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interviewfranceinfo — 8h30 franceinfo· 17 juin 2021 25 min

Fin du masque en extérieur, Macron dans les Hauts-de-France, retraites, Rassemblement national... Le "8h30 franceinfo" de Xavier Bertrand

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:01
Xavier Bertrand

Bonjour Xavier Bertrand. Bonjour. Ça vous a fait quoi de sortir sans masque ce matin ? Ça m'a fait du bien. Tant mieux. Tant mieux.

0:10
Présentateur

Vous dites merci Jean Castex, merci Emmanuel Macron ou pas ? Je dis merci le premier tour des élections régionales. Parce que je ne suis pas dupe. Mais le plus important, ça fait du bien, on a envie de respirer, j'ai envie de respirer. Les Français ont envie de respirer.

0:24
Xavier Bertrand

Vous pensez que la décision a été prise sur des critères politiques et pas sanitaires ?

0:28
Présentateur

Je pense que la politique n'était pas loin, mais écoutez, franchement, je dois vous sourire. Je ne sais pas si la caméra est sur moi, mais je dois vous sourire. Vous pensez comme moi. Mais une chose est certaine, c'est la question qu'on se pose, c'est qu'on a quel cadeau la semaine prochaine ? Parce qu'il y a un deuxième tour des élections régionales, donc on a forcément une bonne nouvelle qui va arriver. Mais en attendant, la fin du masque, tant mieux et qu'on en profite. Et pour le couvre-feu, le couvre-feu, il était mort depuis la semaine dernière. Vous voulez dire qu'il n'était plus respecté ?

C'est aussi surtout la décision du gouvernement d'accorder une dérogation pour ceux qui étaient à Roland-Garros, pendant que les jeunes étaient évacués des invalides. Les conditions sanitaires n'étaient pas les mêmes. Si la décision avait été prise plus tôt, on aurait évité ce deux poids deux mesures.

1:09
Invité

En même temps, si vous regardez les chiffres de l'épidémie, Xavier Bertrand, moins de 2000 patients en réa, 3000 contaminations par jour. Il a réussi son pari du déconfinement, Emmanuel Macron ?

1:21
Présentateur

Non mais tant mieux. Et enfin, au vaccin, on est mi-juin. Ce qu'il faut bien comprendre, c'est qu'on n'a qu'une envie. C'est de ne pas reconnaître une reprise de l'épidémie avec les variants, variant Delta ou pas, à la rentrée. Mais là où il faut qu'on fasse attention, c'est de ne pas considérer que c'est derrière nous qu'il n'y a plus de risques. Il y a toujours des risques de contamination et il faut faire attention. Là où on a besoin maintenant d'aller plus loin encore, c'est de traquer les variants, de tracer quand il y a des clusters et puis surtout de vacciner.

Et je reste convaincu, pour avoir visité nombre de centres de vaccination, qu'il faut dire à tous les Français, vous vous faites vacciner là où vous habitez, vous pourrez vous faire vacciner aussi en vacances où vous alliez. C'est une organisation logistique, c'est vrai.

2:06
Invité

Ce n'est pas ce qu'a choisi le gouvernement, le gouvernement a choisi justement d'augmenter la durée entre les deux doses pour permettre aux Français de revenir se faire vacciner chez eux.

2:13
Présentateur

Mais il y a aussi un autre principe, et si on leur donnait la possibilité, il n'y a plus de problème d'approvisionnement en dose, enfin, donc de dire vous pouvez aussi vous faire vacciner sur votre lieu de vacances. C'est certainement une logistique supplémentaire, mais je le vois avec ceux qui aujourd'hui accueillent dans les centres de vaccination, ceux qui renseignent les patients, ceux qui les vaccinent, je pense que ça, ça ferait aussi du bien pour booster la vaccination.

2:35
Xavier Bertrand

Les Anglais vont rendre obligatoire la vaccination pour tous les personnels des maisons de retraite, ou tous ceux-mêmes qui doivent y mettre un pied à l'exclusion des familles, des résidents. Est-ce qu'il faut, sur certaines professions, sur certains critères de comorbidité, en venir là en France ?

2:49
Présentateur

Et si les gens ne veulent pas se faire vacciner, on fait quoi ? On les met à pied ? Je pense qu'il y a un combat.

2:55
Xavier Bertrand

Aujourd'hui, quand vous allez en Guyane, le vaccin est obligatoire, par exemple.

2:57
Présentateur

Un combat qui est toujours amené, c'est celui de la conviction. C'est d'emporter la conviction, c'est d'emporter la confiance. Il faut qu'il y ait encore et encore des campagnes. Et puis, il faut aussi dire très clairement que si on veut avoir certaines activités pour protéger les autres, il faudra être vacciné et avoir aussi son test de dépistage, un test de dépistage qui soit négatif. Je pense que c'est la meilleure façon de faire progresser les choses. Et j'espère également que sur les adolescents, la campagne de vaccination va vraiment fonctionner. On n'a qu'une envie, c'est de laisser la Covid derrière nous.

3:28
Invité

Xavier Bertrand, aujourd'hui, Emmanuel Macron continue son Tour de France et il est chez vous, dans la Somme aujourd'hui, dans l'Aisne demain. Est-ce que vous rentrez après l'interview pour aller le saluer ?

3:40
Présentateur

Non, le Tour de France, c'est dans quelques semaines. Là, c'est un président de la République en campagne. En campagne.

3:46
Invité

Il est en campagne pour vous ?

3:47
Présentateur

Je ne vais pas lui reprocher. Vous l'êtes aussi. Moi-même, je ne suis en campagne, je ne vais pas lui reprocher. Pour les régionales et pour la présidentielle. Tout à fait. Comme lui. Comme le président de la République. Mais moi, il y a un point. C'est que moi, je le dis. Moi, je l'assume. Et moi, je joue la carte de la transparence et de la vérité. Et je demande au président de la République qu'il assume également qu'il est en campagne. Et d'ailleurs, à ceux qui le croiseront, demandez-lui pourquoi il ne dit pas clairement qu'il est en campagne. Je ne lui reproche pas. Ça changerait quoi ? Je ne lui reproche. La vérité et le respect des Français. Le respect des Français.

Écoutez, il veut être candidat. Il veut être réélu. Il est en campagne.

4:24
Invité

Il a dit que sa décision n'était pas encore prise. C'est ce qu'il dit.

4:28
Présentateur

C'est pour ça qu'il faut dire la vérité aux gens. Vous savez, on est dans une époque de confusion. Moi, je préfère quand les choses sont carrées et qu'elles sont claires. Donc, je suis en campagne. Le président de la République est en campagne. Deux candidats en campagne, ça ne se croise pas forcément. En tout état de cause. Je n'ai pas... Il n'est pas prévu.

4:45
Invité

Vous ne croyez pas quand il dit je viens prendre le pouls de la France, tu viens parler éducation, culture dans les Hauts-de-France ?

4:51
Présentateur

Plus de quatre ans après son élection. Vous savez bien que ce n'est pas sérieux. Ce n'est pas sérieux. Il est en campagne qu'ils le disent, qu'ils le reconnaissent. Ce sera plus clair, ce sera plus respectueux des Français.

5:01
Xavier Bertrand

Qu'est-ce qui n'a pas marché entre vous depuis le début du quinquennat ? Vous aviez raconté vous-même au tout début du quinquennat en 2017 qu'il vous avait proposé Matignon,

5:08
Présentateur

que vous aviez refusé ? Je ne suis pas le porte-parole des entretiens avec le président de la République. Il avait fait un autre choix. Ce qui me différencie, la vision de la France. En France, il y a des Français qui vont bien. Il y a des Français qui ne vont pas bien. Un président de la République doit s'occuper des deux. Il doit rassembler les deux, il doit rapprocher les deux. Et quand on est élu face au Front National, j'ai battu Mme Le Pen, voilà cinq ans. Il a battu Mme Le Pen, voilà quatre ans. On doit savoir que cette obligation de rassembler s'impose. J'ai considéré que je devais aussi avoir une politique, sans rien oublier de mes convictions.

Je suis un homme de la droite républicaine, d'une droite sociale. Considérer que ceux qui avaient voté pour moi et ceux qui n'avaient pas voté pour moi, je devais avoir une politique pour chacun. Et je suis aussi intimement convaincu que si vous voulez réussir, c'est comme ça que je dirigeais la région des Hauts-de-France, grande région, six millions d'habitants, vous ne pouvez pas le faire seul. Il vous faut une équipe et il faut faire confiance. Bien souvent, les politiques disent aux Français, faites-nous confiance. Non, il faut faire confiance aux Français en premier. Il a une équipe, Emmanuel Macron, il a pioché un peu à gauche, il a pioché un peu à droite.

Et il dirige en équipe, c'est vraiment pas l'impression qui est donnée, vous le savez bien, vous le savez bien. Mais le plus important, c'est cela. Et puis, il y a aussi, après, sur sa politique, un échec en matière de sécurité. La France, aujourd'hui, est profondément inquiète. On n'a jamais vu un tel déferlement de violence qui est dû aussi à une évolution de la société. Mais il faut une réponse beaucoup plus importante. La sécurité restera son échec principal.

Vous avez besoin, demain, de rétablir l'autorité, de redresser économiquement notre pays et aussi de bien comprendre que tout ne peut plus être décidé de Paris et à Paris, qu'il faut une révolution par les territoires dans les territoires. C'est ma conviction. Alors là, ce n'est vraiment pas la sienne.

6:55
Xavier Bertrand

Xavier Bertrand, vous restez avec nous. Pardon, Salia. 8h40, le fil d'info avec Diane Ferschit. Et on vous retrouve dans un instant.

7:01
Invité

L'épreuve de philosophie du baccalauréat et des élèves arrivés est plus détendu. Ce matin, c'est la meilleure note entre celle de l'épreuve et celle du contrôle continu qui sera retenue. Un crève-cœur estime sur France Info le président de l'association des professeurs de philosophie de l'enseignement public. Pour la professeure spécialiste des maladies infectieuses, Anne-Claude Crémieux, c'est le bon moment pour abandonner le masque en extérieur. Elle évoque une situation très favorable avec une baisse continue des nouvelles infections et une augmentation de la vaccination. Attention toutefois, ne laissez pas votre masque à la maison.

Il reste obligatoire dans les lieux bondés comme les marchés et bien sûr dans les commerces et les transports en commun. Déplacement du chef de l'État dans les Hauts-de-France à trois jours du premier tour des régionales et des départementales. L'entourage d'Emmanuel Macron nie toute dimension électorale. Parmi les thèmes qui seront abordés, la lecture, ce sera la prochaine grande cause nationale. Six mois après la disparition de Delphine Jubilard dans le teint de son mari Cédric Jubilard ainsi que la mère et le beau-père de celui-ci sont en garde à vue. Sa demi-sœur de 16 ans a été entendue en audition libre hier. L'infirmière de 33 ans reste introuvable depuis mi-décembre. France Info

8:07
Présentateur

Le 8.30 France Info Salia Brakia, Marc Fauvel

8:12
Invité

Toujours avec Xavier Bertrand, président de la région des Hauts-de-France, candidat à sa réélection et candidat à l'élection présidentielle. Alors dans les sondages, dans le cadre des régionales, c'est très serré entre vous et Sébastien Chenu, le candidat du Rassemblement National. Vous êtes autour de 36, il est à 32. C'est pas un problème de dire aux habitants des Hauts-de-France « Élisez-moi pour qu'après je puisse me présenter à l'élection présidentielle ? »

8:33
Présentateur

Ils ont très bien compris et ils préfèrent la clarté. La clarté. Je leur dis la vérité, je leur ai dit la vérité depuis le début. La vérité, c'est qu'un président de région a une partie des réponses. En matière économique, il a une partie des réponses, c'est vrai. Mais si je veux réindustrialiser les Hauts-de-France, il faut réindustrialiser toute la France et des décisions seront à prendre. Les éoliennes, vous avez des décisions qui sont prises au sommet de l'État, c'est au sommet de l'État que ça changera. La lutte contre l'insécurité, c'est au sommet de l'État qu'on a les principaux moyens. Vous avez parlé des sondages. C'est une question qui ne sert à rien. Ah si, si.

Autant être candidat à la présidentielle directement. Il faut que tous les candidats au régional se présentent à l'Élysée. Non mais j'ai aussi réussi, dans la région, à obtenir notamment l'implantation de grandes usines, 2000 emplois, 2 batteries, ça prouve qu'un président de région, ça sert à quelque chose. Mais si demain vous voulez être plus efficace encore, ça se jouera au sommet de l'État, la présidentielle. Je reviens sur ce que vous avez dit, sur les sondages. Il y a un point qui est important. Les sondages donnent ces résultats, je ne sais pas, qui arrivera en tête au soir du premier tour. Mais ce que je sais, c'est que voilà 5 ans, les chiffres n'étaient pas ceux-là.

Voilà 5 ans, le Front National était au premier tour à 41%. Il est aujourd'hui à 33%. Avec mes amis, avec mes amis, nous étions à 25%. On est aujourd'hui au-delà. Pourquoi ? Parce que ça montre que la politique n'est pas finie. Que quand on pense intérêt général, et quand on s'occupe des gens, qu'on apporte des résultats, ils peuvent à nouveau faire confiance. Mais ce qui est vrai...

9:59
Invité

C'est aussi parce que vous n'avez pas Marine Le Pen en face de vous, vous avez Sébastien Chenu.

10:02
Présentateur

Et c'est aussi parce qu'il y a une... Qui fait plus campagne qu'elle, à l'époque ? Qui fait plus campagne qu'elle ? Vous savez, j'ai la grosse armada du Front National. Mais ce qui est vrai, c'est que nous sommes, avec mes amis, le seul rempart contre le Front National. Et le Front National, je continuerai à les combattre, en permanence. Seul ou pas ? Vous l'avez compris ? Vous l'avez compris ? Mon combat, c'est pour la région, pour les gens de la région. Mais j'ai une autre responsabilité. Surtout que le Front National, je le dis à un moment où tout le monde semble l'oublier, le Front National New Look, ça n'existe pas. Ça n'existe pas. Ils sont toujours aussi dangereux pour leurs idées.

Et prenez notamment M. Chenu, qui est le candidat du Front National. Il a dans ses bagages les identitaires. Générations identitaires qui ont été dissous en mars 2021. C'est pas pour rien qu'on dissout un mouvement. Ce sont ceux qui poussent à la haine raciale, à l'affrontement entre les Français. Et M. Chenu, il avait recruté quelqu'un de génération identitaire pour gérer ses comptes. Et il dit... Qu'il n'était pas au courant qu'il l'a appris en lisant la presse. Le Richard Virang des Hauts-de-France. À l'insu de son plein gré. Non mais, il est sérieux ou pas ?

Parce que ça veut dire une chose, s'il n'était pas au courant, ceux qui ont pris la décision pour lui, est-ce qu'il les a sanctionnés ? Bien sûr que non. Ça veut dire une chose, c'est qu'il est hypocrite. Il ment. Il continue à mentir. Il a aussi M. Damien Rieux, qui est candidat au cantonal. C'est son bras droit, c'est lui qui lui organise tout. Le fondateur de génération identitaire. Le pire du pire. Le pire du pire. L'extrême de l'extrême droite. Ils sont avec lui. Ils font sa campagne. Et à ceux qui se disent « Oui, mais le Front National, ils ont changé en rien. » Même la vitrine n'a pas changé.

Et vous n'avez pas besoin d'aller voir dans l'arrière-boutique les méthodes, les sales méthodes de l'extrême droite. Pendant cinq ans, ça a été ça. Le mensonge. La diffamation. Et puis aussi, en permanence, des propositions qui ne tiennent pas la route. Et donc, je continuerai à les dénoncer parce qu'ils profitent du malheur des gens. C'est vrai que dans la région, parce qu'il y a beaucoup de chômage, il y a des gens qui sont inquiets. Mon boulot, c'est d'apporter des solutions aux problèmes. En permanence. Et il y a le Front National qui profite des malheurs et des problèmes des Français. Et moi, depuis cinq ans, j'apporte des solutions à ces problèmes. Je n'ai pas de baguette magique.

Je fais de mon mieux avec des premiers résultats. C'est pour ça que je suis à nouveau candidat pour avoir de meilleurs résultats. Mais j'ai cette responsabilité de barrer la route du Front National dans les Hauts-de-France et en France. Que ferait-vous, Xavier Bertrand, si dimanche soir, vous n'êtes pas en tête ? Je resterai avec la même liste et le même projet.

12:29
Xavier Bertrand

Il n'y aura ni Front Républicain, ni fusion technique des listes avec les marcheurs qui permettraient de fusionner pour le second tour et qu'ensuite, chacun reparte dans son groupe siégé dans le nouveau conseil régional.

12:39
Présentateur

Vous avez tout résumé. Il n'y aura pas d'accord. Il n'y aura pas de marchandage. Il n'y aura pas de tambouille. Très clairement, je reste avec la même liste et le même projet. Et je vous l'ai dit tout à l'heure, c'est une question de transparence. Mais vous nous dites aussi

12:52
Xavier Bertrand

mon adversaire, c'est Marine Le Pen. Aujourd'hui, à tout prix, quoi qu'il en coûte quasiment. Et pour autant,

12:56
Présentateur

vous ne ferez pas alliance contre son parti. Parce que c'est une question de transparence et c'est une question de respect des électeurs. Rentrez dans les magouilles et la tambouille. Et les gens vous sanctionnent. Et ils ont raison. Ils ont raison. Vous voulez dire que c'est ce qui se passe pour votre ami Renaud Muselier en PACA ? Je suis convaincu que sur tous ces sujets-là, vous avancez avec vos idées, vous avancez avec vos projets, avec votre équipe. J'ai une équipe, vous savez, j'ai des maires, j'ai des représentants du monde économique et quand je dis du monde économique, j'ai à la fois des entrepreneurs et j'ai des représentants des ouvriers. Le patron des dockers est avec nous.

Ce qui montre bien que si vous avez sentiment que vous avez la force de vos convictions, du projet et de l'enracinement, non.

13:34
Invité

Il faut laisser

13:35
Présentateur

les magouilles politiques de côté. J'en suis convaincu.

13:37
Invité

Mais en fait, est-ce que vous ne vous sentez pas piégé puisque vous n'êtes pas d'accord comme vous dites de tambouille avec En Marche entre les deux tours mais si vous ne le faites pas, il pourrait y avoir une possible victoire du RN donc vous en serez responsable et en même temps, si vous vous alliez, vous ne pouvez pas faire campagne contre Emmanuel Macron à la présidentielle. Vous êtes piégé ?

13:55
Présentateur

Excusez-moi, déjà, dans ce que vous expliquez les uns et les autres, vous voyez comme c'est compliqué alors on va faire simple. Même liste, même projet, pas d'accord, pas de discussion. Ce qui est vrai par contre pour La République En Marche, c'est que eux, ils n'ont jamais venu pour combattre le Front National. Non, ils sont venus effectivement pour me gêner, me faire trébucher ou me faire battre. Cinq ministres et puis maintenant, le président de la République lui-même qui vient de la région. Mais les habitants de la région n'ont jamais été dupes. Ça s'est vu, ça s'est vu comme un ours au milieu du couloir. C'est évident que ça ne fonctionnerait pas.

Mais encore une fois, parce que ça, ils n'ont pas respecté les électeurs. Ils n'ont pas respecté aussi le besoin des électeurs. Tiens, j'ai cinq ministres dans la région. Cinq ministres contre vous. Quel dommage qu'ils soient venus les mains vides avec nos pêcheurs. J'ai des pêcheurs qui depuis janvier ont entendu les promesses du gouvernement. Il leur manque des licences pour pêcher dans les eaux britanniques, ce qu'on appelle la zone des 6 à 12 maïs. En janvier, deux ministres reviennent en disant c'est une affaire de jour. On est six mois après.

Il y a des entrepreneurs des pêcheurs qui ne peuvent pas aller pêcher, qui sont privés de travailler parce que le gouvernement n'a pas tenu ses engagements. Mais qu'est-ce qu'ils attendent pour venir autrement qu'avec les mains vides ? Vous parliez également

15:04
Xavier Bertrand

Xavier Bertrand il y a quelques instants de l'éolien. C'est un thème qui intéresse les électeurs des Hauts-de-France aussi également. Et de toute la France. La région Grand Est sont les deux régions qui en comptent le plus. Vous avez annoncé que vous vouliez financer une association qui lutte contre l'éolien. Est-ce que c'est le job d'un président de région et que diriez-vous si un autre président de région ou une autre présidente faisait la même chose contre le nucléaire par exemple ou contre une autre énergie ?

15:27
Présentateur

J'ai dit les choses très clairement et les électeurs des Hauts-de-France décideront si oui ou non ils valident cette stratégie. Pourquoi cette stratégie ? Parce que l'État n'a pas tenu ses engagements et parce que je veux éviter les affrontements entre promoteurs de l'éolien et les défenseurs des paysages et de la ruralité tout ça va finir par des affrontements. Moi je le sens tout le monde le sent et le rôle des politiques c'est aussi d'anticiper d'éviter les problèmes. Et puis la France les Hauts-de-France on en a marre d'être défiguré.

Vous savez parmi les promoteurs de l'éolien j'en connais pas beaucoup qui ont leur maison de campagne au pied d'une éolienne c'est toujours bon chez les autres. Donc je l'ai dit au gouvernement stop à l'éolien stop à l'éolien. On n'a aucune éolienne désormais dans la région. Vous l'avez dit vous-même un quart des éoliennes en France sont dans les Hauts-de-France basta terminé. Et donc ce que je propose c'est qu'on ait développement d'autres modes d'énergie renouvelable

16:19
Xavier Bertrand

y compris les éoliennes offshore

16:20
Présentateur

un grand projet

16:21
Xavier Bertrand

dans votre région y compris les éoliennes offshore quand elles sont loin des côtes.

16:24
Présentateur

Vous n'en voulez pas non plus ? Là c'est pas loin des côtes c'est tout près des côtes. On est en train on a un parc naturel on a un parc marin on met des éoliennes quand même. Donc moi les éoliennes offshore ça s'étudie mais comme le font les pays scandinaves loin loin des côtes. Pourquoi on le fait pas ? Parce que ça coûte plus cher. C'est parce qu'il y a des bateaux qui passent aussi. Non non d'accord mais ça se fait ailleurs mais pourquoi ? Parce que ça coûte plus cher parce que c'est pas amarré au fond. Plus vous allez loin plus le fond plus la mer est profonde et ça coûte cher. Mais écoutez la rentabilité immédiate pour les grands groupes c'est pas mon sujet numéro un.

Donc je vous le dis sur l'éolien...

16:56
Invité

Le sujet c'est l'emploi Xavier Bertrand vous savez que les éoliennes ça crée de l'emploi dans votre région.

17:00
Présentateur

Beaucoup moins que le nucléaire. Et vous voulez une énergie décarbonée le nucléaire. J'ai par exemple la centrale de Graveline 2000 emplois. Tiens j'ai Framatome dans la région 500 emplois et toute la filière. Quand il y aura une fin de la vie de Graveline je veux d'ores et déjà qu'on se positionne pour avoir un, deux EPR et vous avez d'autres énergies renouvelables.

17:20
Invité

Donc plus de nucléaire moins d'éoliennes.

17:21
Présentateur

Oui mais du solaire. Du solaire. On est une région qui est tout à fait capable d'être un leader sur le photovoltaïque. Il ne faut juste pas que l'État revoie les tarifs toutes les semaines. Vous avez aussi la biomasse. La biomasse. Là aussi ce sont des énergies renouvelables que je suis en train à moi de promouvoir dans la région. Donc vous savez je ne suis pas fou je sais qu'il faut des énergies renouvelables mais en ce qui concerne l'éolien. Basta. 8h50 le fil info

17:47
Xavier Bertrand

avec Diane Ferschit et on vous retrouve dans un instant. Xavier Bertrand.

17:51
Invité

Revoir les sourires des passants dans la rue avec la fin de l'obligation de porter le masque en extérieur depuis ce matin sauf dans les endroits les plus bondés. Les enfants aussi vont pouvoir l'enlever pendant les récréations. La fin également du couvre-feu avec 10 jours d'avance ce sera des dimanches soir. Moscou de son côté fait face à une situation sanitaire dramatique. Les autorités rendent obligatoire la vaccination pour toute une partie de la population. c'est le cas pour les personnels des transports, des magasins, des lieux culturels ou encore de l'éducation. Quatre sujets au choix au lieu de trois cette année pour l'épreuve de philosophie du baccalauréat.

C'est la seule épreuve écrite maintenue. En raison de la pandémie, les candidats passeront à partir de la semaine prochaine le tout premier grand oral et les élèves de première e planchent ce jeudi sur l'épreuve anticipée de français. La perpétuité pour l'ex-compagnon de Julie Douy, une peine assortie d'une période de sûreté de 22 ans pour l'assassinat de son ancienne compagne. La cour d'assises lui retire aussi son autorité parentale sur les deux fils du couple. Vigilance orange aux orages, pluie et inondation pour 12 départements du sud-ouest. Le rône est lui en vigilance orange à la canicule. France Info

18:58
Présentateur

Le 8.30 France Info Salia Brakia Marc Fauvel

19:03
Invité

Bonjour avec Xavier Bertrand. L'un des reproches que vous faites à Emmanuel Macron c'est, je cite, son manque de courage dans le dossier des retraites. Pour vous, il faut impérativement mener la réforme avant la fin du quinquennat ou alors ça peut attendre le débat des présidentielles ?

19:16
Présentateur

Ça doit être tranché par l'élection présidentielle. Il faudra une réforme courageuse mais avec de la justice. Et la justice, c'est pas la marque du chef de l'État. La justice, la justice sociale. Je pense que si on veut maintenir le niveau des retraites pour les retraités d'aujourd'hui qui ont déjà été bien abîmés par ce quinquennat avec la CSG et l'augmentation de la CSG si on veut maintenir le niveau de vie des retraités d'aujourd'hui et de demain il faudra accepter de travailler un peu plus longtemps. Mais attention pas pour ceux qui sont usés par le travail.

Et je vous dis cela parce qu'en 2003 ça remonte j'ai été rapporteur du texte sur les retraites de 2003 et c'est nous qui avions mis en place le dispositif carrière longue. La semaine dernière je rencontre encore un salarié qui va pouvoir partir lui avant 62 ans parce qu'il avait commencé à travailler à 18 ans. Ça c'est de la justice.

20:05
Invité

Mais travailler plus longtemps pour les autres jusqu'à quel âge ?

20:08
Présentateur

À la fin de cette décennie c'est-à-dire dans 10 ans il faudra certainement être à 2 années de plus. Dans 10 ans. Pas tout de suite dans 10 ans mais ça devra décider après l'élection sauf 64 ans 2 ans de plus. Je vous pose la question parce qu'il y a 2 ans vous disiez 65 ans. Non, non, non, non. J'ai toujours dit les choses très clairement très clairement. À la fin de cette décennie vous reprenez mon interview dans le point 2 ans de plus et ensuite avec l'espérance de vie qui augmentera il faudra aller à un an supplémentaire. Vous aviez dit

20:36
Xavier Bertrand

de mémoire en 2032-65 ans. Je vous dis à la fin de cette décennie

20:41
Présentateur

tout a été dit dans l'interview du point et vous savez je l'ai dit tout à l'heure quand vous dites les choses c'est bien mieux mais aussi ceux qui ont commencé à travailler jeunes et ceux qui sont abîmés physiquement par leur travail ceux-là c'est pas 64 c'est même pas 62 il faut les laisser partir avant ce que j'ai fait à l'époque en 2003 l'inspiration qui est la mienne celle d'une droite sociale je le dis très clairement je veux que ce soit présent dans cette réforme mais encore une fois vous avez parlé du chef d'état il va pas nous faire croire qu'il va faire maintenant 10 mois tout ce qu'il n'a pas fait en 4 ans il s'est passé 2-3 choses entre temps

21:15
Invité

une crise sanitaire

21:15
Présentateur

oui mais vous savez pertinemment que la réforme des retraites c'est pas la crise sanitaire qui est responsable de son échec c'est la rue parce qu'on a jamais rien compris à ce qu'il y avait et qu'il n'y avait pas de justice vous savez comme dit quelqu'un de la région quand c'est flou c'est qu'il y a un loup elle était floue du départ je pensais pas un jour en tant que Xavier Bertrand mais cette expression résume tout elle résume tout et surtout pas de justice pas de justice quand il n'y a pas de justice vous ne pouvez pas faire avancer les français vous ne pouvez pas faire avancer le pays aucune réforme ne pourra se faire s'il n'y a pas l'esprit de justice il faut de l'efficacité pour nos enfants pour nos petits-enfants mais il faut de la justice

21:51
Xavier Bertrand

ce soir vous ferez meeting commun avec le patron des républicains Christian Jacob qui vient vous soutenir pour ces élections régionales votre ancien parti les républicains a finalement trouvé une formule peut-être un peu bancale pour tenter de désigner celui ou celle qu'il représentera à l'élection présidentielle il y aura deux sondages à la rentrée menés auprès chacun de 15 000 personnes c'est la bonne méthode vous en serez vous acceptez cette règle du jeu ou pas ?

22:17
Présentateur

je ne rentrerai dans aucun processus de primaire parce que l'état d'esprit l'état d'esprit qui est le mien est très clair une élection présidentielle c'est la rencontre d'un candidat et des français si j'ai quitté les républicains c'était mon parti ça reste ma famille politique ça n'est pas pour revenir dans un système je tiens cette liberté vous savez à la tête de la région depuis maintenant 5 ans j'ai exercé ce mandat avec passion mais aussi avec une vraie liberté j'ai eu des comptes à rendre aux 6 millions d'habitants des Hauts-de-France mais pas aux partis politiques pas aux états-majors et Christian Jacob pourquoi je me retrouve avec lui un il combat le Front National il est comme moi Christian Jacob aussi il ne veut pas d'accord de tambouille de magouille électorale il est comme moi et puis encore une fois c'est chez les républicains ils sont avec moi sur la liste comme l'UDI comme le Modem comme les ruraux et il veut aussi un seul candidat à droite ce qui ne sera donc pas le cas si vous refusez ce système-là

23:14
Xavier Bertrand

ou pas forcément le cas ma conviction profonde

23:16
Présentateur

je serai ce candidat de la droite républicaine

23:19
Invité

donc les sondages ne servent à rien ?

23:22
Présentateur

écoutez les sondages encore une fois ils donnent une indication

23:24
Invité

mais ce n'est pas le plus important non mais les sondages que les républicains veulent organiser

23:27
Présentateur

on ne choisit pas un président de la république les français ne choisissent pas un président de la république pour les sondages ils choisissent un président de la république pour le projet qu'il a leur proposé les solutions à leurs problèmes et peut-être aussi qu'ils regardent la personnalité l'ancrage et puis est-ce qu'il a du bon sens ?

parce que le bon sens c'est peut-être quelque chose qui ferait du bien à la tête de l'état en fait vous pensez que vous allez tuer le match écoutez je viens vous parler des élections régionales je ne vais pas passer bon temps à commenter des procédures qui sont compliquées les pensées des différents partis politiques qui sont compliqués ou les process qui sont compliqués moi au-delà de vous deux je suis désolé je parle aux français en disant voilà qui je suis voilà ce que je propose et ce sera à vous de vous déterminer et ça c'est la lecture la plus démocratique qui soit c'est la lecture la plus républicaine qui soit et ce soir vous allez donc expliquer

24:16
Xavier Bertrand

à Christian Jacob qui vient vous soutenir que tout ce qu'il a patiemment mis en place depuis des mois en essayant de ne fâcher personne vous ne le respecterez pas Christian Jacob

24:23
Présentateur

il est comme moi il n'est pas favorable au principe d'une primaire mais on a déjà parlé beaucoup beaucoup d'organisation de méthode à un moment où les français regardent les politiques en disant et toi là tu as quoi à proposer pour me sortir de mes problèmes moi j'ai des solutions pour les sortir de leurs problèmes et dans les hautes frances et j'aurai l'occasion dans quelques mois de vous expliquer plus en détail ce que je proposerai aux français merci Xavier Bertrand merci de votre invitation et bonne journée à vous