des SAAU a annoncé il y a quelques mois.

Donc là le dispositif, on resserre, on resserre, on resserre. Mais il faut être clair, à mesure qu'on sert, ils vont continuer de réagir. À mesure qu'on sert, ils vont continuer d'intimider.

C'est ce qu'ils ont fait avec MDI. Donc la route sera longue. La route sera longue.

La route sera longue mais on doit rien lâcher. On a des résultats. C'est parce que on est en train de pilonner qui fait ça.

Et laissez-moi juste avoir un dernier point parce qu'il y a souvent un absent dans ces discussions et je le dis ici pour tous ceux qui sont là et pour les lecteurs. Rien de tout ça n'arriverait s'il y avait pas des gens qui gentiment achètent de la cocaïne, du ha et cetera et cetera. Et moi, j'en ai ralbol d'avoir des jeunes qu'on pleure et dans des quartiers d'avoir d'autres gens qui considèrent que c'est festif d'aller acheter de la drogue et qui sont généralement pas des mêmes milieux sociaux.

Alors, il y a quelques années, on disait il faut qu'il y ait une poursuite pénale. Comme on arrivait pas à faire une poursuite pénale, ça prenait un temps fou parce qu'il fallait ramener au poste et cetera, on a mis en place, c'est une innovation des dernières années, une amende forfaitaire délicuelle. tout de suite, on peut vous mettre l'amende.

Ça a permis de commencer à avancer les choses. Mais maintenant, on va changer drastiquement sur deux trucs. Un, les procédures de recouvrement.

On va mettre des commissaires de la République pour aider les finances publiques, la justice à les recouvrer parce qu'on a des taux de recouvrement qui sont pas satisfaisants. De on va le passer à 500 € l'amende. 500 € parce qu'il faut taper au portefeuille ce qu'on attrape avec de la drogue en vie.

Parce que ça n'est pas festif de se droguer. C'est pas la même chose que des choses qui sont licites. Il y a ce qui est licite et illicite dans une démocratie.

Il faut juste que toute personne qui consomme de la drogue se dise bien qu'elle alimente aujourd'hui le narcotrafic qui fout nos villes et nos quartiers en l'air. Si on dit pas ça clairement aux gens, on se trompe de cible. Merci beaucoup.

Très court. Alors attendez. [applaudissements] On va laisser passer les applaudissements et puis question très courte.

Fadie, on m'entend. Oui. Du coup, je rebondis sur la deuxième question qui est prévue.

Le volet judiciaire et le volet répressif, c'est très très important mais on voit les budgets des services publics diminuer drastiquement. les centres sociaux, les missions locales qui sont une part importante, voire essentielle de la lutte contre le trafic euh perd beaucoup beaucoup. Euh sur la ville de Marseille, on a de la chance avec la ville qui ajoute 1 million et demi de plus par an, mais on a la métropole et la région qui diminue voire supprime leur aide.

Monsieur le président, nous avons nous n'avons pas besoin de vous rappeler l'importance du service public dans les quartiers populaires. Donc pourquoi pas dans le cadre des de Marseille en grand de Marseille en grand, pourquoi ne pas inclure le financement des centres sociaux qui sont euh une part qui et et tous les autres services publics qui souffrent dans les quartiers et des associations qui œuvrent à mettre en place la politique que vous voulez pour nos quartiers. Je sais que Marseille vous est cher.

Vous êtes venu nous voir dans des quartiers où euh les présidents ne venaient pas, où personne ne se déplaçait mais les services publics souffrent. Je suis administratrice d'un centre social qui voit ces subventions diminuer d'année en année et alors qu'on est censé être représentatif de la France et de toute sa force. Monsieur le président, alors merci beaucoup. [applaudissements] Vous avez raison que à côté de l'aspect répressif, il y a le côté préventif et éducatif.

Il est très important. C'est aussi pour ça que j'ai demander qu'on mette en place des campagnes massives de prévention pour expliquer aux jeunes aux moins jeunes les ravages de la drogue et pour sensibiliser comment on a su le faire sur la sécurité routière sur la question de la drogue et du narco. Ensuite, je vais me permettre de vous dire que sur Marseille, je vais rendre beaucoup de jaloux mais Marseille en grand, c'est un plan qui n'a pas d'équivalent.

Il y a aucune ville qu'on a accompagné de la même manière. Et donc à Marseille, on a et on a déployé les 2/3 des montants auquel on s'était engagé. C'estàd qu'il y a plus de 3 milliards d'euros en plus de tous les fonds des financements normaux qui ont été mis sur Marseille.

Plus de 3 milliards d'euros et sur des compétences qui sont pas du tout des compétences de l'État normalement. C'est-à-dire les écoles, on en a déjà plus de 87 qui sont engagés. Il y a pas une autre ville de France où l'État finance des écoles qu'à Marseille.

Pas une autre. Donc après, je suis pas là pour faire le procès de vos collectivités locales, mais l'État peut pas se substituer aux associations municipales ou départemental ou régionale. C'est c'est à vos collectivités de le faire.

Je peux vous dire une chose, on a mis sur l'école à Marseille pour la prévention et l'éducation un montant inédit, pédagogique et bâtimentaire. Mais aussi et surtout puisque vous me parlez de la prévention, quand on a lancé Marseille en grand, il y avait un besoin cruel de service de santé dans les quartiers nord. sur la santé à Marseille, pas que sur les quartiles partout, on met État plus de 800 millions d'euros.

On change un hôpital militaire qu'on va remettre l'avran qui va être ouvert à tous. La Timone, c'est une révolution et toutes les collectivités sont là. Votre département et votre région aussi à côté de la ville. la maison des femmes ouverte et on a ouvert sepensaires en particulier sur les quartiers nord et en centre-ville sepensaires.

Il y a aucune ville où on a fait ça. Don cette politique, l'État est bien derrière, y compris sur le volet prévention.