Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 1 septembre 2025 22 minAutoproduitActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsImmigration & asileEurope & international

Sébastien Chenu : "Bayrou a abîmé la France, il doit maintenant rendre les clés !" (LCI)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Sébastien Chenu, bonsoir. Vous avez entendu les mots de François Bayrou ce soir.

  • 0:13OuverteRéponse directe

    Mais vous allez tout de même vous rendre à la réunion la semaine prochaine ?

  • 1:19RelanceRéponse partielle

    Vous savez bien qu'il y a eu très clairement des crises dans ce pays.

  • 2:28RelanceÉludée

    Il y a eu entre-temps cette intervention, cette interview de François Bayrou. Est-ce que quand même, vous ne dites pas, tiens, à un moment donné, j'ai vu quelques portes s'entrouvrir ?

  • 3:04RelanceRéponse directe

    Je ne vous sens pas convaincu, mais j'aimerais bien quand même.

  • 3:59OuverteRéponse directe

    On sait comment, M. Chenier, en fait, qu'est-ce qui se passe, là ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:32Invité politiqueChiffre
    « la crise du Covid, elle n'a pas créé 1200 milliards d'euros de dettes supplémentaires. »
  • 1:46Invité politiqueChiffre
    « il ne propose aucune réforme de fonds, mais il propose 20 milliards d'euros d'impôts supplémentaires. »
  • 2:16Invité politiqueFait
    « s'attaquer d'abord au chantier des dépenses toxiques de l'État, les agences d'État, le train de vie de l'État, les millefeuilles territoriaux que nous connaissons. »
  • 2:23Invité politiqueFait
    « s'attaquer au coût de l'immigration, qui est le grand tabou. Jamais, à aucun moment, ils n'ont voulu ouvrir le dossier. »
  • 3:49Invité politiqueChiffre
    « Gabriel Attal, qui proposait qu'on dé-smicardise la France, alors que le nombre de smicards a augmenté, passé de 12 à 17 %. »
  • 5:16Invité politiqueFait
    « C'est Emmanuel Macron qui a dissous la dernière fois. »
  • 5:26Invité politiqueFait
    « ils ont forcé, tordu le bras des Français avec leur alliance. »
  • 6:05Invité politiquePromesse
    « nous pouvons gagner une élection législative demain, une dissolution. »
  • 9:27Invité politiquePromesse
    « nous pouvons avoir une majorité absolue de députés Rassemblement National, alliés, soutiens, ou capables de travailler avec le Rassemblement National. »
  • 10:32Invité politiqueFait
    « Ils ont fait élire un dealer, un type qui achète de la drogue dans le métro, un triple fichier S. »
  • 11:31Invité politiqueFait
    « Les 300 députés macronistes, élus en 2017, cette bande de dingues, prétentieux, qui étaient tous présidents de ceci. »
  • 12:53PrésentateurFait
    « votre parti demande une baisse de la contribution à l'Union européenne »
  • 13:00Invité politiqueFait
    « D'autres pays les ont obtenus, l'Allemagne a obtenu un rabais. Pourquoi est-ce que nous n'obtiendrions pas ce que les autres obtiennent ? »
  • 15:49Invité politiqueChiffre
    « Sur nos 577 candidats, il y avait 15 personnes qui ont posé problème. »
  • 16:46Invité politiqueFait
    « François Béroud, il a accepté de poursuivre une logique politique. »

Temps de parole

  • Sébastien Chenu64 %
  • Présentateur11 %
  • Présentateur 28 %
  • Invité6 %
  • Auditeur5 %
  • Invité 24 %

3,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Sébastien Chenu, bonsoir. Vous avez entendu les mots de François Bayrou ce soir. On apprend par l'entourage de Marine Le Pen, dont vous faites partie, que très clairement, ça n'a pas changé. Vous n'avez pas changé d'avis après cette réunion. Mais vous allez tout de même vous rendre à la réunion la semaine prochaine ?

0:16
Sébastien Chenu

Nous n'avons pas changé d'avis parce que François Bayrou l'avait dit lui-même. D'ailleurs, sa logique et sa cohérence, celle qu'il défend, n'ont pas changé. Donc nous, ce n'est pas la politique que nous souhaitons pour notre pays. François Bayrou nous demande la confiance. Nous n'avons pas confiance en lui. Donc nous allons refuser de voter cette confiance. Nous allons, au demeurant Marine Le Pen, Jordan Bardella, aller au rendez-vous que nous propose le Premier ministre. C'est le respect des institutions. On a des choses à faire valoir. On a des propositions à faire valoir. Mais moi, j'aurais aimé que François Bayrou commence d'abord par présenter ses excuses aux Français.

Cette situation, c'est la sienne, celle d'Emmanuel Macron, celle des premiers ministres qui se sont succédés depuis un certain nombre d'années et qui a soutenu François Bayrou sans aucune retenue durant toutes ces années passées. Donc ils ont créé un monstre. Ils ont créé une situation complexe, c'est le moins qu'on puisse dire, et inquiétante pour les Français, stressante, difficile, économiquement peu tenable. Ils ont créé une crise économique, financière, sanitaire, sociale, culturelle, sécuritaire.

1:19
Présentateur

Vous savez bien qu'il y a eu très clairement des crises dans ce pays. On a eu la crise Covid, on a eu du mal à se remettre, la crise énergétique avec la guerre en Ukraine. Il y a des facteurs tout de même extérieurs qui ont fait que la situation économique est comme telle.

1:32
Sébastien Chenu

Oui, enfin, la crise du Covid, elle n'a pas créé 1200 milliards d'euros de dettes supplémentaires. Ce n'est pas la crise du Covid qui a créé ça. Donc il faut un moment revenir sur Terre. Ils ont fait n'importe quoi avec les finances publiques. Et aujourd'hui, le problème de François Bayrou, en tous les cas dans sa problématique budgétaire, c'est qu'il ne propose aucune réforme de fonds, mais il propose 20 milliards d'euros d'impôts supplémentaires. Donc si vous voulez, ce n'est pas tenable. Il faut faire des réformes de fonds pour permettre de réduire notre déficit qui est chronique. Et donc notre dette également.

Il faut faire ces réformes de fonds, c'est s'attaquer le plus vite possible, tout de suite. Maintenant, c'est s'attaquer d'abord au chantier des dépenses toxiques de l'État, les agences d'État, le train de vie de l'État, les millefeuilles territoriaux que nous connaissons. C'est s'attaquer à la contribution à l'Union européenne, c'est-à-dire obtenir des rabais qu'obtiennent bien, par exemple, des pays comme l'Allemagne. Et puis s'attaquer au coût de l'immigration, qui est le grand tabou. Jamais, à aucun moment, ils n'ont voulu ouvrir le dossier.

2:28
Présentateur

Sébastien Chenu, là, le discours que vous tenez, vous le teniez ailleurs ou avant-hier, etc. Il y a eu entre-temps cette intervention, cette interview de François Bayrou. Est-ce que quand même, vous ne dites pas, tiens, à un moment donné, j'ai vu quelques portes s'entrouvrir, en disant que le Premier ministre, sur la fiscalité, on verra sur les hauts revenus, sur le jour férié, peut-être pas deux, mais un. Sur l'immigration également. Sur l'immigration aussi, on va discuter.

Est-ce qu'il n'y a pas des petites choses, quand même, qui vous permettent de dire, il y a une évolution, aussi minime soit-elle, de se dire, bah tiens, peut-être que le Premier ministre a un petit peu compris et qu'on pourra lui dire, discuter de choses, lorsqu'on le verra à Matignon.

3:04
Sébastien Chenu

Je ne vous sens pas convaincu, mais j'aimerais bien quand même. C'est du bricolage. La logique, François Bayrou, je ne lui reproche même pas d'avoir une logique qui n'est pas la nôtre. Il le dit, j'ai une logique, il l'a dit, je crois, lundi soir, j'ai une logique et une cohérence, elles seront maintenues. Cette logique, c'est celle d'une politique qui est plutôt libérale, européiste, etc. Nous, on a une autre logique politique. On ne va pas se mettre, aujourd'hui, parce qu'il y aurait un bout de bricolage, etc., à voter la confiance à quelqu'un qui ne fait aucune réforme de fonds, aucune réforme structurelle, et qui propose 20 milliards d'euros d'impôts supplémentaires.

Parce que l'année prochaine, ce sera pareil, avec ce genre de logique. On ne peut pas, si vous voulez réformer le pays, en tous les cas, s'en sortir à périmètre constant, sans s'attaquer à des réformes lourdes. Et il faut le faire au plus vite. C'est un naufrage, François Bayrou. Mais ce n'est pas plus un naufrage que les précédents, que Gabriel Attal, qui proposait qu'on dé-smicardise la France, alors que le nombre de smicards a augmenté, passé de 12 à 17 %. Ce n'est pas plus un naufrage qu'Edouard Philippe. Ils sont dans les mêmes logiques politiques.

3:59
Auditeur

On sait comment, M. Chenier, en fait, qu'est-ce qui se passe, là ? On est le 8 au soir ou on est le 9 au matin. Bayrou est tombé, parce que contrairement à ce que disait Mme le ministre, je pense qu'en fait, on voit bien que ça ne peut pas tenir. Qu'est-ce que vous attendez, au fond, qu'effectivement, Emmanuel Macron, est-ce qu'il va me nommer quelqu'un ? Est-ce qu'il nomme quelqu'un ? Est-ce que vous faites tomber ce quelqu'un ? Est-ce que vous demandez tout de suite est-ce que vous faites pression pour qu'il y ait la démission d'Emmanuel Macron ?

Parce qu'au fond, si c'est pour repartir pour deux mois avec Sébastien Lecornu, par exemple, qui n'est pas le plus malhabile et qui est un homme intelligent avec lequel vous avez déjà eu des contacts, en plus, il semble que M. Le Pen... Oui, on s'est dit bonjour. Plus que M. Le Pen.

4:38
Sébastien Chenu

Non, non, je ne sais pas pourquoi il y a ce truc disant qu'on aime bien le cornu. Il est probablement sympathique, mais enfin, il a la même logique politique.

4:45
Présentateur

Donc le cornu, il tombe. Il y a des impolitiques auxquelles vous êtes un peu plus réfracteur, disons. Il y a deux crises qui se superposent. Xavier Bertrand, par exemple, c'est ça que vous vouliez dire.

4:54
Sébastien Chenu

Il y a deux crises qui se superposent. Je ne vais pas dire de mal de Xavier Bertrand. On connaît l'étendue de son incompétence.

5:01
Invité

Heureusement, vous ne saviez pas.

5:02
Sébastien Chenu

Vous m'avez cherché, au-delà de ça, au-delà de ça. Parce que ça se fait. Au-delà de ça, il y a deux crises qui se superposent. La crise économique, sociale, etc., que nous connaissons, qui est le fruit de la politique et des choix politiques de ceux qui nous gouvernent. Et puis, il y a une crise politique, qui est aussi le résultat de ce qu'ils ont fait. C'est Emmanuel Macron qui a dissous la dernière fois. Et ils ont, parce que la dissolution, c'est jamais une mauvaise idée que de demander à près des européennes, où ils ont pris une énorme claque, de demander aux Français de trancher. Mais ils ont forcé, tordu le bras des Français avec leur alliance.

5:28
Invité

Vous prêchez pour les paroisse, là.

5:29
Sébastien Chenu

Madame Méadeb, qui était juste là avant, elle a dit « Nous, on a fait voter pour la LFI, et puis les LR aussi. » Ce petit monde a tordu le bras des électeurs pour créer cette situation qui est insupportable. Donc aujourd'hui, il faut dire aux Français, écoutez, il faut donner une majorité, quelle qu'elle soit. C'est les Français qui vont décider une majorité au pays sur un projet politique. Donc il faut une dissolution, évidemment.

5:53
Auditeur

Et vous pensez qu'une dissolution sans élection présidentielle, vous voyez demain une dissolution, avec une majorité absolue, sans l'entraînement de l'élection présidentielle ?

6:02
Sébastien Chenu

Je ne suis pas Madame Irma, mais je pense que, oui, nous pouvons gagner une élection législative demain, une dissolution. Et vous allez à Matignon dans ces cas-là ? Si on a une majorité de députés qui permettent, on va à Matignon pour mener une autre politique.

6:14
Invité

Alors attendez, attendez, parce que voilà, Julien Arnaud pointe du doigt le tabou. C'est-à-dire que vous avez joué sur les mots. Exactement. Majorité absolue, majorité...

6:23
Présentateur

Vous avez évolué par rapport à la dernière législative. Jandane Bardella et Ramatignon, c'est un majorité absolue. Aujourd'hui, majorité, il y va. Il y a quand même une petite évolution sémantique.

6:32
Sébastien Chenu

Majorité absolue ou majorité, je ne vous ai pas parlé de majorité relative. Je vous parle, il faut 289 députés pour pouvoir faire passer, effectivement, un budget et des projets de loi. Donc il nous faut 289 députés qui permettraient d'avancer. Donc vous êtes sur la même ligne ? Si on en a 287, peut-être qu'on se dirait qu'on arriverait bien à en convaincre deux dans l'intérêt du pays. Voilà, et Jandane Bardella a, je crois, l'énergie et la compétence pour le faire.

6:57
Auditeur

Il a ouvert à Chalon, Jandane Bardella a ouvert la voie, a tendu un bras vers la droite quand même. On a senti qu'il n'était pas, il pensait qu'il allait réussir à faire venir une partie de la droite. À lui, non ?

7:08
Sébastien Chenu

Moi, je pense qu'on a fait venir à nous beaucoup d'électeurs des classes populaires qui ont pu voter dans le passé à gauche, et notre message s'adresse aussi à eux, et toujours à eux. Moi, je le dis, je le dis aux gens de gauche qui sont attachés à l'équité, qui sont attachés à la récompense du travail, à la France du travail, venez avec nous. Mais évidemment, on dit à LR, aux électeurs LR, vous êtes trahis, vous êtes coquifiés à chaque élection, vous votez pour des gens qui sont soi-disant l'opposition, qui se retrouvent dans un gouvernement d'Emmanuel Macron, qui votent la confiance à François Béroud.

Il a belle mine, Bruno Retailleau, le président des Républicains, de demander à voter la confiance de François Béroud. On leur dit, écoutez, arrêtez, venez avec nous, embarquez avec nous, on va redresser le pays.

7:45
Présentateur

Mais attendez, Sébastien Chenu, ce que j'aimerais comprendre, c'est-à-dire que vous acceptez de vous adresser à cette France des travailleurs que vous défendez, qui fait partie de votre électorat, vous adressez à eux par ceux qui votent également pour la gauche. Que répondez-vous à cette France des travailleurs qui vous dit très clairement, vous allez créer une instabilité politique ? On a besoin, les patrons vous disent, on a besoin de visibilité sur le long terme. Là, avec une dissolution à nouveau ou encore un vote de confiance refusé à François Béroud, ça crée de l'instabilité politique, un manque de visibilité sur le long terme.

8:16
Sébastien Chenu

Non, l'instabilité politique et économique, nous y sommes. Elle a été d'abord créée par les désistements, les appels à voter lors de la dernière dissolution qui ont créé la situation qu'on connaît. Ça, ça a créé de l'instabilité politique, ça a créé la situation qu'on connaît. Et puis, c'est quand même le fruit de ceux qui nous gouvernent. La pire des situations, nous sommes dedans. Donc maintenant, il faut en sortir. Il faut trouver les clés pour en sortir. Moi, je crois qu'il n'y a que les Français qui peuvent trancher.

8:38
Invité

Est-ce que vous êtes prêt à gouverner ? Est-ce que vous avez déjà un gouvernement avec des noms qui circulent ? Il en montre un ou deux encore ce soir. Vous savez bien qu'en cas de dissolution, la potentialité la plus grande, c'est d'avoir un hémicycle encore plus instable. Donc, est-ce que vous ne faites pas le pari d'une forme d'instabilité ? Je sais, j'ai vu les chiffres comme vous. Et objectivement, vous êtes aujourd'hui le seul groupe politique qui peut espérer avoir une majorité absolue. Mais ce n'est quand même pas l'hypothèse la plus probable. Et si vous avez quelque chose d'encore plus bloqué, à ce moment-là, est-ce que vous ne jouez pas, encore une fois, le jeu du pire ?

D'autant que, d'une certaine façon, vous êtes très contradictoire. Vous l'avez dit vous-même, Marine Le Pen a lancé des perches cet été. Elle a envoyé une lettre. Et donc, est-ce que là-dessus, vous n'êtes pas dans une forme de fausse négociation si vous dites nous, on veut la dissolution, alors que de l'autre côté, vous tendez des mains ?

9:24
Sébastien Chenu

Je vais vous dire, Jean-Marc Morel, si la situation est inextricable, moi je crois qu'en réalité, nous pouvons avoir une majorité absolue de députés Rassemblement National, alliés, soutiens, ou capables de travailler avec le Rassemblement National. Nous pouvons avoir, et je regarde la carte électorale, comme vous probablement, et je vois que nous pouvons l'avoir. Mais si la situation était inextricable, il resterait au Président de la République pour, dans l'intérêt du pays, de démissionner, de quitter sa fonction.

9:48
Invité

Vous êtes coincé pendant un an encore avec la nouvelle Assemblée par contre, sous votre contrôle, Benjamin Morel ? Il y a peut-être une loi, parce que la dissolution, en fait, il n'y a pas de contrôle. Personne n'est là pour interdire une dissolution, donc ce serait assez moyen. Mais théoriquement, on peut avoir une dissolution qui suit une dissolution. Ce serait inconstitutionnel, mais personne ne serait là pour le dire.

10:06
Auditeur

Est-ce que vous êtes presque aussi, ou est-ce qu'il y aura encore des casquettes nazies, des preneurs d'otages, dans les députés que vous allez nous présenter ?

10:15
Sébastien Chenu

Non, je crois que, vous savez, l'intérêt, quand il y a des choses qui n'ont pas fonctionné, c'est de corriger le tir. Donc, nous avons corrigé... C'est quoi, c'est faire le ménage ? Mais je veux dire, nous, il y a quelqu'un qui n'est pas dans la ligne, qui ne correspond pas aux valeurs que nous défendons. On le vire, on le sort, on ne le représentera jamais à une élection. Les filles, ils les font élire. Ils ont fait élire un dealer, un type qui achète de la drogue dans le métro, un triple fichier S. Pas de problème, ils siègent toujours, tous ces gens-là. Vous me direz, il y a aussi des gens qui consomment de la drogue au Sénat, des sénateurs centristes, etc.

10:44
Invité

Parce qu'en fait, vous avez mal filtré, mais qu'est-ce qui marcherait mieux cette fois,

10:46
Sébastien Chenu

alors que la dernière fois, vous nous disiez que vous étiez prêt ? On forme nos candidats. La dernière fois, on l'a fait en cinq jours. Là, on a quand même eu un peu plus de temps. Et on auditionne, on forme, on travaille, on rencontre nos candidats. Et puis, on veut aussi que ces candidats soient... Et parfois, parce qu'il n'y avait pas que des salauds, dans ce que vous décrivez, on a l'impression qu'il y avait une assemblée de gens épouvantables. Il y avait aussi des gens maladroits qui se sont dévoués pour faire valoir leurs idées, tout simplement, et qui ont été moqués sur les réseaux sociaux. Aujourd'hui, on a eu plus de temps pour les former.

On a eu des gens qui ont voulu rendre service, et qui se sont, parce qu'en cinq jours, et qui sont allés dans des circonscriptions ingagnables. Aujourd'hui, nous avons fait ce travail, nous avons plus de temps. Mais on est toujours beaucoup plus exigeants de nous. Je le comprends, on est probablement ceux qui pouvaient, demain, gouverner le pays. C'est très bien qu'on soit exigeants de nous. Mais regardons aussi un peu la catastrophe de ce qu'ont été les 300 députés macronistes, élus en 2017, cette bande de dingues, prétentieux, qui étaient tous présidents de ceci. – C'est pour vous qu'on vous appartienne, Sébastien Chalut. – Bien sûr, on les avait présentés comme des gens formidables.

Ils étaient présidents du Rotary de leur bled, ils étaient présidents de l'Ordre des architectes de je ne sais pas quoi. Ils avaient tous des responsabilités, c'était des cadors. Ils n'aient de la société civile, ça a été des incompétents. Ils ont accéléré le déclin de la France. Donc, si vous voulez, un moment, il faut respecter les gens qui se présentent aussi aux élections avec beaucoup de bonne volonté. On est un parti de militants, on présente des gens qui ne sont pas dans le système. – Est-ce que vous présentez ? – On présente des agriculteurs, des étudiants, des ouvriers. – Et vous n'ouvrirez pas la société civile, vous, de votre côté ?

– Je viens de vous dire, on présente des ouvriers, des agriculteurs, des étudiants, des mères de famille, des profs. Et nous, on en est fiers parce qu'il n'y en a pas beaucoup qui présente. – Est-ce que vous présentez ? – Est-ce que vous présenterez Marine Le Pen ? – Il y a un chemin, d'ailleurs vous devez le connaître, il y a un chemin qui permet à Marine Le Pen de déposer sa candidature. Donc, elle utilisera tous les moyens possibles, juridiques, légaux, pour faire valoir ses droits et son innocence, et donc sa candidature.

12:31
Invité

– Dans l'hypothèse d'une cohabitation avec le président Macron, au niveau international, comment ça va se passer ? Parce que vous êtes quand même beaucoup moins européiste que le président de la République. Est-ce que c'est jouable de ces deux politiques tellement antagonistes ?

12:46
Sébastien Chenu

– Oui, dans les cohabitations qu'on a connues dans notre pays, vous aviez des différences d'approche, c'est le moins qu'on puisse dire, entre des premiers ministres…

12:53
Présentateur

– Et quand votre parti demande une baisse de la contribution à l'Union européenne, c'est tout de même un passage compliqué.

12:57
Sébastien Chenu

– D'autres pays les ont obtenus, l'Allemagne a obtenu un rabais. Pourquoi est-ce que nous n'obtiendrions pas ce que les autres obtiennent ? Est-ce qu'Emmanuel Macron cherchera à s'opposer absolument aux voeux des Français ? Je crois qu'il n'est pas dans la situation, aujourd'hui, de faire grand-chose Emmanuel Macron. Il ferait bien, finalement, de se faire un peu oublier, plutôt que de soutenir des joueurs de poker ou de cartes, je ne sais plus trop quelle était… Et il a fait une intervention pour faire la pub à des joueurs de cartes. La situation du pays est grave, quand même.

Donc nous, on en appelle à toutes les bonnes volontés, on en appelle aux Français, on leur dit, donnez-nous, si demain il y a une dissolution, qui nous semble être la voie nécessaire, une majorité pour faire une autre politique, et vous nous jugerez au bout d'un an. Vous allez nous juger, nous on sait que les Français nous jugeront. Ils nous jugeront durement, d'ailleurs, parce qu'on sera leur dernier espoir.

13:43
Invité

Est-ce que ce n'est pas un grand risque pour vous ? Admettons que vos espoirs se réalisent. En effet, il y a encore une fois une possibilité électorale. Je suis d'accord avec vous, on regarde la carte électorale. Mais est-ce que vous pensez vraiment qu'arriver au pouvoir un an et demi avant une élection présidentielle au vu de la situation budgétaire, c'est quelque chose qui vous servirait pour 2027 ? C'est un risque très grand. Vous savez, les gouvernements, en période de cohabitation, ont tous induit ensuite des échecs. Lionel Jospin est tombé dessus, de même qu'Edouard Balladur,

14:09
Sébastien Chenu

de même que Jacques Chirac. Est-ce que c'est vraiment dans votre intérêt aujourd'hui ? Oui, mais votre question, elle se reçoit à la lumière de ce que vous pensez que nous sommes. C'est-à-dire que vous pensez que nous sommes comme les autres. Vous pensez que les autres, ils privilégient, vous avez raison d'ailleurs, leurs calculs personnels sur l'intérêt du pays. Nous, on considère que nos solutions vont dans l'intérêt du pays. On veut les appliquer le plus tôt possible. On veut les mettre en œuvre le plus tôt possible. Même à minima. Mais on veut gouverner un an, et ensuite les cinq ans à venir, parce qu'on va montrer aux Français qu'on peut changer.

Il nous faudra probablement tous les leviers pour aller au bout du changement. Mais on veut montrer aux Français qu'une autre politique est possible dans ce pays. Vous savez, bien souvent, on nous a fait confiance dans des villes qui étaient au bout du rouleau, qui étaient ruinées. C'était Hénin-Beaumont, c'était Fréjus quand les électeurs s'étaient tournés à peu près vers toutes les parties qui avaient mis ces villes à genoux. Nos maires ont fait la démonstration qu'ils étaient de bons élus. Ils ont dressé les finances, ils ont ramené de la sécurité. Ce qu'on a fait localement, on sait le faire, on pourra le faire, on veut le faire pour le pays.

15:05
Présentateur

Mais si je vous écoute depuis tout à l'heure, Sébastien Chenu, sur le profil des candidats, sur une dissolution que... S'il y a dissolution des législatives anticipées que vous pourriez, si je me place de votre côté, remporter, que ça ne minerait en rien si vous arrivez à Matignon, votre échéance pour la présidentielle, en fait, vous dites merci François Bayrou, au final, parce qu'il vous rendrait service, d'une certaine manière.

15:25
Sébastien Chenu

Non, mais écoutez, c'est grotesque tout ça.

15:28
Présentateur

Non, mais c'est par rapport à tout ce que vous dites depuis tout à l'heure. Pardon, mais quand vous dites grotesque, pardon, mais quand vous disiez les 300 dringos... Bah oui. Non, on ne peut pas dire... Pardon, mais... Vous voulez que je vous parle de Joachim Sonforget ? Vous voulez que je vous parle de celle qui était contre le pass vaccinal ? Enfin, non, mais un moment... Mais très bien, mais il n'y en a pas 300 sur toute l'Assemblée. Il y a des profils, mais comme dans tout le parti politique.

15:48
Sébastien Chenu

Il n'y avait pas... Sur nos 577 candidats, il y avait 15 personnes qui ont posé problème. Mais effectivement... Ils n'ont pas été élus députés.

15:53
Présentateur

Mais je suis d'accord, mais juste dans les termes choisis, en étant juste journaliste politique, je respecte les hommes politiques et les femmes politiques en général. Oui, mais respectez nos candidats aussi. Est-ce que je... J'ai rien dit, c'est vous qui avez... J'ai rien dit sur les candidats. J'ai dit qu'il y en avait dans tous les cas... Et les profils. Mais quand je vous écoute depuis tout à l'heure, effectivement, on a l'impression que... Pardon, mais vous expliquez là-dessus. Il y a un côté de dire... Ah bah finalement, c'est... Ok, on critique François Bayrou, mais il y a une certaine aubaine. On va voir arriver. Et nous, on attend ça. Pardon, mais c'est l'impression qu'on a.

16:21
Sébastien Chenu

Je vais vous dire, c'est pas confortable de vouloir diriger le pays. Nous, on a envie de faire nos preuves. On a envie de montrer aux Français, parce que moi, je crois qu'il y a beaucoup de Français qui doutent de nous parce qu'ils ne nous ont jamais vus dans l'exercice du pouvoir. Et je les comprends. Ils sont de bonne foi. Ils se disent, on voudrait bien voter pour eux, on est plutôt intéressés par leurs solutions. Mais est-ce qu'on ne prend pas un risque à voter pour eux ? Eh bien, nous, nous disons, la situation est bloquée. Il faut bien la débloquer. On cherche des solutions. François Béroud, il a accepté de poursuivre une logique politique.

Nous, on ne souscrit pas à cette logique politique. Eh bien, il arrive au bout de son exercice. Sans majorité, vous ne pouvez pas avancer dans ce pays.

16:57
Présentateur

Mais est-ce que ce serait débloqué si vous avez une majorité absolue ou non, mais toujours Emmanuel Macron comme président ? Sébastien Chigny.

17:04
Sébastien Chenu

Ça s'appelle une cohabitation. Ça s'appelle une cohabitation. C'est-à-dire, vous avez un président de la République qui a d'autres options que celles du chef du gouvernement. Et donc, eh bien, il peut parfois, comme l'ont fait certains présidents de la République, c'est vrai, s'opposer à des décisions que prendrait son gouvernement. Mais je crois que la situation de la France est suffisamment inquiétante pour qu'il laisse finalement se dérouler ce que les Français auraient décidé. Mais on est déjà un peu dans la fiction puisque vous nous posez en réfléchissant ainsi, c'est-à-dire que vous nous voyez déjà à la tête du pays, ce que nous souhaitons et encore du boulot.

17:37
Présentateur

Pour revenir juste au rendez-vous le plus proche que vous avez puisque vous vous rendrez dans le bureau du Premier ministre à Matignon, comme les Républicains, comme d'autres partis. Et pour le coup, on l'a dit ici sur ce plateau, c'est Républicain au sens où ça respecte les institutions à l'inverse de certains partis politiques qui, eux, ont décidé de ne pas s'y rendre, même si vous allez lui dire que vous ne voterez pas la confiance. Mais quand vous l'aurez en face, le Premier ministre, François Bayrou, est-ce qu'il y a une mesure ou deux ? S'il vous l'a présenté, vous pourriez dire « Ah tiens, tac, on tape, finalement, il a répondu à nos attentes.

» Ou aujourd'hui, il n'y a rien qui, à vos yeux, ne contribuerait

18:15
Sébastien Chenu

à vous faire changer d'avis. On n'y va pas pour faire du marchandage, on n'y va pas pour faire du bricolage. Non, mais c'est des propositions. D'accord, mais je me bats depuis un certain nombre de minutes à vous expliquer qu'on a une logique politique, une offre politique, des propositions politiques qui sont différentes. Moi, je respecte mes adversaires politiques, François Bayrou est un adversaire politique, il a sa logique politique, on la connaît, il est centriste, il est européen, il est plutôt libéral, etc. Nous ne participons pas de cette logique.

Donc nous allons lui dire que nous avons d'autres solutions pour le pays, lui expliquer comment on voit les choses et puis nous quitter si ce n'est bons amis en lui disant qu'il a abîmé un peu plus le pays encore que ses prédécesseurs et qu'il faut maintenant rendre les clés.

18:56
Invité

Sur la question du 10 septembre, bloquant tout ce fameux mouvement qui est né sur Internet, est-ce que vous avez le sentiment qu'au fond François Bayrou ou même le gouvernement avait tellement peur de ce mouvement qu'il a anticipé qu'il a un peu fait une opération de diversion en montant l'opération du 8-7 ans ? Parce que c'est très bizarre de faire ça deux jours avant une journée où on a l'impression que le pays, alors déjà il y avait le pays, ça va être le chaos, les émeutes, les incendiaires vont revenir, etc. Quelle est votre position

19:27
Sébastien Chenu

sur le 10 septembre ? Je ne sais pas si le Premier ministre avait peur ou pas, on ne sait pas très bien qui pour l'instant appelle, il y a quelques syndicats désormais, on sait bien que la LFI essaie de faire sa récup

19:38
Présentateur

habituelle.

19:40
Sébastien Chenu

Non mais nous on n'est pas une centrale syndicale, les Français qui veulent participer... L'inter-syndicale c'est le 18 septembre, c'est pas ça. Le 18 septembre c'est bloquant tout. Il y a la CGT aussi, il y a Sud aussi, donc nous on a peut-être des militants, des adhérents, des acteurs qui ont envie d'aller manifester le 10 septembre, ils ont bien le droit...

19:55
Présentateur

Une majorité selon les sondages.

19:56
Sébastien Chenu

Non mais ils ont bien le droit et ce n'est pas nous qui allons les empêcher, mais on n'est pas une centrale syndicale, on n'organise pas des manifs, on ne soutient pas des manifs, on ne les interdit pas non plus, c'est pas notre boulot et on ne fait pas de la récup comme a les filles qui pensent que tous les Français qui vont aller manifester le 10 septembre sont des électeurs potentiels de Jean-Luc Mélenchon. Je ne sais pas ce qui peut se passer le 10 septembre. Moi je comprends les gens qui ont envie de manifester, mais est-ce qu'après avoir fait tomber potentiellement François Bérou le 8, est-ce qu'on peut avoir un reflux ?

C'est-à-dire des gens qui disent bon ben voilà, maintenant que Bérou n'est plus là que le budget inquiétant qu'il portait les perspectives de ce budget sont tombées, on ne va pas les manifester ou est-ce qu'à l'inverse les gens vont dire il faut mettre la pression en continuant. Je n'en sais rien. Moi je fais confiance aux Français pour être évidemment responsable. Ils le sont. J'ai toujours une inquiétude vis-à-vis des mouvements d'extrême-gauche, black bloc, qui viennent pourrir ou des mouvements comme la LFI qui viennent pourrir toutes les protestations citoyennes, civiques et honnêtes et sincères des Français. Donc je n'ai pas d'appel, de jugement. Pas de récup. Pas de récup.

Laissons les Français exprimer ce qu'ils ont envie d'exprimer et disons simplement à la France insoumise qu'elle évite de toucher à ça parce qu'elle va le pourrir comme tout ce qu'elle touche.

21:11
Présentateur

Et nous avons tout de même l'impression, Sébastien Juni, en vous entendant, que vous voulez aller jusqu'au bout. C'est-à-dire que s'il y avait une proposition d'un autre gouvernement de la part d'Emmanuel Macron si le vote de confiance, comme on le voit dans les prédictions, c'est un non pour François Bayrou, que vous n'accepteriez pas non plus un nouveau Premier ministre quel que soit le nom qui sera sorti du chapeau.

21:34
Sébastien Chenu

Ce n'est pas le nom, en fait. Ce n'est pas Tartampion ou Pierre-Paul Jacques qui nous intéresse.

21:38
Présentateur

Il y a des personnes avec qui vous avez plus d'acquaintance politique que d'autres.

21:41
Sébastien Chenu

C'est la ligne politique. Au bout du compte, c'est toujours la ligne politique qui fait vaciller ou pas les gouvernements. Ça coince toujours sur le budget, d'ailleurs. On l'a vu, à chaque fois, c'est sur le budget que ça coince. Donc, à la marge, on a su, nous, on l'a montré, d'ailleurs, voter des textes qui ne venaient pas de nos bancs quand ça va dans le bon sens. Si c'est ce qu'on dit, si c'est ce qu'on soutient, on ne va pas voter contre si c'est proposé par quelqu'un d'autre. On n'est pas sectaire, on n'est pas l'extrême-gauche. Mais, en revanche, sur le budget, les grands choix de la nation, c'est toujours là que ça coince.

Donc, un autre Premier ministre qui aurait la même logique politique aurait, évidemment, parce qu'il serait armé de cette logique, des propositions similaires qui amèneraient à des résultats similaires. Merci.