Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewBFM TV (sur YouTube)· 28 mars 2025 13 min

Une professeure d'EPS agressée par d'anciens élèves à Fontenay-aux-Roses

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

une professeur de PS une professeure de sport de fontené au rose dans les hautes scènes a été agressée très violemment cette semaine c'était mardi lors d'une sortie scolaire euh agressé à l'extérieur de son établissement donc par trois mineurs devant ses élèves et d'autres encore ils étaient plusieurs dizaines 3 jours après les faits aucun suspect n'a encore été interpellé réaction du Premier ministre François baayrou cet après-midi je voudrais qu'on ait euh un un mot de solidarité et une pensée de solidarité avec euh une de vos jeunes collègue une dame professeure d'éducation pH physique qui a été agressée euh qui s'appelle Émilie cramb dans le département et et donc pour elle une pensée de solidarité un indice de plus que ce métier n'est pas tout à fait un métier facile que ce métier est au croisement de toutes les tensions de la société et de toutes les dérives de la société aussi voilà et le parquet nanire confirme avoir ouvert une enquête officiellement à ce stade aucune interpellation et donc aucune garde à vue je rappelle qu'il y a trois suspects très jeunes trois jeunes âgés de 13 et et 14 ans dont deux anciens élèves de l'établissement est est connu déjà des services de de police bonsoir y trard merci d'être avec nous vous êtes éditorialiste politique BFM TV avec nous également Sophie mit bonsoir B et bienvenue vous êtes secrétaire général adjoint du syndicat enseignant SNES FSU d'abord est-ce que vous avez ce soir des nouvelles de votre collègue qui a été violemment agressé mardi écoutez on sait qu'elle est sous le choc comme toute la communauté éducative de de ce collège et comme je dirais au-delà de ce collège tous les enseignants parce que encore une fois on voit une professeur qui se fait agresser dans l'exercice de de ses fonctions il y a eu un certain nombre de faits similaires ces dernières semaines ces derniers mois et un moment on a envie de dire que que ça suffit on ne peut plus en enseigner dans ces conditionsl et il faut vraiment maintenant prendre la mesure de ce qui se passe prendre les mesures nécessaires et trouver je dirais le bon équilibre entre des mesures qui doivent permettre de sanctionner les élèves fautifs et aussi un travail éducatif qui doit permettre de faire en sorte que ces élèves-là comprennent pourquoi est-ce qu'ils font est inacceptable et pas entendable dans l'ENSEM scolaire la la description par des témoins de la scène est très choquante euh c'est pas et je sais pas d'ailleurs s'il existe de simples agressions mais ça a duré un moment euh les euh mises en cause se sont littéralement semble semblent s'être littéralement acharné hein sur sur votre votre collègue certains élèves filmaient euh cette agression s'est faite devant plusieurs dizaines d'élèves c'était pendant une sortie scolaire puis il y avait plusieurs plusieurs classes euh mercredi la journée de cours a été banalisée euh une cellule psychologique a été mise en place pour les enseignants les élèves euh qui le souhaitent vous dites il faut prendre la mesure euh de de ce qui s'est passé mais comment parce qu'en fait la la violence des jeunes et chez les jeunes euh semble être euh chez certains et et par endroit sans limite c'est c'est votre sentiment ou pas ben en tout cas il faut bien analyser ce qui se passe dans dans chacun des événements qui a eu lieu ces ces dernières semaines là dans celui-là en particulier c'est une professeure de PS sur le chemin pour aller vers des infrastructures sportives qui sont en dehors de l'établissement scolaire c'est un sujet que nous avons déjà pointé depuis plusieurs mois plusieurs années de dire qu'il y a un sujet de sécurisation pour aller vers notamment les les enceintes sportives il y a un deuxième sujet dans cette situation c'est qu'on a affaire à des élèves dont certains avaient été exclus de l'établissement et parfois même poliexclus dans le dans le jargon de l'éducation nationale c'estàdire qu'on a été des élèves ont été exclus plusieurs fois ça les impressionne assez peu c'est un sujet c'est encore un angle mort dans l'éducation nationale vous savez quand il y a un conseil de discipline dans un collège ou dans un lycée qu'on exclut un élève généralement il est affecté dans un collège ou un lycée du même secteur mais il y a pas eu les mesures nécessaires pour travailler sur ce que veut dire l'exclusion pour qu'un élève comprenne ce que veut dire l'exclusion et c'est pas juste Chang de collège ou changer de lycée que quand on est exclu c'est parce qu'on a fait quelque chose de grave que quelque part on en paye les les conséquences en changeant d'établissement et qu'il est nécessaire de comprendre pourquoi on ne doit plus enfraindre la règle et ce travail sur les élèves polyexclus bah on n jamais eu vraiment d'impulsion politique pour les mener il y a eu beaucoup de mots depuis un an pour nous dire l'ordre l'autorité et cetera mais dans les fait il y a pas grandchose qui a changé dans nos établissement scolair Laurent Vastel est avec nous bonsoir Monsieur le Maire udi de de fontené au rose merci d'être avec nous vous vous êtes entretenu cet après-midi dit avec le préfet on va y venir dans un instant mais d'abord est-ce que vous pouvez euh nous dire ce que vous savez vous euh de de cette agression survenue mardi sur le territoire de votre commune B écoutez la la même chose que ce qui vient d'en être résumé hein c'est-à-dire qu'effectivement il y avait trois élèves dont deux qui ont été exclus récemment du collège euh et parce qu'on leur demandait de laisser la place sur un terrain de sport la situation a très vite dégénéré et l'un d'entre eux notamment sen é pris violemment à la professeur cet après-midi vous lui avez euh demandz quoi voir voir quel appel finalement lui avez-vous lancé parce que cette attaque elle s'inscrit dans un contexte global de regain de violence à la fois dans le collège en question mais aussi dans la commune globalement de de de Fontenet aose dont vous êtes Le Maire alors nous on est quand même relativement protégé il y a eu effectivement deux événements récent euh cela dit c'est il est vrai que il y a il y a 10 ans on avait absolument pas ce type de problématique et qu'aujourd'hui on est de plus en plus souvent face à des comportements violents de certains élèves et y compris dès le primaire maintenant c'estd que avant ça n'arrivait jamais dans le primaire aujourd'hui dès le CM1 CM2 on a des des des des des enfants qui sont difficiles avec des comportement agressif violent ce qui vont souvent avec des familles aussi très agressives vis-à-vis du person personnel enseignant et vis-à-vis du personnel communal écoutons ensemble Monsieur le Maire la la ministre de l'Éducation ellisabeth bornne qui elle aussi s'est exprimée sur cette agression aujourd'hui on travaille sur beaucoup de dispositifs et on le fait bien évidemment en lien avec les collectivités hein que ce soit sur la protection périmétrique de nos établissements que ce soit sur ces systèmes d'alarmes on sait par exemple que la région Île-de-France mais là je vous parle des lycées souhaite généraliser ses bipur et je pense que c'est important dans l'ensemble des mesures que l'on déploie qu'on puisse en faire le bilan territoire par territoire et puis qu'avec les collectivités qui sont aussi au cœur de ce dispositif en lien avec le ministère de l'Intérieur qui est bien évidemment concerné on puisse généraliser ce qui fonctionne bien Monsieur le Maire de fontené rose vous demandez plus de moyens de police autour d'une école de de de ce collège et puis vous réfléchissez aussi Elisabeth borne il fait Allus à mettre en place des mesures et notamment vous souhaitez que que soit fourni aux enseignants de collège lors de leur sortie des beipers d'alerte vous pouvez nous expliquer concrètement en quoi ça consiste parce que ça paraît dingue en fait de mettre cela en place en en France alors en fait c'est pas très nouveau c'estàd que nous nous l'avons mis en place il y a à peu près 6 ans dans le cadre du Plan Vig pirate et en fait c'est ça fait partie d'un dispositif antiintrusion que nous nous avons mis en place dans nos écoles euh à la suite de certains attentats qui qui ont eu lieu euh c'est un dispositif très simple c'est un petit biper sur lequel il suffit d'appuyer sur un petit bouton qui permet d'avoir d'amblé une alerte qui est donné à la police nationale et à la police municipale souvent la police municipale étant assez près des lieux et ça permet de de le faire à au moment où les choses commencent à dégénérer et avant que on soit dans une situation de violence et c'est quelque chose que nous allons fournir en fait nous au au au professeurs du collège qui ont sortir pour venir éventuellement à l'extérieur du collège sur un terrain communal un terrain de sport par exemple c'est d'ailleurs sur un terrain de sport qui a eu lieu l'agression dont on parle aujourd'hui c'est un outil à utiliser quand il est quand il est un peu tard voire voire trop tard en fait écoutez en fait dans ce genre de situation il faut protocoliser un peu les choses c'est quand on voit que le ton monte on peut d'emblé prévenir la police municipale qui viennent en renfort sophine vtit comment vous réagissez à cette cette éventualité parce que on parle d'un d'Arsenal chez du côté des établissements du côté des communes de l'État aussi on va y venir mais qu'est-ce qu'il faut faire pour rendiguer ce ce fléo de la violence des jeunes mais écoutez moi j'entends la la bonne volonté du maire qui cherche des solutions peut-être pour équiper les les les enseignants mais on voit bien que ce type de de solution n'en est pas vraiment une enfin je veux dire avoir un beiper pour appuyer quand on sent que la situation dégénère c'est prendre le risque enfin les les secours pourra arriver trop tard et c'est c'est finalement un pansement sur une fracture béante donc on a besoin de bien d'autres choses on voit bien qu'on a besoin de pouvoir traiter euh la violence en amont on a besoin de pouvoir la repérer de pouvoir la traiter et de pouvoir faire de la prévention et de ce point de vue-là ce qui nous manque c'est notamment un travail avec les différents services de l'État l'éducation nationale ne pourra pas tout faire toute seule et aujourd'hui le travail par exemple avec la justice avec la pjji avec la santé tout ça c'est un travail qui nous manque pour pouvoir à un moment se dire bon ben là il y a par exemple des élèves qui ont tel comportement comment est-ce qu'on pouir le traiter comment est-ce qu'on pouvoir parler avec des familles ça on pourra pas le faire tout seul et il faut qu'on puisse le faire et par ailleurs il nous faut aussi plus d'adultes dans les établissements pour rappeler la règle et pour là aussi pouvoir faire de la prévention derrière vous l Vastel fait la mou pourquoi écoutez moi moi je je je dis qu'on a le droit de faire les deux c'est-à-dire que nous aussi on a depuis plusieurs années quand on a vu apparaître les phénomènes de violence dans les écoles primaire on a développé plus de prévention on a ouvert un deuxième club de prévention jeunesse on a mis en place des dispositifs d'accompagnement on a renforcé nos dispositifs sur la parentalité on a mis en place des cellules psychologiques enfin on a fait le job parce que nous on est sur le terrain on est au contact je dire alors je ne prétends pas que les bipers ça va régler les problèmes de la violence à l'école c'est un problème qui est bien plus général qui un problème de société qui est un problème qui est lié aux missions régaliennes de l'État et je pense que le débat il devrait plutôt avoir lieu à l'Assemblée nationale on est bien d'accord et en même temps sur sur le terrain moi je pense que les enseignants ne peuvent pas travailler en ayant peur ce sont souvent des gens qui habitent la commune qui sont proches de leur lieu de de travail et c'est un moyen qui est tout à fait peut-être anodin et périphérique mais qui en pratique est de nature à rassurer les enseignants et à leur donner un niveau de sécurité supplémentaire et c'est pas cher donc je pense que je vois pas pourquoi on on voilà pardonnez-moi Monsieur le Maire Yve trèsard je m'adressis à trèsard pardonnez-moi est-ce qu'aujourd'hui Yve l'État est dépassé par la violence notamment des mineurs dans Avord des établissements scolaires c'est imp pan parmi d'utrre de ce fléo le problème c'est l'autorité qui qui a disparu l'autorité qui sétait filoché et c'est pas uniquement d'ailleurs dans le dans l'éducation nationale c'est partout on voit bien que le respect des forces de l'ordre c'est c'est aussi beaucoup est beaucoup entamé il y a il y a un problème d'autorité dans la société qui fait partie d'un des c'est un des fléau je dirais parce que la criminalité et la violence augmente et d'ailleurs si on regarde les statistiques on s'aperçoit de deux choses qui sont quand même très inquiétantes pour ce qui est des des établissements scolaires si vous le savez sans doute c'est un que cette violence s'exerce de plus en plus jeune c'estd que même maintenant on parle de violence mais de violence physique dès la l'école primaire ce qui est quand même absolument incroyable quand en école primaire généralement on a moins de 10 ans et vous avez des élèves qui tiennent tête et qui tiennent tête parfois physiquement à leur à leurs enseignants ça c'est la première des choses et puis c'est l'introduction et ça c'est c'est une américanisation l'introduction d'armes notamment d'armes blanches dans les écoles et on le voit enfin dans les collèg et les lycées parfois en école primaire on l'a vu récemment et ça c'est un véritable fléo alors on peut chercher comme vous le faites les élus les enseignants des moyens pour empêcher cela mais la la racine du mal c'est dans cette violence qui s'exprime et cette violence qui s'exprime elle s'exprime pourquoi parce qu'il y a un délitement euh de de l'autorité publique effectivement de l'autorité de l'état de l'autorité des enseignants et de l'autorité des parents également parce que les parents ont un rôle à jouer là-dedans c'est c'est pas c'est pas unodin merci à tous les trois

Une professeure d'EPS agressée par d'anciens élèves à Fontenay-aux-Roses — François Bayrou · Pourquijevote