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Podcast / conversationLe Média (sur Podcast)· 15 mars 2023 16 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesSolidarités & familleSécuritéInstitutions & élections

Macron nous fait la guerre, et la macronie craque

Source d'origine 3 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 90 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:54PrésentateurFait
    « C'est bel et bien une guerre qu'Emmanuel Macron mène au peuple dont il est censé être l'élu. »
  • 3:18InvitéChiffre
    « Il y a des femmes qui meurent, des femmes qui sont violées tous les jours toutes les 7 minutes, il y a une tentative de viol, 18 enfants violés toutes les heures, une femme qui meurt tous les 2 jours. »
  • 6:13Locuteur non identifiéChiffre
    « Le gouvernement a un objectif de réduction de son déficit à 3% en 2027. »
  • 6:30Locuteur non identifiéChiffre
    « On est aujourd'hui à environ 5%. »
  • 10:01InvitéFait
    « La souveraineté nationale appartient au peuple qui l'exerce par ses représentants et par la voie du référendum. »
  • 10:35PrésentateurChiffre
    « moins de 3% des inscrits qui permettent à la réforme de Macron d'être adoptés dans une des deux chambres législatives »
  • 13:39PrésentateurFait
    « La crise des Gilets jaunes a montré aux Français le potentiel de violences brutes dont leur État était porteur. »
  • 15:08InvitéFait
    « Le seul scénario où il lâchera, c'est si Paris est en feu, s'il y a un problème aigu de maintien de l'ordre »

Temps de parole

  • Présentateur62 %
  • Invité12 %
  • Locuteur non identifié5 %
  • Locuteur non identifié 24 %
  • Locuteur non identifié 34 %
  • Invité 23 %
  • Présentateur 23 %
  • Locuteur non identifié 43 %
  • Invité 32 %

0,6 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

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0:42
Locuteur non identifié

Ou peut-être comme celle-là. Celui qui n'accepte pas la rupture, la méthode, ça passe ensuite. Celui qui ne consent pas à la rupture, avec l'ordre établi. Politique, ça va de soi, c'est secondaire. Avec la société capitaliste, celui-là, je le dis, il ne peut pas être adhérent du Parti Socialiste.

1:09
Présentateur

Ou alors, comme celle-ci. Et nous sommes là, devant vous, pour... Je ne me moque même pas. Enfin, juste un chouïa. Au fond, le point commun de ces prises de parole, c'est qu'elles ont su résumer, à une époque donnée, un état d'esprit, un combat, une disposition mentale, un air du temps, une thématique. Celle de la nécessité de la résistance pour la première, de la rupture avec l'ordre établi pour la seconde et du craquage, c'est-à-dire de la guerre des nerfs pour la troisième. Guerre des nerfs, guerre sociale, guerre tout court. C'est bel et bien une guerre qu'Emmanuel Macron mène au peuple dont il est censé être l'élu.

Et c'est peut-être parce qu'ils en sont conscients que les macronistes s'en trouvent mal à l'aise, stressés, irritables, susceptibles et multiplient les craquages diffusés en direct alors que le match vient juste de commencer. Vous regardez un nouvel épisode de l'actu démasquée. Qu'est-ce qui leur arrive ? Qu'est-ce qui arrive au député macroniste Christopher Weisberg ? Il a suffi que le gilet jaune Jérôme Rodriguez l'accuse de n'être jamais entré dans un Lidl histoire de pointer du doigt la déconnexion du pouvoir pour qu'il se mette dans tous ses états.

2:47
Invité

Mimille est fait dans un Lidl, qu'est-ce que vous en savez ? Qu'est-ce que vous en savez ? Qu'est-ce que vous en savez que Jérôme Mimille est fait dans un Lidl ? Moi je vais vous dire une chose. Encore un pauvre... Non mais c'est n'importe quoi, c'est insupportable. Vous vous rendez compte ? Jérôme, insulte les gens, il insulte les gens.

3:01
Présentateur

Scénario similaire pour Marlène Schiappa sur le plateau de l'émission, c'est ce soir sur France 5. Tout commence par une mise en cause assez dure de son travail par la réalisatrice et autrice Andréa Bescon qui se décrit comme une militante contre les violences masculines faites aux femmes et aux enfants.

3:18
Invité

Il y a des femmes qui meurent, des femmes qui sont violées tous les jours toutes les 7 minutes, il y a une tentative de viol, 18 enfants violés toutes les heures, une femme qui meurt tous les 2 jours. Vous pensez que vous me la prenez Andréa ? Oui, je vous l'apprends visiblement parce qu'à votre place, honnêtement, je ne serais pas comme ça tout détendue en train de sortir un livre, vous voyez ?

3:36
Présentateur

Alors, c'est bien visé et c'est aussi assez vicieux comme attaque. Marlène Schiappa en est à son 11e livre depuis qu'elle est au gouvernement, soit plus d'un livre par an tout de même. Et les mauvaises langues ne cessent d'ironiser en mode...

3:49
Invité

Soit elle ne faut rien dans son ministère, soit ses livres sont nuls. Mon petit doigt me dit que c'est peut-être les deux.

3:56
Présentateur

Ah, c'est pas gentil ça. Bref, piqué au vif, Marlène Schiappa met en avant son vécu et ses blessures intimes.

4:02
Invité

Je peux dire à moi que je découvre les violences actuelles ? Mais merde, comment j'ai quelqu'un qui a été tué de coup de fusil ? Arrêtez, on va dire, Andréa, s'il vous plaît.

4:09
Présentateur

Comme on pouvait s'y attendre, son interlocutrice ne recule pas et Marlène Schiappa brandit, certes en vain, l'épée du Damoclès de la censure.

4:19
Invité

Non, mais le débat est terminé. Vous couprez, Marcie ? Pardon, on ne comprendra pas. Le débat est terminé. Non, non, vous couprez ça. Ça fait 1h07 qu'on débat, qu'on débat sereinement sur ce plateau. Pardonnez-moi. Pardonnez-moi, on n'a pas... Mais vous trouvez que c'est serein de me dire à moi que je ne connais pas les violences faites aux femmes ? Pourquoi je suis engagée sur ce sujet depuis l'âge de 15 ans ? Il y a une telle incompétence, il faut démissionner. Andréa, est-ce qu'on peut juste laisser répondre ?

4:38
Présentateur

De quoi ces cracas sont-ils le nom ? Au risque de sombrer corps et biens dans la psychologie du comptoir, osons une hypothèse. Les macronistes qui sont centristes, donc auto-persuadés d'être le camp du bien, ne supportent pas d'être associés de manière systémique à la violence, à l'absence de conscience sociale, à la dureté. Et pourtant, ces derniers mois, les choix radicaux de leur champion, l'irassibilité de son obstination et les moyens qu'il utilise ouvertement pour écraser des adversaires qu'il tient pour des ennemis, dévoilent la nature du projet auquel il participe. Souvenons-nous de ce qu'il disait à l'ère du Covid. Nous sommes en guerre. Nous y revoilà.

Et même les plus bienveillants ou les plus malhonnêtes des commentateurs ne peuvent plus faire semblant d'ignorer la brutalité de la guerre sociale qui s'accélère devant nos yeux dans une sorte d'extraordinaire clarification. Macron est en guerre et ne le cache même plus. Si l'on s'en tient au sondage sur les soutiens et les adversaires de sa réforme, il est en guerre contre les classes laborieuses, contre les Français les plus modestes, au profit des plus riches, plus privilégiés que jamais dans l'histoire récente. C'est l'économiste Michael Zemmour, présenté par BFM comme l'économiste qui fait trembler le gouvernement, qui en parle le mieux.

6:02
Locuteur non identifié

Pourquoi est-ce qu'il choisit cette réforme maintenant ? Ça ne vient pas d'abord des retraites. Il y a des réglages à faire sur les retraites, mais on aurait pu faire différemment ou plus tard. Il choisit de faire une réforme maintenant qui fait des économies pour des questions de finances publiques. En fait, le gouvernement a un objectif de réduction de son déficit à 3% en 2027. Et il s'est lui-même créé une difficulté en baissant les impôts sur les entreprises, la baisse des impôts de production et en baissant les impôts notamment sur les ménages aisés, la taxe d'habitation. Donc il se crée un déficit alors même qu'il doit le réduire. On est aujourd'hui à environ 5%.

Et pour réduire ce déficit, il a fait un choix, celui de réduire les dépenses publiques vite. Et pour réduire les dépenses publiques, il a choisi les retraites.

6:40
Présentateur

Nous avons affaire à une sorte de rubin des bois inversé qui prend aux pauvres pour donner aux riches et qui est prêt à mettre la France à feu et à sang pour maintenir le statu quo qu'il a construit. Ok, on l'a dit et redit. Mais face aux négateurs des évidences, redisons-le encore une fois et n'y revenons plus. Macron est donc en guerre et pas disposé à discuter avec ses ennemis avant de les avoir sinon écrasés, du moins considérablement affaiblis. Et ces armes de guerre sont banalement classiques. « Tout art de la guerre repose sur la Dupree » disait Sun Tzu dans son célèbre ouvrage justement intitulé « L'art de la guerre ».

Et la Dupree première, la ruse à partir de laquelle toutes les autres prolifèrent, elle est de nature électorale. Depuis l'élection de Jacques Chirac face à Jean-Marie Le Pen en 2002, la classe politique a intégré dans son logiciel le bénéfice qu'elle pouvait tirer de la montée en puissance du FN puis du RN en challenger et aussi de sa présence au second tour. Élu, grâce à cette formule en 2017, Emmanuel Macron a tout fait pour la rendre possible à nouveau en 2022. On se souvient par exemple de l'hallucinant débat entre Marine Le Pen et Gérald Darmanin en février 2021. Comment oublier en effet cet extrait ?

7:56
Invité

Madame Le Pen, dans sa stratégie de dédiabolisation, vient à être quasiment un peu dans la molesse. Je vous trouve, il faut vous reprendre des vitamines. Vous n'êtes pas assez durs, je trouve. Vous êtes prêtes, si je comprends bien, à ne même pas légiférer sur les cultes et vous dites que l'islam n'est même pas un problème. Durant, vous êtes parti assez loin, ça va décevoir beaucoup de vos électeurs, j'imagine. Madame Le Pen, je la sens un peu brûlante, un peu molle sur les questions. Prenez des décisions fortes.

8:19
Présentateur

Et aussi cet extrait.

8:20
Invité

Il faut travailler pour le prochain débat présidentiel parce que vous serez encore de juger approximatif. Vous la voyez déjà au deuxième tour. Si jamais c'est le cas.

8:26
Présentateur

Mission accomplie. Bref, la Dupree première, je le disais, a consisté à dire entre les deux tours de la présidentielle de 2022 et juste après, ce que l'ennemi attendait qu'on dise. Par exemple. Eh bien, figurez-vous que moi qui suis un homme de gauche, moi qui connais bien la gauche, moi qui connais beaucoup de gens qui ont choisi Jean-Luc Mélenchon, eh bien, je sais très bien que nous avons des idées différentes, mais des valeurs communes.

8:54
Locuteur non identifié

Ou encore. Je sais aussi que nombre de nos compatriotes ont voté ce jour pour moi, non pour soutenir les idées que je porte, mais pour faire barrage à celles de l'extrême droite. Et je veux ici les remercier et leur dire que j'ai conscience que ce vote m'oblise pour les années à venir. Et puis, subrepticement, tout à coup. Je pense qu'il y a, comme vous dites, dans une démocratie des règles et un bon fonctionnement, il faut que les choses soient dites au moment où les choix démocratiques sont faits.

Et à l'élection présidentielle qui s'est tenue, somme toute, il n'y a que quelques mois, et aux élections législatives qui ne se sont tenues, y compris qu'il y a quelques mois, les choses ont été dites clairement.

9:43
Présentateur

C'est ainsi que le piège se referma. On peut s'indigner et considérer qu'un tel cynisme est porteur de lourds nuages et même d'orages violents, que cette instrumentalisation de nos institutions finira par les achever. Car que dit la constitution de la très imparfaite Ve République ?

10:01
Invité

La souveraineté nationale appartient au peuple qui l'exerce par ses représentants et par la voie du référendum. Aucune section du peuple n'y ait aucun individu ne peut s'en attribuer l'exercice.

10:12
Présentateur

Quand le peuple est manifestement, visiblement en désaccord avec ceux qui sont a priori ses représentants, quand il descend dans la rue pour contester l'exécutif comme jamais dans la mémoire nationale, quant à l'Assemblée nationale comme au Sénat, des dispositions constitutionnelles jamais utilisées ou presque sont utilisées pour fermer la bouche d'une partie des représentants en question.

Et quant au final, ce sont les Républicains, c'est-à-dire une force qui représentait aux dernières présidentielles et législatives moins de 3% des inscrits qui permettent à la réforme de Macron d'être adoptés dans une des deux chambres législatives, on peut dire qu'on est dans une crise de la représentation. Et que le seul moyen politique d'en sortir sans voler au peuple la souveraineté nationale dont il est le seul dépositaire, c'est la voie du référendum. Mais nous ne sommes pas ici en politique. Comme qui dirait ? Nous sommes en guerre.

Selon toute évidence, dans un premier temps, le pouvoir a pensé à se servir des armes classiques de fragmentation de l'opinion publique dans le style Les vilains cheminots ou raffineurs s'est privilégié contre les gentils travailleurs ubérisés ces héros des temps modernes. Les vilains politiciens de la NUPES adeptent de l'obstruction contre les gentils syndicalistes raisonnables désirant l'examen de l'article 7. Les gentils grévistes pacifiques contre les méchants grévistes bloqueurs. Mais cette fois-ci, ça n'a pas trop pris. Corde trop usée, colère trop généralisée, les sociologues nous diront pourquoi.

Heureusement pour la Macronie et aussi un peu pour les chaînes d'info, la grève des éboueurs est arrivée et le sujet des poubelles janchant les rues de Paris avec.

11:49
Invité

Dans les rues de la capitale, les poubelles débordent et les déchets s'entassent jour après jour sous le regard des abusés des riverains. C'est inadmissible, je trouve. Et c'est honteux de voir Paris que ce soit dans tous les quartiers, que ce soit dans le 16e, dans le 14e, c'est vraiment épouvantable. Je dirais même plus, c'est proprement épouvantable. Dans le 16e arrondissement, les passants doivent se frayer un chemin pour continuer leur parcours. Des tas d'ordures de plus en plus envahissants qui pourrissent la vie de cette habitante. Ça mérite d'être vu, c'est abominable. Je suis exaspérée, écœurée, que des mesures urgentes ne soient pas prises.

12:31
Présentateur

Vous vous imaginez, à cause de ces gens-là, ça grouille de petites bêtes. Les souris et les rats

12:36
Invité

profitent de la situation. C'est envahidra, il y en a plein, il suffit d'aller derrière, c'est envahidra. Alors j'ai une phobie totale, donc là, le soir, je dois aller travailler et il faut franchir ça, donc c'est horrible. Donc j'ai mon mari qui vient me chercher à 22h

12:50
Présentateur

quand je finis le travail. À ce degré de tension dramatique, l'arme de la peur et du « on va tous mourir » peut être brandie.

12:58
Locuteur non identifié

Il y a un moment, si vous voulez, où le droit de grève doit s'effacer devant les risques sanitaires pour la santé de la population. C'est un équilibre, c'est un équilibre. Il y a un moment où un maire doit effectivement se dire « la santé de mes concitoyens, de mes administrés n'est plus assurée, il y a des risques ». On l'a bien vu, encore une fois, on a été payé pour le savoir avec la crise de la Covid-19. Et voilà,

13:23
Présentateur

le mot magique est sorti. Covid-19. Vous voulez vraiment mourir ? Vous en êtes vraiment sûr ? Si vous voulez survivre, arrêtez les conneries. Semez la peur, vous récolterez la soumission. C'est un fait difficile à contester. La crise des Gilets jaunes a montré aux Français le potentiel de violences brutes dont leur État était porteur. Arrestations massives, jugement expéditif, mutilés pour l'exemple, éborgnés comme Jérôme Rodrigues ou morts comme Zineb Redouane. Cette fois-ci, les choses se présentent différemment. Dans les premières semaines du mouvement, nous avons entendu la rengaine des cortèges qui se tiennent bien sages.

On a aussi entendu la petite musique sur la différence entre la méthode l'allemand, brutale, clivante, et la méthode Nunez plus arrondie, plus humaine. Et pourtant, il suffit de jeter un œil attentif sur les publications des nombreuses vigies des violences policières pour se rendre compte de la permanence d'un habitus comme ici et ici. Nous sommes en face d'une montée de tensions, certes progressive, mais inexorable. Une montée de tensions orchestrées par le pouvoir dans le but d'avoir des prétextes pour frapper. L'esprit même des lois sécuritaires votées après le mouvement des Gilets jaunes nous indique où va ce gouvernement.

Technopolis, drones, amendes délicuelles ou très grosses contraventions. L'exécutif et ses relais parlementaires veulent individualiser la répression et taper au portefeuille des mécontents. Dans toute guerre, les belligérants sont tentés d'affamer l'ennemi. Notre président est donc en guerre contre nous. Il est en guerre et droit dans ses bottes, prêt à tout ou presque, selon des confidences recueillies et rendues publiques par le quotidien pro-business L'Opinion.

15:08
Invité

Le seul scénario où il lâchera, c'est si Paris est en feu, s'il y a un problème aigu de maintien de l'ordre, estime Gilles Savary. Cela ne peut être qu'un scénario extérieur, un mort dans une manifestation, un attentat, approuve un conseiller.

15:22
Présentateur

On en est là, nous le savons et les lieutenants de celui que Frédéric Lordan appelle le forcené de l'Elysée le savent. C'est peut-être pour cela qu'ils paniquent parce qu'ils sont eux-mêmes inquiets jusqu'au bautisme d'un chef qui est le faucon de son propre camp. Restez connectés

15:41
Locuteur non identifié

aux médias. Sous-titrage Société Radio-Canada

Macron nous fait la guerre, et la macronie craque · Pourquijevote